Les prophètes modernes
à propos de
l'opposition à l’œuvre de Dieu




01. L'intolérance religieuse
02. Opposition des Églises au XIXe siècle
03. Persécution physique
04. L'opposition : un critère
05. Effets positifs et utilité de l’opposition
06. L'opposition prophétisée
07. L'opposition interne
08. Croissance de l’Église malgré l’opposition
09. Nature des critiques
10. Caricatures et descriptions sélectives
11. Irrespect du sacré
12. Mépris
13. Négation de toute dimension spirituelle
14. Quelques sujets de critique
15. Activité non chrétienne et défaut de caractère
16. Une minorité
17. Origine de l'opposition
18. Ce qu'il advient des opposants et de leurs tentatives
19. Attitude des saints face aux opposants
20. Pas de réponse à chaque allégation
21. Le témoignage ne peut être nié
22. Forces positives invisibles
23. Réaction des gens honnêtes et intelligents parmi le public
24. L'opposition dans l'avenir
26. Avenir de l’Église


L'intolérance religieuse
 
James E. Talmage :
 
L'intolérance est contraire aux Écritures.
 
En dépit de l'esprit de tolérance et d'amour qui dominait et imprégnait les enseignements du Sauveur et des apôtres, on a essayé de trouver, dans les Écritures, la justification de l'intolérance et de la persécution. Les mots cinglants que Paul adressa aux Galates ont reçu une signification tout à fait étrangère à l'esprit qui les inspira. Mettant en garde les saints contre les faux docteurs, il dit : « Nous l'avons dit précédemment et je le répète à cette heure : si quelqu'un vous annonce un autre évangile que celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème ». En vertu de cette forte admonition doublée d'une dénonciation, certains ont essayé de justifier les persécutions dues aux différences de religion ; mais une déformation de sens aussi flagrante doit être imputée à une lecture creuse et aux mauvais préjugés. N'était-il pas - n'est-il pas rationnel de dire que tout homme ou groupe d'hommes, tout parti, religion ou Église qui prêcherait ses propres conceptions comme étant le véritable Évangile de Jésus-Christ, serait coupable de blasphème et mériterait la malédiction de Dieu ? Paul ne nous laisse aucun doute quant à la nature de l'Évangile qu'il a ainsi défendu avec tant de force, comme le montrent ses paroles ultérieures : « Je vous déclare, frères, que l'évangile qui a été annoncé par moi n'est pas de l'homme ; car je ne l'ai ni reçu ni appris d'un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ » (Galates 1:8-12).
 
Qu'on se souvienne que la vengeance et la récompense appartiennent au Seigneur (voir Deutéronome 32:35 ; Psaumes 94:1 ; Romains 12:19 ; Hébreux 10:30).
 
L'intention des paroles de conseil adressées par Jean à l'élue ont été perverties, et on a fait de ses enseignements un manteau pour les persécuteurs et les bigots. La mettant en garde contre les serviteurs de l'Antéchrist qui disséminaient diligemment leurs hérésies, l'apôtre écrivit : « Si quelqu'un vient à vous et n'apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! car celui qui lui dit : Salut ! participe à ses mauvaises œuvres » (2 Jean 10, 11). Aucune interprétation correcte de ces paroles ne peut servir à sanctionner l'intolérance, la persécution et la haine.
 
Ce que l'apôtre voulait vraiment dire a été expliqué avec clarté et force par un auteur chrétien moderne de grand renom, qui, après avoir déploré « L'intolérance étroite d'un dogmatisme ignorant », déclare : « L'apôtre de l'amour aurait démenti tout ce qu'il y a de mieux dans ses propres enseignements, s'il avait consciemment donné l'absolution, que dis-je, un encouragement à l'intolérance furieuse... Entre-temps cette expression fortuite de la brève épître de Saint Jean ne se prête pas à ces perversions grossières. Ce que Saint Jean dit et veut dire en réalité est quelque chose de tout à fait différent. Il y avait un grand nombre de faux prédicateurs, qui, professant être chrétiens, dépouillaient la nature du Christ de tout ce qui donnait son efficacité à l'Expiation, et sa signification à l'incarnation. Ces prédicateurs, comme les autres missionnaires chrétiens, voyageaient de ville en ville, et, en l'absence d'hôtelleries publiques, étaient reçus dans les maisons des convertis chrétiens. La chrétienne, à laquelle Saint Jean écrit, est avertie que si elle offrait son hospitalité à ces dangereux émissaires, qui déformaient les vérités fondamentales du christianisme, elle exprimerait ainsi publiquement qu'elle les approuvait ; et, en faisant cela, et en leur offrant ses meilleurs souhaits, elle prendrait une part directe au mal qu'ils causaient. C'est là le sens commun, et il n'y a rien de contraire à la charité en cela. Nul n'est dans l'obligation de contribuer à la propagation d'enseignements qu'il considère comme erronés et opposés aux principes doctrinaux les plus essentiels de sa propre foi. Il eût été encore moins juste de faire cela à l'époque où les communautés chrétiennes étaient encore si petites et si faibles. Mais interpréter cela comme on l'a fait pratiquement à tous les âges - pervertir ce passage en une sorte de commandement d'exagérer les variations mineures entre les différentes opinions religieuses et de persécuter ceux dont les vues diffèrent des nôtres - faire de nos opinions personnelles l'épreuve concluante de l'hérésie, et dire, avec Comelius-a-Lapide, que ce verset réprouve ' toutes conversations, toutes relations, tous contacts avec les hérétiques ' - c'est interpréter les Écritures avec le regard féroce du parti-pris et de la fatuité spirituelle, et non pas les lire à la lumière de l'amour sacré. » (Le chanoine Farrar, The Early Days of Christianity, p. 587, 588) (Articles de foi, chapitre 22)
 
 
Opposition des Églises au XIXe siècle
 
Joseph Smith (1805-1844) :
     
On aurait dit que l'adversaire était, dès les premiers temps de ma vie, conscient du fait que j'étais destiné à me révéler être un trouble-fête et un gêneur pour son royaume ; sinon pourquoi les puissances des ténèbres se seraient-elles unies contre moi ? Pourquoi l'opposition et les persécutions qui se dressèrent contre moi, presque dans ma prime enfance ?
 
Quelques jours après avoir eu cette vision, il m'arriva de me trouver en compagnie d'un des prédicateurs méthodistes, qui était très actif dans l'agitation religieuse mentionnée précédemment ; et comme je parlais de religion avec lui, je saisis l'occasion pour lui faire le récit de la vision que j'avais eue. Je fus fort surpris de son attitude ; il traita mon récit non seulement avec légèreté, mais aussi avec un profond mépris, disant que tout cela était du diable, que les visions ou les révélations, cela n'existait plus de nos jours, que toutes les choses de ce genre avaient cessé avec les apôtres et qu'il n'y en aurait jamais plus.
 
Cependant je m'aperçus bientôt que le fait de raconter mon histoire m'avait beaucoup nui auprès des adeptes des autres confessions et était la cause d'une grande persécution, qui allait croissant ; et quoique je fusse un garçon obscur de quatorze à quinze ans à peine, et que ma situation dans la vie fût de nature à faire de moi un garçon sans importance dans le monde, pourtant des hommes haut placés me remarquèrent suffisamment pour exciter l'opinion publique contre moi et provoquer une violente persécution ; et ce fut une chose commune chez toutes les confessions : toutes s'unirent pour me persécuter.
 
Je me fis sérieusement la réflexion alors, et je l'ai souvent faite depuis, qu'il était bien étrange qu'un garçon obscur, d'un peu plus de quatorze ans, qui, de surcroît, était condamné à la nécessité de gagner maigrement sa vie par son travail journalier, fût jugé assez important pour attirer l'attention des grands des confessions les plus populaires du jour, et ce, au point de susciter chez eux l'esprit de persécution et d'insulte le plus violent. Mais aussi étrange que cela fût, il en était ainsi, et ce fut souvent une cause de grand chagrin pour moi.
 
Cependant, il n'en restait pas moins un fait que j'avais eu une vision. J'ai pensé depuis que je devais ressentir plus ou moins la même chose que Paul quand il se défendit devant le roi Agrippa et qu'il raconta la vision qu'il avait eue, lorsqu'il avait aperçu une lumière et entendu une voix ; et cependant, il y en eut peu qui le crurent ; les uns dirent qu'il était malhonnête, d'autres dirent qu'il était fou ; et il fut ridiculisé et insulté. Mais tout cela ne détruisait pas la réalité de sa vision. Il avait eu une vision, il le savait, et toutes les persécutions sous le ciel ne pouvaient faire qu'il en fût autrement. Et quand bien même on le persécuterait à mort, il savait néanmoins, et saurait jusqu'à son dernier soupir, qu'il avait vu une lumière et entendu une voix qui lui parlait ; et rien au monde n'aurait pu le faire penser ou croire autrement.
 
Il en était de même pour moi. J'avais réellement vu une lumière, et au milieu de cette lumière, je vis deux Personnages, et ils me parlèrent réellement ; et quoique je fusse haï et persécuté pour avoir dit que j'avais eu cette vision, cependant c'était la vérité ; et tandis qu'on me persécutait, qu'on m'insultait et qu'on disait faussement toute sorte de mal contre moi pour l'avoir racontée, je fus amené à me dire en mon cœur : Pourquoi me persécuter parce que j'ai dit la vérité ? J'ai réellement eu une vision, et qui suis-je pour résister à Dieu ? Et pourquoi le monde pense-t-il me faire renier ce que j'ai vraiment vu ? Car j'avais eu une vision, je le savais, et je savais que Dieu le savait, et je ne pouvais le nier ni ne l'osais ; du moins je savais qu'en le faisant j'offenserais Dieu et tomberais sous la condamnation. (History of the Church, vol. 1, p. 2-3 ; Joseph Smith, Histoire, 20-25)
 
 
Parley P. Pratt (1807-1857) :
 
Lorsque le Seigneur enverra des hommes prêcher la nouvelle alliance éternelle, en leur donnant le courage de donner hardiment leur témoignage, ils seront traités par les Églises déchues comme les serviteurs de Dieu l’ont été avant eux. Les membres de chaque Église, s’attachant à leur propre système, sont unanimes à dire : « Nous n’avons pas besoin de ces nouveautés, la bonne ancienne voie nous suffit » ; en même temps qu’ils marcheront en autant de voies différentes qu’il y a d’Églises, ils ne s’accorderont que sur un point : persécuter et dire toute sorte de mal des chasseurs et des pêcheurs que Dieu leur enverra (voir Jérémie 16:14-16, ndlr). (Une voix d'avertissement, 1837, chapitre 2, paragraphe « Conséquences du rejet de la vérité dans les derniers jours »)
 
Les ministres fulminent du haut de leurs chaires et se mettent à crier : Ce sont des imposteurs, de faux prophètes, gardez-vous de cette fourberie ! Et l’homme religieux, l’ivrogne, le blasphémateur, le savant, comme l’ignorant, saisissent ces dénonciations et les répètent sur tous les tons possibles. C’est ainsi que, d’écho en écho, ces clameurs retentissent longtemps d’un bout du pays à l’autre, au point que si quelqu’un, assez fortuné pour conserver son bon sens, se met à demander ingénument : Mais voyons, de quoi est-il question ? la réponse est : Nous savons là-dessus à peine quelque chose, mais apprenez que certains individus ont apparu qui, à l’exemple de Paul, parlent du ministère d’anges, d’une révélation ou d’inspiration nouvelle, tout comme si l’ancienne religion et la foi prêchées aux chrétiens primitifs pouvaient refleurir sur la terre dans notre siècle éclairé. Ce qui met non seulement notre profession en danger, mais nos systèmes modernes de religion, tous fondés sur la sagesse et le savoir des hommes, sans inspiration directe de Dieu, en sont ébranlés ; et la grande magnificence de nos institutions religieuses, quoique faisant l’admiration du monde entier, court le risque d’être méprisée. Alors tous se mettent à crier bruyamment ensemble : Grande est la sagesse de l’homme ; profonds sont les systèmes de la théologie moderne, immense est le savoir de nos prêtres sans inspiration divine, qui viennent à nous avec des discours d’une éloquence consommée, bien déterminés à n’admettre que des opinions puisées dans des livres et des croyances fabriquées par eux-mêmes, et dont les entretiens et les sermons séduisants respirent le savoir humain, discours prononcés en dehors de l’Esprit et de ses dons, car ces choses ont cessé d’exister, afin que notre foi soit fondée, non sur la puissance de Dieu, mais sur la sagesse de l’homme ! (Une voix d'avertissement, 1837, chapitre 4, paragraphe « Les prêtres à gages combattent la vérité »)
 
« Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites ! Vous décorez les tombeaux des prophètes, et vous dites : Oh ! si nous avions vécu du temps de nos pères, nous n’aurions pas lapidé et tué les prophètes, comme ils le firent ! Mais vous reconnaissez, par votre propre témoignage, les actes de vos pères ; car ils tuèrent les prophètes, et vous, vous leur élevez des tombeaux ». C’était là le témoignage du Sauveur aux Juifs qui avaient la prétention de croire et d’adhérer fermement à leurs anciens prophètes et qui rejetaient en même temps et Jésus et ses apôtres.
 
Il en est de même au dix-neuvième siècle. Ô vous, qui vous dites chrétiens, vous parez les tombeaux du Messie et de ses anciens apôtres, vous construisez même de splendides monuments à leur mémoire ; et vous dites : oh ! si nous avions vécu du temps des apôtres, nous ne les aurions pas lapidés et tués. Mais vous reconnaissez, par votre témoignage, les actes de vos pères ; car ils tuèrent les apôtres, et vous, vous bâtissez des églises pour honorer leur mémoire. Et si un apôtre ou un prophète vient au milieu de vous, vous fermez vos portes contre lui, dès l’instant qu’il rend témoignage des choses que Dieu lui a commandé d’annoncer ; car, dites-vous, il ne doit plus y avoir d’apôtres ou de prophètes sur la terre ; et aussitôt vous le traitez de faux prophète. Si des émeutiers l’assassinent, s’ils brûlent sa maison ou s’ils détruisent ses propriétés, vous vous en réjouissez en secret, ou bien vous approuvez hautement ces crimes en criant : ce sont de faux prophètes ! tandis que vos chaires et vos journaux vomissent contre lui mille calomnies.
 
Malheur à vous, prêtres et pharisiens hypocrites ! vous comblez la mesure de vos pères, car ce qu’ils firent, vous le faites. La vengeance appartient à Dieu, il vengera bientôt ses élus, dont le sang crie contre vous nuit et jour. (Une voix d'avertissement, 1837, chapitre 6, paragraphe « Les prophètes de toutes les époques sont persécutés par les orgueilleux et les hypocrites »)


Brigham Young :

Allez aux États-Unis, en Europe, partout où vous pouvez rencontrer des hommes qui ont été parmi notre peuple, et l'un vous dira que nous sommes de pauvres gens ignorants et trompés ; le suivant vous dira que nous sommes les gens les plus industrieux et les plus intelligents de la terre, et que nous sommes destinés à devenir une nation puissante, à nous étendre et à continuer à nous répandre jusqu'à ce que nous révolutionnions la terre entière. Si vous passez au troisième homme, et demandez ce qu'il pense des mormons, il dira que ce sont des fous, dupés et entraînés sur le mauvais chemin par Joseph Smith, qui était un coquin, un faux prophète et un chercheur d'or. Pourquoi tout cela ? Parce qu'il y a dans l'homme un esprit. Quand l'Évangile de Jésus-Christ est prêché sur la terre et que le royaume de Dieu s'établit, il y a également un esprit là-dedans, et un esprit tout-puissant d'ailleurs. Lorsque ces deux esprits entrent en contact, l'esprit de l'Évangile jette de la lumière sur l'esprit que Dieu a placé en l'homme et le rend conscient de son véritable état, ce qui lui inspire la crainte d'être condamné, car il se rend immédiatement compte que le mormonisme est vrai. « Notre profession est en danger », telle est la première pensée qui frappe les méchants et les malhonnêtes de l'humanité, lorsque la lumière de la vérité brille sur eux. Ils disent : « Si ces gens que l'on appelle les saints des derniers jours ont raison dans leur doctrine, le monde entier doit être en tort, et qu'adviendra-t-il de nos institutions consacrées par le temps et de l'influence que nous avons réussi à exercer pendant des siècles sur l'esprit des hommes ? Ce mormonisme doit être abattu. » C'est ainsi que les intrigues de prêtres présentent un front hardi et tendu contre la vérité. (Journal of Discourses, volume 1, page 188)

Les prêtres sont en colère parce qu'ils craignent que leur religion ne soit rien d'autre qu'une fondation de sable ; et toutes les fois qu'ils méditent sur ce sujet et s'humilient, et que l'Esprit du Seigneur se fraye un chemin jusqu'à leur cœur et les accuse, la vérité se manifeste devant eux et ils commencent à apprendre à quel point leurs systèmes sont faux ; et lorsque cet Esprit les quitte, ils se mettent en colère. Des armées de témoins attestent que le mormonisme est vrai, et cela met les prêtres en colère ; car cet esprit porte son propre poids et son propre témoignage, et ils ne savent pas comment le réfuter. J'ai cherché, il est vrai, à mettre le doigt sur leurs erreurs ; mais ce n'est pas à vous ou à moi qu'ils sont opposés, même s'ils lancent leurs traits contre nous ; mais c'est à l'esprit d'accusation qui accompagne la nouvelle de notre œuvre ; car là où elle se rend, elle frappe le cœur de culpabilité, et c'est cela qui dérange les prêtres et les hommes. (Journal of Discourses, volume 5, p. 45)
 
