Un témoignage spirituel de l'Évangile

 

 

 

Joseph Smith :


Sondez les Écritures. Sondez les révélations que nous publions et demandez à votre Père céleste, au nom de Jésus-Christ, de vous manifester la vérité, et si vous le faites en n’ayant en vue que sa gloire, sans douter, il vous répondra par le pouvoir de son Saint-Esprit. Vous saurez alors par vous-même et non par quelqu’un d’autre. Alors la connaissance que vous aurez de Dieu ne dépendra pas de l’homme. Il n’y aura pas non plus de place pour la théorie. Non, car lorsque les hommes reçoivent leurs instructions de celui qui les a faits, ils savent comment il les sauvera. (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 7)



LeGrand Richards (1886-1983) :    

 

Si vous possédiez quelque chose qui vous est plus cher que la vie elle-même et si vous saviez qu’en le donnant vous pourriez enrichir la vie de vos semblables sans appauvrir la vôtre, vous voudriez le faire, n’est-ce pas ? Mon témoignage de la divinité de I’Église est ce trésor qui m’est plus cher que la vie elle-même, et je l’ai donné à beaucoup, beaucoup de personnes dont la vie a été enrichie grâce à cela.

 

J’ai eu la bénédiction de rendre témoignage du haut de cette chaire lors de quatre-vingt-dix-huit conférences générales de I’Église. J’ai écrit un livre qui est utilisé presque dans le monde entier et qui contient mon témoignage, et ce témoignage je l’ai obtenu dans ma jeunesse par le Saint-Esprit que j'ai reçu par l’imposition des mains de ceux qui avaient I’autorité de me le conférer. Et cela a fait une telle impression sur le jeune garçon que j’étais que cela m’a guidé toute ma vie, et j’étais impatient d’être suffisamment âgé pour aller en mission.

 

Lorsque je suis parti pour ma première mission en 1905, mon cousin et moi nous nous rendîmes ensemble à Liverpool : il fut envoyé en Norvège, et moi, je fus envoyé en Hollande. Quand il eut passé quelques mois dans le champ de la mission, je reçus de lui une lettre adressée à mon nom dans laquelle il disait : « J’ai rencontré I’autre jour un homme qui en sait plus sur la religion que je pourrais jamais l’imaginer. Je lui ai dit que s’il avait quelque chose de meilleur que moi, je deviendrais membre de son Église ».

 

Je lui envoyai à mon tour une lettre adressée à son nom et j’écrivis : « Tu lui as donné exactement la réponse qu’il fallait. S’il a quelque chose de meilleur que toi, tu devrais entrer dans son Église ». Puis je dis : « A-t-il quelque chose de mieux qu’une apparition de Dieu le Père et de son Fils Jésus-Christ en personne dans une colonne de lumière après des siècles de ténèbres spirituelles pour ouvrir la dispensation de la plénitude des temps et pour révéler la véritable personnalité de la Divinité, à savoir que ce sont des personnages glorifiés ? »

 

Je dis : « A-t-il quelque chose de meilleur que la venue de Moroni avec les plaques d’où a été traduit le Livre de Mormon ? A-t-il quelque chose de mieux que la venue de Jean-Baptiste avec la Prêtrise d’Aaron, le pouvoir et I’autorité de baptiser par immersion pour la rémission des péchés ? A-t-il quelque chose de mieux que la venue de Pierre, Jacques et Jean, apôtres du Seigneur Jésus-Christ, avec la sainte prêtrise de Melchisédek, le saint apostolat, l’autorité d’organiser l'Église et le royaume de Dieu pour la dernière fois pour préparer la voie pour la venue du Fils de I’homme et pour remettre le Saint-Esprit par l’imposition des mains ?

 

« A-t-il quelque chose de mieux que la venue de Moïse avec les clefs du rassemblement d’lsraël dans les derniers jours qui nous a amenés ici dans ces vallées des montagnes ? Y a-t-il quelque chose de mieux que la venue d’Élie, dont Malachie rendit témoignage, disant que si cela ne se produisait pas avant le jour grand et redoutable du Seigneur, la terre tout entière serait totalement dévastée à sa venue ? Pense aux conséquences. Maintenant, dis-je, s’il y a quelque chose de mieux que cela, entre dans son Église ».

 

Je ne peux imaginer ce que nous, en tant que parents et en tant que dirigeants d’lsraël, pouvons implanter dans le cœur de nos jeunes, qui les aidera à éviter les maux, les pièges et les tentations de ce monde et les fausses philosophies des hommes et leur permettra de vivre dans le monde sans faire partie du monde, si ce n’est, par le pouvoir du Saint-Esprit, le témoignage de la véracité de cet Évangile rétabli. (L’Étoile, avril 1981, p. 123-125)



Boyd K. Packer :


Il n'est pas rare d'entendre un missionnaire dire : « Comment puis-je rendre un témoignage avant d'en avoir un ? Comment puis-je rendre témoignage que Dieu vit, que Jésus est le Christ et que l'Évangile est vrai ? Si je n'ai pas un tel témoignage, n'est-ce pas malhonnête ? »


Ah, comme je voudrais vous enseigner ne serait-ce que ce principe : on acquiert son témoignage en le rendant. Quelque part dans votre quête de connaissance
spirituelle, il y a le « bond de la foi » comme l'appellent les philosophes. C'est le moment où, après avoir voyagé jusqu'aux confins de la lumière, vous avancez dans les ténèbres. Vous découvrez alors que le chemin est éclairé un ou deux pas devant vous. 


C'est une chose de recevoir un témoignage de ce que vous avez lu ou de ce qu'un autre a dit ; et c'est un début nécessaire. Mais c'en est une tout autre que l'Esprit vous confirme dans votre cœur que ce dont vous avez rendu témoignage est vrai. Vous en recevrez davantage à mesure que vous le communiquerez. À mesure que vous donnez ce que vous possédez, il se fait un remplacement, avecmême un accroissement !


Le sceptique dira que rendre témoignage sans en avoir un, c'est de l'auto-conditionnement, que la réponse est fabriquée. Eh bien, le sceptique, c'est certain, ne saura jamais, car il ne remplira pas les conditions requises de foi, d'humilité et d'obéissance pour recevoir la visite de l'Esprit. C'est là où se cache le témoignage, parfaitement protégé de l'homme sans sincérité, de l'intellectuel, du vulgaire expérimentateur, de l'arrogant, de l'infidèle, de l'orgueilleux. Il ne leur sera pas donné.


