Joseph Smith par ceux qui l’ont connu

 

 

 


Personnalité

Étude

Orateur

Pédagogue

Missionnaire

Don de prophétie

Révélation divine

Inspiration

Don de traduction

Don de guérison

Relations familiales

Bienveillance et compassion

Dirigeant

Miséricorde

Succession

Martyre

Mission divine

 

 

Personnalité

 

      Parley P. Pratt, membre du Collège des douze apôtres :

     

      « Le président Smith était grand et bien bâti, fort et actif. Il avait le teint clair, les cheveux blonds, les yeux bleus, très peu de barbe et une expression bien particulière… Son visage était toujours doux, affable, rayonnant d’intelligence et de bienveillance. Il avait également l’expression de quelqu’un qui s’intéresse et un sourire inconscient ou une bonne humeur inconsciente et il était entièrement dépourvu de toute retenue ou d’affectation de gravité. Son regard avait quelque chose de serein et de pénétrant, comme s’il perçait au plus profond du coeur humain, contemplait l’éternité, traversait les cieux et appréhendait tous les mondes.

 

      Il était doté d’une hardiesse et d’une indépendance de caractère pleines de noblesse. Il avait une conduite décontractée et familière. Sa réprimande était aussi terrible que celle d’un lion, sa bienveillance aussi immense que l’océan et son intelligence universelle. » (Autobiography of Parley P. Pratt, éd. Parley P. Pratt, fils, 1938, p. 45-46)

 

      Mary Alice Cannon Lambert, convertie anglaise qui émigra à Nauvoo en 1843 :

 

      « Je vis Joseph Smith pour la première fois au printemps de 1843. Lorsque le bateau dans lequel nous remontions le Mississippi atteignit le débarcadère de Nauvoo, plusieurs frères dirigeants étaient là pour rencontrer le groupe de saints qui était arrivé. Joseph Smith, le prophète, faisait partie de ces frères. Je le reconnus à l’instant même où mes yeux se posèrent sur lui et, à ce moment précis, je reçus le témoignage qu’il était prophète de Dieu… Personne ne me l’indiqua. Je le reconnus parmi tous les autres hommes et, toute jeune que j’étais (je n’avais que quatorze ans), je sus que je voyais un prophète de Dieu. (Young Woman’s Journal, décembre 1905, p. 554)

 

      Benjamin F. Johnson, ami intime et secrétaire personnel de Joseph Smith :

 

      « Joseph Smith, le prophète, était un ami fidèle, longanime, noble et loyal… Il était socialement un compagnon doté de grands dons : il était gentil, généreux, enjoué… Pour s’amuser, il lui arrivait de lutter avec un ami ou plus souvent de tester sa force avec quelqu’un d’autre en s’asseyant par terre, les pieds contre les pieds de l’autre et un bâton à la main entre eux. Mais il n’a jamais trouvé d’adversaire à sa hauteur. Il n’était pas rare qu’il plaisante, qu’il pose des rébus [en se servant d’images pour représenter des mots], qu’il fasse des vers, etc. Mais, plus souvent, il demandait que l’on chante un ou plusieurs de ses chants favoris… Mais, quoique sociable et même bon vivant parfois, il ne permettait pas qu’on soit arrogant ni qu’on prenne trop de libertés. » (Lettre de Benjamin F. Johnson à George F. Gibbs, 1903, p. 6-8 ; Benjamin Franklin Johnson, Papers, 1852-1911, Archives de l’Église)

 

      Mary Isabella Horne :

 

      « Il dégageait un grand pouvoir d’attraction qui lui gagnait toutes les personnes qu’il rencontrait » (« Testimony of Sister M. Isabella Horne », Woman’s Exponent, juin 1910, p. 6).

 

      George W. Taggart, qui vivait à Nauvoo :

 

      « Il ne prétendait pas être un homme sans faiblesse ni erreur. C’était un homme qu’on ne pouvait s’empêcher d’aimer… Il n’était pas orgueilleux non plus comme beaucoup le croient, mais était au contraire très amical avec toute personne correcte. » (Lettre de George W. Taggart à ses frères au New Hampshire, 10 septembre 1843, Nauvoo, en Illinois ; Albert Taggart, Correspondance, 1842-1848 et 1860, Archives de l’Église).

 

      William Clayton, converti anglais qui se trouvait à Nauvoo :

 

      « Vraiment, j’aimerais lui ressembler. » (Lettre de William Clayton adressée le 10 décembre 1840 aux membres de l’Église de Manchester, en Angleterre, Archives de l’Église).

 

      Brigham Young, deuxième président de l’Église :

 

      « Je ne crois pas qu’aucun homme vivant sur la terre l’ait mieux connu que moi et j’ose affirmer que, hormis Jésus-christ, aucun homme meilleur n’a jamais vécu ni ne vit sur cette terre. Je suis son témoin. » (Deseret News, 27 août 1862, p. 65).

 

      Lucy Mack Smith, mère du prophète, qui était présente lorsqu’un jour où le prophète rendait visite à ses parents à Far West, un groupe de miliciens armés entra et a annonça qu’ils étaient venus pour le tuer pour un crime supposé :

 

      « Il leur sourit et, s’avançant vers eux, leur tendit la main à chacun, d’une manière qui les convainquit qu’il n’était ni un criminel ni un hypocrite. Ils se figèrent et le regardèrent comme s’il était un fantôme.

 

      « Joseph s’assit, se mit à leur expliquer les points de vue et les sentiments des gens appelés mormons et ce qu’avait été leur démarche, ainsi que la manière dont leurs ennemis les avaient traités depuis les débuts de l’Église. Il leur dit que la méchanceté et le mensonge les avaient toujours poursuivis depuis qu’ils étaient entrés au Missouri, mais, qu’à sa connaissance, ils n’avaient jamais enfreint les lois. Mais que si c’était le cas, ils étaient prêts à êtres jugés par la loi.

 

      Après cela, il se leva et dit : ‘Mère, je crois que je vais rentrer chez moi. Emma doit m’attendre.’ Deux des hommes se dressèrent et déclarèrent : ‘Vous n’irez pas seul, car ce n’est pas sûr. Nous allons vous accompagner pour vous protéger.’ Joseph les remercia et ils partirent ensemble. Le reste des officiers se tint près de la porte pendant leur absence et je surpris la conversation suivante :

 

      « Premier officier : ‘Est-ce que tu n’as rien senti d’étrange quand Smith t’a serré la main ? Je n’ai jamais rien ressenti de tel de toute ma vie.’

 

      « Deuxième officier : ‘J’avais l’impression de ne plus pouvoir bouger. Pour rien au monde, je ne toucherais à un cheveu de la tête de cet homme.’

 

      « Troisième officier : ‘On ne m’y reprendra plus à essayer de tuer Joe Smith, ni les mormons non plus.’ Les hommes qui accompagnèrent mon fils chez lui promirent de dissoudre la milice qu’ils commandaient et de rentrer chez eux, et lui dirent que, s’il avait besoin d’eux pour quoi que ce soit, ils reviendraient et le suivraient n’importe où. » (Lucy Mack Smith, « The History of Lucy Smith, Mother of the Prophet », manuscrit de 1844-1845, book 15, p. 8-10, Archives de l’Église)

 

      John Needham, l’un des premiers convertis anglais :

 

      « Joseph Smith est un grand homme, un homme de principes, un homme franc. Ce n’est pas un bigot faisant longue figure, bien au contraire. En fait, c’est une pierre d’achoppement pour certaines personnes qu’il soit quelqu’un de si direct, de si franc et de si joyeux, mais je ne l’en aime que plus. » (Lettre de John Needham à ses parents, 7 juillet 1843, Nauvoo, publiée dans le Millennial Star, octobre 1843, p. 89)

 

      Emmeline B. Wells, présidente générale de la Société de secours de 1910 à 1921 :

 

      « En Joseph Smith, le prophète, je croyais reconnaître le grand pouvoir spirituel qui apportait la joie et le réconfort aux saints… Le pouvoir de Dieu reposait sur lui à un degré tel qu’il semblait transfiguré en de nombreuses occasions. Son expression était douce et presque enfantine au repos et lorsqu’il s’adressait au peuple, qui l’aimait, semblait-il, jusqu’à l’adoration, la gloire de son expression dépassait toute description. À d’autres occasions, la grande force de sa manière d’être, plus que sa voix (que je trouvais éminemment éloquente), semblait faire trembler l’endroit où nous nous trouvions et pénétrer au plus profond de l’âme de ses auditeurs. Et je suis sûre qu’ils auraient alors donné leur vie pour le défendre. J’écoutais toujours avec fascination chacune de ses paroles, lui, l’élu de Dieu en cette dernière dispensation. »  (Young Woman’s Journal, décembre 1905, p. 556)

 

      « Je témoigne qu’il était le plus grand homme, le plus grand prophète et la plus grande personnalité de cette génération ; le plus grand, je peux le dire sans hésiter, depuis l’époque du Sauveur. La majesté de son apparence était merveilleuse. Il semblait beaucoup plus grand et beaucoup plus imposant qu’il ne l’était en réalité. Beaucoup d’entre vous ont peut-être remarqué des hommes qui ont une telle allure lorsqu’ils se lèvent et marchent. C’était le cas du prophète Joseph. À ma connaissance, il n’existe aucune photographie de lui qui rivalise avec la beauté et la majesté de sa présence. » (Young Woman’s Journal, août 1912, p. 437-438)

 

      James Leach :

 

      « J’ai souvent eu la bénédiction de voir son noble visage illuminé par l’Esprit et le pouvoir de Dieu » ; Juvenile Instructor, 1er mars 1892, p. 153)

 

      John M. Bernhisel, médecin qui logea chez Joseph et Emma à Nauvoo pendant plusieurs mois, en 1843 et 1844 :

 

      « Joseph Smith est par nature un homme d’un grande force mentale. Il a beaucoup d’énergie, un grand pouvoir de décision, une grande perspicacité et une connaissance approfondie de la nature humaine. C’est un homme au jugement serein, ouvert d’esprit et qui se distingue tout particulièrement par son amour de la justice. Il est gentil et serviable, généreux et bienveillant, sociable et joyeux et a l’esprit contemplatif et porté à la réflexion. Il est honnête, franc, intrépide et indépendant. Il est dépourvu de dissimulation comme personne… Il est fort aimé de son peuple, que ce soit comme maître de religion ou comme homme. » (Extrait d’une lettre de John M. Bernhisel à Thomas Ford, gouverneur de l'Illinois, 14 juin 1844, Nauvoo ; cité dans History of the Church, volume 6, p. 468)

 

      William Clayton, converti anglais, qui deviendra secrétaire de Joseph Smith :

 

      « Nous avons eu l’honneur de converser avec Joseph Smith, fils, et nous sommes ravis de sa compagnie… C’est un homme… au jugement sain et qui est doté d’une grande intelligence. Lorsqu’on écoute ses paroles, on reçoit une intelligence qui développe l’esprit et réjouit le coeur. Il est très familier et prend plaisir à instruire le pauvre saint. Je peux converser avec lui aussi facilement qu’avec vous et pour ce qui est d’être disposé à transmettre l’enseignement, il dit : ‘Je l’ai reçu gratuitement et je le donne gratuitement’. Il est disposé à répondre à toutes les questions que je lui ai posées et il est content lorsque nous lui posons des questions. Il semble extrêmement bien versé dans les Écritures et lorsqu’il parle d’un sujet, une lumière et une beauté telles que je n’en ai jamais vues auparavant se dégagent de lui. Si j’étais venu d’Angleterre dans le but exprès de converser avec lui quelques jours, j’aurais considéré que cela en valait la peine. » (Lettre de William Clayton aux membres de l’Église de Manchester, Angleterre, 10 décembre 1840, Nauvoo, Archives de l’Église)