 
Persécutions physiques
 
Joseph Smith (1805-1844) :
 
La persécution a grondé sur nos têtes de temps en temps… comme des coups de tonnerre, à cause de notre religion. (History of the Church, vol. 6, p. 210)
 
Nous avons supporté toutes les indignités et tous les outrages illégaux que l'on puisse concevoir. (History of the Church, vol. 6, p. 579-585)
 
Nous avons fait de grands achats de terres, nos fermes nageaient dans l’abondance et nous connaissions la paix et le bonheur dans le cercle familial et dans tout notre voisinage. Mais comme nous ne pouvions pas nous joindre à nos voisins dans leurs divertissements nocturnes, leur violation du sabbat, leurs courses de chevaux et leurs jeux d’argent, ils se sont mis à se moquer de nous, puis à nous persécuter et finalement des émeutiers organisés se sont assemblés et ont brûlé nos maisons, ont enduit beaucoup de nos frères de goudron et de plumes et en ont fouetté beaucoup et, pour finir, ils les ont chassés de chez eux au mépris de la loi, de la justice et de l’humanité. (James R. Clark, compilateur, Messages of the First Presidency of the Church of Jesus Christ of Latter-day Saints, 6 vol., 1965-1975, p. 139)
 
 
Joseph Smith (1805-1844) et ses conseillers dans la Première Présidence :
 
Nous voyons un peuple qui a embrassé une religion impopulaire, et dont l’adhésion a attiré sur lui des persécutions répétées. Un peuple qui, par amour pour Dieu, et par attachement à sa cause, a souffert la faim, le dénuement, les dangers et presque toutes les privations. Un peuple qui, pour sa religion, a pleuré la mort prématurée de parents, de maris, de femmes et d’enfants. Un peuple qui a choisi la mort plutôt que l’esclavage et l’hypocrisie, qui a conservé son intégrité avec honneur ; qui s’est tenu ferme et solide, en des temps d’épreuves pour l’âme de l’homme. (History of the Church, vol. 4, p. 337)
 
 
Brigham Young (1801-1877) :
 
Les saints d'autrefois et les saints de maintenant ont été chassés de lieu en lieu, leur nom est devenu un objet de sarcasme et de raillerie, et leur réputation a été traînée dans la boue. (Journal of Discourses, vol. 1, p. 236)
 
Dieu a conduit son peuple dans diverses parties des États-Unis et on l'a montré du doigt avec mépris. Les officiers du gouvernement des États-Unis ont levé le talon contre eux et notre peuple a été chassé de ville en ville, de comté en comté et d'État en État. (Journal of Discourses, vol. 8, p. 66).
 
Nous avons été persécutés, chassés, frappés, expulsés, dépouillés et haïs. (Journal of Discourses, vol. 14, p. 97)
 
 
LeGrand Richards (1886-1983) :
 
Après avoir constaté le niveau élevé de la vie et des réalisations des membres fidèles de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, celui qui ne comprend pas que c'est le sort des disciples du Christ d'être persécutés et calomniés, se demanderait la raison des persécutions presque sans égales dont les membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours ont été l'objet.
 
Ces persécutions et ces calomnies ont été le sort de tous ceux qui ont cru et accepté le témoignage de Joseph Smith.
 
On a rarement enregistré dans l'histoire du monde de telles persécutions, de telles expulsions et finalement de tels massacres.
 
Joseph Smith fut l'objet de persécutions dès l'âge de quatorze ans, lorsqu'il eut rapporté à certains ecclésiastiques qu'il considérait comme ses plus chers amis, la vision qu'il avait eue et où le Père et le Fils lui étaient apparus. Dès ce moment, il ne cessa d'être ridiculisé et calomnié, il fut emprisonné à de nombreuses reprises, sans motif, il fut passé au goudron et roulé dans de la plume. Lui et ceux qui croyaient en son histoire furent chassés de l'Ohio, puis du Missouri et finalement de Nauvoo (Illinois). (Une œuvre merveilleuse et un prodige, 1950, p. 291, 295, 296 de l'édition française de 1981)

L'opposition : un critère
 
Joseph Smith (1805-1844) :
 
Quand des hommes méchants et corrompus s’acharnent, c’est le critère qui permet de savoir qu’un homme est engagé dans le combat chrétien. Bénis serez-vous quand tous les hommes diront faussement du mal de vous. (History of the Church, vol. 5, p. 140-141)
 
 
Brigham Young (1801-1877) :
 
Les saints d'autrefois et les saints de maintenant ont été chassés de lieu en lieu, leur nom est devenu un objet de sarcasme et de raillerie, et leur réputation a été traînée dans la boue. Je m'adresse aux hommes de chaque assemblée qui vivent depuis des années dans la société du monde, qui sont juges, magistrats, shérifs, marchands, mécaniciens et fermiers, et leur demande si on a jamais porté la moindre accusation contre leur réputation avant qu'ils ne deviennent des saints des derniers jours. Mais où est maintenant votre réputation dans le monde ? Vos anciens amis ont maintenant découvert que vous avez toujours été des misérables, et proclament qu'ils n'ont jamais eu la moindre confiance en vous, car vous avez toujours été fanatiques et ne saviez pas ce que vous faisiez. Ils ont toujours cru que vous vous révéleriez malhonnêtes, etc. Telle est la réputation que le monde a faite aux saints à toutes les époques. (Journal of Discourses, vol. 1, p. 236)

C'est la lumière, l'intelligence et la puissance de Dieu qui font trembler les méchants et leur font désirer être débarrassés du mormonisme. Si c'était une fausse doctrine ou une fausse théorie, le diable ne s'efforcerait pas de la troubler, les méchants ne la craindraient pas, le ciel ne l'agréerait pas et ne donnerait à personne la révélation d'y croire, et nous n'aurions pas beaucoup de succès ; puisse le ciel ne jamais permettre que nous ayons du succès ou que nous gagnions de l'influence en vertu d'un autre principe que la révélation de Jésus-Christ. (Journal of Discourses, vol. 7, p. 160)
 
 
LeGrand Richards (1886-1983) :
 
« Alors on vous livrera aux tourments, et l'on vous fera mourir ; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom. » (Matthieu 24:8, 9)

      Si l'on attache foi aux paroles de Jésus, il faut croire que ses disciples qui seront envoyés préparer la voie pour sa seconde venue seront livrés aux tourments, qu'ils seront tués et qu'ils seront haïs de toutes les nations à cause de son nom. À cet égard, l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours partage le sort de l'Église de Jésus-Christ des saints des premiers temps, si l'on en croit le témoignage de Paul, car, lorsqu'il fut emmené prisonnier à Rome, il convoqua les principaux des Juifs, et ceux-ci dirent :

      « Mais nous voudrions apprendre de toi ce que tu penses, car nous savons que cette secte rencontre partout de l'opposition. » (Actes 28:22)

 
 « Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé » (Jean 15:18-21).
     
      Un des signes auxquels on peut reconnaître les vrais disciples du Christ est, comme il l'a dit, le fait que « vous serez haïs de toutes nations à cause de mon nom » (cf. Matt. 24:9). (Une œuvre merveilleuse et un prodige, 1950, chap. 28, p. 294, 296 de l'édition française de 1981)


Bruce R. McConkie (1915-1985) :

    Il semble souvent que ces cris venant d'esprits vils et ces déclarations intéressées de ceux qui appréhendent notre croissance rapide dans le monde et ces voix dont nous n'épousons pas les vues politiques et sociales ne sont qu'une autre preuve de la vérité et du caractère divin de l'œuvre elle-même. (L'Étoile, mai 1980, p. 89)
 
 
James E. Faust (1920-2007) :
 
Je pense que nous constatons tous des preuves de plus en plus nombreuses du pouvoir de Satan à mesure que le royaume de Dieu devient plus fort. Je crois que le fait qu’il redouble d’efforts est une preuve de la véracité de cette œuvre. (Le Liahona, janvier 2007, p. 3)

Effets positifs de l’opposition
 
Joseph Smith (1805-1844) :
 
Ne croyez pas que notre cœur défaille comme si d’étranges choses nous étaient arrivées (voir 1 Pierre 4:12, ndlr), car nous avons vu et avons été informés de toutes ces choses avant, et nous avons l’assurance d’une meilleure espérance que celle de nos persécuteurs. Ainsi, Dieu a élargi nos épaules pour le fardeau. (History of the Church, vol. 3, p. 227-229)
 
 
Brigham Young (1801-1877) :

Vous pouvez calculer que lorsque notre peuple est appelé à traverser des périodes d'affliction et de souffrances, et à être chassé de chez lui, abattu, dispersé, frappé et écrasé, le Tout-Puissant fait avancer son œuvre plus rapidement. (Journal of Discourses, vol. 2, p. 7)   
 
Toutes les fois que vous donnez un coup de pied au mormonisme, vous lui donnez un coup de pied qui l’élève ; vous ne lui donnez jamais de coup de pied qui l’abaisse. C’est le Seigneur Tout-Puissant qui le veut ainsi. (Journal of Discourses, vol. 7, p. 145)

Dieu a conduit son peuple dans diverses parties des États-Unis et on l'a montré du doigt avec mépris. Les officiers du gouvernement des États-Unis ont levé le talon contre eux et notre peuple a été chassé de ville en ville, de comté en comté et d'État en État. Le Seigneur a son dessein là-dedans. Vous allez peut-être demander ce que c'est. Vous savez tous que les saints doivent être purifiés pour entrer dans le royaume céleste. Il est écrit que Jésus a été rendu parfait par la souffrance. S'il a été rendu parfait par la souffrance, pourquoi irions-nous imaginer un seul instant que nous pouvons être préparés à entrer avec lui et le Père dans le royaume du repos, sans traverser des épreuves semblables ? (Journal of Discourses, vol. 8, p. 66).
 
Toutes les fois que les ennemis de l’Église persécutent et essaient de vaincre notre peuple, ils nous élèvent, ils s’affaiblissent et nous fortifient. Toutes les fois qu’on entreprend de diminuer notre nombre, on l’accroît. Et quand on essaie de détruire la foi et la vertu de notre peuple, le Seigneur fortifie les genoux affaiblis et confirme ceux qui chancellent dans la foi et dans la force en Dieu, dans la lumière et dans l’intelligence. La justice et la force auprès de Dieu s’accroissent chez notre peuple proportionnellement à la lutte que mène le diable pour le détruire (Journal of Discourses, vol. 8, p. 225-226).
 
 
Joseph F. Smith (1838-1918) :
 
J'allais dire que nous ne devions rien à nos ennemis ; c'est la première pensée qui m'est venue à l'esprit, mais je reviens dessus. Je pense que nous devons quelque chose à nos ennemis pour l'avancement de la cause de Sion, car jusque maintenant tout ce qui a été fait pour déjouer les desseins de Dieu et pour contrarier ses buts a été transformé pour le bien de Sion et l'expansion de la vérité. Et cela continuera à être le cas jusqu'à la fin, car ils luttent contre l'œuvre de Dieu et pas contre la mienne ni celle d'aucun homme. (Conference Report, octobre 1906, p. 2)
 
Nous remercions Dieu de sa miséricorde et de ses bénédictions. Et je ne sais pas si nous ne devons pas une certaine reconnaissance à ceux qui se sont opposés avec cruauté à l'œuvre du Seigneur. Car c'est au cœur de toute leur opposition et de leur lutte amère contre notre peuple que le Seigneur a développé sa puissance et sa sagesse et qu'il a porté son peuple plus complètement à la connaissance et à la faveur des gens intelligents de la terre. Par les moyens mêmes que ceux qui sont opposés à l'Église ont employés, il a fait du bien à Sion. (Conference Report, avril 1908, p. 2-3)
 
Si nous faisons le bien, tout sera bien, le Dieu de nos pères nous soutiendra et toute opposition ne fera que répandre davantage la connaissance de la vérité. (Gospel Doctrine, p. 413-414)
 
 
Heber J. Grant (1856-1945) :
 
J’ai le sentiment que les persécutions et les difficultés mêmes que nous avons subies nous ont préparés, nous ont instruits et nous ont fortifiés en vue de choses plus grandes. (Conference Report, octobre 1924, p. 8)
 
 
George Albert Smith (1870-1951) :
 
J’ai lu un journal intime de mon grand-père, George Albert Smith… J’ai lu ses expériences personnelles, certaines très douloureuses, d’autres miraculeuses. Dans sa jeunesse, il fut appelé à prêcher l’Évangile de notre Seigneur. Il eut le même genre d’expériences que les autres hommes qui ont été appelés au ministère. Les gens malveillants portèrent de fausses accusations contre ses compagnons et lui mais il resta fidèle. Le Seigneur les justifia, les rendit grands aux yeux du peuple et leur donna un témoignage de la nature divine de cette œuvre, si solide qu’aucune tâche n’était trop difficile pour eux dans leurs efforts pour diffuser la vérité. (Conference Report, avril 1931, p. 32-33)
 
 
La Première Présidence :
 
Ces critiques provoquent un intérêt pour l’Église. Elles donnent aux membres l’occasion de rétablir la vérité auprès de ceux dont l’attention a été attirée vers l’Église.
 
      L’opposition qui semble difficile à supporter se révélera être une bénédiction pour le royaume de Dieu sur la terre. (Lettre de la Première Présidence, le 1er décembre 1983) 
 
 
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :
 
Il y a quelques années, j'ai reçu une lettre écrite par un évangélique qui attaquait amèrement le prophète Joseph Smith, en le traitant d'imposteur, de charlatan, de faux prophète et de menteur. Il disait aussi qu'il entreprenait une campagne pour répandre ses opinions. Je ne sais ce qu'il est advenu de l'œuvre de cet évangélique. Sans doute n'aura-t-elle eu pas grande envergure. Il arrive que ce genre de travail soit une pierre d'achoppement pour quelques faibles mais il ne fait qu'affermir les forts. (L’Étoile, octobre 1984, p. 100-101, 105)
 
 
David A. Bednar :
       
Nous, saints fidèles, avons été fortifiés par l’adversité et sommes les bénéficiaires des tendres miséricordes du Seigneur. (Le Liahona, novembre 2009, p. 98, 99, 100)


Neil L. Andersen :

Pourquoi le Seigneur permet-il que la médisance poursuive les personnes justes ? L’une des raisons est que l’opposition aux choses de Dieu amène les personnes qui recherchent la vérité à s’agenouiller pour obtenir des réponses. (Le Liahona, novembre 2014)


L'opposition prophétisée

Neil L. Andersen :

    Lors de sa première visite à Joseph Smith, le prophète, âgé de dix-sept ans, un ange l’appela par son nom et lui dit qu’il était Moroni, messager envoyé depuis la présence de Dieu, et que Dieu avait une œuvre à lui confier. Imaginez ce que Joseph a dû ressentir quand l’ange lui a dit que son nom serait connu en bien et en mal parmi toutes les nations, familles et langues (voir Joseph Smith, Histoire 1:33). Le bien au sujet de Joseph Smith s’est dit lentement, le mal a été répandu immédiatement. Joseph a écrit : « Il était bien étrange qu’un garçon obscur fût jugé assez important pour attirer l’esprit de persécution le plus violent » (Joseph Smith, Histoire 1:23). L’amour pour Joseph grandit, l’hostilité à son égard aussi. Il fut assassiné à l’âge de trente-huit ans par un groupe de cent cinquante émeutiers au visage peint. La vie du prophète prit fin brusquement, mais, depuis, on n’a cessé de dire du bien et du mal à son sujet.

L'opposition interne

James E. Faust :

    Dans certaines assemblées législatives du monde, il y a des groupes dits « d'opposition loyale ». Je ne trouve pas de principe tel dans l'Évangile de Jésus-Christ. Le Sauveur nous a adressé cette mise en garde solennelle : « Soyez un ; et si vous n'êtes pas un, vous n'êtes pas de moi » (D&A 38:27). Le Seigneur a indiqué clairement que dans les collèges présidents toute décision prise « doit l'être à l'unanimité des voix qui le composent; c'est-à-dire que chaque membre du collège doit être d'accord avec les décisions de celui-ci » (D&A 107:27). Cela signifie qu'après une discussion franche et libre, les décisions sont prises en conseil sous la direction de l'officier président qui a l'autorité de décider en dernier ressort. Cette décision est alors soutenue parce que notre unité provient du plein accord avec les principes justes et de la réponse générale à l'opération de l'Esprit de Dieu.

