COMMENTAIRES DU NOUVEAU TESTAMENT


TIRÉS DE « VIE ET ENSEIGNEMENTS DE JÉSUS ET DE SES APÔTRES »


Institut, Manuel de l'étudiant, 1979-80





Matthieu  Marc  Luc  Jean  Actes  Romains  1 Corinthiens  2 Corinthiens  Galates  Éphésiens  Philippiens  Colossiens  1 Thessaloniciens  2 Thessaloniciens  1 Timothée  2 Timothée  Tite  Philémon  Hébreux  Jacques  1 Pierre  2 Pierre  1 Jean  2 Jean  3 Jean  Jude  Apocalypse 

 

 

MATTHIEU

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MATTHIEU 1

Matthieu 1:17. Jésus de lignée royale


Il y a deux généalogies de Jésus dans les quatre évangiles. Celle qu'établit Matthieu énumère les successeurs légitimes au trône de David. Ce n'est pas forcément une liste généalogique montrant strictement la lignée de père en fils car, comme dans de nombreuses histoires de royautés, l'aîné des héritiers survivants peut être un petit-fils, un arrière petit-fils ou même un neveu ou autre parent du monarque régnant. Mais celle que donne Luc est une généalogie de père en fils qui établit les liens de Joseph au roi David. Bien sûr, Jésus n'était pas le fils de Joseph, mais la généalogie de Joseph rejoint celle de Marie puisqu'ils étaient cousins ; Jésus hérita par sa mère, Marie, du sang de David et, par conséquent, du droit au trône de David. Jésus naquit de lignée royale.


« Si Juda avait été une nation libre et indépendante, gouvernée par son souverain légitime, Joseph le charpentier aurait été son roi couronné, et son successeur légal au trône aurait été Jésus de Nazareth, roi des Juifs. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 104)


Matthieu 1:18-25. Marie était fiancée à Joseph


Marie était fiancée à Joseph. Ils n'étaient pas mariés, mais ils étaient promis l'un à l'autre en des termes très stricts. Marie était virtuellement considérée comme la femme de Joseph et l'infidélité de sa part pendant la période des fiançailles était punissable de mort (Deutéronome 22:23-24). Pendant la période des fiançailles, la future mariée vivait avec sa famille ou ses amis et toute communication entre elle et son futur mari était chaperonnée par un ami. Quand Joseph apprit que Marie était enceinte, sachant qu'il n'était pas le père, il avait deux possibilités : (1) il pouvait exiger que Marie soit jugée publiquement ; à cette époque de l'histoire juive, il pouvait résulter de ce jugement la mort de Marie ; ou bien (2) il pouvait rompre en privé le contrat de fiançailles devant témoins. De toute évidence, Joseph choisit la plus miséricordieuse des deux possibilités. Il aurait pu réagir égoïstement et avec colère quand il apprit que Marie était enceinte ; le fait qu'il ait choisi d'annuler les fiançailles en privé montre bien quel était le caractère profond de Joseph. 


« Joseph était un juste, strict observateur de la loi, sans être toutefois extrémiste ; en outre, il aimait Marie et voulait lui épargner toute humiliation inutile, quels que puissent être son propre chagrin et ses propres souffrances. Par amour pour Marie, il craignait que la chose ne soit rendue publique et décida pour cette raison de faire annuler les fiançailles d'une manière aussi privée que la loi le permettait. ». (Talmage, Jésus le Christ, p. 101)


Il se peut que le Seigneur ait prévu cette expérience pour mettre Joseph à l'épreuve et, si c'est le cas, Joseph révéla sa fidélité. C'est après seulement que Joseph ait pris sa décision que l'ange lui apparut et lui dit qu'il devait prendre Marie pour femme. Le haut rang de Marie était connu avant sa naissance (Mosiah 3:8 ; Alma 7:10 ; 1 Néphi 11:15, 18-21 ; Ésaïe 7:14), et il ne fait aucun doute que Joseph fut préordonné à détenir cette position d'honneur. Il est sûr que Joseph était une âme noble dans la préexistence pour avoir la bénédiction de cet extraordinaire honneur de venir sur la terre pour servir de tuteur légal au Fils du Père éternel dans la chair.


MATTHIEU 2

Matthieu 2:13-23. Jésus et Jean échappent à la fureur d'Hérode

Les mages connaissaient bien les prophéties qui prédisaient la naissance du Christ ; ayant reconnu les signes qui avaient été donnés, ils vinrent à Jérusalem et dirent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer. » (Matthieu 2:2). Hérode, pensant que le Messie promis serait une menace pour son royaume, envoya des soldats tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous à Bethléhem. Mais un ange avait averti Joseph et il avait emmené Marie et l'enfant Jésus en Égypte.


Les mages arrivèrent à Jérusalem quand Jésus était jeune enfant. Les sacrificateurs d'Hérode les dirigèrent sur Bethléhem : « Ils entrèrent dans la maison (Jésus n'était plus dans une étable), virent le petit enfant (ce n'était plus un bébé), se prosternèrent et l'adorèrent » (Matthieu 2:11). Puis les mages, avertis par un ange de ne pas retourner vers Hérode retournèrent dans leur pays par un autre chemin. Quand Hérode vit que les mages ne revenaient pas, il envoya ses soldats tuer tous les enfants « de deux ans et au-dessous » (Matthieu 2:16).


Jean-Baptiste était un petit enfant qui avait juste six mois de plus que Jésus et qui vivait aussi avec ses parents aux alentours de Bethléhem quand Hérode donna l'ordre de massacrer les bébés. Jean échappa au massacre grâce au courage généreux de son père, Zacharie.


« Lorsque Hérode décréta la mort des petits enfants, Jean avait environ six mois de plus que Jésus, et il se trouva sous le coup de cet édit infernal ; Zacharie détermina la mère de Jean à emmener celui-ci dans la montagne où il fut nourri de sauterelles et de miel sauvage. Lorsque son père refusa de révéler où l'enfant était caché, comme il était le grand-prêtre sacrificateur cette année-là, il fut tué, sur l'ordre d'Hérode, entre le temple et l'autel, comme Jésus l'a dit. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 364)


Zacharie mourut pour sauver son fils ; il mourut en martyr, le premier peut-être de l'ère chrétienne.


MATTHIEU 3

Matthieu 3:1. Quelle était l'importance de la mission de Jean-Baptiste ?


« Peu de prophètes ont l'importance de Jean-Baptiste. Entre autres choses son ministère fut prédit par Léhi (1 Néphi 10:7-10), Néphi (1 Néphi 11:27 ; 2 Néphi 31:4-18), et Ésaïe (Ésaïe 40:3) ; Gabriel descendit des lieux glorieux pour annoncer la naissance proche de Jean (Luc 1:5-44) ; il fut le dernier administrateur légal qui détenait les clés et l'autorité pendant la dispensation mosaïque (D&A 84:26-28). Sa mission était de préparer le chemin devant le Christ, de le baptiser et de témoigner qu'il était le Fils de Dieu (Jean 1). Et, à notre époque, le 15 mai 1829, il revint sur terre, ressuscité, pour conférer la Prêtrise d'Aaron à Joseph Smith et Oliver Cowdery (voir Joseph Smith 2:66-75 ; D&A 13). (McConkie, Mormon Doctrine, p. 393)


Matthieu 3:1-3. Pourquoi dit-on de Jean qu'il était un Élias ?


Quand l'ange vient à Zacharie dans le temple pour lui annoncer la naissance de Jean, il lui fit la promesse que Jean préparerait la voie du Seigneur « avec l'esprit et la puissance d'Élie (Élias) » (Luc 1:17). [Note de la Rédaction : Nos versions françaises de la Bible confondent ces deux dénominations en une seule (Élie) alors que version anglaise reflète l'état de choses originel en utilisant soit «Élijah » (Élie) soit « Élias ». Par souci de vérité nous avons remis chacune à sa place.]


Bien que Jean ne s' appelle pas réellement Élie (Élias), sa mission fut accomplie par « l'esprit et la puissance d'Élie (Élias) ».


« Car l'esprit d'Élias consiste à aller devant pour préparer la voie pour quelque chose de plus grand, ce qui fut le cas pour Jean-Baptiste, qui criait dans le désert : 'Préparez la voie du Seigneur et aplanissez ses sentiers.' Et on leur apprit, à tous ceux qui pouvaient le comprendre, que c'était là l'esprit d'Élias ; et Jean prit bien soin de dire aux gens qu'il n'était pas la Lumière, mais qu'il était envoyé pour porter témoignage de la Lumière.


« Il dit au peuple que sa mission était de prêcher la repentance et de baptiser d'eau; mais c'est Celui qui viendrait après lui qui baptiserait de feu et du Saint-Esprit.


« S'il avait été un imposteur, il aurait pu aller au-delà des limites qui lui avaient été fixées, et il aurait pu entreprendre d'accomplir des ordonnances qui n'appartenaient pas à cet office et à cet appel ressortissant à l'esprit d'Élias.


"L'esprit d'Élias consiste à préparer la voie pour une révélation plus grande de Dieu. C'est prêtrise d'Élias, prêtrise à laquelle Aaron fut ordonné. Et lorsque Dieu envoie un homme dans le monde pour préparer une œuvre plus grande, avec les clefs du pouvoir d'Élias, cela s'appelle la doctrine d'Élias, même depuis les premiers âges du monde.


« La mission de Jean se limitait à la prédication et au baptême, mais ce qu'il fit était légal ; et lorsque Jésus-christ rencontrait l'un ou l'autre des disciples
de Jean, il le baptisait de feu et du Saint-Esprit." (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 471-472)


Bien que la mission de Jean ait été courte et que son message ait été simple, la façon généreuse et courageuse dont il accomplit son œuvre ont fait dire solennellement à Jésus qu'il n'y avait pas de plus grand prophète que Jean-Baptiste(voir Luc 7:28).


Matthieu 3:9. Que signifie l'affirmation de Jean que Dieu pouvait susciter des enfants à Abraham à partir de pierres ?


« Le judaïsme affirmait que la postérité d'Abraham avait une place assurée dans le royaume du Messie attendu, et qu'aucun converti des Gentils ne pouvait espérer atteindre le rang et la distinction dont les 1enfants1 étaient assurés. L'affirmation énergique de Jean que Dieu pouvait susciter des enfants à Abraham à partir des pierres des berges du fleuve, signifiait pour ceux qui l'écoutaient que même les plus humbles de la famille humaine pouvaient être préférés à eux s'ils ne se repentaient pas et ne se ré formaient pas. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 148)


Matthieu 3:16. Pourquoi est-il important de savoir que le Saint-Esprit descendit sous forme d'une colombe ?


« Les auteurs des quatre évangiles mentionnent que l'Esprit descendit 'comme une colombe'. Luc ajoute : 'sous une forme corporelle' ; et les écrits du Livre de Mormon disent qu'il se posa sur le Christ 'sous la forme d'une colombe' (1 Néphi 11:27 ; 2 Néphi 31:8). Joseph Smith a dit que Jean a fait descendre le Fils de Dieu dans les eaux du baptême, et a eu le privilège de voir le Saint-Esprit descendre du ciel sous la forme d'une colombe, ou plutôt, sous l'emblème de la colombe, en témoignage de cette administration.


« Puis le prophète donne cette explication : 'Le symbole de la colombe fut institué avant la création du monde pour représenter le Saint-Esprit, et le diable ne peut pas se manifester sous l'emblème de la colombe.Le Saint-Esprit est un personnage et a la forme d'un homme. Il ne revêt pas la forme d'une colombe, mais la colombe est son emblème. Le Saint-Esprit ne peut pas être transformé en une colombe ; mais le signe de la colombe fut donné à Jean pour témoigner de la véracité de l'acte, de même que la colombe est l'emblème de la vérité et de l'innocence' (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 385-386). Il apparaît donc que Jean vit l'emblème de la colombe, qu'il vit le Saint-Esprit descendre 'sous une forme corporelle' puisque c'est un personnage, et que son apparition eut lieu comme une colombe. » (McConkie, DNTC, 1:123-24)


MATTHIEU 4

Matthieu 4:1. Est-ce que Jésus alla dans le désert pour y être tenté ?


Traduction de Joseph Smith : « Puis Jésus fut emmené par l'Esprit dans le désert pour être avec Dieu. Et quand il eut jeûné quarante jours et quarante nuits et qu'il eut communié avec Dieu, il eut faim et fut laissé pour être tenté par le diable. »


« Jésus n'est pas allé dans le désert pour être tenté par le diable ; les hommes justes ne recherchent pas la tentation. Il y alla 'pour être avec Dieu'. Probablement fut-il visité par le Père ; il ne fait pas de doute qu'il reçut des manifestations spirituelles transcendantes. Les tentations vinrent après 'qu'il eut communié avec Dieu', après 'quarante jours'. Il en fut de même dans le cas de Moïse : il communia avec Dieu, eut des visions de l'éternité, puis il fut laissé seul pour être tenté par le diable. Après avoir résisté à la tentation, il communia à nouveau avec la Divinité et il reçut encore plus de lumière et de révélation. (McConkie, DNTC, 1:128)


Matthieu 4:5, 8. Est-ce que c'est le diable qui transporta Jésus sur le haut du temple et, plus tard, lui montra tous les royaumes du monde ?


Traduction de Joseph Smith : « Puis Jésus fut transporté dans la ville sainte et l'Esprit le plaça sur le haut du temple. Alors, le diable vint à lui et lui dit : Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; Et ils te porteront sur les mains de peur que ton pied ne heurte contre une pierre. Et, à nouveau, Jésus était guidé par l'Esprit et celui-ci le transporta sur une montagne très élevée et lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire. Et le diable vint à nouveau à lui et dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m'adores. »


Matthieu 4:19. Que signifie devenir « pêcheurs d'hommes » ?


« Le moyen par lequel les dirigeants deviennent spirituels comme l'étaient ces disciples est exposé très simplement par le Maître. Le Sauveur a appelé des pêcheurs, des collecteurs d'impôts et autres personnes de divers métiers pour être ses douze disciples choisis. Il donna à chacun d'eux la même promesse simple : 'Suivez-moi, je vous ferai pêcheurs d'hommes' (Matthieu 4:19 ; Marc 1:17).


« 'Suivez-moi' n'est qu'une façon de dire 'Gardez mes commandements'. C'est ce qu'il a expliqué quand il a dit aux Néphites : 'C'est pourquoi, quelle espèce d'hommes devez-vous être ? En vérité, je vous le dis, vous devez être tels que suis moi-même' (3 Néphi 27:27).


"Devenir 'pêcheurs d'hommes' n'est qu'une façon de dire 'devenir des dirigeants parmi les hommes'. C'est pourquoi, dans la langue d'aujourd'hui, nous dirions à ceux qui sont appelés à enseigner de cette façon : 'Si vous gardez mes commandements, je ferai de vous des dirigeants parmi les hommes.' » (Harold B. Lee, dans CR, octobre 1960, p. 15)


Matthieu 4:23-25. Jésus guérit-il tous les malades ?


La Traduction de Joseph Smith ajoute ces mots à Matthieu 4:23 : « pour tous ceux qui croyaient en son nom ». Donc, les guérisons faites par Jésus étaient réservées à tous ceux qui avaient foi en lui, elles n'étaient pas données à tout le monde sans discernement comme notre version de la Bible semble l'impliquer.


Matthieu 4:23-25. Les miracles sont opérés conformément à des lois naturelles


« Les miracles ne peuvent être en contradiction avec la loi naturelle, ils s'accomplissent en vertu du fonctionnement de lois qui ne sont pas universellement ou communément reconnues…


« Quand nous contemplons les miracles accomplis par le Christ, nous devons nécessairement y voir l'intervention d'un pouvoir qui transcende notre intelligence humaine actuelle. Dans ce domaine, la science n'a pas encore fait suffisamment de progrès pour pouvoir analyser et expliquer. Affirmer que les miracles n'existent pas sous prétexte que, étant donné que nous ne pouvons comprendre les moyens employés, ceux que l'on rapporte doivent être imaginaires, c'est prétendre que l'esprit humain est omniscient, en impliquant que ce que l'homme ne peut comprendre ne peut être, et que, par conséquent, il est capable de comprendre tout ce qui est…


« Pour comprendre les œuvres du Christ, on doit savoir qu'il est le Fils de Dieu ; l'invitation est là, pour l'homme qui n'a pas encore appris à savoir, pour 1' âme honnête qui désire s'informer du Seigneur ; à celui-là nous disons : 'Venez envoyez'. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 179-181.)


MATTHIEU 5

Matthieu 5:29-30. « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le. »


« Quand le Seigneur parla des parties du corps, il est évident qu'il avait à l'esprit les amis proches ou les parents qui essaient de nous détourner du chemin de la droiture et de l'humble obéissance aux commandements divins que nous recevons du Seigneur.


« Si un ami ou un parent s'efforce d'entraîner quelqu'un loin des commandements, mieux vaut se dispenser de son amitié ou des relations avec lui plutôt que de le suivre dans ses mauvaises pratiques jusqu'à être détruit. L'utilisation de comparaisons ou d'illustrations était aussi commune autrefois que de nos jours. Lorsque nous lisons ces expressions anciennes du Nouveau Testament, nous ne devons pas prendre à la lettre une expression du type de celle que rapporte Matthieu dans les paroles du Sauveur. Quand elles sont bien comprises, ces expressions peuvent devenir des figures de langage très expressives. » (Smith, Answers to Gospel Questions, 5:79)

MATTHIEU 6

Matthieu 6:1-4. Comment faire l'aumône ?


« Faire l'aumône, c'est faire des dons librement pour soulager les pauvres ; c'est une intention qui vient de Dieu et qui trouve sa plus haute manifestation dans les entreprises charitables organisées de son royaume.


« À l'heure actuelle, la plus grande partie des aumônes faites par les saints sont gérées par l'intermédiaire du grand plan d'entraide de l'Église. » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 30-31)


Matthieu 6:5-15. Comment prie-t-on « dans le secret » ?


« Allez quelque part où vous pouvez être seul, où vous pouvez méditer, où vous pouvez vous agenouiller, où vous pouvez lui parler à haute voix. La chambre, la salle de bains ou un cabinet de toilette feront l'affaire. Une fois que vous y êtes, imaginez-le. Pensez à qui vous êtes en train de parler, maîtrisez vos pensées – ne les laissez pas divaguer – adressez-vous à lui comme à votre Père et à votre ami. Maintenant, dites-lui ce que vous avez vraiment envie de lui dire, pas des phrases banales qui ont peu de sens, mais ayez avec lui une conversation sincère et venant du cœur. Confiez-vous à lui, demandez-lui son pardon, suppliez-le, profitez de sa présence, remerciez-le, exprimez-lui votre amour et ensuite, écoutez ses réponses. Écouter est une partie essentielle de la prière. Les réponses du Seigneur viennent doucement, toujours très doucement. Peu de personnes entendent ses réponses de façon audible, par leurs oreilles. Nous devons écouter très attentivement sinon nous ne les entendrons jamais. C'est dans notre cœur que nous sentons la plu part des réponses du Seigneur, sous forme d'une expression de chaleur et de bien-être ou bien elles peuvent venir comme des pensées dans notre esprit. Elles viennent à ceux qui se sont préparés et qui sont patients. » (H. Burke Peterson, Adversity and Prayer, Ensign, janvier 1974, p. 19)


Matthieu 6:19-23. Que sont les « trésors dans le ciel » ?


« Les trésors dans le ciel, ce sont les qualités, la perfection dans certains domaines et le caractère qu'ont acquis les hommes par l'obéissance à la loi. Ainsi, ceux qui acquièrent ces qualités divines telles que la connaissance, la foi, la justice, le discernement, la compassion et la sincérité retrouveront toutes ces qualités qui leur seront rendues dans l'immortalité (voir Alma 41:13-15). 'Quel que soit le principe d'intelligence que nous atteignions dans cette vie, il se lèvera avec nous dans la résurrection' (D&A 130:18). Le plus grand trésor que nous puissions obtenir dans le ciel, c'est la persistance de la cellule familiale dans le plus haut degré du monde céleste. » (McConkie, DNTC, 1: 239-40)


Matthieu 6:24. Qu'est-ce que Mamon ?


« Mamon est le mot araméen qui signifie 'les richesses'. Ainsi, ce que dit Jésus, c'est : 'Vous ne pouvez pas servir Dieu et les richesses ou bien les choses du monde qui résultent toujours de l'amour de l'argent.' » (McConkie, DNTC, 1:240)


Matthieu 6:25-34. Est-il vrai que les membres de l'Église ne doivent pas se soucier de leur bien-être matériel ?


« Cette partie du Sermon sur la Montagne fut adressée aux apôtres et à ceux des disciples qui avaient été appelés à abandonner leur vie de tous les jours et à porter le message du salut au monde. Cela n'a jamais été, ni maintenant ni autrefois, un appel aux saints en général pour qu'ils vendent ce qu'ils possèdent (voir Luc 12:33), qu'ils fassent l'aumône et qu'ensuite ils ne se soucient pas de leurs besoins temporels présents ou à venir. Au contraire, cela fait partie de leur mise à l'épreuve sur la terre que les véritables disciples du Maître subviennent à leurs propres besoins et à ceux de leur famille (voir D&A 75).


« Cependant, une règle spécifique s'applique à ceux qui sont appelés à aller dans le monde sans bourse ni besace prêcher l'Évangile. Pendant le temps de leur service
missionnaire, ils ne doivent pas se soucier de travail ou d'occupations temporelles. Toute leur attention, leur force et leurs talents doivent être centrés sur l'œuvre du ministère et le Père leur promet qu'il s'occupera de leurs besoins quotidiens. » (McConkie, DNTC, 1:243)


MATTHIEU 7

Matthieu 7:1. Les vrais disciples doivent-ils obéir à l'ordre « ne jugez pas » ?


Le jugement et le discernement sont des éléments nécessaires de la vie. La Traduction de Joseph Smith donne quelques éclaircissements à ce sujet.


1. Voici les paroles que Jésus enseigna à ses disciples pour qu'ils les redisent au peuple.


2. Ne jugez pas injustement afin que vous ne soyez pas jugés ; mais jugez en justice.


Cependant, certaines formes de jugement ne doivent être rendues que par le Seigneur.


« La raison pour laquelle nous ne pouvons pas juger est évidente : nous ne voyons pas ce qu'il y a dans le cœur (voir 1 Samuel 16:7). Nous ne connaissons pas les mobiles bien que nous en imputions à toutes les actions que nous voyons. Ils peuvent être purs alors que nous pensons qu'ils sont mauvais.


« Il n'est pas possible de juger quelqu'un avec justice sans connaître ses désirs, sa foi et ses buts. La différence des cadres de vie, l'inégalité des possibilités et de nombreux autres facteurs font que les gens ne se trouvent pas dans la même position. Il se peut que l'un parte d'en haut l'autre d'en bas et qu'ils se rencontrent s'ils vont dans des directions opposées. Quelqu'un a dit que ce n'est pas l'endroit où vous vous trouvez qui compte, mais la direction dans laquelle vous allez, ce n'est pas d'être plus ou moins près de la réussite ou de l'échec, mais le lieu vers lequel vous vous dirigez.


« Comment pouvons-nous, avec toutes nos faiblesses et nos défauts, nous poser en juges ? Au mieux, l'homme ne peut juger que ce qu'il voit ; il ne peut pas juger le cœur ou l'intention ou se mettre à juger ce que son prochain est capable de faire.


« Quand nous essayons de juger les gens, ce que nous ne devrions pas faire, nous avons une grande tendance à chercher les défauts et les faiblesses tels que la vanité, la malhonnêteté, l'immoralité et l'intrigue et à être très fiers de les avoir trouvés. Il en résulte que nous ne voyons que le côté le plus mauvais de ceux que nous jugeons. » ( N. Eldon Tanner, Judge Not, That Ye Be Not Judged, Ensign, juillet 1972, p. 35)


Matthieu 7:13-14. « Entrez par la porte étroite »


« Le chemin menant à la vie éternelle est à la fois étroit et droit. Il est droit parce qu'il a une direction invariable : elle est toujours la même. Il n'y a pas de détours, de chemins tortueux ou de tangentes qui mènent au royaume de Dieu. Il est étroit, parce qu'il est limité, c'est un chemin sur lequel il faut obéir totalement à la loi complète. Il est droit en ce concerne la direction, étroit en ce qui concerne la largeur. La porte est étroite ; le chemin est à la fois étroit et droit." (McConkie, Mormon Doctrine, p. 769)


MATTHIEU 8

Matthieu 8:2. Qu'est-ce que la lèpre ?


« La lèpre n'était rien moins qu'une mort vivante, qu'une corruption de toutes les humeurs, qu'un empoisonnement des sources mêmes de la vie, une dissolution graduelle du corps tout entier, de telle sorte qu'un membre après l'autre se décomposait réellement et tombait. Aaron décrit avec précision l'aspect que le lépreux présentait aux yeux des spectateurs, lorsque, plaidant pour Myriam, il dit : 'Qu'elle ne soit pas comme l'enfant mort-né, dont la chair est à moitié consumée quand il sort du sein de sa mère !' (Nombres 12:12). En outre, la maladie était incurable par l'art et l'adresse de l'homme ; non que le lépreux ne puisse pas recouvrer la santé, car, quoique rares, de tels cas sont prévus par la loi lévitique… » (Talmage, Jésus le Christ, p. 244, citation de Trench, notes sur le chapitre 14)


MATTHIEU 9

Matthieu 9:11. Qu'est-ce qu'un publicain ?


« Les publicains étaient des collecteurs d'impôts, représentants d'un pouvoir étranger qui tenait les Juifs en sujétion. C'est pourquoi ils formaient un groupe social haï, méprisé et tourné en dérision. Il ne fait aucun doute qu'il était particulièrement répugnant pour les Juifs que quelqu'un de leur propre race, comme Matthieu, ait accepté un tel emploi. » (McConkie, DNTC, 1:181)


Matthieu 9:17. Que voulait dire Jésus par l'expression « du vin nouveau dans de vieilles outres » ?


« C'est de cette manière que notre Seigneur proclama la nouveauté et la de son Évangile. Ce n'était nullement un rapiéçage du judaïsme. Il n'était pas venu réparer des vêtements vieux et déchirés; la toile qu'il donnait était nouvelle, et la coudre sur l'ancienne n'aurait fait que déchirer de nouveau le tissu complètement usé et laisser une déchirure encore plus vilaine que précédemment. Ou pour prendre un autre exemple, il n'était pas prudent de confier du vin nouveau à de vieilles… outres faites de peau d'animaux, et qui se détérioreraient évidemment avec l'âge. Tout comme le vieux cuir se fend ou se déchire sous une pression, même légère, de même les vieilles peaux… éclateraient sous la pression du jus en fermentation, et le bon vin serait perdu.


« L'Évangile enseigné par le Christ était une révélation nouvelle qui remplaçait une révélation passée et marquait l'accomplissement de la loi ; ce n'était pas un simple ajout, ni une répétition de commandements passés ; elle comportait une nouvelle alliance éternelle.


« Les efforts pour rapiécer les vêtements du traditionalisme juif avec la nouvelle étoffe de l'alliance ne pouvait avoir de plus beau résultat qu'une déchirure de l'étoffe. Le vin nouveau de l'Évangile ne pouvait être contenu dans les vieux récipients des libations mosaïques usés par le temps. Le judaïsme serait humilié et le christianisme perverti par tout mélange incongru de ce genre. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 239-240)


MATTHIEU 10

Matthieu 10:1. Par qui les douze apôtres furent-ils dotés de leur pouvoir ?


« Au commencement de son ministère, le Maître choisit douze hommes qu'il sépara des autres en leur donnant le nom d'apôtres. Ils devaient être des témoins spéciaux de la sainteté de sa vie et de la divinité de sa mission, et ils eurent aussi la responsabilité de transmettre aux générations à venir l'exposé authentique de sa doctrine, des principes et des ordonnances essentiels au salut de l'âme humaine…


« Les véritables serviteurs dans le royaume de Dieu, quand ils reçurent l'autorité légitime, furent dotés du saint pouvoir sans lequel leur ministère aurait été 'un airain qui résonne et une cymbale qui retentit.' Cette dotation céleste aux Douze qu'il avait choisis fut le résultat de trois expériences sacrées.


« Premièrement, ils furent baptisés d'eau, peut-être par Jean-Baptiste, ou peut-être ont-ils été les seuls que le Maître baptisa lui-même car Jean rapporte que lui et ses disciples se trouvaient en Judée et que 'là il demeurait avec eux et baptisait' (Jean 3:22). Puis 'il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit' (Jean 20:22), ce qui, selon toute vraisemblance, était la confirmation, le don du Saint-Esprit, ou le baptême de l'Esprit par l'imposition des mains car c'est ainsi que procédèrent ensuite ses disciples…


« La troisième des expériences spirituelles remarquables que firent les disciples est décrite ainsi par le Maître lui-même : 'Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis… afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne' (Jean 15:16).


« Essayez d'imaginer, si vous le pouvez : être 'appelé' par le Maître et 'ordonné' sous ses mains. On a bien la preuve qu'en résultat de ces ordinations ils furent dotés du pouvoir d'en haut et reçurent l'autorité d'agir officiellement comme représentants du Seigneur par les événements miraculeux qui suivirent et qui firent d'eux des 'hommes différents' à cause de cette commission divine.


« Ces témoins spéciaux, ces apôtres, ne furent pas les seuls à recevoir ces dons célestes et à en jouir. Ils reçurent la mission de les transmettre par ordination à tous les autres qui avaient reçu le témoignage de la mission divine du Seigneur ressuscité… (Harold B. Lee, CR., avril 1955, p. 18-19)


Matthieu 10:1-5. Comment Jésus appela-t-il ses serviteurs ?


« Cela se passe selon un processus assez bien défini :
1) Il y a besoin d'un un nouveau dirigeant.
2) Le dirigeant est choisi par le procédé de l'élimination par prophétie et révélation.
3) Le dirigeant choisi est officiellement appelé par quelqu'un qui détient l'autorité de façon indiscutable.
4) Il est présenté à une assemblée du peuple, et,
5) Il est ordonné et mis à part par l'imposition des mains de ceux qui en ont pleinement l'autorité.


« Et cela est conforme à notre cinquième Article de foi : 'Nous croyons que l'on doit être appelé par prophétie et par l'imposition des mains, par ceux qui détiennent l'autorité, pour prêcher l'Évangile et en administrer les ordonnances.


« Il est intéressant de remarquer que même autrefois, le processus était pratiquement le même. Malheureusement, toutes les étapes n'en ont pas été notées, mais il y en a des preuves évidentes. Le fait de 'oindre' ceux qui étaient appelés dans les temps anciens ressemble beaucoup et est étroitement apparenté à la mise à part d'aujourd'hui, avec les bénédictions qui l'accompagnent.


« Les premiers apôtres furent appelés par le Seigneur : 'Venez, suivez-moi, leur a-t-il dit, et je vous ferai pêcheurs d'hommes'. Ce n'était pas une simple façon de parler. C'était un appel précis.


« 'Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent' (Matthieu 4:20). 'Car il enseignait comme ayant autorité' (Matthieu 7:29). Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir…' (Matthieu 10:1). Ceci comprenait la mission de prêcher et d'accomplir les ordonnances. Cela comprenait la mise à part, la mission à accomplir, la bénédiction. La promesse faite à ses dirigeants fut des plus spectaculaires. Ils reçurent toute l'autorité quand le Rédempteur leur dit : 'Celui qui vous reçoit me reçoit' (Matthieu 10:40). 'Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez…enseignez (à toutes les nations) à observer tout ce que je vous ai prescrit' (Matthieu 28:18-20). » (Spencer W.Kimball, CR, octobre 1958, p. 53-54)


Matthieu 10:9-10. Les missionnaires d'aujourd'hui doivent-ils partir sans bourse ni sac ?


« Selon les coutumes sociales de son époque, Jésus envoya ses disciples sans bourse ni sac. Ils devaient être habillés simplement. ne pas emporter d'argent, de nourriture ou de vêtements, n'avoir qu'un bâton et compter sur l'hospitalité des gens pour la nourriture, le vêtement et le logement. Les chaussures (faites en ce temps-là de cuir souple) étaient interdites parce que trop luxueuses. Il fallait mettre des sandales (de fabrication plus·grossière). La bourse servait à transporter l'argent, le sac était une besace servant à transporter les provisions. Plus tard, Jésus révoqua cette instruction de compter sur l'hospitalité des gens et donna ce commandement à la place : Maintenant… que celui qui a une bourse la prenne, que celui qui a un sac le prenne également' (Luc 22:35-36).


« Par l'intermédiaire de ses représentants dûment appelés sur la terre, le Seigneur a maintenant aboli ce commandement que les missionnaires partent sans bourse ni sac pour le travail missionnaire moderne. Les exigences légales et les circonstances sociales, économiques et industrielles différentes ont rendu ce changement nécessaire, fait qui montre que nous avons besoin de la révélation continue pour que les affaires du Seigneur puissent toujours être dirigées de façon à s'adapter aux circonstances existantes. Les missionnaires ne doivent pas compter sur ceux vers qui ils sont envoyés pour la nourriture, le vêtement et le logement ; c'est eux-mêmes ou bien leur famille ou leurs amis qui doivent subvenir à leurs besoins. Il n'y a pas, bien sûr, de corps missionnaire rémunéré dans la véritable Église du Seigneur. » (McConkie, DNTC., 1:325-326)


Matthieu 10:16. Que signifie être prudents comme les serpents ?


La Traduction de Joseph Smith permet de mieux comprendre : « Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; soyez donc des serviteurs prudents aussi inoffensifs que des colombes. »


Matthieu 10:28. Qui sont ceux qui cherchent à faire périr l'âme ?


« Apparemment, il y avait dans l'Église primitive des hommes qui enseignaient pour doctrine les sophismes des hommes. Il y en a aujourd'hui qui semblent tirer une certaine fierté d'être en désaccord avec les enseignements orthodoxes de l'Église et qui présentent leurs propres opinions qui diffèrent quelque peu de la vérité révélée. Certains le font presque innocemment, d'autres pour satisfaire leur tendance à l'égoïsme et d'autres semblent le faire délibérément. Les hommes peuvent penser ce qu'ils veulent, mais ils n'ont pas le droit d'imposer aux autres des points de vue non orthodoxes. Ces personnes devraient comprendre que leur âme est en danger…


« Le grand objectif de toute notre œuvre est de former la personnalité et de faire grandir la foi de ceux que nous servons. Si quelqu'un ne peut pas accepter et enseigner le programme de l'Église tel qu'il est, sans réserves, il ne doit pas enseigner. C'est une question de loyauté, dans ce cas, de démissionner de son poste. Car non seulement il serait malhonnête et trompeur, mais encore il se trouverait sous le coup de la condamnation, car le Sauveur a dit qu'il vaudrait mieux pour lui qu'on suspende une meule de moulin à son cou et qu'on le jette dans la mer, plutôt que de détourner la doctrine, de trahir la cause ou d'être cause de scandale en détruisant la foi de 'l'un de ces petits' qui croient en lui. Et souvenez-vous que cela ne signifie pas seulement les petits enfants, cela comprend aussi les adultes qui croient et ont foi en Dieu. » (Spencer W. Kimball, CR, avril 1948, p. 109-110)


Matthieu 10:28. Quelle attitude les saints doivent-ils avoir envers ceux qui cherchent à détruire l'âme ?


« Il y a des gens qui agissent comme s'ils ne croyaient pas en l'éternité ou en la résurrection. Ils tremblent de peur à la pensée d'une guerre nucléaire et, pour sauver leur corps, ils voudraient la paix à n'importe quel prix. Et pourtant, la meilleure assurance de paix et de vie, c'est d'être fort moralement aussi bien que militairement. Mais ils veulent la vie au sacrifice des principes. Plutôt que de choisir entre la liberté et la mort, ils préfèrent vivre en esclavage. Ils ne tiennent pas compte de cette Écriture si claire : 'Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne' (Matthieu 10:28). Le Seigneur aurait pu, je suppose, éviter la guerre dans les cieux à propos du libre arbitre. Il lui aurait suffi de faire un compromis avec le diable, mais s'il l'avait fait, il aurait cessé d'être Dieu.

« Alors qu'il est déjà difficile de vivre pour défendre la vérité, vu le libre arbitre, certains d'entre nous devront peut-être même, dans un avenir pas très lointain, mourir pour la vérité. Mais la meilleure préparation à la vie éternelle, c'est d'être prêt à tout moment à mourir en étant parfaitement préparé par un vaillant combat pour le bien. » (David O. McKay, CR, avril 1964, p. 120)


Matthieu 10:38-39. Comment pouvez-vous conserver votre vie en la perdant ?


« Dire que ses disciples doivent haïr tout ce qui leur est cher, est certainement une parole dure. Mais nous découvrons, grâce à d'autres interprétations de la doctrine (Matthieu 10:37-38), que le sens est que quiconque aime son père, sa mère, sa femme et tout ce qui lui est cher, même sa propre vie, plus qu'il n'aime le Christ, n'est pas digne de lui et ne peut être son disciple. L'idée est tout à fait claire : dans ce commandement, tous ceux qui cherchent la vie éternelle doivent venir au Christ, disposés à abandonner tout ce qu'ils possèdent, si c'est nécessaire. S'ils ne sont pas disposés à le faire, à donner même leur vie pour sa cause, ils ne sont pas dignes de son royaume. C'est chose raisonnable. Notre Sauveur n'exige rien d'injuste, car il est venu donner sa vie pour nous afin que nous ayons la vie éternelle. Il a souffert pour nous ; ne devons-nous pas l'aimer plus que notre propre vie ? » (Joseph Fielding Smith, Le chemin de la perfection,p. 255-56)


MATTHIEU 11

Matthieu 11:2-3. Jean doutait-il que Jésus était le Messie ?


« La question se pose souvent de savoir pourquoi Jean envoya ses disciples poser cette question à Jésus. Beaucoup se sont demandé s'il était possible que Jean lui-même doute de l'identité du Christ et de son divin. Nous devons nous rappeler, cependant, que le dernier témoignage connu de Jean est celui qu'il donna à ses disciples quand ils se posaient des questions sur la popularité grandissante de Jésus. Jean leur rappela à ce moment-là que lui-même n'était pas le Messie et qu'ils devaient le quitter pour suivre Jésus. Cela se passait plusieurs mois avant l'événement dont nous parlons ici.


« Il apparaît que l'une des difficultés qu'éprouva Jean fut de réussir à persuader ses disciples de le laisser et de devenir les disciples de Jésus-Christ de qui il avait rendu témoignage. Maintenant, des mois après le baptême de Jésus, et après ses efforts répétés pour les persuader, Jean se rendit compte que certains de ses disciples hésitaient encore à se détacher de lui et à suivre leur vrai Maître. Il est plus vraisemblable que Jean envoya les deux disciples à Jésus pour qu'ils soient persuadés, eux, plutôt que pour se persuader lui. La question qu'ils devaient poser à Jésus devait servir à les édifier eux et non lui.


« Jean savait mieux que personne qui était Jésus et il le savait depuis longtemps. Il avait reçu une révélation du ciel à son sujet. Il avait vu de ses yeux, entendu de ses oreilles et reçu le témoignage du Saint-Esprit. Il avait même reçu le ministère d'anges pendant qu'il était en prison. La réponse la plus satisfaisante semble être que Jean envoya ses disciples questionner Jésus sur son identité de façon qu'ils puissent, à la longue, comprendre eux-mêmes que le témoignage qu'il leur donnait depuis de nombreux mois était vrai. Cette explication concorde avec la connaissance sûre que Jean avait du Rédempteur, le témoignage qu'il donna à ses disciples comme on le sait, et la répugnance naturelle que ses disciples avaient à le quitter.


« Peut-être faudrait-il souligner ici qu'il n'y avait pas d'antagonisme entre Jésus et Jean. Il n'y avait pas à abandonner et à rejeter Jean pour accepter Jésus. Mais Jésus était le Fils de Dieu et Jean son prophète. Il n'y a pas de comparaison possible entre les deux et Jean ne voulait pas de malentendu parmi ses propres disciples sur sa position relativement au Maître. » (Matthews, A Burning Light: The Life and Ministry of John the Baptist, p. 92)


Matthieu 11:11. Pas de plus grand prophète que Jean-Baptiste


« Comment se fait-il que Jean ait été considéré comme l'un des plus grands prophètes ? Ses miracles n'auraient pas pu constituer sa grandeur.


« Premièrement, il reçut la mission divine de préparer la voie devant le Seigneur. À qui une telle mission a-t-elle été confiée avant ou depuis ? À personne.


« Deuxièmement, il reçut la mission importante, et cela fut requis de lui, de baptiser le Fils de l'Homme. Qui d'autre a eu l'honneur de faire cela ? Qui a jamais reçu un tel privilège et une telle gloire ?…


« Troisièmement, Jean, à cette époque, était le seul administrateur légal des affaires du royaume qui existait alors sur la terre, et détenait les clés du pouvoir. Les Juifs devaient obéir à ses instructions ou être damnés par leur propre loi ; et le Christ lui-même accomplit tout ce qui était juste en se conformant à la loi qu'il avait donnée lui-même à Moïse sur la montagne, et ainsi il magnifia la loi et l'honora au lieu de la détruire. Le fils de Zacharie s'empara des clefs, du royaume, du pouvoir, de la gloire des Juifs, par l'onction sacrée et le décret des cieux, et ces trois raisons font de lui le plus grand prophète né d'une femme. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 385-386)


Matthieu 11:11. Qui était considéré comme « le plus petit dans le royaume des cieux » ?