 

      « Plus je suis avec lui, plus je l’aime. Plus je le connais, plus j’ai confiance en lui. » (Lettre de William Clayton à William Hardman, 30 mars 1842, Nauvoo, publiée dans le Millennial Star, 1er août 1842, p. 76)

 

      John Taylor, troisième président de l'Église :

 

      « Il était sans instruction, selon les critères du monde, mais il était cependant l’homme le plus profondément instruit et le plus intelligent que j’aie rencontré, et j’ai parcouru des centaines de milliers de kilomètres, je suis allé sur divers continents et je me suis mêlé à toutes les classes de gens et à toutes sortes de croyances, pourtant je n’ai jamais rencontré d’homme aussi intelligent que lui. Et où a-t-il acquis cette intelligence ? Pas dans les livres, ni par la logique ou la science ou la philosophie de son époque, mais il l’a obtenue par les révélations que Dieu lui a fait connaître par l’intermédiaire de l’Évangile éternel. » (Deseret News, 2 juin 1880, p. 275)      

 

      Aroet L. Hale, en parlant de son enfance :

 

      « Le prophète… sortait souvent de la Mansion [House] pour jouer au base-ball avec nous, les garçons, son fils étant à peu près de mon âge. Joseph se conformait toujours aux règles. Il attrapait la balle jusqu’à ce que ce soit son tour de prendre la batte, puis, comme il était très fort, il frappait la balle si loin que nous avions l’habitude de hurler au garçon qui allait la chercher de prendre son dîner avec lui. Cela faisait rire le prophète. Joseph était toujours enjoué et drôle. » (Aroet L. Hale, « First Book or Journal of the Life and Travels of Aroet L. Hale », p. 23-24 ; Aroet Lucius Hale, Reminiscences, env. 1882, Archives de l’Église)

 

      Joseph F. Smith, sixième président de l'Église et neveu de Joseph Smith qu'il connut pendant les cinq premières années de sa vie :

 

      « Il avait la nature humaine la plus noble et la plus pure, à laquelle il donnait souvent libre cours lors de distractions saines : lorsqu’il jouait au ballon, faisait de la lutte avec ses frères, catchait avec eux et s’amusait. Il n’était pas raide comme un piquet et n’avait pas le visage figé d’un homme incapable de sourire et d’avoir de la joie au coeur. Oh, non, il débordait de joie ; il débordait de bonheur ; il débordait d’amour et de toutes les autres nobles qualités qui font les grands hommes et les hommes bons. Il était en même temps simple et innocent, au point de s’abaisser à la condition la plus basse. Il avait le pouvoir, par la grâce de Dieu, de comprendre également les desseins du Tout-Puissant. Tel était le caractère de Joseph Smith, le prophète. » (Salt Lake Herald Church and Farm Supplement, 12 jnvier 1895, p. 211)

 

      Orson F. Whitney, à propos de son grand-père Newel K. Whitney, qui résidait à Kirtland :

 

      « Vers le premier février 1831, un traîneau portant quatre personnes est entré dans les rues de Kirtland et s’est arrêté devant la porte du magasin de Gilbert et Whitney… L’un des hommes, personnage jeune et fort, descendit et, montant les marches d’un bond, entra dans le magasin et se dirigea vers l’endroit où le plus jeune des associés se tenait.

 

      « ‘Newel K. Whitney ! C’est vous !’ s’exclama-t-il, tendant cordialement la main, comme s’il s’agissait d’une vieille connaissance.

 

      « ‘Vous avez l’avantage sur moi’, répliqua [le commerçant], en prenant machinalement la main tendue, une expression mi-amusée,  mi-surprise sur le visage, ‘Je ne pourrais pas vous appeler par votre nom comme vous l’avez fait pour moi.’

 

      « ‘Je suis Joseph, le prophète’, dit l’étranger en souriant. ‘Vous avez prié pour que je vienne, et maintenant, que voulez-vous de moi ?’

 

      « M. Whitney, étonné, mais non moins ravi, dès qu’il fut revenu de sa surprise, conduisit ses visiteurs… de l’autre côté de la rue, dans sa maison, qui se trouvait au coin de la rue et les présenta à sa femme [Elizabeth Ann]. Elle partagea sa surprise et sa joie.

 

      « Par quel pouvoir cet homme remarquable qu’était Joseph Smith avait-il reconnu quelqu’un qu’il n’avait encore jamais vu dans la chair ? Pourquoi Newel K. Whitney ne l’avait-il pas reconnu ? C’était parce que Joseph Smith était un voyant, un voyant de choix ; il avait réellement vu Newel K. Whitney à genoux, à des centaines de kilomètres de là, priant pour qu’il arrive à Kirtland. Merveilleux, mais vrai ! » (Conference Report, avril 1912, p. 50)

 

      Jesse N. Smith, cousin de Joseph Smith :

 

      « Il était incomparablement l’homme le plus proche du divin que j’aie jamais vu… Je sais qu’il était par nature incapable de mentir et de tromper et qu’il possédait la plus grande gentillesse et la plus grande noblesse de caractère. Lorsque j’étais en sa présence, j’avais le sentiment qu’il pouvait lire jusqu’au tréfonds de mes pensées. Je sais qu’il était tout ce qu’il affirmait être. » (Juvenile Instructor, 1er janvier 1892, p. 23-24) 

 

      Mary Alice Cannon Lambert, convertie anglaise qui émigra à Nauvoo en 1843 :

 

      « Ce n'était pas un homme ordinaire. Les saints et les pécheurs ressentaient et percevaient tous un pouvoir et une influence qui émanaient de lui. Il était impossible de le rencontrer sans être impressionné par la force de sa personnalité et de son influence. » (Young Woman's Journal, décembre 1905, p. 554)

       

      Parley P. Pratt, membre du Collège des douze apôtres, à propos de son emprisonnement à Richmond, au Missouri, avec le prophète et plusieurs autres dirigeants de l’Église, alors qu’au cours d’une nuit froide et pénible, enchaînés les uns aux autres et allongés sur le sol jusqu’après minuit, ils étaient incapables de dormir parce que les gardes se vantaient de leurs récentes attaques envers les saints, parmi lesquels vols, viols et meurtres :

 

      « J’avais écouté jusqu’à ce que je fusse si dégoûté, choqué et horrifié, et si rempli d’esprit de justice indignée que j’avais du mal à m’empêcher de me lever et de réprimander les gardes ; mais je n’avais rien dit à Joseph ni à personne d’autre, bien que je fusse couché à côté de lui et susse qu’il était éveillé.

 

      « Soudain, il se leva et parla d’une voix de tonnerre, comme un lion rugissant, disant, dans la mesure où je peux m’en souvenir, les paroles suivantes : ‘SILENCE… Au nom de Jésus-Christ je vous réprimande, et je vous commande de vous taire. Je ne vivrai pas un instant de plus pour entendre un pareil langage. Cessez ce genre de conversation ou bien vous ou moi mourrons À l’INSTANT !’ Il cessa de parler.

 

      « Il se tenait droit avec une majesté terrible. Enchaîné, sans arme, calme, serein et digne comme un ange, il posait les yeux sur les gardes tremblants qui baissèrent leurs armes ou les laissèrent tomber par terre, et qui, les genoux s’entrechoquant et se blottissant dans un coin ou rampant à ses pieds, lui demandèrent pardon et restèrent silencieux jusqu’à la relève de la garde. » (Autobiography of Parley P. Pratt, édité par Parley P. Pratt, fils, p. 210-211)

 

     

Étude

 

      George Q. Cannon, premier conseiller dans la Première Présidence :

 

      « Il aimait apprendre. Il aimait la connaissance pour la puissance qui est donnée lorsqu’on l’exerce en justice. Malgré les tribulations qui l’ont entouré dès le jour où il a annoncé à un monde sceptique sa communion avec les cieux, il a toujours acquis plus d’intelligence. Le Seigneur lui avait donné le commandement d’étudier et il y obéissait… Son intelligence vivifiée par le Saint-Esprit, il saisissait sans difficultés tous les principes vrais, maîtrisait un à un ces sujets et devenait capable de les enseigner. » (George Q. Cannon, The Life of Joseph Smith, the Prophet, 1888, p. 189)

 

 

Orateur

 

      Angus M. Cannon :

 

      « Je ne l’ai jamais entendu parler sans que tout mon être soit électrisé et que mon âme tout entière glorifie le Seigneur. » (Salt Lake Herald Church and Farm Supplement, 12 janvier 1895, p. 212)

 

      Parley P. Pratt, membre du Collège des douze apôtres :

 

      « Les personnes qui l’écoutaient n’étaient jamais lassées de son discours. Je l’ai même vu retenir une assemblée d’auditeurs attentifs et passionnés pendant de nombreuses heures d’affilée dans le froid ou sous le soleil, sous la pluie ou dans le vent, et ils riaient à un moment donné puis pleuraient l’instant d’après. » (Autobiography of Parley P. Pratt, éd. Parley P. Pratt, fils, 1938, p. 46).

 

      Alvah J. Alexander, en parlant de son enfance :

 

      « Aucun amusement, aucun jeu n’étaient aussi intéressants pour moi que de l’entendre parler. » (Young Woman’s Journal, décembre 1906, p. 541)

 

      Amasa Potter :

 

      « Après qu’il eut parlé pendant trente minutes environ, il s’éleva un vent violent accompagné d’un orage. La poussière était si dense que nous ne pouvions nous voir à une certaine distance et certaines personnes commençaient à partir lorsque Joseph leur cria de rester. Il leur demanda d’élever leurs prières vers le Dieu Tout-Puissant afin que les vents cessent de souffler et la pluie de tomber et leur dit que cela se ferait ainsi. Quelques minutes après seulement, les vents et la pluie cessèrent et les éléments devinrent calmes comme un matin d’été. L’orage se divisa et alla au nord et au sud de la ville. Au loin, nous pouvions voir les arbres et les arbustes s’agiter sous le vent tandis qu’à l’endroit où nous nous trouvions, il y eut le calme pendant une heure. Pendant ce temps, le prophète fit l’un des plus grands sermons qui soient jamais sortis de sa bouche, au sujet des morts. » (Juvenile Instructor, 15 février 1894, p. 132)

 

      Howard Coray, greffier de Joseph Smith :

 

      « J’ai étudié l’Évangile qui a été révélé par Joseph Smith et je me suis demandé s’il était possible à quiconque de révéler un tel système de salut et d’exaltation de l’homme sans l’aide de l’Esprit de Dieu. Je conclus par la négative. J’ai écouté de très nombreuses fois sa prédication à la tribune, à Nauvoo, et j’ai été complètement transporté par son éloquence indescriptible. Il parlait comme je n’ai jamais entendu personne d’autre parler. » (Lettre de Howard Coray à Martha Jane Lewis, 2 août 1889, Sanford, Colorado, p. 3-4, Archives de l’Église)