    Dans l'Église, on encourage la discussion et l'expression. La libre expression dans la plupart des réunions de jeûne et de témoignage ou d'École du dimanche, de Société de secours et de prêtrise attestent de ce principe. Cependant, la liberté d'expression doit s'exercer dans certaines limites. En 1869, George Q. Cannon a expliqué les limites de l'expression individuelle dans l'Église :

    « Un ami... désirait savoir si nous... considérions une honnête divergence d'opinion entre un membre de l'Église et les Autorités de l'Église comme une apostasie... Nous lui avons répondu que nous pouvions concevoir qu'un homme ait une opinion différente de celle des Autorités de l'Église sans pour autant être un apostat, mais que nous ne pouvions concevoir qu'un homme publie ces différences d'opinion et cherche, par des querelles, des sophismes et des plaidoiries spéciales, à les faire adopter par les gens pour produire la division et le conflit, et tenter de faire percevoir erronément les actions et les conseils des Autorités de l'Église, et ne soit pas apostat, car, au sens où nous entendons le terme, cette conduite est de l'apostasie » (George Q. Cannon, Gospel Truth, vol. 2, pp. 276-77).

    Parmi les activités considérées comme apostates par rapport à l'Église, il y a les cas ou des membres « (1) de manière répétée s'opposent publiquement et de façon délibérée et déclarée à l'Église ou à ses dirigeants ; (2) persistent à enseigner comme doctrine de l'Église des informations qui n'en sont pas, après avoir été repris par leur évêque ou une autorité plus élevée ; ou (3) continuent de suivre les enseignements de sectes apostates (telles que celles qui prônent le mariage plural) après avoir été repris par leur évêque ou
une autorité plus élevée » (Manuel d'instructions générales, 10-3).

    Ces hommes et ces femmes qui persistent à attaquer publiquement la doctrine et les pratiques fondamentales ainsi que l'organisation de l'Église se coupent de l'Esprit du Seigneur et mettent en danger leur droit à une place et à exercer de l'influence dans l'Église. Il est recommandé aux membres d'étudier les principes et la doctrine de l'Église afin de les comprendre. Ensuite, si des questions se posent et s'il y a des divergences d'opinion honnêtes, il leur est recommandé de discuter de ces questions en privé avec leurs dirigeants de la prêtrise.

    Il y a une certaine arrogance à penser que n'importe qui d'entre nous peut être plus spirituellement perceptif, plus instruit ou plus juste que les conseils appelés à présider l'Église. Ces conseils sont plus en harmonie avec le Seigneur que qui que ce soit dont ils sont les dirigeants, et les membres de l'Église, individuellement, sont généralement guidés par ces conseils. (L'Étoile, janvier 1994, p. 42-43)
 
 
Croissance de l’Église malgré l’opposition
 
Joseph Smith (1805-1844) et ses conseillers dans la Première Présidence :
 
La vérité, comme un chêne vigoureux, est restée intacte au milieu des éléments hostiles qui la combattent avec une force extrême. Les flots se sont déversés, vague après vague, en succession rapide, et ne l’ont pas engloutie. ‘Les fleuves élèvent, ô Éternel ! Les fleuves élèvent leur voix mais le Seigneur des Armées est plus puissant que les flots impétueux de la mer’ (voir Psaumes 93:3-4, ndlr). Les flammes de la persécution, sous l’influence d’émeutiers, n’ont pas a été plus capables de la détruire ; comme le buisson de Moïse, elle ne s’est pas consumée, et la vérité offre en ce moment un grand spectacle aux hommes et aux anges. (History of the Church, vol. 4, p. 337)
 
 
George Albert Smith (1870-1951) :
 
La progression de l’Église ne s’est pas faite parce qu’elle était populaire. Elle s’est faite malgré l’opposition des hommes sages du monde, malgré l’opposition des professeurs de religion. (Conference Report, octobre 1916, p. 47)
 
 
Heber J. Grant (1856-1945) :
 
L’adversaire des âmes des hommes, le destructeur, lui qui voulait détruire l’œuvre de Dieu, lui et ses émissaires pensaient qu’en tuant le prophète [Joseph Smith] et le patriarche [Hyrum Smith] ils pouvaient ralentir l’œuvre du Dieu vivant qui a été rétablie sur la terre ; mais… la croissance merveilleuse de l’Église, le grand temple de Dieu [à Salt Lake City], notre magnifique tabernacle, le superbe bâtiment [administratif de l’Église]…, les monuments et les temples, du Canada à Hawaii, et à Saint George, et le magnifique progrès de l’œuvre de Dieu, tout cela est une réplique cuisante aux personnes qui pensaient pouvoir arrêter l’œuvre du Seigneur. (Improvement Era, août 1918, p. 855)
 
 
George Albert Smith (1870-1951) :
 
C’est l’œuvre de Dieu. Ce n’est pas l’œuvre d’un homme. Aucun homme ni aucun groupe d’hommes n’aurait pu la faire avancer et la rendre victorieuse face à l’opposition du monde. Bien des fois, ils [les personnes qui s’opposent à l’œuvre] ont pensé que la fin de l’Église était venue mais chaque fois, par la majesté de son pouvoir, le Seigneur l’a élevée et elle est allée de ville en ville, de village en village et de pays en pays. (Conference Report, octobre 1931, p. 122-123)
 
Lorsque l’Église a commencé, elle ne comptait que six membres. Elle a grandi jour après jour malgré l’opposition de l’adversaire. Sans le bras puissant de la justice, sans l’attention bienveillante de notre Père céleste, il y a bien longtemps que l’Église aurait été écrasée comme une coquille. Cependant, le Seigneur a dit qu’il nous préserverait et il nous a promis sa protection si nous l’honorons et respectons ses commandements. (Conference Report, octobre 1945, p. 170-171)
 
 
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :

Ceux qui nous critiquent ont perdu de vue la gloire et les prodiges de cette œuvre. Ils sont tellement occupés à nous trouver des fautes qu'ils ne voient pas la grandeur de l'œuvre du Seigneur. Ils ont perdu de vue l'étincelle spirituelle qui a jailli à Palmyra (New York) et qui maintenant allume des brasiers de foi d'un bout à l'autre de la terre, dans maints pays et en de nombreuses langues. Suivant la philosophie de l'humanisme qui ne reconnaît pas le besoin d'intervention divine, ils ne parviennent pas à comprendre que l'influence du Saint-Esprit a joué un rôle aussi important dans les actions de nos prédécesseurs que les procédés de la raison. (juin 1983, dans L’Étoile, février 1986, p. 10-11)
 
Lorsqu'ils critiquent d'un air cultivé, ils ne voient pas la majesté de la progression de cette cause. Ils ont perdu la vision de l'étincelle qui jaillit à Palmyra et qui allume maintenant des feux de foi sur toute la terre, dans de nombreux pays et en de nombreuses langues. (L’Étoile, avril 1984, p. 90-91)
 
Nous connaissons bien ces histoires prétendant que l'œuvre échouerait. Quand le Livre de Mormon est sorti des presses, les critiques sans finesse dirent qu'on l'oublierait rapidement. Quand il commença à y avoir de l'agitation à Kirtland, les ennemis dirent que l'œuvre échouerait. Quand les saints furent chassés du Missouri, ceux qui les chassèrent dirent que l'Église ne tarderait pas à expirer. Quand le prophète et Hyrum furent tués à Carthage, leurs meurtriers dirent que c'était la fin de cette aventure. Quand, en février 1846, les chariots traversèrent le fleuve pour entrer dans l'Iowa en hiver, les ennemis de l'Église dirent qu'ils ne pourraient pas survivre. Quand les saints se trouvèrent dans cette vallée solitaire, avec des sauterelles qui dévastaient leurs récoltes, même certains d'entre eux pensèrent que tout était fini.
 
Mais l'œuvre est allée de l'avant. L'Église n'a jamais fait marche arrière depuis son organisation en 1830, et elle ne le fera jamais. C'est la petite pierre qui s'est détachée de la montagne sans le secours d'aucune main. Elle roulera et remplira toute la terre (voir Daniel 2:44, 45). (L’Étoile, octobre 1984, p. 100-101, 105)
 
Est-il étonnant que cette œuvre aille de nation en nation et de peuple en peuple ? Est-ce étonnant qu'elle se renforce et qu'elle croisse en nombre, en influence et en intérêt, malgré détracteurs et opposants ? L'œuvre de Dieu est rétablie sur terre par un prophète « qui, au cours de sa jeune et brève existence, a posé les fondements du royaume dont parlait le prophète Daniel » (Parley P. Pratt, Autobiography of Parley Parker Pratt, p. 46). (L’Étoile, juillet 1987, p. 50-51)
 
 
Russel M. Ballard :
 
Dieu a parlé par l’intermédiaire de son prophète et a annoncé au monde que « l’Étendard de la Vérité a été dressé » et qu’» aucune main impie ne peut empêcher l’œuvre de progresser ». C’est une vérité indéniable et indiscutable. Nous l’avons constaté, décennie après décennie, de l’époque de Joseph Smith, le prophète, à celle du président Monson. Les persécutions ont fait rage. Les calomnies, les mensonges et les désinformations ont essayé de diffamer l’Église. Mais, dans chaque décennie, depuis le moment du Rétablissement, la vérité de Dieu est allée « de l’avant hardiment, noblement et indépendante ». (Le Liahona, novembre 2008, p. 83)
 
 
Nature des critiques
 
Joseph Smith (1805-1844) :
 
J’ai appris par expérience que l’ennemi de la vérité ne dort pas, ni ne cesse ses efforts pour susciter chez des groupes de gens des préventions à l’encontre des serviteurs du Seigneur, en provoquant l’indignation des hommes contre toutes les choses d’importance ou d’intérêt. (History of the Church, vol. 2, p. 437)
 
Nos principes religieux sont exposés aux yeux du monde et tous les hommes peuvent les étudier, cependant nous sommes conscients que toutes les persécutions contre nos amis viennent d'accusations fausses et de mauvaises interprétations, sans fondement dans la vérité et la justice. Ce que nous avons subi est commun à toutes les sociétés religieuses à leurs débuts. (History of the Church, vol. 2, p. 460)
 
 
Joseph F. Smith (1838-1918) :
 
Il y a des ennemis de l’œuvre du Seigneur comme il y a eu des ennemis du Fils de Dieu. Il y en a qui ne disent que du mal des saints des derniers jours. Il y en a qui ferment les yeux devant toutes les vertus et toutes les bonnes choses qui se rattachent à cette œuvre des derniers jours, et déversent des flots de mensonges et de calomnies contre le peuple de Dieu. (Conference Report, octobre 1907, p. 5-6)


Bruce R. McConkie (1915-1985) :
Beaucoup de gens nous considèrent comme une secte particulière quand ils s'écrient : « Erreur, faux prophètes, polygamie », comme c'était si commun auparavant ; ou « racistes, misogynes et dictateurs patriarcaux », comme certains le disent maintenant ; ou « adorateurs d'Adam et négateurs du Christ et de sa grâce », comme d'autres le proclament erronément ; ou tout ce que les sophismes du moment sèmeront comme semence de préjugés parmi ceux qui autrement pourraient peut-être apprendre qui nous sommes et ce que nous croyons. (L'Étoile, mai 1980, p. 89)


Gordon B. Hinckley (1910-2008) :
 
On dirait que nous faisons face à une armée de critiques. Certains semblent vouloir essayer de nous détruire. Ils se moquent de ce qui est sacré. Ils dénigrent ce qui pour nous est divin. Certains critiques affirment que nous sommes victimes d'erreurs qui se sont glissées dans notre histoire. D'autres ont travaillé en toute diligence pour trouver des défauts chez les premiers dirigeants de l'Église. On nous accuse d'être opposés à la raison, à la pensée rationnelle. (juin 1983, dans L’Étoile, février 1986, p. 10-11) 
 
 
Marvin J. Ashton (1915-1994) :
 
Nos ennemis semblent décidés non seulement à tromper ceux qui ne se sont pas engagés parmi nous mais à égarer même les élus. Ils critiquent nos dirigeants. Ils se moquent de ce que nous considérons comme sacré. Ils tournent en dérision les ordonnances et les alliances que nous savons être vraies et saintes. Ils se plaisent à découvrir et à commenter les défauts humains de nos dirigeants passés et actuels plutôt que de reconnaître et d'apprécier les vérités qu'ils enseignent. (L’Étoile, avril 1984, p. 115-117)
 
 
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :
 
Il y a des gens qui se sont fait une mission d'essayer de détruire l'œuvre du Seigneur. Il en a toujours été ainsi depuis le début des temps, et à présent, plus que jamais, nous faisons l'objet d'accusations, de mensonges et de sous-entendus conçus pour mettre l'œuvre et les dirigeants dans l'embarras. (L’Étoile, janvier 1989, p. 51) 
 
 
Boyd K. Packer :
 
L'opposition ne cesse pas. Il y a des mauvaises interprétations et des déformations de ce que nous sommes et de notre histoire. (Le Liahona, novembre 2006, p. 87, 88)
 
 
Dallin H. Oaks :
 
Nous vivons à une époque où certains donnent une idée fausse des croyances de ceux qu’ils appellent mormons et nous vilipendent même à cause d’elles. (Le Liahona, mai 2008, p. 28, 29)
 
 
Quentin L. Cook :
     
Les descriptions de l’Église et de sa doctrine sont souvent fausses, injustes et dures. Il faut reconnaître que certaines descriptions du christianisme en général sont aussi très dures. (Le Liahona, mai 2009, p. 34, 35, 36, 37)
 
 
Caricatures et descriptions sélectives
 
Joseph F. Smith (1838-1918) :
 
Il y en a qui ne disent que du mal des saints des derniers jours. Il y en a qui ferment les yeux devant toutes les vertus et toutes les bonnes choses qui se rattachent à cette œuvre des derniers jours, et déversent des flots de mensonges et de calomnies contre le peuple de Dieu. (Conference Report, octobre 1907, p. 5-6)
 
 
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :      
 
Parmi une vaste quantité d'informations, nos critiques semblent choisir et traiter celles qui ravalent et déconsidèrent des hommes et des femmes d'autrefois qui ont travaillé avec tant d'acharnement à poser les fondations de cette grande cause. Ceux qui lisent de tels écrits semblent goûter chaque point défavorable. Ce faisant, ils savourent simplement quelques miettes au lieu de profiter des nombreux plats d'un repas agréable et satisfaisant.
 
Nous reconnaissons que ceux qui nous ont précédés étaient humains. Sans aucun doute, ils ont commis des erreurs. Certains d'entre eux ont reconnu leurs erreurs. Mais ces erreurs étaient insignifiantes si on les compare à l'œuvre merveilleuse qu'ils ont accomplie.
 
Monter en épingle les erreurs en passant sur le bien accompli équivaut à faire une caricature. Les caricatures sont amusantes, mais elles sont souvent laides et malhonnêtes. Un homme peut avoir un défaut sur la joue et pourtant avoir un visage qui exprime la beauté et la force, mais si l'on met indûment l'accent sur ce défaut par rapport aux autres traits, le portrait manque d'intégrité.
 
 Il n'y a eu sur cette terre qu'un seul homme parfait. Le Seigneur s'est servi d'hommes imparfaits pour travailler à l'édification de sa société parfaite. Si certains ont parfois trébuché ou s'ils ont fait preuve de certaines faiblesses de caractère, il en est d'autant plus prodigieux qu'ils aient tant accompli.
 
Je ne crains pas la vérité. Je l'accueille avec joie. Tout ce que je veux, c'est que les faits restent dans le contexte qui leur est propre, avec l'accent porté sur les éléments qui expliquent le grand développement et la force de cette organisation. J'ai senti le besoin d'exprimer tout cela parce qu'il y a aujourd'hui des gens qui accentuent le négatif et semblent ignorer complètement la grande source d'inspiration de cette œuvre. (juin 1983, dans L’Étoile, février 1986, p. 10-11 ; L’Étoile, avril 1984, p. 90-91)
 
 
Marvin J. Ashton (1915-1994) :
 
Nos ennemis se plaisent à découvrir et à commenter les défauts humains de nos dirigeants passés et actuels plutôt que de reconnaître et d'apprécier les vérités qu'ils enseignent. Ils vont à l'arbre et, au lieu de jouir de ses fruits, ils montrent les griffures sur le tronc de l'arbre.
 
Il est triste, par exemple, que dans la vie de quelqu'un ou d'un groupe, on se rende à un match de football et que l'on juge les participants à la saleté et à la boue qui maculent leur uniforme au lieu de les juger sur le nombre de contre attaques ou de mètres de gagnés.
 
Dans la même optique, où est le plaisir pour ces mêmes personnes qui, assistant à un match de haut niveau, ne soutiendront et n'applaudiront pas le concurrent qui gagne, mais préféreront insister sur le fait que la vedette, quand elle était en train de faire ses études, à en croire le fruit de leurs recherches, a eu un devoir-retenue pour mauvaise conduite ? Malheur à ceux qui se repaissent de saleté et de répugnance au lieu de manger du fruit. (L’Étoile, avril 1984, p. 115-117)
 
 
Irrespect du sacré
 
Marvin J. Ashton (1915-1994) :
 
Nos ennemis deviennent plus hostiles chaque semaine. Ils semblent décidés non seulement à tromper ceux qui ne se sont pas engagés parmi nous mais à égarer même les élus. Ils critiquent nos dirigeants. Ils se moquent de ce que nous considérons comme sacré. Ils tournent en dérision les ordonnances et les alliances que nous savons être vraies et saintes.
 