« À qui Jésus faisait-il allusion lorsqu'il parlait du plus petit ? Jésus était considéré comme ayant le moins de droits dans le royaume de Dieu, et (apparemment) avait, de tous, le moins le droit d'être considéré par eux comme un prophète. C'est comme si le Christ avait dit : 'Celui qui est considéré comme le moindre parmi vous, c'est-à-dire moi-même, est plus grand que Jean.' » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 386)


Matthieu 11:20-24. Existe-t-il un lieu qui soit l'enfer ?


« Nous ne croyons pas que tous ceux qui n'acceptent pas l'Évangile seront à la fin, jetés en enfer. Mais surtout nous ne croyons pas que l'enfer soit un lieu où les méchants brûlent pour l'éternité. Cependant, le Seigneur a préparé un lieu pour tous ceux qui doivent être punis éternellement pour avoir violé ses lois…


« Un lieu où ceux qui ne peuvent pas être rachetés (qui sont appelés fils de perdition) entreront dans les ténèbres, c'est celui-là le véritable enfer où iront ceux qui ont eu la connaissance de la vérité, en ont reçu le témoignage et s'en sont ensuite détournés et ont blasphémé contre le nom de Jésus-Christ. Ce sont ceux-là qui ont péché contre le Saint-Esprit. Pour eux, il n'y a pas de pardon et le Seigneur a dit qu'il a préparé un lieu pour eux (voir D&A 76:31-37 ; 88:32-33).


« Tous ceux qui entreront dans le royaume téleste qui sera un lieu bien délimité comme chacun des autres royaumes, seront punis pour leurs péchés. Satan aura domination
sur eux pendant un temps jusqu'à ce qu'ils aient payé le prix de leurs péchés avant de pouvoir entrer dans le royaume téleste.


« Cette terre deviendra un royaume céleste quand elle sera sanctifiée. Ceux qui entreront dans le royaume terrestre devront aller dans une autre sphère qui sera préparée pour eux. De même, ceux qui entreront dans le royaume téleste devront aller dans une terre qui aura été préparée pour eux et il y aura un autre lieu, l'enfer, où demeureront le diable et ceux dont ce sera la punition d'aller avec lui. Bien sûr, ceux qui entreront dans le royaume téleste et ceux qui entreront dans le royaume terrestre subiront le châtiment éternel de savoir que, s'ils avaient gardé les commandements du Seigneur, ils auraient pu retourner en sa présence comme ses fils et ses filles. Ce sera un tourment pour eux, et c'est en ce sens que ce sera l'enfer. » (Smith, Answers to Gospel Questions, 2:208-210)


MATTHIEU 12

Matthieu 12:30. « Celui qui n'est pas avec moi est contre moi »


« Au cours de son ministère, Jésus rencontra diverses réactions. Il y en eut qui l'acceptèrent avec joie, le suivirent partout et essayèrent de vivre ses enseignements. Il y en eut qui furent indifférents et d'autres encore qui s'opposèrent franchement à lui. Ainsi, les gens de cette époque eurent un exemple clair et vivant de la loi d'opposition en toutes choses. D'un côté, il y avait Jésus qui prêchait le chemin de la vie, de l'autre, les scribes et les pharisiens qui le combattaient à chaque pas. Et puis il y avait les indifférents. Peut-on dire qu'ils étaient pour le Seigneur ou contre lui ou étaient-ils, comme nous l'avons dit, indifférents ? Je vous rappelle que les indifférents ne gardaient pas les commandements et que, par leur indifférence, ils incitaient à la même attitude d'autres personnes qui, ainsi, refusaient aussi d'obéir aux commandements du Seigneur leur Dieu.


« Ces indifférents édifièrent une barrière contre le Christ et, en montrant l'exemple de la désobéissance, ils devinrent une entrave pour son travail ; c'est la raison pour laquelle le Seigneur dit : 'Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui n'assemble pas avec moi disperse' (Matthieu 12:30). » (Mark E. Petersen, CR, avril 1945, p. 41-42)


Matthieu 12:31. Quelle est la condition du pardon ?


« C'est pourquoi je vous dis : toute espèce de péché et de blasphème sera pardonnée aux hommes qui me reçoivent et se repentent ; mais le blasphème contre le Saint-Esprit ne sera pas pardonné aux hommes. » (Traduction de Joseph Smith)


Matthieu 12:31. Qu'est-ce que le péché contre le Saint-Esprit ?


Pour pécher contre le Saint-Esprit, une personne doit rejeter la connaissance qu'elle a reçue du Saint-Esprit.


« Il doit dire que le soleil ne brille pas, alors qu'il le voit. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 505).


« Le témoignage de l'Esprit est si grand et les impressions et révélations de la vérité divine manifestées avec tant de force que celui qui les reçoit acquiert une conviction de la vérité qu'il ne peut pas oublier. C'est pourquoi, une fois qu'une personne a été éclairée par l'Esprit de façon à recevoir la connaissance que Jésus-christ est le seul Fils de Dieu engendré dans la chair, si ensuite elle se détourne et combat le Seigneur et son œuvre , elle le fait contre la lumière et le témoignage qu'elle a reçus par le pouvoir de Dieu. C'est pourquoi elle s'est soumise au mal volontairement et Jésus a dit qu'il n'y avait pas de pardon pour une telle personne. Le témoignage du Saint-Esprit est le plus fort témoignage qu'un homme puisse recevoir. » (Joseph Fielding Smith, Answers to Gospel Questions, 4:92)


Matthieu 12:32. Quelle est la différence entre rejeter Jésus et renier le Saint-Esprit ?


« Un homme qui n'a pas reçu le don du Saint-Esprit et qui, par conséquent, n'a jamais goûté au don céleste, peut être coupable de blasphème contre Jésus-christ et ensuite être pardonné s'il se repent, mais le témoignage acquis par le don du Saint-Esprit est si grand que s'il se retourne contre le Seigneur et combat son œuvre après avoir reçu ce témoignage, il n'y a pas de pardon pour lui. Le fait de répandre le sang innocent ne se limite pas au fait d'ôter la vie à des innocents ; il consiste aussi à chercher à détruire la parole de Dieu et d'exposer le Christ à l'ignominie. Ceux qui connaissent la vérité et combattent ensuite les serviteurs autorisés de Jésus-Christ combattent Jésus-Christ lui-même car lutter contre ses serviteurs c'est lutter contre lui et se trouver ainsi coupable de son sang versé. » (Smith,Answers to Gospel Questions, 1:63-64)


MATTHIEU 13

Matthieu 13.


« J'entreprendrai maintenant quelques remarques au sujet des paroles du Seigneur qui sont rapportées dans le treizième chapitre de son évangile selon saint Matthieu, et lesquelles, selon moi, nous font comprendre aussi clairement le sujet important du rassemblement que toute autre parole rapportée dans la Bible. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 126-27)


Le rassemblement, processus par lequel les descendants éparpillés d'Israël sont peu à peu retrouvés dans les nations de la terre et ont la possibilité de recevoir tous avantages de l'Évangile, est à présent en cours. Les clés nécessaires à l'accomplissement de cette grande œuvre furent rétablies par Moïse quand il apparut à Joseph Smith et Oliver Cowdery dans le temple de Kirtland (voir D&A 110:11). Le rassemblement ne sera pas terminé tant que toutes les tribus d'Israël ne seront pas retournées dans le pays de leur héritage (Jérémie 16:14-15). Les paraboles de Matthieu 13 racontent les étapes principales et les épisodes de ce rassemblement en commençant par la graine de l'Évangile qui est plantée au midi des temps (la parabole du semeur) jusqu'au tri final des méchants d'avec les justes (parabole du filet).


Matthieu 13:3-8. Quel fut un des buts principaux de la parabole du semeur ?


« Cette parabole fut donnée pour montrer les effets produits par la prédication de la parole ; et nous croyons aussi que c'est une allusion directe au commencement ou l'établissement du royaume à cette époque-là. » (Enseignements de Joseph Smith, p. 130)


Matthieu 13:9-17. Pourquoi certains reçoivent-ils les paroles du Sauveur et pas d'autres ?


« La condamnation qui pesait sur la multitude qui n'acceptait pas sa parole, provenait du fait qu'ils ne voulaient pas voir de leurs yeux et entendre de leurs oreilles ; non pas parce qu'ils ne pouvaient pas et n'avaient pas le privilège de voir et d'entendre, mais parce que leur cœur était rempli d'iniquité et d'abomination. 'Vous faites ce qu'ont fait vos pères avant vous.'


« Nous tirons la conclusion, alors, que la raison même pour laquelle la multitude, ou le monde, comme a dit Jésus, n'a pas reçu l'explication de sa parabole, était son incroyance. À vous, dit-il en s'adressant à ses disciples, il est donné de connaître les mystères du royaume des cieux. Et pourquoi ? À cause de la foi et de la confiance qu'ils avaient en lui. » (Enseignements du prophète Joseph Smith,p. 128-129, 130)


Matthieu 13:4, 19. Qu'est-ce qui endurcit le cœur ?

« Les hommes qui n'ont aucun principe de justice en eux-mêmes et dont le cœur est rempli d'iniquité, et qui ne sont pas attirés par les principes de la vérité, ne comprennent pas la parole de vérité lorsqu'elle leur est annoncée. Le diable enlève la parole de vérité de leur cœur, parce qu'il n'y a chez eux aucun désir de justice. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 130)


Matthieu 13:5-6, 20-21. Les endroits pierreux


Tout comme la pousse dépourvue de racines est incapable de survivre sous la chaleur du soleil de midi, ainsi il y a ceux qui, sans un réel témoignage et une véritable foi perdent leur conviction et même leur intérêt pour l'Église sous la pression des difficultés ou de la moquerie.


« Permettez-moi de vous dire que nombreux sont parmi vous ceux qui verront le temps où vous aurez tous les soucis, toutes les épreuves et les persécutions que vous pourrez supporter et de nombreuses occasions de montrer que vous êtes fidèles à Dieu et à son œuvre . Notre Église a devant elle de nombreux lieux resserrés à franchir avant que l'œuvre de Dieu ne soit couronnée par la victoire. Pour venir à bout de ces difficultés, il faudra que vous ayez une connaissance personnel le de la véracité de cette œuvre. Ces épreuves seront d'une nature telle que l'homme ou la femme qui ne possèdera pas cette connaissance ou ce témoignage personnel tombera. Si vous n'avez pas ce témoignage, menez une vie juste, invoquez le Seigneur et ne cessez pas de lui demander ce témoignage jusqu'à ce que vous l'ayez obtenu. Si vous ne le faites pas, vous ne pourrez pas tenir.


« Rappelez-vous ces paroles, car il y en a beaucoup parmi vous qui les verront s'accomplir. Le temps viendra où aucun homme ni aucune femme ne pourra persévérer avec une lumière d'emprunt. Chacun de nous devra être guidé par la lumière qui se trouve en lui. Si vous ne l'avez pas, comment ferez-vous ? » (Heber C. Kimball, cité
par Harold B. Lee, dans CR, octobre 1965, p. 128 ; voir aussi Orson F. Whitney, Life of Heber C. Kimball, p. 449-450)


Matthieu 13:7, 22. Parmi les épines


« Si la semence tombe parmi les épines, c'est dans une bonne terre puisqu'il y pousse des mauvaises herbes. Mais la bonne semence est vite étouffée et meurt parce qu'elle ne peut pas vaincre l'influence des herbes et des chardons. Il en est de même pour les membres de l'Église qui savent que l'Évangile est vrai, mais qui ne sont pas vaillants dans leur témoignage de Jésus et qui ne font pas des efforts positifs et courageux pour rechercher l'intérêt de l'Église. Ainsi en est-il des saints qui préfèrent à l'Évangile les honneurs des hommes, les principes d'éducation du monde, la réussite politique, l'argent ou les biens matériels. Ils savent que l'œuvre du Seigneur est établie sur la terre, mais ils laissent les occupations du monde étouffer la parole. Et au lieu de gagner la vie éternelle, ils seront brûlés avec l'ivraie qui les a vaincus. » (
Bruce R. McConkie, DNTC, 1:289)


Matthieu 13:8, 23. La bonne terre


« Si la semence tombe dans une terre productive et fertile et si elle est ensuite nourrie et soignée, elle produit une récolte. Mais même dans ce cas, tous les saints n'auront pas une récolte de la même valeur. Les degrés de réceptivité de la foi sont nombreux, la productivité de la culture a divers degrés. Tous les hommes, y compris les saints, seront jugés selon leurs œuvres. Ceux qui gardent complètement la loi de l'Évangile récolteront le centuple et hériteront la plénitude du royaume du Père. Les autres auront des récompenses moindres dans des lieux qui sont préparés à cet effet. » (McConkie, DNTC, 1:289)


Matthieu 13:25. Qu'est-ce que l'ivraie ?


« L'auteur de l'article 'Tares' (Ivraie) dans le dictionnaire de Smith dit :


'Les critiques et les exégètes s'accordent pour que le pluriel grec zizania, A.V. 'ivraie', de la parabole (Matthieu 13:25) indique la plante appelée 'ivraie aristée' (Lolium temulentum), une herbe très répandue, et la seule espèce du genre qui a des propriétés délétères. Avant de monter en épi, l'ivraie aristée a un aspect très semblable au blé, et les racines des deux sont souvent entrelacées ; c'est ce qui explique le commandement que 'l'ivraie' devait être laissée jusqu'à la moisson, de peur qu'en l'arrachant, les hommes 'ne déracinent en même temps le blé'. Lorsqu'elle est en épi, cette ivraie se distingue facilement du blé et de l'orge, mais lorsqu'ils sont tous deux moins développés, 'l'examen le plus attentif sera souvent incapable de la découvrir. Même les fermiers, qui sarclent généralement leurs champs dans ce pays, n'essayent pas de séparer l'un de l'autre… Le goût en est amer, et, quand on la mange isolément, ou même lorsqu'elle est mêlée au pain ordinaire, elle provoque des étourdissements et agit souvent comme un émétique violent.' La citation secondaire est de The Land and the Book de Thompson, II, 111, 112.


« On a prétendu que l'ivraie est une espèce dégénérée de blé ; et on a essayé, en introduisant cette pensée, d'ajouter une signification supplémentaire à la parabole instructive de notre Seigneur ; cette conception forcée n'est cependant pas justifiée scientifiquement, et les étudiants sérieux ne se laisseront pas égarer par elle. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 367)


Matthieu 13:30. Qu'est-ce qui sera récolté le premier, le blé ou l'ivraie ?


Matthieu 13:30 indique que c'est l'ivraie qui sera récoltée d'abord, mais la Traduction de Joseph Smith précise : « Laissez-les croître ensemble jusqu'à la moisson et à l'époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Amassez d'abord le blé dans mon grenier et liez l'ivraie en gerbes pour la brûler ». 


Matthieu 13:29-30, 38. Est-ce que l'ivraie représente les méchants à l'extérieur de l'Église ou parmi les membres de l'Église eux-mêmes ?


« Maintenant, nous apprenons, grâce à cette parabole, non seulement l'établissement du royaume aux jours du Sauveur, ce qui est représenté par la bonne semence, mais aussi la corruption de l'Église, ce qui est représenté par l'ivraie semée par l'ennemi, et que ses disciples auraient voulu arracher, dont ils auraient voulu purifier l'Église, si leurs vues avaient été favorisées par le Seigneur. Mais lui, sachant toutes choses, leur dit : Non ! Ou, en d'autres termes : Votre point de vue n'est pas juste, l'Église est dans son enfance, et si vous prenez des mesures draconiennes, vous détruirez le blé, ou l'Église, en même temps que l'ivraie. C'est pourquoi il est préférable de laisser croître ensemble jusqu'au temps de la moisson, ou de la fin du monde, ce qui signifie la destruction des méchants. »(Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 131-32)


Matthieu 13:31. Le grain de sénevé


« Il faut savoir que le plant de sénevé atteint en Palestine une taille plus grande que dans les régions septentrionales. La leçon de la parabole est facile à lire. La semence est une entité vivante. Quand on la plante correctement, elle absorbe et assimile les matières nutritives de la terre et de l'atmosphère, grandit et, en son temps, est à même de fournir un logement et de la nourriture aux oiseaux. De même la semence de la vérité est vivante, vivace et capable de se développer au point de fournir de la nourriture et un abri à tous ceux qui vont à sa recherche. Dans les deux conceptions, la plante mûre produit de la semence en abondance, et c'est ainsi qu'à partir d'un seul grain on peut couvrir un champ tout entier. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 355)


Matthieu 13:31-32. À quelle étape du rassemblement la parabole du grain de sénevé fait-elle allusion ?


« Et de nouveau Il leur proposa une autre parabole, faisant allusion au Royaume qui serait établi, juste un peu avant ou à l'époque même de la moisson. Voici cette parabole : 'Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé…' Maintenant, nous voyons clairement que cette parabole est donnée pour représenter l'Église telle qu'elle sera établie dans les derniers jours…


« Prenons le Livre de Mormon, qu'un homme a pris et a caché dans son champ, avec la foi qu'il surgirait du sol dans les derniers jours à l'époque voulue. Voyons-le sortir du sol, lui qui est, en effet, considéré comme la moindre des semences, mais voici que ses branches s'élèvent toujours plus haut, dominant tout aux alentours, dans sa majesté divine, jusqu'à ce que, comme le sénevé, il devienne la plus grande de toutes les herbes. Et c'est la vérité, elle a germé et elle est sortie de terre, et la justice commence à regarder du haut des cieux, et Dieu envoie ses pouvoirs, ses dons et ses anges pour se loger dans les branches de cette plante. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 132)


Matthieu 13:31-32. Que représentent les « oiseaux du ciel » qui viennent habiter dans les branches de l'arbre formé par le grain de sénevé ?


« Le royaume des cieux est comme un grain de sénevé. Le grain de sénevé est petit mais il produit un grand arbre, et les oiseaux s'abritent dans les branches de cet arbre. Les oiseaux sont les anges, et ainsi les anges descendent, et se réunissent pour rassembler leurs enfants, et les rassemblent. Nous ne pouvons pas devenir parfaits sans eux ni eux sans nous. Lorsque cela sera fait, le Fils de l'Homme descendra, l'Ancien des jours siégera, nous pourrons participer à une assemblée innombrable d'anges, communier avec eux et recevoir leurs instructions. »(Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 217)


Matthieu 13:33. Parabole du levain


« On peut comprendre par cela que l'Église des saints des derniers jours a levé d'un peu de levain qui a été mis en trois témoins. Voyez comme cela ressemble à la parabole ! Ce levain fait lever rapidement la pâte, et fera bientôt lever le tout. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 134-35)


Matthieu 13:52. Comparaison avec le maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes


« Pour l'application de cet exemple, voyez le Livre de Mormon sortant du trésor du cœur, et aussi les alliances données aux saints des derniers jours et la traduction de la Bible. Tout cela fait sortir du cœur des trésors nouveaux et anciens, ce qui correspond aux trois mesures de farine qui subissent le contact purificateur d'une révélation de Jésus-Christ, et du ministère des anges, qui ont déjà commencé cette œuvre dans les derniers jours, ce qui correspond au levain qui a fait lever la pâte. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 138)


Matthieu 13:54-58. Jésus est rejeté une deuxième fois à Nazareth. Quelle importance cela revêt-il ?


« Ces Nazaréens furent témoins contre eux-mêmes. Ils avaient une parfaite connaissance que leur concitoyen excellait en sagesse et accomplissait des œuvres miraculeuses qui dépassaient le pouvoir humain ; et pourtant, ils le rejetèrent… Selon les lois éternelles que Jésus lui-même décréta dans l'éternité, les miracles sont le fruit de la foi. Quand il y a la foi, il y a des signes, des miracles et des dons de l'Esprit. Quand il n'y a pas de foi, ces choses ne peuvent pas arriver. » (McConkie, DNTC, 1:322)


MATTHIEU 14

Matthieu 14:1, 2. Pourquoi Hérode avait-il peur de Jésus ?


« L'histoire rapporte que le roi fut 'attristé' de donner l'ordre de faire mourir Jean. Cette 'tristesse' était certainement réelle car il pensait que Jean était un prophète et il savait qu'il était très aimé du peuple. On se rend compte qu'Hérode n'avait pu oublier son acte à tel point que, plus tard, il crut que Jésus était Jean, ressuscité des morts. Sa conscience devait le travailler et même le hanter à la pensée que Jean était ressuscité des morts et qu'il accomplissait maintenant des œuvres puissantes. Jean n'avait pas fait de miracles pendant son ministère (Jean 10:41), mais une fois ressuscité (comme Hérode le supposait), il aurait été très possible qu'il ait acquis des pouvoirs miraculeux. C'est certainement pour cela que la phrase d'Hérode 'C'est pour cela qu'il se fait par lui des miracles' (Matthieu 14:2) est rapportée. La crainte d'Hérode dans ce cas, est une illustration du principe que 'le méchant prend la fuite sans qu'on le poursuive, le juste a de l'assurance comme un jeune lion' (Proverbes 28:1). » (Matthews, A Burning Light: The Life and Ministry of John the Baptist, p. 96)


Matthieu 14:25. Que signifie la quatrième veille de la nuit ?


« Probablement sous l'influence de leurs voisins méditerranéens, les Grecs et les Romains, les Juifs de l'époque du Nouveau Testament divisaient la nuit en veilles militaires au lieu de la diviser en heures. Chaque 'veille' représentait le temps de garde d'une sentinelle. La première veille commençait à 18 heures et se terminait à 21 heures ; la deuxième allait de 21 heures à minuit ; la troisième de minuit à 3 heures du matin ; la quatrième de 3 heures du matin à 6 heures. » (Smith, A Diationnary of the Bible, p. 737)


Matthieu 14:30-31. En quoi l'expérience de Pierre marchant sur l'eau est-elle semblable à la nôtre quand notre foi défaille ?


« La comparaison que fait le Seigneur entre l'âme qui doute et le flot de la mer agité et poussé par le vent s'applique à nombreux d'entre nous. Nous avons tous vu, pour la plupart, les eaux de la mer quand elle est calme, et à d'autres moments, les ravages qu'elles causent lorsque les vents deviennent violents et que les vagues s'élèvent et deviennent des forces puissantes et destructrices. On peut faire une comparaison avec les coups de l'adversaire. Quand nous sommes sereins et que nous marchons aux côtés du Seigneur, les attaques de l'adversaire ne se font pas sentir ; mais quand nous nous détournons et que nous sommes trompés par les vents de fausse doctrine, par les vagues des philosophies d'hommes et leurs sophismes, nous pouvons être emmenés à la dérive, submergés et même noyés dans les profondeurs de l'incrédulité, et l'esprit du Seigneur peut être complètement balayé de notre vie. Ces âmes qui sont trompées et qui doutent ne peuvent rien recevoir du Seigneur à cause de leur manque de constance. » (Delbert L. Stapley, CR, avril 1970, p. 74)


Matthieu 14:34-36. Ceux qui ont le cœur pur peuvent attirer sur eux les pouvoirs des cieux


« Le Sauveur et ses disciples arrivèrent dans le pays de Génésareth où 'tous les malades' furent amenés au Seigneur pour qu'il 'leur permette seulement de toucher le bord de son vêtement'. 'Et tous ceux qui le touchèrent furent guéris.'


« Peut-être avaient-ils eu connaissance que la femme atteinte d'une perte de sang depuis douze ans avait été guérie rien qu'en touchant ses vêtements (Marc 5:25-34). Peut-être considéraient-ils le bord du vêtement comme quelque chose de sacré à cause du commandement divin que tout Israël avait reçu de border les vêtements de bleu afin qu'en regardant cette frange il se souvienne de 'tous les commandements de l'Éternel pour les mettre en pratique' (Nombres 15:37-41) ; ou peut-être, éprouvant la présence divine avec une telle force, ils recherchaient même le plus léger et le moindre contact physique avec lui. Mais en tout cas, leur foi fut si grande que tous reçurent de son infinie bon té et furent guéris. » (McConkie, DNTC, 1:350-51)


MATTHIEU 15

Matthieu 15:1-20. Ceux qui n'ont pas le cœur pur sont scandalisés par la vérité spirituelle


« Cherchant à porter une accusation contre les disciples de Jésus, les scribes et les pharisiens lui demandèrent pourquoi ses disciples transgressaient 'la tradition des anciens' en ne se lavant pas les mains avant de prendre leur repas. Jésus, en réponse, réprimanda les scribes et les pharisiens en ces mots : 'Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit : Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi' (Matthieu 15:7-8). Il leur dit cela parce que, par leurs traditions, ils avaient aboli et rendu vaine la loi de Moïse. Dans cette réprimande, Jésus coupait et retranchait le système de commentaires et de coutumes. Il rejetait dans l'oubli toutes les légendes et les règles, la sagesse rabbinique, les règles de la loi et tout ce que l'on peut qualifier au mieux de religion extérieure.


«Après avoir ébranlé la base de leur religion extérieure, il jeta le discrédit auprès du peuple sur l'autorité des pharisiens et des scribes, appelant à lui la foule en lui disant ces paroles frappantes : 'Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la bouche, c'est ce qui souille l'homme' (Matthieu 15:11).


« Parce qu'il avait dénoncé leurs traditions, les pharisiens furent scandalisés. Ils le furent surtout par cette déclaration car par elle le Seigneur montrait aux foules qu'elles n'étaient plus obligées de se conformer à ce qui n'était que cérémonie sans aucune signification spirituelle et éternelle. » (Farrar, The Life of Christ, p. 337-341).


Matthieu 15:2. Qu'étaient les nombreuses ablutions exigées par la coutume juive ?


« Les nombreuses ablutions requises par la coutume juive à l'époque du Christ étaient, on le reconnaît, dues au rabbinisme et à 'la tradition des anciens' et non conformes à la loi mosaïque. Dans certaines conditions, des ablutions successives étaient prescrites, et à propos de celles-ci nous trouvons des allusions aux 'première', deuxième' et 'autres' eaux, la 'deuxième eau' étant nécessaire pour rincer la 'première eau' qui était devenue souillée par contact avec les mains 'impures' et ainsi de suite avec les eaux ultérieures. Parfois il fallait plonger ou immerger les mains, d'autres fois il fallait les purifier en déversant de l'eau dessus, et il était alors nécessaire qu'on laissât couler l'eau jusqu'aux poignets ou aux coudes dans la mesure où l'on était censé être souillé; dans d'autres cas encore, comme le prétendaient les disciples du rabbi Chammaï, seul le bout des doigts, ou les doigts jusqu'aux articulations devaient être mouillés dans certaines circonstances particulières.


« Les lois pour la purification des récipients et du mobilier étaient détaillées et exigeantes ; des méthodes distinctes s'appliquaient respectivement aux récipients de terre, de bois et de métal. La crainte de se mouiller les mains par mégarde conduisait à beaucoup de précautions extrêmes. Comme on savait que le Rouleau de la Loi, le Rouleau des Prophètes et d'autres Écritures, quand on les mettait de côté, étaient parfois touchés, griffés ou même rongés par des souris, on avait lancé un décret rabbinique selon lequel les saintes Écritures, ou une partie quelconque de celles-ci comprenant au moins quatre-vingt-cinq lettres (la section la plus courte de la loi ayant exactement ce nombre), souillaient les mains par simple contact. C'est ainsi que les mains devaient être purifiées cérémoniellement après avoir touché un exemplaire des Écritures, ou même un passage écrit de celles-ci.


« Être émancipé de ces choses, et 'beaucoup d'autres choses semblables' devait en effet, être un soulagement. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 447-448).


Matthieu 15:13. Qui sont les « plantes » qui doivent être déracinées ?


« Les faux ministres qui sont scandalisés par la vérité 'sont corrompus et apostats et, en temps voulu, ils seront déracinés' par les vérités déclarées parle Seigneur et ses prophètes. » (McConkie, DNTC, 1:368)


Matthieu 15:22. Que faut-il entendre par « une femme cananéenne » ?


« Une femme, apprenant sa (Jésus) présence dans son pays, vint demander une faveur. Marc nous dit qu'elle était grecque ou plus littéralement une Gentile qui parlait grec, et syra-phénicienne de nationalité (voir Marc 7:26) ; Matthieu dit que c'était 'une femme cananéenne' ; ces déclarations s'accordent, puisque les Phéniciens étaient de descendance cananéenne. Les historiens évangéliques déclarent clairement que cette femme était de naissance païenne ; et nous savons que parmi les peuples ainsi classés, les Juifs avaient un mépris particulier pour les Cananéens. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 433)


Matthieu 15:24. Qui étaient les brebis perdues de la maison d'Israël ?


Dans cette phrase, Jésus parle des Juifs.


« L'Évangile devait être présenté aux Juifs avant d'aller aux Gentils. Le ministère mortel de Jésus était destiné à Israël, pas à d'autres nations. S'il a guéri cette païenne ou tout autre Gentil, c'est par une dispensation spécifique à cause de la grande foi de ces personnes. » (McConkie, DNTC, 1:371)


Matthieu 15:26. Qui sont les « petits chiens » dont il est question ?


« Le mot grec kunariois est le diminutif de « chien », traduit par « petit chien ».


« Les rabbis disaient souvent des Gentils qu'ils étaient des chiens… ne dit pas 'chiens' mais 'petits chiens', c'est-à-dire les chiens familiers de la maison, et la femme reprend adroitement l'expression, donnant pour argument que si les Gentils sont les chiens de la maison, c'est alors parfaitement leur droit de se nourrir des miettes qui tombent de la table de leur maître. » (Dummelow, Commentary, p. 678-679)


MATTHIEU 16

Matthieu 16:17-18.
Quelle est la pierre sur laquelle la véritable Église est bâtie ?

« Le nom de Céphas… signifie 'un voyant' ou 'une pierre'. Ce nom prend… une signification encore plus grande lorsque, lui promettant les clés du royaume, notre Seigneur dit à Pierre que les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre la pierre de la révélation ou, en d'autres termes contre son don de voyant. » (McConkie, DNTC, 1:132-133).


Matthieu 16:19. Quelles sont les clés du royaume des cieux ?


« Ces clés comprennent le pouvoir de scellement, c'est-à-dire le pouvoir de lier et de sceller sur la terre au nom du Seigneur et par son autorité et que l'acte soit ratifié dans les cieux. Ainsi, si Pierre baptisait par l'autorité du pouvoir de scellement qui lui est promis ici, cette ordonnance serait pleinement valable quand la personne pour qui elle était accomplie entrerait dans les mondes éternels et lui permettrait d'être admise dans le monde céleste. De même, si Pierre utilisait ces clés de scellement pour célébrer un mariage, ceux qui se trouveraient unis par le mariage éternel seraient mari et femme pour toujours. Quand ils arriveraient dans leur futur ciel, ils se retrouveraient unis en cellule familiale comme ils l'étaient sur la terre. » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 615-616 ; voir aussi Doctrinal New Testament Commentary, 1:389-90)


Matthieu 16:19. Le fait que Jésus ait déclaré que Pierre recevrait les clefs du royaume a-t-il une signification particulière ?


« Autrement dit, Pierre, détenant les clés du royaume, était le président de la Haute-Prêtrise à son époque de la même façon que Joseph Smith et ses successeurs à qui ces 'clefs' ont été remises de nos jours sont les présidents de la Haute-Prêtrise et les chefs terrestres de l'Église et du royaume de Dieu sur la terre. » (Harold B. Lee, octobre 1953, p. 25)


Matthieu 16:24. « Qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive »


La Traduction de Joseph Smith ajoute : « Pour un homme, prendre sa croix, c'est se refuser à toute impiété, à tout appétit du monde et garder mes commandements ».


MATTHIEU 17

Matthieu 17:1-9. Pourquoi Pierre, Jacques et Jean furent-ils les seuls à recevoir certains droits, clés et bénédictions ?


« Ils furent les seuls témoins de la résurrection de la fille de Jaïrus (voir Marc 5:22-24, 35-43). Eux seuls contemplèrent la gloire et la majesté de Jésus transfiguré ; eux seuls reçurent de lui, de Moïse et d'Élie les clés du royaume et il leur fut interdit de parler de ces événements transcendants aux autres membres des Douze jusqu'après la résurrection de notre Seigneur. Eux seuls furent emmenés dans un lieu de Gethsémané où ils purent être témoins de ses souffrances quand il prit sur lui les péchés du monde (voir Marc 14:32-42). Ce sont eux qui vinrent à Joseph Smith et Oliver Cowdery conférer la prêtrise et les clés dans cette dispensation (voir D&A 27:12-13 ; 128:20).


« Pourquoi toujours eux et pas d'autres ou même tous les Douze ? La simple raison, c'·est que Pierre, Jacques et Jean formaient la Première Présidence de l'Église à leur époque… Nous savons par la révélation moderne qu'ils détenaient et rétablirent 'les clés du royaume qui appartiennent toujours à la Présidence de la Haute-Prêtrise' (D&A 81:2). Autrement dit, ils formaient la Première Présidence de leur époque. » (McConkie, DNTC, 1:401-2)


« Au temps de son ministère, le Christ appela les premiers apôtres qui aient jamais été ordonnés à cet office pour autant que nous le sachions. Il leur conféra tout le pouvoir et toute l'autorité de la prêtrise. Il appela aussi trois des Douze à détenir les clés de la présidence. Pierre, Jacques et Jean agirent en tant que Première Présidence de l'Église en leur temps. » (Smith, Doctrines of Salvation, 3:152)


Matthieu 17:3-4. Qu'est-ce qui est important dans l'apparition de Moïse et d'Élie ?


« Moïse, le grand prophète-homme d'État dont le nom symbolisait la loi, et Élie le Tischbite, prophète d'une si grande renommée que son nom est devenu le type et le symbole de la sagesse collective et du don de discernement de tous les prophètes. Moïse détenait les clés du rassemblement d'Israël et les clés nécessaires pour ramener les dix tribus du nord, Élie les clés du pouvoir de scellement. Ce sont les clés qu'ils remirent à Pierre, Jacques et Jean sur la montagne qui eux-mêmes les remirent à Joseph Smith et Oliver Cowdery dans le temple de Kirtland, près de deux mille ans plus tard (voir D&A 110:11-16). Tous deux étaient des êtres qui avaient été enlevés au ciel et ils avaient un corps de chair et d'os, état dont ils jouissaient apparemment pour pouvoir conférer des clefs à des hommes mortels. Nous avons dans les Écritures un récit détaillé de l'enlèvement au ciel d'Élie (voir 2 Rois 2) et un certain nombre de références scripturales par lesquelles on ne peut que comprendre que Moïse lui aussi fut enlevé au ciel sans goûter la mort (voir Alma 45:18-19). Quand ces deux hommes saints apparurent dans notre dispensation pour rétablir leurs clés et leurs pouvoirs, ils vinrent en personnages ressuscités (voir D&A 133:55). » (McConkie, DNTC, 1:402-403)


MATTHIEU 18

Matthieu 18:6. Que signifie : « Si quelqu'un scandalisait un de ces petits » ?


« Les 'petits' ce sont les enfants et ceux qui sont devenus comme les petits enfants en se conformant aux principes de l'Évangile. 'Scandaliser un de ces petits', c'est-à-dire faire trébucher ou tomber quelqu'un à cause d'un mauvais exemple ou d'une fausse doctrine est un péché très grave. Le Sauveur a enseigné que dans certains cas, il vaudrait mieux pour quelqu'un n'être jamais né que d'avoir empêché la progression éternelle de quelqu'un d'autre. » (McConkie, DNTC, 1:420)


Matthieu 18:17. Est-il nécessaire de discuter de ses transgressions avec les dirigeants de l'Église ?


« La fonction des autorités constituées de l'Église en matière de pardon est double : 1) Exiger le châtiment approprié : par exemple, lancer une action officielle en ce qui concerne le pécheur dans les cas qui justifient soit la disqualification, soit l'excommunication ; 2) lever le châtiment et tendre la main de la fraternité au transgresseur. Quelle que soit celle des deux mesures qui est prise, que ce soit le pardon ou les mesures disciplinaires de l'Église, cela doit se faire à la lumière de tous les faits et d'après l'inspiration qui peut être accordée à ceux qui prennent la décision. Il est donc important que le transgresseur repentant se confesse pleinement à l'autorité appropriée. » (Kimball, Le miracle du pardon, p. 303)


MATTHIEU 19

Matthieu 19:6. « Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint »


« Tels qu'ils sont rapportés ici, les enseignements de notre Seigneur sur le mariage et le divorce sont fragmentaires et incomplets. On ne peut les comprendre qu'en relation avec la loi du mariage céleste telle qu'elle nous a été à nouveau révélée à notre époque. Le mariage éternel était basé sur les mêmes principes généraux que les disciples du temps de Jésus connaissaient et comprenaient, ainsi que les pharisiens, du moins en partie. Mais les récits de la discussion du Maître sur le mariage et le divorce conservés par Matthieu et par Marc sont si condensés et abrégés qu'ils ne donnent pas une image claire du problème. Les exégètes modernes ont besoin des mêmes données et de la même connaissance que ceux qui furent à l'origine de cette discussion.


« Pour comprendre correctement le rôle que jouent le mariage et le divorce dans l'ordre divin des choses, il faut connaître au moins les principes suivants :


« Le mariage et la cellule familiale sont la partie centra le du plan de la progression et de l'exaltation. Dans la perspective éternelle, toutes les choses tournent autour d'un même centre : la cellule familiale. L'exaltation, c'est la continuation de la cellule familiale dans l'éternité. Ceux dont la cellule familiale dure ont la vie éternelle ; tous les autres ont un degré de salut moindre dans les demeures qui sont préparées…


« Le mariage céleste ou éternel est la porte de l'exaltation. Pour remplir la mesure de sa création et obtenir la vie éternelle, un homme doit entrer dans cet ordre du mariage et garder toutes les alliances et les obligations qui l'accompagnent. Si un couple est scellé par ce mariage éternel, les deux personnes deviennent mari et femme dans cette vie et le restent dans le monde à venir (voir D&A 131:1-4 ; 132).


« Le divorce ne fait pas partie du plan de l'Évangile, quel que soit le type de mariage. Mais parce que les hommes, dans la pratique, ne vivent pas toujours en accord avec les principes de l'Évangile, le Seigneur permet le divorce pour une raison ou une autre selon la stabilité spirituelle des personnes concernées. Dans l'ancienne Israël, les hommes avaient le droit de répudier leur femme pour des raisons relativement insignifiantes (voir Deutéronome 24:1-4). Dans les conditions idéales, le divorce ne devrait pas être permis sauf quand il y a péché sexuel. De nos jours, les divorces sont permis selon les modalités des lois civiles et l'Église permet aux personnes divorcées de se remarier sans qu'elles soient entachées d'immoralité comme ce serait le cas dans un système plus élevé. » (McConkie, DNTC, 1:546-547)


Matthieu 19:16-20. « Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »


« Un jour, un jeune homme riche vint à Jésus et lui demanda : 'Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?' La réponse de notre Seigneur fut l'évidence, celle de tous les prophètes de tous les âges. Ce fut : 'Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements.' La question suivante fut : Lesquels ?' Jésus les énuméra : 'Tu ne tueras point ; tu ne commettras point d'adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignages ; honore ton père et ta mère ; et : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.' Puis vint cette réponse et cette demande (car le jeune homme était un homme bon, un homme fidèle, qui recherchait la justice) : 'J'ai observé toutes ces choses ; que me manque-t-il encore ?'


« Nous pourrions tous demander : 'N'est-il pas suffisant de garder les commandements ? Que devons-nous faire de plus qu'être fidèle et loyal à toutes les vérités ? Y a-t-il plus que la loi d'obéissance ?' Dans le cas de notre jeune homme riche, oui, il y avait plus. Le Seigneur attendait de lui qu'il vive la loi de consécration, qu'il sacrifie ses biens terrestres car il lui répondit : 'Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi.' Comme vous le savez, le jeune homme s'en alla tout triste 'car il avait de grands biens' (Matthieu 19:16-22). Et nous restons à nous demander quels liens intimes il aurait pu avoir avec le Fils de Dieu, de quelle amitié il aurait pu jouir avec les apôtres, quelles révélations et quelles visions il aurait pu recevoir s'il avait été capable de vivre la loi d'un royaume céleste. Tel qu'il est, il reste anonyme, tel qu'il aurait été, son nom aurait pu être tenu en mémoire et en honneur parmi les saints pour toujours.


« Il est parfaitement clair, je pense, que le Seigneur attend de nous beaucoup plus que ce que nous ne faisons parfois. Nous ne sommes pas comme les autres hommes. Nous sommes les saints de Dieu et nous avons les révélations des cieux. On demande beaucoup à qui l'on a beaucoup donné. C'est tout ce qui concerne son royaume que nous devons mettre en premier dans notre vie. » (Bruce R.McConkie, CR, avril 1975, p. 75-76)


MATTHIEU 20



MATTHIEU 21

Matthieu 21:15-16


Traduction de Joseph Smith : « Et quand les principaux sacrificateurs virent les choses merveilleuses qu'il faisait et les enfants du royaume qui criaient dans le temple en disant : Hosanna au Fils de David, ils furent très irrités et lui dirent : Entends-tu ce qu'ils disent ?


« Ce ne sont pas des enfants au sens propre du terme… mais des disciples, des membres de l'Église, ceux qui avaient le témoignage de la divinité de Jésus. C'est de ces 'enfants du royaume', ces membres de l'Église qui, par la repentance étaient devenus 'des enfants nouveau-nés' en Christ (1 Pierre 2:2) que venaient les louanges. De qui pouvaient-elles venir sinon de ceux qui avaient la connaissance et qui étaient soumis aux inspirations du Saint-Esprit ? » (McConkie, DNTC, 1:585)


Les principaux sacrificateurs étaient les gardiens du temple et, en fait, les gardiens (c'est ce qu'ils étaient censés être) de toute la structure de la religion juive. Ils s'enrichissaient des bénéfices provenant du commerce dans le temple; ainsi, le temple n'était pas seulement l'origine de leur position sociale privilégiée (si jalousement convoitée), mais aussi la source de leurs revenus, et plus : de leur fortune.