 

      Joseph L. Robinson, conseiller dans un épiscopat de Nauvoo :

 

      « Cela fait longtemps de nous croyons et que nous savons, en vérité, que Joseph Smith est un prophète de Dieu véritable et humble, mais maintenant, nous le voyons de nos yeux et de nos oreilles, nous entendons sa voix, qui est semblable à la voix des éclairs puissants des cieux mais son langage est pourtant doux, instructif et très édifiant. Cependant ses paroles et sa prédication sont accompagnées d’un pouvoir et d’une majesté que nous n’avons vus en aucun homme auparavant car c’est un grand prophète, un saint homme de Dieu. Il avait véritablement été instruit de ce qui a trait au royaume de Dieu et était fortement animé du Saint-Esprit, qui était un compagnon constant. » (Joseph Lee Robinson, Autobiography and Journals, 1883-1892, classeur 1, p. 22, Archives de l’Église)

 

 

Pédagogue

 

      Brigham Young, deuxième président de l’Église :

 

      « Ce qu’il y avait d’éminemment remarquable chez frère Joseph Smith, c’est qu’il pouvait faire descendre les choses célestes à la compréhension du fini. Lorsqu’il prêchait au peuple, qu’il révélait les choses de Dieu, la volonté de Dieu, le plan du salut, les desseins de Jéhovah, les rapports que nous avons avec lui et tous les êtres célestes, il faisait descendre ses enseignements au niveau de tous les hommes, femmes et enfants, les rendant aussi clairs qu’un chemin bien tracé. Cela aurait dû convaincre de son autorité et de son pouvoir divins toutes les personnes qui ont jamais entendu parler de lui, car nul n’a jamais pu enseigner comme lui, et nul ne peut révéler les choses de Dieu autrement que par les révélations de Jésus-Christ. » (Deseret News, 28 novembre 1860, p. 305)

 

      Wandle Mace :

     

      « J’ai écouté Joseph Smith, le prophète, en public et en privé, sous le soleil et sous les averses, comme beaucoup d’autres l’ont fait alors qu’il les instruisait au pupitre. Dans ma maison et dans la sienne, je l’ai côtoyé… et je sais qu’à moins d’avoir été instruit de Dieu, aucun homme ne pouvait expliquer les Écritures, les ouvrir grand devant les yeux d’une façon si claire que nul ne pouvait se méprendre sur leur signification. J’avais parfois honte de moi car, bien que j’eusse tant étudié les Écritures, en fait depuis mon enfance, je n’avais pas vu ce qui était si clair lorsqu’il en traitait. C’était comme s’il tournait la clé et que la porte de la connaissance s’ouvrait tout grande et divulguait des principes précieux, nouveaux comme anciens. » (Wandle Mace, Autobiography, env. 1890, p. 45, Archives de l’Église)

 

      Parley P. Pratt, membre du Collège des douze apôtres :

 

      « C’est Joseph Smith qui m’a enseigné à chérir les relations parentales, conjugales, fraternelles et filiales. C’est de lui que j’ai appris que ma chère femme pouvait m’être attachée pour le temps et toute l’éternité ; et que les sympathies et affections profondes qui nous ont liés les uns aux autres émanaient de la source de l’amour éternel et divin. C’est de lui que j’ai appris que nous cultiverions ces affections et que nous les développerions pendant toute l’éternité ; tandis que le résultat de notre union infinie serait une postérité aussi nombreuse que les étoiles du ciel ou que le sable qui est sur le bord de la mer… J’avais aimé auparavant, mais je ne savais pas pourquoi. Mais maintenant j’aimais, avec une pureté, une intensité de sentiments élevés et exaltés qui dégageait mon âme des choses transitoires de ce pauvre monde et le rendait grand comme l’océan… Bref, je pouvais maintenant aimer avec l’esprit et aussi avec compréhension. » (Autobiography of Parley P. Pratt, dir. de publ. Parley P. Pratt, fils, 1938, p. 297-298)

 

      Orson Spencer, ministre baptiste qui se joignit à l’Église en 1841 :

 

      « Pour ce qui est de la doctrine, M. Smith est éminemment scripturaire. Je ne l’ai jamais entendu nier ni déprécier la moindre vérité de l’Ancien et du Nouveau Testament. Je l’ai toujours entendu les expliquer et les défendre de façon magistrale. Étant oint de Dieu, pour enseigner et perfectionner l’Église, il est nécessaire qu’il sache comment mettre de l’ordre dans les choses qui en ont besoin pour faire paraître des choses nouvelles et des choses anciennes, comme un scribe bien instruit. Il semble magnifier cet office et cet apostolat. À son contact, les prophètes des temps anciens reprennent vie et la beauté et le pouvoir de leurs révélations se présentent avec un vibrant intérêt à toutes les personnes qui écoutent. » (Times and Seasons, 2 janvier 1843, p. 56-57)

 

      Mercy Fielding Thompson, convertie britannique dont le mari, Robert B. Thompson, fut greffier de Joseph Smith :

 

      « J’ai écouté ses explications claires et magistrales de questions profondes et difficiles. Tout lui semblait simple et facile à comprendre et il pouvait donc le rendre clair pour les autres comme aucun autre homme que j’aie jamais entendu. » (Juvenile Instructor, 1er juillet 1892, p. 399)

 

      Brigham Young, deuxième président de l’Église :

 

      « Je n’ai jamais laissé passer une occasion d’être avec le prophète Joseph et de l’entendre parler en public ou en privé, afin de puiser des connaissances à la source de ses propos, afin de les avoir et de les utiliser quand cela s’avèrerait nécessaire… Ces moments étaient plus précieux pour moi que toutes les richesses du monde. » (Deseret News: Semi-Weekly, 15 septembre 1868, p. 2)

 

 

Missionnaire

 

      Edward Stevenson, qui entendit Joseph Smith prêcher dans une école, à Pontiac (Michigan), en 1834 :

 

      « C’est dans les locaux de cette école que deux anciens de l’Église avaient introduit l’Évangile rétabli en 1833. Et en 1834, Joseph Smith, le prophète, a prêché l’Évangile avec un tel pouvoir qu’on n’avait jamais rien vu de pareil au dix-neuvième siècle… Je me rappelle très bien beaucoup des paroles du jeune prophète ; il parlait avec simplicité, mais avec un pouvoir tel que personne ne pouvait y résister. » (Juvenile Instructor, 15 juillet 1894, p 443-445)

 

      Lorenzo Snow, cinquième président de l’Église :

 

      « La première fois que j’ai vu le prophète Joseph, j’étais un jeune garçon [de 17 ans environ]. Il s’adressait à une petite assemblée. Il lui parla des visites que l’ange lui avait rendues… Les gens aimaient l’entendre, car il était rempli de révélation… Selon la promesse du Seigneur, les personnes qui acceptaient les principes qu’il enseignait recevaient du Seigneur le témoignage de leur véracité. » (Deseret Weekly, 13 avril 1889, p. 487)

 

      Edward Stevenson, membre des soixante-dix de 1844 à 1897 :

 

      « Je le vis pour la première fois en 1834 à Pontiac [au Michigan] et l’impression qu’il me fit à cette époque-là me donne beaucoup de joie lorsque je dépeins la scène à ses nombreux amis. Mon esprit fut marqué de manière indélébile par l’amour que je ressentais pour lui, qui était un véritable prophète de Dieu, et cet amour m’est resté depuis lors, bien que près de soixante ans se soient écoulés depuis lors. En cette même année de 1834, devant de nombreuses grandes assemblées, le prophète témoigna avec une grande puissance de la visite du Père et du Fils et de la conversation qu’il eut avec eux. Jamais auparavant je n’avais ressenti un pouvoir tel que celui qui se manifesta à ces occasions. » (Edward Stevenson, Reminiscences of Joseph, the Prophet, and the Coming Forth of the Book of Mormon, 1893, p. 4)

 

      Mary Ann Stearns Winters, belle-fille de Parley P. Pratt, membre du Collège des douze apôtres :

 

      « Je me tenais près du prophète pendant qu’il prêchait aux Indiens dans le bosquet à côté du temple. Le Saint-Esprit éclaira son visage jusqu’à ce qu’il brille comme une auréole autour de lui et ses paroles pénétrèrent dans le coeur de toutes les personnes qui l’écoutaient. » (Young Woman’s Journal, décembre 1905, p. 558)

 

 

Don de prophétie

 

      Wilford Woodruff, à propos d’une réunion de la prêtrise tenue à Kirtland, en Ohio, en avril 1834 :

 

      « Le prophète a demandé à tous ceux qui détenaient la prêtrise de se rassembler dans une petite école en rondins qui se trouvait là. C’était une petite maison d’environ dix-huit mètres carrés. Mais toute la prêtrise de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours qui se trouvait alors à Kirtland y était réunie… Lorsque nous avons été rassemblés, le prophète a demandé aux anciens d’Israël qui étaient avec lui de témoigner de cette oeuvre…Quand ils ont eu fini, le prophète a dit : ‘Frères, j’ai été extrêmement édifié et instruit par les témoignages que vous avez rendus ce soir, mais je tiens à vous dire devant le Seigneur que vous n’en savez pas plus concernant la destinée de cette Église et de ce royaume qu’un petit enfant sur les genoux de sa mère. Vous ne la comprenez pas.’ J’ai été plutôt surpris. Il a dit : ‘Ce que vous voyez ici ce soir, ce n'est qu’une petite poignée de détenteurs de la prêtrise, mais l’Église remplira l’Amérique du Nord et du Sud, elle remplira le monde... elle remplira les montagnes Rocheuses. Des dizaines de milliers de saints des derniers jours seront rassemblés dans les montagnes Rocheuses... Ce peuple ira dans les montagnes Rocheuses ; et là il construira des temples au Très-Haut.’ » (Wilford Woodruff, Conference Report, avril 1898, p. 57) 

 

 

Révélation divine

 

      Parley P. Pratt, membre du Collège des douze apôtres, qui était présent quand le prophète reçut la révélation aujourd’hui contenue dans la section 50 des Doctrine et Alliances :

 

      « Après que nous nous fûmes joints à lui en prière dans sa salle de traduction, il dicta, en notre présence, la révélation suivante. Il prononçait les phrases lentement et très distinctement avec, entre chaque, une pause suffisamment longue pour qu’un copiste ordinaire ait le temps de la transcrire en écriture courante... Jamais il n’hésitait, ne révisait ou ne relisait pour garder le fil du sujet. » (Autobiography of Parley P. Pratt, édité par Parley P. Pratt, fils, 1938, p. 62)

 

      Brigham Young, deuxième président de l’Église, à propos des frères qui, aux débuts de l’Église, consommaient du tabac :

 

      « Lorsqu’ils se réunissaient dans cette pièce après le petit déjeuner, ils commençaient par allumer leur pipe et, tout en fumant, ils discutaient des grandes choses du Royaume…Souvent, en entrant dans la pièce pour donner ses instructions, le prophète se retrouvait dans un nuage de fumée de tabac. Cela, ajouté aux plaintes de sa femme, qui devait nettoyer un plancher très sale (du fait du tabac qu’ils chiquaient), a poussé le prophète à méditer sur la question ; il a donc demandé au Seigneur ce que devaient faire les anciens au sujet du tabac ; la révélation appelée la Parole de Sagesse a été le résultat de sa demande. » (Deseret News : Semi-Weekly, 25 février 1868, p. 2)