Comme un acte de foi, rendez témoignage des choses que vous espérez être vraies. C'est en quelque sorte une expérience, comme celle que le prophète Alma proposa à ses disciples. Nous commençons par la foi – non avec la connaissance parfaite des choses. L'Esprit et le témoignage du Christ vous seront donnés en grande partie et demeureront avec vous quand et si vous les partagez. L'essence de l'Évangile se trouve dans ce processus.


N'est-ce pas là une démonstration parfaite de la vie chrétienne ? On ne peut le trouver, le garder et l'accroître que si l'on est disposé à le faire connaître. C'est en
le faisant connaître généreusement qu'on le possède. (L'Étoile, juillet 1983 ; décembre 1988)



Enzio Busche :


Le témoignage et la connaissance des vérités de Dieu que nous, ses enfants, nous pouvons avoir, revêt des formes très différentes. Il peut y avoir le « témoignage
de la peur » qui vient lorsque l’on reconnaît le fardeau de ses péchés ; le « témoignage de l’espoir » qui remplit notre âme pendant que l’on s’efforce de résoudre les doutes et les questions douloureuses ; « le témoignage de l’héritage » que nos parents nous donnent en bénédiction quand ils témoignent de la vérité par des
mots et des actes ; « le témoignage des détails », comme le témoignage que l’on peut acquérir des programmes et des Écritures ; et « le témoignage des principes » comme l’obéissance, la chasteté et les autres.


Tout cela n’est qu’un début, peut-être un merveilleux début pour commencer à suivre la voie droite et étroite qui conduit au salut, mais c’est un début où nous sommes fortement invités à rechercher, à faire des efforts et à apprendre. Et ainsi, nous recevrons ce que Paul souhaitait aux Éphésiens quand il écrivit : « C’est pourquoi moi aussi, ayant entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre amour pour tous les saints, je ne cesse de rendre grâces pour vous : je fais mention de vous dans mes prières afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation qui vous le fasse connaître. » (Éphésiens 1:15-17)


Connaître notre Père céleste et celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ, va de pair avec le fait d’apprendre à les aimer et, ce faisant, à obéir au premier commandement
qu’il a donné à ses enfants… L’objectif entier de la vie et toutes les promesses de salut reposent sur cette exigence : apprendre à le connaître. C’est la plus grande bénédiction pour un être humain ! C’est l’objectif ultime de notre vie mortelle : le trouver et ressentir la joie et la chaleur d’être accepté par lui ainsi que la puissance de sa lumière et de sa voix… Dans cette vie, la réponse à toutes nos questions, le remède à toutes nos blessures et à tous nos chagrins se trouve dans le fait de le découvrir.


Prenons la décision de ne pas avoir un témoignage vague, un témoignage qui soit plus d’espoir que de connaissance ou même plus de crainte que d’espoir. Prenons la décision d’apprendre à vaincre le monde et à accéder à la connaissance du Seigneur dans cette vie, le moment où les hommes doivent se préparer à
rencontrer Dieu. (L'Étoile, août 1983)



Robert D. Hales :


Il est impor­tant que nous ayons tous le témoi­gna­ge per­son­nel que Dieu vit et que Jésus est le Christ, qui diri­ge son Eglise par l’inter­mé­diai­re du pro­phè­te qu’il a choi­si.
 Ce témoi­gna­ge est donné par le don et la puis­san­ce du Saint-Esprit. Le témoi­gna­ge qui nous est porté nous per­met de main­te­nir le cap dans les pério­des de pro­spé­ri­té et de sur­mon­ter le doute et la peur dans les ­moments d’adver­si­té.


Le témoi­gna­ge est ­l’esprit de pro­phé­tie (voir Apocalypse 19:10). C’est une révé­la­tion per­son­nel­le de Dieu, concer­nant la véra­ci­té de l’Evangile de Jésus-Christ. Le témoi­gna­ge est donné par le Saint-Esprit et il fait une impres­sion pro­fon­de et dura­ble sur l’âme.


Les témoi­gna­ges indi­vi­duels for­ment la base et la force de l’Eglise. Notre témoi­gna­ge cons­ti­tue une lumiè­re, un guide, qui entraî­ne un enga­ge­ment qui diri­ge notre condui­te et notre façon de vivre. Notre témoi­gna­ge est le nord de notre bous­so­le spi­ri­tuel­le. C’est une force agis­san­te qu’on ne peut voir mais qu’on peut effec­ti­ve­ment sen­tir. C’est une gran­de cha­leur au ­dedans de nous, qui nous dit ce qui est juste.


Notre témoi­gna­ge est le fruit de l’obéis­san­ce, sous forme de paix, de joie et de com­pré­hen­sion inti­me des prin­ci­pes de l’Evangile. Le témoi­gna­ge est un bou­clier de foi «avec ­lequel vous serez capa­bles d’étein­dre tous les ­traits enflam­més des ­méchants» (D&A 27:17).


Notre témoi­gna­ge est une mesu­re de notre foi. La foi est du témoi­gna­ge; le témoi­gna­ge est de la foi. La pos­ses­sion d’un fort témoi­gna­ge nous per­met d’aider les ­autres dans leur recher­che de la véri­té. Notre témoi­gna­ge est un don de Dieu. Il peut être com­mu­ni­qué, mais nous n’avons pas l’auto­ri­té de confé­rer un témoi­gna­ge à quelqu’un, parce qu’un témoi­gna­ge per­son­nel est accor­dé par le Saint-Esprit. Il peut aider quelqu’un d’autre à acqué­rir lui-même la connais­san­ce, une connais­san­ce inti­me qui ne lais­se pas de place au doute.


Notre témoi­gna­ge est la connais­san­ce de ce que nous som­mes – des ­enfants de Dieu, de notre ori­gi­ne – la pré­sen­ce de notre Père céles­te, et de notre des­ti­née éter­nel­le si nous som­mes fidè­les – en pré­sen­ce de notre Père céles­te. Nous ­devons tous acqué­rir ce témoi­gna­ge si nous vou­lons résis­ter aux épreu­ves et à l’adver­si­té de la condi­tion mor­tel­le et conti­nuer vers le magni­fi­que ave­nir éter­nel que nous dési­rons tous.