Jésus s'était déjà introduit, au début de son ministère, dans les limites de leurs fonctions sacrées et, à cet te occasion, il avait appelé le temple « la maison de mon Père » (Jean 2:16). Bien que cette fois-là les sacrificateurs aient été irrités parce qu'il prétendait être le Fils de Dieu (ce Dieu à qui était le temple), ils étaient au moins d'accord sur le fait que le temple appartenait à Dieu.


Mais maintenant, près de la fin de son ministère, Jésus déclarait ouvertement qu'il était le Messie, et « les enfants du royaume » l'entendirent appeler le temple « ma maison » (Matthieu 21:13).


Il semble que ses disciples aient compris ce que voulait dire Jésus, car ils se mirent à chanter et à le louer comme le Messie depuis longtemps attendu. Quand il eut fini de purifier le temple avec colère et violence, ses disciples se réunirent autour de lui pour recevoir ce qu'il pouvait leur donner car c'était sa maison et personne d'autre que lui n'avait plus parfaitement le droit d'y exercer son ministère. 


« La colère de son indignation fut suivie du calme d'un ministère de douceur ; dans les cours purifiées de sa maison, les aveugles et les invalides s'approchèrent de lui en boitant et en tâtonnant et il les guérit. La colère des principaux sacrificateurs et des scribes faisait rage contre lui, mais elle était impuissante. Ils avaient décrété sa mort et avaient fait des efforts répétés pour se saisir de lui, et voilà qu'il était là à l'endroit même sur lequel ils prétendaient avoir juridiction suprême, et ils avaient peur de le toucher à cause des gens du commun qu'ils professaient mépriser et pourtant craignaient du fond du cœur, 'car tout le peuple l'écoutait avec admiration'. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 643-644)


Matthieu 21:28-32. Quel est le message de la parabole des deux fils ?


« La première phrase : 'Que vous en semble ?' les appelait à faire très attention. Elle impliquait qu'une question allait bientôt s'ensuivre ; et cette question fut : Lequel des deux fut le fils obéissant ? Il n'y avait qu'une réponse logique, et ils durent la donner, autant qu'ils y répugnassent. L'application de la parabole suivit avec une promptitude condamnatoire. Eux, les principaux sacrificateurs, scribes, pharisiens et anciens du peuple, étaient représentés par le deuxième fils, qui, lorsqu'il lui fut dit d'aller travailler dans la vigne répondit avec tant d'assurance, mais n'alla point, bien que les vignes fussent occupées à devenir sauvages parce qu'on ne les taillait pas, et que les pauvres fruits qui pourraient arriver à maturité seraient abandonnés pour tomber et pourrir par terre. Les publicains et pécheurs sur qui ils donnaient libre cours à leur mépris, dont le contact était une souillure, étaient semblables au premier fils, qui par un refus grossier bien que franc ignora l'appel du père, mais changea d'avis plus tard et se mit au travail, espérant avec repentance s'amender du temps qu'il avait perdu et de l'esprit peu filial qu'il avait montré. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 648)


Matthieu 21:33-46. Quand ils répondirent à la question du Seigneur, comment les dirigeants juifs amenèrent-ils le jugement sur eux-mêmes ?


« De nouveau les Juifs étaient obligés de répondre à la grande question dont traitait la parabole, et de nouveau par leur réponse ils prononçaient jugement eux-mêmes. La vigne, au sens large, était la famille humaine, mais plus spécialement le peuple de l'alliance, Israël ; le terrain était bon et pouvait produire une grande abondance, les vignes étaient de choix et avaient été plantées avec soin, et le vignoble tout entier était amplement protégé par une haie et bien équipé d'une presse à vin et d'une tour. Les vignerons ne pouvaient être personne d'autres que les prêtres et les instructeurs d'Israël, y compris les dirigeants ecclésiastiques qui étaient présents en personne dans l'exercice de leurs fonctions.


« Le Seigneur de la vigne avait envoyé parmi le peuple des prophètes autorisés à parler en son nom ; ceux-ci, les locataires corrompus, les avaient rejetés, maltraités, et, en de nombreux cas, cruellement massacrés. Dans les rapports plus détaillés de la parabole nous lisons que lorsque le premier serviteur arriva, les cruels vignerons 'le battirent, et le renvoyèrent à vide', ils blessèrent le suivant 'à la tête, et l'outragèrent', ils en assassinèrent encore un autre et tous ceux qui vinrent ensuite furent brutalement maltraités, et certains d'entre eux furent tués. Ces hommes corrompus avaient utilisé la vigne de leur seigneur pour leur gain personnel et n'avaient rien rendu de la vendange au propriétaire légal.


« Lorsque le Seigneur renvoya d'autres messagers, 'en plus grand nombre que les premiers' (la version du Roi Jacques dit : 'Plus que les premiers' ce qui entraîne le commentaire suivant, ndt.) ou en d'autres termes plus grands que les précédents, l'exemple plus récent étant Jean-Baptiste, les vignerons les rejetèrent avec une détermination perverse plus prononcée que jamais. Finalement le Fils était venu en personne ; ils craignaient son autorité, car c'était celle de l'héritier légal, et avec une méchanceté presque incroyable, ils décidèrent de le tuer afin de perpétuer leur possession injuste de la vigne et la conserver dorénavant comme la leur.


« Sans interruption, Jésus porta l'histoire du passé criminel à l'avenir encore plus tragique et terrible, qui n'était à ce moment-là éloigné que de trois jours, et raconta calmement avec les images prophétiques, comme si cela était déjà accompli, comment ces hommes corrompus chassèrent le Fils bien-aimé de la vigne et le tuèrent. Incapables d'échapper à la question incisive de ce que le Seigneur de la vigne ferait naturellement et justement aux méchants vignerons, les dirigeants juifs donnèrent une seule réponse pertinente possible : qu'il détruirait certainement ces misérables pécheurs et affermerait sa vigne à des locataires plus honnêtes et plus dignes. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 650-651)


MATTHIEU 22


Matthieu 22:2-11. Quelle est l'interprétation de la parabole des noces ?


« Dans cette parabole des noces… Jésus enseigne ces vérités : (1) le fait que lui-même est Fils de Dieu ; (2) la destruction à venir de Jérusalem ; (3) le rejet du restant juif du peuple de l'alliance ; (4) la prédication de l'Évangile aux Gentils et (5) ceux qui répondent à l'appel de l'Évangile ne seront pas choisis pour le salut s'ils ne se revêtent pas de justice. 


« C'est Dieu lui-même le roi de la parabole ; Jésus, qu'il a engendré et qui est son héritier, est le fils du roi ; et ceux qui ont été invités les premiers au 'mariage de l'Agneau' (D&A 58:11) sont les habitants choisis et favorisés d'Israël à qui l'Évangile avait été offert dans les temps anciens. 'Le reste' qui rejeta la dernière invitation par la violence et le meurtre étaient les descendants juifs de l'ancienne Israël; et c'est leur ville, Jérusalem, qui fut violemment détruite. » (McConkie, DNTC, 1:597)


« Que ce fils était le Messie est incontestable, puisque c'est le royaume des cieux qui est l'objet de la parabole; et que ce sont les saints, ou ceux qui sont trouvés fidèles par le Seigneur, qui seront trouvés dignes d'occuper un siège au festin des noces, cela ressort avec évidence des paroles de Jean dans l'Apocalypse, lorsqu'il dit que le bruit qu'on entend dans les cieux est comme le bruit d'une grande multitude ou comme la voix des puissants tonnerres, disant : Le Seigneur notre Dieu Tout-Puissant est entré dans son règne. Réjouissons-nous et soyons dans l'allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l'agneau sont venues, et son épouse s'est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d'un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 81-82)


Matthieu 22:15. Quels efforts furent faits pour essayer de faire faire ou dire à Jésus quelque chose de contraire à la loi juive ou romaine ?


« Les autorités juives persistaient sans relâche dans leurs efforts, bien décidées à tenter ou à entraîner Jésus à commettre un acte ou à prononcer une parole sur lesquels elles pourraient baser l'accusation qu'il avait commis une offense, soit en vertu de leur loi, soit en vertu de la loi romaine. Les pharisiens se consultèrent 'sur le moyen de surprendre Jésus par ses propres paroles' ; puis, mettant de côté leurs préjugés partisans, ils conspirèrent à cette fin avec les hérodiens, faction politique dont la caractéristique principale était l'objectif de maintenir au pouvoir la famille des Hérode, politique qui entraînait nécessairement le soutien du pouvoir romain dont les Hérode détenaient l'autorité qui leur était déléguée. Ils avaient conclu la même association incongrue que précédemment, lorsqu'ils essayèrent de provoquer Jésus à parler ou à agir ouvertement en Galilée ; et le Seigneur avait mis les deux partis dans le même panier lorsqu'il avait averti les disciples de se méfier du levain de l'un et de l'autre.


« C'est ainsi que le dernier jour où le Seigneur enseigna en public, les pharisiens et les hérodiens unirent leurs forces contre lui ; les uns veillant à la moindre infraction technique de la loi mosaïque, les autres prêts à s'emparer de la moindre excuse pour l'accuser de déloyauté envers les pouvoirs séculiers. Leurs plans furent conçus par traîtrise et mis à exécution comme l'incarnation vivante d'un mensonge. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 662-663)


Matthieu 22:18. Qu'est-ce que des hypocrites ?


« Si l'on ne prend que le Nouveau Testament, on ne se rend pas bien compte de la vie que les Romains menaient en Palestine, de la vie que le Christ condamna et pourtant, comme je l'ai déjà dit, il m'a semblé que le péché que le Sauveur condamna plus que tout autre était le péché d'hypocrisie : le fait de mener une double vie : celle que nos amis et parfois notre femme croient nous menons et celle que nous menons en réalité. » (J. Reuben Clark, Church News, 2 février 1963, p. 16)


« Le mot 'hypocrite' est la traduction d'un mot grec signifie 'acteur'. Un hypocrite est un acteur, quelqu'un qui fait semblant. Il joue des rôles qui ne reflètent pas ses sentiments et ses pensées véritables. Il ne montre pas aux autres ce qu'il est réellement. Il y a dans sa conduite une feinte, un subterfuge, de l'ostentation, une imposture et de la tromperie. Dans l'atmosphère fabriquée du théâtre, nous savons que les acteurs font semblant d'être quelqu'un d'autre. Mais dans la vie de tous les jours nous attendons des gens qu'ils soient eux-mêmes, qu'ils agissent sans feinte, sincèrement et honnêtement. » (Lowell L. Bennion, Jesus the Christ, Instructor, avril 1964, p. 165)


Matthieu 22:17-21. Comment Jésus évita-t-il le piège du dilemme posé dans l'incident de l'argent du tribut ?


« Les adversaires de Jésus pensaient que Jésus se prendrait au piège quel que soit le côté du dilemme qu'il choisisse. Ce qui est intéressant à remarquer dans sa réponse, c'est qu'il n'éluda pas la question mais qu'il y répondit clairement et positivement sans se faire prendre à aucune des deux pointes du piège. Il dit : 'Pourquoi me tentez-vous, hypocrites ? Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut.' 'Et ils lui présentèrent un denier' (Matthieu 22:18-19). Le denier mentionné était sans nul doute la monnaie romaine courante à l'effigie de Tibère ou peut-être d'Auguste. Il voulut leur faire remarquer l'effigie de César et l'inscription qui donnait son nom et ses titres. La maxime courante était que celui qui fait frapper son et ses titres sur une pièce de monnaie était celui à qui appartenait la pièce et qui était reconnu comme le souverain. 'Il leur demanda : De qui sont cette effigie et cette inscription ? De César lui répondirent-ils.


« Ils avaient reconnu que la pièce appartenait à l'empereur romain et comme c'était la monnaie qui servait à payer le tribut, cela montrait que le pays était sous la domination de Rome. 'Alors il leur dit : Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu'. Autrement dit : 'Ne soyez pas malhonnêtes : donnez à César ce qui est à lui ; et en même temps, ne soyez pas impie : donnez à Dieu ce qui appartient à Dieu.'


« La sagesse de cette réponse définit les limites de chacun des deux souverains et la juridiction des deux empires : celui des cieux et celui de la terre. L'effigie des monarques frappée sur les pièces de monnaie montre que les choses temporelles appartiennent au souverain temporel. L'image de Dieu dans le cœur et l'âme de l'homme montre que tous les biens et les pouvoirs appartiennent à Dieu et doivent être employés à son service…


"Dans notre époque actuelle de trouble, la question pourrait être pertinemment : Que devons-nous à César ? Au pays dans lequel nous vivons ? Nous devons lui être soumis, le respecter et l'honorer. Les lois promulguées pour favoriser le bien-être de tous et supprimer les mauvaises actions doivent être strictement respectées. Nous devons payer le tribut, l'impôt, pour soutenir le gouvernement dans les dépenses nécessaires pour assurer la protection de la vie, de la liberté, de la propriété et aider à augmenter le bien-être de tous. » (Howard W. Hunter, CR, avril 1968, p. 65)


Matthieu 22:23-33. Nous marierons-nous quand nous serons ressuscités ?


« Jésus ne s'attarda pas à discuter des éléments du problème qui lui était présenté ; que le cas ait été théorique ou réel n'avait pas d'importance, puisque la question : 'De qui sera-t-elle donc la femme ?' était basée sur une conception absolument fausse. 'Jésus leur répondit : Vous êtes dans l'erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu. Car, à la résurrection, les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de mari, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel.' L'intention du Seigneur était claire : Dans l'état ressuscité, il n'y a aucun doute sur le point de savoir auquel des sept frères la femme appartiendra pour l'éternité, puisque tous sauf le premier l'avaient épousée pour la durée de la vie mortelle seulement et avant tout dans le but de perpétuer dans la mortalité le nom et la famille du frère qui était mort le premier.


« Voici une partie des paroles du Seigneur telles que Luc les rapporte : 'Mais ceux qui seront trouvés dignes d'avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris. Car ils ne pourront plus mourir, parce qu'ils seront semblables aux anges, et qu'ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection.' Dans la résurrection on ne se mariera pas ni ne donnera en mariage ; car toutes les questions relatives à l'état marital doivent être réglées avant ce moment-là, selon l'autorité de la Sainte Prêtrise, qui détient le pouvoir de sceller en mariage pour le temps et l'éternité. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 667-668)


Matthieu 22:36-38. Le premier et plus grand commandement


« Les gens du monde, pour la plupart, ne tiennent pas compte du premier et du plus grand commandement : aimer Dieu, mais ils parlent beaucoup d'aimer leur frère… Mais seuls ceux qui connaissent et aiment Dieu peuvent aimer et servir de la meilleure façon ses enfants, car seul Dieu comprend parfaitement ses enfants et sait ce qui est le mieux pour leur bien-être. C'est pourquoi il faut être en harmonie avec Dieu pour aider le mieux possible ses enfants… Par conséquent, si vous désirez aider vos semblables le mieux possible, vous devez placer en premier le premier commandement. Si nous ne faisons pas passer en premier l'amour de Dieu, nous sommes facilement trompés par des hommes malhonnêtes qui professent un grand amour pour l'humanité… » (Ezra Taft Benson, CR, octobre 1967, p. 35)


MATTHIEU 23

Matthieu 23:5. « Ils portent de larges phylactères, et ils ont de longues franges à leurs vêtements »


« Par une interprétation traditionnelle d'Exode 13:9 et de Deutéronome 6:8, les Hébreux adoptèrent la coutume de porter des phylactères, qui consistaient essentiellement en des bandes de parchemin sur lesquelles étaient écrits en entier ou en partie les textes suivants : Exode 13:2-10 et 11:17, Deutéronome 6:4-9, et 11:13-21. On portait les phylactères sur la tête et le bras. Les bandes de parchemin pour la tête étaient au nombre de quatre, sur chacune desquelles un des textes cités ci-dessus était écrit. On plaçait ceux-ci dans un réceptacle cubique de cuir mesurant de 1,5 cm à 3,5 cm de côté ; le réceptacle était divisé en quatre compartiments et on plaçait dans chacun d'eux un des petits rouleaux de parchemin. Des courroies maintenaient le réceptacle sur le front entre les yeux du porteur.


« Le phylactère du bras ne contenait qu'un seul rouleau de parchemin sur lequel les quatre textes prescrits étaient notés ; on le plaçait dans une petite boite attachée par des lanières sur l'intérieur du bras gauche de manière à pouvoir être approché du cœur lorsque les mains étaient placées ensemble dans l'attitude de la dévotion. Les pharisiens portaient le phylactère du bras au-dessus du coude tandis que leurs rivaux, les sadducéens, l'attachaient à la paume de la main (voir Exode 13:9). Le commun du peuple ne portait les phylactères qu'au moment de la prière, mais on disait que les pharisiens les paradaient pendant toute la journée.


« L'allusion que fit notre Seigneur à la coutume des pharisiens de fabriquer de grands phylactères avaient trait à l'agrandissement du réceptacle qui les contenait en particulier celui du front. La grandeur des bandes de parchemin était fixée par une règle rigide. Le Seigneur avait commandé au peuple d'Israël, par l'intermédiaire de Moïse
(Nombres 15:38), d'attacher au bord de son vêtement une frange avec un ruban bleu. Étalant avec ostentation leur prétendue piété, les scribes et les pharisiens prenaient plaisir à porter de larges bords pour attirer l'attention publique. C'était une autre manifestation d'hypocrisie. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 688)


Matthieu 23:7. Les hommes doivent-ils utiliser des titres tels que « Rabbi » ?


« Il est convenable d'employer les titres de respect tels que 'frère', 'frère évêque' ou 'Rabbi' quand c'est fait discrètement et que cela manifeste un réel respect pour le titre ou l'office en question. Ce que Jésus condamne ici n'est pas l'utilisation du titre en tant que tel mais la vaine gloire, l'orgueil et la présomption provoquées par son utilisation excessive et habituelle. D'ailleurs, il apparaît que ces chefs religieux étaient si infatués de leur personne qu'ils se mettaient au même rang que Dieu, en importance. 'Les rabbis se mettaient réellement à la place de Dieu et presque sur un pied d'égalité avec lui. Leurs traditions étaient plus obligatoires que la loi et considérées comme les lois obligatoires de Dieu' (Dummelow, p. 700). » (McConkie, DNTC, 1:617)


Matthieu 23:37-39. Pourquoi Jésus pleura-t-il sur Jérusalem ?


« Jérusalem, la ville sainte ! Jérusalem, la ville de dépravation 'qui est appelée, dans un sens spirituel, Sodome et Égypte' (Apocalypse 11:8) ; Jérusalem, condamnée spirituellement et devant être bientôt détruite temporellement (voir Luc 19:41-44) ; Jérusalem, où se trouve le temple, la ville des prophètes, la cité où le Seigneur exerça son ministère ; Jérusalem, ville où le Fils de Dieu fut crucifié, crucifié par 'le peuple le plus méchant de la terre' car, 'il n'y a point d'autre nation sur la terre qui crucifierait son Dieu' (2 Néphi 10:3) ; Jérusalem, future capitale du monde et centre à partir duquel sortira 'la parole de l'Éternel' (Ésaïe 2:3) ; Vraiment, l'histoire de Jérusalem ne ressemble à celle d'aucun autre lieu ; et c'est avec juste raison que Jésus pleura à cause de la rébellion des enfants de cette ville. » (McConkie, DNTC, 1:626)


MATTHIEU 24


Matthieu 24:2. « Il ne restera pas ici pierre sur pierre »


« La prophétie de Jérémie n'était pas encore tout à fait accomplie, mais le temps prouva que pas un seul mot de cette prophétie ne devait faillir : 'Tout Juda est emmené captif, il est emmené tout entier captif', telle était la prédiction. Un mouvement de rébellion parmi les Juifs donna à leurs maîtres romains un semblant d'excuse pour les châtier, châtiment dont le point culminant fut la destruction de Jérusalem, en 71 après J.-C. La ville tomba après un siège de six mois, devant les armées romaines conduites par Titus, fils de l'empereur Vespasien.

« Josèphe, le fameux historien, à qui nous devons la plus grande partie de ce que nous savons des détails de cette lutte, résidait lui-même en Galilée et fut emmené à Rome parmi les captifs. D'après son récit, nous apprenons que plus d'un million de Juifs perdirent la vie au cours de la famine qui accompagna le siège ; beaucoup plus encore furent vendus comme esclaves et innombrables furent ceux qui durent s'exiler. La ville fut entièrement détruite et l'emplacement sur lequel se tenait le temple fut passé à la charrue par les Romains qui essayaient de découvrir des trésors. C'est ainsi que les paroles du Christ furent accomplies littéralement : 'Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée'. » (Talmage, Articles de foi, p. 399)


Matthieu 24:2. Comment la prophétie concernant la destruction du temple et de Jérusalem fut-elle accomplie ?


« Vous connaissez tous la suite, comment les Juifs menèrent au bout leur horrible complot et crucifièrent le Fils de Dieu et comment ensuite, ils continuèrent à lutter contre son Évangile. Vous vous rappelez aussi le prix qu'ils payèrent, comment en l'an 70 la ville tomba aux mains des Romains, point culminant d'un siège dans lequel, selon l'historien Josèphe, un million cent mille personnes furent tuées et 'des dizaines de milliers furent emmenés captifs pour être vendus en esclavage ou massacrés par des bêtes sauvages ou dans des combats de gladiateurs pour l'amusement des spectateurs romains'.


« Toute cette destruction et cette dispersion des Juifs auraient été évitées s'ils avaient accepté l'Évangile de Jésus-Christ et l'avait laissé agir sur leur cœur. » (Marion G. Romney, CR, octobre 1948, p. 76-77)


Matthieu 24:3. Quelle est l'importance du mont des Oliviers ?


C'est sur le mont des Oliviers que le Seigneur s'entretenait souvent avec les apôtres et les disciples ; et c'est sur les pentes mont des Oliviers que se trouvait Gethsémané. C'est du mont des Oliviers qu'il monta au ciel. C'est sur ce mont des Oliviers qu'il reviendra et se fera reconnaître des Juifs.


Matthieu 24:3. « Quel sera le signe de ton avènement ? »


Dans Matthieu 24, le Sauveur parle de deux événements précis. Les disciples de Jésus lui posèrent deux questions : (1) « Dis-nous, quand cela arrivera-t-il ? » et (2) « Quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? » (Matthieu 24:3). La première question concernait « l'abomination de la désolation » qui devait arriver sur les Juifs et la destruction du temple d'Hérode. La deuxième question concernait la seconde venue en gloire du Seigneur pour juger le monde. À la façon dont ils posèrent ces deux questions, on a l'impression que les disciples pensaient que ces deux événements auraient lieu en même temps ou presque. Mais dans sa réponse, Jésus montre clairement que ce n'était pas du tout le cas.


Matthieu 24:3. Quelle est la fin du monde dont il est question ici ?


« Maintenant les hommes n'ont aucune raison possible de dire que ces paroles sont au figuré, ou que le Seigneur ne veut pas dire ce qu'il dit, car maintenant, il explique la parabole qu'il avait précédemment donnée. Et, selon ces paroles, la fin du monde est la destruction des méchants, la moisson et la fin du monde sont une allusion directe à la famille humaine dans les derniers jours (et non pas à la terre elle-même, comme beaucoup l'ont imaginé) et à ce qui précédera la venue du Fils de l'Homme et la restauration de toutes choses dont les saints prophètes ont parlé depuis le commencement du monde. Et les anges auront quelque chose à voir avec cette grande œuvre, car ils sont les moissonneurs. Et, de même que l'ivraie sera rassemblée en tas et brûlée, il en sera de même à la fin du monde.


« Car les serviteurs de Dieu iront avertir les nations, à la fois les prêtres et le peuple, et ceux qui endurciront leur cœur et rejetteront la lumière de la vérité, seront livrés aux tourments de Satan, et lorsque la loi et le témoignage auront été scellés, comme ce fut le cas pour les Juifs, ils seront laissés dans les ténèbres, et seront livrés au jour qui brûlera comme une fournaise, car ils sont enchaînés par leurs croyances, et leurs liens sont renforcés par leurs prêtres, et ainsi ils sont prêts pour l'accomplissement de la parole du Seigneur : 'Le Fils de l'Homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité ; et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.'


« Nous comprenons que le travail d'engrangement du blé aura lieu tandis que l'ivraie sera liée en tas et préparée pour le feu ; et qu'après ce jour ardent comme une fournaise, les justes resplendiront comme le soleil, dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 135-136)


Matthieu 24:1-3. Le temple d'Hérode fut-il détruit comme prophétisé ?


Oui. Cela se produisit le vendredi 9 août de l'année 70 après J-C ou aux environs de ce jour-là.


Matthieu 24:3. À quoi les disciples pensaient-ils quand ils posèrent à Jésus la question : « Dis-nous, quand cela arrivera-t-il ? »


Leur question porte sur la destruction du temple d'Hérode, la mise à sac de Jérusalem et le massacre et la dispersion des Juifs (voir Joseph Smith 1:2-4)


Matthieu 24:3-5, 9-13. Comment les anciens chrétiens furent-ils séduits et aussi persécutés comme Jésus l'avait prophétisé ?

De faux Christ : Simon Magus, Menander, Dositheus et d'autres, et d'autres faux docteurs prêchant des hérésies odieuses menèrent de nombreux saints à l'apostasie. La persécution se manifesta largement dans la persécution exercée par les Juifs et provoquée par le conflit entre le judaïsme et le christianisme. Les apôtres furent jetés en prison (voir Actes 5:18) ; Étienne fut lapidé (voir Actes 7:54-60) ; Hérode ordonna que Jacques, le fils de Zébédée, soit tué (voir Actes 12:1-2). Et non seulement les Juifs cherchaient à persécuter ceux qui confessaient Jésus-Christ, mais ils essayaient avec tout le zèle possible de pousser les Romains à s'opposer au mouvement chrétien.


Matthieu 24:15-22, 29, 34, 35. Qu'est-ce que l'abomination de la désolation dont parlent Daniel et le Sauveur ?


« Cette grande tragédie devait avoir deux moments :

« 1 . Le moment de la destruction de Jérusalem


« Et maintenant la hache était plantée au pied de l'arbre pourri. Jérusalem devait payer le prix. Daniel avait prédit cette heure où la désolation causée par l'abomination et la méchanceté balaierait la ville (Daniel 9:27 ; 11:31 ; 12:11). Moïse avait dit que le siège serait si terrible que les mères dévoreraient leurs propres enfants (Deutéronome 28). Jésus précisa que la destruction aurait lieu pendant que les disciples vivraient encore.


« Et elle vint, en vengeance, sans retenue. La faim dépassa les limites de l'endurance humaine ; le sang coula à flots dans les rues. Le temple fut ravagé par la destruction. Un million cent mille Juifs furent massacrés. Jérusalem fut passée à la charrue comme un champ, et le restant de ce qui avait été autrefois une nation puissante fut éparpillé jusqu'aux bouts de la terre. La nation juive mourut, empalée sur les lances romaines, aux mains des Gentils.


« Mais qu'arriva-t-il aux saints qui demeuraient à Jérusalem en ce triste moment ? Ils tinrent compte des avertissements de Jésus et s'enfuirent en hâte. Guidés par la révélation comme les véritables saints le sont toujours, ils s'enfuirent à Pella, en Pérée, et furent épargnés. » (McConkie, DNTC, 1:644-45)


2. Le moment de la Seconde Venue


« Toute la désolation et la dévastation de la première destruction de Jérusalem n'est qu'un prélude au siège à venir. Titus et ses légions massacrèrent un million cent mille Juifs, détruisirent le temple et passèrent la ville à la charrue. Au renouvellement à venir de cette 'abomination de la désolation', le monde entier sera en guerre, Jérusalem sera le centre du conflit, toutes les armes modernes seront utilisées et, au milieu du siège, le Fils de l'Homme viendra, posera le pied sur le mont des Oliviers et combattra avec ses saints (voir Zacharie 12:1-9).


« À propos de ces batailles finales qui accompagneront son retour, le Seigneur dit : 'Je rassemblerai toutes les nations pour qu'elles attaquent Jérusalem. La ville sera prise, les maisons seront pillées, et les femmes violées. La moitié de la ville ira en captivité, mais le reste du peuple ne sera pas exterminé de la ville.' Cependant le conflit ne se terminera pas de la même façon que la première fois : 'L'Éternel paraîtra, dit la prophétie, et il combattra ces nations, comme il combat au jour de la bataille. Ses pieds se poseront en ce jour sur le mont des Oliviers… L'Éternel sera roi de toute la terre' (Zacharie 14). » (McConkie, DNTC, 1:659-60)


Matthieu 24:24. Comment les élus pourront-ils ne pas être séduits ?


« La Traduction de Joseph Smith ajoute ces mots significatifs : 'ceux qui sont élus selon l'alliance'. C'est bien ce que nous avons dit dans cette conférence : Si chaque membre de notre Église n'obtient pas pour lui-même un témoignage inébranlable du caractère divin de l'Église, il se trouvera parmi ceux qui seront séduits en ce jour où 'les élus selon l'alliance' doivent être mis à l'épreuve. Seuls survivront ceux qui ont obtenu pour eux-mêmes ce témoignage. » (Harold B. Lee, CR, octobre 1950, p. 129)


Matthieu 24:28. « En quelque lieu que soit le cadavre, là s'assembleront les aigles. »


« Dans la parabole telle qu'elle est donnée ici, le cadavre est le corps de l'Église vers lequel les aigles, qui représentent Israël, voleront pour trouver de la nourriture. Le rassemblement d'Israël est d'abord spirituel et ensuite temporel. Il est spirituel en ce sens que les brebis perdues de la maison d'Israël seront d'abord 'rendues à la vraie Église et au vrai troupeau de Dieu', ce qui signifie qu'elles parviendront à une véritable connaissance du Dieu d'Israël, accepteront l'Évangile qui a été rétabli dans les derniers jours et se joindront aux membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Il est temporel en ce sens que ces convertis seront ensuite 'ramenés dans les pays de leur héritage, et rétablis dans toutes leurs terres de promission' (2 Néphi 9:2 ; 25:15-18 ; Jérémie 16:14-21), ce qui signifie que la maison de Joseph sera établie en Amérique, la maison de Juda en Palestine et que les douze tribus perdues viendront vers Éphraïm en Amérique pour y recevoir leurs bénédictions en temps voulu (voir D&A 133). » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 280 ; DNTC, 1:648-49)


Matthieu 24:29-30, 36-39. Que nous a dit le prophète Joseph sur le moment de la deuxième venue et sur le signe du Fils de l'Homme ?


« La venue du Fils de l'Homme n'aura jamais lieu, et ne pourra jamais avoir lieu, avant que les jugements désignés pour cette heure soient déversés, et ces jugements ont déjà commencé. Paul dit : 'Mais vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur. Oui, vous êtes tous enfants de lumière et enfants du Jour.' Le but du Tout-Puissant n'est pas de venir sur terre et de l'écraser et de la réduire en poudre, mais il révélera ce jour à ses serviteurs les prophètes.


« Juda doit retourner, Jérusalem doit être rebâtie, ainsi que le temple, et l'eau jaillira de dessous le temple, et les eaux de la mer Morte seront purifiées. Il faudra un certain temps pour rebâtir les murs de la cité et le temple, etc. et tout cela doit se passer avant que le Fils de l'Homme fasse son apparition. Il y aura des guerres, et des bruits de guerre, et des signes dans les cieux et sur la terre, le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang, il y aura des tremblements de terre en divers lieux, les mers déborderont; et alors apparaîtra, dans les cieux, un seul grand signe, celui du Fils de l'Homme. Mais que fera le monde ? Les gens diront que c'est une planète, une comète, etc. Mais le Fils de l'Homme viendra comme le signe du Fils de l'Homme, qui sera comme la lumière du matin qui se lève à l'orient. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 399-400)


Matthieu 24:40. Comment se fait-il que l'un sera détruit et l'autre laissé lorsque le Seigneur reviendra ?


« Ainsi ceux qui resteront sur terre le jour où il sera transfiguré et qui le supporteront (voir D&A 63:20-21) sont ceux qui sont honnêtes et droits et qui vivent au moins la loi qui leur permettrait d'entrer dans le royaume de gloire terrestre à la résurrection. Tous ceux qui vivent des principes télestes ne pourront plus rester sur la terre, ils ne pourront pas supporter ce jour.


« Ainsi, nous voyons que Malachie cite, parmi ceux qui ne supporteront pas ce jour : les enchanteurs, les adultères, ceux qui jurent faussement, ceux qui retiennent le salaire du mercenaire, qui oppriment la veuve et l'orphelin, ceux qui éloignent les hommes de la vérité, ceux qui ne craignent pas Dieu, les membres de la vraie Église qui ne paient pas une dîme honnête, ceux qui font le mal et les orgueilleux. Tous ceux-ci, dit-il, seront comme du chaume quand viendra ce jour qui brûlera comme une fournaise (voir Malachie 3-4 ; D&A. 64:23-25). » (McConkie, DNTC, 1:669)


Matthieu 24:45-51. Le serviteur fidèle et prudent


« Jésus parle ici de ses ministres, de ses serviteurs, des détenteurs de sa sainte prêtrise. Ce sont ceux qu'il a établis comme gouverneurs dans la maison de Dieu pour instruire et perfectionner les saints. Leur responsabilité est de travailler à cette tâche quand le Maître reviendra. S'ils accomplissent ce service quand le Seigneur reviendra, il leur donnera leur exaltation. Mais si les gouverneurs de la maison du Seigneur pensent que sa deuxième venue est encore lointaine, s'ils oublient leur tâche, se querellent avec leurs frères et se mettent à vivre à la façon du monde, alors, la vengeance du Seigneur qu'ils auront rejeté retombera sur eux en toute justice quand celui-ci reviendra. » (McConkie, DNTC, 1:675)


MATTHIEU 25


Matthieu 25:1-13. La parabole des dix vierges


« L'objectif de cette leçon était de faire prendre conscience à ceux qui étaient appelés au ministère, à ses disciples et au monde qu'il faut veiller et se préparer constamment en prévision du jour où il a prédit que le Seigneur reviendrait pour juger la terre.


« L'époux de la parabole était le Maître, le Sauveur de l'humanité. La noce symbolise la deuxième venue du Sauveur où il viendra prendre son Église. Les vierges représentent ceux qui affirment leur croyance au Christ parce qu'elles attendent avec impatience la venue de l'époux pour la noce, c'est-à-dire que ceux qui attendent le Christ sont dans l'Église et au courant des événements qui doivent se produire au moment de sa venue.


« Ce que le Seigneur nous a dit dans la révélation moderne confirme que cette parabole se référait particulièrement à ceux qui croient au Christ et contenait un avertissement. Il dit : 'Voilà ce que vous devez attendre… à savoir le jour de la venue du Fils de l'Homme. Et jusqu'à cette heure, il y aura des vierges folles parmi les sages ; et à ce moment-là, il se produira une séparation complète des justes et des méchants' (D&A 63:53-54).

« Cela, sans aucun doute, signifie une séparation des méchants d'avec les justes qui professent leur croyance dans le Jésus-Christ.


« Le Seigneur définit les vierges sages de sa parabole dans une autre révélation dans laquelle il dit : 'Car ceux qui sont sages, ont accepté la vérité, ont pris le Saint-Esprit pour guide et n'ont pas été séduits – en vérité, je vous le dis, ils ne seront pas abattus et jetés au feu, mais supporteront le jour' (D&A 45:57).

« Nous trouvons indiquée ici une vérité que nous devons tous reconnaître, c'est que parmi le peuple de Dieu, ceux qui croient dans le Sauveur du monde, il y a ceux qui sont sages et gardent les commandements, mais il y a aussi ceux qui sont fous, qui sont désobéissants et négligent qui leurs devoirs. » (Harold B. Lee, CR, octobre 1951, p. 26-27)


Matthieu 25:14-30. La parabole des talents


« Vous savez, frères, que lorsque le maître, dans la parabole des talents du Sauveur, appela ses serviteurs devant lui, il leur donna plusieurs talents à faire fructifier pendant qu'il séjournerait quelque temps à l'étranger et que lorsqu'il rentrerait, il demanderait des comptes. C'est ainsi qu'il en est maintenant. Notre Maître n'est absent que pour peu de temps, et, bientôt, il appellera chacun et lui demandera de rendre des comptes ; et il réclamera dix talents de celui à qui il en a donné cinq ; et celui qui ne sera pas amélioré sera au dehors, comme un serviteur inutile, tandis que les fidèles jouiront d'honneurs éternels. C'est pourquoi nous implorons ardemment notre Père de faire reposer sa grâce sur vous, par Jésus-Christ, son Fils, afin que vous ne faiblissiez pas à l'heure de la tentation, et que vous ne soyez pas vaincus à l'heure de la persécution. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 89)


MATTHIEU 26


Matthieu 26:1-2. Jésus prophétise sa mort et sa résurrection


Comme le moment de la mort de Jésus approchait, le Sauveur en parla directement ainsi que de la façon dont elle serait perpétrée. Mais ce n'était pas la première fois que Jésus prophétisait sur sa mort et la résurrection qui devait suivre.Voir Jean 2: 18-22 ; Luc 9:21-22 ; Marc 9:30-32 ; Marc 10:32-34.


Matthieu 26:5. Pourquoi les dirigeants juifs ne s'emparèrent-ils pas de Jésus pendant la fête de la Pâque ?


« Les dirigeants craignaient tout particulièrement un éclat des Galiléens, qui manifestaient une fierté de provinciaux devant l'importance de Jésus, un des leurs, et dont un grand nombre se trouvait alors à Jérusalem. On conclut en outre, et pour les mêmes raisons, que la coutume juive de faire des exemples frappants des transgresseurs notoires en leur infligeant un châtiment public aux époques des grandes assemblées générales devait être mise de côté dans le cas de Jésus ; les conspirateurs dirent donc : 'Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas de tumulte parmi le peuple'. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 719)


Matthieu 26:6. Quelle distance y avait-il de Béthanie à Jérusalem ?


Béthanie était à quinze stades, soit environ trois kilomètres de Jérusalem, de l'autre côté du mont des oliviers.


Matthieu 26:6-13. Que penser du fait que Jésus ait été oint de parfum de nard ?


« Oindre d'huile ordinaire la tête d'un invité, c'était lui faire honneur ; lui oindre également les pieds, c'était montrer une considération extraordinaire et signalée ; mais oindre la tête et les pieds de nard, et en telle abondance, était un acte d'hommage respectueux rarement rendu, même aux rois. L'acte de Marie était une expression d'adoration ; c'était l'exubérance parfumée d'un coeur plein de culte et d'affection. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 623-624)


Matthieu 26:15. Pourquoi trente pièces d'argent ?


« Ils auraient pu lui proposer une seule pièce d'argent, ou cent. Judas n'était pas venu pour marchander, mais pour trahir. Quelle somme, par conséquent, devaient-ils fixer ? Avec une ruse diabolique, ils choisirent la somme qui, dans leur loi, correspondait au prix fixé pour un esclave. 'Trente sicles d'argent' dédommageaient le propriétaire pour la mort 'd'un esclave, homme ou femme' (Exode 21:28-32).


« Trente pièces d'argent ! Voilà ce qu'ils paieraient pour la vie de leur Dieu, ni plus ni moins. En agissant de la sorte, ils faisaient savoir à tous les hommes, à tout jamais qu'ils le considéraient comme le plus vil de tous les hommes. Et ainsi, dans leur volonté même d'avilir et d'insulter, ils accomplissaient au plus petit détail près, la prophétie de Zacharie qui avait prédit leur conspiration diabolique : 'Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire ; sinon, ne le donnez pas', dit le Seigneur en parlant de la somme pour laquelle il serait vendu. 'Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d'argent' (Zacharie 11:12). » (McConkie, DNTC,1: 702-703)


Matthieu 26:17. Qu'était la fête des pains sans levain ?


La fête des pains sans levain était étroitement associée à la Pâque. Quand les Hébreux se préparèrent en toute hâte pour quitter l'Égypte et les souffrances qu'ils y enduraient, ils n'eurent pas assez de temps pour laisser lever leur pain comme c'était la coutume. Ils se hâtèrent de le faire cuire et quittèrent leur maison le plus vite possible. La fête des pains sans levain commémorait cet événement. À l'origine, la Pâque durait une journée et la fête des pains sans levain sept. Ensuite, les deux fêtes furent combinées ce qui faisait que la période entière de la Pâque était de huit jours.


Matthieu 26:22. « Est-ce moi, Seigneur ? »


« Il y a une leçon à tirer du chapitre 26 de Matthieu ; c'est à l'occasion du dernier souper. Pendant qu'ils mangeaient il dit : 'Je vous le dis en vérité, l'un de vous me livrera.'


« Je vous rappelle que ces hommes étaient des apôtres, avec ce qu'implique leur rang d'apôtre. J'ai toujours trouvé intéressant le fait que, à cette occasion-là, ils ne se sont pas poussé du coude les uns les autres en disant : 'Je parie que c'est Judas, il a une attitude bizarre depuis ces derniers temps'. Cela dénote quelque chose de leur état d'apôtre. Leur réaction, d'après ce qui nous est rapporté fut celle-ci : 'Ils furent profondément attristés ; et chacun se mit à dire : Est-ce moi, Seigneur ? (Matthieu 26:22).