 

      Frederick G. Williams, deuxième conseiller dans la Première Présidence :

 

      « Joseph a reçu la parole du Seigneur lui demandant de prendre ses deux conseillers, Williams et Rigdon et de venir devant lui pour qu’il leur montre le plan ou le modèle du bâtiment à construire. Nous nous sommes mis à genoux, avons invoqué le Seigneur et le bâtiment nous est apparu sous les yeux. J’ai été le premier à le découvrir. Puis, nous l’avons vu ensemble. Nous avons d’abord bien observé l’extérieur, puis le bâtiment a semblé nous recouvrir. » (Frederick G. Williams, cité par Truman O. Angell, dans Truman Osborn Angell, Autobiography, 1884, p. 14-15, Archives de l’Église)

 

      Wilford Woodruff, à propos du Camp de Sion¹, dont il faisait partie :

 

      « Nous avons acquis une expérience que nous n’aurions jamais pu obtenir autrement. Nous avions la bénédiction de contempler le visage du prophète… de faire mille six cents kilomètres avec lui et de voir l’Esprit de Dieu agir sur lui, les révélations que Jésus-Christ lui donnait et l’accomplissement de ces révélations. » (Deseret News : Semi-Weekly, 21 décembre 1869, p. 1)

 

      Heber C. Kimball, membre du Collège des douze apôtres :

 

      « Dans les premiers jours de juin 1837, Joseph, le prophète, m’a abordé, alors que j’étais assis dans… le temple, à Kirtland, et m’a dit tout bas : ‘Frère Heber, l’Esprit du Seigneur m’a chuchoté : Que mon serviteur Heber aille en Angleterre proclamer mon Évangile et ouvrir la porte du salut à ce pays.’ » (Deseret News, 14 avril 1858, p. 33). Heber C. Kimball poursuit : « Je me sentais l’un des plus faibles serviteurs de Dieu. J’ai demandé à Joseph ce que je devrais dire quand je serais là-bas ; il m’a répondu de le demander au Seigneur, qu’il me guiderait et me parlerait par le même esprit qui l’avait dirigé, lui. » (Deseret News, 21 mai 1862, p. 370)

 

(Le 1er juillet 1837, à New York, Heber C. Kimball, avec d’autres frères, s’embarqua sur le Garrick pour l’Angleterre. Pendant la première année de présence des missionnaires en Angleterre, environ deux mille convertis entrèrent dans l’Église.)

 

 

Inspiration

 

      John M. Chidester, membre du Camp de Sion1 :

 

      « Le Camp de Sion, en passant par l’État de l’Indiana, a dû traverser des marécages très dangereux ; nous avons donc dû attacher des cordes aux chariots pour les faire passer, et le prophète, pieds nus, était le premier à tirer la corde. Cela a été son comportement caractéristique à tous les moments difficiles.

 

      « Nous avons poursuivi notre voyage jusqu’à la rivière [Wakenda], ayant fait quarante kilomètres sans nous reposer ni manger. Nous avons été contraints de traverser cette rivière en bac et, de l’autre côté, nous avons trouvé un endroit très agréable pour camper, ce qui a fait plaisir aux hommes qui étaient alors fatigués et avaient faim.

 

      « En atteignant cet endroit, le prophète a annoncé au camp qu’il se sentait poussé à continuer le voyage et, prenant la direction, il a demandé aux frères de le suivre. Cela a divisé le camp. Lyman Wight et d’autres frères ont d’abord refusé de suivre le prophète mais ont fini par arriver.

 

      « La suite a montré que le prophète avait été inspiré d’aller onze kilomètres plus loin. On nous a dit par la suite qu’à treize kilomètres en aval, après notre traversée de la rivière, un groupe d’hommes était prêt à nous attaquer pendant la nuit. » (Juvenile Instructor, 1er mars 1892, p. 151) 

 

 

Don de traduction

 

      Emma Smith, qui servit de secrétaire au début du travail de son mari :

 

      « Aucun homme n’aurait pu dicter le texte du manuscrit sans être inspiré car, quand je lui servais de secrétaire, il me dictait pendant des heures et des heures, et quand il reprenait après les repas ou après des interruptions, il recommençait immédiatement là où il s’était arrêté, sans voir le manuscrit ni s’en faire lire une partie. » (Saints’ Herald, 1er octobre 1879, p. 290)

 

      Oliver Cowdery, qui fut secrétaire du prophète :

 

      « Ce furent là des jours inoubliables ! Être là à écouter le son d’une voix parlant sous l’inspiration du ciel éveillait en mon sein la gratitude la plus profonde ! Jour après jour, je continuais, sans interruption, à écrire l’histoire, ou annales, appelée ‘Livre de Mormon’, telle qu’elle tombait de ses lèvres, tandis qu’il traduisait à l’aide de l’urim et du thummim. » (Messenger and Advocate, octobre 1834, p. 14)

 

      David Whitmer :

 

      « Un matin, tandis qu’il s’apprêtait à continuer la traduction, il se passa dans la maison quelque chose qui l’énerva. Quelque chose qu’avait fait Emma, sa femme. Oliver et moi montâmes à l’étage, et Joseph monta peu après pour poursuivre la traduction, mais il ne put rien faire. Il ne put traduire une seule syllabe. Il descendit, se rendit dans le verger et pria le Seigneur ; il fut absent pendant près d’une heure, rentra dans la maison et demanda pardon à Emma ; puis, il remonta là où nous nous trouvions et la traduction se poursuivit correctement. Il ne pouvait rien faire s’il n’était pas humble et fidèle. » (Saints’ Herald, 1er mars 1882, p. 68)

 

 

Don de guérison

 

      Wilford Woodruff, troisième président de l’Église, à propos d’une épidémie de malaria en 1839 sur les bords du Mississipi :

 

      « Henry D. Sherwood… était sur le point de mourir. Joseph se tint à l'entrée de sa tente et lui commanda au nom de Jésus-Christ de se lever et de sortir de sa tente ; il obéit et fut guéri… La première maison où ils entrèrent était celle de Brigham Young. Il était alors alité. Le prophète alla chez lui et le guérit, et ils sortirent ensemble. » (Cowley, History of Wilford Woodruff, pp. 104, 105).

 

      « Nous avons traversé la place publique et nous sommes entrés chez le frère Fordham. Il était mourant depuis une heure, et nous pensions que chaque minute qui passait était sa dernière. J’ai senti le pouvoir de Dieu qui recouvrait son prophète. Quand nous sommes entrés dans la maison, frère Joseph s’est avancé vers frère Fordham et l’a pris par la main droite… Il a vu que ses yeux étaient vitreux, qu’il était incapable de parler et inconscient.

 

      « Après avoir saisi sa main, il a regardé le visage du mourant et a dit : ‘Frère Fordham, ne sais-tu pas qui je suis ?’ Tout d’abord il n’a pas répondu, mais nous pouvions voir l’effet de l’Esprit de Dieu reposer sur lui. Il a dit à nouveau : ‘Elijah, ne sais-tu pas qui je suis ?’ Dans un faible murmure frère Fordham a répondu, ‘oui !’ Le prophète a ensuite ajouté, ‘n’as-tu pas la foi pour être guéri ?’ La réponse, un peu plus audible que la précédente, a été : ‘J’ai peur qu’il soit trop tard. Si tu étais venu plus tôt, je crois que cela aurait été possible.’ Il avait l’aspect de quelqu’un qui sort de son sommeil. C’était le sommeil de la mort.

 

      « Joseph a ensuite demandé : ‘Ne crois-tu pas que Jésus est le Christ ?’ ‘Oui, je le crois, frère Joseph,’ a-t-il répondu. Alors le prophète de Dieu a dit d’une voix forte, avec une majesté venant de Dieu : ‘Elijah, je te commande, au nom de Jésus de Nazareth, de te lever et d’être guéri !’ Les mots du prophète n’étaient pas les mots d’un homme, mais étaient comme la voix de Dieu. Il me semblait que la maison tremblait sur ses fondations.

 

      « Elijah Fordham a sauté de son lit comme un homme ressuscité des morts. Son visage a repris des couleurs et dans tous ses gestes la vie s’exprimait. Ses pieds étaient enveloppés de cataplasmes [de maïs]. Il s’en est débarrassé en donnant des coups de pieds, éparpillant les morceaux, puis il a demandé ses habits et les a passés. Il a réclamé un bol de pain et de lait, et l’a mangé, puis il a mis son chapeau et nous a suivi dans la rue pour aller voir les autres malades. » (Millennial Star, 19 octobre 1881, p. 670)

 

« Tandis qu'ils attendaient que le bac retournât à Nauvoo, un homme du monde ayant entendu parler des miracles qui avaient été accomplis, se rendit auprès de Joseph, lui demandant s'il ne pouvait pas venir guérir ses deux jumeaux qui étaient tous deux malades et près de mourir. Ils se trouvaient à quelque trois kilomètres de Montrose. Le prophète dit qu'il ne pouvait pas y aller ; mais, après avoir marqué un temps d’arrêt, dit qu'il enverrait quelqu'un guérir ses enfants. Il tira un mouchoir de poche en soie rouge de sa poche, me le donna, me dit de leur essuyer le visage avec le mouchoir en les administrant, et ils seraient guéris. Il me dit aussi : ‹ Tant que vous garderez ce mouchoir, il sera un lien entre vous et moi ›. J’accompagnai l'homme, fis ce que le prophète me commandait, et les enfants furent guéris. » (Cowley, History of Wilford Woodruff, p. 106)

 

 

Relations familiales

 

      Lucy Mack Smith, la mère de Joseph Smith, qui se trouvait chez son fils à Fayette lorsque Moroni rendit visite aux trois témoins :

 

      « Lorsque Joseph rentra, il se jeta à genou près de moi. ‘Mon père ! Ma mère ! dit-il. Vous ne pouvez savoir à quel point je suis heureux. Le Seigneur a montré les plaques à trois autres que moi. Ils ont aussi vu un ange et devront témoigner de la véracité de ce que j’ai dit, car ils savent personnellement que je ne trompe pas les gens, et je suis soulagé d’un fardeau terrible qui était presque trop lourd pour moi. Ils devront maintenant en porter une part et cela réjouit mon âme de ne plus être entièrement seul au monde.’ » (Lucy Mack Smith, « The History of Lucy Smith, Mother of the Prophet », 1844, volume 8, p. 11, Archives de l’Église)

 

      Lucy Mack Smith, mère du prophète, à propos du baptême de son mari, Joseph Smith, père, le six avril 1830, jour de l’organisation de l’Église :

 

      « Joseph se trouvait sur la rive quand son père sortit de l’eau ; le prenant par la main, il s’écria :… ‘J’ai vécu assez de temps pour voir mon père se faire baptiser dans la véritable Église de Jésus-Christ’, et il se blottit dans les bras de son père et pleura de joie, tout comme Joseph, jadis, lorsqu’il vit son père monter au pays d’Égypte. » (Lucy Mack Smith, « The History of Lucy Smith, Mother of the Prophet », 1844-1845, volume 9, p. 12, Archives de l’Église)

 

      Joseph Smith, père, à sa femme, en présence des membres de sa famille qu’il appela à son chevet quand il se rendit compte que sa mort approchait :

 