Ne vous y trompez pas. On ne se moque pas de Dieu (voir Galates 6:7). (L’Étoile, avril 1984, p. 115-117)
 
 
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :
 
Il semble que nous ayons maintenant une grande armée de personnes pour nous critiquer. Certains paraissent vouloir essayer de nous détruire. Ils rabaissent ce que nous appelons divin. (L’Étoile, avril 1984, p. 90-91)
 
Nos critiques se moquent de ce qui est le plus sacré pour nous. Ils tournent en plaisanterie et en ridicule ce qui est parvenu du Tout-Puissant par la révélation. Tout homme qui essaie de plaisanter sur ce qui est sacré fait montre d’un grand défaut de caractère.
 
Honte à ceux qui s'abaissent à cela rien que pour s'amuser, et honte à ceux qui en sont témoins et qui rient. La courtoisie la plus élémentaire inspirerait un respect convenable envers ce qui est sacré pour son prochain et ses associés dans la société. (L’Étoile, avril 1984, p. 141)
 
 
Mépris
 
Brigham Young (1801-1877) :
 
Dieu a conduit son peuple dans diverses parties des États-Unis et on les montrés du doigt avec mépris. (Journal of Discourses, vol. 8, p. 66)
 
 
Joseph F. Smith (1838-1918) :
 
« Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait » (Jean 15:19). Les disciples de Jésus étaient son peuple élu, et parce qu’ils avaient été choisis par lui, le monde les haïssait.
 
Le mépris est l’héritage d’un peuple élu. Devons-nous par conséquent rechercher le mépris du monde ? Certainement pas. Cependant, nous ne devons pas nous laisser décourager parce qu’il nous est imposé sans que nous l’ayons cherché.
 
Le mépris du monde a été à ce point notre sort que nous n'avons aucune raison d'être découragés lorsqu'il vient, même sous ses formes virulentes. (Juvenile Instructor, vol. 39, août 1904, p. 464)
 
 
James E. Faust (1920-2007) :
 
La persévérance de Joseph Smith a rendu possible le rétablissement de toutes choses. Toute sa vie, il a été traité avec mépris et été l’objet de moqueries, dès le moment où il a raconté pour la première fois la Première Vision à un prédicateur d’une religion importante. (Le Liahona, mai 2005, p. 52)
 
 
Négation de toute dimension spirituelle
 
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :
 
Ceux qui nous critiquent ont perdu de vue la gloire et les prodiges de cette œuvre. Ils sont tellement occupés à nous trouver des fautes qu'ils ne voient pas la grandeur de l'œuvre du Seigneur. Ils ont perdu de vue l'étincelle spirituelle qui a jailli à Palmyra (New York) et qui maintenant allume des brasiers de foi d'un bout à l'autre de la terre, dans maints pays et en de nombreuses langues. Suivant la philosophie de l'humanisme qui ne reconnaît pas le besoin d'intervention divine, ils ne parviennent pas à comprendre que l'influence du Saint-Esprit a joué un rôle aussi important dans les actions de nos prédécesseurs que les procédés de la raison.
 
Je ne crains pas la vérité. Je l'accueille avec joie. Tout ce que je veux, c'est que les faits restent dans le contexte qui leur est propre, avec l'accent porté sur les éléments qui expliquent le grand développement et la force de cette organisation. J'ai senti le besoin d'exprimer tout cela parce qu'il y a aujourd'hui des gens qui accentuent le négatif et semblent ignorer complètement la grande source d'inspiration de cette œuvre.
 
Cela m'amène à dire quelques mots sur l'intellectualisme. Un érudit a exprimé un jour l'opinion que l'Église est ennemie de l'intellectualisme. S'il veut dire par intellectualisme la doctrine philosophique qui enseigne que la connaissance provient, totalement ou principalement, de la raison pure, et que la raison est le principe final de la réalité, alors oui, nous sommes opposés à une interprétation aussi étroite quand on l'applique à la religion. Une telle interprétation exclut le pouvoir que possède le Saint-Esprit de parler aux hommes et par l'intermédiaire des hommes.
 
Bien sûr nous croyons au développement de l'esprit, mais l'intellect n'est pas la seule source de connaissance. Il y a une promesse faite sous l'inspiration du Tout-Puissant, en ces termes remarquables : « Dieu vous donnera la connaissance par son Saint-Esprit, oui, par le don indicible du Saint-Esprit » (D&A 121:26).
 
Les humanistes qui critiquent l'œuvre du Seigneur, ceux qui se disent intellectuels qui la dénigrent, le font dans leur ignorance des manifestations spirituelles. Ils n'ont pas entendu la voix de l'Esprit. Ils ne l'ont pas entendue parce qu'ils ne l'ont pas cherchée et ne se sont pas préparés pour être dignes de l'entendre. Alors, supposant que la connaissance ne provient que du raisonnement et des exercices de la raison, ils nient ce qui provient de la puissance du Saint-Esprit.
 
Les choses de Dieu se comprennent par l'Esprit de Dieu. Cet Esprit est réel. Pour ceux qui ont bénéficié de sa puissance, la connaissance ainsi acquise est aussi réelle que celle provenant de l'exercice des cinq sens. Je rends témoignage de cela. Et je sais que la plupart des membres de l'Église peuvent aussi en rendre témoignage. (juin 1983, dans L’Étoile de février 1986, p. 10-11 ; L’Étoile, avril 1984, p. 90-91)
 
 
Quelques sujets de critiques
 
La Première Vision
Joseph Smith 
Le Livre de Mormon 
Manque de fondement scientifique 
Histoire de l’Église
Doctrine de l’Église 
    La Divinité 
    La Bible 
    La révélation continue 
État de chrétiens 
Oeuvre du temple 
Principes de l’Église 
Obéissance des membres de l’Église 
Statistiques de l’Église 
 
 
Activité non chrétienne et défaut de caractère 
 
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :   

Monter en épingle les erreurs en passant sur le bien accompli équivaut à faire une caricature. Les caricatures sont amusantes, mais elles sont souvent laides et malhonnêtes. Un homme peut avoir un défaut sur la joue et pourtant avoir un visage qui exprime la beauté et la force, mais si l'on met indûment l'accent sur ce défaut par rapport aux autres traits, le portrait manque d'intégrité.
 
Il y a aujourd'hui des gens qui accentuent le négatif et semblent ignorer complètement la grande source d'inspiration de cette œuvre. (juin 1983, dans L’Étoile, février 1986, p. 10-11 ; L’Étoile, avril 1984, p. 90-91)

Marvin J. Ashton (1915-1994) :
     
Il y a quelques semaines, je me dirigeais vers les jardins du temple où je devais rencontrer un ami, lorsqu'une jeune fille que je ne connaissais pas s'avança vers moi et dit : « Aimeriez-vous savoir quelle espèce de personnes sont vraiment les mormons ? »
 
Je répondis en disant que je croyais déjà savoir un peu ce qu'ils sont vraiment.
 
Ce à quoi l'interpellatrice rétorqua : « Ils ne vivent sûrement pas les enseignements de Jésus-Christ comme ils devraient le faire ».
 
Ma conclusion fut de dire : « Qui le fait ? »
 
En poursuivant mon chemin vers le centre d'accueil pour les visiteurs, je commençai à méditer les actions de ces personnes qui donnent de leur temps et dépensent de l'argent pour discréditer, embarrasser, ridiculiser et couvrir de honte ceux qui ont des sentiments religieux différents des leurs. Parfois ces actions peuvent unifier et affermir ceux qui sont attaqués. Cependant, dans certains cas, ils plantent des graines de discorde et en même temps les gens sont blessés par leurs calomnies.
 
Je doute que de telles actions puissent être qualifiées de chrétiennes. Jamais Jésus-Christ ne nous a encouragés à consacrer du temps à critiquer d'une manière destructrice et traumatisante. Son message visait à nous encourager à chercher, à apprendre et à proclamer tout ce qui est digne de louanges et de valeur quand nous sommes avec nos semblables. Seuls ceux qui sont animés d'un esprit vindicatif et acariâtre colportent les remarques négatives et indélicates.
 
Robert West a écrit : « Rien n'est plus facile que la critique. Il est inutile d'avoir du talent, de l'abnégation et de l'intelligence pour se lancer dans le commerce du grommellement » (Richard L. Evans’ Quote Book, Salt Lake City, Utah, Publishers Press, 1971, p. 221).
  
Aucune religion, aucun groupe ni aucune personne ne peut prospérer longtemps en critiquant toujours. Au monde et surtout aux membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, nous déclarons qu'il n'y a pas de temps pour la querelle. « Si quelqu'un croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son cœur, la religion de cet homme est vaine» (Jacques 1:26).
 
La religion pure comprend la capacité de chérir, d'édifier et de tendre l'autre joue au lieu de détruire. Heureux ceux qui s'efforcent de servir Dieu sans perdre de temps à le prendre en faute ou à prendre en faute ceux qui le servent.
 
Ceux qui comprennent bien les choses se rendent compte qu'il n'est pas réaliste d'attendre des autres la perfection que l'on ne peut pas trouver en soi.
 
« Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère : laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ?
 
« Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l'œil de ton frère » (Matthieu 7:3-5). (L’Étoile, avril 1983, p. 128-130)  
 
L’engagement total envers Dieu et ses voies ne nous laisse pas l’occasion de nous livrer à une critique destructive, à la rancune ni au dégoût immérité. Nous devons nous engager à marcher épaule contre épaule dans la bataille pour sauver des âmes, sans détruire, sans condamner et sans abaisser.
 
Comme nous l’avons mentionné plus tôt, à notre époque, il y en a beaucoup qui sèment la discorde. Avec des demi vérités et des demi scandales, ils tentent de mener les membres de l’Église de Jésus-Christ vers l’apostasie. Parfois je me demande à quel point il est chrétien de traiter quelqu’un d’autre d’impie quand nous parlons de son comportement. (L’Étoile, avril 1984, p. 115-117)
 
 
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :   

Il y en a certains qui considèrent comme leur mission d'abaisser et de détruire la foi des faibles avec le piètre argument que nous ne sommes pas chrétiens. Pour tous ceux-là, nous avons une réponse qui vient calmement : un vrai disciple du Christ, un disciple de celui qui a été le parangon de l'amour et de la miséricorde et de la considération, cherchera-t-il à en blesser un autre ? (L’Étoile, avril 1984, p. 141)
 
 
Boyd K. Packer :
 
L'opposition ne cesse pas. Il y a des mauvaises interprétations et des déformations de ce que nous sommes et de notre histoire. Certaines sont inspirées par la méchanceté et opposées sans nul doute aux enseignements de Jésus-Christ et à son Évangile. Il arrive que des ecclésiastiques, ou même des organisations religieuses s'opposent à nous. Ils font ce que nous ne ferons jamais. Nous n'attaquons, ni ne critiquons les autres, ni ne nous opposons à eux comme ils le font avec nous.     
 
Voici un vrai principe : on ne peut pas s'élever si l'on rabaisse les autres. (Le Liahona, novembre 2006, p. 87, 88)
 
 
Robert D. Hales :
 
Parfois, des personnes veulent que nous descendions des hauteurs pour les rejoindre pour un pugilat théologique dans la boue. Ces quelques personnes querelleuses n’aiment rien tant que chercher la bagarre en matière de religion, que ce soit sur l’Internet ou en personne. (Le Liahona, novembre 2008, p. 72-74)
 
Lorsque nous n’agissons pas bien ou lorsque nous sommes dominés par le scepticisme, le cynisme, la critique et l’irrévérence envers les gens et leurs croyances, l’Esprit ne peut pas être avec nous. Nous agissons alors comme ce que les prophètes appellent l’homme animal ou naturel. « Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge » (1 Corinthiens 2:14). (Le Liahona, novembre 2009, p. 31)
 
 
Une minorité
 
Brigham Young (1801-1877) :
 
À vrai dire, il n'y a qu'une petite minorité, par comparaison avec le nombre de personnes qui vivent, qui est acharnée contre le royaume de Dieu et cherche à le détruire. Une grande partie de la famille humaine est composée de gens honorables, qui aimeraient autant voir vivre le mormonisme qu'un autre « -isme ». (Journal of Discourses, vol. 11, p. 323)
 
 
Origine de l'opposition
 
Joseph Smith (1805-1844) :
 
L’opposition de ces hommes est suscitée par l’esprit de l’adversaire de la justice. (History of the Church, vol. 6, p. 498)
 
 
LeGrand Richards (1886-1983) :
 
Dès le moment où Joseph Smith, alors âgé de quatorze ans, annonça qu'il avait vu Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ dans une vision sacrée, les forces du mal se coalisèrent contre lui et contre ceux que leur foi amenait à embrasser la vérité rétablie. La raison pour laquelle il était ainsi persécuté et calomnié était une chose que le jeune Joseph Smith ne pouvait comprendre.
 
Pour pouvoir établir sa domination sur les royaumes du monde, le plan de Satan a été d'éliminer tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, peuvent saper son pouvoir. C'est pourquoi il incita les hommes à tuer les prophètes et les serviteurs du Seigneur aux ordres de qui il devait obéir. (Une œuvre merveilleuse et un prodige, 1950, chap. 28, p. 291, 293 de l'édition française de 1981)
     
 
James E. Faust (1920-2007) :
  
Puisque Satan est l’auteur de tout mal en ce monde, il est essentiel de comprendre que c’est lui qui suscite l’opposition à l’œuvre de Dieu. (Le Liahona, janvier 2007, p. 3)
 
 
Boyd K. Packer :
 
Lucifer, qui a été chassé de la présence de notre Père, est toujours à l’œuvre. Avec les anges qui l’ont suivi, il perturbera l’œuvre du Seigneur et essaiera de la détruire. (Le Liahona, novembre 2008, p. 88-91)
 
 
Ce que deviennent les opposant et leurs tentatives
 
Joseph Smith (1805-1844) :
 
Les ennemis de ce peuple ne se lasseront jamais de persécuter l’Église, jusqu’à ce qu’ils soient eux-mêmes anéantis. (History of the Church, vol. 5, p. 140-141)
 
 
Brigham Young (1801-1877) :
 
Lorsque les hommes agissent contre notre peuple, ils peuvent dépenser tout ce qu'ils possèdent et toutes leurs capacités, cela passera comme un son creux, et ils seront oubliés. (Journal of Discourses, vol. 3, p. 259).

De même que le cœur du pharaon s'endurcit, de même en sera-t-il des persécuteurs du peuple et des desseins de Dieu dans les derniers temps. (Journal of Discourses, vol. 10, p. 4).

Que les menteurs continuent à mentir et les jureurs à jurer, et ils iront à leur perte. (Journal of Discourses, vol. 19, p. 50)
 
 
Joseph F. Smith (1838-1918) :

Dieu s'occupera d'eux en son temps et à sa manière. (Conference Report, avril 1905, p. 6)
 
Il est écrit, et je crois que c'est vrai, que bien qu'il faille qu'il y ait des torts, malheur à ceux par qui ils viennent. Mais ils sont dans la main du Seigneur comme nous. Nous ne les accusons pas à tous cris. Nous sommes disposés à les laisser entre les mains du Tout-Puissant pour qu'il les traite comme bon lui semble. (Conference Report, avril 1908, p. 2-3)
 
Heber J. Grant (1856-1945) :
 
Nos ennemis n’ont jamais rien fait qui ait nui à l’œuvre de Dieu, et ils ne feront jamais rien de la sorte. Je regarde autour de moi, je lis, je réfléchis, et je me pose la question : Où sont les hommes influents, puissants et prestigieux qui ont lutté contre les saints des derniers jours ?… Où trouvons-nous des gens qui leur rendent hommage ? Ils sont introuvables… Où sont les hommes qui ont attaqué l’œuvre ? Où est leur influence ? Ils se sont dissipés comme la rosée au soleil. Nous n’avons rien à craindre, nous, saints des derniers jours. Dieu continuera de soutenir cette œuvre ; il soutient ce qui est juste. (Gospel Standards, p. 85-86)
 
 
Marvin J. Ashton (1915-1994) :
 
Aucune religion, aucun groupe ni aucune personne ne peut prospérer longtemps en critiquant toujours. (L’Étoile, avril 1983, p. 128-130)
 
 
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :
 
Il y a quelques années, j'ai reçu une lettre écrite par un évangélique qui attaquait amèrement le prophète Joseph Smith, en le traitant d'imposteur, de charlatan, de faux prophète et de menteur. Il disait aussi qu'il entreprenait une campagne pour répandre ses opinions. Je ne sais ce qu'il est advenu de l'œuvre de cet évangélique. Sans doute n'aura-t-elle eu pas grande envergure. Il arrive que ce genre de travail soit une pierre d'achoppement pour quelques faibles mais il ne fait qu'affermir les forts. Et longtemps après que cet homme et d'autres de son espèce auront sombré dans le silence, le nom de Joseph Smith continuera d'être honoré et aimé par un nombre toujours croissant de saints des derniers jours dans de plus en plus de nations. (L’Étoile, octobre 1984, p. 100-101, 105)
 
L'effort actuel de trouver quelque autre explication à l'organisation de l'Église, à l'origine du Livre de Mormon, et à la prêtrise avec ses clés et ses pouvoirs sera semblable à d'autres modes anti-mormones qui ont vu le jour, ont fleuri et se sont fanées. La vérité l'emportera. Et la connaissance de cette vérité vient par l'étude et l'effort. Oui. Mais elle vient surtout comme un don de Dieu à ceux qui cherchent avec foi. (L’Étoile, janvier 1988, p. 52) 
 
Méditez sur les déclarations venant de Dieu :
 
« Ce que moi, le Seigneur ai dit, je l'ai dit, et je ne me rétracte pas ; et même si les cieux et la terre passent, ma parole ne passera pas, mais s'accomplira entièrement, que ce soit par ma voix ou par la voix de mes prophètes, c'est tout un. Car voici, le Seigneur est Dieu, l'Esprit rend témoignage, le témoignage est vrai, et la vérité demeure pour toujours et à jamais » (D&A 1:38-39).
 