« Voulez-vous, je vous en prie, dominer la tendance à mépriser les conseils et prendre juste un instant, l'attitude au moins d'un apôtre et vous poser ces questions : Ai-je besoin de m'améliorer ? Dois-je prendre ce conseil à cœur et le suivre ? S'il y a quelqu'un qui est faible, qui ne suit pas les frères ou qui ne veut pas les suivre, Seigneur, est-ce moi ? » (Boyd K. Packer, Follow the Brethren,Speeches of the Year, 1965, p. 3)


Matthieu 26:36. « Là-dessus, Jésus alla… dans un lieu appelé Gethsémané »


« Gethsémané – Ce nom signifie 'presse à huile' et provenait probablement d'un moulin qui fonctionnait à cet endroit-là pour l'extraction d'huile des olives qui y étaient cultivées. Jean appelle l'endroit un jardin, appellation qui nous permet de le considérer comme une propriété privée clôturée. Le même auteur montre que c'était un lieu fréquenté par Jésus lorsqu'il cherchait une retraite pour prier ou une occasion de parler confidentiellement avec les disciples (voir Jean 18:1-2). »(Talmage, Jésus le Christ, p. 620)


Matthieu 26:39. « S'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! »

« Dieu est immuable ainsi que ses lois, dans toutes leurs formes et toutes leurs applications et, lui-même étant la source de la loi, étant celui qui l'a donnée et qui la soutient, toutes ces lois fonctionnent éternellement… C'est pourquoi la loi de l'expiation devait être accomplie comme toutes les autres lois car Dieu ne pouvait pas être Dieu s'il ne l'accomplissait pas. Jésus dit : 'S'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi'. Mais ce n'était pas possible car ça aurait été une violation de la loi : il devait prendre la coupe. L'expiation devait s'accomplir, un Dieu devait être sacrifié. Aucun pouvoir ne peut résister à une loi de Dieu. Il est omniprésent, omnipotent, il existe partout, en toutes choses. » (Taylor, The Mediation and Atonement, p. 168-169).


Matthieu 26:36-44. Que se passa-t-il à Gethsémané ?


« Où et dans quelles circonstances le sacrifice expiatoire du Fils de Dieu fut-il accompli ? Fut-ce sur la croix du Calvaire ou dans le jardin de Gethsémané ? Quand ils considèrent l'expiation infinie et éternelle, c'est la croix du Christ que la plupart des chrétiens regardent. Il est certain que le sacrifice de notre Seigneur fut achevé quand il fut élevé par les hommes ; et cette partie de sa vie et de ses souffrances est la plus spectaculaire et peut-être la plus émouvante. Mais en réalité, la douleur et la souffrance, le triomphe et la grandeur de l'expiation ont eu lieu d'abord à Gethsémané.


« C'est là que Jésus prit sur lui les péchés du monde à condition qu'il se repente. C'est là qu'il souffrit au-delà de ce que peut endurer un être humain. C'est là qu'il lui sortit de grosses gouttes de sang de chaque pore. C'est là que son angoisse fut si grande qu'il aurait bien aimé que la coupe s'éloigne. C'est là qu'il fit le choix final de suivre la volonté de son Père. C'est là qu'un ange des cieux vint le fortifier dans sa plus grande épreuve. De nombreuses personnes ont été crucifiées et ont connu l'extrême souffrance de cette torture. Mais un seul être, et c'est l'homme qui avait Dieu pour Père, s'est courbé sous le fardeau de la douleur et de l'angoisse qui pesa sur lui en cette horrible nuit, cette nuit où il descendit au-dessous de toute chose en se préparant à monter au-dessus de toute chose. » (McConkie, DNTC, 1:774-75)


Matthieu 26:59 ; 27:1-2. De qui se composait le Sanhédrin ?


Composé d'une assemblée de soixante et onze érudits ordonnés, comprenant des Lévites, des prêtres, des scribes, des pharisiens, des saduccéens et des membres d'autres groupements politiques, au temps du Sauveur, le Grand Sanhédrin était la plus haute cour de justice juive et le conseil législatif suprême à Jérusalem. Sa principale fonction était celle de cour suprême en ce qui concerne l'interprétation de la loi juive. Le Sanhédrin se réunissait dans les salles impressionnantes de pierre taillée du temple où les membres du sanhédrin siégeaient en demi cercle.


L'accusé, en habit de deuil, était traduit devant le conseil ; et s'il y avait une preuve contre le prisonnier, le Sanhédrin avait autorité pour condamner à la peine capitale pour les délits qui violaient les lois juives importantes. Cependant, le conseil n'était pas autorisé à mettre la sentence à exécution, car la loi romaine leur interdisait de mettre un individu à mort sans la sanction du procurateur romain.


Au temps de Jésus, la juridiction du Sanhédrin ne s'étendait qu'à la Judée ; et tant que Jésus prêcha en Galilée et en Pérée, il ne pouvait pas l'arrêter. Mais quand Jésus entra dans Jérusalem pour sa dernière Pâque, il se trouva à l'intérieur de la juridiction du Sanhédrin ; c'est alors que les dirigeants méchants et sans scrupules du conseil purent se saisir de lui, fabriquer une accusation de blasphème contre lui et ensuite manipuler Pilate, le procurateur romain, pour obtenir la crucifixion.


Matthieu 26:47-75. Irrégularités du procès de Jésus


L'arrestation, l'interrogatoire privé, la mise en accusation, l'action intentée par le sanhédrin, le procès, la procédure de condamnation, la sentence, la qualification des membres du Grand Sanhédrin pour faire un procès à Jésus, tout était illégal.


MATTHIEU 27

Matthieu 27:1-2. De qui se composait le Sanhédrin ?


Voir Matthieu 26:59


Matthieu 27:2. Ponce Pilate

Appelé en 25-26 après J-C, dans la douzième année du règne de Tibère, Ponce Pilate fut le sixième procurateur romain de la Judée et exerçait du temps du ministère du Christ. Arbitraire et désirant plaire à César, sa vie politique finit mal.


Matthieu 27:24. Pourquoi Pilate céda-t-il à l'exigence des Juifs ?


« Ne tenant absolument aucun compte de l'antipathie hébraïque pour les images et les enseignes païennes, (Pilate) faisait entrer les légionnaires à Jérusalem le soir, portant leurs aigles et leurs étendards décorés de l'effigie de l'empereur. Pour les Juifs, cet acte constituait une profanation de la Ville Sainte. En grandes foules, ils se rassemblèrent à Césarée et firent une pétition auprès du procurateur pour que les étendards et les autres images soient enlevés de Jérusalem. Pendant cinq jours le peuple supplia et Pilate refusa. Il le menaça d'un massacre général, et eut la stupéfaction de voir le peuple s'offrir comme victime à l'épée plutôt que d'abandonner sa demande. Pilate dut céder. » (Josèphe, Antiquités XVIII, ch. 3:1, et Guerres II, ch. 9:2-3)


« Il les offensa de nouveau en s'appropriant de force le Corban, ou fonds sacré du temple pour la construction d'un aqueduc destiné à fournir à Jérusalem l'eau des réservoirs de Salomon. S'attendant à la protestation publique du peuple, il avait fait déguiser des soldats romains en juifs et leur avait ordonné de se mélanger à la foule en cachant des armes sur eux. À un signal donné ces assassins utilisèrent leurs armes et un grand nombre de Juifs sans défense furent tués ou blessés. » (Josèphe, Ant. XVIII, ch. 3:2 et Guerres II, ch. 9:3-4)


« Une autre fois, Pilate avait gravement offensé le peuple en installant dans sa résidence officielle de Jérusalem des boucliers qui avaient été consacrés à Tibère, et ce 'moins pour honorer Tibère que pour ennuyer le peuple juif'. Une pétition signée par les fonctionnaires ecclésiastiques de la nation et par d'autres personnes influentes, y compris quatre princes hérodiens, fut envoyée à l'empereur, qui réprimanda Pilate et ordonna que les boucliers fussent transférés de Jérusalem à Césarée. » (Philon, De Legatione ad Caium, sect. 38)


« Ces outrages au sentiment national et un grand nombre de petits actes de violences, d'extorsion et de cruauté, les Juifs pouvaient s'en servir contre le procurateur. Il se rendait compte que sa position n'était pas sûre et il craignait d'être démasqué. Il avait fait tant de mal que lorsqu'il aurait voulu faire du bien il en fut empêché par la crainte lâche qu'il avait de son passé accusateur. »(Talmage, Jésus le Christ, p. 790-791)


Matthieu 27:24. Que voulait dire Pilate en se lavant les mains devant les Juifs ?

« À ce moment-là (ou peut-être plus tôt comme le récit donné par la Traduction de Joseph Smith l'indique) Pilate, suivant la pratique juive dans ces cas-là (Deut. 21:1-9), accomplit la cérémonie rituelle destinée à le dégager de la responsabilité de la mort de Jésus. » (McConkie, DNTC, 1:810)


Matthieu 27:26-30. Moqueries et flagellation


« Cette pratique brutale, préliminaire à la crucifixion, consistait à dépouiller la victime de ses vêtements, à l'attacher à un pilier ou un encadrement de porte et à le battre avec un fouet fait de lanières de cuir armées de morceaux pointus de plomb et d'os. Cette torture la laissait ensanglantée, affaiblie et parfois morte. Pilate essaya en vain de susciter la compassion pour Jésus après la flagellation. Pour enseigner qu'il fallait supporter le châtiment, Paul, se remémorant cette scène, écrivit : 'Car le Seigneur châtie celui qu'il aime, et il frappe de sa verge tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils' (Hébreux 12:6).

« Pilate regarde sa cohorte de six cents soldats railler et maltraiter le Fils de Dieu. Le manteau écarlate, la couronne d'épines, le roseau dans la main de notre Seigneur, faire semblant de lui obéir en l'appelant cyniquement 'Roi', tous ces simulacres, inspirés par le diable, du respect auquel il avait droit, plus les dégoûtants crachats et les coups qu'il reçut, tout cela c'est le tableau de l'avilissement humain au plus bas degré. Les soldats romains se sont associés à la foule juive. » (McConkie, DNTC, 1:807)


Matthieu 27:32. La croix


« La croix était constituée de deux parties, un pieu ou un poteau solide d'environ 2,50 mètres de haut qui était fixé dans le sol et une traverse non fixée (le patibulum) qui était portée par le criminel jusqu'au lieu de l'exécution. Parfois, le patibulum était une seule pièce de bois, mais le plus souvent il consistait en deux poutres parallèles maintenues ensemble entre lesquelles on passait le cou du criminel. Devant lui marchait un soldat portant une tablette sur laquelle le crime était inscrit ou bien le criminel la portait suspendue au cou par une corde.


« Au lieu de l'exécution, le criminel était déshabillé et couché sur le dos et ses mains étaient clouées au patibulum. Le patibulum était ensuite
hissé (le criminel y étant suspendu) dans la position voulue et fixé par des clous ou des cordes au poteau vertical. Le corps de la victime était maintenu non seulement par les clous passant à travers les mains, mais par un morceau de bois saillant en angle droit (le sedile) sur lequel il était assis comme sur une selle. Parfois il y avait aussi un support pour les pieds qui y étaient cloués.


« L'agonie de la crucifixion était longue et durait parfois plusieurs jours, la mort étant provoquée par la douleur, la faim et la soif. » (Dummelow, p. 716-717, cité dans McConkie, DNTC, 1:815)


Matthieu 27:33. « Golgotha » ou « lieu du Crâne »


« 'Le lieu du crâne'. Le nom hébreu araméen 'Golgotha', le grec 'Kranion' et le latin 'Calvaria' ou, sous sa forme francisée, 'calvaire', ont le même sens et veulent dire 'crâne'. Ce nom peut avoir été appliqué par allusion à un aspect topographique, de la même manière que nous parlons du pied d'une colline ; ou si cet endroit était le lieu ordinaire des exécutions, il se peut qu'il ait été appelé ainsi pour exprimer la mort, tout comme nous appelons un crâne une tête de mort. Il est probable que les corps des condamnés exécutés étaient ensevelis du lieu de leur mort ; et si le Golgotha, ou calvaire, était le lieu fixé pour l'exécution, il ne serait pas surprenant que des crânes et d'autres ossements humains aient été mis à découvert par les ravages des animaux et par d'autres moyens ; il faut cependant remarquer qu'il était contraire aux lois et aux sentiments juifs de laisser sans sépulture les corps ou l'une quelconque de leurs parties. L'origine de ce nom a aussi peu d'importance que les nombreuses théories divergentes concernant l'emplacement exact du lieu. » (Talmage, Jésus le Christ,p. 812-813)


Matthieu 27:35. « Après l'avoir crucifié »


« (La crucifixion) était considérée unanimement comme la plus horrible des morts. En outre, chez les Romains, à cette peine venait également s'ajouter la dégradation, et lorsqu'on appliquait ce châtiment à un homme libre, on ne le faisait que dans le cas des criminels les plus vils… Le criminel portait sa propre croix, ou tout au moins une partie de celle-ci. De là, au figuré, 'prendre' ou 'porter sa croix' veut dire 'endurer des souffrances, de l'affliction ou de la honte', comme un criminel se dirigeant vers le lieu de la crucifixion (voir Matt. 10:38, 16:24, Luc 14:27, etc.). Le lieu d'exécution était en dehors de la ville (voir 1 Rois 21:13 ; Actes 7:58 ; Héb. 13:12), souvent sur une route publique ou à un autre endroit bien visible.


« Arrivé au lieu de l'exécution, on enlevait les vêtements du condamné, ceux-ci devenant la propriété des soldats (Matt. 27:35). On enfonçait alors la croix dans le sol, de sorte que les pieds du condamné se trouvaient à quarante ou cinquante centimètres au-dessus du sol, et on l'y attachait, ou bien ou l'y étendait sur le sol, et puis on l'élevait avec elle. Il était de coutume de mettre des soldats de garde pour veiller sur la croix, de manière à empêcher qu'on enlève le condamné tandis qu'il vivait encore. C'était chose nécessaire étant donné le caractère lent de la mort, qui ne se produisait parfois pas avant trois jours et était en fin de compte le résultat d'un engourdissement graduel et de la faim. Sans cette garde, les concernés pouvaient être détachés et récupérés, ce qui se passa d'ailleurs dans le cas d'un ami de Josèphe…


« Dans la plupart des cas, on laissait le corps pourrir sur la croix sous l'action du soleil et de la pluie, ou bien on laissait les oiseaux et les animaux le dévorer. Pour cette raison, la sépulture était généralement interdite ; mais étant donné Deutéronome 21:22, on faisait une exception nationale expresse en faveur des Juifs (voir Matt. 27:58). Ce châtiment horrible fut heureusement aboli par Constantin. » (Bible Dict. de Smith, cité dans Talmage, Jésus le Christ, p. 813)


Matthieu 27:1, 35. Quel jour eut lieu la crucifixion ?


Parmi les spécialistes chrétiens, les opinions ne concordent pas complètement sur le jour de la crucifixion du Christ. Certains pensent qu'elle eut lieu le jeudi au lieu du vendredi, comme on le raconte traditionnellement. Si l'on considère que le jour de la crucifixion est le vendredi Jésus n'est resté que vingt-quatre heures dans la tombe bien que, il est vrai, cela recouvre diverses parties de trois journées distinctes. À propos du jour de la crucifixion, on lit dans Jean 19:31 : « et ce jour de sabbat était un grand jour » (un jour spécialement solennel, pas nécessairement un samedi). Le livre du Lévitique (23:4-6) exige que le quinzième jour du premier mois soit observé comme un jour de convocation, c'est-à-dire un sabbat ; cela pouvait tomber n'importe quel jour de la semaine. Ainsi, si le Christ a été crucifié un jeudi, le 14e jour de Nisan, le vendredi était le sabbat de la Pâque suivi du samedi de sabbat normal.


Matthieu 27:35. « Ils tirent au sort ma tunique »


« La prophétie messianique 'Ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique' (Psaumes 22:19) contient deux parties : (1) Ils doivent se partager ses vêtements et (2) sa tunique doit être tirée au sort.


« Les hommes juifs portaient cinq vêtements : un couvre-chef, des chaussures, un sous-vêtement, un vêtement par-dessus et une ceinture. Ces objets, selon la coutume romaine devenaient la propriété des soldats qui faisaient la crucifixion. Il y en avait quatre et chacun prenait un vêtement. Dans le cas de Jésus, la tunique, tissée d'une seule pièce, était apparemment d'une excellente qualité, c'est pourquoi les soldats choisirent de la tirer au sort. » (McConkie, DNTC,1:820)


Matthieu 27:46. Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?


« C'était à lui de faire le choix. C'était à lui que devait être donnée cette possibilité. C'était à lui de réussir l'épreuve de donner sa vie volontairement. Le soutien du Père lui fut complètement enlevé et la souffrance de Gethsémané reprit : notre Sauveur fut laissé complètement seul de façon à pouvoir accomplir seul le sacrifice expiatoire et avoir la gloire d'une victoire complète sur les forces du péché et de la mort. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 805)


C'était lui qui devait accepter, de sa propre volonté, de donner sa vie, en rançon pour beaucoup, afin que par son sang nous puissions être purifiés et sanctifiés jusqu'à ce que nous arrivions à un état qui nous permette de jouir à nouveau de la présence de notre Père céleste.


« Il semble qu'en plus des souffrances terribles causées par la crucifixion, l'agonie de Gethsémané soit revenue, intensifiée au point qu'il aurait été au-delà des pouvoirs humains de la supporter. En cette heure cruelle, le Christ mourant était seul, seul d'une manière terriblement réelle. Pour que le sacrifice suprême du Fils puisse être consommé dans toute sa plénitude, il semble que le Père ait retiré le soutien de sa présence immédiate, laissant au Sauveur des hommes la gloire d'une victoire complète sur les forces du péché et de la mort. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 805)


Matthieu 27:62-69 ; 28:1-4, 11-15. Quelles tentatives furent faites pour discréditer la résurrection ?


« Nous avons suffisamment traité dans le texte l'affirmation absurde que le Christ n'était pas ressuscité, mais que son corps avait été volé du tombeau par les disciples. Le mensonge est sa propre réfutation. Les incrédules d'une époque ultérieure, reconnaissant l'absurdité palpable de cette tentative grossière de déformer les faits n'ont pas hésité à proposer d'autres hypothèses, dont chacune est intenable, cela a été prouvé d'une manière concluante.


« Ainsi, la théorie basée sur la supposition invraisemblable que le Christ n'était pas mort lorsqu'on le descendit de la croix, mais se trouvait dans un état de coma ou de syncope et qu'on le ranima plus tard, se réfute d'elle-même lorsqu'on l'examine à la lumière des faits dont nous disposons. Le coup de lance du soldat romain aurait été fatal, même si la mort ne s'était pas déjà produite. Le corps fut descendu, manipulé, enveloppé d'un linceul et enseveli par des membres du Sanhédrin juif, dont on ne peut concevoir qu'ils aient pu participer à l'ensevelissement d'un homme vivant ; et pour ce qui est de la possibilité que Jésus ait pu être ranimé plus tard, Edersheim (vol. 2, p. 626) tranche la question comme suit : 'Pour ne pas parler des nombreuses absurdités que cette théorie entraîne en réalité elle transfère – si nous acquittons les disciples de toute complicité – l'imposture sur le Christ lui-même'. Une personne crucifiée, descendue de croix avant sa mort et ranimée par après, aurait été incapable de marcher les pieds percés et mutilés le jour de son retour à la vie, comme Jésus le fit sur la route d'Emmaüs.


« Une autre théorie qui a eu son temps est celle que ceux qui prétendirent avoir vu le Christ ressuscité furent trompés sans le savoir, ces personnes ayant été victimes de visions subjectives, mais irréelles provoquées par leur état d'excitation et d'imagination. L'indépendance et l'individualité marquées des diverses apparitions du Seigneur qui sont parvenues jusqu'à nous rejettent la théorie de la vision. Les illusions visuelles subjectives du genre de celles que propose cette hypothèse présupposent un état d'attente de la part de ceux qui pensent qu'ils voient; mais tous les incidents relatifs aux manifestations de Jésus après sa résurrection étaient directement opposés à l'attente de ceux qui furent les témoins de son état ressuscité.


« Les exemples précédents de théories fausses et intenables concernant la résurrection de notre Seigneur, nous les citons comme exemples des nombreuses tentatives manquées pour nier par le raisonnement le plus grand miracle et le fait le plus merveilleux de l'histoire. Nous avons des preuves plus concluantes pour attester la résurrection de Jésus-Christ que nous n'en avons pour les événements historiques en général que nous acceptons. Et cependant le témoignage de la résurrection de notre Seigneur n'est pas basé sur des pages écrites. Celui qui cherche avec foi et sincérité recevra une conviction personnelle qui lui permettra de confesser pieusement comme l'apôtre éclairé d'autrefois, lorsqu'il s'exclamait : 'Je sais que mon Rédempteur est vivant' (Jean 19:25). » (Talmage, Jésus le Christ, p. 852-853)


MATTHIEU 28


Matthieu 28:1-4. Quelle fut l'heure de la résurrection ? Quand le Sauveur sortit-il du tombeau ?


« Notre Seigneur prédit nettement sa résurrection d'entre les morts le troisième jour (voir Matt. 16:21 ; 17:23 ; 20:19 ; Marc 9:31 ; 10:34 ; Luc 9:22 ; 13:32 ; 18:33), et les anges au tombeau (voir Luc 24:46) confirmèrent l'accomplissement des prophéties ; en outre des apôtres témoignèrent dans ce sens au cours d'années ultérieures (voir Actes 10:40 ; 1 Corinthiens 15:4). Il ne faut pas penser que le troisième jour spécifié veut dire la fin de trois jours complets. Les Juifs commençaient à calculer les heures quotidiennes au coucher du soleil ; par conséquent l'heure précédant le coucher du soleil et l'heure suivante appartenaient à des jours différents. Le Christ mourut et fut enterré le vendredi après-midi. Son corps demeura au tombeau, mort, pendant une partie du vendredi (premier jour), tout le samedi, ou selon notre manière de diviser les jours, du vendredi au coucher du soleil au samedi au coucher du soleil (deuxième jour), et une partie du dimanche (troisième jour). Nous ne savons pas à quelle heure entre le samedi au coucher du soleil et le dimanche à l'aube il se leva. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 850-851)

Matthieu 28:2-4, 11-15. Quelles furent les réactions des soldats aux événements du jour de la résurrection ?


« Samedi, le sabbat juif était passé, et la nuit précédant l'aube du dimanche le plus mémorable de l'histoire était presque terminée, tandis que les soldats romains montaient la garde devant le sépulcre sacré où gisait le corps du Seigneur Jésus. Tandis qu'il faisait encore noir, la terre commença à trembler ; un ange du Seigneur descendit en gloire, roula la pierre massive de devant l'entrée du tombeau, et s'assit dessus. Son aspect était aussi brillant que l'éclair et son vêtement était blanc comme la neige fraîche. Les soldats, paralysés de peur, tombèrent comme morts sur le sol. Lorsqu'ils se furent partiellement ressaisis de leur effroi, ils s'enfuirent terrorisés. Même la rigueur de la discipline romaine, qui décrétait l'exécution sommaire de tout soldat désertant son poste, ne put les arrêter. En outre, il ne leur restait plus rien à garder ; le sceau de l'autorité avait été brisé, le sépulcre était ouvert et vide. » (Talmage, Jésus le Christ,p. 827)


Matthieu 28:1, 5-7. Pourquoi Marie de Magdala et les autres femmes fidèles allèrent-elles au tombeau ?


« Dès les premières lueurs de l'aube, la dévouée Marie de Magdala et d'autres femmes fidèles se mirent en route pour la tombe, apportant des épices et des onguents qu'elles avaient préparés pour achever d'oindre le corps de Jésus. Certaines d'entre elles avaient assisté à l'ensevelissement et se rendaient compte de la nécessité dans laquelle Joseph et Nicodème s'étaient trouvés d'envelopper hâtivement le corps d'épices et de le mettre au tombeau, juste avant le commencement du sabbat ; et maintenant ces adoratrices venaient au petit matin servir leur Seigneur avec amour en oignant et en embaumant d'une manière plus approfondie l'extérieur du corps. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 827-828)


Matthieu 28:1-4, 11-15. Voir Matthieu 27:62-69


Matthieu 28:16-20. Jésus apparaît en Galilée


« De toutes les apparitions qui sont rapportées du Christ ressuscité aux disciples en Palestine, celle-ci est la plus importante . Et pourtant, le récit qu'en a conservé la Bible actuelle n'est que très fragmentaire. Ce fut une apparition prévue, organisée à l'avance à laquelle fut invitée une grande multitude de disciples. C'est certainement à propos de cette apparition que Paul écrivit plus tard : 'Il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois' ( 1 Corinthiens 15:6). Si c'est le cas, les soixante-dix et les frères dirigeants de l'Église ont dû y assister ainsi peut-être que les femmes fidèles qui sont héritières des mêmes récompenses que les détenteurs obéissants de la prêtrise.


« Nous ne savons pas quand Jésus a précisé le lieu de la réunion, mais le soir où il fut trahi et arrêté, il fit cette promesse : 'Après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée' (Matthieu 26:32). Puis les ange s au tombeau, quand ils annoncèrent aux femmes qu'il était ressuscité, leur commandèrent de dire aux disciples : 'Il vous précède en Galilée : c'est là que vous le verrez' (Matthieu 28:7 ; Marc 16:7). Et ensuite, pour confirmer encore ce rendez-vous et insister ainsi sur son importance, Jésus ressuscité lui -même dit aux femmes prosternées devant lui pour l'adorer : 'Allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront' (Matthieu 28: 9-10).


« Nous pouvons supposer qu'une grande préparation précéda cette réunion ; qu'y furent traitées de nombreuses choses ; ce fut peut-être quelque chose de semblable à son ministère auprès des multitudes néphites et le point de dé part, par la bouche de nombreux témoins, du témoignage qui fut porté au monde qu'il est le Fils de Dieu. » (McConkie, DNTC, 1:866-867)


 

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MARC 1

Marc 1:17. Que signifie devenir « pêcheurs d'hommes » ?


« Le moyen par lequel les dirigeants deviennent spirituels comme l'étaient ces disciples est exposé très simplement par le Maître. Le Sauveur a appelé des pêcheurs, des collecteurs d'impôts et autres personnes de divers métiers pour être ses douze disciples choisis. Il donna à chacun d'eux la même promesse simple : 'Suivez-moi, je vous ferai pêcheurs d'hommes' (Matthieu 4:19 ; Marc 1:17).


« 'Suivez-moi' n'est qu'une façon de dire 'Gardez mes commandements'. C'est ce qu'il a expliqué quand il a dit aux Néphites : 'C'est pourquoi, quelle espèce d'hommes devez-vous être ? En vérité, je vous le dis, vous devez être tels que suis moi-même' (3 Néphi 27:27).


"Devenir 'pêcheurs d'hommes' n'est qu'une façon de dire 'devenir des dirigeants parmi les hommes'. C'est pourquoi, dans la langue d'aujourd'hui, nous dirions à ceux qui sont appelés à enseigner de cette façon : 'Si vous gardez mes commandements, je ferai de vous des dirigeants parmi les hommes.' » (Harold B. Lee, dans CR, octobre 1960, p. 15)


Marc 1:21-28. Des esprits impurs peuvent-ils entrer dans le corps d'une personne et en prendre possession ?


« Pour comprendre le fait que Jésus chassait des démons, nous devons avoir la connaissance de la pré-existence et du fait que Dieu est réellement notre Père. Comme l'Évangile nous le révèle, Dieu est un Homme saint et exalté, une personne réelle à l'image de qui l'homme est créé, un être pour qui la cellule familiale se perpétue dans un état d'immortalité. C'est lui, en personne, qui est le Père de l'esprit de tous les hommes. Ses enfants spirituels ont commencé à vivre en tant qu'hommes et femmes dont le corps était composé d'éléments spirituels et non matériels.


« Ces enfants spirituels de la Divinité, doués du libre arbitre et soumis à la loi, ont eu toutes les possibilités progresser, de se perfectionner et d'obtenir le droit de subir l'examen probatoire de mortalité. Deux tiers d'entre eux ont réussi les épreuves de la pré-existence et se trouvent maintenant dans la phase où ils doivent naître dans le monde sous forme d'êtres mortels. Ceux qui forment l'autre tiers, n'ayant pas gardé leur premier état, se sont finalement ouvertement rebellés contre Dieu et ses lois. Il en résulta une guerre dans les cieux, et le diable et tous ceux qui l'avaient suivis furent précipités sur la terre. Tous ceux qui furent ainsi rejetés se voient refuser éternellement le droit d'avoir un corps à eux. Dans cet état désespéré et maudit, ils cherchent à s'installer illicitement dans le corps d'hommes mortels. » (McConkie, DNTC, 1:167-68)


MARC 2

Marc 2:21. Que voulait dire Jésus par l'expression « du vin nouveau dans de vieilles outres » ?


« C'est de cette manière que notre Seigneur proclama la nouveauté et la de son Évangile. Ce n'était nullement un rapiéçage du judaïsme. Il n'était pas venu réparer des vêtements vieux et déchirés; la toile qu'il donnait était nouvelle, et la coudre sur l'ancienne n'aurait fait que déchirer de nouveau le tissu complètement usé et laisser une déchirure encore plus vilaine que précédemment. Ou pour prendre un autre exemple, il n'était pas prudent de confier du vin nouveau à de vieilles… outres faites de peau d'animaux, et qui se détérioreraient évidemment avec l'âge. Tout comme le vieux cuir se fend ou se déchire sous une pression, même légère, de même les vieilles peaux… éclateraient sous la pression du jus en fermentation, et le bon vin serait perdu.


« L'Évangile enseigné par le Christ était une révélation nouvelle qui remplaçait une révélation passée et marquait l'accomplissement de la loi ; ce n'était pas un simple ajout, ni une répétition de commandements passés ; elle comportait une nouvelle alliance éternelle.


« Les efforts pour rapiécer les vêtements du traditionalisme juif avec la nouvelle étoffe de l'alliance ne pouvait avoir de plus beau résultat qu'une déchirure de l'étoffe. Le vin nouveau de l'Évangile ne pouvait être contenu dans les vieux récipients des libations mosaïques usés par le temps. Le judaïsme serait humilié et le christianisme perverti par tout mélange incongru de ce genre. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 239-240)


MARC 3



MARC 4

Marc 4:4, 25. Qu'est-ce qui endurcit le cœur ?


« Les hommes qui n'ont aucun principe de justice en eux-mêmes et dont le cœur est rempli d'iniquité, et qui ne sont pas attirés par les principes de la vérité, ne comprennent pas la parole de vérité lorsqu'elle leur est annoncée. Le diable enlève la parole de vérité de leur cœur, parce qu'il n'y a chez eux aucun désir de justice. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 130)


Marc 4:5-6, 16-17. Les endroits pierreux


Tout comme la pousse dépourvue de racines est incapable de survivre sous la chaleur du soleil de midi, ainsi il y a ceux qui, sans un réel témoignage et une véritable foi perdent leur conviction et même leur intérêt pour l'Église sous la pression des difficultés ou de la moquerie.


« Permettez-moi de vous dire que nombreux sont parmi vous ceux qui verront le temps où vous aurez tous les soucis, toutes les épreuves et les persécutions que vous pourrez supporter et de nombreuses occasions de montrer que vous êtes fidèles à Dieu et à son œuvre . Notre Église a devant elle de nombreux lieux resserrés à franchir avant que l'œuvre de Dieu ne soit couronnée par la victoire. Pour venir à bout de ces difficultés, il faudra que vous ayez une connaissance personnel le de la véracité de cette œuvre. Ces épreuves seront d'une nature telle que l'homme ou la femme qui ne possèdera pas cette connaissance ou ce témoignage personnel tombera. Si vous n'avez pas ce témoignage, menez une vie juste, invoquez le Seigneur et ne cessez pas de lui demander ce témoignage jusqu'à ce que vous l'ayez obtenu. Si vous ne le faites pas, vous ne pourrez pas tenir.


« Rappelez-vous ces paroles, car il y en a beaucoup parmi vous qui les verront s'accomplir. Le temps viendra où aucun homme ni aucune femme ne pourra persévérer avec une lumière d'emprunt. Chacun de nous devra être guidé par la lumière qui se trouve en lui. Si vous ne l'avez pas, comment ferez-vous ? » (Heber C. Kimball, cité
par Harold B. Lee, dans CR, octobre 1965, p. 128 ; voir aussi Orson F. Whitney, Life of Heber C. Kimball, p. 449-450)


Marc 4:7, 18-19 Parmi les épines


« Si la semence tombe parmi les épines, c'est dans une bonne terre puisqu'il y pousse des mauvaises herbes. Mais la bonne semence est vite étouffée et meurt parce qu'elle ne peut pas vaincre l'influence des herbes et des chardons. Il en est de même pour les membres de l'Église qui savent que l'Évangile est vrai, mais qui ne sont pas vaillants dans leur témoignage de Jésus et qui ne font pas des efforts positifs et courageux pour rechercher l'intérêt de l'Église. Ainsi en est-il des saints qui préfèrent à l'Évangile les honneurs des hommes, les principes d'éducation du monde, la réussite politique, l'argent ou les biens matériels. Ils savent que l'œuvre du Seigneur est établie sur la terre, mais ils laissent les occupations du monde étouffer la parole. Et au lieu de gagner la vie éternelle, ils seront brûlés avec l'ivraie qui les a vaincus. » (
Bruce R. McConkie, DNTC, 1:289)


Marc 4:8, 20. La bonne terre


« Si la semence tombe dans une terre productive et fertile et si elle est ensuite nourrie et soignée, elle produit une récolte. Mais même dans ce cas, tous les saints n'auront pas une récolte de la même valeur. Les degrés de réceptivité de la foi sont nombreux, la productivité de la culture a divers degrés. Tous les hommes, y compris les saints, seront jugés selon leurs œuvres. Ceux qui gardent complètement la loi de l'Évangile récolteront le centuple et hériteront la plénitude du royaume du Père. Les autres auront des récompenses moindres dans des lieux qui sont préparés à cet effet. » (McConkie, DNTC, 1:289)



MARC 5

Marc 5:1-21. Pourquoi l'homme fait-il cette réponse insensée : « Légion est mon nom car nous sommes plusieurs » ?


« On voit bien ici que l'homme était doté d'un conscient double ou d'une personnalité multiple. Il était à ce point possédé par des esprits mauvais qu'il ne pouvait plus distinguer entre sa personnalité à lui et la leur. » (James E. Talmage, Jésus le Christ, p. 380)

MARC 6

Marc 6:37. Que représentent les deux cents deniers mentionnés ?


Le denier était la monnaie romaine de l'époque. C'était une pièce d'argent. Deux cents deniers correspondraient approximativement à 160 francs français [24 €] actuels.

MARC 7

Marc 7:1. Qui étaient les scribes ?


« Il y a un acteur de premier plan dans la liste des personnages du Nouveau Testament : le scribe. On le trouve à Jérusalem, en Judée et en Galilée et il n'est pas nouveau dans la vie et la culture juives. Présent à Babylone et aussi au cours de la dispersion, il est le porte-parole du peuple; il est le sage ; il est l'homme de bon conseil, le rabbi qui a reçu son ordination par l'imposition des mains. Sa capacité à interroger et à poser des questions est renommée. Personnage digne et important, c'est un aristocrate parmi les gens du peuple qui ne connaissent pas la loi. En ce qui concerne la foi et les pratiques religieuses, il est l'autorité et celui qui tranche ; en tant qu'instructeur de la loi, en tant que juge dans les tribunaux ecclésiastiques, il est l'érudit qui doit être respecté, celui dont le jugement est infaillible.


« Il voyage en compagnie des pharisiens, mais il n'est pas nécessairement membre de leur parti religieux. Il a le rang correspondant à son office. Sa valeur est bien supérieure à celle des gens ordinaires, et ceux-ci doivent l'honorer, car il doit être loué par Dieu et par les anges dans les cieux. En fait, ses paroles concernant la loi et les pratiques doivent être révérées au point qu'il faut les croire, même si elles sont en contradiction Avec le bon sens, même s'il venait à affirmer que le soleil ne brille pas à midi alors que tout le monde le voit. » (Edersheim, The Life and Times of Jesus the Messiah, 1 :93-94)


Marc 7:11. Que voulait dire « corban » ?


« Le mot 'corban' signifie une offrande, un sacrifice à Dieu. Son utilisation permettait à un homme de faire vœu d'éviter ou d'accepter n'importe quelle obligation. Ainsi un homme pouvait dire: 'Je fais vœu à Dieu ou plutôt c'est corban pour moi de m'abstenir de vin pendant un certain temps.' Il pouvait dire : 'C'est corban pour moi de rendre l'hospitalité à tel ou tel homme.' Il pouvait s'abstenir d'aider ses parents en disant : 'C'est corban pour moi pendant un certain temps de ne pas assister mes parents' » (Dummelow, A Commentary on the Holy Bible, p. 678).


De cette façon, on annulait les lois comme « Honore ton père et ta mère ». Le Sauveur se rendit compte de cela et réprimanda les scribes et les pharisiens d'échapper de cette manière à leurs obligations légitimes.


MARC 8



MARC 9



MARC 10



MARC 11

Marc 11:11. Jésus bénit ses disciples pour le jour où Jérusalem serait détruite


Traduction de Joseph Smith : « Et Jésus entra dans Jérusalem et alla dans le temple. Et quand il eut regardé toutes choses autour de lui et béni les disciples, c'était le soir. Et il alla à Béthanie avec les Douze. »


« Jérusalem devait être entièrement dévastée et châtiée comme peu de villes l'ont jamais été, mais les fidèles qui se trouveraient dans ses murs devaient être protégés, sauvés et bénis. » (McConkie, DNTC, 1:579)


Marc 11:12-14. Pourquoi Jésus a-t-il maudit le figuier stérile ?


Peut-être que Jésus a voulu donner plusieurs leçons quand il a maudit le figuier stérile.


1. Démontrer qu'il avait le pouvoir de détruire

« Bien que Jésus soit venu pour bénir et sauver, il avait le pouvoir de frapper, de détruire et de maudire. 'Il faut qu'il y ait de l'opposition en toutes choses' (2 Néphi 2:11) ; si les bénédictions sont le résultat de la justice, leur opposé, les malédictions, doit venir de la méchanceté. Les véritables ministres de l'Évangile cherchent toujours à bénir, bien que le rejet de leur message entraîne des malédictions. 'Je bénirai celui que tu bénis, et je maudirai celui que tu maudis, dit le Seigneur' (D&A 132:47). Il est bon que Jésus ait laissé une manifestation de son pouvoir de maudire, et le fait qu'il n'ait pas choisi une personne mais un arbre est un acte évident de miséricorde. » (McConkie, DNTC, 1:582)


2. Enseigner la foi à ses disciples


« Appliquant la leçon de cet événement, Jésus dit : 'Ayez foi en Dieu' ; puis il répéta certaines des assurances qu'il avait déjà données sur la puissance de la foi, laquelle permettait même de déplacer des montagnes, s'il était besoin de pareil miracle, et laquelle permet d'ailleurs d'accomplir n'importe quelle chose nécessaire. Il montra que faire flétrir un arbre était bien peu en comparaison des choses plus grandes qu'il était possible d'accomplir par la foi et la prière. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 639)


3. Témoigner de sa domination sur toutes choses


« Pour les apôtres cet acte était une preuve indiscutable du pouvoir que le Seigneur possédait sur la nature, de son contrôle sur les forces naturelles et toutes choses matérielles, de sa juridiction sur la vie et la mort. Il avait guéri des multitudes, le vent et les vagues avaient obéi à ses paroles, en trois occasions il avait rendu les morts à la vie. Il convenait qu'il montre son pouvoir de frapper et de détruire. En manifestant sa domination sur la mort, il avait relevé miséricordieusement une jeune fille du lit sur lequel elle était morte, un jeune homme de la bière dans laquelle on le portait au tombeau, un autre du sépulcre dans lequel son cadavre avait été déposé ; mais pour prouver son pouvoir de détruire d'un mot, il choisit pour sujet un arbre stérile et sans valeur.


« Aucun des Douze ne pouvait douter lorsque quelques jours plus tard ils le virent entre les mains des prêtres vindicatifs et de païens sans cœur, que s'il l'avait voulu il aurait pu frapper ses ennemis d'un mot, même à mort. Et pourtant ce n'est qu'après sa résurrection glorieuse que même les apôtres se rendirent compte à quel point son sacrifice avait été volontaire. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 640-641)


4. Montrer le sort de la nation qui le rejetait


« L'arbre feuillu et stérile était un symbole du judaïsme qui se proclamait à voix haute être la seule vraie religion de l'époque et invitait avec condescendance le monde entier à venir prendre de son fruit riche et mûr, alors qu'en réalité ce n'était qu'une croissance dénaturée de feuilles, sans aucun fruit en saison, ni même de bulbes comestibles restés d'une année précédente, parce que ce qu'il avait en fait de fruits anciens était desséché au point de devenir sans valeur et rendu répugnant, mangé qu'il était des vers. La religion d'Israël avait dégénéré en une dévotion religieuse artificielle, qui dépassait les abominations du paganisme dans la prétention de son étalage et dans le vide de ses professions.


« Comme nous l'avons déjà fait remarquer dans ces pages, le figuier était un symbole favori dans les représentations rabbiniques de la race juive et le Seigneur avait déjà adopté ce symbolisme dans la parabole du figuier stérile, plante sans valeur qui ne faisait qu'encombrer le sol. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 642)


MARC 12

Marc 12:41-44. Quelle fut l'importance de l'offrande de la veuve ?