      « Quand je regarde mes enfants et que je me rends compte que bien qu’ils aient été élevés pour accomplir l’oeuvre du Seigneur, ils devront traverser des épreuves et des afflictions tout au long de leur vie sur la terre, mon coeur souffre et je crains extrêmement de vous laisser ainsi entourés d’ennemis. » (Lucy Mack Smith, « The History of Lucy Smith, Mother of the Prophet », 1844-1845, tome 18, p. 5, Archives de l’Église)

 

      Lucy Mack Smith, mère du prophète, à propos de cette occasion :

 

      « Puis, il s’adressa à chacun de ses fils et de ses filles, tour à tour, et leur donna sa dernière bénédiction... ‘Joseph, mon fils, tu as reçu un appel élevé et saint. Tu es appelé à faire l’oeuvre du Seigneur. Sois fidèle et tu seras béni ainsi que tes enfants après toi. Tu vivras pour terminer ton oeuvre.’ Sur quoi, Joseph répondit, en larmes : ‘Oh, mon père, c’est vrai ?’ ‘Oui’, répondit son père, ‘tu vivras pour établir le plan de toute l’œuvre que Dieu t’a donnée à faire. C’est la dernière bénédiction que je te donne, au nom de Jésus.’ » (Lucy Mack Smith, « The History of Lucy Smith, Mother of the Prophet », 1845, p. 298, Archives de l’Église)

 

      George A. Smith, cousin du prophète :

 

      « À la fin d’une conversation, Joseph m’a serré dans ses bras et m’a dit : ‘George A., je t’aime comme ma propre vie.’ J’ai été si touché que je n’ai pas pu parler. » (George A. Smith, « History of George Albert Smith by Himself », p. 1, George Albert Smith, Papers, 1834-1875, Archives de l’Église)

 

      Lucy Mack Smith, dont les fils Joseph et Hyrum avaient été frappés de choléra en 1834, vers la fin de la marche du camp de Sion1 :

 

      « La joie de Hyrum et de Joseph de nous retrouver en bonne santé était immense et dépassait toute mesure à cause des périls auxquels ils avaient échappé pendant leur absence. Ils se sont assis à mes côtés. Joseph me tenait une main et Hyrum l’autre.

 

      « Puis ils ont raconté ce qui suit :

 

      ‘Nous avons instantanément attrapé la maladie et, quelques minutes après, nous étions terriblement abattus. Nous nous sommes fait signe sans rien dire et avons quitté la maison pour aller dans un endroit retiré pour prier ensemble Dieu de nous délivrer de cette terrible influence. Mais avant de pouvoir être assez loin pour ne pas être interrompus, nous pouvions à peine tenir sur nos pieds et, très alarmés, nous craignions de devoir mourir dans l’ouest, si loin de notre famille, sans même avoir la possibilité de bénir nos enfants ou de leur laisser une parole d’adieu. Hyrum s’est écrié : Joseph, qu’allons-nous faire ? Devons-nous être emportés du monde par cette horrible malédiction ? [Joseph] a dit : Mettons-nous à genoux et prions Dieu de nous guérir de la crampe et d’autres tourments et de nous rendre la santé afin que nous rentrions chez nous. Nous l’avons fait sans voir d’amélioration mais notre état a encore empiré…

 

      ‘Nous avons résolu de supplier à nouveau Dieu de nous accorder sa miséricorde et nous ne nous sommes pas relevés avant que l’un de nous ait eu le témoignage que nous serions guéris…

 

      ‘Nous avons prié pendant quelque temps, l’un après l’autre, et avons bientôt senti que la crampe commençait à s’apaiser. Et peu après, Hyrum s’est levé d’un bond et s’est exclamé : Joseph, nous retournerons chez nous, car j’ai vu en vision notre mère à genoux sous un pommier en train de prier pour nous et, en ce moment même, elle demande à Dieu, en larmes, d’épargner notre vie, pour qu’elle puisse nous revoir vivants. Et l’Esprit me témoigne que ses prières et les nôtres seront exaucées. Et nous avons alors été guéris et nous nous somme réjouis.

 

      ‘Oh, ma mère, combien de fois tes prières ont été une source d’aide quand l’ombre de la mort nous environnait !’ » (Lucy Mack Smith, « The History of Lucy Smith, Mother of the Prophet », 1844-1845, tome 13, p. 12-14, Archives de l’Église)

 

      Lucy Mack Smith à propos de ses fils Joseph et Hyrum lorsqu’ils furent emmenés prisonniers de Far West, dans le Missouri, en novembre 1838, à Independence, puis à Richmond, où ils allaient être incarcérés :

 

      « Quand nous avons appris que nos fils allaient être emmenés, le messager nous a dit que, si nous voulions les revoir vivants, nous devions nous rendre auprès d’eux, car ils se trouvaient dans le chariot qui allait les emporter dans quelques minutes. Mon mari était trop malade pour pouvoir le faire, mais Lucy [une de nos filles] et moi y sommes allées seules, car nous étions les seules de la famille à être en bonne santé.

 

      « Quand nous sommes arrivées à environ 400 mètres du chariot, nous n’avons pas pu aller plus loin à cause des hommes qui les entouraient. J’ai crié : ‘Je suis la mère du prophète. N’y a-t-il pas ici un homme bon qui veuille m’aider à traverser cette foule pour arriver au chariot pour voir une dernière fois mes enfants et leur parler une fois encore avant leur mort ?’ Un seul homme a bien voulu nous aider à traverser l’armée et nous avons continué d’avancer au milieu des épées, des mousquets, des pistolets et des baïonnettes, menacées de mourir à chaque pas, jusqu’à ce que nous soyons arrivées à notre but. L’homme qui m’accompagnait s’est adressé à Hyrum, qui était assis devant, et lui a dit que sa mère était là et voulait qu’il lui tende la main. Il l’a fait, mais on nous a interdit de voir les deux fils, car le chariot était recouvert d’une toile très épaisse et elle était bien attachée sur le devant et clouée sur les côtés.

 

     « Notre ami nous a ensuite emmenées à l’arrière du chariot où se trouvait Joseph et lui a dit : ‘Monsieur Smith, votre mère et votre soeur sont ici et souhaitent vous serrer la main.’ Joseph a passé la main entre le chariot et la toile là où elle était clouée à la planche de derrière. Nous lui avons pris la main mais il ne nous a rien dit. Je n’ai pas pu supporter de le quitter sans entendre sa voix. J’ai dit : ‘Oh, Joseph, dis encore quelque chose à ta pauvre mère. Je ne pourrai pas partir tant que je n’entendrai pas ta voix.’

 

      « Il a dit : ‘Dieu te bénisse, Maman’ ; puis un cri a retenti et le chariot a démarré en trombe, nous arrachant mon fils juste au moment où Lucy lui pressait la main contre elle pour lui faire un dernier baiser fraternel parce que nous savions qu’ils étaient condamnés à être fusillés.

 

      « Bien qu’à peine capables de tenir sur nos jambes, nous avons réussi à retourner chez nous. Pendant quelque temps, nous n’avons entendu que des soupirs et des gémissements dans la maison, parce que nous savions alors que nous avions vu Joseph et Hyrum pour la dernière fois. Mais, au milieu de mon chagrin, j’ai été consolée au-delà de tout réconfort humain. J’étais remplie de l’Esprit de Dieu et il m’a été dit ce qui suit par le don de prophétie : ‘Que ton coeur soit réconforté à propos de tes enfants car on ne touchera pas à un seul cheveu de leur tête.’ J’ai dit : ‘Mes enfants, ne pleurez plus. Les émeutiers ne vont pas les tuer parce que le Seigneur m’a manifesté qu’il les délivrera des mains de leurs ennemis.’ Cela a été très réconfortant pour nous tous et après, nous ne craignions plus autant qu’on leur prenne la vie. » (Lucy Mack Smith, « The History of Lucy Smith, Mother of the Prophet », 1844-1845, tome 16, p. 3-6, Archives de l’Église)

 

      John L. Smith, cousin du prophète :

 

      « Joseph, le prophète, et mon cousin Hyrum, son frère, nous ont rendu visite. Nous étions tous malades, mais maman avait la fièvre et papa délirait la plupart du temps. Quand Joseph a vu à quel point nous étions démunis, il a enlevé ses chaussures et les a mises aux pieds de papa, qui était pieds nus et est rentré chez lui sans elles. Il a envoyé chercher papa pour le soigner chez lui, il lui a sauvé la vie et nous a apporté beaucoup de réconfort de sorte que nous avons guéri. » (John Lyman Smith, Autobiography and Diaries, 1846-1895, volume 1, texte correspondant à septembre 1839, Archives de l’Église)

 

 

Bienveillance et compassion

 

      James Leach, un Anglais arrivé à Nauvoo avec sa sœur aînée et son mari, Agnes et Henry Nightingale, tous deux membres de l'Église, à propos de leur recherche infructueuse de travail et de la visite d'Henry et lui à Joseph Smith pour lui demander de l'aide :

 

      « Nous l’avons trouvé dans un petit magasin occupé à vendre des marchandises à une dame. C’était la première fois que j’avais l’occasion de l’approcher et de bien le regarder. J’ai senti qu’un esprit supérieur l’habitait. Il était différent de toutes les personnes que j’avais rencontrées auparavant et j’ai pensé : ‘C’est vraiment un prophète du Dieu très haut.’

 

      « Comme je n’étais pas membre de l’Église, je voulais qu’Henry lui demande du travail, mais il ne l’a pas fait, alors j’ai dû le faire. J’ai dit : ‘Monsieur Smith, s’il vous plaît, avez-vous du travail à nous donner à tous les deux, afin que nous puissions acheter des provisions ?’ Il nous a regardés amicalement et nous a demandé avec bonté : ‘Bon, les gars, que savez-vous faire ?’ Nous lui avons dit ce que nous faisions dans notre pays natal.

 

      « Il a demandé : ‘Pouvez-vous creuser un fossé ?’ J’ai répondu que nous ferions de notre mieux. ‘C’est bien, les gars’, et prenant un ruban à mesurer, il a dit : ‘Venez avec moi’.

 

      « Il nous a emmenés à quelque distance du magasin, il m’a donné l’anneau pour que je le tienne, il a déroulé tout le ruban et a tracé une ligne indiquant où nous devions travailler. ‘Maintenant, les gars, a-t-il dit, Pouvez-vous faire un fossé d’un mètre de large sur soixante-seize centimètres de profondeur, le long de cette ligne ?’

 

      « Nous avons répondu que nous ferions de notre mieux et il nous a quittés. Nous nous sommes mis au travail et quand nous avons eu terminé je suis allé le lui dire. Il est venu voir ce que nous avions fait et a dit : ‘Si je l’avais fait moi-même, cela n’aurait pas été mieux. Maintenant, venez avec moi.’

 

      « Il nous a précédés jusqu’à son magasin et nous a dit de prendre le meilleur morceau de jambon ou de porc. Étant plutôt timide, je lui ai dit que nous préfèrerions qu’il nous le donne. Alors, il a pris deux des plus gros et des meilleurs morceaux de viande ainsi qu’un sac de farine pour chacun de nous et nous a demandé si c’était suffisant. Nous lui avons dit que nous étions prêts à travailler davantage pour tout cela, mais il a dit : ‘Si vous êtes satisfaits, je le suis aussi.’