Quand des critiques se moquent de cette œuvre, quand des ennemis la tournent en dérision, quand des cyniques cherchent à en diminuer la valeur, alors cette affirmation sans précédent du Très-Haut me vient à l'esprit. Le Seigneur ne rétracte pas ce qu'il a dit ou fait.
 
Il tiendra chaque promesse, chaque prophétie s'accomplira, « et la vérité demeure pour toujours et à jamais » (D&A 1:39).  
 
La déclaration ayant trait aux plans diaboliques des ennemis de l'Église est de la même veine :
 
« Je ne souffrirai pas qu'ils détruisent mon œuvre ; oui, je leur montrerai que ma sagesse est plus grande que la ruse du diable » (D&A 10:43).
 
Au cours de ma vie, j'ai vu une grande part des dommages causés par ceux qui se complaisent à décrier cette œuvre et qui sont prêts à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour la détruire. Ces paroles importantes du Seigneur, données par révélation, m'ont apporté soutien et assurance, de la même façon que l'a fait l'affirmation du premier verset de la section 3 :
 
« On ne peut faire échouer les œuvres, les desseins et les intentions de Dieu, ni les réduire à néant ». (L’Étoile, août 1989, p. 3-4) 
 
L'Église est de plus en plus reconnue dans notre pays et à l'étranger pour ce qu'elle est véritablement. Il y a encore des gens, assez nombreux, qui critiquent et qui se rebellent, qui apostasient et élèvent la voix contre cette œuvre. Il y en a toujours eu. Ils déclament leur rôle en traversant la scène de la vie, puis on les oublie. Je suppose qu'il y en aura toujours tant que nous nous efforcerons de faire l'œuvre du Seigneur. Les gens honnêtes discerneront ce qui est vrai et ce qui est faux. (L’Étoile, juillet 1996, p. 90)
 
Tant de gens sont si gentils, généreux et bons dans ce qu'ils me disent et m'écrivent. Par contre, il y en a aussi quelques-uns qui n'aiment manifestement pas l'Église et semblent me détester tout à fait. C'est leur droit. Je n'éprouve aucune rancoeur à leur égard, seulement du regret, car je sais comment cela se terminera un jour.
 
Depuis soixante ans, je suis dans le bâtiment administratif de l'Église. Longtemps avant d'être Autorité générale j'ai connu les présidents de l'Église ainsi que les autres Autorités générales. Je n'ai pas tardé à me rendre compte que c'étaient des hommes, imparfaits dans certains détails. Mais je tiens à dire que j'ai su aussi que c'étaient les meilleurs hommes qu'on puisse trouver dans le monde. Eux aussi avaient des détracteurs. Eux aussi devaient faire face aux écrits et aux propos de mécontents et d'apostats. Mais l'on se souvient du nom de ces hommes avec appréciation, gratitude et respect, alors que le nom de leurs détracteurs est tombé dans l'oubli.
 
À l'époque où j'étais un jeune employé dans le bâtiment administratif, il m'a été demandé un jour par le président du Collège des Douze d'aller avec un compagnon porter une convocation à un tribunal de l'Église à un homme qui avait écrit plusieurs livres opposés à l'Église et très apostats. Il était membre d'un pieu de Californie, mais le président de pieu avait envoyé les papiers à Salt Lake City, car l'homme y habitait à ce moment-là.
 
Mon collègue et moi, anciens tous les deux, nous sommes rendus chez lui. Je lui ai expliqué la raison de notre visite. Il nous a fait entrer et nous a fait asseoir à l'autre extrémité de la pièce, loin de la porte. Il s'est mis devant la porte de manière à ce que nous ne puissions pas sortir avant qu'il ait déversé sa colère contre nous. Il nous a tenu des propos méchants et pervers. Il a proféré des menaces. Par bonheur, il n'a pas levé la main contre nous. Mon compagnon et moi n'étions pas très grands. Notre mission remplie, nous nous sommes dirigés vers la porte, l'avons ouverte et sommes partis.
 
Du vivant de cet homme, ses écrits étaient lus par beaucoup de gens qui partageaient ses vues apostates sur la doctrine. Ils étaient lus par beaucoup de gens qui acceptaient ses accusations contre certaines Autorités générales. Il avait tort sur les deux tableaux, mais il y avait des gens qui acceptaient ses écrits comme étant la vérité.
 
Par la suite, il a été excommunié de l'Église, et cela n'a fait qu'attiser sa colère. Au lieu de reconnaître ses erreurs, il a redoublé de mordant. Puis, soudain, sa popularité a décliné. Les gens semblaient ne plus s'intéresser à lui. Il est mort depuis longtemps. Je ne connais personne qui se souvienne de lui. Même le collègue qui m'a accompagné pour lui porter la convocation est décédé. Je crois être le seul parmi les gens que je connais qui se souvienne de son nom.
 
Il y a quelques personnes de son genre aujourd'hui. Nous en avons eu dans le passé, et nous en aurons à l'avenir. Elles gâchent leur vie à essayer de trouver quelque chose de répréhensible dans l'Église. Elles fouillent son histoire pour en extirper la moindre chose négative. Elles examinent les paroles des Autorités générales pour y trouver à redire. Il se peut même qu'elles m'accordent l'honneur douteux d'analyser ce que je vous dis ce soir. Je regrette qu'elles perdent ainsi leur temps. J'éprouve de la compassion pour elles, et je voudrais les persuader de changer de façon d'agir, de changer de perspective, de revenir dans l'Église et d'appliquer leurs talents à édifier le royaume. Mais je note chez elles peu de dispositions à le faire.
 
Je suppose qu'elles prennent plaisir à leur célébrité, mais elle prendra fin, et on ne se souviendra pas d'elles en bien. (L’Étoile, septembre 1996, p. 7-8)
 
 
Boyd K. Packer :
 
Les révélations nous disent : « Maudits sont tous ceux qui lèveront le talon contre mes oints, dit le Seigneur, et crient qu’ils ont péché, alors qu’ils n’ont pas péché devant moi, dit le Seigneur, mais ont fait ce qui était convenable à mes yeux et que je leur avais commandé » (D&A 121:16). En vérité, ils en subiront de très graves conséquences. (Le Liahona, mai 2005, p. 9)
 
 
David A. Bednar :
       
Nous, saints fidèles, avons été fortifiés par l’adversité et sommes les bénéficiaires des tendres miséricordes du Seigneur. Nous sommes allés de l’avant, avec la promesse suivante du Seigneur : « Je ne souffrirai pas qu'ils détruisent mon œuvre ; oui, je leur montrerai que ma sagesse est plus grande que la ruse du diable » (D&A 10:43). (Le Liahona, novembre 2009, p. 98, 99, 100)
 
 
Attitude des saints face aux opposants 
 
Joseph Smith (1805-1844) :
 
Le Livre de Mormon avait été publié depuis un certain temps maintenant et, comme l’avait prédit le prophète ancien à propos de ces choses, elles étaient regardées comme quelque chose d’étranger (voir Osée 8:12, ndlr). Sa parution avait causé une agitation peu ordinaire. Une grande opposition et beaucoup de persécutions avaient poursuivi ceux qui avaient cru à son authenticité. Mais maintenant que la vérité avait jailli de la terre et que la justice avait regardé du haut des cieux (voir Psaumes 85:11 et Moïse 7:62, ndlr), nous ne craignions pas nos agresseurs, sachant que la vérité et la justice étaient de notre côté, sachant que nous avions le Père et le Fils parce que nous avions les enseignements du Christ, auxquels nous étions fidèles ; par conséquent, nous avons continué à prêcher et à informer tous ceux qui étaient prêts à nous écouter. (History of the Church, vol. 1, p. 84)
 
 Ne croyez pas que notre cœur défaille comme si d’étranges choses nous étaient arrivées (voir 1 Pierre 4:12, ndlr), car nous avons vu et avons été informés de toutes ces choses avant, et nous avons l’assurance d’une meilleure espérance que celle de nos persécuteurs.
 
Le Sauveur a dit : ‘Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales, mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive’. Il a dit encore : ‘Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez- vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous’.
 
Maintenant, chers frères, si quelqu’un a le droit de réclamer l’accomplissement de cette promesse, c’est bien nous, car nous savons que non seulement le monde nous hait, mais qu’il raconte toutes sortes de méchancetés mensongères, simplement parce que nous nous efforçons d’enseigner la plénitude de l’Évangile de Jésus-Christ.
 
Et maintenant, mes chers frères bien aimés (et quand que dis frères, je veux dire tous ceux qui sont restés fidèles au Christ, hommes, femmes et enfants), nous vous exhortons au nom du Seigneur Jésus à être forts dans la foi en la nouvelle alliance éternelle, et de ne craindre nullement vos ennemis. Tenez bon, jusqu’à la mort même, car Jésus-Christ a dit : ‘Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera’. (History of the Church, vol. 3, p. 227-229)
 
 
Joseph Smith (1805-1844) et ses conseillers dans la Première Présidence :
 
Ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui nous arrive, de la fournaise qui est au milieu de nous pour nous éprouver. Souvenez-vous que nous avons tous part aux mêmes souffrances (voir 1 Pierre 4:12-13, ndlr). Réjouissons-nous donc de nos souffrances par lesquelles nous sommes élevés à la perfection comme elles ont élevé à la perfection le Prince de notre salut (voir Hébreux 2:10). Que votre cœur et le cœur des saints soient consolés à votre sujet, qu’ils soient transportés d’allégresse, parce que notre récompense sera grande dans les cieux ; car c’est ainsi que les méchants ont persécuté les prophètes qui ont été avant nous (voir Matthieu 5:11-12, ndlr). (Enseignements des présidents de l'Église, 2007, p. 404-405)
 
   
Brigham Young (1801-1877) :
 
Réjouissez-vous donc et priez sans cesse, et rendez grâces en tout, même si c'est dans la destruction de vos biens, car c'est la main de Dieu qui nous conduit et continuera à le faire. (Journal of Discourses, vol. 1, p. 279).
 
C'est lorsque nous avons ce que l'on appelle des épreuves que nous sommes le plus heureux ; car alors, l'Esprit du Seigneur est accordé d'une manière plus abondante aux fidèles. (Journal of Discourses, vol. 5, p. 332)
 
Nous n'avons pas suffisamment d'influence et de pouvoir pour réfuter les mensonges que l'on diffuse sur nous. Nous devons nous reposer sur Dieu, qui règne dans les cieux. Notre confiance repose en lui, qui a créé les cieux, formé la terre, suscité ses enfants sur la terre et donné l'intelligence qu'ils possèdent. (Journal of Discourses, vol. 13, p. 177)
 
Pour ce qui est des épreuves, ma foi, l'homme ou la femme qui jouit de l'esprit de notre religion n'a pas d'épreuves. Libérez-vous du joug de l'ennemi et prenez sur vous celui du Christ, et vous direz que son joug est doux et son fardeau léger. Cela, je le sais par expérience. (Journal of Discourses, vol. 16, p. 123).
 
Je dis aux saints des derniers jours : Tout ce que nous avons à faire, c’est nous instruire sur Dieu. Que les menteurs continuent à mentir et les jureurs à jurer, et ils iront à leur perte. Tout ce que nous avons à faire, c’est de continuer vers l’avant et vers le haut et garder les commandements de notre Père et Dieu, et il confondra nos ennemis. (Journal of Discourses, vol. 19, p. 50)

John Taylor (1808-1887) :
Ne vous préoccupez pas du monde ni de ce que les autres disent ou font, car ils ne peuvent faire que ce que le Seigneur leur permet de faire. (Deseret News, 31 août 1880, p. 1)

Wilford Woodruff (1807-1898) :

Je souhaite dire aux saints des derniers jours que tout ce que nous avons à faire c’est d’être fidèles, de garder les commandements du Seigneur, d’être humbles, de l’invoquer avec ferveur et tout ira bien pour nous. (Millennial Star, 22 août 1892, p. 532)
 
 
Joseph F. Smith (1838-1918) :

Chaque jour, il convient que nous accomplissions notre devoir et vivions notre religion. Servons toujours le Seigneur en droiture et il sera notre Père et notre Ami, et nos ennemis n’auront aucun pouvoir sur nous. (Deseret News, 8 août 1884, p. 1)
 
Nous pardonnons à ceux qui nous offensent. Ceux qui ont dit du mal de nous, qui nous ont calomniés devant le monde, nous n’avons à leur égard aucune rancune dans le cœur. Nous disons : Que Dieu juge entre eux et nous ; qu’il les récompense selon leurs actes.
 
Nous leur offrirons notre amitié et nous les accueillerons parmi nous s’ils se repentent de leurs péchés, viennent au Seigneur et vivent. Quelque méchants qu’ils aient été, quelque sottement qu’ils aient agi, s’ils s’en repentent, nous les recevrons les bras ouverts et nous ferons tout ce que nous pourrons pour les aider. (Conference Report, avril 1902, p. 86)
 
Le mépris est l’héritage d’un peuple élu. Devons-nous par conséquent rechercher le mépris du monde ? Certainement pas. Cependant, nous ne devons pas nous laisser décourager parce qu’il nous est imposé sans que nous l’ayons cherché.
 
 Le mépris du monde a été à ce point notre sort que nous n'avons aucune raison d'être découragés lorsqu'il vient, même sous ses formes virulentes.
 
Le danger ne réside pas tellement dans notre caractère particulier que dans la disposition de beaucoup des nôtres à rechercher la popularité à tout prix. (Juvenile Instructor, vol. 39, août 1904, p. 464)
 
Dieu s'occupera d'eux en son temps et à sa manière, et il nous suffit de faire notre devoir, de garder nous-mêmes la foi, d'accomplir nous-mêmes des actes de justice dans le monde et de laisser les conséquences entre les mains de celui qui gouverne tout pour le bien de ceux qui l'aiment et gardent ses commandements. (Conference Report, avril 1905, p. 6)
      
Que le Seigneur ait pitié de ceux qui cherchent à faire du mal à la cause de Sion.
 
Je demande miséricorde pour mes ennemis : ceux qui mentent à mon sujet, qui me calomnient et disent faussement toute sorte de mal contre moi. En retour, je supplie Dieu, mon Père céleste, d’avoir pitié d’eux, car ceux qui le font, ne sachant pas ce qu’ils font, sont seulement séduits, et ceux qui le font en toute connaissance ont certainement besoin avant tout de la miséricorde, de la compassion et de la pitié de Dieu.
 
Que Dieu ait pitié d’eux. Qu’il leur fasse miséricorde. Je ne voudrais pour rien au monde toucher à un cheveu de leur tête. Je ne voudrais pas mettre d'obstacle sur leur chemin vers la prospérité. Non, et je supplie mes frères de ne pas toucher aux ennemis de notre peuple et à ceux qui... calomnient et mentent contre les serviteurs du Seigneur.
 
Ayez pitié d’eux. Ne les touchez pas car c’est cela qu’ils voudraient. Laissez-les tranquilles. Laissez-les aller. Donnez-leur la liberté de parole qu'ils désirent. Laissez-les raconter leur propre histoire et écrire leur propre condamnation. Nous pouvons nous le permettre. Ils ne nous font pas de mal, et si cela leur procure un amusement quelconque, grand bien leur fasse. (Conference Report, octobre 1905, p. 95)
 
Nous ne faisons pas la guerre contre les principes des autres ; nous ne faisons pas la guerre contre leurs Églises ni contre leurs croyances religieuses. Nous n’en avons pas l’intention, et cela ne fait pas partie de notre mission. (Improvement Era, p. août 1906, p. 808-809)
 
Nous ne sommes pas découragés, nous ne sommes pas abattus, nous ne sommes pas déprimés. Nous croyons au Seigneur et nous savons... que ce n'est pas grâce à la sagesse des hommes que nous avons échappé aux complots, aux plans et aux machinations de nos ennemis et qu'il nous a été permis de vivre et de progresser dans le pays, de devenir ce que nous sommes, mais c'est grâce à la sagesse, à la miséricorde et à la bénédiction de celui qui préside aux destinées non seulement des hommes mais aussi des pays. (Conference Report, octobre 1906, p. 2)
 
      Il y a des ennemis de l’œuvre du Seigneur comme il y a eu des ennemis du Fils de Dieu.
 