Le témoi­gna­ge est quel­que chose de très per­son­nel. Nous pou­vons tous acqué­rir un témoi­gna­ge de la véri­té par l’inter­mé­diai­re du Saint-Esprit.


Bien que la priè­re soit impor­tan­te pour acqué­rir un témoi­gna­ge, on ne peut se conten­ter de deman­der par la priè­re un témoi­gna­ge et s’atten­dre à le rece­voir aus­si­tôt.


En géné­ral le témoi­gna­ge se mani­fes­te avec le temps et par les expé­rien­ces de la vie. Nous pour­rions com­pa­rer le témoi­gna­ge au déve­lop­pe­ment d’une photo. Ces puis­san­tes impres­sions de l’Esprit se mani­fes­tent comme un ­éclair de lumiè­re sur une pel­li­cu­le pho­to­gra­phi­que. Comme les élé­ments chi­mi­ques néces­sai­res au déve­lop­pe­ment de la photo, il faut que cer­tai­nes condi­tions et expé­rien­ces ­soient réuni­es dans notre vie pour que le témoi­gna­ge se déve­lop­pe et devien­ne véri­té et connais­san­ce cer­tai­ne. Et comme une pho­to­gra­phie, le témoi­gna­ge, s’il n’est pas soi­gneu­se­ment pro­té­gé, s’effa­ce­ra avec le temps.


Le témoi­gna­ge nous est sou­vent donné quand nous som­mes dis­po­sés à ser­vir là où nous som­mes appe­lés. Il se mani­fes­te quand nous pre­nons une déci­sion pour ­essayer d’être obéis­sant. Il se mani­fes­te quand nous nous effor­çons d’aider, d’éle­ver et de for­ti­fier les ­autres. Il ­s’obtient par la priè­re, l’étude des Ecritures et leur appli­ca­tion dans notre vie. Quelle que soit la situa­tion, il sem­ble y avoir des ­moments dans la vie de cha­cun d’entre nous où la connais­san­ce que Dieu vit et que Jésus est le Christ peut nous être don­née. Il n’exis­te pas de plus gran­de quête dans laquel­le nous puis­sions nous enga­ger que la quête d’un témoi­gna­ge de la véri­té.


Vivez selon votre témoi­gna­ge. Nous ­devons sui­vre avec obéis­san­ce les ensei­gne­ments du Sauveur et l’exem­ple des pro­phè­tes. Notre témoi­gna­ge et notre exem­ple aide­ront ­d’autres per­son­nes qui recher­chent la véri­té.


Vous vous aper­ce­vrez que lors­que vous fai­tes part de votre témoi­gna­ge, beau­coup ­d’autres gens ­autour veu­lent embras­ser la véri­té.


À notre épo­que, les gens qui pos­sè­dent un témoi­gna­ge de la véri­té ont un bou­clier de foi qui les pro­té­ge­ra des ­traits enflam­més de l’adver­sai­re qu’uti­li­sent les détrac­teurs. Nous ne ­devons pas lais­ser les ­autres déci­der de notre fidé­li­té et affec­ter notre témoi­gna­ge et, fina­le­ment, notre salut éter­nel.


Les dou­tes dans les ques­tions reli­gieu­ses dus à un man­que de connais­san­ce peu­vent être réso­lus de maniè­re cons­truc­ti­ve. Les solu­tions sont l’instruc­tion, l’étude et la priè­re, qui pro­dui­sent un ren­for­ce­ment du témoi­gna­ge, ­lequel empê­che de nou­veaux dou­tes.


Chacun de nous sera mis à l’épreu­ve et tenté à cause de son témoi­gna­ge et pour voir s’il res­te­ra fidè­le. Si nous ne res­tons pas fidè­les au témoi­gna­ge qui nous est donné par l’Esprit, alors la lumiè­re fai­blit et finit par s’étein­dre. Un témoi­gna­ge doit être cons­tam­ment nour­ri et défen­du, sans quoi il dépé­ri­ra. (L'Étoile, janvier 1995)

 

 

Gordon B. Hinckley :

 

Chaque saint des derniers jours a la responsabilité de savoir personnellement et sans nul doute possible que Jésus est le Fils ressuscité et vivant du Dieu vivant. (Le Liahona, février 2000, p. 5)


Le plus ancien souvenir que j’ai d’une impression spirituelle remonte à l’époque où j’avais environ cinq ans. J’étais un tout petit garçon. Je pleurais de douleur tellement j’avais mal à l’oreille… Ma mère avait préparé un petit sac de sel de table et l’avait mis à chauffer sur la cuisinière. Mon père m’avait doucement mis les mains sur la tête, m’avait donné une bénédiction et avait réprimandé la douleur et la maladie par l’autorité de la sainte prêtrise et au nom de Jésus-Christ. Il m’avait ensuite pris tendrement dans ses bras et avait mis le sachet de sel chaud contre mon oreille. La douleur s’était atténuée puis avait disparu. Je m’étais endormi, en sécurité dans les bras de mon père. Tandis que je m’endormais, les paroles de sa bénédiction me sont revenues à l’esprit. C’est le plus ancien souvenir que j’aie de l’exercice de l’autorité de la prêtrise au nom du Seigneur.

Plus tard, dans mon enfance, mon frère et moi dormions dans une chambre qui n’était pas chauffée l’hiver… Avant de nous engouffrer dans un lit chaud, nous nous mettions à genoux pour faire notre prière. Nous y exprimions une gratitude toute simple… Je me revois sauter dans mon lit après avoir dit amen, remonter les couvertures autour de mon cou et penser à ce que je venais de faire en parlant à mon Père céleste au nom de son Fils. Je n’avais pas une grande connaissance de l’Évangile, mais je ressentais comme une paix et une sécurité qui subsistaient après que j’avais communié avec les cieux par l’intermédiaire du Seigneur Jésus et en son nom.


Ce témoignage a grandi dans mon cœur pendant ma mission tandis que je lisais le Nouveau Testament et le Livre de Mormon, qui rendaient aussi témoignage de lui. Cette connaissance, basée sur les prières et les réponses de mon enfance, est devenue le fondement de ma vie. Depuis, ma foi a grandi encore davantage. Je suis devenu apôtre du Seigneur, appelé à accomplir sa volonté et à enseigner sa parole. Je suis devenu son témoin devant le monde.