 

      « Nous l’avons beaucoup remercié et nous sommes partis en nous réjouissant de la bienveillance du prophète de notre Dieu. » (Juvenile Instructor, 1er mars 1892, p. 152-153)

 

      (James Leach se fit baptiser ultérieurement, la même année.)

 

      Edwin Holden :

 

      « En 1838, Joseph et quelques jeunes gens jouaient à divers jeux d’extérieur, dont un jeu de ballon. Au bout d’un moment, ils commencèrent à se lasser. Il s’en aperçut et, les rassemblant, il leur dit : ‘Construisons une cabane en bois.’ Joseph et les jeunes gens s’en allèrent donc construire une cabane en bois pour une veuve. Voilà comment était Joseph, toujours occupé à aider de toutes les manières possibles. » (Juvenile Instructor, 1er mars 1892, p. 153)

 

      Lucy Mack Smith, mère de Joseph Smith, à propos du temps où les saints s’installèrent pour la première fois à Commerce, qui deviendra Nauvoo, en Illinois :

 

      « Comme la saison avançait, les frères qui s’étaient installés ici ont commencé à ressentir les effets de leurs épreuves, ce qui, en plus du climat malsain, leur a fait attraper des fièvres intermittentes et des affections intestinales si importantes parfois, que dans certaines familles personne n’était capable de donner à un autre membre de la famille un verre d’eau froide ou même de s’occuper de soi. La famille de Hyrum était très malade. Lucy, ma plus jeune fille, était aussi très malade et, en fait, peu des habitants de l’endroit allaient bien.

 

      « Joseph et Emma ont fait venir les malades chez eux et ils se sont occupés d’eux. Et, ils ont continué à les recevoir chez eux jusqu’à ce que leur maison, qui se composait de quatre pièces, soit si surpeuplée qu’ils ont dû monter une tente dans le jardin pour abriter les membres de la famille qui étaient encore sur pied. Joseph et Emma ont consacré tout leur temps et leurs soins à s’occuper des malades pendant ces moments difficiles. » (Lucy Mack Smith, « The History of Lucy Smith, Mother of the Prophet », 1844-1845, volume 17, p. 7, Archives de l’Église)

 

      Elizabeth Ann Whitney :

 

      « Au début du printemps 1840, nous sommes allés à Commerce, comme on continuait d’appeler la partie haute de la ville de Nauvoo. Nous avons loué une maison appartenant à Hiram Kimball… Nous sommes tous tombés malades, nous souffrions de fièvres et de frissons et étions à peine capables de nous traîner et de nous occuper les uns des autres. C’est dans cette situation éprouvante que mon neuvième enfant est né. Joseph, en nous rendant visite et en voyant que notre situation avait changé, nous a immédiatement exhortés à venir habiter chez lui. Nous sentions que nous ne pouvions plus supporter le climat, l’eau et les privations endurées jusqu’alors, aussi avons-nous accepté cette proposition et sommes-nous allés vivre dans une petite maison dans le jardin de Joseph, le prophète. Nous avons bientôt recouvré la santé et les enfants sont redevenus eux-mêmes. Mon mari a été employé dans un magasin que Joseph avait construit et qui vendait aux gens des produits dont ils avaient réellement besoin.

 

      « Un jour que je sortais de la maison dans la cour, le souvenir d’une prophétie que Joseph Smith m’avait faite du temps où il vivait chez nous, à Kirtland, m’a traversé l’esprit comme un éclair. La voici : de même que nous leur avions ouvert notre porte, à lui et à sa famille quand il n’avait pas de maison, de même il nous recevrait un jour chez lui. » (Woman’s Exponent, 15 novembre 1878, p. 91)

 

      Mosiah L. Hancock, en parlant de son enfance à Nauvoo :

 

      « Cet été-là [1841], j’ai joué au ballon pour la première fois avec le prophète. Nous frappions la balle et courions après, chacun à notre tour et quand la partie a été terminée, le prophète a dit : ‘Frères, attelez vos bêtes’, ce que nous avons fait, et nous sommes tous allés dans les bois. J’ai conduit notre chariot attelé à un cheval, debout à l’avant, et frère Joseph et mon père étaient à l’arrière. Le groupe comptait trente-neuf attelages dans lesquels nous avons ramassé du bois jusqu’à ce que nos chariots soient pleins. Lorsque notre chariot a été plein, frère Joseph a proposé aux frères de se mesurer à lui au tire-bâton (épreuve de force consistant à tirer sur un bâton pour faire lever son adversaire, ndt) et il les a tous battus les uns après les autres.

 

      « Ensuite, le prophète a envoyé les chariots chez plusieurs personnes qui avaient besoin d’aide, demandant aux frères de couper le bois pour les saints qui en avaient besoin. Tout le monde aimait faire ce que le prophète demandait et même si nous étions malades et que la mort rôdait autour de nous, les gars souriaient et essayaient d’égayer tout le monde. » (Mosiah Lyman Hancock, Autobiography, p. 22, Archives de l’Église).

 

      Andrew J. Workman :

 

      « Quelques jours plus tard, j’étais chez Joseph ; il était là et plusieurs hommes étaient assis sur la clôture. Joseph est sorti et nous a parlé à tous. Peu après, un homme est sorti du groupe et a dit que la maison d’un frère pauvre qui habitait assez loin de la ville avait brûlé, la nuit précédente. Presque tous ont dit qu’ils étaient désolés pour cet homme. Joseph a mis la main dans sa poche, a pris cinq dollars et a dit : ‘Je suis désolé pour ce frère à concurrence de cinq dollars, dans quelle mesure êtes-vous désolés ?’ » (Juvenile Instructor, 15 octobre 1892, p. 641)

 

      Margarette McIntire Burgess :

 

      « Mon frère aîné et moi allions à l’école, près du bâtiment qu’on appelait le magasin en briques de Joseph. Il avait plu la veille et le sol était donc très boueux, surtout dans cette rue. Mon frère, Wallace, et moi, nous nous sommes embourbés et nous ne pouvions plus nous dégager. Comme tous les enfants, nous nous sommes mis à pleurer car nous pensions devoir rester là. Mais en levant les yeux, j’ai vu l’ami aimant des enfants, Joseph, le prophète, venir vers nous. Il nous a rapidement placés sur un sol plus haut et plus sec. Ensuite, il s’est accroupi, a nettoyé nos petites chaussures pleines de boue, a sorti son mouchoir de sa poche et a essuyé notre visage baigné de larmes. Il nous a dit des paroles gentilles et réconfortantes et nous a envoyés, le coeur joyeux, sur le chemin de l’école. Était-il surprenant que j’aimasse cet homme de Dieu grand, bon et noble ? » (Juvenile Instructor, 15 janvier 1892, p. 66-67)

 

      Newel Knight, à propos de sa mère Polly Knight, morte une semaine après son arrivée au Missouri :

 

      « Elle s’est endormie paisiblement pour toujours en exprimant sa joie dans la nouvelle alliance éternelle de l’Évangile et en louant Dieu d’avoir pu voir le pays de Sion avant de mourir... Frère Joseph Smith a assisté aux funérailles de ma mère et nous a parlé d’une manière éloquente et réconfortante. » (Newel Knight, Autobiographie et Journal, vers 1846, p. 32, 34, Archives de l’Église)

 

      Orson Hyde, qui plus tard fit partie du Collège des Douze, à propos de la marche du Camp de Sion1 au cours de laquelle le prophète avertit les participants qui se plaignaient qu’ils seraient frappés d’un désastre s’ils ne se repentaient pas, ce qui fut suivi d’une épidémie de choléra dont certains membres du camp moururent :

 

      « Le prophète a-t-il cessé de se préoccuper du bien-être des membres du camp ? A-t-il cessé d’aimer ses amis quand ils ont été réprimandés et ont eu des épreuves ? Est-il devenu leur ennemi parce qu’il avait dit des choses dures contre eux ? Non ! Il avait le coeur plein de sympathie, d’amour, de compassion et de bonté ; et, avec un zèle et une loyauté dignes d’un ami fidèle en temps de péril, il s’est personnellement occupé des malades et des mourants et a aidé à enterrer les morts. Chacune de ses actions pendant cette épreuve difficile a confirmé aux membres du camp que, malgré leurs défauts, il les aimait quand même. » (Deseret News, 30 juillet 1853, p. 66)

 

 

Dirigeant

 

      John Taylor, troisième président de l’Église :

 

      « Il y a quelques années, à Nauvoo, en ma présence, un membre du gouvernement a demandé à Joseph Smith comment il parvenait à gouverner tant de gens et à conserver un ordre aussi parfait, faisant la réflexion qu’il était impossible aux autres dirigeants de faire de même ailleurs. Monsieur Smith a dit que c’était facile. ‘Comment ? a répondu l’homme. Cela nous est très difficile.’ Monsieur Smith a répondu : ‘Je leur enseigne de bons principes et ils se gouvernent eux-mêmes.’ » (Millennial Star, 15 novembre 1851, p. 339)

 

      Brigham Young, deuxième président de l’Église :

 

      « Les gens qui venaient voir Joseph Smith et son peuple lui ont très souvent demandé : ‘Comment se fait-il que vous teniez si facilement votre peuple en main ? On dirait qu’il ne fait rien d’autre que ce que vous dites. Comment se fait-il que vous puissiez le gouverner si facilement ?’ Il dit : ‘Je ne les gouverne pas du tout. Le Seigneur a révélé des cieux certains principes que nous devons vivre en ces derniers jours. Le temps approche où le Seigneur rassemblera son peuple d’entre les méchants et il va hâter son oeuvre en justice et les principes qu’il a révélés, je les ai enseignés au peuple, il essaie de les vivre et il se prend lui-même en main.’ » (Deseret News : Semi-Weekly, 7 juin 1870, p. 3)

 

      George A. Smith, à propos du Camp de Sion1 dont il était membre :

 

      « Le prophète Joseph assumait pleinement sa part des fatigues du voyage. Non seulement il se souciait de subvenir aux besoins du camp et de le diriger, mais il a également fait presque tout le chemin à pied et il a su ce que c’était d’avoir des ampoules et les pieds ensanglantés et douloureux, conséquence naturelle de quarante à soixante kilomètres de marche par jour pendant la saison chaude.

 

      « Cependant, il n’a jamais émis le moindre murmure ni la moindre plainte pendant tout le voyage, alors que la plupart des hommes du camp se plaignaient à lui d’avoir mal aux orteils, d’avoir les pieds en sang, des longues étapes, du manque de nourriture, de la mauvaise qualité du pain, du mauvais pain de maïs, du beurre rance, du mauvais miel, du jambon et du fromage infestés de vers, etc. Même un chien ne pouvait pas aboyer après certains d’entre eux sans qu’ils s’en plaignent à Joseph. S’ils devaient camper avec de l’eau croupie, cela entraînait presque la rébellion.

 

      « Nous faisions cependant partie du Camp de Sion et beaucoup ne priaient pas, manquaient d’égards, étaient négligents, insouciants, insensés ou malveillants et nous ne nous en rendions pas compte. Joseph devait être patient avec nous et nous encadrer comme des enfants. Cependant, de nombreuses personnes du camp ne se plaignaient jamais et étaient toujours disposées à obéir à notre dirigeant. » (« History of George Albert Smith by Himself », p. 30, George Albert Smith, Papers, 1834-1875, Archives de l’Église)

 

 

Miséricorde

 

      Daniel Tyler :

 

      « Un homme qui avait eu une position élevée dans l’Église pendant qu’il était à Far West [Missouri], fut pris de frissons ou d’une fièvre paludéenne. Alors que son esprit et son corps étaient affaiblis, des personnes mécontentes le poussèrent à s’aigrir et le persuadèrent de quitter les saints pour partir avec elles.