Je leur pardonne. Je les laisse entre les mains du juge équitable. Qu'il les traite comme il lui semblera bon. (Conference Report, octobre 1907, p. 5-6)
 
Il est écrit, et je crois que c'est vrai, que bien qu'il faille qu'il y ait des torts, malheur à ceux par qui ils viennent. Mais ils sont dans la main du Seigneur comme nous. Nous ne les accusons pas à tous cris. Nous sommes disposés à les laisser entre les mains du Tout-Puissant pour qu'il les traite comme bon lui semble.
 
Dieu s’occupera d'eux en son temps et à sa manière, et il nous suffit de faire notre devoir, de garder nous-mêmes la foi, d’accomplir nous-mêmes des actes de justice dans le monde et de laisser les conséquences entre les mains de celui qui gouverne tout pour le bien de ceux qui l’aiment et gardent ses commandements. (Conference Report, avril 1908, p. 2-3) 

Pour ma part, je ne crains pas l’influence de nos ennemis de l’extérieur autant que je crains celle de ceux de l’intérieur... comme le sont un grand nombre de faiblesses de notre nature humaine déchue... Ce sont là les ennemis contre lesquels nous devons lutter ; ce sont les plus grands que nous ayons à combattre dans le monde, et ils sont les plus difficiles à vaincre... Notre tâche est de dominer nos passions, de vaincre nos ennemis intérieurs et de veiller à ce que notre cœur soit droit aux yeux du Seigneur, qu’il ne contienne rien de nature à affliger son Esprit et à nous écarter du chemin du devoir. (Gospel Doctrine, chap. 18, dernier paragraphe)


Joseph Fielding Smith (1876-1972) :

Aujourd'hui, nous subissons les attaques de personnes mal intentionnées qui s'efforcent... de détruire le témoignage des membres de l'Église, et beaucoup... sont en danger du fait de leur manque de compréhension et parce qu'ils ne recherchent pas l'aide de l'Esprit... Le Seigneur a commandé que les membres... soient diligents... et étudient... les vérités fondamentales de l'Évangile... Chaque personne baptisée peut avoir un témoignage ferme... mais il... faiblira et finira par disparaître faute... d'étude, d'obéissance et d'efforts diligents pour connaître et comprendre la vérité. (Conference Report, octobre 1963, p. 22)
 
 
Marvin J. Ashton (1915-1994) :
 
Il y a quelques mois, certains de nos missionnaires dans une île lointaine du Pacifique sud apprirent que j'allais bientôt rendre visite à cet endroit pendant deux ou trois jours. Lorsque j'arrivai les missionnaires m'attendaient avec impatience pour me communiquer de la documentation anti-mormone que l'on diffusait dans leur secteur. Ils étaient énervés par les accusations et étaient avides d'envisager des représailles.
 
Les missionnaires étaient assis au bord de leur chaise, tandis que je lisais les calomnies et les fausses déclarations publiées par un pasteur qui apparemment se sentait menacé par leur présence et leurs succès. En lisant la brochure contenant les affirmations méchantes et ridicules, je me mis à sourire, à la grande surprise de mes jeunes collaborateurs. Lorsque j'eus fini, ils demandèrent : « Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Quelle est la meilleure façon de contrecarrer ces mensonges ? »
 
Je répondis : « À l'auteur de ces propos, nous ne faisons rien. »
 
Il y a des gens et des organisations qui essaient de nous inciter aux querelles à coup de calomnies, d'insinuations et de classifications inconvenantes. Ce serait un manque de sagesse de notre part dans la société d'aujourd'hui que de nous laisser énerver, déconcerter ou offenser parce que d'autres semblent trouver plaisir à énoncer faussement notre position ou l'orientation de nos efforts. Nos principes, notre niveau ne seront pas inférieurs à ce qu'ils sont à cause de ce que disent les chercheurs de querelles. Notre tâche est d'expliquer notre position par la raison, la persuasion amicale et des faits précis. Il nous appartient de rester fermes et inexorables en ce qui concerne les questions morales de notre époque et les principes éternels de l'Évangile, mais nous ne devons nous quereller avec aucun homme ni aucune organisation.
 
Il est extrêmement important de savoir marquer son désaccord sans être désagréable. Il faut que nous soyons tous en mesure de prendre part à des discussions quant aux faits et à une étude valable, mais jamais dans des disputes et des querelles.
 
Si Satan peut réussir à susciter chez nous l'habitude de nous disputer, de nous quereller et de contester, il lui est plus facile de nous entraîner dans les péchés plus graves qui peuvent nous faire perdre notre vie éternelle. Un esprit querelleur peut influencer presque tous les aspects de notre vie. Une lettre furieuse écrite à la hâte peut nous hanter parfois pendant des années. Quelques mots malavisés dits inconsidérément peuvent détruire un mariage, une amitié ou empêcher les progrès d'une communauté. (L’Étoile, octobre 1978, p. 8-15) 
 
 
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :
 
Nous vivons dans une société qui se nourrit de critiques. Écrivains dans les journaux et commentateurs ne vivent que de critiques et l’on en trouve trop chez nos membres. Critiquer est si facile et il faut savoir se discipliner pour y résister. Mais si en tant que peuple, nous nous édifions et nous nous soutenons mutuellement, le Seigneur nous accordera la force de résister aux tempêtes et de poursuivre notre progression à travers toutes les adversités. L'ennemi de la vérité voudrait nous diviser et cultiver en nous la critique qui, si nous lui permettons de l'emporter, ne fera que nous décourager de poursuivre ce but donné par Dieu. Nous ne pouvons nous permettre de laisser ceci se produire. Nous devons nous rapprocher et nous épauler, le fort aidant le faible, ceux qui ont beaucoup aidant ceux qui ont peu. Si nous nous conduisons ainsi, aucun pouvoir de la terre ne pourra arrêter cette œuvre.
 
Nous devons progresser avec foi. Voici ce que le Seigneur dit à ses saints à une époque encore plus difficile : « Ne craignez donc point, petit troupeau ; faites le bien, laissez la terre et l'enfer s'unir contre vous, car si vous êtes édifiés sur mon roc, ils ne peuvent vaincre... Tournez-vous vers moi dans chacune de vos pensées ; ne doutez pas, ne craignez pas » (D&A 6:34, 36).
 
Je vous exhorte à penser au tout dans son ensemble et à cesser de vous soucier des petites imperfections. Abraham Lincoln était un homme dégingandé au visage allongé et taillé à coups de serpe. Beaucoup ne virent que les imperfections de son aspect. D'autres se moquèrent de sa façon de marcher et regardèrent si bas qu'ils ne virent jamais la vraie grandeur de cet homme. Cette vision élargie ne fut perçue que par ceux qui virent le personnage dans son entier : corps, intelligence et esprit, alors qu'il était à la tête d'une nation divisée à son heure la plus sombre, la liant « sans malveillance envers quiconque, avec de la charité pour tous, avec fermeté dans le droit que Dieu » lui inspira de voir (Deuxième discours inaugural).
 
Il existe bien sûr des aberrations dans notre histoire. Si nous cherchons bien, nous pouvons trouver des défauts dans la vie de tous les hommes, sans oublier celle de nos dirigeants, passés et présents. Mais ils ne sont que fortuits par rapport à l'importance de leur service et à la grandeur de leurs contributions.
 
Gardez à l'esprit le tout dans son ensemble car cette cause est aussi importante que toute l'humanité et aussi large que toute l'éternité. Il s’agit de l’Église et du royaume de Dieu. (L’Étoile, octobre 1982, p. 96-97)
 
 
Marvin J. Ashton (1915-1994) :
     
Que l'on murmure ou que l'on crie vulgairement les accusations, les insinuations, les calomnies ou les mensonges, l'Évangile de Jésus-Christ nous rappelle que nous ne devons pas rendre la pareille ou avoir l'esprit de querelle. « Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu » (Jacques 1:19, 20).
 
Au monde et surtout aux membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, nous déclarons qu'il n'y a pas de temps pour la querelle.
 
Le poète Robert Frost a défini un jour l'éducation comme « le pouvoir d'écouter presque tout, sans perdre son calme ou la confiance en soi ». Il est probable qu'il y aura toujours autour de nous des anti-mormons. Nous encourageons donc tous nos membres à refuser de devenir anti-anti-mormons. Selon les paroles sages du passé, pouvons-nous « vivre et laisser vivre » ? (Johann Schiller, in The Home Book of Quotations, New York, Dodd, Mead & Company, 1935, p. 1119).
 
Certainement, l'un des droits sacrés que Dieu nous a donnés, c'est celui de choisir notre attitude dans n'importe quelle situation donnée. Nous pouvons laisser les événements qui nous entourent déterminer nos actions ou nous pouvons personnellement assumer et régler notre vie en utilisant comme directives les principes de la religion pure.
 
Il me semble qu'il n'y a jamais eu dans l'histoire de période où il a été plus important pour nous d'être engagés dans la religion pure telle qu'elle est enseignée par le Sauveur. Cette religion ne consiste pas à rendre la pareille ou à échanger des mauvaises actions ou des paroles dures. La religion pure comprend la capacité de chérir, d'édifier et de tendre l'autre joue au lieu de détruire. (L’Étoile, avril 1983, p. 128-130) 
 

Gordon B. Hinckley (1910-2008) :

Nous vivons à une époque où le monde entier est agité. Nous passons de temps en temps par des périodes difficiles. Ne désespérez pas. N'abandonnez pas. Attendez le soleil qui brille derrière les nuages.

Ne permettez pas aux prophètes de malheur de mettre votre potentiel en péril.
J'exhorte chacun de nous à continuer de mettre notre coeur au diapason de l'Esprit. Si nous le faisons, notre vie en sera enrichie. Nous nous sentirons vraiment de la famille de Dieu notre Père éternel. Nous connaîtrons une douce joie que l'on ne peut connaître autrement.
 
Ne nous laissons pas prendre au piège des arguments trompeurs du monde, lesquels, pour la plupart, sont négatifs et produisent des fruits amers. Allons de l'avant avec foi dans l'avenir, en parlant avec optimisme et en manifestant de l'assurance. Si nous le faisons, nous communiquerons notre force aux autres.

      Le Sauveur traversait la foule lorsqu'une femme qui était malade depuis longtemps toucha son vêtement. Il s'aperçut qu'une force était sortie de lui. Cette force avait été communiquée à la femme. Qu'il en soit ainsi de chacun de nous.

      Le Seigneur dit à Pierre : « Simon, Simon, Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé. Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas, et toi, quand tu seras revenu (à moi) affermis tes frères » (Luc 22:31, 32).

Ne nous abandonnons pas à l'attitude négative qui est si commune à notre époque. Il y a dans ce monde tant de douceur, tant de décence et tant de beauté sur lesquelles on peut édifier. Nous avons accepté l'Évangile de Jésus-Christ. Évangile signifie « bonne nouvelle » ! Le message du Seigneur est un message d'espérance et de salut ! La voix du Seigneur publie de bonnes nouvelles ! L'oeuvre du Seigneur est une oeuvre de réalisations glorieuses !

      En une heure sombre et troublée, le Seigneur a dit à ceux qu'il aimait : « Que votre coeur ne se trouble pas et ne s'alarme pas » (Jean 14:27).

      Ces paroles célèbres, qui inspirent la confiance, sont comme un phare pour chacun de nous. En lui nous pouvons vraiment mettre toute notre foi. Car il ne nous fera jamais défaut, ni lui ni ses promesses. (juin 1983, dans L'Étoile, février 1986)
 
 
La Première Présidence :
 
Nous vous rappelons que parmi les bénédictions des membres de l'Église, il y a le don du Saint-Esprit qui est conféré à chaque personne au moment de la confirmation. Les membres et les dirigeants qui vivent fidèlement les principes de l'Évangile de Jésus-Christ jouiront de ce don. Nous sommes certains que si vous répondez dans un esprit de prière et d'humilité, vous aurez l'inspiration. (Lettre de la Première Présidence, le 1er décembre 1983)
 
 
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :
 
Ne tombez pas dans le piège de la sagesse du monde qui, dans sa majeure partie, est négative et qui produit rarement, si jamais, de bons fruits. Veillez plutôt à regarder vers Dieu, et à vivre (voir Alma 37:47).
 
Frères, l'Église est vraie. Ceux qui la dirigent n'ont qu'un seul désir et c'est de faire la volonté du Seigneur. Ils cherchent sa direction en toutes choses. Il n'y a pas de décision importante affectant l'Église qui soit prise sans que l'on prie à ce propos, en allant à la source de toute sagesse pour obtenir des conseils. Suivez les dirigeants de l'Église. Dieu ne permettra pas que l'on égare son œuvre.
 
Frères, si nous sommes dignes de son inspiration, il n'y aura jamais de doute dans notre esprit à propos de la vérité de cette œuvre et de la grande mission de ce royaume. (L’Étoile, avril 1984, p. 90-91)
 
 
Marvin J. Ashton (1915-1994) :
 
Notre intention n'est pas de nous quereller ni de demander notre temps égal de réponse. Nous invitons les dissidents ainsi que tous les autres à ouvrir les yeux et à voir les beautés et les choses intéressantes à la disposition de ceux qui suivent la voie tracée par Jésus et qui cherchent le bien.
 
Ceux qui sont fermement engagés à vivre l’Évangile de Jésus-Christ ne seront pas confus, confondus ni égarés. (L’Étoile, avril 1984, p. 115-117)
 
 
Bruce R. McConkie (1915-1985) :

      L'Église est comme une grande caravane : organisée, préparée, suivant un trajet prévu, avec ses capitaines de dix et ses capitaines de cent à leur place. Qu'importe si quelques chiens aboient sur les talons des voyageurs fatigués ou si les prédateurs réclament ceux qui tombent sur le bord du chemin ? La caravane passe.

      Rencontre-t-elle un ravin à traverser, des sables mouvants, une côte abrupte ? Peu importe. Les bœufs sont forts et les chefs d'attelage connaissent leur tâche. La caravane passe.

      Des tempêtes se déchaînent-elles sur le chemin, des inondations emportent-elles les ponts, doit-on franchir des déserts et passer des fleuves à gué ? C'est la vie dans ce monde déchu. La caravane passe.

      Devant nous se trouve la cité céleste, la Sion éternelle de notre Dieu, où tous ceux qui conservent leur position dans la caravane seront rassasiés, désaltérés et trouveront du repos. Dieu soit loué, la caravane passe ! (L'Étoile, avril 1985, p. 70)


Gordon B. Hinckley (1910-2008) :
     
      Comme la plupart d'entre vous le savent, ces quatre ou cinq dernières années, nous avons vécu un épisode intéressant de l'histoire de l'Église. Deux lettres nous sont tombées entre les mains qui ont été saisies par les médias quand nous les avons annoncées. On les a répercutées dans le monde entier comme des preuves écrites venant remettre en question l'authenticité de l'Église. Quand nous les avons annoncées, nous avons déclaré qu'elles n'avaient rien à voir avec les bases de notre histoire. Mais certains, dotés d'une foi limitée, vraisemblablement toujours prompts à accepter ce qui est négatif, ont pris les affirmations et les extrapolations des médias pour argent comptant. Je me rappelle la lettre de quelqu'un qui a demandé que son nom soit rayé des registres de l'Église parce qu'il ne pouvait plus croire en une Église qui avait à voir avec l'expérience de la salamandre.
 
Aujourd'hui, comme vous le savez, ces lettres ainsi que d'autres documents ont été reconnus par leurs auteurs comme étant des faux et s'inscrivaient dans un plan mauvais et pervers qui a abouti à l'assassinat de deux personnes.
 
Je me demande ce qu'ont pensé ceux dont la foi a été ébranlée, depuis que le faussaire a confessé son crime.
 
Mais je m'empresse d'ajouter qu'une vaste majorité de membres de l'Église, à l'exception d'un tout petit nombre, ne se sont pas arrêtés à cela et ont continué à servir fidèlement, en vivant selon la conviction fermement enracinée dans la connaissance qui vient de la puissance du Saint-Esprit. Ils ont su alors comme ils savent maintenant que Dieu veille sur cette œuvre, que Jésus-Christ est à la tête de cette Église, qu'elle est vraie et que le bonheur et la progression viennent du fait de suivre ses préceptes et ses enseignements.   
 
Ma prière constante en faveur de l'Église entière est la suivante : Seigneur, augmente notre foi, afin de nous élever au-dessus des faibles détracteurs de ta grande et sainte œuvre. Donne-nous une volonté plus ferme. Accorde-nous d'édifier et d'agrandir ton royaume selon ton grand commandement, afin que cet Évangile puisse être prêché dans le monde entier en témoignage à toutes les nations. (L’Étoile, janvier 1988, p. 52) 
 
 
Ezra Taft Benson (1899-1994) :
 
Nous devons utiliser le Livre de Mormon pour réfuter les objections contre l'Église.
 
Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ se sont révélés à Joseph Smith dans une vision merveilleuse. Joseph Smith a parlé de cet événement glorieux à un pasteur. Il a eu la surprise d'entendre celui-ci dire que les visions ou les révélations n'existaient plus de nos jours, que tout cela avait cessé (voir Joseph Smith, Histoire, 21).
 
