Comment bien vivre une relève ?



QUESTION : La relève d'un appel de l'Église semble parfois être cause de dépression, de gêne, de blessures et même de colère. Comment puis-je faire face positivement à cette situation ?

RÉPONSE de Bo Wennerlund (de Vasterhaninge, en Suède), scelleur au temple de Stockholm et directeur de la Communication de l'Église pour la Suède


Un appel à servir, à quelque poste que ce soit, nous apporte des bénédictions et donne plus de sens à notre vie. En nous acquittant consciencieusement d'un appel, nous apprenons à aimer ceux que nous servons, ceux avec qui nous travaillons et ceux qui nous dirigent. L'appel est un facteur de stimulation et de joie. Il n'est donc pas étonnant que nous soyons tristes et même frustrés, peut-être, au moment de notre relève. À mon avis, c'est normal. En fait, je pense que si nous ne sommes pas un peu tristes, c'est que nous n'avons pas apprécié suffisamment notre appel. En ce qui me concerne, je n'ai jamais été véritablement heureux d'être relevé d'un appel, pour la simple raison que j'ai aimé tous les appels que j'ai eus.

Mais comment réagir à ces sentiments sans les laisser devenir source de difficultés ? Comment pouvons-nous accepter avec dignité et élégance la relève d'un appel que nous avons tant aimé ? Quand vient la relève, il peut être bon de s'asseoir ou de s'agenouiller
et de se faire les réflexions suivantes :

1) « Je sais que j'ai été appelé par Dieu ; je me rends donc compte que ma relève vient également de Dieu.

2) « Cela a été un honneur pour moi de servir dans cet appel. Je suis heureux pour la personne qui reçoit maintenant cet honneur.

3) « Je ne voudrais être nulle part ailleurs que là où le Seigneur veut que je sois.

4) « Cette relève va me donner davantage de temps pour être un conjoint attentionné. Je vais m'efforcer de rendre mon conjoint plus heureux que jamais. Je vais être un meilleur grand-parent. Je serai un agent du service pastoral plus consciencieux.

5) « Je suis prêt à accepter tout appel que le Seigneur et ses serviteurs me donneront à l'avenir, car, tant que je serai là où il veut que je sois, je serai heureux. »


Source : L'Étoile, février 1988, p. 18