Ce que nous appelons témoignage est la grande force de l’Église. C’est la source de la foi et de l’activité. C’est aussi réel et puissant que n’importe quelle force sur terre. Le Seigneur l’a décrit quand il s’est adressé à Nicodème en disant : « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit » (Jean 3:8). Ce que nous appelons témoignage est difficile à définir mais ses fruits sont évidents. C’est le Saint-Esprit qui témoigne à travers nous.


Le témoignage personnel est ce qui transforme la vie des gens lorsqu’ils entrent dans l’Église. C’est l’élément qui motive les membres à tout abandonner pour le service du Seigneur. C’est la voix discrète et encourageante qui soutient sans cesse ceux qui marchent par la foi jusqu’au dernier jour de leur existence.

C’est une chose à la fois mystérieuse et merveilleuse, un don de Dieu à l’homme. Il l’emporte sur la richesse ou la pauvreté quand on est appelé à servir. Ce témoignage qui habite le cœur de nos membres les pousse à accomplir leur devoir.


Il est l’essence même de cette œuvre. C’est ce qui fait avancer l’œuvre du Seigneur dans le monde entier. C’est ce qui pousse à l’action. Il nous donne l’assurance que la vie a un but, que certaines choses sont beaucoup plus importantes que d’autres, que nous sommes embarqués dans un voyage éternel, que nous devrons en rendre compte à Dieu.

C’est cet élément, quelquefois faible au début, qui conduit chaque ami de l’Église à la conversion. Il pousse chaque converti vers la sécurité dans la foi.


Partout où l’Église est organisée, son pouvoir se ressent.


Le témoignage est à l’œuvre partout où l’Église est organisée, partout où il y a des missionnaires qui enseignent l’Évangile, partout où il y a des membres qui proclament leur foi.

On ne peut pas réfuter un témoignage. Nos opposants peuvent citer les Écritures et argumenter sans fin sur la doctrine. Ils peuvent être habiles et persuasifs. Mais quand quelqu’un dit : ‘Je sais’, il n’y a plus de discussion. Ce ne sera peut-être pas accepté, mais qui peut réfuter ou nier la voix discrète de l’âme intérieure quand elle parle avec une conviction personnelle ?


Chaque homme, chaque femme de cette Église, a la possibilité et la responsabilité d’obtenir pour soi la conviction de la véracité de cette grande œuvre des derniers jours, et le témoignage de ceux qui la dirigent, à savoir le Dieu vivant et le Seigneur Jésus-Christ.


Nous grandissons en foi et en témoignage en servant, en étudiant, en priant.


C’est cette conviction, cette certitude intérieure discrète de l’existence du Dieu vivant, de la divinité de son Fils bien-aimé, du rétablissement de leur œuvre à notre époque et des glorieuses manifestations qui ont suivi, qui devient pour chacun de nous le fondement de notre foi. Cela devient notre témoignage.


Voilà notre témoignage, le vôtre et le mien, un témoignage à la hauteur duquel nous devons vivre et que nous devons faire connaître. (Enseignements des présidents de l'Église, 2016, p. 149-158)

 

 

Richard G. Scott :


La force du témoignage est le pouvoir qui mène une vie à sa réussite. Il est centré sur la compréhension des qualités de Dieu notre Père, de Jésus-Christ et du Saint-Esprit. Il est renforcé par le désir de s’en remettre à eux. Un témoignage puissant a ses racines dans l’assurance personnelle que le Saint-Esprit peut nous amener et nous inciter chaque jour à rechercher le bien dans nos actions.


Le témoignage est fortifié par les impressions spirituelles qui confirment la validité d’un enseignement, d’un acte juste, ou qui préviennent d’un danger imminent. Ces inspirations sont souvent accompagnées de grandes émotions qui nouent la gorge et font monter les larmes aux yeux. Mais le témoignage n’est pas une émotion. C’est l’essence même d’une personnalité édifiée par d’innombrables décisions correctes. Ces choix sont faits avec foi en des choses auxquelles nous croyons mais, qu’au moins initialement, nous ne voyons pas.


Un fort témoignage apporte la paix, la consolation et l’assurance. Il produit la conviction que si nous obéissons constamment aux enseignements du Sauveur, la vie sera belle, l’avenir est sûr et nous serons capable de surmonter les difficultés que nous rencontrerons.


Le témoignage naît de la compréhension de la vérité, acquise peu à peu par la prière et la méditation sur la doctrine contenue dans les Ecritures. Il est nourri par l’application de ces vérités avec la foi et la confiance absolue que les résultats promis seront obtenus.


En fortifiant votre témoignage personnel, vous trouverez la force de faire les bons choix qui vous permettront de rester inébranlables face aux pressions d’un monde de plus en plus corrompu. Votre sécurité et votre bonheur personnels dépendent de la force de votre témoignage car c’est lui qui guidera vos actions dans les moments d’épreuve ou d’incertitude.


Votre témoignage sera fortifié lorsque vous exercerez votre foi en Jésus-Christ, en ses enseignements et en son pouvoir infini d’accomplir ce qu’il a promis.


Un témoignage puissant vous sera donné, petit à petit, à la suite de moments tranquilles de prière et de méditation à mesure que vous reconnaîtrez les inspirations qui les accompagnent. La prière humble et confiante apporte la consolation, le soulagement, le réconfort, l’inspiration et la paix que les infidèles ne peuvent pas connaître.


Votre témoignage peut commencer par la prise de conscience que les enseignements du Seigneur semblent raisonnables. Mais il doit grandir par la mise en application de ces lois. Alors vos propres expériences témoigneront de leur validité et produiront les résultats promis. Cette confirmation ne vous sera pas donnée d’un seul coup. Un témoignage puissant s’acquiert ligne sur ligne, précepte sur précepte. Il demande de la foi, du temps, une obéissance continue et le désir de faire des sacrifices.