Cette réflexion symbolise pratiquement toutes les objections qui ont été et sont faites contre l'Église par des non-membres et des dissidents : ils ne croient pas que Dieu révèle sa volonté aujourd'hui à l'Église par des prophètes.
 
Toutes les objections peuvent être ramenées à la question de savoir si Joseph Smith et ses successeurs étaient et sont des prophètes de Dieu recevant la révélation divine.
 
Le fait que nous avons ou non aujourd'hui des prophètes et la révélation dépend de la véracité du Livre de Mormon.
 
Par conséquent, le problème majeur que doit résoudre pour lui-même l'objecteur, c'est de savoir si le Livre de Mormon est vrai.
 
Pour la plupart des gens, si le Livre de Mormon est vrai, alors Jésus est le Christ, Joseph Smith était son prophète, l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est vraie, et elle est dirigée aujourd'hui par un prophète qui reçoit la révélation. (L'Étoile, mai 1988, p. 3, 6)
 
 
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :
 
Il y a des gens qui se sont fait une mission d'essayer de détruire l'œuvre du Seigneur. Il en a toujours été ainsi depuis le début des temps, et à présent, plus que jamais, nous faisons l'objet d'accusations, de mensonges et de sous-entendus conçus pour mettre l'œuvre et les dirigeants dans l'embarras. La réaction naturelle serait de se défendre vigoureusement, de poursuivre en justice ces diffamateurs. Mais quand on ressent ces sentiments, les paroles du Maître guérisseur se font aussi entendre : « Vous avez entendu qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent » (Mt 5:43, 44).
 
La plupart d'entre nous ne sont pas encore arrivés à ce niveau de compassion, d'amour et de pardon. Ce n'est pas facile. Cela exige une discipline presque surhumaine. Mais en faisant des efforts, nous découvrons qu'il y a un baume en Galaad, qu'il y a une source de guérison, qu'il y a un grand pouvoir de guérison en Christ, et que si nous voulons être vraiment ses serviteurs, nous devons appliquer ce pouvoir de guérison non seulement aux autres, mais aussi et surtout à nous-même. (L’Étoile, janvier 1989, p. 51) 
 
Nos détracteurs dans notre pays et à l'étranger nous observent. Dans leurs efforts pour nous prendre en défaut, ils écoutent chacune de nos paroles dans l'espoir de nous prendre au piège. Il pourra arriver que nous trébuchions de temps à autre. Mais cela ne constituera pas un obstacle matériel pour l'œuvre. Nous nous relèverons quand nous tomberons et nous continuerons d'avancer.
 
Nous n'avons rien à craindre. Nous avons tout à gagner. Dieu est à la barre. Nous lui demanderons de nous guider. Nous écouterons la petite voix tranquille de la révélation. Et nous avancerons selon ses indications. (L’Étoile, juillet 1997, p. 95) 

James E. Faust (1920-2007) :
 
La persévérance de Joseph Smith a rendu possible le rétablissement de toutes choses. Toute sa vie, il a été traité avec mépris et été l’objet de moqueries, dès le moment où il a raconté pour la première fois la Première Vision à un prédicateur d’une religion importante. Mais il n’a jamais vacillé, et il nous a laissé son témoignage inébranlable. (Le Liahona, mai 2005, p. 52)
 
 
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :

      Nous n’avons pas le désir de nous quereller avec qui que ce soit. Nous enseignons l’Évangile de paix. Mais nous ne pouvons pas renoncer à la parole du Seigneur telle qu’elle nous est parvenue par l’intermédiaire des hommes que nous avons soutenus comme prophètes.

      Sans querelle, sans dispute, sans offense, restons fermes, avançant pour édifier le royaume de Dieu. Si nous rencontrons des obstacles, surmontons-les calmement. Vainquons le mal en faisant le bien. (Le Liahona, janvier 2005, p. 5)

      Ne nous appesantissons pas sur la critique ni sur ce qui est négatif. Prions pour avoir de la force ; prions pour avoir la capacité et le désir d’aider autrui. Rayonnons de la lumière de l’Évangile en tout temps et en tout lieu, afin que l’Esprit du Rédempteur puisse émaner de nous.
 
      Mes frères, comme le Seigneur l’a dit à Josué, fortifiez-vous et prenez courage, ne vous effrayez pas et ne vous épouvantez pas, car l’Éternel, votre Dieu, sera avec vous partout où vous irez (voir Josué 1:9). (Le Liahona, mai 2006, p. 61)
 
 
Boyd K. Packer :
 
      L'opposition ne cesse pas. Il y a des mauvaises interprétations et des déformations de ce que nous sommes et de notre histoire. Certaines sont inspirées par la méchanceté et opposées sans nul doute aux enseignements de Jésus-Christ et à son Évangile. Il arrive que des ecclésiastiques, ou même des organisations religieuses s'opposent à nous. Ils font ce que nous ne ferons jamais. Nous n'attaquons, ni ne critiquons les autres, ni ne nous opposons à eux comme ils le font avec nous.
 
      Défendez de plein gré l’histoire de l’Église et n’ayez point honte de l’Évangile de Jésus-Christ « car c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » (Romains 1:16). Défendez de grand coeur l’histoire de l’Église.
 
      Nous ferons face aux difficultés, car nous ne pouvons les éviter, et enseignerons l’Évangile de Jésus-Christ et enseignerons le Christ disant qu’il est notre Sauveur, notre refuge et notre rédempteur. (Le Liahona, novembre 2006, p. 87, 88)
 
 
Jeffrey R. Holland : 
 
      Nous n’avons pas à nous excuser de notre foi, mais nous ne voudrions pas être mal compris.
 
      Nous n’avons pas pour objectif de rabaisser la croyance de qui que ce soit ni la doctrine de quelque religion que ce soit. Nous respectons la doctrine de chacun comme nous demandons qu’on respecte la nôtre. (Le Liahona, novembre 2007, p. 40, 41, 42)
 
 
Dallin H. Oaks :
 
Nous vivons à une époque où certains donnent une idée fausse des croyances de ceux qu’ils appellent mormons et nous vilipendent même à cause d’elles. Devant ces déformations, nous avons le devoir de parler franchement pour expliquer notre doctrine et nos croyances. C’est à nous de déclarer nos croyances au lieu de laisser à d’autres le dernier mot pour les déformer.
 
Nous ne devons jamais être autoritaires, véhéments ou injurieux. Comme l’a enseigné l’apôtre Paul, nous devons professer la vérité avec amour (voir Éphésiens 4:15). (Le Liahona, mai 2008, p. 28, 29)
 
 
Robert D. Hales :
 
La mise en cause et la critique de nos croyances est l’une des grandes épreuves de la vie sur terre.
 
Certains pensent à tort que des réponses telles que le silence, la douceur, le pardon et un humble témoignage sont un signe de passivité ou de faiblesse. Mais, aimer nos ennemis, bénir ceux qui nous maudissent, faire du bien à ceux qui nous haïssent et prier pour ceux qui nous maltraitent et nous persécutent exige de la foi, de la force et surtout le courage d’un chrétien.
 
Nous répondons à nos accusateurs sans les accuser en retour. Ce n’est pas de la faiblesse. C’est le courage d’un chrétien.
 
Avec les années, nous apprenons que les contestations à l’égard de notre foi ne sont pas nouvelles et qu’elles ne vont pas disparaître de si tôt. Mais les vrais disciples du Christ voient des possibilités au milieu de l’opposition.
 
Le Sauveur a dit : « Celui qui a l’esprit de querelle n’est pas de moi » (3 Néphi 11:29). Il est encore plus regrettable pour un membre de l’Église de réagir à ce genre d’accusation d’une façon non chrétienne que pour l’Église d’être accusée de ne pas être une Église chrétienne.
 
Notre Père céleste est certainement attristé – et le diable se réjouit – lorsque nous débattons d’une façon agressive de nos différences doctrinales avec nos voisins chrétiens.
 
En tant que vrais disciples, notre souci principal doit être le bien-être des autres et non la volonté d’avoir raison.
 
Comme le Sauveur l’a montré avec Hérode, quelquefois, les vrais disciples doivent faire preuve du courage d’un chrétien en ne disant rien.
 
Parfois, des personnes veulent que nous descendions des hauteurs pour les rejoindre pour un pugilat théologique dans la boue. Ces quelques personnes querelleuses n’aiment rien tant que chercher la bagarre en matière de religion, que ce soit sur l’Internet ou en personne. Il vaut toujours mieux rester sur les hauteurs du respect mutuel et de l’amour.
 
Nous avons un grand ouvrage à exécuter et il ne se fera pas si nous nous permettons de nous arrêter, de nous quereller et d’être distraits. (Le Liahona, novembre 2008, p. 72-74)
 
 
Boyd K. Packer :
 
Lucifer, qui a été chassé de la présence de notre Père, est toujours à l’œuvre. Avec les anges qui l’ont suivi, il perturbera l’œuvre du Seigneur et essaiera de la détruire.
 
Mais nous tiendrons ferme. Nous allons nous ancrer, en tant que familles et en tant qu’Église, à ces principes et à ces ordonnances. Quelles que soient les épreuves qui nous attendent, et elles seront nombreuses, nous devons rester fidèles. (Le Liahona, novembre 2008, p. 88-91)
 
 
Quentin L. Cook :
 
En dépit de l’importance de nos différences doctrinales avec les autres confessions, notre attitude envers elles a été de nous abstenir de les critiquer. Elles font beaucoup de bien. Elles bénissent l’humanité. Beaucoup d’entre elles aident leurs membres à connaître le Sauveur et ses enseignements. (Le Liahona, mai 2009, p. 34, 35, 36, 37)
 
 
Thomas S. Monson :
 
Rien ne plairait plus à l’adversaire que de vous voir laisser les moqueries et les critiques envers l’Église vous amener à mettre vos croyances en question et à douter. Si vous le nourrissez constamment, votre témoignage vous gardera en sécurité. (Réunion générale des Jeunes Filles, 28 mars 2009, Le Liahona, mai 2009, p. 126)
 
 
David A. Bednar :
 
Nous, saints fidèles, sommes allés de l’avant, avec la promesse suivante du Seigneur : « Je ne souffrirai pas qu'ils détruisent mon œuvre ; oui, je leur montrerai que ma sagesse est plus grande que la ruse du diable » (D&A 10:43).
 
Nous ne devons pas être surpris par les efforts de Satan pour contrarier ou discréditer le culte et l’œuvre du temple.
 
Nous rencontrons actuellement et rencontrerons encore de grandes oppositions à l’œuvre du Seigneur. Mais, comme les pionniers qui ont trouvé le lieu que Dieu leur avait préparé, nous pouvons prendre courage et nous recouvrir du bouclier, sachant que Dieu sera notre soutien (voir Cantiques, n° 18). (Le Liahona, novembre 2009, p. 98, 99, 100)
 
 
Neil L. Andersen :
 
Dans le Livre de Mormon, il est question de la vision de l’arbre de vie donnée à Léhi.
 
Un ange expliqua que les railleries, les moqueries, les doigts pointés avec mépris représentaient l’orgueil et la sagesse du monde (voir 1 Néphi 11:35-36 ; 12:18-19).
 
Léhi dit tout simplement : « Nous ne fîmes pas attention à eux » (1 Néphi 8:33).
 
Malheureusement, il y en eut d’autres dont le courage faiblit. L’Écriture dit : « Après avoir goûté du fruit, ils furent honteux à cause de ceux qui se moquaient d’eux ; et ils tombèrent dans des sentiers interdits et se perdirent » (1 Néphi 8:28).
 
Il peut y avoir des moments où nous nous sentons mal à l’aise lorsque le mépris se moque et rejette ce qui est sacré pour nous. Le président Monson a donné ce conseil : « Si votre témoignage n’est pas fermement enraciné, il vous sera difficile de résister aux moqueries des gens qui s’attaqueront à votre foi » (Le Liahona, mai 2009, p. 126).
 
Néphi a dit : « Nous ne fîmes pas attention à eux » (1 Néphi 8:33). Paul nous a donné cette exhortation : « Ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné… N’aie donc point honte du témoignage à rendre à notre Seigneur » (2 Timothée 1:7-8).
 
Le Seigneur a dit : « Tu peux choisir par toi-même » (Moïse 3:17). Je vous promets que, si vous faites le choix de ne pas être offensés ou d’avoir honte, vous sentirez son amour et son approbation. Vous saurez que vous être en train de devenir plus semblables à lui (voir 1 Néphi 19:9).    
 
Comprendrons-nous tout ? Non, naturellement. Nous mettrons certains problèmes de côté ; nous les comprendrons plus tard.
     
Serons-nous parfois étonnés de voir la colère que quelques-uns éprouvent à l’égard de l’Église du Seigneur et leurs efforts pour profiter de la foi chancelante des faibles (voir 2 Néphi 28:20) ? Oui. Mais cela n’empêchera ni la croissance ni la destinée de l’Église, ni ne gênera la progression spirituelle de chacun de nous qui sommes disciples du Seigneur Jésus-Christ.
     
Le président Monson a promis : « Votre témoignage, si vous le nourrissez constamment, vous assurera la sécurité » (Le Liahona, mai 2009, p. 126).
 
Nous enfonçons profondément nos racines spirituelles en nous faisant quotidiennement un festin des paroles du Christ dans les Écritures. Nous faisons confiance aux paroles des prophètes vivants placés devant nous pour nous montrer la voie. Nous prions sans relâche et nous écoutons le murmure doux et léger du Saint-Esprit qui apaise notre âme et nous guide. (Le Liahona, novembre 2010, p. 40-42) 
 
Dieter F. Uchtdorf :
 
J’ai toujours aimé faire du sport ou regarder une manifestation sportive. Mais j’avoue qu’il y a des moments où le manque de courtoisie dans le sport est gênant. Comment se fait-il que des être humains normalement gentils et compatissants deviennent si intolérants et pleins de haine face à une équipe adverse et à ses supporters ?
 
J’ai vu des supporters rabaisser et diaboliser leurs rivaux. Ils cherchent la moindre faute pour l’amplifier. Ils justifient leur haine par des généralisations à l’emporte-pièce qu’ils appliquent à quiconque est lié à l’équipe d’en face. Si la malchance touche l’adversaire, ils s’en réjouissent.
 
Frères, de nos jours nous voyons malheureusement trop souvent le même genre d’attitude et de comportement s’étendre au discours public sur la politique, l’ethnie et la religion.
 
Mes chers frères de la prêtrise, amis et disciples bien-aimés du doux Christ, ne devons-nous pas faire mieux que cela ? En tant que détenteurs de la prêtrise, nous devons nous rendre compte que tous les enfants de Dieu portent le même maillot. Notre équipe est celle de la fraternité des hommes. Cette vie dans la condition mortelle est notre terrain de sport. Notre but est d’apprendre à aimer Dieu et d’éprouver le même amour à l’égard de nos semblables. Nous sommes ici pour obéir à sa loi et établir le royaume de Dieu. Nous sommes ici pour construire, édifier, traiter équitablement et encourager tous les enfants de notre Père céleste. (Le Liahona, novembre 2010, p. 56)


Dallin H. Oaks :

Nous restons soumis à l’alliance d’aimer Dieu et de garder ses commandements et de nous abstenir de servir d’autres dieux ou d’autres priorités, mêmes celles qui deviennent de plus en plus populaires à notre époque. Dans cette détermination nous risquons d’être mal compris et nous pouvons être accusés de fanatisme, être victimes de discrimination ou devoir affronter des incursions contre notre libre exercice de la religion. Si c’est le cas, je pense que nous devons nous souvenir de notre première priorité, servir Dieu, et, tout comme nos prédécesseurs, les pionniers, tirer nos charrettes à bras personnelles avec le même courage qu’ils ont démontré. (Le Liahona, novembre 2013, p. 75)


Jeffrey R. Holland :

Si ce n’est pas déjà le cas, il vous arrivera de vous trouver dans des situations où vous devrez défendre votre foi ou peut-être même subir des attaques personnelles, simplement parce que vous êtes membres de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Ces situations vous demanderont du courage et de la courtoisie.

Défendez vos croyances avec courtoisie et compassion, mais défendez-les. (Le Liahona, mai 2014, p. 6)


Russel M. Nelson :

Face à des sujets à controverse, nous devons d’abord rechercher l’aide de Dieu. (Le Liahona, mai 2014, p. 30)


Neil L. Andersen :

Jésus a dit : « Bénissez ceux qui vous maudissent... priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent » (Matthieu 5:44). Faisons preuve de gentillesse envers les personnes qui critiquent Joseph Smith, sachant dans notre for intérieur que Joseph était un prophète de Dieu et étant réconfortés parce que nous savons que Moroni l’avait prédit (voir Joseph Smith, Histoire 1:33).

Comment devrions-nous répondre à quelqu’un qui s’interroge sincèrement sur les commentaires négatifs qu’il entend ou lit au sujet de Joseph Smith, le prophète ? Bien entendu, nous accueillons toujours bien les questions honnêtes et sincères.