« Dans les comptes gérés par les anges qui tiennent les registres, calculés selon l'arithmétique du ciel, les inscriptions sont faites en termes de qualité plutôt que de quantité, et les valeurs sont déterminées sur la base de la capacité et de l'intention. Les riches donnaient beaucoup mais pourtant ils conservaient davantage; le don de la veuve était tout ce qu'elle avait. Ce n'était pas la petitesse de son offrande qui la rendait spécialement acceptable, mais l'esprit de sacrifice et d'intention pieuse avec lequel elle donnait. Dans le livre des comptables célestes la contribution de cette veuve était inscrite comme un don magnifique, surpassant en valeur la largesse des rois. 'La bonne volonté, quand elle existe, est agréable en raison de ce qu'elle peut avoir à sa disposition, et non de ce qu'elle n'a pas. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 683)


MARC 13



MARC 14

Marc 14:22-25. Que dit réellement Jésus lors de l'institution de la Sainte-Cène ?


Traduction de Joseph Smith : « Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le leur donna en disant : Prenez et mangez. Voici, vous ferez ceci en souvenir de mon corps ; car chaque fois que vous ferez ceci, vous vous rappellerez cette heure où j'étais avec vous. Puis il prit la coupe, et quand il eut rendu grâce, il la leur donna et ils en burent tous. Et il leur dit : Ceci est en souvenir de mon sang qui est répandu pour beaucoup et c'est le nouveau testament que je vous donne : car vous rendrez témoignage de moi dans tout le monde. Et chaque fois que vous accomplirez cette ordonnance, vous vous souviendrez de moi à cette heure où j'étais avec vous et où je buvais cette coupe avec vous dans les derniers instants de mon ministère. Je vous le dis en vérité, vous rendrez témoignage de ceci : car je ne boirai plus du fruit de la vigne avec vous jusqu'au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. »


MARC 15

Marc 15:34


« Il semble qu'en plus des souffrances terribles causées par la crucifixion, l'agonie de Gethsémané soit revenue, intensifiée au point qu'il aurait été au-delà des pouvoirs humains de la supporter. En cette heure cruelle, le Christ mourant était seul, seul d'une manière terriblement réelle. Pour que le sacrifice suprême du Fils puisse être consommé dans toute sa plénitude, il semble que le Père ait retiré le soutien de sa présence immédiate, laissant au Sauveur des hommes la gloire d'une victoire complète sur les forces du péché et de la mort. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 805)


Marc 15:47 ; 16:1. Pourquoi Marie de Magdala et les autres femmes fidèles allèrent-elles au tombeau ?


« Dès les premières lueurs de l'aube, la dévouée Marie de Magdala et d'autres femmes fidèles se mirent en route pour la tombe, apportant des épices et des onguents qu'elles avaient préparés pour achever d'oindre le corps de Jésus. Certaines d'entre elles avaient assisté à l'ensevelissement et se rendaient compte de la nécessité dans laquelle Joseph et Nicodème s'étaient trouvés d'envelopper hâtivement le corps d'épices et de le mettre au tombeau, juste avant le commencement du sabbat ; et maintenant ces adoratrices venaient au petit matin servir leur Seigneur avec amour en oignant et en embaumant d'une manière plus approfondie l'extérieur du corps. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 827-828)



MARC 16

Marc 16:1. Voir Marc 15:47


Marc 16:9-11. Jésus apparaît à Marie de Magdala


« Qu'il y a beaucoup de choses relatives à la mort, l'ensevelissement et la résurrection de notre Seigneur qui anoblissent et exaltent les vertus des femmes fidèles ! Elles pleurèrent à la croix, cherchèrent à s'occuper de son corps blessé et sans vie et vinrent au tombeau pleurer leur ami et Maître. C'est pourquoi il n'est pas étonnant de trouver une femme, Marie de Magdala, choisie entre tous les disciples et même les apôtres pour être le premier être mortel à voir un être ressuscité et à se prosterner en sa présence. Marie, qui avait été guérie de beaucoup et qui aima beaucoup, vit le Christ ressuscité ! » (McConkie, DNTC, 1:843)


Marc 16:11, 13. Pourquoi les apôtres ne crurent-ils pas ce que leur disaient Marie de Magdala et les autres femmes ?


« Marie de Magdala et les autres femmes racontèrent aux disciples l'histoire merveilleuse de leurs expériences respectives, mais les frères ne purent ajouter foi à leurs paroles ; ils 'tinrent ces discours pour des rêveries, et ils ne crurent pas ces femmes'. Après tout ce que le Christ avait enseigné concernant sa résurrection des morts en ce troisième jour, les apôtres étaient incapables d'accepter la réalité de l'événement ; dans leur esprit, la résurrection était un événement mystérieux et lointain, et non une possibilité actuelle. Il n'y avait ni précédent ni analogie pour soutenir les histoires que ces femmes racontaient – d'un mort qui serait revenu à la vie, avec un corps de chair et d'os que l'on pouvait voir et toucher – à part les cas du jeune homme de Naïn, de la fille de Jaïrus et du bien-aimé Lazare de Béthanie ; mais ils voyaient les différences essentielles qui existaient entre ces cas de restitution à un renouveau de vie mortelle et la nouvelle de la résurrection de Jésus.


« La douleur et le sentiment de perte irréparable qui avaient caractérisé le sabbat de la veille, étaient remplacés, en ce premier jour de la semaine, par une perplexité profonde et des doutes en conflit. Mais alors que les apôtres hésitaient à croire que le Christ soit réellement ressuscité, les femmes, moins sceptiques, plus confiantes,
savaient, car elles l'avaient vu et avaient entendu sa voix, et certaines d'entre elles lui avaient touché les pieds. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 832-833)


Marc 16:12. Pourquoi le Seigneur ne révéla-t-il pas son identité quand il apparut à Cléopas et son compagnon sur la route d'Emmaüs ?


« Pourquoi le Seigneur ressuscité choisit-il ce moyen d'apparaître à et son compagnon (peut-être Luc, puisque c'est lui qui rapporte cet épisode) ? Était-ce pour citer et interpréter les prophéties messianiques 'en commençant par Moïse et par tous les prophètes ?' Cela aurait pu être fait dans des circonstances ayant plus d'effet ; c'est pour cela que Luc ne rapporte même pas les explications données. Pourquoi le Seigneur cacha-t-il son identité ? Pourquoi marcher et parler, peut-être des heures sur les chemins poussiéreux de Palestine ?


« De toute évidence, c'était pour montrer à quoi ressemble un être ressuscité. Il enseignait l'Évangile comme lui seul pouvait le faire, enseignant par un sermon vivant, sermon qui devait avoir son point culminant peu de temps après dans une chambre haute en présence de ses apôtres (voir Luc 24:36-44).


« Jésus longea un chemin de Judée, marcha pendant des heures et enseigna les vérités de l'Évangile exactement comme il l'avait fait pendant les trois ans et demi de son ministère mortel. Il ressemblait tant à n'importe quel autre instructeur en train de voyager, par son attitude, son vêtement, son langage, son apparence physique, sa conversation qu'ils ne reconnurent pas Jésus qu'ils croyaient mort. 'Reste avec nous', lui dirent-ils comme ils l'auraient dit à Pierre ou à Jean. 'Entre et dormir ; tu dois être fatigué et tu dois avoir faim'. Ils crurent que c'était un homme mortel. Pouvait-on trouver un moyen plus parfait d'enseigner ce qu'était un être ressuscité quand il retient en lui sa gloire ? Les hommes sont des hommes, qu'ils soient mortels ou immortels et, après cet épisode sur la route d'Emmaüs, il n'y a pas lieu de faire de la réalité de la résurrection quelque chose d'extra-spirituel (voir Marc 16:9-11). » (McConkie, DNTC,1:850)

 

 

LUC

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LUC 1



LUC 2

Luc 2:1-20. Édit de César Auguste


C'est Rome qui gouvernait une partie du monde méditerranéen au temps de la naissance du Christ. Auguste gouvernait avec énergie et compétence et, pendant toute la période où il fut au pouvoir (de 31 avant J-C à 14), il chercha à établir dans la bureaucratie romaine une tradition de loyauté et d'honnêteté, à réorganiser les gouvernements des provinces et à faire des réformes financières. Son gouvernement fut caractérisé par l'ordre.


Auguste ordonna un recensement de tout l'empire romain en l'an 1 avant J.-C. Ce recensement était en fait l'enregistrement des personnes.


« Ce recensement des sujets romains, une fois obtenu, permettrait d'obtenir l'impôt à prélever sur les divers peuples intéressés. Le recensement en question était le deuxième des trois recensements que les historiens déclarent s'être produits à des intervalles de vingt ans environ. Si le recensement avait été fait suivant la méthode romaine habituelle, chaque personne aurait été enregistrée dans sa ville de résidence ; mais la coutume juive, que la loi romaine respectait, exigeait que le recensement soit fait dans les villes que les familles respectives considéraient comme celles de leurs ancêtres. » (Talmage, Jésus le Christ., p. 109-110)

« Le 6 avril 1973 est une date particulièrement significative parce qu'elle commémore non seulement l'anniversaire de l'organisation de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours dans cette dispensation, mais aussi l'anniversaire de la naissance du Sauveur, notre Seigneur et Maître, Jésus-Christ. » (
Harold B. Lee, CR., avril 1973, p. 4)


LUC 3



LUC 4



LUC 5

Luc 5:1-11. Pourquoi Pierre, André, Jacques et Jean abandonnèrent-ils tout pour suivre Jésus ?


La Traduction de Joseph Smith fait deux additions importantes au récit que fait Matthieu de la façon dont Jésus a appelé Pierre et André (Matthieu 4:18-20) : 1. « Je suis celui sur qui les prophètes ont écrit : suivez-moi ». 2. « Et eux, croyant en ses paroles, laissèrent leur filet… »


Luc 5:17-24. La rémission des péchés guérit l'esprit


« D'après ce que Jésus a dit au moment où il guérit le paralytique, il semblerait que la rémission des péchés est la thérapeutique qui guérit et que les deux sont synonymes…


« Dans ce cas, il y a eu guérison physique. Parfois, il y a aussi une guérison du système nerveux ou de l'esprit. Mais toujours, la rémission des péchés, qui accompagne le pardon divin, guérit l'esprit. Cela explique le fait que, dans les Écritures, conversion et guérison sont très souvent associées. » (Marion G. Romney, dans CR, octobre 1963, p. 24-25)


Luc 5:37. Que voulait dire Jésus par l'expression « du vin nouveau dans de vieilles outres » ?


« C'est de cette manière que notre Seigneur proclama la nouveauté et la de son Évangile. Ce n'était nullement un rapiéçage du judaïsme. Il n'était pas venu réparer des vêtements vieux et déchirés; la toile qu'il donnait était nouvelle, et la coudre sur l'ancienne n'aurait fait que déchirer de nouveau le tissu complètement usé et laisser une déchirure encore plus vilaine que précédemment. Ou pour prendre un autre exemple, il n'était pas prudent de confier du vin nouveau à de vieilles… outres faites de peau d'animaux, et qui se détérioreraient évidemment avec l'âge. Tout comme le vieux cuir se fend ou se déchire sous une pression, même légère, de même les vieilles peaux… éclateraient sous la pression du jus en fermentation, et le bon vin serait perdu.


« L'Évangile enseigné par le Christ était une révélation nouvelle qui remplaçait une révélation passée et marquait l'accomplissement de la loi ; ce n'était pas un simple ajout, ni une répétition de commandements passés ; elle comportait une nouvelle alliance éternelle.


« Les efforts pour rapiécer les vêtements du traditionalisme juif avec la nouvelle étoffe de l'alliance ne pouvait avoir de plus beau résultat qu'une déchirure de l'étoffe. Le vin nouveau de l'Évangile ne pouvait être contenu dans les vieux récipients des libations mosaïques usés par le temps. Le judaïsme serait humilié et le christianisme perverti par tout mélange incongru de ce genre. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 239-240)


LUC 6

Luc 6:9. Est-il permis, le jour de sabbat, de faire du bien ou de faire du mal ?


« Que ce soit chez vous ou à l'Église, vos pensées et votre conduite doivent toujours être en harmonie avec l'esprit et le but du sabbat. Les lieux où l'on s'amuse et où l'on se divertit peuvent avoir une réelle utilité au moment qui convient, mais ils ne favorisent pas la croissance spirituelle ; ces lieux ne vous 'préserveront pas des souillures du monde' et ne vous donneront pas la 'plénitude de la terre' promise à ceux qui respectent la loi du sabbat. Vous qui prenez l'habitude de violer le sabbat en ne le 'sanctifiant' pas, vous perdez la joie que pourrait contenir toute votre âme pour un dé à coudre de plaisir. Vous accordez trop d'attention à vos désirs physiques aux dépens de votre santé spirituelle.


« Celui qui ne respecte pas le sabbat donne les premiers signes d'affaiblissement de sa foi en négligeant ses prières en famille, en critiquant, en ne payant pas sa dime et en ne faisant pas de dons, et cette personne dont l'esprit commence à s'embrumer parce qu'elle meurt de faim spirituellement commence bientôt à avoir des doutes et des craintes qui l'empêchent d'acquérir des connaissances spirituelles ou de progresser en justice. Tels sont les signes d'une détérioration spirituelle, d'une maladie spirituelle auxquelles on ne peut porter remède que par une bonne nourriture spirituelle. » (Harold B. Lee, Decisions for Successful Living, p. 147-148)


Luc 6:13. Qu'est-ce qu'un apôtre ?


Une des choses les plus importantes à savoir sur les apôtres c'est qu'ils sont appelés à être témoins du Sauveur. Ce témoignage peut leur être donné de plusieurs façons.


« Puis-je me permettre de vous rendre mon propre témoignage ? Il y a quelques années, j'avais un entretien avec un des missionnaires quand deux autres missionnaires vinrent à moi avec ce qui, pour eux, semblait être une question très difficile. Un jeune pasteur méthodiste s'était moqué d'eux quand ils lui avaient dit qu'il était nécessaire qu'il y ait des apôtres aujourd'hui pour que la véritable Église se trouve sur la terre. Le pasteur leur avait dit : 'Est-ce que vous vous souvenez que lorsqu'ils se sont réunis pour choisir qui remplacerait Judas, ils ont dit que ce devait être quelqu'un qui les avait accompagnés et qui avait été témoin de toutes les choses relatives à la mission et à la résurrection du Seigneur ? Si telle est la condition pour être apôtre, comment pouvez-vous dire que vous avez des apôtres ?' Les jeunes gens me dirent : 'Que répondre à cela ?'


« Je leur répondis : 'Retournez voir votre ami le pasteur et posez-lui deux questions. Premièrement, comment l'apôtre Paul a-t-il obtenu ce qui est nécessaire pour être appelé apôtre ? Il ne connaissait pas le Seigneur, il ne le connaissait pas personnellement. Il n'avait pas accompagné les apôtres, il n'avait pas été témoin du ministère ni de la résurrection du Seigneur. Comment obtint-il un témoignage suffisant pour être apôtre ? Ensuite, posez-lui la deuxième question : Comment sait-il que tous ceux qui sont apôtres aujourd'hui n'ont pas reçu de la même façon ce témoignage ?' Je vous rends témoignage que ceux qui détiennent l'office d'apôtre peuvent savoir que la mission du Seigneur est vraie et qu'en fait ils le savent réellement. » (Address to Seminary and Institute Faculty, 26 juin 1962)


LUC 7



LUC 8

Luc 8:5, 12. Qu'est-ce qui endurcit le cœur ?


« Les hommes qui n'ont aucun principe de justice en eux-mêmes et dont le cœur est rempli d'iniquité, et qui ne sont pas attirés par les principes de la vérité, ne comprennent pas la parole de vérité lorsqu'elle leur est annoncée. Le diable enlève la parole de vérité de leur cœur, parce qu'il n'y a chez eux aucun désir de justice. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 130)


Luc 8:6, 13. Les endroits pierreux


Tout comme la pousse dépourvue de racines est incapable de survivre sous la chaleur du soleil de midi, ainsi il y a ceux qui, sans un réel témoignage et une véritable foi perdent leur conviction et même leur intérêt pour l'Église sous la pression des difficultés ou de la moquerie.


« Permettez-moi de vous dire que nombreux sont parmi vous ceux qui verront le temps où vous aurez tous les soucis, toutes les épreuves et les persécutions que vous pourrez supporter et de nombreuses occasions de montrer que vous êtes fidèles à Dieu et à son œuvre . Notre Église a devant elle de nombreux lieux resserrés à franchir avant que l'œuvre de Dieu ne soit couronnée par la victoire. Pour venir à bout de ces difficultés, il faudra que vous ayez une connaissance personnel le de la véracité de cette œuvre. Ces épreuves seront d'une nature telle que l'homme ou la femme qui ne possèdera pas cette connaissance ou ce témoignage personnel tombera. Si vous n'avez pas ce témoignage, menez une vie juste, invoquez le Seigneur et ne cessez pas de lui demander ce témoignage jusqu'à ce que vous l'ayez obtenu. Si vous ne le faites pas, vous ne pourrez pas tenir.


« Rappelez-vous ces paroles, car il y en a beaucoup parmi vous qui les verront s'accomplir. Le temps viendra où aucun homme ni aucune femme ne pourra persévérer avec une lumière d'emprunt. Chacun de nous devra être guidé par la lumière qui se trouve en lui. Si vous ne l'avez pas, comment ferez-vous ? » (Heber C. Kimball, cité
par Harold B. Lee, dans CR, octobre 1965, p. 128 ; voir aussi Orson F. Whitney, Life of Heber C. Kimball, p. 449-450)


Luc 8:7, 14. Parmi les épines


« Si la semence tombe parmi les épines, c'est dans une bonne terre puisqu'il y pousse des mauvaises herbes. Mais la bonne semence est vite étouffée et meurt parce qu'elle ne peut pas vaincre l'influence des herbes et des chardons. Il en est de même pour les membres de l'Église qui savent que l'Évangile est vrai, mais qui ne sont pas vaillants dans leur témoignage de Jésus et qui ne font pas des efforts positifs et courageux pour rechercher l'intérêt de l'Église. Ainsi en est-il des saints qui préfèrent à l'Évangile les honneurs des hommes, les principes d'éducation du monde, la réussite politique, l'argent ou les biens matériels. Ils savent que l'œuvre du Seigneur est établie sur la terre, mais ils laissent les occupations du monde étouffer la parole. Et au lieu de gagner la vie éternelle, ils seront brûlés avec l'ivraie qui les a vaincus. » (
Bruce R. McConkie, DNTC, 1:289)


Luc 8:8, 15. La bonne terre


« Si la semence tombe dans une terre productive et fertile et si elle est ensuite nourrie et soignée, elle produit une récolte. Mais même dans ce cas, tous les saints n'auront pas une récolte de la même valeur. Les degrés de réceptivité de la foi sont nombreux, la productivité de la culture a divers degrés. Tous les hommes, y compris les saints, seront jugés selon leurs œuvres. Ceux qui gardent complètement la loi de l'Évangile récolteront le centuple et hériteront la plénitude du royaume du Père. Les autres auront des récompenses moindres danses lieux qui sont préparés à cet effet. » (McConkie, DNTC, 1:289)


LUC 9



LUC 10

Luc 10:17. Ce que signifie l'appel de soixante-dix


« Les soixante-dix sont des anciens appelés à prêcher l'Évangile dans tout le monde sous la direction des douze apôtres. Un collège de soixante-dix comprend soixante-dix membres dont sept sont choisis comme présidents. La différence entre les soixante-dix et les anciens est que les soixante-dix sont des 'officiers voyageurs' de l'Église tandis que les anciens en sont les 'officiers sédentaires'. » (Widtsoe, Priesthood and Church Government, p. 115)


Luc 10:21. Qui sont les « enfants » à qui le Père donne des révélations ?


« Comparés aux savants de l'époque, comme les rabbis et les scribes, dont la connaissance ne servait qu'à leur endurcir le cœur contre la vérité, ces serviteurs dévoués étaient comme des petits enfants en humilité, en confiance et en foi. Ces enfants étaient et sont parmi les nobles du royaume. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 523)


Luc 10:27, 29, 36. Comment de nombreux dirigeants juifs de l'époque de Jésus comprenaient-ils le mot « prochain » ?


« Parmi les lois sacrées laissées par Moïse figurait le commandement : 'Tu aimeras ton prochain comme toi-même' (Lévitique 19:18). Des siècles plus tard, pour donner au peuple une interprétation étroite et non inspirée de ce commandement, les rabbis écrivirent : 'Nous ne devons pas provoquer la mort des Gentils, mais s'ils se trouvent en danger de mort, nous ne sommes pas tenus de les délivrer, c'est-à-dire, si l'un d'eux tombe à la mer, vous n'avez pas besoin de l'en sortir car un Gentil n'est pas notre prochain. » (Dummelow, A Commentary on the Holy Bible, p. 751)


Luc 10:38-42. Le dévouement de Marie et Marthe


« Il ne reprochait pas à Marthe son désir de bien faire les choses, et il n'était pas question non plus pour lui de sanctionner une négligence possible de la part de Marie. Nous devons supposer que Marie avait aidé de bon cœur avant l'arrivée du Maître ; mais maintenant qu'il était là, elle désirait rester avec lui. Si elle avait négligé coupablement son devoir, Jésus ne l'aurait pas félicitée pour ce qu'elle faisait. Ce qu'il désirait, ce n'était pas seulement des repas bien servis et du confort matériel, mais la compagnie des sœurs, et surtout leur attention réceptive à ce qu'il avait à dire. Il avait plus à leur donner qu'elles ne pouvaient lui fournir. Jésus aimait les deux sœurs aussi bien que leur frère. Ces deux femmes étaient dévouées à Jésus, et chacune s'exprimait à sa manière. Marthe était du genre pratique, se souciant de services matériels ; elle était hospitalière et pleine d'abnégation de nature. Marie, contemplative et plus encline au spirituel, montrait sa dévotion par cet autre service qu'est la compagnieet l'appréciation. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 529-530)


LUC 11

Luc 11:1-4. « Enseigne-nous à prier »


« Sans aucun doute les apôtres, étant des Juifs fidèles, étaient des hommes de prière ; pourtant, en regardant Jésus prier, ils en furent si frappés et se sentirent si humbles qu'ils lui demandèrent, quand il eut fini : 'Seigneur, enseigne-nous à prier.'


« Il leur donna un schéma simple, le même que celui qu'il avait donné dans le sermon sur la montagne. Il leur enseigna 'comment il était le plus convenable de s'adresser à la Divinité pour prier, ce qu'il fallait dire pour la louer et l'adorer, quel type de demandes les hommes doivent lui faire. Telle qu'elle se présente, c'est l'une des plus belles déclarations que l'on trouve dans les Écritures, par sa concision et son expression. Mais elle n'atteint pas cependant, la grandeur de l'une des prières que fit Jésus plus tard chez les Juifs, la grande prière sacerdotale (Jean 17), et on ne peut la comparer non plus avec l'une des prières qu'il prononça chez les Néphites (3 Néphi 19). » (McConkie, DNTC, 1:235)


Plus utiles peut-être encore que ce court modèle lui-même furent les directives et les conseils pertinents qu'il leur donna (voir Luc 11:5-13).


Luc 11:4. Comparé à Matthieu 6:13 : une phrase de moins dans Luc


Dans la prière du Seigneur telle qu'elle est rapportée dans Luc, il manque ces grandes paroles de sanctification : « Car c'est à toi qu'appartiennent dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen ! »


« La prière telle qu'elle est donnée dans Luc a été considérablement remaniée. Les spécialistes affirment que les changements… partent de la plume de Marcion, l'hérétique d'il y a près de 1800 ans. » (J. Reuben Clark, CR, avril 1954, p. 42)


Dans la Traduction de Joseph Smith, le récit de Luc comprend l'expression de respect et d'humilité qui manque dans notre version de la Bible.


Luc 11:5-13. La parabole de l'ami à minuit


« Certains considèrent que la Parabole est difficile à appliquer, puisqu'elle traite de cet élément de la nature humaine qui est égoïste et amoureux du confort, et l'utilise apparemment pour symboliser le retard délibéré de Dieu. Mais l'explication en est claire lorsque l'on examine dûment le contexte. La leçon du Seigneur que si l'homme, malgré tout son égoïsme et son peu de désir de donner, accorde néanmoins ce que son prochain lui demande à bon droit et continue à demander en dépit de ses objections et de son refus temporaire, il en est d'autant plus certain que Dieu accordera ce qu'on lui demande avec persistance, avec foi et avec une intention juste.


« Il n'y a aucun parallèle entre le refus égoïste de l'homme et l'attente sage et bienfaisante de Dieu. Il faut que l'individu soit conscient d'avoir vraiment besoin de prier, et ait réellement confiance en Dieu pour que la prière soit efficace ; et c'est avec miséricorde que le Père retarde parfois le don afin que la demande soit plus fervente. Et pour employer les termes de Jésus : 'Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent'. » (Talmage, Jésus te Christ, p. 532)


Luc 11:24-26. « Et la dernière condition de cet homme est pire que la première »


« Cela veut-il dire que celui qui a cessé de fumer ou de boire ou qui a abandonné les péchés sexuels, trouve la vie vide pendant un certain temps ? Les choses qui l'occupaient, lui plaisaient et remplissaient ses pensées sont parties, et de meilleurs remplacements n'ont pas encore rempli les vides. C'est là l'occasion que Satan attendait. L'homme prend le départ, mais peut s'apercevoir que la perte des habitudes d'hier est si grande qu'il est tenté de retourner à ses voies mauvaises et son sort empire ainsi infiniment. » (Kimball, Le miracle du pardon, p. 161)


Luc 11:32. « Les hommes de Ninive se lèveront, au jour du jugement, avec cette génération et la condamneront »


« Ce sera comme si les nations des païens et des Gentils, ceux qui n'eurent pas la loi et la lumière qu'eut Israël, devaient se lever en jugement contre le peuple choisi qui a eu de bien plus grandes occasions de faire le bien. Les païens de Ninive se repentirent quand un homme vint prêcher chez eux alors que le peuple de l'alliance de Dieu, le peuple choisi parmi tous ceux de la terre, refusa de serepentir quand le Fils de Dieu lui-même vint parmi eux. » (McConkie, DNTC, 1:278)


Luc 11:47-49. Y en a-t-il, à notre époque, qui bâtissent des tombeaux ?


« Bâtissez-vous aussi des tombeaux pour les prophètes qui sont morts et des sépulcres pour ceux qui ont vécu il y a très longtemps en méprisant ceux qui sont vivants ? » (Spencer W. Kimball, CR, octobre 1949, p. 123)


« Même dans l'Église, il y en a qui s'abaissent jusqu'à terre pour orner les tombeaux des prophètes d'hier, mais lapident mentalement les prophètes vivants. »(Spencer W. Kimball, Instructor, 95:257, août 1960)


Luc 11:52. Jésus dénonce la perte de la plénitude des Écritures


Traduction de Joseph Smith : « Malheur à vous, docteurs de la loi ! Car vous avez enlevé la clé de la connaissance, la plénitude des Écritures ; vous n'êtes pas entrés vous-mêmes dans le royaume et ceux qui voulaient y rentrer, vous les en avez empêchés. »


« Le diable mène la guerre contre les Écritures. Il les hait, il pervertit la simplicité de leur signification et quand il le peut, il les détruit. Il incite ceux qui se laissent influencer par lui à supprimer et retrancher, modifier et corrompre, retoucher et déformer. C'est pourquoi, Jésus, ici [Luc 11:52], est en train de maudire ceux qui ont contaminé et détruit les Écritures qui auraient dû guider et éclairer les Juifs. » (McConkie, DNTC, 1:624-625)


LUC 12


Luc 12:16-21. L'homme riche


« Les plans qu'il faisait pour conserver convenablement ses fruits et ses marchandises n'étaient pas mauvais en eux-mêmes, bien qu'il ait pu concevoir de meilleurs moyens de répartir ses surplus, soulager les nécessiteux, par exemple. Son péché était double : premièrement, il considérait surtout ses grandes réserves comme le moyen de s'assurer le confort personnel et celui de ses sens ; deuxièmement, il ne reconnut pas la part de Dieu dans sa prospérité matérielle, et compta même les années comme siennes. Il fut frappé au moment de sa jouissance égoïste.


« On ne nous dit pas si la voix de Dieu lui parvint comme un pressentiment terrible de sa mort imminente, ou par un messager angélique ou autrement ; mais la voix prononça sa condamnation : 'Insensé ! Cette nuit même ton âme te sera redemandée'. Il avait utilisé son temps et les pouvoirs de son corps et de son esprit à semer, à récolter et à engranger, tout cela pour lui-même. Qu'advint-il de tout cela ? À qui serait la richesse pour laquelle il avait mis son âme en danger ? S'il n'avait pas été insensé, il aurait pu se rendre compte, comme l'avait fait Salomon, de la vanité de thésauriser pour qu'un autre, d'une moralité peut-être incertaine, possède ces richesses. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 536-537)


Luc 12:36-39. « Soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces »


« C'est une petite parabole que seul Luc rapporte et qui avertit les apôtres d'être prêts pour la seconde venue du Christ qui sera soudaine. Les apôtres sont comparés aux serviteurs qui ont été laissés pour garder la maison (l'Église) pendant que le maître (le Christ) est parti à une noce (c'est-à-dire est monté aux cieux). Leurs reins sont ceints parce qu'ils ont du travail à faire dans la maison (prêcher l'Évangile et administrer l'Église) et leurs lampes sont allumées parce que leur tâche est d'éclairer un monde sombre et rempli de péché par leur exemple lumineux. Le retour des noces du Christ est son deuxième avènement ou bien cela représente le jugement qu'il fera de chaque âme à la mort. Les 'noces' ici, ne représentent pas la joie finale des bienheureux comme dans la parabole des dix vierges, mais le temps que passe le Christ à la droite de Dieu entre l'Ascension et le Second Avènement. » (Dummelow, The One Volwne Bible Commentary, p. 754-755, cité par McConkie, DNTC, 1:676)


Luc 12:49-53. Que voulut dire Jésus quand il déclara : « Je suis venu jeter un feu sur la terre » ?


« Lorsque ceux qui cherchent honnêtement la vérité acceptent l'Évangile, ils abandonnent le monde et gagnent sa haine. L'épée de la persécution, de la dissension dans le foyer et des critiques méchantes dans la famille est souvent dégainée par leurs plus proches parents. Rien que dans cette dispensation, des milliers de convertis dévoués ont été chassés de chez eux et se sont vu refuser leur héritage matériel pour avoir accepté Joseph Smith et le pur Évangile originel rétabli par son intermédiaire. » (McConkie, DNTC, 1:335)

LUC 13

Luc 13:6-9. Que signifie la parabole du figuier stérile ?


« Un homme (Dieu) avait un figuier (le restant juif de la maison d'Israël) planté dans sa vigne (le monde) ; il vint (au midi des temps) pour y chercher du fruit (la foi, la justice, les bonnes œuvres, les dons de l'Esprit) et il n'en trouva point.


« Alors, il dit au vigneron (le Fils de Dieu) : Voilà trois ans (la période du ministère de Jésus) que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n'en trouve point. Coupe-le (détruis la nation juive pour qu'elle ne soit plus un royaume organisé) : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ? (Pourquoi empêcherait-il la conversion du monde en occupant le territoire et en prenant le temps de mes serviteurs ?)


« Le vigneron (le Fils de Dieu) lui répondit (à Dieu) : Seigneur, laisse-le encore cette année ; je creuserai tout autour et j'y mettrai du fumier (je prêcherai l'Évangile, j'élèverai une voix d'avertissement, je montrerai des signes et des prodiges, j'organiserai l'Église et je donnerai à la nation juive toutes les possibilités de se convertir). Peut-être à l'avenir donnera-t-il du fruit (la nation juive sera conservée en nation organisée et ses membres obtiendront l'exaltation) ; sinon, tu le couperas (tu détruiras la nation juive, elle deviendra un objet de moquerie et de risée et les Juifs seront éparpillés parmi toutes les nations). » (McConkie, DNTC, 1:477)

LUC 14

Luc 14:12-24. Quelle est la signification de la parabole des conviés ?


« Il laissa aux savants à qui l'histoire était adressée le soin d'expliquer la parabole. Certains d'entre eux en sonderaient certainement le sens, du moins en partie. Le peuple de l'alliance, Israël, était les hôtes spécialement invités. Ils avaient été conviés longtemps à l'avance, et en professant eux-mêmes appartenir au Seigneur, avaient accepté de prend re part à la fête. Lorsque tout fut prêt, le jour désigné, ils furent respectivement convoqués par le Messager qui avait été envoyé par le Père ; il était à ce moment même au milieu d'eux. Mais les soucis des richesses, l'attrait des choses matérielles et les plaisirs de la vie sociale et domestique les occupaient tout entiers, et ils demandaient à être excusés ou déclaraient irrespectueusement qu'ils ne pouvaient pas ou ne voulaient pas venir.


« Alors la joyeuse invitation devait être portée aux Gentils, qui étaient considérés comme spirituellement pauvres, estropiés, aveugles et boiteux. Et plus tard, même les païens en dehors des murs, les étrangers dans les portes de la ville sainte seraient invités au souper. Ceux-ci, surpris de cette invitation inattendue, hésiteraient, jusqu'au moment où, par des exhortations et des assurances véritables qu'ils étaient réellement compris parmi les invités, ils se sentiraient contraints ou obligés de venir. Les dernières paroles du Seigneur prévoient que certaines des personnes impolies arriveraient plus tard, après s'être occupées de leurs affaires plus absorbantes : 'Car je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon souper'. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 552-553)


Luc 14:28-30. « Lequel de vous, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense ? »


« Les convertis doivent calculer la dépense avant d'entrer dans l'Église… Ils ne doivent entrer dans le royaume que s'ils sont prêts à faire les sacrifices requis… Ils doivent faire tout le chemin pour la cause de l'Évangile ou rester en dehors complètement… Ils ne doivent pas le suivre s'ils ne sont pas capables de persévérer dans sa parole et faire les choses qu'il enseigne et commande.


« Les saints tièdes sont damnés ; s'ils ne se repentent pas et ne deviennent zélés, le Seigneur a promis de les vomir de sa bouche (Apocalypse 3:14-19). Seuls les vaillants obtiennent le salut céleste ; les saints 'qui ne sont pas vaillants dans le témoignage de Jésus' ne peuvent accéder plus haut que le royaume terrestre(voir D&A 76:79). » (McConkie, DNTC, 1:504)


LUC 15


Luc 15:4-7. La brebis perdue


« Les brebis vont où il y a de l'herbe. Il semble que la brebis de la parabole ne se soit pas perdue en désobéissant délibérémment ou par négligence de sa part. Elle a simplement pris un autre chemin à la recherche de pâturages plus verts et s'est bientôt égarée.


« Je vous le demande ce soir, comment cette brebis s'est-elle égarée ? Elle n'était pas rebelle. Si vous étudiez bien la comparaison, la brebis cherchait sa nourriture d'une façon parfaitement légitime, mais peut-être stupidement ou alors par inconscience, elle s'est laissée attirer par le champ, par la perspective d'une herbe meilleure jusqu'à ce qu'elle finisse par s'éloigner du troupeau et se perde.


« C'est ainsi qu'il y a des jeunes gens et des jeunes filles dans l'Église qui s'égarent loin du troupeau d'une façon parfaitement légitime. Ils cherchent la réussite, réussite dans les affaires, dans leur métier et assez vite ils se désintéressent de l'Église et finissent par perdre le contact avec le troupeau. Ils se sont égarés du chemin de la véritable réussite, peut-être stupidement, par inconscience, dans certains cas, peut-être volontairement. Ils ne voient plus ce qui constitue la véritable réussite. » (David O. McKay, CR, avril 1945, p. 120)


Luc 15:9-10. La drachme perdue


« Dans ce cas, la chose perdue n'en est pas elle-même responsable. Celui à qui elle avait été confiée l'avait, par insouciance ou par négligence, égarée ou laissée tomber. Cela fait une différence et, des trois, c'est celle qui s'applique à nous… Ce qui nous a été confié, ce n'est pas seulement des pièces de monnaie, mais des âmes vivantes d'enfants, de jeunes gens et d'adultes. Elles nous ont été confiées… Une jeune fille peut s'éloigner à cause d'une réflexion désobligeante d'une autre jeune fille de son âge à la SAM… et la présidente des jeunes filles la laisse partir, néglige d'aller la rechercher le jeudi soir suivant et de l'inviter à revenir. Une autre personne peut s'égarer à cause de l'inactivité de son instructeur de l'École du dimanche ou de l'indifférence de cet instructeur qui est satisfait d'avoir quinze personnes ce matin au lieu de penser aux quinze autres qui sont en train d'errer à cause de sa négligence. » (David O. McKay, CR, avril 1945, p. 121-122)


Luc 15:11-32. Quelques commentaires sur la parabole du fils prodigue


« Je pense qu'il est significatif que le Seigneur ait bien fait comprendre dans sa parabole que le jeune fils avait beaucoup perdu en s'égarant, mais, dans une certaine mesure au moins, il a payé par ses souffrances et sa déchéance. C'est une exigence de la justice. Mais une fois que le châtiment fut donné, le cœur aimant du père se réjouit de la repentance et du retour de son fils. Quel encouragement à la repentance ! Que c'est bon de savoir que le Père est miséricordieux et qu'il pardonne ! C'est mieux de ne pas avoir transgressé, mais c'est merveilleux d'être accepté quand on revient ! » (Stephen L. Richards, CR, avril 1956, p. 93)


« La troisième parabole est celle du fils prodigue, 'le plus jeune fils' nous dit-on, qui, donc, manquait de maturité dans son jugement. Il ne voulait plus être contraint et supportait mal d'être guidé par son père. Il est évident qu'il aspirait à la soi disant liberté, qu'il voulait, comme on dit, voler de ses propres ailes. Alors, il dit : 'Mon père, donne-moi ma part, que je m'en aille.' Le père la lui donna et le garçon s'en alla.


« Nous sommes en présence d'un cas d'exercice de la volonté, d'un choix, d'un choix délibéré. Dans un sens, c'est un cas de rébellion contre l'autorité. Et que fit-il ? Il dissipa son bien dans une vie de débauche, le dilapida avec des prostituées. C'est une des façons de se perdre.


« Les jeunes gens qui commencent à se laisser aller à leurs appétits et à leurs passions sont sur la pente de l'apostasie aussi sûrement que le soleil se lève à l'est. Et il n'y a pas que les jeunes. N'importe quel homme ou n'importe quelle femme qui prend cette route de l'intempérance et de la vie dissolue se séparera du troupeau aussi inévitablement que la nuit suit le jour.


« 'Mon esprit ne restera pas à toujours dans l'homme' (Genèse 6:3), dit le Seigneur. 'Mon esprit ne demeurera pas dans un tabernacle impur.' Celui qui essaie de mener une double vie, celui qui la mène en violation des alliances qu'il a contractées est, comme l'a dit quelqu'un, 'soit un fourbe soit un sot'. Souvent, il est les deux parce qu'il fait usage de son libre arbitre pour satisfaire ses passions, pour gaspiller ses biens en menant une vie de débauche, pourvioler les alliances qu'il a contractées dans la maison du Seigneur.


« Dans ces cas-là, nous ne pouvons pas faire grand-chose, seulement mettre en garde la personne qui s'est égarée et prier pour elle jusqu'à ce que, comme le fils prodigue, 'elle rentre en elle-même'. » (David O. McKay, avril 1945, CR, p. 122-123)


Luc 15:11-32. Quelles sont les conséquences du péché ?


« J'ai toujours eu l'impression que le Sauveur avait voulu que le père de la parabole représente notre Père éternel à tous. Il connaissait la rigidité de la loi juive. Il savait quel terrible délit c'était de renoncer à son patrimoine, un délit impardonnable, je suppose, dans la maison juive. Ainsi, il fit revenir vers son père ce fils égaré non pour qu'il soit rejeté, mais bien reçu et aimé. Il ne fit pas redonner au jeune fils tous les droits auxquels il avait renoncé. L'aîné, qui avait toujours fait son devoir, se plaignit du festin qui avait été organisé pour le retour de son jeune frère, mais le père le consola en lui disant : 'Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi', puis il répéta à l'aîné ce qu'il avait dit au plus jeune : 'Il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé' (Luc 15:31-32).


« Tous les choix que nous faisons élargissent ou réduisent le domaine dans lequel nous pouvons prendre et fixer nos décisions dans l'avenir. Quand nous faisons un choix, nous sommes irrévocablement engagés à accepter les conséquences de ce choix. Jésus, dans sa parabole du fils prodigue, donne une illustration classique de cette vérité.


« Vous vous rappelez sans doute que dans cette parabole, un jeune homme, exerçant son droit fondamental de choisir, décide de prendre la partie qui lui revient des biens de son père et de s'en aller voir le monde. C'est ce qu'il fait tandis que la nature suit son cours uniforme. Quand sa fortune fut dilapidée, il fait un autre choix qui le ramène chez lui où l'attendent 'l'anneau, la robe et le veau gras'. Son père, très heureux, l'accueille à bras ouverts. Mais les conséquences de sa première décision restent pour lui car la femme est partie. Le 'père' lui-même ne peut pas détruire les effets de sa renonciation. » (Collins, Such Is Life, p. 85-88 ; voir aussi Marion G. Romney, CR, octobre 1968, p. 65)


LUC 16

Luc 16:8. « Les enfants de ce siècle sont plus prudents à l'égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière »


À première lecture, la parabole de l'économe infidèle semble être une justification de la malhonnêteté dans son emploi. Une étude attentive montrera cependant que cette parabole a été donnée pour enseigner le soin avec lequel les saints de Dieu doivent entreprendre la tâche de préparer leur avenir éternel. Sachant qu'il ne lui restait que peu de temps dans son emploi, l'économe essaya avec sagesse d'essurer son avenir en se gagnant quelques amis.


