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Le pouvoir de scellement

 

 

 

Boyd K. Packer (1924-2015)

 

Assistant des Douze de 1961 à 1970

Membre du Collège des Douze depuis 1970

Président suppléant du Collège des Douze de 1994 à 2008

Président du Collège des Douze de 2008 à 2015

 

 

 

 

      Si nous voulons comprendre l'histoire et la doctrine de l'œuvre du temple, nous devons comprendre ce qu'est le pouvoir de scellement. Nous devons voir, dans une certaine mesure au moins, pourquoi les clés de l'autorité d'employer le pouvoir de scellement sont indispensables, indispensables non seulement pour l'œuvre des ordonnances du temple, mais pour toute l'œuvre des ordonnances dans toute l'Église dans le monde entier.

 

      Le pouvoir de scellement représente la délégation de l'autorité spirituelle de Dieu à l'homme. Le gardien de ce pouvoir de scellement est le représentant principal du seigneur ici-bas, le président de l'Église. C'est le poste de confiance et d'autorité suprême.

 

      Comme on l'a dit, beaucoup des enseignements se rapportant aux choses spirituelles plus profondes dans l'Église, surtout dans les temples, sont symboliques. Nous utilisons le mot clés d'une manière symbolique. Ici, les clés de l'autorité de la prêtrise représentent les limites du pouvoir donné par Dieu à l'homme mortel pour agir au nom de Dieu sur terre. Les mots sceller, clés et prêtrise sont étroitement liés.

 

      Les clés du pouvoir de scellement sont synonymes des clés de la prêtrise éternelle.

 

      « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l'homme ?

 

      « Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.

 

      « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux.

 

      « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle.

 

      « Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16:13,16-19).

 

      Pierre devait détenir les clés ; Pierre devait détenir le pouvoir de scellement, l'autorité qui comporte le pouvoir de lier ou de sceller sur la terre ou de délier sur la terre, et qu'il en soit de même dans les cieux. Ces clés sont entre les mains du président de l'Église ; elles appartiennent au prophète, voyant et révélateur. Ce pouvoir sacré de scellement est dans l'Église à notre époque. Rien n'est considéré avec plus de vénération par ceux qui comprennent la signification de cette autorité. Rien n'est détenu plus étroitement. Il y a relativement peu d'hommes à qui a été délégué ce pouvoir de scellement sur la terre à une époque donnée : dans chaque temple se trouvent des frères à qui a été donné le pouvoir de scellement. Nul ne peut le recevoir de qui que ce soit d'autre que du prophète, voyant et révélateur et président de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

 

      La déclaration suivante affirme clairement que le pouvoir de scellement lie tout ce que nous faisons pour les vivants et pour les morts :

 

      « Chaque fois que la plénitude de l'Évangile est sur la terre, le Seigneur a des ministres à qui il donne le pouvoir de lier sur la terre et de sceller éternellement dans les cieux (voir Matthieu 16:19 ; 18:18 ; Hélaman 10:3-10 ; D&A 132:46-49).

 

      « Tout ce qui n'est pas scellé par ce pouvoir prend fin quand les hommes meurent. Si un baptême n'a pas ce sceau de durabilité, il ne permettra pas au baptisé d'entrer dans le royaume céleste ; si une alliance de mariage éternel n'est pas scellée par cette autorité, elle n'amènera pas les conjoints à l'exaltation au plus haut des cieux dans le monde céleste.

 

      « Tout acquiert une force et une validité durables en raison du pouvoir de scellement. Ce pouvoir est si universel, qu'il embrasse les ordonnances du temple accomplies pour les vivants et pour les morts, qu'il scelle les enfants sur la terre à leurs ancêtres qui sont déjà morts et qu'il forme la chaîne patriarcale durable qui existera éternellement parmi les êtres exaltés » (Bruce R. McConkie, Mormon Doctrine, 2e édition, 1966, p. 683). 


 

Source : Boyd K. Packer, Le temple sacré, Bookcraft, 1980