Pour bénéficier d’une paix et d’une sécurité durables, à un moment de la vie, dans des moments de tranquille réflexion, vous devez arriver à la certitude qu’il y a un Dieu dans les cieux qui vous aime ; qu’il peut tout et qu’il vous aidera. Cette conviction est l’essence d’un témoignage puissant. (Le Liahona, janvier 2002, p. 100-103)



M. Russell Ballard :


Dans le monde d’aujourd’hui, c’est quelque chose de rare et de précieux que d’avoir le témoignage que Dieu, notre Père céleste, vit, que son Fils Jésus-Christ est notre Sauveur et notre Rédempteur, et que l’autorité de la prêtrise pour administrer l’Évangile de Jésus-Christ a de nouveau été rétablie sur la terre. La grande bénédiction d’avoir le témoignage de ces vérités ne peut pas être mesurée et ne doit jamais être prise à la légère.


Le fondement de notre foi est le témoignage personnel. C’est la force de cohésion qui rend l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours unique dans la vie de ses membres par comparaison avec toutes les autres confessions religieuses du monde. La doctrine du Rétablissement est merveilleuse en soi, mais ce qui lui donne de la force et lui confère une grande signification, c’est le témoignage personnel des membres de l’Église du monde entier qui acceptent le rétablissement de l’Évangile et s’efforcent d’en vivre les enseignements tous les jours de leur vie.


Le témoignage est la confirmation d’une vérité éternelle qui s’imprime dans le cœur et l’âme d’une personne sous l’effet du Saint-Esprit, dont le ministère principal est de témoigner de la vérité, en particulier en ce qui a trait au Père et au Fils. Quand une personne reçoit le témoignage de la vérité grâce à ce processus voulu par Dieu, il commence immédiatement à avoir un effet sur sa vie.


En termes simples, le témoignage, le témoignage véritable venant de l’Esprit et confirmé par le Saint-Esprit, change la vie des gens. Il change votre façon de penser et d’agir. Il change ce que vous dites. Il influence les priorités que vous vous fixez et tous les choix que vous faites.


Comme presque tout dans la vie, le témoignage grandit et se développe par l’expérience et le service.


Le témoignage véritable… se manifeste sous la forme d’un témoignage du Saint-Esprit après des efforts sincères et concertés comprenant l’enseignement dans le foyer, la prière, l’étude des Écritures, le service d’autrui et l’obéissance diligente aux commandements de notre Père céleste. Obtenir et conserver définitivement le témoignage des vérités de l’Évangile vaut bien le prix, quel qu’il soit, que nous pouvons être tenus de payer en matière de préparation spirituelle.


Il y a bien des années, Brigham Young a parlé d’un des premiers missionnaires de l’Église à qui l’on avait demandé de rendre son témoignage devant une grande assemblée. Selon le président Young, cet ancien-là « n’avait jamais été capable de dire qu’il savait que Joseph Smith était un prophète ». Il aurait préféré se contenter de faire une prière et de partir, mais la situation rendait la chose impossible. Il s’est donc mis à parler et dès qu’il a pu dire ‘Joseph’, l’expression ‘est un prophète’ a suivi et à partir de là sa langue a été déliée et il a continué à parler quasiment jusqu’au coucher du soleil.

Le président Young a utilisé cette expérience pour enseigner « que le Seigneur déverse son Esprit sur un homme quand il témoigne de ce dont le Seigneur lui demande de témoigner » (Millennial Star, supplement, 1853, p. 30).


Fiez-vous au Seigneur et ne sous-estimez jamais les effets que votre témoignage peut avoir sur la vie des autres lorsque vous le rendez avec le pouvoir de l’Esprit.


Que le Seigneur vous bénisse tandis que vous continuez à entretenir votre témoignage par vos prières, votre étude personnelle de l’Évangile et vos actes de service. (Le Liahona, novembre 2004)



Dieter Uchtdorf :


En réfléchissant au passé, je suis reconnaissant des nombreux amis qui m’ont aidé dans ma jeunesse à acquérir le témoignage de l’Église rétablie de Jésus-Christ. J’ai d’abord exercé une foi simple en leurs témoignages, puis j’ai reçu le témoignage divin de l’Esprit dans mon esprit et dans mon cœur. Je compte Joseph Smith parmi les personnes dont le témoignage du Christ m’a aidé à acquérir mon propre témoignage du Sauveur. Avant de me rendre compte que l’Esprit me témoignait que Joseph Smith était un prophète de Dieu, mon jeune cœur ressentait qu’il était un ami de Dieu et que, par conséquent, il devait être tout naturellement aussi mon ami. Je savais que je pouvais lui faire confiance.


Aujourd’hui je sais que mon jeune témoignage a grandement bénéficié du témoignage de Joseph Smith, le prophète, et de celui de beaucoup d’amis dans l’Église qui savaient « par le Saint-Esprit… que Jésus-Christ est le Fils de Dieu et qu’il a été crucifié pour les péchés du monde » (D&A 46:13). Leur bon exemple, leur attention aimante et leurs mains serviables m’ont permis de recevoir un autre don particulier de l’Esprit décrit dans les Écritures, tandis que je recherchais davantage de lumière et de vérité : « À d’autres, il est donné de croire en leurs paroles, afin d’avoir, eux aussi, la vie éternelle, s’ils restent fidèles » (D&A 46:14). Quel don merveilleux et précieux !


Par notre foi au témoignage personnel du prophète Joseph et à la réalité de la Première Vision, par l’étude et la prière, profondes et sincères, nous entrerons dans notre propre Bosquet sacré et nous recevrons en bénédiction une conviction que le Sauveur du monde existe, celui qui a parlé à Joseph « le matin d’une belle et claire journée du début du printemps de mil huit cent vingt » (Joseph Smith, Histoire 1:14).


Je suis reconnaissant d’avoir eu tôt dans ma vie la bénédiction d’une foi simple au fait que Joseph Smith était un prophète de Dieu, que Dieu le Père et son Fils, Jésus-Christ, lui sont apparus dans une vision. Il a traduit le Livre de Mormon par le don et le pouvoir de Dieu. Ce témoignage m’a été confirmé à maintes reprises.