« Ce n'était pas la malhonnêté de l'économe qui était exaltée, mais sa prudence et sa prévoyance qui furent félicitées, car s'il avait mal utilisé les biens de son maître, il avait soulagé les débiteurs, et ce faisant il n'avait pas outrepassé ses pouvoirs légaux, car il était toujours économe bien qu'il ait été moralement coupable de méfaits. Nous pouvons résumer la leçon de cette manière : Utilisez votre richesse de manière à vous assurer des amis plus tard. Soyez diligent, car le jour où vous pouvez utiliser vos richesses terrestres passera bientôt. Prenez de la graine même des gens malhonnêtes et méchants ; s'ils sont prudents au point de prévoir le seul avenir qu'ils puissent imaginer, combien plus vous, qui croyez en un avenir éternel, ne devez-vous pas prévoir ! » (Talmage, Jésus le Christ, p. 566)


Luc 16:19-31. Que nous apprend la parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare sur le monde des esprits ?


Dans la célèbre parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare nous sont présentés deux états différents des hommes dans le monde qui se trouve après la mort : 'Le sein d'Abraham' et 'le séjour des morts', le premier étant décrit comme un lieu de repos, le deuxième comme un lieu de tourments. Entre les deux se trouve 'un grand abîme' qui empêche toute communication entre les deux. Telle était la situation avant la visite que fit le Christ au monde des esprits entre le moment de sa mort et celui de sa résurrection. La visite du Sauveur dans le monde des esprits établit un pont au-dessus de l'abîme séparant le paradis (le sein d'Abraham) et l'enfer ce qui permit aux esprits en prison de recevoir le message de l'Évangile par les officiers autorisés.


« Il n'y eut pas de communication entre les esprits qui se trouvaient au paradis et ceux qui se trouvaient en enfer jusqu'à ce que le Christ ait jeté le pont sur le 'grand abîme' sépare ces deux demeures (voir Alma 40:11-14). Il fit cela pendant que son corps reposait dans la tombe de Joseph d'Arimathée et que son propre esprit désincarné continuait à exercer son ministère auprès des hommes dont l'esprit se trouvait en prison (voir 1 Pierre 3:18-21 ; 4:6). 'Jusqu'à ce jour-là' les prisonniers restèrent enfermés et l'Évangile ne leur fut pas prêché (voir Moïse 7:37-39). L'espoir de salut pour les morts était encore futur. » (McConkie, DNTC, 1:521)


« Mais maintenant, depuis que notre Seigneur a proclamé 'aux captifs la liberté et aux prisonniers la délivrance' (Ésaïe 61:1), l'Évangile est prêché partout dans le monde des esprits, la repentance est accordée à ceux qui la recherchent et les ordonnances vicariales sont accomplies dans les temples de la terre et il y a un espoir de salut pour l'esprit des hommes qui auraient accepté l'Évangile de tout leur cœur dans cette vie s'ils en avaient eu l'occasion » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 144).


« Hadès, shéol, paradis, esprit en prison, c'est tout un : c'est un monde des esprits. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 434)


Luc 16:31. « S'ils n'écoutent pas Moise et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait »


« Ici sont enseignées deux grandes vérités éternelles : (1) Dieu choisit et envoie ses propres représentants et ses témoins aux hommes mortels pour crier repentance et prêcher l'Évangile du salut. Si les hommes ne tiennent pas compte de ce message, ils sont damnés. Et, (2) Ceux qui refusent d'entendre les oracles vivants qui leur sont envoyés à leur époque et qui refusent de croire les enseignements des anciens prophètes qui leur sont rapportés ne se convertiraient pas par une démonstration de miracles, fût-ce la résurrection de personnes mortes.


« Lazare ressuscita des morts sur l'ordre de Jésus et revint parmi les hommes, redevenu un être mortel. Au lieu de se convertir, de nombreux Juifs rebelles cherchèrent à faire périr Jésus pour empêcher que des personnes réceptives ne croient en lui et en son pouvoir divin (voirJean 11:1-52 ; 12:10-11). Notre Seigneur lui-même est ressuscité des morts en une glorieuse immortalité, il est apparu à de nombreuses personnes et il a envoyé des témoins dans le monde entier attesterde sa résurrection et pourtant les hommes n'ont pas cru. » (McConkie, DNTC, 1:522)


LUC 17

Luc 17:14. Pourquoi les lépreux devaient-ils aller se montrer aux sacrificateurs ?


« Pour un lépreux, 'pour le jour de sa purification', le moyen prescrit pour obtenir la permission de rentrer dans la société était de se montrer aux sacrificateurs du peuple (voir Lévitique 14:2-3). Jésus dit aussi aux lépreux de se montrer aux sacrificateurs pour éprouver leur foi. Ils crurent tous les dix et firent ce qui leur était demandé pour guérir et c'est 'pendant qu'ils allaient' voir les sacrificateurs qu'ils furent tous guéris. » (McConkie, DNTC, 1:536)


Luc 17:17-18. « Les dix n'ont-ils pas été guéris ? »


« Celui qui revint remercier Jésus était un Samaritain et peut-être que cette démonstration de gratitude faite par un Samaritain était une autre preuve pour les apôtres que tous les hommes sont acceptables par le Seigneur et que la supériorité exclusive à laquelle prétendaient les Juifs en tant que peuple élu devait bientôt être remplacée par le commandement de porter l'Évangile de paix à tous les peuples. » (McConkie, DNTC, 1:537)


Luc 17:20. Pourquoi Jésus dit-il : « Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards »


« Les prophéties prédisant les événements relatifs à la première et à la seconde venue du Messie étaient confondues dans l'esprit des Juifs. Ils croyaient à tort qu'à sa première venue il manifesterait son pouvoir qui renverserait et détruirait tous les royaumes terrestres. C'est pourquoi, se basant sur une fausse promesse, en se moquant de lui, ils exigeaient une réponse à leur question sarcastique : 'Si tu es le Messie promis comme tu as prétendu l'être si souvent, quand manifesteras-tu ton pouvoir, quand le joug romain sera-t-il brisé, quand leroyaume de Dieu viendra-t-il vraiment ?' » (McConkie, DNTC, 1:539)


LUC 18

Luc 18:1-8. Pourquoi le Seigneur raconta-t-il la parabole du juge inique ?


« Le juge était un homme pervers ; il refusait la justice à la veuve, qui ne pouvait obtenir réparation de nul autre. Il fut poussé à agir par le désir d'échapper aux importunités de la femme. Évitons l'erreur de comparer son action égoïste avec les voies de Dieu. Jésus ne voulait pas dire que Dieu céderait finalement aux supplications de la même manière que le juge inique l'avait fait ; mais il fait remarquer que si même un être tel que ce juge, qui 'ne craignait point Dieu et qui n'avait d'égard pour personne', finissait par écouter la veuve et lui accorder ce qu'elle demandait, nul ne devrait douter que Dieu, le Juste et le Miséricordieux, écouterait et répondrait. L'entêtement du juge, bien qu'entièrement pervers de sa part, peut avoir été finalement avantageux pour la veuve. Si elle avait aisément obtenu réparation, elle aurait pu devenir de nouveau imprudente, et il aurait pu se faire qu'un adversaire pire encore que le premier l'opprime. Le but dans lequel le Seigneur donna cette parabole est déclaré expressément : pour montrer qu'il faut toujours prier, et ne point se relâcher. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 533)


Luc 18:9-14. Pourquoi le Seigneur a-t-il raconté la parabole du pharisien et du publicain ?


« Il nous est dit expressément que cette parabole fut donnée au profit de certaines personnes qui étaient assurées que leur pharisaisme serait certainement justifié devant Dieu. Elle ne s'adressait pas spécialement aux pharisiens ni aux publicains. Les deux personnages représentent des classes extrêmement séparées. Il se peut que l'esprit de satisfaction pharisaïque de soi ait abondamment existé parmi les disciples et même un peu parmi les Douze… La parabole peut s'appliquer à tous les hommes ; sa morale fut résumée dans une répétition des paroles de notre Seigneur prononcées dans la maison du chef pharisien. » (Talmage, Jésus leChrist, p. 576-577)


LUC 19

Luc 19:11-28. Pourquoi Jésus a-t-il raconté la parabole des mines ?


« Jésus voyageait vers Jérusalem pour la dernière fois. Dix jours plus tard environ, il allait mourir sur la croix et les Juifs, en général, croiraient qu'il n'avait pas réussi à établir le royaume messianique promis. Pour corriger l'idée fausse que le 'royaume de Dieu' (c'est-à-dire le royaume politique, le royaume qui gouvernerait toutes les nations ayant à sa tête le Messie roi, le royaume du millénium) 'allait apparaître' à l'instant, Jésus donna la parabole des mines. » (McConkie, DNTC,1:571)


Luc 19:41. Jésus pleura sur Jérusalem


« Selon la tradition, quand Jésus prononça ces mots, il se tenait sur le mont des Oliviers, en face d'un point des murailles qui entourent Jérusalem qui se trouve à quelques mètres mètres au sud de la Belle Porte. De cet endroit, on a une très belle vue de cette ville historique.


« Elle est merveilleusement pittoresque avec ses anciennes maisons aux toits plats, ses tours d'églises et ses dômes de mosquées couvrant les quatre collines sur laquelle Jérusalem est construite. La vue est impressionnante, même à l'heure actuelle ; elle a dû beaucoup inspirer Jésus quand il la contempla dans toute sa splendeur du temps d'Hérode.


« Mais c'était les habitants de la ville et non les belles constructions ou le beau panorama que le Sauveur vit, les yeux embués de larmes, quand il s'écria en pleurant : 'Si tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux' (Luc 19:42). Il vit le peuple divisé en sectes rivales en conflit les unes contre les autres, chacune professant avoir plus de sainteté et de justice que l'autre et fermant toutes les yeux à la vérité.


« Il y avait les Juifs hébraïques, conservateurs, s'en tenant rigidement à la loi mosaïque. Il y avait les esprits plus libéraux, les juifs hellénisants dont le point de vue avait été modifié par la philosophie païenne. Il y avait quelques Esséniens avec leur ascétisme, qui rejetaient la Prêtrise d'Aaron. Il y avait les Sadducéens qui observaient le sabbat de façon formelle et vide et qui niaient la résurrection. Et enfin, les Pharisiens qui faisaient l'aumône pour être vus des hommes, qui portaient de larges phylactères, qui étaient avares et cupides, qui affirmaient hautainement avoir la pré-éminence et dont l'hypocrisie était cachée le plus souvent sous une apparence vénérable de sainteté supérieure.


« Il n'est pas étonnant que le Sauveur, voyant ces divisions parmi son peuple, ait prié le Père avec tant de ferveur pour son petit troupeau ('qu'ils soient un comme nous sommes un'). Il n'est pas étonnant que le Sauveur, discernant parfaitement la tromperie et l'hypocrisie sous le vernis extérieur de la religion ait prononcé une dénonciation si cinglante quand il a dit :


« 'Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n'y entrez pas vous-mêmes, et vous n'y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer' (Matthieu 23:13).


« Voilà comment étaient les gens que vit le Fils de l'Homme quand il se tint il y a vingt siècles sur le mont des Oliviers et que, voyant la ville, il 'pleura sur elle'. » (David O. McKay, CR, octobre 1944, p. 77-78)


LUC 20



LUC 21



LUC 22

Luc 22:3. Satan entra-t-il littéralement dans le corps de Judas ?


« C'est possible, car Satan est un être spirituel qui fut engendré de Dieu dans la pré-existence et qui fut précipité des cieux à cause de sa rébellion. Lui et ceux qui le suivirent, qui sont aussi des êtres spirituels, ont le pouvoir, dans certains cas, d'entrer dans le corps des hommes ; ils sont aussi parfois chassés, par le pouvoir de la prêtrise, de ces corps dans lesquels ils sont entrés illégalement (voir Marc 1:21-28). Mais si le corps de Judas n'était pas littéralement possédé par Satan, cependant, ce membre traître des Douze était totalement soumis à la volonté du diable. 'Avant que Judas ne vende le Christ aux Juifs, il s'était vendu au diable ; il était devenu le serf de Satan et obéissait aux ordres de son maître' (Talmage, Jésus le Christ, p. 721). » (McConkie, DNTC, 1:702)


Luc 22:44. « Étant en agonie, il priait plus instamment »


« Quel exemple parfait ! Il avait beau être le Fils de Dieu et même avoir été fortifié par un ange, il pria avec une foi encore plus grande ; il grandit même en grâce et atteint les hauteurs les plus élevées de l'unité spirituelle avec le Père. C'est à très juste titre que Paul, parlant de cette heure, écrivit : 'Dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien qu'il soit Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel' (Hébreux 5:7-9). » (McConkie, DNTC, 1:776)


Mais qu'est-ce qui causa la souffrance intense du Sauveur ?


« Jésus devait ôter le péché par le sacrifice de sa propre personne… Et comme, dans sa propre personne, il portait les péchés de tous et les expiait en se donnant lui-même en sacrifice, c'est pourquoi il fut accablé du poids de la souffrance de tous les âges et de toutes les générations, l'indescriptible souffrance due à ce sacrifice expiatoire par lequel il portait les péchés du monde et souffrit dans sa propre personne les conséquences de la violation par l'homme d'une loi éternelle de Dieu. De là la profonde affliction, l'angoisse indescriptible, la torture accablante qu'il souffrit pour se soumettre au décret éternel de Dieu et aux exigences d'une loi inexorable.


« La souffrance du Fils de Dieu n'était pas simplement la souffrance due à sa mort ; car en réalisant l'expiation pour les péchés du monde, il portait le poids, la responsabilité et le fardeau des péchés de tous les hommes, ce qui, pour nous, est inconcevable…


« Gémissant sous le poids de cette charge accumulée, sous cette force intense et incompréhensible, cette terrible exigence de la loi divine devant laquelle l'humanité faible reculait et la souffrance extrême lui faisant transpirer de grosses gouttes de sang, il en arriva à s'exclamer : 'Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi.' Dans ce lieu solitaire, il avait lutté pour supporter la charge la plus lourde qui soit, il avait combattu les puissances des ténèbres déchaînées contre lui. Placé au-dessous de toutes choses, l'esprit accablé de souffrances et de douleur, seul et apparemment sans soutien et abandonné, dans son agonie, c'est du sang qui sortit de ses pores. » (Taylor, The Mediation and Atonement, p. 149-150)


Luc 22:44. « Et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre »


« L'agonie que le Christ éprouva dans le jardin, l'esprit limité ne peut en sonder ni l'intensité ni la cause. La pensée qu'il ait souffert par crainte de la mort est intenable. Pour lui, la mort était préliminaire à la résurrection, au retour triomphal auprès du Père d'où il était venu et à un état de gloire qui transcendait même celui qu'il possédait précédemment ; et en outre, il était dans son pouvoir de donner volontairement sa vie.


« Il luttait et gémissait sous un fardeau dont aucun autre être qui a vécu sur la terre ne pourrait même concevoir la possibilité. Ce n'était pas une douleur physique ni une angoisse mentale uniquement qui lui firent souffrir une torture telle qu'elle produisit un suintement de sang de chaque pore, mais une angoisse spirituelle comme seul Dieu était capable d'en ressentir. Aucun autre homme, quelque grande que puisse être son endurance physique ou mentale, n'aurait pu souffrir ainsi ; car son organisme humain aurait succombé et la syncope aurait produit la perte de conscience et un oubli bienvenu.


« Dans cette heure d'angoisse, le Christ rencontra et vainquit toutes les horreurs que Satan, 'le prince de ce monde' pouvait infliger. La lutte effrayante que le Seigneur dut livrer dans les tentations qui l'assaillirent immédiatement après son baptême était dépassée et jetée dans l'oubli par cette lutte suprême avec les puissances du mal. D'une certaine manière, terriblement réelle bien qu'incompréhensible à l'homme, le Sauveur prenait sur lui le fardeau des péchés de l'humanité depuisAdam jusqu'à la fin du monde. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 745-746)


LUC 23

Luc 23:6-11. Le Christ devant Hérode


« Si effrayé qu'Hérode ait pu être jadis de Jésus, qu'il avait superstitieusement cru être la réincarnation de sa victime assassinée, Jean-Baptiste, ce sentiment était maintenant remplacé par un intérêt amusé lorsqu'il vit, lié devant lui, le célèbre prophète de Galilée, accompagné d'une garde romaine et de fonctionnaires ecclésiastiques. Hérode commença à questionner le Prisonnier, mais Jésus resta silencieux. Les principaux sacrificateurs et les scribes exprimèrent avec véhémence leurs accusations, mais le Seigneur ne prononça pas un mot. Hérode est le seul personnage de l'histoire à qui Jésus, pour autant qu'on le sache, appliqua personnellement une épithète méprisante. 'Allez dire à ce renard', dit-il un jour à certains pharisiens qui étaient venus le trouver pour lui dire qu'Hérode avait l'intention de le tuer.


« Pour autant que nous le sachions, Hérode se distingue en outre par ce qu'il est le seul être qui ait vu le Christ face à face et lui ait parlé sans jamais entendre sa voix. Pour les pécheurs repentants, les femmes en pleurs, les enfants babillards, pour les scribes, les pharisiens, les sadducéens, les rabbis, pour le souverain sacrificateur parjure et son sujet obséquieux et insolent, et pour Pilate le païen, le Christ avait des paroles – de réconfort ou d'enseignement, d'avertissement ou de réprimande, de protestation ou de dénonciation -et cependant pour Hérode, le renard, il n'avait qu'un silence dédaigneux et royal.


« Piqué au vif, Hérode passa des questions insultantes à des actes de dérision méchante. Ils se moquèrent, lui et ses soldats, des souffrances du Christ, et le traitèrent 'avec mépris', puis, après l'avoir, pour se moquer de lui, 'revêtu d'un habit éclatant, il le renvoya à Pilate'. Hérode n'avait rien trouvé en Jésus qui justifie une condamnation. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 774-775)


Luc 23:34. « Pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font »


« (Sa première parole sur la croix) est une demande de pardon dans un sens particulier et limité du terme. Jésus était le Fils de Dieu ; en tant que tel, il avait le pouvoir de pardonner les péchés, pouvoir qu'il avait exercé librement quand les circonstances s'y prêtaient (voir Matt. 9:2-8).


« Mais ici, il n'exerce pas ce pouvoir. Il ne dit pas : 'Tes péchés te sont pardonnés' comme il avait coutume de le faire en d'autres occasions. Il ne demande pas non plus au Père de pardonner les péchés de ces personnes dans le sens de les purifier du péché de façon à pouvoir être qualifiées pour entrer dans l'Église ou hériter du royaume céleste. La loi par laquelle on obtient ce pardon exige le repentir et le baptême. Ce qu'il veut dire plutôt c'est : 'Père ne leur impute pas ce péché, car ils agissent selon les ordres qui leur sont donnés. Ceux qui sont pleinement et réellement coupables sont leurs gouverneurs et les Juifs qui ont conspiré pour me faire condamner. Ce sont Caïphe et Pilate qui savent que je suis innocent. Ces soldats ne font qu'exécuter leurs ordres'.


« Il faut bien remarquer que Jésus n'a pas prié pour Judas qui l'a trahi, ni pour Caïphe et les principaux sacrificateurs qui ont conspiré contre lui, ni pour les faux témoins qui perdirent leur âme en parjurant devant le sanhédrin et les salles de jugement de Rome, ni pour Pilate et Hérode qui, l'un et l'autre, auraient pu le libérer, ni pour Lucifer dont le pouvoir et la force de persuasion sont à la base de toute cette machination. Tous ceux-là sont laissés aux mains du Juge éternel qui les traitera selon leurs œuvres . La miséricorde ne peut pas aller à l'encontre de la justice ; le coupable ne reste pas libre simplement parce que le juste ne porte pas d'accusation contre lui.


« Là, sur la croix, Jésus met simplement en application son propre commandement de pardonner à nos ennemis et de bénir ceux qui nous maudissent. » (McConkie,
DNTC, 1:818-19)


« Quand le Seigneur, au moment de mourir, se tourna vers le Père et demanda : 'Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font' (Luc 23:34), il parlait des soldats qui le crucifiaient. Ils agissaient sous l'autorité d'une nation souveraine. C'étaient les Juifs qui étaient coupables de la mort du Seigneur. Encore,une fois, comment pouvait-il leur pardonner, comment son Père pouvait-il leur pardonner, alors qu'ils ne se repentaient pas. Ces gens méchants qui s'écrièrent : 'que son sang retombe sur nous et sur nos enfants !' (Matt. 27:25) ne s'étaient pas repentis. Ceux qui 'l'injurièrent' sur le Calvaire (Matt. 27:39) ne s'étaient pas repentis. Les dirigeants juifs qui jugèrent illégalement Jésus, exigeant de Pilate qu'il le crucifie et incitèrent la foule à ses actes les plus vils, ne s'étaient pas repentis. Pas plus que les soldats romains qui, bien que certainement tenus par la loi militaire de crucifier Jésus comme on le leur commandait, n'étaient absolument pas obligés d'ajouter les insultes et les cruautés auxquelles ils soumirent le Sauveur avant sa crucifixion. » (Spencer W. Kimball, Le miracle du pardon, p. 156-157)


Luc 23:43. Aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis


Au voleur sur la croix qui lui demandait de se souvenir de lui après la mort, le Sauveur répondit en lui donnant tout l'espoir possible : « Aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis.


« C'est-à-dire, aujourd'hui tu seras avec moi dans le monde des esprits où l'Évangile te sera enseigné et où tu auras une réponse à tes questions. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 434).


« Jésus n'a pas laissé entendre qu'un malfaiteur pouvait se repentir sur son lit de mort, mais ce qu'il a fait, c'est accepter le grain de foi et de repentance qui se montre chez un homme pénitent. Comme toujours, les efforts du Seigneur ont tendu à donner la plus grande espérance possible à celui qui setournerait de l'obscurité à la lumière éternelle. » (McConkie, DNTC, 1:823-824)


Luc 23:46. Je remets mon esprit entre tes mains


Quand il comprit que l'œuvre de sa vie mortelle était terminée, à ce moment-là seulement, il dit avec humilité, respect et soulagement ce qu'il avait décidé de sa propre volonté : 'Père, je remets mon esprit entre tes mains'. Jésus inclina la tête et passa volontairement de cette vie dans l'autre.


« Jésus le Christ était mort. Sa vie ne lui avait été enlevée que parce qu'il l'avait permis. Aussi doux et bienvenu qu'aurait été le soulagement procuré par la mort à chacune des étapes précédentes de sa souffrance. de Gethsémané à la croix, il vécut jusqu'à ce que tout soit accompli comme prévu.


« À notre époque,la voix du Seigneur Jésus s'est fait entendre, confirmant qu'il avait souffert et qu'il était mort. et définissant le dessein éternel qui avait été ainsi accompli. Ecoutez et faites attention à ses paroles : 'Car voici, le Seigneur, votre Rédempteur, la souffert la mort dans la chair et il a éprouvé les souffrances de tous les hommes, afin que tous les hommes puissent se repentir etvenir à lui' (D&A 18:11). » (Talmage, Jésus le Chris, p. 806)


LUC 24

Luc 24:10-11. Pourquoi les apôtres ne crurent-ils pas ce que leur disaient Marie de Magdala et les autres femmes ?


« Marie de Magdala et les autres femmes racontèrent aux disciples l'histoire merveilleuse de leurs expériences respectives, mais les frères ne purent ajouter foi à leurs paroles ; ils 'tinrent ces discours pour des rêveries, et ils ne crurent pas ces femmes'. Après tout ce que le Christ avait enseigné concernant sa résurrection des morts en ce troisième jour, les apôtres étaient incapables d'accepter la réalité de l'événement ; dans leur esprit, la résurrection était un événement mystérieux et lointain, et non une possibilité actuelle. Il n'y avait ni précédent ni analogie pour soutenir les histoires que ces femmes racontaient – d'un mort qui serait revenu à la vie, avec un corps de chair et d'os que l'on pouvait voir et toucher – à part les cas du jeune homme de Naïn, de la fille de Jaïrus et du bien-aimé Lazare de Béthanie ; mais ils voyaient les différences essentielles qui existaient entre ces cas de restitution à un renouveau de vie mortelle et la nouvelle de la résurrection de Jésus.


« La douleur et le sentiment de perte irréparable qui avaient caractérisé le sabbat de la veille, étaient remplacés, en ce premier jour de la semaine, par une perplexité profonde et des doutes en conflit. Mais alors que les apôtres hésitaient à croire que le Christ soit réellement ressuscité, les femmes, moins sceptiques, plus confiantes,
savaient, car elles l'avaient vu et avaient entendu sa voix, et certaines d'entre elles lui avaient touché les pieds. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 832-833)


Luc 24:13. Quelle distance y avait-il d'Emmaüs à Jérusalem et où le village se trouvait-il ?


« Emmaüs se trouvait à soixante stades (environ 12 kilomètres) de Jérusalem. L'emplacement du village n'a pas été défini jusqu'à présent. » (Smith, A Dictionary of the Bible, éd. révisée, rubrique « Emmaüs »)


Luc 24:34. Pourquoi Jésus apparut-il à Pierre en dehors des autres ?


« C'est la seule allusion que les évangélistes font à l'apparition personnelle que le Christ accorda ce jour-là à Simon Pierre. L'entrevue entre le Seigneur et son apôtre, jadis renégat, mais maintenant repentant, dut être pénible. La pénitence pleine de remords que Pierre avait manifestée pour son reniement du Christ dans le palais du souverain sacrificateur était profonde et pitoyable ; il se peut qu'il ait douté que le Maître puisse jamais l'appeler encore son serviteur ; mais le message du tombeau que les femmes apportèrent dans lequel le Seigneur envoyait ses salutations aux apôtres qu'il désignait pour la première fois comme ses frères, titre honorable et affectueux, dont Pierre n'avait pas été exclu, avait dû engendrer de l'espoir en lui ; en outre, dans la mission dont ils avaient chargé les femmes, les anges avaient mis Pierre en avant en le citant tout spécialement. Le Seigneur alla trouver Pierre repentant, pour apporter, nous n'en doutons pas, le pardon et le rassurer avec amour. L'apôtre lui-même conserve un silence respectueux au sujet de cette visite, mais Paul en parle lorsqu'il cite les preuves incontestables de la résurrection du Seigneur. » (Talrnage, Jésus le Christ, p. 838-839).


Mais le fait que Jésus ait apparu à Pierre a peut-être encore une autre signification.


« Auparavant, au cours de son ministère mortel, Jésus avait annoncé qu'il confèrerait les 'clés du royaume' à Pierre (Matthieu 16:19). Pierre, Jacques et Jean (qui présidaient avec lui) reçurent ces clés sur la montagne de la Transfiguration (voir Matthieu 17:1-8 ; Luc 9:28-36). Après cela, ils 'agirent en tant que membres de la Première Présidence de l'Église à leur époque' (Smith, Doctrines of Salvation, 3:152).


« 'Ces clés appartiennent toujours à la présidence de la Haute-Prêtrise' (D&A 81:2) et ne peuvent être employées dans leur plénitude sur la terre que par un seul homme à la fois ; et cet homme, dans la période qui suivit immédiatement l'ascension au ciel de Jésus était Pierre. Il se peut donc que l'apparition de Jésus à Pierre en particulier soit liée, d'une certainefaçon, au principe des clefs. » (McConkie, DNTC, 1:851)

 

JEAN

I 01 I 02 I 03 I 04 I 05 I 06 I 07 I 08 I 09 I 10 I 11 I 12 I 13 I 14 I 15 I 16 I 17 I 18 I 19 I 20 I 21 I



JEAN 1

Jean 1:1. Comment Jésus est-il la Parole de Dieu ?

« Le Père a agi dans l'œuvre de la création par l'intermédiaire du Fils, qui est devenu ainsi l'exécutif par l'intermédiaire duquel la volonté, le commandement ou la parole du Père étaient mis en vigueur. C'est donc avec beaucoup d'exactitude que l'apôtre Jean pouvait dire du Fils, Jésus-Christ, qu'il était la Parole ; ou comme le déclara le Père, 'la Parole de mon pouvoir' (Moise 1:32). » (Talmage, Jésus le Christ, p. 39).

Jean 1:9-11. Comment le monde a-t-il reçu le Sauveur ?

« Après avoir déclaré que la mission de Jean-Baptiste était de rendre témoignage de la lumière, Jean continue son propre témoignage de Jésus en disant : 'Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l'a point connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue.' (Jean 1:9-11)

« Pourquoi à cette époque-là ou à la nôtre certains ne le reçoivent-ils pas ? Il ne fait aucun doute qu'ils attendaient quelque chose de tout à fait différent. Ils recherchaient un chef qui opérât des réformes politiques et sociales et ils s'intéressaient peu aux problèmes spirituels. 'Le monde a été fait par elle et le monde ne l'a point connue. Il y en a aujourd'hui qui passent à côté de lui et qui ne le reconnaissent pas. » (Howard W. Hunter dans CR, octobre 1968, p. 141)

Jean 1:18. Que faut-il penser de cette déclaration de Jean : « Personne n'a jamais vu Dieu » ?

Bien sûr, il y a des prophètes qui ont contemplé la Divinité. Joseph Smith a enseigné cependant que le Père ne se manifeste que pour rendre témoignage de Jésus : « Et personne n'a jamais vu Dieu, sauf quand il a rendu témoignage du Fils ; car personne ne peut être sauvé si ce n'est par lui » (Jean 1:19, Traduction de Joseph Smith). Remarquez aussi comment Jean explique lui-même ce qu'il a voulu dire dans Jean 6:46.

Jean 1:42. Pourquoi était-il important que Simon reçoive un autre nom ?

« Destiné à devenir président de l'Église de Jésus-Christ et à utiliser dans leur plénitude les clés du royaume, Pierre devait devenir prophète, voyant et révélateur (voir D&A 81:2). En prévision de ce futur appel, Jésus donne ici un nouveau nom à son principal disciple, le nom de Céphas qui signifie 'un voyant' ou 'une pierre'.

« Ce nom prendra bientôt une signification encore plus grande lorsque, lui promettant les clés du royaume, notre Seigneur dit à Pierre que les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre la pierre de la révélation ou, en d'autres termes contre son don de voyant (voir Matthieu 16:18). » (McConkie, DNTC, 1:132-133).

Jean 1:47-49. Quelle fut l'expérience de Nathanaël sous le figuier ?

« Jésus ici exerce son pouvoir de voyant. D'après le fragment de recit qui est conservé dans les Écritures, il apparaît que Nathanaël avait fait une expérience spirituelle très intense en priant, en méditant ou en adorant sous un figuier. Le Seigneur, dispensateur de toutes les choses spirituelles, avait été présent en esprit aux côtés de Nathanaël bien que son corps fût absent. Et cet Israélite 'sans fraude', à cette manifestation du don de voyance de Jésus, fut amené à l'accepter comme le Messie. » (McConkie, DNTC, 1:134)

JEAN 2

Jean 2:4. Est-ce que Jésus accéda volontiers à la demande de sa mère pour les noces de Cana ?

Traduction de Joseph Smith : « Jésus lui dit : Femme, que veux-tu que je fasse pour toi ? Je le ferai, car mon heure à moi n'est pas encore venue. »

Jean 2:4. Que penser du terme « femme » qu'emploie Jésus pour s'adresser à sa mère ?

« L'interjection 'Femme', appliquée par un fils à sa mère peut paraître assez dure sinon irrespectueuse à nos oreilles, mais le fait de l'utiliser exprimait en réalité une intention tout à fait opposée. Pour tout fils, sa mère devait être avant tout la femme par excellence ; elle est la seule femme au monde à qui le fils doit son existence terrestre, et, bien que le titre de 'Mère' appartienne à toutes les femmes qui ont acquis les honneurs de la maternité, cependant il n'y a pour aucun enfant plus d'une femme qu'il puisse, à bon droit, appeler de ce titre.

« Lorsque, dans les dernières terribles scènes de son expérience mortelle, le Christ pendait agonisant, sur la croix, il baissa les yeux sur Marie, sa mère, qui était en pleurs, et la confia à l'apôtre bien-aimé, Jean, en ces termes : 'Femme, voici ton fils ! ' Peut-on penser qu'en cet instant suprême, le souci de notre Seigneur pour la mère dont il était sur le point d'être séparé par la mort, puisse provenir d'une émotion autre que celle du respect, de la tendresse et de l'amour ?' » (Talmage, Jésus le Christ, p. 175-176)

Jean 2:6. guelle quantité représentaient les « deux ou trois mesures » que contenaient les vases ?

Une mesure faisait environ 35 litres. Chacun des vases contenait donc de 70 à 105 litres d'eau. Il en résulte que Jésus créa entre 400 et 600 litres de vin ; ce miracle montre que c'était une noce où il y avait un très grand nombre d'invités.

Jean 2:13-14. Qu'était la Pâque ?

« L'ancien Israël, du temps de Moïse, fut libéré de l'esclavage temporel par l'Éternel. Pour commémorer cette délivrance, il lui fut commandé de célébrer la fête de la Pâque. La fête avait pour but de rappeler deux choses : (1) que l'ange destructeur était passé sans toucher les maisons ni les troupeaux d'Israël tandis qu'il avait frappé les premiers-nés des hommes et des animaux des Égyptiens et (2) que l'Éternel était son Libérateur, le même être saint qui, au moment voulu, viendrait dans le monde comme Roi-Messie pour réaliser l'expiation infinie et éternelle.

« Tous les symboles de la fête se rattachaient à ces deux événements. Le repas était mangé en hâte comme si l'on se préparait à fuir (ceci était d'ailleurs plus respecté dans les premiers temps de l'instauration de la Pâque qu'au temps de Jésus). L'agneau du sacrifice était un agneau sans tache dont le sang était répandu mais dont les os n'étaient pas brisés. Le sang était aspergé sur les maisons qu'il fallait épargner, autant de représentations et de symboles du sacrifice à venir du Messie (voir Exode 12).

« Et maintenant, près d'un millénaire et demi après que l'Éternel ait donné la Pâque à Israël, lui-même, revêtu de son corps parmi les autres hommes, se préparait à célébrer la fête pour accomplir la loi donnée à Moise. » (McConkie, DNTC, 1:704)

Jean 2:13-22. Jésus défendit la sainteté de la maison de son Père

« Quand Jésus purifia le temple, il était rempli d'une colère sainte parce que les hommes ne respectaient pas le caractère sacré de la maison de son Père, en y vendant des pigeons et des agneaux pour les sacrifices. Des changeurs de monnaie se trouvaient là pour la commodité de ceux qui venaient d'autres pays. Ils leur donnaient en monnaie locale l'argent dont ils avaient besoin pour le temple. Sans doute qu'à leurs yeux, ils ne faisaient rien de mal, mais ils faisaient ces choses dans la maison du Seigneur. On nous dit qu'il renversa les tables des changeurs et qu'il s'adressa aux vendeurs de pigeons en ces termes : 'Otez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic' (Jean 2:16).

« L'attitude respectueuse, a écrit Ruskin, est la plus noble qu'un homme puisse avoir au monde. Le respect est un des signes de la force ; le manque de respect un des plus sûrs indices de faiblesse. Aucun homme qui se moque des choses sacrées ne peut s'élever bien haut. Nous devons respecter avec loyauté les nobles valeurs de la vie, sinon, au jour de l'épreuve, nous les abandonnerons. » (David O. McKay, CR, octobre 1950, p. 163-164)

JEAN 3

Jean 3:5. Qu'est-ce que le « royaume de Dieu » dont parle Jésus ?

« On voit très clairement que le royaume de Dieu dont parle le Sauveur dans sa conversation avec Nicodème est le royaume céleste. C'est aussi ce qui est impliqué dans les instructions que notre Sauveur donna à ses apôtres quand il les quitta. Ils devaient aller de par le monde prêcher l'Évangile et tous ceux qui l'accepteraient et seraient baptisés entreraient dans le royaume céleste, mais tous les autres seraient damnés, autrement dit, envoyés dans 1' un des autres royaumes. » (Smith, Answers to Gospel's Questions, 5:147-148)

JEAN 4

Jean 4:1-3. Jésus lui-même fit des baptêmes d'eau

« Ils cherchèrent plus diligemment des moyens de pouvoir le mettre à mort ; car beaucoup recevaient Jean comme prophète mais ne croyaient pas en Jésus.

« Or, le Seigneur savait cela, quoique lui-même n'en baptisât pas autant que ses disciples.

« Le Sauveur sut cela, bien que lui-même ne baptisait pas autant que ses disciples. » (Jean 4:2, Traduction de Joseph Smith)

« Contrairement aux faux enseignements et aux traditions, Jésus en personne baptisa d'eau pour qu'il puisse être le grand Exemple en toutes choses. Nul doute qu'il accomplit aussi toutes les autres ordonnances essentielles au salut et à l'exaltation. » (McConkie, DNTC, 1:148)

Jean 4:9. Pourquoi les Juifs détestaient-ils tant les Samaritains ?

« La route directe reliant la Judée à la Galilée passait par la Samarie ; mais beaucoup de Juifs, et surtout les Galiléens, préféraient prendre une route indirecte bien que plus longue plutôt que de traverser le pays d'un peuple aussi méprisé d'eux que l'étaient les Samaritains. Le ressentiment entre Juifs et Samaritains avait grandi pendant des siècles, et à l'époque du ministère terrestre de notre Seigneur s'était transformé en une haine vraiment intense. Les habitants de la Samarie étaient un peuple mêlé, chez lesquels le sang d'Israël était mélangé à celui des Assyriens et d'autres nations ; et une des raisons de l'animosité qui existait entre eux et leurs voisins tant au nord qu'au sud, était que les Samaritains prétendaient être reconnus pour Israélites ; ils se vantaient que Jacob était leur père, mais ceci, les Juifs le niaient. Les Samaritains avaient une version du Pentateuque qu'ils révéraient comme étant la loi, mais ils rejetaient tous les écrits prophétiques de ce qui est maintenant l'Ancien Testament, parce qu'ils s'y considéraient traités avec insuffisamment de respect.

« Pour les Juifs orthodoxes de l'époque, un Samaritain était plus impur qu'un Gentil d'une autre nationalité. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 209-210)

Jean 4:10. Quelle était l'importance du terme « eau vive » ?

Les prophètes d'Israël avaient maintes fois déclaré que le Seigneur était une source d'eau vive qu'Israël avait rejetée (voir Jérémie 2:13 ; Ésaïe 8:6). Jésus lui-même, l'Éternel, avait supplié l'ancienne Israël de se repentir et de revenir à lui pour qu'il puisse la rassasier et lui donner de la vigueur. Et l'Éternel, dans son exhortation, avait utilisé en figure de langage, l'image de la source et de l'eau (voir Ésaïe 58:11).

JEAN 5

Jean 5:26-27. voir Jean 10:17-18

Jean 5:31-34. Que dit Jésus sur sa mission et le témoignage que les autres ont rendu de lui ?


Traduction de Joseph Smith : « Donc, si je rends témoignage de moi-même, alors mon témoignage est vrai. Car je ne suis pas le seul, il y en a un autre qui rend témoignage de moi et je sais que le témoignage qu'il donne de moi est vrai. Vous avez envoyé vers Jean, et il a rendu aussi témoignage à la vérité. Et il ne reçut pas son témoignage de l'homme mais de Dieu et vous dites vous-mêmes qu'il est un prophète; c'est pourquoi vous devez recevoir son témoignage. Je dis ces choses pour que vous puissiez être sauvés… Mais j'ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; car les œuvres que le Père m'a donné d'accomplir, ces œuvres mêmes que je fais témoignent de moi et témoignent que le Père m'a envoyé. Et le Père' lui-même qui m'a envoyé a rendu témoignage de moi. Et en vérité, je vous atteste que vous n'avez jamais entendu sa voix et que vous ne l'avez jamais vu ; car sa parole ne demeure point en vous, parce que vous ne croyez pas à celui qu'il a envoyé. »

Jean 5:39. Que signifie « sonder les Écritures » ?

« Puisque nous ne pouvons pas vivre de toutes paroles qui sortent de la bouche de Dieu sans savoir quelles sont ces paroles, il est impératif que nous les étudiions. C'est ce que le Seigneur nous a demandé de faire.

« Jésus répondit ironiquement aux Juifs qui contestaient vivement que Dieu pût être son Père : 'Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi' (Jean 5:39).

« Dans la de son Livre des Commandements, le Seigneur a dit : 'Sondez ces commandements, car ils sont vrais et dignes de foi, et les prophéties et les promesses qu'ils contiennent s'accompliront toutes' (D&A 1:37).

« ll nous a été demandé par Dieu d'enseigner 'les principes de l'Évangile qui sont dans la Bible et le Livre de Mormon' (D&A 42:12). Nous ne pouvons pas le faire si nous ne savons pas quels sont ces principes. » (Marion G. Romney, CR, avril 973, p. 117)

JEAN 6


Jean 6:14-15. Pourquoi y eut-il tant de personnes parmi celles qui suivaient Jésus qui voulurent faire de lui leur roi?

« De nombreux Juifs, à l'époque de Jésus, attendaient fiévreusement l'apparition imminente de leur Messie attendu depuis si longtemps. L'oppression de la domination rpmaine se faisait plus lourde de jour en jour. Il était donc tout à fait naturel qu'ils pensent voir en Jésus l'accomplissement de leurs espoirs et de leurs rêves pour leur vie terrestre. Ne possédait-il pas des pouvoirs miraculeux ? N'avait-il pas changé de l'eau ordinaire en vin, ressuscité des morts, guéri des malades et transformé quelques pains et quelques poissons en une quantité de nourriture suffisante pour plus de cinq mille personnes ? Ne pouvait-il pas tourner ces mêmes pouvoirs contre Rome et libérer les Juifs de l'occupation étrangère ?