 

      « Il fit des déclarations contre le prophète. Après s’être rétabli de sa maladie, il alla du Missouri à Quincy, en Illinois, tandis que les saints s’installaient à Commerce. Là, il se mit au travail et coupa du bois de chauffage pour avoir les moyens d’aller jusqu’à Nauvoo, avec sa famille et de faire un cadeau à l’homme de Dieu lésé, si d’aventure il lui pardonnait et lui permettait de rentrer au bercail… Selon lui, il n’y avait de salut pour lui nulle part ailleurs et si on le lui refusait, tout était perdu pour lui.     

  

      « Il partit le cœur lourd et le visage défait. Alors que [cet homme] était en chemin, le Seigneur dit à frère Joseph qu’il arrivait. Le prophète regarda par la fenêtre et le vit remonter la rue. À peine avait-il ouvert le portail que le prophète se leva d’un bond de sa chaise et courut à sa rencontre dans la cour, en s’écriant : ‘Oh, frère, je suis tellement content de vous voir !’ Il le prit par le cou et tous deux pleurèrent comme des enfants.

 

      « Il suffit de dire qu’il y eut restitution et que l’homme qui avait chuté entra de nouveau dans l’Église par la porte, reçut de nouveau sa prêtrise, remplit plusieurs missions importantes, participa au rassemblement des saints en Sion et mourut avec une foi entière. » (Juvenile Instructor, 15 août 1892, p. 491)

 

      William W. Phelps, qui avait été un membre de l’Église de confiance, compta à la fin de l’année 1838 parmi les personnes qui portèrent de faux témoignages contre le prophète et d’autres dirigeants de l’Église, ce qui conduisit à leur emprisonnement au Missouri. En juin 1840, frère Phelps écrivit à Joseph Smith pour implorer son pardon et reçut la réponse suivante du prophète :

 

      « Je dois dire que c’est avec des sentiments peu ordinaires que je m’efforce de vous écrire quelques lignes en réponse à votre lettre du 29 [du mois dernier] ; en même temps, je me réjouis de l’occasion qui m’est donnée. Vous pouvez vous rendre compte dans une certaine mesure de ce qu’ont été mes sentiments, aussi bien que ceux de frère Rigdon et de frère Hyrum, lorsque nous avons lu votre lettre : vraiment notre coeur a fondu de tendresse et de compassion lorsque nous avons pris connaissance de vos résolutions, etc.

 

      « Je peux vous assurer que je me sens disposé à décider de votre cas d’une manière qui recevra l’approbation de Jéhovah (dont je suis le serviteur), et conformément aux principes de la vérité et de la justice qui ont été révélés ; et étant donné que la longanimité, la patience et la miséricorde ont toujours caractérisé les rapports de notre Père céleste envers ceux qui sont humbles et pénitents, je me sens disposé à copier son exemple, à chérir les mêmes principes et, ce faisant, à être un sauveur pour mes semblables.

 

      « Il est vrai que nous avons beaucoup souffert de votre comportement : la coupe de fiel, déjà suffisamment pleine à boire pour des mortels, a vraiment été remplie jusqu’à déborder lorsque vous vous êtes tourné contre nous. Vous, notre confident et notre ami, vous avec qui nous avions éprouvé beaucoup de périodes de rafraîchissement de la part du Seigneur, ‘ce n’est pas un ennemi qui nous outrage, nous le supporterions’ [voir Psaumes 55:12-14]. ‘Le jour où tu te tenais en face de lui, le jour où des étrangers emmenaient captive son armée, où des étrangers entraient dans ses portes, et jetaient le sort sur [Far West], toi aussi tu étais comme l’un d’eux. Tu n’aurais pas dû repaître ta vue du jour de ton frère, du jour de son malheur, tu n’aurais pas non plus dû ouvrir une grande bouche au jour de la détresse’ [voir Abdias 1:11-12].

 

      « Cependant la coupe a été bue, la volonté de notre Père a été faite et nous sommes toujours vivants, ce dont nous rendons grâce au Seigneur. Et ayant été délivrés des mains d’hommes méchants par la miséricorde de notre Dieu, nous disons que vous avez la possibilité d’être délivré des puissances de l’Adversaire, d’être amené dans la liberté des enfants bien-aimés de Dieu et de reprendre votre place parmi les saints du Très-Haut et, par la diligence, l’humilité et l’amour sincère, vous recommander à notre Dieu et à votre Dieu et à l’Église de Jésus-Christ.

 

      « Croyant que votre confession est réelle et votre repentir sincère, je serai heureux de vous donner de nouveau la main droite de l’amitié et de me réjouir du retour du prodigue.

 

      « Votre lettre a été lue dimanche dernier aux saints et nous leur avons demandé ce qu’ils en pensaient ; il a été unanimement résolu que W. W. Phelps soit accepté dans la communion des saints.

 

      « Allons, cher frère, puisque la guerre a pris fin, Les amis d’autrefois sont de nouveau amis, enfin. Joseph Smith. » (History of the Church, volume 2, p. 352-354)

 

 

Succession

 

      Wilford Woodruff, troisième président de l’Église :

 

      « Je me souviens du dernier discours qu’il a prononcé devant nous avant sa mort… Il s’est tenu devant nous pendant trois heures environ. La pièce était remplie comme d’un feu dévorant, son visage était aussi clair que l’ambre et il était revêtu de la puissance de Dieu. Il nous a exposé notre devoir. Il nous a exposé la plénitude de cette grande oeuvre de Dieu, et, dans le discours qu’il nous a adressé, il a dit : ‘ Sur moi ont été scellés toutes les clefs, tous les pouvoirs et tous les principes de vie et de salut que Dieu a jamais donnés à quiconque a jamais vécu sur la surface de la terre. Et ces principes, cette prêtrise et cette autorité appartiennent à cette dernière et grande dispensation que le Dieu du ciel s’est mis en devoir d’établir sur la terre.’ ‘Maintenant, dit-il en s’adressant aux Douze, j’ai scellé sur vous toutes les clefs, tous les pouvoirs et tous les principes que le Seigneur a scellés sur ma tête.’ Il a ajouté : ‘J’ai vécu jusqu’à présent, j’ai vécu au milieu de ce peuple et j’ai accompli la grande oeuvre de rédemption. J’avais le désir de vivre assez longtemps pour voir ce temple construit. Mais, je ne vivrai pas assez longtemps pour le voir, mais vous, si, vous si.’ Après nous avoir parlé de cette façon, il a dit : ‘Je vous le dis, la charge de ce royaume repose maintenant sur vos épaules, il vous appartient de le porter au monde entier, et si vous ne le faites pas, vous serez damnés.’ » (Deseret News : Semi-Weekly, 15 mars 1892, p. 2)

 

     « Je rends témoignage qu’au début du printemps 1844, à Nauvoo, Joseph Smith, le prophète, rassembla les apôtres et leur confia les ordonnances de l’Église et du royaume de Dieu. Et toutes les clés et les pouvoirs que Dieu lui avait conférés, il les scella sur notre tête et il nous dit que nous devions porter ce royaume sur nos épaules sans quoi nous serions damnés… Son visage resplendissait comme de l’ambre et il était revêtu d’un pouvoir que je n’avais jamais vu en aucun homme vivant auparavant. » (Journal History of The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints, 12 mars 1897, p. 2)

 

      Les membres du Collège des Douze, en 1844 :

 

      « Nous étions présents lors d’un conseil qui a eu lieu à la fin du mois de mars dernier [1844] à Nauvoo…

 

      « Dans ce conseil, Joseph Smith semblait assez déprimé et il a pris la liberté de nous ouvrir son coeur… : ‘Mes frères, le Seigneur me commande de hâter l’oeuvre dans laquelle nous sommes engagés… Un événement important va bientôt se produire. Peut-être mes ennemis vont-ils me tuer. Si c’est le cas et si les clefs de l’autorité qui reposent en moi ne vous sont pas transmises, elles seront perdues sur la terre. Mais si je peux seulement réussir à les placer sur votre tête et que je suis victime de mains meurtrières si Dieu le permet, alors je pourrai m’en aller avec plaisir et satisfaction, sachant que mon oeuvre est accomplie et qu’est posée la fondation sur laquelle le royaume de Dieu doit être édifié dans la dispensation de la plénitude des temps.

 

      ‘C’est donc sur les épaules des Douze que doit reposer la responsabilité de diriger l’Église jusqu’à ce que vous en nommiez d’autres pour vous succéder. Vos ennemis ne peuvent pas vous tuer tous en même temps, et si l’un de vous devait mourir, vous pourriez poser les mains sur d’autres frères et compléter votre collège. C’est ainsi que ce pouvoir et ces clefs peuvent être perpétués sur la terre.’

 

      « Nous n’oublierons jamais ses sentiments ni ses paroles à cette occasion. Après s’être ainsi exprimé, il s’est remis à arpenter le sol en disant : ‘Depuis que j’ai enlevé le fardeau de mes épaules, je me sens aussi léger qu’un bouchon de liège. Je me sens libre. Je remercie mon Dieu de cette délivrance.’ » (Procès verbal d’une réunion de mars 1844 ; dans Brigham Young, Office Files 1832-1878, Archives de l’Église)

 

      Parley P. Pratt, membre du Collège des douze apôtres :

 

      « Avant sa mort, cet homme grand et bon a, de temps en temps, réuni les Douze, pour les instruire de tout ce qui concerne le royaume, les ordonnances et le gouvernement de Dieu. Il a souvent fait la réflexion qu’il posait les fondements mais que les Douze auraient à terminer l’édifice. Il a dit : ‘Je ne sais pas pourquoi, mais pour une raison que j’ignore je suis contraint de hâter les préparatifs pour conférer aux Douze toutes les ordonnances, les clefs, les dotations et les ordonnances de scellement de la prêtrise et de leur donner ainsi le modèle de tout ce qui se rapporte au sanctuaire [le temple] et à la dotation qui s’y déroule.’

 

      « L’ayant fait, il s’est beaucoup réjoui, car, a-t-il dit, le Seigneur était sur le point de poser le fardeau sur nos épaules et de le laisser se reposer pendant un moment, et, si on le tuait, a-t-il continué, le royaume de Dieu irait de l’avant, car il avait accompli l’oeuvre qui lui incombait en nous confiant tout ce qui était nécessaire à l’édification du royaume conformément à la vision céleste et au modèle qui lui avaient été montrés du haut des cieux. » (Millennial Star, mars 1845, p. 151)

 

 

Martyre

 

      John Taylor, alors qu’il était membre du Collège des Douze :

 

      « Pour sceller le témoignage de ce livre et du Livre de Mormon, nous annonçons le martyre de Joseph Smith, le prophète, et de Hyrum Smith, le patriarche. Ils furent tués à coups de fusil, le 27 juin 1844, vers cinq heures de l’après-midi, dans la prison de Carthage, par des émeutiers armés — peints de noir — forts d’environ cent cinquante à deux cents personnes. Hyrum fut abattu le premier et tomba calmement, s’exclamant : Je suis mort ! Joseph sauta par la fenêtre et fut mortellement atteint dans sa tentative, s’exclamant : Ô Seigneur, mon Dieu ! On tira brutalement sur eux, alors qu’ils étaient déjà morts, et tous deux reçurent quatre balles.