Moi, l’un des plus petits d’entre vous, mais en vertu de mon appel d’apôtre de Jésus-Christ, je témoigne qu’il vit véritablement et qu’il est le Messie. J’ai le témoignage personnel de Jésus-Christ, le Sauveur et le Rédempteur de l’humanité. J’ai reçu cette connaissance par la paix et le pouvoir inexprimables de l’Esprit de Dieu. Le désir de mon cœur et de mon esprit est d’être pur et fidèle au service du Seigneur maintenant et à jamais. (Le Liahona, mai 2005)



Boyd K. Packer :


Nous avons eu un jour une décision importante à prendre. Comme nos prières ne nous ont pas apporté de certitude, je suis allé voir Harold B. Lee. Il nous a recommandé de poursuivre. Sentant que j’étais toujours incertain, il m’a dit : « Le problème avec vous c’est que vous voulez tout savoir d’avance. » Puis il a cité ce verset du Livre de Mormon : « Ne contestez pas parce que vous ne voyez pas, car vous ne recevez de témoignage qu’après la mise à l’épreuve de votre foi » (Éther 12:6). Il a ajouté : « Vous devez apprendre à faire quelques pas dans l’obscurité, puis la lumière viendra et vous précédera. » Ce verset du Livre de Mormon, à lui seul, a changé ma vie.


Mon expérience m’a montré qu’un témoignage n’arrive pas tout à coup. Mais il grandit, comme l’a dit Alma, à partir d’une graine de foi (voir Alma 32:37-41). Ne soyez pas déçus si vous avez lu et relu sans avoir encore reçu de témoignage puissant. Vous êtes peut-être un peu comme les disciples dont il est parlé dans le Livre de Mormon, qui étaient remplis du pouvoir de Dieu en grande gloire, et « ils ne le savaient pas » (3 Néphi 9:20). Faites de votre mieux. Pensez au verset suivant : « Veillez à ce que tout cela se fasse avec sagesse et ordre ; car il n’est pas requis que l’homme coure plus vite qu’il n’a de force. Et en outre, il est nécessaire qu’il soit diligent, afin qu’il remporte ainsi le prix ; c’est pourquoi, tout doit se faire avec ordre » (Mosiah 4:27).

Les dons spirituels décrits dans le Livre de Mormon sont présents dans l’Église aujourd’hui : inspirations, impressions, révélations, rêves, visions, apparitions, miracles. Vous pouvez être sûrs que le Seigneur peut se manifester avec pouvoir et grande gloire, et le fait parfois. Il peut se produire des miracles.


Priez toujours, seul et avec votre famille. Des réponses viendront de nombreuses manières. (Le Liahona, mai 2005)

 

 

Henry B. Eyring :

 

Vous devez aider notre Père céleste et son Fils, Jésus-Christ, à faire que la vie éternelle soit possible pour les personnes que vous servez. Pour que cela se fasse, il faut que l’Esprit fasse pénétrer un témoignage dans leur cœur. Et ce témoignage doit les amener à choisir de respecter les commandements, en dépit des tempêtes et des tentations qui pourront survenir. (Le Liahona, novembre 2007, p. 57)



James E. Faust :


Je rends personnellement témoignage de la divinité de l’œuvre sainte dans laquelle nous sommes engagés. Les témoignages sont le fruit de la révélation. J’ai reçu ce témoignage révélé quand j’étais enfant. Je ne me souviens pas d’événement particulier qui ait confirmé cette révélation. Il semble que je l’aie toujours su. Je suis
reconnaissant de cette connaissance et de cette confirmation qui m’ont permis de faire face aux difficultés de la vie que nous avons tous. (Le Liahona, novembre 2005, p. 22)

 

 

Dieter F. Uchtdorf :

 

Le témoignage de la véracité de l’Évangile rétabli de Jésus-Christ est la force de motivation la plus puissante dans notre vie.

 

Notre témoignage nous motive à mener une vie juste, et le fait de mener une vie juste fera grandir notre témoignage.

 

Un témoignage est la connaissance certaine ou l’assurance, donnée par le Saint-Esprit, de la véracité et de la divinité de l’oeuvre du Seigneur dans ces derniers jours.

 

Notre ferme conviction de la véracité de l’Évangile est un point d’ancrage dans notre vie ; quelque chose de constant et sûr comme l’étoile Polaire. 

 

Le témoignage est très personnel et peu varier un tant soit peu d’une personne à l’autre, car chacun est unique. Toutefois le témoignage de l’Évangile rétabli de Jésus-Christ comprendra toujours ces vérités claires et simples : • Dieu vit. Il est notre Père céleste aimant et nous sommes ses enfants. • Jésus-Christ est le Fils du Dieu vivant et le Sauveur du monde. • Joseph Smith est le prophète de Dieu par l’intermédiaire de qui l’Évangile de Jésus-Christ a été rétabli dans les derniers jours. • Le Livre de Mormon est la parole de Dieu. • Le président [de l'Église], ses conseillers et les membres du Collège des douze apôtres sont les prophètes, voyants, et révélateurs de notre époque.

 

Le témoignage est un bien des plus précieux car il ne s’acquiert pas simplement par la logique ou la raison, il ne s’achète pas avec des biens matériels, et il ne peut être offert ou hérité de nos ancêtres. Nous ne pouvons dépendre du témoignage d’un tiers. Nous devons savoir pour nous-mêmes.

 

La source de cette connaissance sûre et de cette ferme conviction est la révélation divine.

 

Nous acquérons ce témoignage lorsque le Saint-Esprit parle à notre esprit. Nous recevrons une conviction sereine et inébranlable qui sera la source de notre témoignage et de notre conviction quels que soient notre culture, notre race, notre langue ou notre milieu socio-économique. Les murmures de l’Esprit, non la seule logique humaine, seront les véritables fondements sur lesquels notre témoignage sera établi.

 

Le témoignage nous permet d’avoir une bonne vision des choses, de la motivation et un fondement solide sur lequel édifier une vie pleine de sens et basée sur le progrès personnel. C’est une source constante d’assurance, un compagnon fidèle et loyal dans les bons moments comme dans les mauvais. Le témoignage nous donne une raison d’espérer et d’être joyeux. Il nous aide à cultiver un esprit d’optimisme et de bonheur et nous permet de nous réjouir de la beauté de la nature. Le témoignage nous donne l’envie de choisir le bien en tous temps et en toutes circonstances. Il nous donne le désir de nous rapprocher de Dieu, qui pourra à son tour s’approcher de nous (voir Jacques 4:8).

 

Notre témoignage personnel est un bouclier protecteur, qui, semblable à la barre de fer, nous conduit sains et saufs hors des ténèbres et de la confusion.