« La multitude, maintenant nourrie et rassasiée, se mit à réfléchir au miracle. En Jésus, par lequel une œuvre si grande s'était accomplie, elle reconnaissait Quelqu'un qui avait des pouvoirs surhumains. 'Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde', dit-elle – le prophète dont la venue avait été prédite par Moïse et qui serait semblable à lui. De même qu'Israël avait été nourri miraculeusement du temps de Moise, de même maintenant ce nouveau prophète fournissait du pain dans le désert. Dans son enthousiasme, le peuple proposa de le proclamer roi et de le forcer à devenir son chef. Telle était sa conception grossière du gouvernement messianique. » (James E. Talmage, Jésus le Christ, p. 409)


Jean 6:25. Qu'est-ce qu'un rabbi ?

Le mot « rabbi » qui signifie littéralement « mon grand maître » était un terme de très grand respect chez les anciens Juifs. Le rabbi local, dans chaque village, faisait partie des hommes les plus instruits de la région ; il était en général diplômé d'une école rabbinique officielle. Un rabbi se consacrait véritablement au service des gens du peuple en les instruisant dans leurs synagogues, en les assistant dans leurs besoins par des moyens charitables, et par l'étude et la mise en application constante de la loi de Moïse (la Torah) telle qu'il la comprenait.

Jean 6:31-32. Qu'est-ce que la manne ?

« Pendant les quarante années qu'ils passèrent dans le désert, Moïse et les enfants d'Israël reçurent leur nourriture du ciel. Certains passages de l'Ancien Testament indiquent que la manne était donnée sous la forme d'une pellicule que l'on trouvait sur le sol tous les jours sauf le jour de sabbat. Selon les instructions du Seigneur, elle devait être ramassée de bonne heure le matin avant que la chaleur du soleil ne la fasse fondre et il ne fallait prendre que la quantité nécessaire pour les besoins de la journée. La veille du sabbat, il fallait en ramasser une quantité double pour pouvoir manger le jour du sabbat. La manne avait le goût d'huile fraîche ou de gâteaux au miel, et elle fut utilisée par les Israélites pour nourrir une population de deux millions de personnes pendant quarante ans. Pour la manger, il fallait la moudre et la faire cuire et elle a toujours été considérée comme un don miraculeux de Dieu et non comme un produit de la nature. » (Smith, Dictionary of the Bible, p. 378-379).

Jean 6:66. Pourquoi ceux qui avaient suivi le Christ furent-ils si nombreux à se détourner de lui après le sermon sur « le pain de vie » ?

« (Le sermon sur 'le pain de vie' tel qu'il est rapporté par Jean) est d'une très grande teneur spirituelle et contient des instructions sur le Christ 'pain de vie' que ceux qui l'avaient suivi ne purent pas croire. Ils ne comprirent pas ce qu'il disait et beaucoup d'entre eux s'en allèrent…

« Les Douze entrevirent seulement la signification spirituelle de ce sermon…

« Ces apôtres avaient, ce jour-là, le pouvoir et le droit de faire un choix : marcher avec ceux qui ne voyaient que les bienfaits, les avantages physiques que la nature pourrait leur donner ou utiliser leurs dons au profit de ce qu 'il y a de spirituel en l 'homme.

« Cette décision détermine si l'on répond à l'appel de l'âme, qui est de s'élever, ou si l'on cède à la tentation de ramper…

« Les disciples de Jésus aperçurent une lueur qui devait illuminer spirituellement leur âme comme le soleil éclaire l'obscurité avec des rayons de lumière. Mais il y a peu de personnes qui voient la Lumière elle-même ou même qui croient à son existence et souvent, après l'avoir aperçue, ils se détournent vers les choses plus grossières et plus sordides. » (David O. McKay, Whither Shall We Go?, Speeches of the Year, 1961, p. 2-4)

JEAN 7

Jean 7:2. Qu'était la fête des Tabernacles ?

« Le quinzième jour de ce septième mois, ce sera la fête des tabernacles en l'honneur de l'Eternel, pendant sept jours. » (Lévitique 23:34)

La fête des Tabernacles était une période de réjouissances pour exprimer au Seigneur sa gratitude pour les riches récoltes des terres fertiles de Palestine. Les champs et les vignes se trouvaient souvent assez loin des villages israélites, c'est pourquoi les familles campaient temporairement pour la saison de la moisson et la semaine de fête. Ces habitations temporaires étaient décorées de fruits et de guirlandes qui représentaient la moisson abondante reçue du Seigneur. Les décorations servaient aussi à rappeler aux occupants les quarante ans que leurs ancêtres avaient passés dans le désert à camper dans des tentes de fortune faites avec tous les tissus qu'on avait pu trouver. Les Juifs ne devaient jamais oublier que Dieu avait libéré leur peuple de la captivité et de l'esclavage.

Des sacrifices d'animaux : béliers, agneaux et taureaux étaient offerts chaque jour. Les gens participaient aussi à une cérémonie pendant laquelle ils agitaient des branches de palmiers, de myrte, de saule et de citronnier de haut en bas vers les points cardinaux pour symboliser la présence de Dieu dans tout l'univers.

Le huitième jour, la fête de conclusion, était une assemblée solennelle, un jour de prière pour la pluie et un jour de commémoration des morts (voir Exode 23:1, 17 ; Lévitique 23:39-43 ; Nombres 29:12-38 ; Deutéronome 16:13-15 ; 31:10-13).

Jean 7:16-17. Quelle est la méthode que Jésus préconise pour connaître la véracité de sa doctrine ?

« En sondant les écrits tels qu'ils nous sont donnés par les hommes qui vécurent quotidiennement avec le Seigneur, nous voyons qu'une fois, les hommes qui l'écoutaient s'élevèrent contre lui. Ils contestèrent ses œuvres comme les hommes aujourd'hui le contestent. Et une voix s'écria : 'Comment savoir que ce que tu nous dis est vrai ? Comment savoir s'il est vrai que tu es le Fils de Dieu comme tu le professes ?' Et Jésus lui répondit tout simplement (et remarquez cette méthode) : 'Si quelqu'un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon propre chef' (Jean 7:17).

« Cette méthode est très logique. Elle est très philosophique. C'est la méthode la plus simple pour donner à un individu la connaissance de ce que l'esprit humain peut concevoir. C'est en faisant une chose, en l'introduisant dans votre être même que vous serez convaincu si elle est bonne ou mauvaise. Il se peut que vous ne puissiez pas me convaincre de ce que vous savez, mais vous, vous le savez parce que vous l'avez vécu. C'est cette méthode que le Sauveur donna à ces hommes quand ils lui demandèrent comment ils pourraient savoir si la doctrine était de Dieu ou des hommes. » (David O. McKay, CR, octobre 1966, p. 136)

JEAN 8

Jean 8:1-11. La femme surprise en adultère

« Le Seigneur pardonna-t-i 1 à la femme ? Pouvait-il lui pardonner ? Il semble qu'il n'y ait aucun signe de pardon. Son commandement fut : 'Va et ne pèche plus.' Il commandait à la pécheresse de continuer son chemin, d'abandonner sa vie mauvaise, de ne plus commettre de péchés, de transformer sa vie. Il lui disait : Femme, pars et commence à te repentir ; et il lui indiquait le premier pas : abandonner ses transgressions. » (Spencer W. Kimball, Le miracle du pardon, p. 155)


Jean 8:12. « Je suis la lumière du monde »


« La célébration connue sous le nom de fête des Tabernacles étaient marquée par un brillant déploiement de lumière qui provenait de grands chandeliers en or disposés dans tout l'ensemble des bâtiments du temple. Apparemment, Jésus a utilisé cette situation pour déclarer : 'Je suis la lumière du monde'.


« Ses auditeurs savaient bien que leur Messie serait comme une lumière pour tous les hommes ; c'est-à-dire qu'ils savaient qu'étant la source même de lumière et de vérité, il se tiendrait devant tous comme une lumière, un exemple, un dispensateur de vérité ; ils savaient que sa mission serait de marquer et d'éclairer le chemin que devraient prendre tous les hommes (voir 3 Néphi 15:9 ; 18:16, 24). Les prophéties messianiques promettaient qu'il serait 'la lumière des nations', une lumière qui percerait l'obscurité de l'erreur et de l'incrédulité (Ésaïe 60:1-3). En appliquant ces prophéties à sa propre personne, Jésus proclamait clairement que c'était lui le Messie et c'est bien ce que comprirent ses auditeurs. » (McConkie, DNTC, 1:452-153)


« Le Christ est la lumière de l'humanité. Avec cette lumière, l'homme voit clairement son chemin. Quand cette lumière est rejetée, l'âme de l'homme trébuche dans l'obscurité. Aucune personne, aucun groupe, aucune nation ne peut réussir complètement sans suivre celui qui a dit : 'Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie' (Jean 8:12). » (David O. McKay, CR,avril 1940, p. 115)


Jean 8:31-32. « La vérité vous affranchira »

« Nous devons nous affranchir du pouvoir destructeur de la fausse doctrine, nous affranchir de l'esclavage des appétits et de la luxure ; nous affranchir des chaînes du péché, de toute influence mauvaise et corruptrice et de tout pouvoir qui nous freine et nous diminue, nous affranchir vers une liberté illimitée dont seuls les êtres exaltés jouissent dans sa plénitude. » (Bruce R. McConkie, DNTC, 1:456-457)

Jean 8:56-59. Que signifie ce que dit Jésus : « Avant qu'Abraham fût, je suis » ?

« C'est l'affirmation la plus directe et la plus évidente de sa divinité que personne n'ait jamais donnée ou ne puisse jamais donner. 'Avant Abraham, je fus, moi, l'Éternel'. C'est-à-dire 'Je suis le Dieu Tout-Puissant, le Grand JE SUIS. Je suis celui qui existe par lui-même, l'Éternel. Je suis le Dieu de vos pères. Mon nom est : JE SUIS CELUI QUI SUIS.'

« C'est à Moïse que l'Éternel était apparu, s'identifiant comme le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob et lui avait dit : 'Je suis celui qui suis… C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël : Celui qui s'appelle 'Je suis' m'a envoyé vers vous… Voilà mon nom pour l'éternité, voilà mon nom de génération en génération' (Exode 3:14-15).

« Lorsqu'il apparut un peu plus tard, nous lisons dans la version du roi Jacques : 'Je suis le Seigneur : Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob sous le nom de Dieu Tout-Puissant, mais je n'ai pas été connu d'eux sous mon nom, JÉHOVAH' (Exode 6:2-3, traduction de la version du roi Jacques ; la version Segond ne dit pas 'Jéhovah' mais 'l'Eternel', ndt). Par la révélation moderne, nous savons que l'une des grandes déclarations que le Seigneur fit à Abraham fut : 'Je suis le Seigneur, ton Dieu… Mon nom est Jéhovah' (Abraham 2:7-8). Et de même, le récit donné par la Traduction de Joseph Smith dit : 'Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob. Je suis le Seigneur Dieu Tout-Puissant, le Seigneur JÉHOVAH. Et ne connaissaient-ils pas mon nom ?' 


« Les Juifs avaient très bien compris que Jésus avait déclaré clairement être le Messie ; on le voit à leur tentative de se jeter sur lui pour le lapider. La mort par lapidation était le châtiment du blasphème, crime dont notre Seigneur aurait été coupable si ses affirmations quant à sa divinité n'avaient pas été vraies. Mais Jésus, exerçant de toute évidence ses pouvoirs divins, s'éloigna d'eux sans être vu. » (McConkie, DNTC, 1:464)

JEAN 9



JEAN 10

Jean 10:1-15. Le symbole du « bon berger »

« Le berger, en Palestine, menait une vie solitaire. Ce qu'il y avait de remarquable en lui, c'est qu'il était fidèle à son troupeau et le protégeait. La nuit, les moutons étaient enfermés dans un enclos appelé bergerie entouré de hauts murs destinés à empêcher qu'un animal ou quelqu'un y pénètre. Sur le haut des murs, on plaçait des épines qui empêchaient les loups d'entrer dans la bergerie en sautant par-dessus le mur. La seule entrée normale était la porte (Jean 10:1). Souvent, on mettait plusieurs troupeaux dans le même enclos et un seul berger, appelé le portier, montait la garde à la porte pendant la nuit tandis que les autres rentraient chez eux pour se reposer. Quand ils revenaient le matin, ils se faisaient reconnaître par le portier qui les laissait entrer et chacun appelait son propre troupeau qu'il conduisait au pâturage (Jean 10:2-3). Le berger était celui grâce à qui les moutons pouvaient se nourrir.

« Le berger marchait devant ses moutons et les conduisait. Les moutons le connaissaient et avaient confiance en lui et ne suivaient pas un étranger (Jean 10:4-5). En général, il leur donnait à chacun un nom, et chacun connaissait son nom et venait quand le berger l'appelait. Si c'était un étranger qui appelait, les moutons devenaient craintifs et tremblants et n'obéissaient pas à sa voix parce que ce n'était pas la voix de leur maître et qu'ils ne la reconnaissaient pas (voir Jean 10:3-4, 27).

« Le vrai berger, celui à qui appartenait le troupeau, était prêt à donner sa vie pour ses bêtes s'il le fallait. Parfois, un léopard ou une panthère, poussés par la faim, sautaient par dessus les murs de la bergerie au milieu des moutons effrayés. C'était des cas où la force et le courage du berger étaient mis à l'épreuve. Un mercenaire, à qui les moutons n'appartiennent pas, pouvait, dans de telles circonstances, fuir le danger et se dérober aux devoirs du berger (Jean 10:11-13). S'il n'était pas surveillé, le mercenaire pouvait ne pas faire passer au premier plan le bien-être des moutons. On connaissait des cas de mercenaires qui vendaient des moutons, empochaient l'argent et expliquaient leur disparition en disant que les loups étaient venus et les avaient tués. Si l'on applique ceci à l'Évangile, on voit ce qu'un 'mercenaire' pourrait faire des âmes hurnaines. Mais le principal souci du vrai berger, c'était le bien-être de son troupeau (voir Jean 21:15-17).

« Même le vêtement du berger était conçu pour l'aider à s'occuper de ses bêtes. À l'intérieur de son manteau, il y avait un général une grande poche dans laquelle il pouvait porter pour l'amener en sécurité un agneau trop faible ou blessé. Ésaïe fait allusion à cette poche quand il décrit le rôle du Christ en le comparant à celui d'un berger (Ésaïe 40:10-11).

« La comparaison du Christ avec le bon berger est parfaite dans tous les détails. Il est la porte de la bergerie par laquelle nous devons entrer. Il n'y a personne d'autre (voir Jean 10:9). Il n'est pas un simple mercenaire, mais le vrai berger des âmes humaines ; 'nous ne nous appartenons point à nous-mêmes' (1 Corinthiens 6:19-20), mais il nous a rachetés avec son sang précieux (voir 1 Corinthiens 7:23 ; 1 Pierre 1:18-19 ; 2 Pierre 2:1 ; Actes 20:28). Le berger conduit les moutons dans un pâturage où ils peuvent se nourrir. Jésus nous a donné sa parole. Nous sommes mis en garde contre les doctrines des hommes. Seul le 'pâturage' sur lequel il conduit ses brebis est une nourriture qui leur convient, et aucun homme ne peut être sauvé dans l'ignorance de sa parole ou sans ses révélations. La vraie brebis connaît sa voix. Le vrai berger connaît ses brebis, elles lui appartiennent et il les appelle. De la même façon, nous prenons sur nous le nom du Christ, car nous lui appartenons ; nous sommes ses brebis et si nous avons son nom, nous pourrons entrer 'par la porte'. » (Matthews, The Parables of Jesus, p. 75-76)

Jean 10:17-18 (voir aussi Jean 5:26-27). Comment se fait-il qu'aucun homme ne pouvait ôter la vie à Jésus ?

« Jésus n'avait pas de père dans la chair, c'est-à-dire un père qui fût mortel, sujet à la mort. Notre Père éternel, que nous prions, est le père du corps de Jésus-Christ, et de son Père il hérita la vie : la mort lui était toujours soumise. Il avait le pouvoir de donner sa vie parce qu'il était le Fils de Marie qui, comme nous, était mortelle et il pouvait aussi reprendre sa vie : il avait ce pouvoir en lui. Dans ses enseignements aux Juifs et à ses disciples, il parla fréquemment de ce pouvoir et de sa mission. » (Smith, Answers to Gospel Questions, 1:33)

Jean 10:22. Qu'était la fête de la Dédicace et pourquoi cette fête ?

« Près de deux cents ans avant le ministère public de Jésus, Antiochos Épiphane, un roi séleucide qui avait le contrôle de la Palestine, essaya de détruire le judaïsme en obligeant ses sujets à accepter la culture grecque. Pour montrer ostensiblement son mépris de la foi juive, Antiochos sacrifia un porc (le plus impur des animaux, selon les Juifs) sur un petit autel grec bâti pour la circonstance à l'intérieur des limites du temple. Après cela, Antiochos interdit toutes les ordonnances religieuses prescrites par la loi de Moise et ordonna que l'on brule tous les exemplaires connus de la loi juive. Enfin, il ordonna la construction d'autels païens dans toute la Palestine, et les Juifs devaient adorer les dieux païens ou mourir. Cette suppression de la religion juive déclencha ce que l'on appelle la révolution des Maccabées.

« Judas Maccabée avec ses quatre frères réunit autour de lui un certain nombre de Juifs fidèles qui refusaient d'obéir aux exigences d'Antiochos. Ils formèrent une armée de guérillas et menèrent une lutte sans répit contre les troupes utilisées par Antiochos pour faire mettre en vigueur ses règlements religieux. Finalement, les Maccabées eurent le contrôle de Jérusalem. Judas alors procéda à la purification du temple (qui, pendant trois ans, avait servi à faire des offrandes à Zeus) et au rétablissement du culte de l'Éternel. On instaura la fête de la Dédicace appelée parfois la fête des lumières pour célébrer cette époque où le temple fut repris et à nouveau consacré. La fête se passe pendant le mois de Chislev, à cheval sur nos mois de novembre et décembre, et dure huit jours. Elle est marquée par des repas raffinés, des services spéciaux à la synagogue et une illumination supplémentaire dans tous les foyers, de là son nom, fête des lumières. » (Harper's Bible Dictionary, p. 133, 406-407).

Jean 10:22-38. Quelle importance revêt le fait que Jésus soit allé à la fête de la Dédicace ?

La fête de la Dédicace ayant lieu quelque deux mois après la fête des Tabernacles donna à Jésus une autre occasion de déclarer ouvertement qu'il était le Messie. Les Juifs, le mettant au défi avec beaucoup d'insolence, désiraient vivement faire déclarer clairement à Jésus qu'il était le Christ. À leurs questions pressantes, Jésus répondit : « Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas » (Jean 10:25). Il dit aux Juifs la raison pour laquelle ils ne croyaient pas en ses paroles : c'est qu'ils n'étaient pas ses brebis. « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent » (Jean 10:27). Remarquez la similitude du témoignage qu'il donne ici avec celui qu'il a donné précédemment à la fête des Tabernacles (voir Jean 10:14-16.) En conclusion, après avoir déclaré qu'il était le Messie, il dit qu'il avait le pouvoir de donner aux hommes la vie éternelle et annonça qui il était par rapport au Père : « Moi et le Père nous sommes un » (Jean 10:30).

Comme on l'a déjà vu dans une autre occasion semblable (Jean 8:58-59), quand Jésus s'identifia très clairement à Dieu, les Juifs furent très irrités et prirent des pierres pour le lapider. Mais Jésus répondit simplement : « Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres venant de mon Père : pour laquelle me lapidez-vous ? » (Jean 10:32). Ils répondirent qu'ils ne le lapidaient pas pour une bonne œuvre ; ils lui dirent : « Toi, qui es un homme, tu te fais Dieu » (Jean 10:33). Les Juifs avaient clairement compris ce que Jésus avait déclaré être.

Jean 10:39-40. Où Jésus alla-t-il après son affrontement avec les Juifs à la fête des Tabernacles ?

Une fois de plus, les Juifs essayèrent de s'emparer de Jésus par la force mais ils n'y parvinrent pas car l'heure de sa mort et de son sacrifice expiatoire n'était pas encore arrivée. Jésus « s'en alla… au-delà du Jourdain, dans le lieu où Jean avait d'abord baptisé. Et il y demeura » (Jean 10:40). Cette région au-delà du Jourdain s'appelait « Pérée », mot qui signifie littéralement « la terre qui est au-delà ».

« La durée de son séjour en Pérée n'est rapportée nulle part dans nos Écritures. Elle n'a pas pu dépasser plus de quelques semaines maximum. Il est possible que certains des discours, des enseignements et des paraboles que nous avons déjà traitées, suite au départ du Seigneur de Jérusalem après la fête des Tabernacles l'automne précédent, appartiennent chronologiquement à cet intervalle. Quittant cette retraite de calme relatif, Jésus retourna en Judée pour répondre à un ardent appel de personnes qu'il aimait. Il quitta la Béthanie de Pérée pour la Béthanie judéenne où Marthe et Marie demeuraient. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 598)

JEAN 11

Jean 11:1-46. Quelle importance revêt la mort et la résurrection de Lazare ?

Quand Jésus apprit que Lazare était malade, il ne se rendit pas immédiatement à Béthanie comme Marie et Marthe l'avaient espéré. « Il resta deux jours encore dans le lieu où il était » (Jean 11:6). Jésus avait un but en laissant Lazare mourir.

Quand Jésus et ses apôtres arrivèrent, le corps de Lazare était au tombeau depuis quatre jours. Il y avait une croyance commune chez les Juifs que l'esprit du défunt se mouvait autour du corps pendant trois jours dans l'espoir de pouvoir y rentrer à nouveau. Après cela, la décomposition commençait et l'esprit s'en allait pour toujours (voir McConkie, DNTC, 1:533).

Il se peut que Jésus ait attendu quatre jours pour ressusciter Lazare à cause de cette croyance. Selon les Écritures, Jésus avait deux fois auparavant ressuscité des morts et, dans les deux cas, il l'avait fait immédiatement après que le corps et l'esprit aient été séparés. Ces deux fois-là, Jésus avait évité toute publicité autour de ce qu'il avait fait (voir Luc 7:1, 1-17 ; 8:41-42, 49-56).

« Mais dans le cas de 'notre ami Lazare' ce fut tout différent. Jésus savait très bien que Lazare était malade et ne fit rien pour empêcher sa mort ; il laissa préparer son corps pour être enseveli ; il attendit que les funérailles soient terminées et que le corps soit mis au sépulcre. Il laissa passer quatre jours pour que le processus de décomposition soit en cours ; il mit à l'épreuve au maximum la foi de Marie et de Marthe ; il alla au tombeau fermé par une pierre dans des circonstances qui attirèrent de nombreux sceptiques et incroyants ; il agit à tous égards comme s'il recherchait la publicité, puis, usant de sa prérogative divine de donner la vie ou la mort selon sa volonté, il commanda : 'Lazare, sors !'

« Pourquoi cette mise en scène étudiée, pourquoi avoir attiré l'attention sur l'un des plus puissants miracles de son ministère ? Deux raisons se dégagent particulièrement. (1) Comme notre Seigneur approchait du point culminant de son ministère mortel, il rendait un témoignage irréfutable qu'il était le Messie, qu'il avait une origine divine, qu'il était en fait véritablement le Fils réel de Dieu. (2) Il mettait en scène comme pour montrer l'un de ses plus grands enseignements : qu'il était la résurrection et la vie, que l'immortalité et la vie éternelle étaient données par lui et que ceux qui croyaient en ses paroles et y obéissaient ne connaîtraient jamais la mort spirituelle. » (McConkie, DNTC, 1:530-531)

De cette façon, notre Sauveur s'assurait que les Juifs qui ne croyaient pas en lui n'aient aucune excuse de ne pas l'avoir accepté comme le Fils de Dieu. Il démontrait clairement sa divinité d'une façon qui ne pouvait être controversée. 


« On ne pouvait douter de la réalité de la mort de Lazare, car on avait été témoin de son décès, on avait préparé et enseveli son corps de la manière habituelle, et il avait passé quatre jours dans le tombeau. Quand il fut appelé, il y avait beaucoup de témoins au tombeau, dont certains étaient des Juifs importants parmi lesquels beaucoup étaient hostiles à Jésus et auraient volontiers nié le miracle s'ils l'avaient pu. Dieu était glorifié et la divinité du Fils de l'Homme était confirmée par le résultat. » (Talmage, Jésus Le Christ, p. 605)

JEAN 12

Jean 12:2-8. Que penser du fait que Jésus ait été oint de parfum de nard ?

« Oindre d'huile ordinaire la tête d'un invité, c'était lui faire honneur ; lui oindre également les pieds, c'était montrer une considération extraordinaire et signalée ; mais oindre la tête et les pieds de nard, et en telle abondance, était un acte d'hommage respectueux rarement rendu, même aux rois. L'acte de Marie était une expression d'adoration ; c'était l'exubérance parfumée d'un cœur plein de culte et d'affection. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 623-624)


Jean 12:12-13. « Hosanna au Fils de David »

« [Dans la dispensation mosaïque] la fête des Tabernacles comprenait une sainte convocation qui, dans ce cas, était aussi appelée Assemblée solennelle. Dans nos assemblées solennelles modernes, nous poussons le cri de Hosanna, qui était aussi associé autrefois à la fête des Tabernacles sauf qu'autrefois Israël agitait des feuilles de palme au lieu de mouchoirs blancs en exultant dans des cris tels que 'Hosanna, hosanna, hosanna à Dieu et à l'Agneau'… . Au début de notre ère, certains rites supplémentaires faisaient partie de la fête, notamment le fait qu'un prêtre allait à la piscine de Siloé, puisait de l'eau dans une cruche d'or, la portait au temple et la versait dans un vase à la base de l'autel. Pendant qu'on faisait cela, le choeur chantait le Hallel, composé des Psaumes 113 à 118. Quand le choeur arrivait à ces paroles : 'Louez l'Éternel', et encore quand il chantait : 'Apporte donc maintenant le salut, Éternel' et encore une fois à la fin : 'Ô Rendez grâces au Seigneur', tous les adorateurs secouaient leur loulabs (branche de palmier) vers l'autel, ce qui ressemble beaucoup à ce que nous faisons quand nous poussons aujourd'hui le cri du Hosanna.

« Ainsi donc lorsque les foules de Jérusalem, en rencontrant Jésus, 'coupèrent des branches d'arbre et en jonchèrent la route… et… crièrent : 'Hosanna au Fils de David' [Hosanna signifie : Apporte le salut de grâce], ils appliquaient, en ce qui concerne le Christ, ce qui était considéré comme une des principales cérémonies de la fête des Tabernacles, priant que Dieu envoie des cieux 'très hauts' ce salut lié au Fils de David, qui était symbolisé par l'eau versée' (Alfred Edersheim, The Temple, p. 279). » (McConkie, The Promised Messiah, p. 433-434)


Jean 12:12-13. Pourquoi tant de gens qui acclamèrent Jésus dans Jérusalem comme roi et Messie le rejetèrent-ils plus tard ?


Le peuple d'Israël haïssait la domination cruelle et oppressive de Rome, et les Écritures leur promettaient un Messie qui les délivrerait, promesses que l'apôtre Paul devait confirmer plus tard (voir Romains 11:26-27 ; Psaumes 14:7 ; Ésaïe 59:20).


Mais, contrairement à d'autres nations apostates et déchues, la plus grande partie des gens, en Palestine, au temps de Jésus, avaient tant perdu de lumière et de révélation qu'ils étaient incapables de voir la vérité spirituelle. Ils étaient dominés par Rome ; la seule signification qu'ils pouvaient trouver à la promesse d'un libérateur attendu était qu'il délivrerait Israël de la domination étrangère. Beaucoup d'entre eux aussi étaient dirigés par l'hypocrisie, les formes religieuses mortes, l'extorsion et l'orgueil ; d'ailleurs, de nombreux dirigeants religieux étaient coupables de graves péchés (voir par exemple Jean 8:1-11). Ils se trouvaient dans un état si déplorable de décadence et d'aveuglement spirituel qu'ils ne pouvaient pas entendre ce que leur disait celui quipouvait les délivrer du péché (par leur repentance).


Jean 12:15. « Voici, ton roi vient »

« Comme le peuple le savait, et le comprenait, Zacharie avait prophétisé : 'Sois transportée d'allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi. Il est juste et victorieux, il est humble et monté sur un âne, le petit d'une ânesse' (Zacharie 9:9). Quand nous voyons l'entrée triomphale de notre Seigneur dans Jérusalem, le peuple qui agite les branches de palmier, les vêtements soigneusement placés sous ses pas et les acclamations pour le louer et proclamer sa divinité, on dirait que Zacharie a vu la scène et a écrit non une prophétie mais de l'histoire.

« Tous les détails de cet épisode unique se complétaient pour attester de l'identité du personnage central du tableau. C'était comme si Jésus avait dit : 'Je vous ai souvent dit en termes clairs et avec les explications nécessaires que je suis le Messie. Mes disciples rendent aussi le même témoignage. Maintenant, je viens à vous en roi d'Israël exactement comme les anciens prophètes ont dit que je viendrais. Et le fait que vous participez à cet événement est en lui-même un témoignage que je suis celui qui doit venir pour racheter mon peuple. » (McConkie, DNTC, 1:577-578)

Jean 12:20-26. Comment Jésus enseigna-t-il aux Grecs qu'il était nécessaire qu'il meure ?

« Jésus leur attesta que l'heure de sa mort était proche, l'heure à laquelle 'le Fils de l'Homme doit être glorifié'. Ils furent surpris et affligés des paroles du Seigneur et demandèrent probablement si pareil sacrifice était nécessaire. Jésus expliqua en citant une illustration frappante tirée de la nature : 'En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruit.

« La comparaison est excellente, et en même temps magistralement simple et belle. Un fermier qui néglige ou refuse de semer son blé en terre, parce qu'il veut le garder, ne peut avoir d'accroissement ; mais s'il sème le blé dans un sol bon et riche, chaque grain vivant peut se multiplier de nombreuses fois, bien que la semence doive nécessairement être sacrifiée dans ce processus. C'est ainsi, dit le Seigneur, que 'celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle'.

« Ce que le Maître veut dire est clair ; celui qui aime sa vie au point de ne pas vouloir la mettre en danger, ou si c'est nécessaire, la sacrifier au service de Dieu, perdra son occasion d'acquérir l'accroissement abondant de la vie éternelle, tandis que celui qui considère l'appel de Dieu comme à ce point supérieur à la vie que son amour de la vie est comme de la haine en comparaison, trouvera la vie qu'il abandonne librement ou est disposé à abandonner, même si pour le moment elle disparaît comme le grain enfoui dans la terre ; et il se réjouira de l'abondance d'un développement éternel.

« Si cela est vrai de l'existence de chaque homme, combien cela était-il éminemment vrai de la vie de celui qui était venu mourir afin que les hommes vivent ? C'est pourquoi il était nécessaire qu'il moure, comme il avait dit qu'il était sur le point de le faire ; mais sa mort, loin d'être une vie perdue, devait être une vie glorifiée. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 631-632)

Jean 12:26. Quelle récompense les serviteurs fidèles de Jésus recevront-ils ?

« Après le témoignage des Écritures sur ce point, le Saint-Esprit donne l'assurance et le témoignage à ceux qui obéissent au Christ qu'il est réellement ressuscité des morts ; et s'il est ressuscité des morts, par son pouvoir, il fera se tenir devant lui tous les hommes : car s'il est ressuscité des morts, les liens de la mort temporelle sont rompus et le tombeau n'a pas de victoire. Et si le tombeau n'a pas de victoire, ceux qui gardent les paroles de Jésus et obéissent à ses commandements ont non seulement la promesse de ressusciter des morts mais l'assurance d'être admis dans son royaume glorieux ; car il dit lui-même : 'là où je suis, là aussi sera mon serviteur' (Jean 12). (Smith, HC, 2:19)

Jean 12:27-30. Qui entendit la voix de Dieu rendre témoignage de Jésus ?

« Dans l'évangile de Jean est racontée une expérience… qui eut lieu pendant le ministère du Maître et qui montre comment, dans toute une foule, quelques-uns seulement… entendent Dieu quand il parle.

« Apparemment, seul le Maître savait que c'était Dieu qui avait parlé. De nos jours souvent les hommes et les femmes vivent si loin des choses spirituelles que lorsque le Seigneur parle à leur perception physique ou à leur esprit, sans qu'il y ait de son audible, ou qu'il leur parle par l'intermédiaire de ses serviteurs qui ont l'autorité et qui lorsqu'ils sont inspirés par l'Esprit sont comme sa propre voix, ces hommes et ces femmes n'entendent que du bruit, comme ce fut le cas pour les gens de Jérusalem. De même, ils ne reçoivent pas la sagesse inspirée ni l'assurance intime que la volonté du Seigneur s'est exprimée par ses dirigeants et ses prophètes. » (Harold B. Lee, CR, octobre 1966, p. 115-116).

JEAN 13

Jean 13:1-20. Quand Jésus lava les pieds de ses disciples, c'était un signe de son amour pour eux.

« Le lavement des pieds est une ordonnance sacrée de l'Évangile. Elle a été commandée par le Seigneur aussi bien dans cette dispensation que dans les précédentes…

« Notre Seigneur fit deux choses pour accomplir cette ordonnance : (1) Il accomplit l'ancienne loi donnée à Moïse et (2) il institua une ordonnance sacrée qui devait être accomplie depuis ce jour-là parmi ses vrais disciples par des administrateurs légaux.

« L'ordonnance du lavement des pieds faisant partie du rétablissement de toutes choses a été rétablie dans la dispensation de la plénitude des temps. Selon la règle qu'il avait fixée de ne révéler les principes et les préceptes que ligne sur ligne, précepte sur précepte, le Seigneur révéla sa volonté concernant le lavement des pieds peu à peu jusqu'à ce que la pleine connaissance de la dotation et de toutes les ordonnances du temple ait été donnée. » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 829-830).

« Quel exemple de service pour ces grands serviteurs, les disciples du Christ ! Que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit. Ainsi nous sentons notre obligation de servir davantage les membres de l'Église, de consacrer notre vie à l'avancement du royaume de Dieu sur la terre. » (David O. McKay, CR, avril 1951, p. 159)

Jean 13:26-27. Que signifiait de donner le pain trempé à quelqu'un ?

« Dans les régions du monde où l'on n'utilise pas de couverts aux repas, la pratique commune est de placer le potage et la viande au centre de la table. Des morceaux de pain minces, souvent taillés en forme de cuillère, sont utilisés pour extraire à la fois la viande et le bouillon du plat… C'est une marque de grand honneur pour deux amis de tremper leur morceau de pain dans le même plat et une marque de respect encore plus grande que l'un trempe un morceau de pain pour son ami et le lui présente. C'est ainsi que Judas essaya de feindre l'amour et la loyauté pour Jésus, lors du repas de la Pâque, en mettant la main dans le même plat que lui (voir Matthieu 26:23). Jean rapporte que c'est Jésus qui trempa le pain pour Judas et le lui tendit en lui disant : 'Ce que tu fais, fais-le promptement' » (Jean 13:27). (Harper's Bible Dictionnary, article « sop »)

Jean 13:31-35. Qu'enseigna Jésus sur le principe de l'amour ?

On a pu remarquer justement que si beaucoup de grands dirigeants religieux du monde ont enseigné le principe d'amour, Jésus est le seul qui puisse vraiment dire : « Suivez-moi » car lui seul a non seulement enseigné le principe, mais en a donné l'exemple. Et nous devons nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés. « À ceci, dit-il, tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres. » (Jean 13:35)

Peut-être que la meilleure façon de comprendre ce que Jésus a enseigné au sujet du principe d'amour est de méditer sur l'amour que Jésus nous offre. Considérez la position divine de laquelle il est descendu pour venir sur terre nous secourir et permettre notre rédemption et le pardon de nos péchés. Pensez aussi à son extrême souffrance à Gethsémané et sur la croix.

JEAN 14

Jean 14:2. Quelles sont ces demeures ?

« Mon texte concerne la résurrection des morts, et vous le trouverez dans le quatorzième chapitre de Jean : 'Dans la maison de mon Père il y a plusieurs demeures.' Cela devrait être : 'Dans le royaume de mon Père il y a beaucoup de royaumes', afin que vous soyez les héritiers de Dieu, co-héritiers avec moi…

« Il y a des demeures pour ceux qui obéissent à la loi céleste, et il y a d'autres demeures pour ceux qui ne parviennent pas à observer la loi, pour chaque homme selon son ordre. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 516-517).

Jean 14:7-11. Comment est-il possible de connaître le Père ?

Quand Jésus exerça son ministère dans ce monde, il avait l'apparence que le Père aurait eue ; il dit ce que le Père aurait dit et fit ce que le Père aurait fait.

« Jésus étant, dans son ministère mortel, comme l'a dit Paul, 'l'empreinte de sa personne' (celle de son Père) (Hébreux 1:3), il était une révélation véritable et parfaite de la personne et de la nature de Dieu. C'est ce qu'il confirma à Philippe quand il dit : 'celui qui m'a vu a vu le Père' (Jean 14:9). (Marion G. Romney, CR, octobre 1967, p. 135)

Jean 14:12. Comment les serviteurs de Jésus pouvaient-ils faire de plus grandes œuvres que lui ?

« Il ne dit pas qu'ils feraient ces œuvres dans le temps, mais qu'ils feraient de plus grandes œuvres parce qu'il s'en allait au Père. Il dit dans le verset 24 (du chapitre 17 de Jean) : 'Père, je veux que là où je suis ceux que tu m'as donnés soient aussi avec moi, afin qu'ils voient ma gloire.' Si l'on rapproche ces paroles, il devient très clair que c'est dans l'éternité que ceux qui croient en son nom accompliront ces plus grandes œuvres, là où il allait et où ses serviteurs devaient contempler sa gloire. » (Lectures on Faith, lecture n° 7, paragraphe 12)

Jean 14:16-24. Quels sont les deux Consolateurs ?

« Ces déclarations sur les deux Consolateurs sont le point culminant et le couronnement des enseignements du Fils de Dieu. Nous n'avons aucun récit de tout ce qu'il a pu dire qui tire plus complètement le rideau de l'éternité et offre aux fidèles une vision des gloires de Dieu. Jésus fait aux saints la promesse, basée sur l'amour et l'obéissance, qu'ils peuvent avoir dès maintenant, ici, dans cette vie (1) le don et la compagnie constante du Saint-Esprit ; le réconfort et la paix que le Saint-Esprit a pour fonction de donner ; la révélation et le pouvoir sanctificateur qui seuls prépareront les hommes à se trouver en compagnie de dieux et d'anges dans le monde à venir. (2) Des visites personnelles du second consolateur, le Seigneur Jésus-Christ lui-même, l'être ressuscité et parfait qui habite avec son Père dans les demeures d'en haut, et (3) Dieu le Père… visitera l'homme en personne, demeurera en lui, pour ainsi dire et lui révèlera tous les mystères cachés de son royaume. » (McConkie, DNTC, 1:735)

Jean 14:18-24. « Je viendrai à vous »

« Maintenant, qui est cet autre Consolateur ? Il n'est ni plus ni moins que le Seigneur Jésus lui-même ; et c'est là la somme et la substance de toute la question. Lorsqu'un homme obtient ce second Consolateur, il a Jésus-Christ lui-même, en personne, pour l'aider, ou lui apparaître de temps en temps, et Jésus lui révélera même le Père, et ils demeureront avec lui, et les visions des cieux lui seront ouvertes, et le Seigneur l'enseignera face à face, et il pourra avoir une connaissance parfaite des mystères du royaume de Dieu. Et ce fut l'état et la condition auxquelles arrivèrent les saints d'autrefois lorsqu'ils reçurent des visions si glorieuses : Ésaïe, Ézéchiel, Jean sur l'ile de Patmos, saint Paul dans les trois ciels, et tous les saints qui ont communié dans l'assemblée générale de l'Église du Premier-Né. » (Enseignements du. prophète Joseph Smith, p. 206-207)

Jean 14:26. Quand les disciples reçurent-ils le don du Saint-Esprit ?

« Les disciples de Jésus ne reçurent pas le don du Saint-Esprit pendant que Jésus était avec eux. La raison en est, en partie du moins, qu'ils avaient avec eux pour être guidés et instruits, le deuxième membre de la Divinité, Jésus lui-même. Pendant qu'il était avec eux, ils n'avaient pas besoin de la compagnie du Saint-Esprit. Avant de les quitter, le Sauveur leur promit de leur envoyer le Consolateur ou Saint-Esprit. » (Joseph Fielding Smith, Answers to Gospel Questions, 2:159)

Jean 14:30. « Le prince du monde vient »

« Satan était si puissant au temps du Maitre que celui-ci l'appelle 'le prince du monde'. Mais il a ajouté : 'Le prince du monde vient. Il n'a rien en moi' (Jean 14:30). Nous devons être capables de dire, même si le mal est de tous côtés : 'Moi et ma maison, nous servirons le Dieu de ce pays.' Le prince de ce monde vient tenter chacun de nous et les seuls qui resteront debout en ces jours de méchanceté sont ceux qui ont bâti leur maison sur le roc, comme le Maître l'a dit : Quand la tempête s'est abattue, que les vents ont soufflé et battu la maison et que la pluie est venue, elle n'est pas tombée parce qu'elle était fondée sur le roc. C'est ce que le Seigneur essaie de nous dire aujourd'hui. » (Harold B. Lee, British Area Conference Report, août 1971, p. 135)

JEAN 15

Jean 15:1-8. « Sans moi, vous ne pouvez rien faire »

Les membres de l'Église sont comme les branches et les feuilles d'un grand arbre. Elles sont sur l'arbre, mais cela ne suffit pas pour les sauver. Si elles ne reçoivent pas la nourriture et le pouvoir qui vient du Christ qui est le tronc (et le pouvoir du Christ leur est transmis par le Saint-Esprit uniquement si elles se rendent dignes de le recevoir) elles fanent et tombent comme des feuilles mortes.