Aux questions sur la personnalité de Joseph, nous pouvons répondre par les paroles des milliers de personnes qui l’ont connu personnellement et ont donné leur vie pour l’œuvre qu’il a contribué à établir. John Taylor, qui reçu quatre balles quand les émeutiers tuèrent Joseph, déclara plus tard : « Je témoigne devant Dieu, devant les anges et devant les hommes, que [Joseph] était un homme bon, respectable et vertueux, [...] qu’il était irréprochable, en public comme en privé, et qu’il a vécu et est mort en homme de Dieu. » (Enseignements des présidents de l’Église : John Taylor, 2001, p. 83 ; voir aussi Doctrine et Alliances 135:3)

À quiconque cherche sincèrement, nous pouvons rappeler que les informations publiées sur l'Internet n’ont pas de filtre de vérité. Aussi convaincantes soient-elles, certaines informations ne sont tout simplement pas vraies.

Il y a quelques années j’ai lu un article du magazine Time qui parlait d’une lettre qu’on avait récemment découverte, prétendument écrite par Martin Harris, et qui contredisait le récit de Joseph Smith concernant la découverte des plaques du Livre de Mormon (Time, 20 mai , 1985, p. 44). Quelques membres ont quitté l’Église à cause de ce document (voir Ensign, novembre 1987, p. 52). Hélas, ils sont partis trop vite. Des mois plus tard, des experts ont découvert (et le faussaire a confessé) que la lettre était un faux (voir Richard E. Turley Jr., Victims : The LDS Church and the Mark Hofmann Case, 1992). Il est tout à fait normal de questionner ce qu’on entend dans les nouvelles, mais on ne doit jamais douter du témoignage des prophètes de Dieu.
 
Nous pouvons rappeler à celui qui recherche sincèrement que certains renseignements sur Joseph Smith, bien que vrais, peuvent être présentés complètement en dehors de leur contexte historique. Russell M. Nelson a illustré ce point. Il a dit : « J’étais assistant du gouvernement américain au centre de contrôle des épidémies à Atlanta (Géorgie). Un jour, après nos réunions, attendant qu’un taxi m’amène à l’aéroport, je me suis allongé sur la pelouse pour profiter des quelques rayons de soleil, avant de retrouver le temps hivernal de l’Utah [...]. J’ai reçu plus tard par courrier une photo prise par un photographe avec un télé-objectif, saisissant ce moment de détente sur la pelouse avec la légende « consultant gouvernemental au centre national de contrôle des épidémies ». La photo était vraie, la légende aussi, mais la vérité était utilisée pour donner une impression fausse » (Ensign, janvier 1986, p. 71). Ne rejetons pas quelque chose que nous savons être vrai à cause de quelque chose que nous ne comprenons pas encore.

Nous pouvons rappeler à celui qui recherche sincèrement que Joseph n’était pas le seul à avoir vu des anges. Les témoins du Livre de Mormon ont écrit : « Nous déclarons, en toute sincérité, qu’un ange de Dieu est venu du ciel et [...] nous avons contemplé et vu les plaques » (Livre de Mormon, Témoignage de trois témoins). Nous pouvons citer beaucoup d’autres témoins (voir Joseph Smith, Histoire 1:71, note de bas de page ; voir aussi Doctrine et Alliances 76:23). (Le Liahona, novembre 2014).


Dallin H. Oaks :

Les disciples du Christ doivent être des exemples de civilité. Nous devons aimer tous les gens, savoir les écouter et témoigner de l’intérêt pour leurs croyances sincères. Nous pouvons être en désaccord, mais nous ne devons pas être désagréables. Nos prises de position et nos déclarations portant sur des sujets controversés ne doivent pas être animées d’un esprit de querelle. Nous devons faire preuve de circonspection quand nous expliquons et défendons notre position et exerçons notre influence. Ce faisant, nous demandons que les autres ne soient pas offensés par nos croyances religieuses sincères et le libre exercice de notre religion. Nous recommandons à tous d’appliquer la Règle d’or du Sauveur : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux » (Matthieu 7:12).

Quand notre point de vue ne l’emporte pas, nous devons accepter de bonne grâce les résultats qui ne sont pas en notre faveur et faire preuve de courtoisie envers nos adversaires. Nous devons être en toutes circonstances des personnes de bonne volonté envers tous. (Le Liahona, novembre 2014).


David A. Bednar :

Faites preuve de courage et d'audace mais pas d'arrogance lorsque vous soutenez et défendez nos croyances, et évitez les querelles. (Le Liahona, janvier 2015, p. 17)
 
 
Pas de réponse à chaque allégation
 
Boyd K. Packer :
 
Ne soyez pas déconcertés si vous ne pouvez pas expliquer toutes les insinuations de l’apostat ni déjouer toutes les attaques des ennemis de l’Église du Seigneur. En temps voulu, vous pourrez confondre les méchants et inspirer les gens honnêtes. (L’Étoile, juillet 1983, p. 35-36)
 
 
Ezra Taft Benson (1899-1994) :
 
Nous ne sommes pas tenus de répondre à toutes les objections. (L'Étoile, mai 1988, p. 3, 6)
 
 
Le témoignage ne peut être nié
 
Dallin H. Oaks :
 
N’importe qui peut être en désaccord avec notre témoignage personnel mais personne ne peut le nier. (Le Liahona, mai 2008, p. 28, 29)
 
 
Forces positives invisibles
 
Henry B. Eyring :
 
Comme pour le serviteur d’Élisée (2 Rois 6:15-17), ceux qui sont avec vous sont en plus grand nombre que ceux que vous voyez contre vous. Certains de ceux qui sont avec vous seront invisibles à vos yeux mortels. (Le Liahona, novembre 2008, p. 58) 
 
 
Réaction des gens honnêtes et intelligents parmi le public
 
Joseph F. Smith (1838-1918) :
 
Nous remercions Dieu de sa miséricorde et de ses bénédictions. Et je ne sais pas si nous ne devons pas une certaine reconnaissance à ceux qui se sont opposés avec cruauté à l'œuvre du Seigneur. Car c'est au cœur de toute leur opposition et de leur lutte amère contre notre peuple que le Seigneur a développé sa puissance et sa sagesse et qu'il a porté son peuple plus complètement à la connaissance et à la faveur des gens intelligents de la terre. Par les moyens mêmes que ceux qui sont opposés à l'Église ont employés, il a fait du bien à Sion. (Conference Report, avril 1908, p. 2-3)
 
 
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :
 
L'Église est de plus en plus reconnue dans notre pays et à l'étranger pour ce qu'elle est véritablement. Il y a encore des gens, assez nombreux, qui critiquent et qui se rebellent, qui apostasient et élèvent la voix contre cette œuvre. Il y en a toujours eu. Ils déclament leur rôle en traversant la scène de la vie, puis on les oublie. Je suppose qu'il y en aura toujours tant que nous nous efforcerons de faire l'œuvre du Seigneur. Les gens honnêtes discerneront ce qui est vrai et ce qui est faux. (L’Étoile, juillet 1996, p. 90)


L'opposition dans l'avenir

Boyd K. Packer :
 
Lucifer, qui a été chassé de la présence de notre Père, est toujours à l’œuvre. Avec les anges qui l’ont suivi, il perturbera l’œuvre du Seigneur et essaiera de la détruire. (Le Liahona, novembre 2008, p. 88-91)

Robert D. Hales :
 
La mise en cause et la critique de nos croyances est l’une des grandes épreuves de la vie sur terre.
 
Avec les années, nous apprenons que les contestations à l’égard de notre foi ne sont pas nouvelles et qu’elles ne vont pas disparaître de si tôt. Mais les vrais disciples du Christ voient des possibilités au milieu de l’opposition. (Le Liahona, novembre 2008, p. 72-74)

Ces dernières décennies, les malentendus et les persécutions intenses qu'ont connus les premiers saints ont en grande partie été épargnés à l'Église. Cela ne sera pas toujours le cas. (Le Liahona, novembre 2013, p. 7)

Dallin H. Oaks :

    Nous restons soumis à l’alliance d’aimer Dieu et de garder ses commandements et de nous abstenir de servir d’autres dieux ou d’autres priorités, mêmes celles qui deviennent de plus en plus populaires à notre époque. Dans cette détermination nous risquons d’être mal compris et nous pouvons être accusés de fanatisme, être victimes de discrimination ou devoir affronter des incursions contre notre libre exercice de la religion. Si c’est le cas, je pense que nous devons nous souvenir de notre première priorité, servir Dieu, et, tout comme nos prédécesseurs, les pionniers, tirer nos charrettes à bras personnelles avec le même courage qu’ils ont démontré. (Le Liahona, novembre 2013, p. 75)

Neil L. Andersen :

Les commentaires négatifs au sujet de Joseph Smith, le prophète, augmenteront au fur et à mesure que nous nous approcherons de la seconde venue du Sauveur. Les demi-vérités et les tromperies subtiles ne diminueront pas. (Le Liahona, novembre 2014)


Avenir de l’Église

Joseph Smith (1805-1844) :

L’enfer peut bien répandre sa rage comme la lave incandescente du Vésuve ou de l’Etna, ou de la plus effrayante montagne en feu ; mais le mormonisme tiendra. L’eau, le feu, la vérité et Dieu sont autant de réalités. La vérité est le mormonisme. Dieu en est l’auteur. (History of the Church, vol. 3, p. 296-298)
 
L’étendard de la vérité a été dressé ; aucune main impie ne peut empêcher l’œuvre de progresser ; les persécutions peuvent faire rage, les émeutiers peuvent s’attrouper, les armées s’assembler, la calomnie diffamer, mais la vérité de Dieu ira de l’avant hardiment, noblement et indépendante, jusqu’à ce qu’elle ait pénétré tout continent, visité tous les climats, balayé tous les pays et résonné à toutes les oreilles, jusqu’à ce que les desseins de Dieu soient accomplis et que le grand Jéhovah dise que l’œuvre est accomplie. (Times and Seasons, 1er mars 1842, p. 709 ; History of the Church, vol. 4, p. 540)


Brigham Young (1801-1877) :
 
Le royaume continuera à augmenter, à grandir, à se répandre et à prospérer de plus en plus. Chaque fois que ses ennemis entreprendront de le renverser, il s'étendra davantage et deviendra plus puissant ; au lieu de diminuer, il continuera à augmenter, il se répandra d'autant plus et deviendra plus merveilleux et plus visible aux yeux des nations, jusqu'à ce qu'il remplisse la terre entière. (Journal of Discourses, vol. 1, p. 203)

Voilà vingt-sept ans que la guerre est déclarée aux saints, et nos ennemis ne se sont repliés que pour reprendre des forces et trouver des prétextes pour lancer d'autres attaques. Cet esprit s'accroîtra-t-il ? Si oui, et si nous aimons notre religion, laissez-moi vous dire que nous nous accroîtrons plus rapidement que nos ennemis. (Journal of Discourses, vol. 5, p. 340)

 
Heber J. Grant (1856-1945) :
 
L’Église ne connaîtra pas l’échec. Elle est établie pour la dernière fois, elle ne sera jamais donnée à un autre peuple ni ne sera jamais détruite. (Gospel Standards, p. 87)
 
Cette œuvre appelée mormonisme est l’Évangile de Jésus-Christ, notre Rédempteur, et elle est le plan de vie et de salut ; et toute l’incrédulité du monde, toute l’opposition du monde entier ne peuvent l’arrêter. Dieu l’a établie et elle ira toujours de l’avant jusqu’à ce qu’elle accomplisse sa destinée. (Conference Report, octobre 1923, p. 161)
 
 
Joseph F. Smith (1838-1918) :
 
Notre Église ne court aucun danger de la part de l’opposition et des persécutions de l’extérieur. Il y a plus à craindre de la négligence, du péché et de l’indifférence de l’intérieur. Si nous faisons le bien, tout sera bien, le Dieu de nos pères nous soutiendra et toute opposition ne fera que répandre davantage la connaissance de la vérité. (Gospel Doctrine, p. 413-414)
 
 
George Albert Smith (1870-1951) :
 
Les personnes qui se méprennent sur nous nous connaîtront mieux. Celles qui croient que nos motifs sont égoïstes se détromperont et nos frères et sœurs du monde, qui souhaitent connaître la vérité et désirent savoir ce que le Seigneur veut d’eux, auront le cœur touché et accepteront l’Évangile. Sion se lèvera, brillera et deviendra la gloire de la terre entière. Ainsi l’a décrété le Seigneur Dieu d’Israël. (Conference Report, avril 1906, p. 58)


Bruce R. McConkie (1915-1985) :

Nous prophétisons que cette grande œuvre des derniers jours sortira victorieuse, que le grand Dieu guidera les destinées de son peuple, que ce royaume de Dieu qui est édifié maintenant sur terre remplira toute la terre jusqu'à ce que le royaume des cieux arrive, jusqu'à ce que le Seigneur Jésus-Christ vienne de nouveau dans les nuées du ciel pour régner avec gloire parmi ses saints des derniers jours. (L'Étoile, mai 1980, p. 92)
 
 
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :

Il y a quelques années, j'ai reçu une lettre écrite par un évangélique qui attaquait amèrement le prophète Joseph Smith, en le traitant d'imposteur, de charlatan, de faux prophète et de menteur. Il disait aussi qu'il entreprenait une campagne pour répandre ses opinions. Je ne sais ce qu'il est advenu de l'œuvre de cet évangélique. Sans doute n'aura-t-elle eu pas grande envergure. Il arrive que ce genre de travail soit une pierre d'achoppement pour quelques faibles mais il ne fait qu'affermir les forts. Et longtemps après que cet homme et d'autres de son espèce auront sombré dans le silence, le nom de Joseph Smith continuera d'être honoré et aimé par un nombre toujours croissant de saints des derniers jours dans de plus en plus de nations.

L'Église n'a jamais fait marche arrière depuis son organisation en 1830, et elle ne le fera jamais. C'est la petite pierre qui s'est détachée de la montagne sans le secours d'aucune main. Elle roulera et remplira toute la terre (voir Daniel 2:44, 45). (L’Étoile, octobre 1984, p. 100-101, 105)
 
Nos détracteurs dans notre pays et à l'étranger nous observent. Dans leurs efforts pour nous prendre en défaut, ils écoutent chacune de nos paroles dans l'espoir de nous prendre au piège. Il pourra arriver que nous trébuchions de temps à autre. Mais cela ne constituera pas un obstacle matériel pour l'œuvre. Nous nous relèverons quand nous tomberons et nous continuerons d'avancer.      
 
Son Église ne sera pas égarée. Ne le craignez pas. S'il y avait chez ses dirigeants quelque disposition à égarer l'Église, Dieu les ôterait. (L’Étoile, juillet 1997, p. 95) 
 
C’est l’œuvre de Dieu. Elle continuera de grandir sur la terre, influençant en bien la vie de milliers et de milliers de personnes dont le cœur sera sensible au message de la vérité. Aucun pouvoir sous les cieux ne peut l’arrêter. (Le Liahona, janvier 2005, p. 5)
 
 
Boyd K. Packer :
 
Aucune main impure ne peut arrêter la progression de cette œuvre. (Le Liahona, mai 2004, p. 80)
 
Cette Église prospèrera. Elle triomphera. J'en ai l'assurance. (Le Liahona, novembre 2006, p. 87, 88)
 
 
James E. Faust (1920-2007) :
 
À l’avenir, l’opposition sera à la fois plus insidieuse et plus flagrante. Elle sera travestie de plus de raffinement et de ruse, mais elle sera également plus criante. Nous devrons avoir une plus grande spiritualité pour discerner toutes les formes du mal et avoir plus de force pour y résister. Mais les déceptions et les revers de fortune pour l’œuvre de Dieu n’auront qu’un temps, car elle ira de l’avant (voir D&A 3:1 ; 65:2). (Le Liahona, janvier 2007)
 
 
Russel M. Ballard : 
 
C’est l’œuvre de Dieu, et elle n’échouera pas. (Le Liahona, novembre 2008, p. 83)
 
 
Neil L. Andersen :
 
Serons-nous parfois étonnés de voir la colère que quelques-uns éprouvent à l’égard de l’Église du Seigneur et leurs efforts pour profiter de la foi chancelante des faibles ? Oui. Mais cela n’empêchera ni la croissance ni la destinée de l’Église, ni ne gênera la progression spirituelle de chacun de nous qui sommes disciples du Seigneur Jésus-Christ. (Le Liahona, mai 2009, p. 126) 
 
 
Boyd K. Packer :
 
Quels que soient l’opposition ou les guerres, les bruits de guerres et tremblements de terre en divers lieux, aucun pouvoir ni influence ne peut arrêter cette œuvre. (Le Liahona, mai 2011, p. 33)


Thomas S. Monson :

Cette grande cause continuera d’aller de l’avant et, ce faisant, de changer des vies et d’apporter des bénédictions.

Aucune force dans le monde ne peut arrêter l’œuvre de Dieu. Quoi qu’il arrive, cette noble cause ira de l’avant. (Le Liahona, mai 2012, p. 4–5)


Neil L. Andersen :

Des jours grands et merveilleux nous attendent. (Le Liahona, novembre 2014)

 

Mise à jour : 14/04/2015