 

      « John Taylor et Willard Richards, deux des Douze, étaient les seules personnes dans la pièce à ce moment-là. Le premier fut sauvagement blessé de quatre balles, mais est guéri depuis lors ; le second, grâce à la Providence de Dieu, échappa sans même avoir un trou dans son habit.

 

      « Joseph Smith, le Prophète et Voyant du Seigneur, a fait plus, avec l’exception unique de Jésus, pour le salut des hommes dans ce monde, que n’importe quel autre homme qui y ait jamais vécu. Dans le bref laps de vingt ans, il a fait paraître le Livre de Mormon, qu’il traduisit par le don et le pouvoir de Dieu, et l’a fait publier sur deux continents, a envoyé aux quatre coins de la terre la plénitude de l’Évangile éternel qu’il contenait, a fait paraître les révélations et les commandements qui composent ce livre des Doctrine et Alliances et beaucoup d’autres documents et instructions sages pour le profit des enfants des hommes, a rassemblé des milliers de saints des derniers jours, fondé une grande ville et laissé une renommée et un nom que l’on ne peut faire périr. Il fut grand dans sa vie et dans sa mort aux yeux de Dieu et de son peuple. Et comme la plupart des oints du Seigneur dans les temps anciens, il a scellé sa mission et ses oeuvres de son sang, de même que son frère Hyrum. Ils n’étaient pas divisés dans la vie, et ils ne furent pas séparés dans la mort !

 

      « Lorsque, deux ou trois jours avant son assassinat, Joseph alla à Carthage pour se livrer aux prétendues exigences de la loi, il dit : ‘Je vais comme un agneau à l’abattoir, mais je suis calme comme un matin d’été. J’ai la conscience libre de toute faute envers Dieu et envers tous les hommes. Je mourrai innocent, et l’on dira un jour de moi : Il fut assassiné de sang froid.’ — Le même matin, lorsque Hyrum eut terminé les préparatifs pour aller — dirons-nous à l’abattoir ? oui, car c’était bien cela — il lut le paragraphe suivant, vers la fin du douzième chapitre d’Éther, dans le Livre de Mormon, et plia la page à cet endroit :

 

      « Et il arriva que je priai le Seigneur, afin qu’il donnât aux Gentils la grâce, afin qu’ils eussent la charité. Et il arriva que le Seigneur me dit : S’ils n’ont pas la charité, cela n’a pas d’importance pour toi, tu as été fidèle ; c’est pourquoi, tes vêtements seront purifiés. Et parce que tu as vu ta faiblesse, tu seras rendu fort au point de t’asseoir dans le lieu que j’ai préparé dans les demeures de mon Père. Et maintenant… je dis adieu aux Gentils, oui, et aussi à mes frères que j’aime, jusqu’à ce que nous nous rencontrions devant le siège du jugement du Christ, où tous les hommes sauront que mes vêtements ne sont pas tachés de votre sang [Éther 12:36-38]. Les testateurs sont maintenant morts et leur testament est en vigueur.

 

      « Hyrum smith eut quarante-quatre ans en février 1844, et Joseph Smith eut trente-huit ans en décembre 1843. Dorénavant leurs noms seront classés parmi les martyrs de la religion, et les lecteurs de toutes les nations se souviendront que pour faire paraître le Livre de Mormon et ce livre de Doctrine et Alliances de l’Église, pour le salut d’un monde corrompu, il a fallu le meilleur sang du dix-neuvième siècle ; et que si le feu peut endommager du bois vert pour la gloire de Dieu, avec quelle facilité il brûlera le bois sec pour purifier la vigne de la corruption. Ils ont vécu pour la gloire, ils sont morts pour la gloire, et la gloire est leur récompense éternelle. D’âge en âge, leurs noms passeront à la postérité, comme des joyaux pour les sanctifiés. » (Doctrine et Alliances 135:1-6)

 

      Brigham Young, deuxième président de l’Église :

 

      « Bien que ses ennemis aient eu le pouvoir de tuer notre prophète, c’est à dire de tuer son corps, n’a-t-il pas accompli tout ce qu’il avait à coeur d’accomplir pendant sa vie ? Il l’a fait, et je sais de quoi je parle. » (Deseret News, 30 avril 1853, p. 46)

 

      « Qui a délivré Joseph Smith des mains de ses ennemis jusqu’au jour de sa mort ? C’est Dieu ; quoiqu’il ait été amené à de multiples reprises au bord de la mort, et, selon toutes les apparences humaines, ne pouvait être délivré, et, selon toute probabilité, ne pourrait être sauvé. Lorsqu’il était en prison au Missouri, et que personne ne s’attendait à ce qu’il s’échappe jamais de leurs mains, j’avais la foi d’Abraham et je disais aux frères : ‘Aussi vrai que le Seigneur vit, il leur échappera.’ Il avait prophétisé qu’il n’arriverait pas à la quarantaine, mais nous avions tous l’espoir que ce serait une fausse prophétie, et que nous le garderions éternellement avec nous. Nous pensions que notre foi l’emporterait, mais nous nous trompions : il est finalement tombé martyr pour sa religion. J’ai dit : ‘C’est bon ; maintenant le témoignage est en vigueur ; il l’a scellé de son sang.’ » (Discours prononcé le 1er août 1852 à Salt Lake City, bureau de l’Historien, compte-rendu de discours, concernant la période 1845 à 1885, Archives de l’Église)

 

      Mary Ann Stearns Winters, belle-fille de Parley P. Pratt, membre du Collège des douze apôtres :

 

      « Je vis les cadavres de frère Joseph et de frère Hyrum déposés dans la Mansion House après avoir été amenés de Carthage. Je vis aussi certains des vêtements qu’ils avaient portés, teintés de leur sang. Je sais qu’ils étaient des hommes de Dieu, prophète et patriarche, justes et fidèles. Puissions-nous être dignes de les rencontrer dans le monde à venir ! » (Young Woman’s Journal, décembre 1905, p. 558)

 

 

Mission divine

 

      Brigham Young, deuxième président de l’Église :

 

      « J’ai envie de crier ‘alléluia’ tout le temps, lorsque je pense que j’ai connu Joseph Smith, le prophète que le Seigneur a suscité et ordonné, et à qui il a donné les clefs et le pouvoir d’édifier le royaume de Dieu sur la terre et de le soutenir. » (Deseret News, 31 octobre 1855, p. 268)

 

      Eliza R. Snow, présidente générale de la Société de secours de 1866 à 1887 :

 

      « Dans la cause de la vérité et de la justice, dans tout ce qui serait bénéfique pour son semblable, son intégrité était aussi ferme que les colonnes du ciel. Il savait que Dieu l’avait appelé à l’oeuvre et toutes les puissances de la terre et de l’enfer combinées n’ont pas réussi à l’empêcher d’atteindre son but ni à l’en détourner. Avec l’aide de Dieu et de ses frères, il a posé les fondements de la plus grande oeuvre qui ait jamais été établie par l’homme : une œuvre touchant non seulement tous les vivants et toutes les générations à venir, mais également les morts.

 

      « Avec hardiesse et bravoure, il a affronté les traditions fausses, les superstitions, les religions, les préjugés et l’ignorance du monde. Il est resté fidèle à tous les principes révélés du ciel, fidèle à ses frères et à son Dieu, puis a scellé son témoignage de son sang. » (Woman’s Exponent, 1er janvier 1874, p. 117)

 

      Wilford Woodruff, quatrième président de l’Église :

 

      « J’ai eu matière à me réjouir extrêmement dans ce que j’ai vu de frère Joseph parce que, dans sa carrière publique et privée, il avait avec lui l’Esprit du Tout-Puissant et il manifestait une grandeur d’âme que je n’avais jamais vue chez personne d’autre. » (Deseret News, 20 janvier 1858, p. 363)

 

      Daniel D. McArthur, l’un des premiers membres de l’Église, qui conduisit plus tard les premiers convois de charrettes à bras jusqu’à Salt Lake City :

 

      « Mon témoignage est qu’il était un vrai prophète du Dieu vivant et plus je l’entendais parler et le voyais agir, plus j’étais convaincu qu’il avait véritablement vu Dieu le Père, son Fils, Jésus-Christ et également les saints anges de Dieu… Je me disais toujours que, s’il y avait une certitude que j’avais sur cette terre, c’était bien qu’il était un prophète. » (Juvenile Instructor, 15 février 1892, p. 129)

 

      Alexander McRae, l’un des hommes détenus dans la prison de Liberty avec Joseph Smith :

 

      « Notre confiance en sa qualité de prophète était telle que lorsqu’il disait : ‘Ainsi dit le Seigneur’, nous étions confiants qu’il en serait selon ce qu’il disait et plus nous mettions sa parole à l’épreuve, plus notre confiance augmentait car nous avons constaté qu’à aucun moment sa parole n’a manqué de s’accomplir. » (Deseret News, 9 novembre 1854, p. 1)

 

      Wilford Woodruff, à propos d’un sermon donné par le prophète le 6 avril 1837 :

 

      « Le président Joseph Smith, fils, se leva et s’adressa à l’assemblée pendant trois heures, revêtu du pouvoir, de l’Esprit et de l’image de Dieu. Il dévoila ses pensées et ses sentiments dans la maison de ses amis. Il présenta de nombreuses choses d’une grande importance à l’esprit des anciens d’Israël. Oh, puissent-elles être écrites dans notre coeur comme avec un burin de fer pour rester à jamais [voir Job 19:23-24] afin que nous les mettions en pratique dans notre vie. Cette source de lumière, de principes et de vertu qui jaillissait du coeur et de la bouche du prophète Joseph, dont l’âme, comme celle d’Hénoc, gonflait, vaste comme l’éternité, oui, ces preuves présentées avec une telle force devraient faire sombrer dans l’oubli toute once d’incrédulité et de doute dans l’esprit des auditeurs, car un tel langage, de tels sentiments, de tels principes et un tel esprit ne peuvent provenir des ténèbres. Aussi vrai que mon coeur brûle maintenant au-dedans de moi, Joseph Smith, fils, est un prophète de Dieu suscité pour la délivrance d’Israël. » (Wilford Woodruff, Journals, 1833-1898, Archives de l’Église) 

 

 

1 Camp de Sion : En 1834, Joseph Smith, profondément inquiet des souffrances des saints du Missouri et vivement désireux de les aider, organisa un groupe de saints pour marcher sur le comté de Jackson. Ce groupe, appelé le Camp de Sion, devait aider à récupérer les terres et les biens pris illégalement aux membres de l’Église. Le camp fut organisé officiellement le 6 mai 1834 et finit par compter plus de deux cents personnes. Le groupe, armé et organisé comme un corps militaire, parcourait de longues distances chaque jour, souvent dans une chaleur étouffante et soutenu par une nourriture mauvaise et de l’eau croupie. Les membres du camp arrivèrent dans le comté de Jackson au milieu de juin après avoir parcouru près de 1500 kilomètres.     

 

 

Mis en ligne le 24/09/2009 

Modifié le 15/02/2014