La Divinité

 


Gordon B. Hinckley (1910-2008) :
 
      Ceux qui nous observent disent que nous nous rapprochons des religions traditionnelles. Nous ne changeons pas. C’est la perception que le monde a de nous qui change. Nous enseignons la même doctrine. Nous avons la même organisation. Nous nous efforçons de faire les mêmes bonnes œuvres. Mais la vieille haine est en train de disparaître, la vieille persécution s’estompe. Les gens sont mieux informés. Ils commencent à se rendre compte de ce que nous représentons et de ce que nous faisons. (Le Liahona, janvier 2002, p. 5) 
 
      Notre Église a beaucoup de détracteurs. Ils disent que nous ne croyons pas au Christ traditionnel du christianisme. Il y a du vrai dans ce qu'ils disent. Notre foi, notre connaissance, ne reposent pas sur des traditions anciennes, des credo qui découlent d'une compréhension limitée et de discussions presque sans fin pour que des hommes parviennent à une définition du Christ ressuscité. Notre foi et notre connaissance nous viennent du témoignage d'un prophète en cette dispensation, prophète qui a vu, devant lui, le grand Dieu de l'univers et son Fils bien-aimé, le Seigneur Jésus-Christ. Ils lui ont parlé. Il a parlé avec eux. Il a témoigné ouvertement, sans ambiguïté et sans gêne de cette grande vision. Il s'agissait d'une vision du Tout-Puissant et du Rédempteur du monde, dont la gloire dépasse l'entendement, mais certaine et sans équivoque quant à la connaissance qu'elle a apportée. C'est en vertu de cette connaissance, profondément enracinée dans la révélation moderne, que, comme l'a dit Néphi, nous « parlons du Christ, nous nous réjouissons dans le Christ, nous prêchons le Christ, nous prophétisons concernant le Christ, et nous écrivons selon nos prophéties, afin que nos enfants sachent vers quelle source ils peuvent se tourner pour obtenir la rédemption de leurs péchés » (2 Néphi 25:26). (Le Liahona, juillet 2002, p. 102)
 
 
Jeffrey R. Holland : 
     
      Si quelqu’un dit que nous ne sommes pas chrétiens parce que nous n’acceptons pas une vision de la Divinité établie au quatrième ou cinquième siècle, qu’en est-il des premiers saints, dont beaucoup avaient été témoins oculaires du Christ, qui n’avaient pas non plus cette vision ?
 
      Nous déclarons qu’il est évident d’après les Écritures que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont des personnages distincts, trois êtres divins. Cela est illustré sans aucune équivoque par la prière du Sauveur que je viens de mentionner (Jean 17:3, ndlr), par son baptême par Jean, par ce qui s’est passé sur le mont de la Transfiguration et au martyre d’Étienne, pour ne citer que quatre exemples.
 
      Une autre raison pour laquelle l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours n’est pas considérée comme chrétienne par certains est que nous croyons, comme les anciens prophètes et apôtres, en un Dieu incarné mais assurément glorifié. À ceux qui critiquent cette croyance basée sur les Écritures, je demande au moins pour la forme : Si l’idée d’un Dieu incarné vous répugne, pourquoi les éléments fondamentaux et les caractéristiques les plus distinctives de toute la chrétienté sont-ils l’Incarnation, l’Expiation et la Résurrection physique du Seigneur Jésus-Christ ? Si le fait d’avoir un corps n’est pas nécessaire ni désirable pour la Divinité, pourquoi le Rédempteur de l’humanité a-t-il racheté son corps, le libérant des liens de la mort et du tombeau, garantissant qu’il ne serait plus jamais séparé de son esprit dans le temps ni dans l’éternité (voir Romains 6:9) ? Quiconque rejette le concept d’un Dieu incarné, rejette le Christ mortel et ressuscité. Personne proclamant être un vrai chrétien ne voudrait faire cela. (Le Liahona, novembre 2007, p. 40, 41, 42)
 
 
Robert D. Hales :
 
      Certaines personnes peuvent être surprises d’apprendre que nous ressemblons à Dieu. Un grand érudit religieux a même enseigné qu’imaginer Dieu sous la forme d’un homme c’est créer une image taillée et c’est idolâtre et blasphémateur (Harvard Divinity Bulletin, vol. 36, n° 2, printemps 2008, p. 8-9). Mais Dieu lui-même a dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance » (Genèse 1:26 ; Moïse 2:26).
 
      L’utilisation du mot notre dans cette Écriture nous enseigne aussi la relation qui existe entre le Père et le Fils. Dieu a aussi enseigné : « J’ai créé ces choses par mon Fils unique » (Moïse 2:1). Le Père et le Fils sont des personnes distinctes, comme le sont tout père et son fils. Cela peut être une des raisons pour lesquelles le nom de Dieu en hébreu, Élohim, n’est pas singulier, mais pluriel.
 
      Le Nouveau Testament nous apprend que notre Père céleste et son Fils, Jésus-Christ, ont une présence physique. Ils se tiennent en un seul lieu à un moment donné, comme en a témoigné Étienne, disciple du Nouveau Testament : « Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu » (Actes 7:56).
 
      Nous savons aussi que le Père et le Fils ont chacun une voix. Comme nous pouvons le lire dans la Genèse et dans le livre de Moïse, Adam et Ève « entendirent la voix de l’Éternel Dieu, [tandis qu’ils parcouraient] le jardin vers le soir » (Moïse 4:14 ; Genèse 3:8).
 
      Nous savons que le Père et le Fils ont chacun un visage, qu’ils peuvent se tenir devant quelqu’un et qu’ils parlent.
 
      En regardant ces deux personnages, même Joseph ne pouvait pas savoir qui ils étaient, car il n’avait pas encore été témoin et n’avait pas la connaissance de la vraie nature de Dieu et du Christ. Mais il a écrit ensuite : « L’un d’eux me parla, m’appelant par mon nom, et dit, en me montrant l’autre : Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoute-le ! » (JS, H 1:17)
 
      Je témoigne que nous pouvons savoir la vérité au sujet de Dieu par le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit, troisième membre de la Divinité, est un personnage d’esprit. Sa tâche est de rendre témoignage de Dieu (voir Jean 15:26) et de nous enseigner toutes choses (voir Jean 14:26). (Le Liahona, novembre 2009, p. 30-31)