 

Un témoignage personnel fort nous donnera l’envie de changer puis d’apporter des bénédictions au monde. (Le Liahona, novembre 2006, p. 39)

 

 

James E. Faust :

 

Notre élément nutritif spirituel le plus important est le témoignage que Dieu est notre Père éternel, que Jésus est notre Sauveur et notre Rédempteur et que le Saint-Esprit est notre Consolateur. Ce témoignage nous est confirmé par le don du Saint- Esprit. C’est de ce témoignage que nous retirons les éléments nutritifs spirituels de la foi et de la confiance en Dieu, qui suscitent les bénédictions du ciel.

 

Quand cette connaissance pénètre notre âme, non seulement nous nous rapprochons de Dieu mais nous voulons aussi le servir, et servir nos semblables. (Le Liahona, novembre 2006, p. 53, 54)

 

 

Thomas S. Monson :

 

Si nous n’avons pas de fondation de foi profonde ni de témoignage solide de la vérité, nous pouvons avoir du mal à résister aux violentes tempêtes et aux vents glacials de l’adversité que rencontre inévitablement chacun d’entre nous.

 

La condition mortelle est une période de mise à l’épreuve, un temps pour nous montrer dignes de retourner dans la présence de notre Père céleste. Pour être mis à l’épreuve, nous devons rencontrer des obstacles et des difficultés. Ils peuvent nous briser et la surface de notre âme peut se fissurer et se désagréger, si notre fondation de foi et notre témoignage de la vérité ne sont pas profondément ancrés en nous.

 

Nous ne pouvons nous reposer sur la foi et sur le témoignage d’autres personnes que pour un temps. Finalement nous devons avoir notre propre fondation solide et profonde sinon, nous ne pourrons pas résister aux tempêtes de la vie, qui ne manqueront pas de venir.

 

L’inspiration que nous ressentons pendant ces sessions de conférence peut s’atténuer et disparaître quand arrive lundi et que nous devons de nouveau faire face au train-train de la vie au travail, à l’école, à la maison et en famille. Ces occupations peuvent facilement détourner notre esprit du saint au profane, de ce qui édifie à ce qui, si nous le permettons, ronge notre témoignage, notre solide fondation.

 

Bien entendu, nous ne vivons pas dans un monde uniquement spirituel mais nous pouvons fortifier notre fondation de foi et notre témoignage de la vérité afin de ne pas faiblir, de ne pas défaillir. (Le Liahona, novembre 2006, p. 62, 67)

 

 

Boyd K. Packer :

 

Les hommes et les femmes et même les petits enfants peuvent recevoir le témoignage de Jésus-Christ et du rétablissement de son Évangile. (Le Liahona, mai 2007, p. 28)

 

 

Henry B. Eyring :

 

Nous promettons de toujours nous souvenir du Sauveur. Nous promettons de prendre son nom sur nous. Nous promettons de garder ses commandements. Et il nous est promis que, si nous le faisons, nous aurons son Esprit avec nous (D&A 20:77, 79). Ces promesses se réalisent ensemble merveilleusement bien pour fortifier notre témoignage.

 

C’est le Saint-Esprit qui témoigne que Jésus-Christ est le Fils bien-aimé d’un Père céleste qui nous aime et veut que nous ayons la vie éternelle avec lui en famille. Avec ne serait-ce que le commencement de ce témoignage, nous avons le désir de le servir et de respecter ses commandements. (Le Liahona, novembre 2007, p. 68, 69)

 

Mon témoignage que nous sommes dans l’Église vraie et vivante a pris naissance dans mon enfance. Un de mes plus anciens souvenirs est celui d’une réunion de conférence tenue non pas dans un lieu comme celui-ci mais dans une salle louée dans un hôtel. Il y avait un homme qui parlait dont je ne connaissais pas et ne connais toujours pas le nom. Je savais seulement que c’était quelqu’un qui avait été envoyé dans notre petit district dans le champ de la mission par quelqu’un qui détenait la prêtrise. Je ne sais pas ce qu’il a dit. Mais j’ai reçu un témoignage puissant et certain avant d’avoir huit ans, avant même d’avoir été baptisé, que j’entendais un serviteur de Dieu dans la vraie Église de Jésus-Christ. Ce qui m’a touché, ce n’était pas la salle louée, ni la taille de l’assemblée, qui était petite, mais c’était le témoignage certain que j’avais la bénédiction à ce moment-là d’être à une réunion de la vraie Église. (Le Liahona, mai 2008, p. 23)

     

 

Thomas S. Monson :

 

Puissiez-vous constamment nourrir votre témoignage afin qu’il soit pour vous une protection contre l’adversaire. (Le Liahona, mai 2009, p. 114)

 

S’il est fermement enraciné, votre témoignage de l’Évangile, du Sauveur et de notre Père éternel influencera tout ce que vous ferez tout au long de votre vie.

 

Si vous le nourrissez constamment, votre témoignage vous gardera en sécurité. (Le Liahona, mai 2009, p. 126)

 

 

M. Russell Ballard :

 

Et on en revient toujours à votre foi et à votre témoignage personnels. C’est cela qui fait la différence. C’est comme cela que vous savez. C’est comme cela que vous évitez les erreurs du passé et que vous élevez votre spiritualité au niveau supérieur.

 

On acquiert aujourd’hui un témoignage vibrant et qui change la vie de la même manière qu’on l’a toujours fait. Le processus n’a pas changé. Pour l’obtenir, il faut le souhaiter. Étudier. Prier. Obéir. Apprendre. Enseigner. Et servir. (Le Liahona, mai 2009, p. 34)

 

 

David A. Bednar :

 

Un témoignage est ce que nous savons être vrai dans notre esprit et dans notre coeur par le témoignage du Saint-Esprit (voir D&A 8:2).

 

Le pouvoir du témoignage pur (voir Alma 4:19) ne tient pas à de belles phrases ou à un exposé efficace mais il est le résultat de la révélation transmise par le troisième membre de la Divinité, le Saint-Esprit. (Le Liahona, novembre 2009, p. 19)

 

Le témoignage est la connaissance personnelle, fondée sur le témoignage du Saint-Esprit, que certains faits d’importance éternelle sont vrais. (Le Liahona, mai 2010, p. 42)

 

 

Richard G. Scott :

 

Le témoignage est fortifié par des impressions spirituelles qui confirment la validité d’un enseignement ou d’un acte juste.

 

Un témoignage fort apporte la paix, la consolation et l’assurance. Il produit la conviction que, si l’on respecte systématiquement les enseignements du Sauveur, la vie est belle, l’avenir assuré et qu’il sera possible de surmonter les difficultés que l’on rencontrera.

 

Le témoignage découle de la compréhension de ce qui est vrai, distillée par la prière et la méditation sur la doctrine énoncée dans les Écritures. Il est nourri par le respect de ces vérités avec une foi ancrée dans la confiance certaine que nous obtiendrons les résultats promis. (Le Liahona, novembre 2010, p. 45)

 

 

Thomas S. Monson :

 

Puissiez-vous nourrir constamment votre témoignage de l’Évangile, afin qu’il soit une protection contre les tourments de Satan. (Le Liahona, novembre 2010, p. 112)



Jeffrey R. Holland :


Je suis encore plus certain que ces clés ont été rétablies et que ces ordonnances sont à nouveau disponibles dans l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, que je suis certain que je me tiens devant vous à cette chaire et que vous êtes assis devant moi à cette conférence. (Le Liahona, mai 2014, p. 8-9)



Thomas S. Monson :


Puissions-nous nourrir notre témoignage de l’Évangile, afin qu’il soit pour nous une protection contre les attaques de l’adversaire. (Le Liahona, mai 2014, p. 115)



Dieter F. Uchtdorf :

Voici une expérience assez simple à faire, assortie d’une garantie donnée par Dieu, qui se trouve dans un livre d’Écritures anciennes et qui est à la portée de tout homme, femme et enfant qui est disposé à la tenter :


Premièrement, vous devez sonder la parole de Dieu. Cela signifie lire les Écritures et étudier les paroles des prophètes anciens et modernes concernant l’Évangile rétabli de Jésus-Christ, non dans l’intention de mettre en doute ou de critiquer mais avec le désir sincère de découvrir la vérité. Méditez sur les sentiments que vous aurez, et préparez votre esprit à recevoir la vérité (voir 3 Néphi 17:3) « même si vous ne pouvez faire plus que désirer croire, laissez ce désir agir en vous […] de manière à pouvoir faire place à [la parole de Dieu]. » (Alma 32:27)


Deuxièmement, vous devez réfléchir, méditer, vous efforcer de croire (voir D&A 67:3) et éprouver de la reconnaissance pour la miséricorde que le Seigneur a manifestée envers ses enfants depuis l’époque d’Adam jusqu’à nos jours, en donnant des prophètes, voyants et révélateurs pour diriger son Église et nous aider à trouver le chemin qui ramène à lui.


Troisièmement, vous devez demander à votre Père céleste, au nom de son Fils, Jésus-Christ, de vous manifester la véracité de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Demandez d’un cœur sincère et avec une intention réelle, ayant foi au Christ (voir Moroni 10:3-5).


Il y a aussi une quatrième étape, qui nous a été donnée par le Sauveur : « Si quelqu’un veut faire [la volonté de Dieu], il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef » (Jean 7:17 ; voir aussi Psaumes 25:14 ; Jean 3:21). Autrement dit, quand on essaie de s’assurer de la véracité des principes de l’Évangile, il faut d’abord les vivre. Mettez la doctrine de l’Évangile et les enseignements de l’Église à l’épreuve dans votre vie. Faites-le avec une intention réelle et une foi durable en Dieu.


Si vous faites ces choses, vous avez la promesse de Dieu, qui est lié par sa parole (voir D&A 82:10), qu’il vous manifestera la vérité par le pouvoir du Saint-Esprit. Il vous accordera une plus grande lumière, qui vous permettra de regarder à travers l’obscurité et de voir s’ouvrir des perspectives dont la gloire défie l’imagination et que les mortels ne peuvent comprendre.


Certains diront peut-être que ces étapes sont trop difficiles ou que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Mais je veux vous dire que ce témoignage personnel de l’Évangile et de l’Église est la chose la plus importante que vous puissiez acquérir dans cette vie. Non seulement il sera une bénédiction et un guide pour vous dans cette vie, mais il aura aussi un impact direct sur votre vie pour toute l’éternité. (Le Liahona, novembre 2014)



Neil L. Andersen :


Un témoignage de Joseph Smith, le prophète, peut être donné de manière différente à chacun d’entre nous. Il peut vous être donné tandis que vous êtes à genoux pour prier, demandant à Dieu de vous confirmer qu’il était un véritable prophète. Il peut vous être donné tandis que vous lisez le récit de la première vision du prophète. Un témoignage peut se distiller sur votre âme pendant que vous lisez le Livre de Mormon encore et encore. Il peut vous venir pendant que vous rendez témoignage du prophète ou que; dans le temple, vous comprenez que, grâce à Joseph Smith, le pouvoir sacré du scellement a été rétabli sur la terre. Avec la foi et une intention réelle, votre témoignage de Joseph Smith, le prophète, sera renforcé. (Le Liahona, novembre 2014)



Henry B. Eyring :


Dans ma jeunesse, j’ai ressenti la joie de me rapprocher du Sauveur et de le voir se rapprocher de moi par des actes simples d’obéissance aux commandements. À l’époque, la Sainte-Cène était distribuée lors d’une réunion qui avait lieu le soir. Je me souviens encore d’un soir précis, il y a plus de soixante-quinze ans, où il faisait sombre et froid dehors. Je me rappelle le sentiment de lumière et de chaleur que j’ai éprouvé quand j’ai pris conscience que j’avais respecté le commandement de me rassembler avec les saints pour prendre la Sainte-Cène, en faisant alliance avec notre Père céleste de toujours me souvenir de son Fils et de garder ses commandements.

À la fin de la réunion ce soir-là, nous avons chanté le cantique « Demeure auprès de moi, Seigneur ! » avec les paroles mémorables : « Seigneur, reste avec moi, ce soir ! »

Malgré mon jeune âge, ces paroles ont suscité en moi un sentiment bouleversant venant de l’Esprit. J’ai ressenti l’amour et la proximité du Sauveur grâce à la chaleur du Saint-Esprit. (Le Liahona, mai 2025, p. 25)