« En tant que saint des derniers jours vous dites : 'Je crois que je comprends bien mon devoir et que j'agis très bien.' Il est possible que ce soit vrai. Vous voyez la petite branche ; elle est verte, elle est épanouie et elle est l'image même de la vie. Elle a sa part dans l'arbre et elle est reliée au tronc, aux branches et aux racines. Mais l'arbre pourrait-il vivre sans elle ? Mais oui. Elle n'a pas à se vanter et à se glorifier en disant : 'Comme je suis verte ! Comme je suis florissante ! Que j'ai une bonne situation ! Comme tout va bien pour moi !' et 'Je suis vraiment à ma place et je fais ce qu'il faut.' Mais pourriez-vous vous passer de la racine ? Non. Vous avez la part et la situation qui conviennent dans l'arbre.

« Il en est de même pour notre peuple. Quand les gens essaient de faire leur part, quand ils magnifient leur appel, vivent leur religion et marchent dans l'obéissance à l'Esprit du Seigneur, une portion de son Esprit leur est donnée pour les faire vivre. Et tant qu'ils sont humbles, fidèles, diligents et qu'ils observent les lois et les commandements de Dieu, ils gardent leur situation sur l'arbre : ils sont florissants ; les bourgeons, les fleurs, les feuilles, tout va parfaitement bien et ils font partie intégrante de l'arbre. » (John Taylor, JD, 6:108)

JEAN 16

Jean 16:24. Les apôtres n'avaient-ils jamais prié auparavant ?

« Dans ce verset, Jésus ne dit pas que ses apôtres n'avaient jamais prié auparavant ni jamais rien demandé ; il dit que ses apôtres n'avaient jamais prié auparavant en son nom, c'est-à-dire au nom de Jésus-Christ. Il ne fait aucun doute que les apôtres étaient des hommes de foi qui priaient souvent, autrement, comment auraient-ils jamais pu mériter le grand et saint honneur d'être appelés à l'apostolat ?

« Puisque la loi divine, de tout temps, avait été que les hommes prient le Père au nom du Christ, pourquoi Jésus avait-il attendu cette heure pour instituer parmi ses disciples cette pratique qui avait toujours existé ? C'est peut-être pour une raison semblable à celle pour laquelle ils n'avaient pas reçu le Saint-Esprit plus tôt ; tant que Jésus était avec ses disciples, le Saint-Esprit ne viendrait pas vers eux (voir Jean 16:7). Peut-être que tant que Jésus était en personne avec eux, ils lui adressaient directement la plupart de leurs demandes plutôt que de les adresser au Père. C'est ce que firent les Néphites quand le Seigneur ressuscité et glorifié exerça son ministère parmi eux. C'est lui qu'ils prièrent directement et non le Père (voir 3 Néphi 19:17-25). » (McConkie, DNTC, 1:758)


Jean 16:33. « Prenez courage, j'ai vaincu le monde »

Il y a une grande différence entre la paix dont parla Jésus et le monde qui nous entoure. Nous vivons dans un monde méchant, un monde devenu fou à force de se laisser aller à la débauche et au crime. Chaque jour, nous somnoes informés de tragiques événements : guerres, catastrophes naturelles, peur et vains efforts des hommes pour éviter les désastres ou y réagir intelligemment. Malgré tout cela, Jésus a promis à ses disciples qu'ils auraient la paix dans ce monde.


Et la promesse de Jésus est réelle car ceux qui obéissent à ses commandements sentent réellement dans leur cœur son influence et son réconfort. Face à tout péril menaçant, ils peuvent prier Dieu et il leur répondra par « le murmure doux et léger » du Saint-Esprit et dira à leur cœur d'être en paix.


« Beaucoup trop souvent, quand Dieu parle avec le murmure doux et léger comme il l'a fait à Élie dans la grotte, il se peut que notre audition physique ne la perçoive pas parce que, comme un poste de radio défectueux, nous ne sommes pas branchés sur la longueur d'onde de l'infini. » (Harold B. Lee, CR, octobre 1966, p. 115)


JEAN 17

Jean 17:1. L'importance de la prière sacerdotale

Ayant une parfaite compréhension de sa mission et sachant que le moment de son expiation était venu, Jésus conclut la partie enseignement de son ministère par une prière, une prière que l'on a parfois appelée la prière sacerdotale, d'autres fois la grande prière d'intercession. Ces deux façons de la désigner sont convenables puisque, comme nous le verrons, Jésus, notre grand-prêtre, se donna lui-même en offrande ; puis, en tant que Médiateur, il intercéda pour les membres dignes de son royaume. Cet ordre avait été établi dans l'ancienne Israël.

Une fois par an, le grand-prêtre président dans l'ancienne Israël entrait dans le saint des saints, le lieu le plus sacré du tabernacle. Il accomplissait certains rites relatifs au jour de l'Expiation, un jour mis à part, dans toute la nation, pour l'humiliation et la contrition. S'étant lui-même lavé et s'étant vêtu de lin blanc, il présentait devant le Seigneur un jeune taureau et deux jeunes boucs en offrande expiatoire et un bélier pour ses propres péchés et ceux du peuple. Le rôle du grand-prêtre était celui de médiateur, c'est-à-dire de quelqu'un qui intercédait auprès du Seigneur en faveur du peuple. Son rôle, bien sûr, était une figuration du grand rôle de médiateur du Sauveur en notre faveur. Ainsi, quand Jésus pria le Père pour tous ceux qui croyaient en lui, il fut pour nous l'intercesseur ou le plus grand des grands-prêtres.

La prière qu'il fit ce jour-là comprend trois parties bien distinctes. Dans la première partie (Jean 17:1-3), Jésus s'offre lui-même en sacrifice. Son heure était venue. La partie suivante de la prière (Jean 17:4-19) est un rapport respectueux fait au Père de sa mission mortelle. Dans la dernière partie (Jean 17:20-26), Jésus intercède non seulement pour les onze apôtres, mais pour tous ceux qui croiront en Jésus « par leur parole » de façon que tous parviennent à une unité parfaite, unité qui leur permet d'être un en Christ comme le Christ et le Père sont un. Ainsi, tous auraient une unité parfaite et le monde croirait que le Père a envoyé son Fils.

Jean 17:3. Comment un homme peut-il connaître Dieu et Jésus ?

« Connaître Dieu complètement de façon à être capable d'obtenir le salut éternel signifie que nous devons savoir ce qu'il sait, aimer ce qu'il aime, éprouver ce qu'il éprouve. Pour employer le langage du Nouveau Testament, nous devons être 'semblable à lui' (1 Jean 3:2).

« Mais avant de devenir semblables à lui, nous devons obéir aux lois qui nous permettront d'acquérir la personnalité, les qualités parfaites et les attributs qui sont les siens.

« Et avant de pouvoir obéir à ces lois, nous devons apprendre ce qu'elles sont ; nous devons apprendre qui est le Christ et ce qu'est son Évangile. Nous devons apprendre 'que le salut a été, est et sera dans le sang et par le sang expiatoire du Christ, le Seigneur omnipotent' (Mosiah 3:18). Nous devons apprendre qu'il est essentiel pour le salut d'être baptisé par quelqu'un qui a l'autorité légale pour le faire et que, après le baptême, nous devons garder les commandements et 'avancer avec fermeté dans le Christ, avec une parfaite espérance et avec l'amour de Dieu et de tous les hommes' (2 Néphi 31:20). » (Bruce R. McConkie,CR, avril 1966, p. 79)

JEAN 18

Jean 18:13. Qui étaient Anne et Caïphe?

« Cyrenius… enleva à Joazar l'office de grand-prêtre… et nomma Ananus, le fils de Seth, à cet office… (Valerius Gratus) enleva à Ananus l'office de grand-prêtre et nomma Ismaël, fils du Phabi à cet office. Il le lui enleva peu de temps après et ordonna Éléazar, fils d'Ananus qui avait déjà été grand-prêtre auparavant, à cet office. Au bout d'un an, Gratus le lui enleva et le donna à Simon, le fils de Camithus ; et, pas plus d'un an plus tard, Joseph Caïphe lui succéda. Quand Gratus eut fait ces choses, il retourna à Rome après avoir gouverné en Judée pendant onze ans, et Ponce Pilate fut son successeur. » (Josèphe, Antiquities of the Jews, 18:2. 1-2)

« Joseph Caïphe fut grand-prêtre entre 18 et 36 après J.-C., mais Anne continuait à exercer un grand contrôle religieux et politique sur les Juifs, soit comme remplaçant du grand prêtre et président du Sanhédrin, soit comme principal juge examinateur. Les richesses d'Anne étaient considérables et venaient, en partie du moins, de la vente de ce qui servait aux sacrifices dans le temple. » (Hastings, Dictionary of the Bible, article « Annas »)

« Joseph Caïphe était grand-prêtre sous Tibère (voir Matthieu 26:3, 57 ; Jean 11:49 ; 18:13-14, 24, 28 ; Actes 4:6) et fut nommé à l'office de grand-prêtre par Valerius Gratus » (Smith, Dictionary of the Bible, article « Caiaphas »). Dans Jean 18:13, nous lisons que Joseph Caïphe était le gendre de Anne.

Jean 18:12-14 ; 19-23. Irrégularités du procès de Jésus et ce que l'on appelle le reniement de Pierre

L'arrestation, l'interrogatoire privé, la mise en accusation, l'action intentée par le sanhédrin, le procès, la procédure de condamnation, la sentence, la qualification des membres du Grand Sanhédrin pour faire un procès à Jésus, tout était illégal. 


JEAN 19

Jean 19:4-12. Pilate chercha à le relâcher

« Je ne trouve rien de coupable en cet homme ». Jésus est innocent. Pilate le savait ; Hérode le savait ; Caïphe le savait ; le Sanhédrin le savait ; la foule le savait ; et Satan le savait. Pourtant, il sera dit coupable et condamné à mort.

« 'Voici l'homme' ! Pilate semble avoir compté que l'aspect pitoyable du Christ fouetté et sanglant adoucirait le cœur des Juifs en colère. Mais il ne réussit pas son effet. Pensez à ce fait terrible : un païen qui ne connaissait pas Dieu, suppliant les prêtres et le peuple d'Israël de laisser la vie à leur Seigneur et Roi. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 779)

« Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le, car moi je ne trouve point de crime en lui ». Pilate donna l'ordre ; personne d'autre n'avait ce pouvoir. Pilate condamna un innocent à être crucifié. Et il le savait ! Y a-t-il dans l'histoire meilleur exemple de crime judiciaire ?

« Jésus avait été condamné par le Sanhédrin pour blasphème, un crime juif. Pilate le condamnait pour sédition, un délit romain. Maintenant que la mort de notre Seigneur a été ordonnée, les Juifs cherchent à faire croire que Pilate a ratifié leur condamnation à mort juive. Quand ils emploient l'expression 'Fils de Dieu' Pilate est encore plus effrayé d'avoir ordonné une exécution injuste. Il lui demande s'il est homme ou demi-dieu. Jésus dédaigne de répondre. Pilate est vexé et se vante d'avoir le pouvoir de le sauver ou de le détruire. C'est alors que notre Seigneur devient le Juge et place Pilate devant la barre du jugement : 'Tu n'as de pouvoir sur moi que celui que te donne la Providence divine ; ta sentence est injuste, mais Caïphe qui m'a livré à toi commet un plus grand péché encore, car il est juif et il connaît mon origine divine.'

« Pilate chercha à le relâcher… il chercha le consentement des principaux sacrificateurs et des scribes pour le relâcher, car le procurateur avait le pouvoir, s'il avait voulu l'utiliser, soit de le sauver, soit de le détruire. » (McConkie, DNTC, 1:809)


Jean 19:30. « Tout est accompli »


Quand le Sauveur, ayant triomphé, s'exclama : « Tout est accompli », il savait que son sacrifice expiatoire avait été accepté par le Père.


« Aussi doux et bienvenu qu'aurait été le soulagement procuré par la mort à chacune des étapes précédentes de sa souffrance, de Gethsémané à la croix, il vécut jusqu'à ce que tout soit accompli comme prévu. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 806)


« Il comprit que tout était 'accompli'. Il avait enduré jusqu'à la fin la souffrance de Gethsémané, l'outrage du procès, la douleur de la crucifixion elle-même. Il était seul à fouler au pressoir, et cela à cause de sa soumission constante à la volonté du Père et parce qu'il était soutenu par un amour total et éternel pour vous, pour toute l'humanité, 'qui, sans sa médiation, serait restée dans la détresse absolue de désirer sans espoir pendant toute l'éternité. » (Hugh B. Brown, CR, avril 1962, p. 108)


Jean 19:28. « J'ai soif »


« La période de faiblesse, le sentiment d'abandon total passa bientôt, et les besoins naturels du corps se firent de nouveau sentir. La soif terrifiante, qui constituait une des douleurs les plus atroces de la crucifixion, arracha des lèvres du Sauveur la seule parole qui nous soit rapportée exprimant sa souffrance physique. 'J'ai soif', dit-il. Un de ceux qui étaient tout près, on ne nous dit pas s'il était Romain ou Juif, disciple ou sceptique, imprégna rapidement une éponge de vinaigre, dont un récipient se trouvait tout près, et ayant attaché l'éponge à l'extrémité d'un roseau ou d'une tige d'hysope, l'appuya sur les lèvres enfiévrées du Seigneur. D'autres auraient empêché cette seule réaction humaine, car ils dirent : 'Laisse, voyons si Élie viendra le sauver.' Jean affirme que le Christ ne s'exclama 'J'ai soif' que lorsqu'il sut 'que tout était déjà accompli' ; et l'apôtre vit dans cette incident l'accomplissement d'une prophétie. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 805)


JEAN 20

Jean 20:1. Que représente « le premier jour de la semaine » ?

« Jésus étant sorti du tombeau le premier jour de la semaine, les anciens apôtres, guidés par l'Esprit, firent du dimanche le jour de sabbat pour commémorer ce jour et maintenir le souvenir de la glorieuse réalité de la résurrection. La révélation des derniers jours nous confirme que ce changement fut approuvé de Dieu puisqu'il appelle ce jour-là 'le jour du Seigneur' et dit ce qu'il faut faire et ne pas faire ce jour-là (voir D&A 59:9-17). » (McConkie, DNTC, 1:841)


Jean 20:11-18. Jésus apparaît à Marie de Magdala


« Qu'il y a beaucoup de choses relatives à la mort, l'ensevelissement et la résurrection de notre Seigneur qui anoblissent et exaltent les vertus des femmes fidèles ! Elles pleurèrent à la croix, cherchèrent à s'occuper de son corps blessé et sans vie et vinrent au tombeau pleurer leur ami et Maître. C'est pourquoi il n'est pas étonnant de trouver une femme, Marie de Magdala, choisie entre tous les disciples et même les apôtres pour être le premier être mortel à voir un être ressuscité et à se prosterner en sa présence. Marie, qui avait été guérie de beaucoup et qui aima beaucoup, vit le Christ ressuscité ! » (McConkie, DNTC, 1:843)


Jean 20:11-18. Marie de Magdala était-elle la même que celle qui oignit Jésus chez le pharisien Simon (Luc 7:36-50) ou bien celle que l'on appelle Marie de
Béthanie ?


« Marie-Madeleine devint une des amies les plus intimes que le Christ avait parmi les femmes ; la dévotion qu'elle avait pour son Guérisseur et Celui qu'elle adorait comme le Christ était inébranlable ; elle se tint près de la croix tandis que les autres femmes restaient à distance au moment de son agonie mortelle. Elle fut parmi les premières au sépulcre le matin de la résurrection et fut le premier être mortel à contempler et à reconnaître un Être ressuscité – le Seigneur qu'elle avait aimé de toute la ferveur d'une adoration spirituelle. Dire que cette femme, élue d'entre les femmes pour mériter des honneurs aussi éminents, était autrefois une créature déchue, l'âme flétrie par la chaleur d'une volupté impie, c'est contribuer à la perpétuation d'une erreur pour laquelle il n'y a aucune excuse.


Néanmoins, la fausse tradition, née d'une théorie ancienne et injustifiable, que cette femme noble, qui était tout particulièrement une amie du Seigneur, était la même qui, reconnue pécheresse, lava et oignit les pieds du Sauveur dans la maison de Simon le pharisien et gagna la récompense du pardon par sa contrition, a gardé avec tant de ténacité sa place dans l'esprit populaire au cours des siècles, que le nom Madeleine est devenu le terme générique désignant les femmes qui perdent leur vertu et se repentent par après.


« Nous n'examinons pas si la miséricorde du Christ aurait pu être accordée à la pécheresse que l'on fait à tort de Marie de Magdala ; l'on ne peut pas mesurer les limites, ni sonder les profondeurs du pardon divin ; mais s'il était exact que cette Marie et la pécheresse repentante qui servit Jésus assis à la table du pharisien était une seule et même personne, nous aurions reconnu que la réponse affirmative à cette question était correcte, car cette femme qui avait été pécheresse était pardonnée. Nous traitons ici du document scriptural comme d'un document historique, et rien de ce qui s'y trouve ne justifie l'accusation réellement répugnante bien que commune que l'âme dévouée de Marie-Madeleine n'était pas chaste. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 323-324)


Jean 20:17. Pourquoi le Seigneur empêcha-t-il Marie de le toucher ?

« On peut se demander pourquoi Jésus avait interdit à Marie de Magdala de le toucher, pour permettre ensuite si rapidement après à d'autres femmes de lui tenir les pieds tandis qu'elles se prosternaient devant lui pour l'adorer. Nous pouvons supposer que l'attitude émotionnelle de Marie avait été provoquée plus par un sentiment d'affection personnelle quoique sacrée que par l'impulsion d'une adoration pieuse comme celle dont faisaient preuve les autres femmes. Bien que le Christ ressuscité manifestât la même considération amicale et intime qu'il avait montrée dans son état mortel envers ceux dont il avait partagé étroitement la compagnie, il ne faisait plus partie d'eux dans le sens littéral du terme. Il y avait chez lui une dignité qui interdisait toute familiarité intime de la part de qui que ce fût.

Le Christ dit à Marie de Magdala : 'Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père.' Si la deuxième proposition fut ajoutée pour expliquer la première, nous devons en déduire qu'il ne devait être permis à aucune main humaine de toucher le corps ressuscité et immortalisé du Seigneur tant qu'il ne s'était pas présenté au Père. Il semble raisonnable et probable qu'entre la tentative impulsive de Marie de toucher le Seigneur et l'action des autres femmes qui le tinrent par les pieds tout en se prosternant devant lui avec un respect adorateur, le Christ monta vers le Père, et revint plus tard sur terre poursuivre son ministère dans son état ressuscité. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 832)


Jean 20:17. Que faut-il comprendre dans les paroles de Jésus : « Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu » ?

« Un choix si soigneux des mots était bien en accord avec son habitude invariable de maintenir la distinction entre lui et les autres hommes. Lui était le Fils de Dieu, littéralement ; les autres hommes avaient un père mortel. Ainsi par exemple, il prit soin de dire : 'Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu' (Jean 20:17) et non 'notre Père' et 'notre Dieu' ». (McConkie, DNTC, 1:413)

Jean 20:19-29. Thomas douta-t-il de la résurrection ?

« Le cas de Thomas montre pourquoi le Seigneur est resté si longtemps sur la route d'Emmaüs et dans la chambre haute : c'était pour montrer, dans le cas où les disciples douteraient, comment était son corps exactement. Et c'est pourquoi, au lieu de mépriser Thomas en le montrant du doigt, nous ferions mieux de considérer avec attention le manque de croyance moderne en cet être saint, cet Homme sanctifié qui règne avec son Père, là-haut, dans les cieux. » (McConkie, DNTC, 1:860)

JEAN 21

Jean 21:1-17. « Simon… m'aimes-tu plus que ne m'aiment ceux-ci ? »

« Voilà une question très importante pour chacun de nous. Puis-je vous demander, à chacun de vous : 'Aimez-vous le Seigneur ?' Presque sans exception, la réponse serait 'oui'. Mettons-nous à la place de Pierre…

« Pouvez-vous vous figurer la grandeur de cette scène : Pierre, cet homme fort, à qui sont posées ces questions si simples ? Et le Seigneur avait un moyen de savoir quelle était la profondeur de l'amour de Pierre et de lui enseigner la façon de montrer son amour pour Jésus-Christ.

« Nous montrons et nous prouvons notre amour en 'paissant les brebis'. Il y a plus de trois milliards de gens aujourd'hui sur la terre, et au rythme où nous enseignons actuellement, plus de deux milliards et demi d'enfants de Dieu ne connaîtront pas l'Évangile. Que diriez-vous si vous deviez vivre sur cette terre en n'ayant jamais l'occasion de connaître et d'apprendre le chemin véritable de la vie ?

« Notre tâche est grande. Nous avons besoin d'instructeurs, un besoin urgent de chaque membre de l'Église qui a un témoignage et qui est converti. Les brebis et les agneaux ont faim du pain de vie, de l'Évangile de Jésus-Christ. Nous pouvons montrer notre amour en suivant le prophète de Dieu, en appliquant la règle 'chaque membre un missionnaire' pour amener une ou plusieurs âmes à l'Église chaque année. » (Bernard P. Brockbank, CR, octobre 1963, p. 66)

Jean 21:21-24. Jean ne mourrait-il point ?

« Il est intéressant de noter que l'évangile de Jean rapporte qu'il lui fut promis qu'il demeurera jusqu'au second avènement du Christ, et non qu'il échapperait à la mort. Du rapport concernant le changement des trois disciples néphites nous apprenons que c'est cela qui a lieu. Un changement s'opère dans leur corps, de sorte qu'ils ne mourront point, mais qu'à la seconde venue du Christ , il y aura en eux un plus grand changement et ainsi 'ils ne goûteront jamais à la mort' (3 Néphi 28:1-10, 36-40). Ils seront comme une personne qui vit pendant le millénium. » (McConkie, DNTC, 1:865)

 

 

ACTES

I 01 I 02 I 03 I 04 I 05 I 06 I 07 I 08 I 09 I 10 I 11 I 12 I 13 I 14 I 15 I 16 I 17 I 18 I 19 I 20 I 21 I 22 I 23 I 24 I 25 I 26 I 27 I 28 I



ACTES 1

Actes 1:1. Qui était Théophile ?


Le nom lui-même signifie « aimé » ou « ami de Dieu ». C'est à lui que furent adressés l'évangile de Luc et le livre des Actes (Luc 1:3 ; Actes 1:1). Étant donné que dans Luc il est appelé « excellent Théophile », on en a déduit que c'était un homme de haut rang. Ce titre laisse supposer sans crainte de se tromper que c'était un Gentil, peut-être un Grec et que c'était un personnage officiel.


Actes 1:8. Le message de l'Évangile était-il porté selon un plan bien particulier ?


Juste avant son ascension aux cieux, Jésus informa ses apôtres qu'ils seraient « témoins » de son nom « à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre ». Il est intéressant de noter combien le livre des Actes reflète l'accomplissement des paroles de notre Sauveur. Les chapitres 1 à 7 parlent d'événements qui ne se situent qu'à Jérusalem. Mais après la lapidation d'Etienne, les disciples « se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie » (Actes 8:1). Luc nous informe que ceux qui avaient été ainsi dispersés « allaient de lieu en lieu, annonçant la bonne nouvelle de la parole » (Actes 8:4). Plus tard, il nous dit jusqu'à quelle distance de Jérusalem la parole s'était répandue : « Ceux qui avaient été dispersés par la persécution survenue à l'occasion d'Étienne allèrent jusqu'en Phénicie, dans l'île de Chypre, et à Antioche, annonçant la parole seulement aux Juifs » (Actes 11l:19).


À ce moment-là, la parole de Dieu fut portée en Samarie par Philippe (Actes 8:5). Les Samaritains, bien que n'étant pas totalement des Gentils étaient considérés comme des Juifs bâtards par les habitants de la Judée. C'était des gens qu'il fallait éviter le mieux possible. Quand les apôtres, à Jérusalem, apprirent que la Samarie avait reçu la parole du Seigneur, pierre et Jean y allèrent pour conférer le Saint-Esprit (Actes 18:14-15). Il est clair que le message de l'Évangile était sorti de Jérusalem. Au moment de la conversion de Paul, on voit d'après le chapitre 9 des Actes que la parole de Dieu s'était répandue jusqu'à Damas, ville de Syrie, à quelque deux cents kilomètres au nord-est de Jérusalem. Pendant ce temps Philippe prêchait dans les villes situées à l'ouest de la Judée, le long de la côte (voir carte au début du chapitre).


À Césarée, habitait un homme qui s'appelait Corneille, qui était centenier romain et c'était un Gentil. Il priait Dieu et se préoccupait beaucoup de choses spirituelles. Il eut l'honneur d'être le premier Gentil à entrer dans l'Église de Jésus-Christ sans être passé par une première conversion au judaïsme (Actes 10). Pierre, président de l'Église de Jésus-Christ, reçut la révélation que « Dieu ne fait point acception de personnes mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable » (Actes 10:34-35). L'Évangile était allé de Jérusalem en Samarie, puis dans le monde entier et aux Gentils. Bien que Paul eût pour méthode d'aller prêcher l'Évangile d'abord dans les synagogues juives de chaque ville où il pouvait aller, de plus en plus il tourna aussi son attention vers les Gentils (Actes 13:46 ; 18:6 ; 28:28). Bien que nous n'ayons pas de rapports précis de leur travail, on peut supposer à coup sûr que les autres apôtres contribuèrent aussi à réaliser la prédiction du Seigneur : qu'ils seraient ses « témoins… jusqu'aux extrémités de la terre ».


ACTES 2

Actes 2:1. Qu'était le jour de la Pentecôte ?


Cinquante jours, soit sept semaines après la fête de la Pâque, les Juifs fidèles observaient une fête connue sous le nom de Pentecôte. Ce mot vient du grec pentekoste et il signifie littéralement « cinquantième ». Ce jour était considéré soit comme le jour des premiers fruits (Nombres 28:26) soit comme la fête de la moisson (Exode 23:16). Étant donné qu'il venait après les sept semaines de la pâque, on l'appelait aussi la fête des Semaines (Exode 34:22 ; Deutéronome 16:10). Comme il est significatif que Dieu ait littéralement déversé son Esprit sur son peuple au moment où celui-ci exprimait sa gratitude envers lui. Pierre vit cela comme un accomplissement partiel de l'ancienne prophétie du prophète Joël (Joël 2:28-32).

« Avec la fin de l'ancienne dispensation et l'ouverture de la nouvelle, la fête de la Pentecôte cessa d'être le moment autorisé pour le culte religieux. Et il est significatif que le Seigneur ait choisi la Pentecôte, qui découlait de la dernière Pâque, comme occasion de souligner éternellement l'accomplissement de tout ce qu'impliquaient les feux sacrificatoires du passé. Le feu est un agent purificateur. L'impureté et la maladie meurent dans ses flammes. Le baptême de feu, dont Jean promit que le Christ l'apporterait, signifie que quand les hommes reçoivent la compagnie du Saint-Esprit, le mal et l'iniquité sont brûlés et extirpés de leur âme comme par le feu. La force sanctificatrice de ce membre de la Divinité les rend purs. Selon une image semblable, tous les feux sur tous les autels du passé, en brûlant la chair des animaux, signifiaient
que la purification spirituelle viendrait par le Saint-Esprit que le Père enverrait à cause du Fils.

« En cette première Pentecôte de l'ère dite chrétienne, ces feux auraient accompli leur symbolisme purificatoire si l'ordre ancien avait encore existé. Il était donc tout à
fait approprié qu'au lieu de cela le Seigneur choisit ce jour même pour envoyer le feu vivant du ciel, pour ainsi dire, un feu qui demeurerait dans le coeur des hommes et remplacerait à tout jamais tous les feux allumés sur tous les autels du passé. Et c'est ainsi que le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit
(voir Actes 2:1-14). » (Bruce R. McConkie, The Promised Messiah, p. 431-432)


Actes 2:2-4. Ce qui s'est passé autrefois le jour de la Pentecôte s'est-il renouvelé ?


Cette grande experience de la Pentecôte où fut déversé l'Esprit, le Saint-Esprit, a un parallèle dans l'histoire. Lors des services de dédicace du temple de Kirtland, le prophète Joseph Smith pria pour une onction de l'Esprit venue d'en haut. Il pria en faveur des saints : « Qu'il en soit pour eux comme pour tes disciples le jour de Pentecôte ; que le don des langues soit déversé sur ton peuple, à savoir comme des langues de feu, ainsi que leur interprétation. Et que ta maison soit remplie de ta gloire comme d'un vent puissant et impétueux (D&A 109: 35-37). Cette prière fut exaucée à la lettre, non pas une seule fois mais pendant plusieurs jours après les services de consécration. Une fois, « on entendit comme le bruit d'un vent violent, impétueux, qui remplit le temple, et toute l'assemblée se leva en même temps, comme mue par un pouvoir invisible ; beaucoup se mirent à parler en langues et à prophétiser ; d'autres virent de glorieuses visions ; je vis que le temple était rempli d'anges, et je le déclarai à l'assemblée » (Smith, HC, 2:428 ; cf. 432). (Talmage, La maison du Seigneur, p. 121)


Actes 2:29-31, 34. Que savons-nous du sort spirituel de David, roi d'Israël ?


« Un meurtrier, par exemple, quelqu'un qui répand le sang innocent, ne peut recevoir le pardon. David, se repentant du meurtre d'Urie, chercha le pardon de Dieu, et y mit tous ses soins et toutes ses larmes. Mais il ne put l'obtenir qu'en passant par l'enfer ; néanmoins il obtint la promesse que son âme ne serait pas laissée en enfer. Bien que David était roi, il n'obtint jamais l'esprit ni le pouvoir d'Élie, ni la plénitude de la prêtrise. Et la prêtrise qu'il reçut, ainsi que son trône et son royaume lui seront enlevés et donnés à un autre du nom de David dans les derniers jours, lequel sera issu de lui. » (Enseignements du prophète Joseph Smith,p. 477)


Actes 2:40. « Sauvez-vous de cette génération perverse »


Le mot qui a été rendu dans notre version de la Bible par « perverse » implique beaucoup plus l'idée de rébellion : « Sauvez-vous de cette générationrebelle. »


ACTES 3

Actes 3:20. Que signifie « des temps de rafraîchissement » ?


« Si nous voulons comprendre le sens de la prophétie de Pierre, nous devons savoir exactement et précisément ce que signifie les « temps de rafraîchissement ». Jésus en a parlé comme étant le temps du « renouvellement de toutes choses » où « le Fils de l'Homme… sera assis sur le trône de sa gloire » (Matthieu 19:28). C'est le jour où « la terre sera transfigurée, à savoir selon le modèle qui fut montré à mes apôtres », dit le Seigneur (D&A 63:21). C'est le jour où « la terre sera renouvelée et recevra sa gloire paradisiaque » (Dixième Article de foi). C'est le jour de la « nouvelle terre » que vit Ésaïe (Esaïe 65:17), la terre telle qu'elle sera quand il n'y aura plus de méchanceté, quand le millénium commencera… C'est le jour où les hommes « de leur glaive… forgeront des hoyaux, et de leurs lances des serpes » (Ésaïe 2:4), un jour de paix et de justice universelles, l'ère du millénium où le Christ règnera en personne sur la terre. » (Bruce R. McConkie, CR, octobre 1967, p. 43)


Actes 3:21. Que signifie « les temps du rétablissement » ?


C'est « une période au cours de laquelle toutes choses seront rétablies selon la promesse que fit Dieu par la bouche de ses saints prophètes depuis le commencement du monde.


« Ainsi, le Christ est venu une fois et a exercé son ministère parmi les hommes, le point culminant de son ministère étant son sacrifice expiatoire et son ascension au Père. Il doit revenir, une seconde fois, en des jours de rafraîchissement et de renouvellement pour régner en personne sur la terre. Mais il ne peut pas revenir la seconde fois tant que n'a pas commencé une période de l'histoire de la terre qui s'appelle 'le temps du rétablissement' ou, en d'autres termes, il ne peut pas revenir avant l'époque ou la période du rétablissement ; et, à cette époque ou cette période, toutes les choses essentielles que Dieu a toujours données à toutes les époques de la terre, pour le salut, l'amélioration, la bénédiction et l'édification de ses enfants seront rétablies. » (Bruce R. McConkie,CR, octobre 1967, p. 43)


ACTES 4

Actes 4:6. Qui étaient Anne, Caïphe, Jean et Alexandre ?


Anne était grand-prêtre juif pendant la vie de Jésus. Il était le fils de Seth, fut nommé à l'office de grand-prêtre à trente-sept ans ; il détenait cet office quand Jean-Baptiste commença son appel à la repentance (Luc 3:2). Il était le beau-père de Caïphe, grand-prêtre au moment de la crucifixion de Jésus et des difficultés de Pierre et de Jean avec le Sanhédrin (Jean 18:18, 24 ; Actes 4:6). C'était un homme très influent parmi les Juifs et cinq de ses fils servirent comme grands-prêtres.


Le nom entier de Caïphe était Joseph Caïphe. Il fut grand-prêtre des Juifs pendant le règne de l'empereur Tibère (Matthieu 26:3, 57 ; Jean 11:49 ; 18:13-14, 24, 28 ; Actes 4:6). Devant lui comparurent Jésus et les apôtres Pierre et Jean. Il était le gendre de Anne, grand-prêtre avant lui, et il servit environ dix-huit ans à cet important poste.


On ne sait rien de plus de Jean et d'Alexandre que cette seule référence.

ACTES 5

Actes 5:1-11. Quelle leçon peut-on tirer de la mort d'Ananias et Saphira ?


« La leçon qu'Ananias peut nous apprendre, c'est que les menteurs qui ne se repentent pas seront damnés. Qu'arrivera-t-il alors à celui qui ne paie qu'une partie de la dîme et qui dit à son évêque que la somme donnée à son évêque est une dîme complète ? Ou au couple immoral qui, de connivence, affirme qu'il est pur pour obtenir une recommandation pour le temple ? Ou aux membres de l'Église qui n'avouent pas des péchés, de quelque sorte qu'ils soient, qui les empêcheraient de recevoir les bénédictions du temple, une ordination à la prêtrise ou un poste de dirigeant ? » (McConkie. DNTC, 2:58-59)


Actes 5:34-40. Qui était Gamaliel ?


Petit-fils du célèbre rabbi Hillel et célèbre lui-même, Gamaliel était membre du Sanhédrin et distingué docteur de la loi juive à l'époque où l'Église primitive commençait juste à faire ses premiers pas. Paul dit qu'il a été « instruit aux pieds de Gamaliel » (Actes 22:3), expression idiomatique signifiant qu'il eut pour maître le célèbre docteur de la loi. Gamaliel avait la réputation d'être tolérant et bon ; il considérait les aspects les plus humains de la loi, relâchait les exigences de l'observance du sabbat pour qu'elles soient moins rigoureuses et encourageait une façon plus humaine de traiter la femme dans les lois sur le divorce. Le conseil qu'il donna aux principaux sacrificateurs concernant les apôtres et la nouvelle Église (voir Actes 5:34-40) confirme cette réputation de tolérance et de sagesse. Il est vraisemblable que son sage conseil sauva la vie des apôtres même si le Sanhédrin les fit battre de verges avant deles renvoyer (voir Actes 5:40).


Actes 5:36. Qui étaient Theudas et Judas le Galiléen ?


Gamaliel tenta de dissuader les dirigeants juifs de persécuter et de tuer pierre et les apôtres. Dans un discours qu'il fit devant le Sanhédrin, il parla d'un homme appelé Theudas qui avait rallié à lui quatre cents hommes, mais n'avait pas réussi à obtenir d'autres disciples. Il fut tué et ses disciples dispersés. L'argument de Gamaliel était le suivant : « Laissez les choses suivre leur cours. Si cette œuvre vient des hommes, elle échouera comme celle de Theudas. Si elle est de Dieu, elle triomphera de vos persécutions » (voir Actes 5:35-39).


Pour démontrer que le Sanhédrin devait libérer les apôtres, Gamaliel cita le cas de Judas le Galiléen qui prouve qu'un mouvement est réduit à néant si le Seigneur n'est pas avec lui. Bien que les conseils de Gamaliel aient persuadé le Sanhédrin, il se trouve que son évaluation de Judas et de ses disciples n'est pas tout à fait exacte. En 6 ou 7 après J.-C., Quirinus, gouverneur romain de la Syrie, entreprit un recensement de la Palestine. Judas, Galiléen loyal et fanatique, dit que les Juifs devaient être libérés de toute domination étrangère et s'opposa par conséquent au recensement. Il réunit une troupe de partisans qui se révoltèrent ouvertement par la violence à l'ordre donné. Ils furent, pour la plupart, fait prisonniers, torturés et tués, y compris Judas lui-même. En ce sens, au moins, Gamaliel avait raison. Mais de cette brève insurrection était né le mouvement connu sous le nom de Zélotes qui, en 66, mena une autre révolte contre Rome. C'est cette révolte à l'instigation des Zélotes qui conduisit à la destruction du temple et à la dispersion des Juifs hors de Palestine en 70-72.


ACTES 6

Actes 6:5 à 7:59. Qui était Étienne ?


Sept hommes, parmi lesquels Étienne, furent choisis par les apôtres pour s'occuper de tout ce qui concernait le système d'entraide en usage à cette époque. Étienne fut particulièrement vaillant dans sa tâche. Les Écritures attestent que c'était un homme « plein de grâce et de puissance » qui « faisait des prodiges et de grands miracles parmi le peuple ». Il parlait et agissait avec une telle autorité et une telle puissance que certains Juifs le firent arrêter sur de fausses accusations. De faux témoins déclarèrent devant le Sanhédrin qu'Étienne avait blasphémé contre le temple et la loi de Moïse. Pendant le procès, tous ceux qui le regardèrent virent que son visage était « comme celui d'un ange » (Actes 6:15). Ils refusèrent pourtant de tenir compte de ce témoignage visible qui était manifesté par la transfiguration d'Étienne. Pour sa défense, il raconta l'histoire des relations de Dieu avec ses enfants. Étienne donna pour argument qu'Israël ne comprenait pas sa propre loi. Il avait persécuté et tué les prophètes comme il avait persécuté et tué Jésus. Étienne contempla les cieux et vit le Christ ressuscité avec son Père. Ils ne purent supporter son témoignage accusateur. Ils crièrent au blasphème et Étienne fut traîné hors des murs de Jérusalem et lapidé. Étienne mourut, un des premiers martyrs de la foi.


ACTES 7

Actes 7:1-59. Voir Actes 6:5 à 7:59


Actes 7:58. Qui était Saul ?


Saul était le nom hébreu de l'apôtre Paul. De la tribu de Benjamin (voir Romains 11:1 ; Philippiens 3:5), Paul était un Juif de la Diaspora. Au moment opportun, il changea son nom hébreu en son équivalent romain, Paul, ce qui lui permit d'avoirdes relations plus faciles avec les milieux gentils.


Actes 7:60. « Seigneur, ne leur impute pas ce péché ! »


« Quand le Seigneur, au moment de mourir, se tourna vers le Père et demanda : 'Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font' (Luc 23:34), il parlait des soldats qui le crucifiaient. Ils agissaient sous l'autorité d'une nation souveraine. C'étaient les Juifs qui étaient coupables de la mort du Seigneur. Encore,une fois, comment pouvait-il leur pardonner, comment son Père pouvait-il leur pardonner, alors qu'ils ne se repentaient pas. Ces gens méchants qui s'écrièrent : 'que son sang retombe sur nous et sur nos enfants !' (Matt. 27:25) ne s'étaient pas repentis. Ceux qui 'l'injurièrent' sur le Calvaire (Matt. 27:39) ne s'étaient pas repentis. Les dirigeants juifs qui jugèrent illégalement Jésus, exigeant de Pilate qu'il le crucifie et incitèrent la foule à ses actes les plus vils, ne s'étaient pas repentis. Pas plus que les soldats romains qui, bien que certainement tenus par la loi militaire de crucifier Jésus comme on le leur commandait, n'étaient absolument pas obligés d'ajouter les insultes et les cruautés auxquelles ils soumirent le Sauveur avant sa crucifixion.


Le Seigneur pouvait-il pardonner à Pilate ? Certainement pas sans la repentance de celui-ci. Pilate se repentit-il ? Nous ne savons pas ce qu'il a fait après avoir disparu de l'Écriture. Il avait le désir de favoriser le Sauveur. Il ne montra pas suffisamment de courage pour résister à la pression du peuple. Aurait-il pu sauver la vie du Seigneur ? Encore une fois, nous ne le savons pas. Nous laissons Pilate au Seigneur, comme nous lui laissons tous les autres pécheurs, mais souvenez-vous que 'savoir et ne pas faire', c'est pécher. » (SpencerW. Kimball, Le miracle du pardon, p. 156-157)


ACTES 8

Actes 8:5. Qui était Philippe ?


Philippe était l'un des sept hommes qui avaient été choisis pour aider les apôtres à s'occuper des nécessiteux (Actes 6:1-6). Il prêcha en Samarie, où Simon le magicien crut au message de l'Évangile (Actes 8:5-13), Sur le commandement d'un ange, Philippe alla de Jérusalem à Gaza où il exposa les paroles d'Ésaïe et l'Évangile à un eunuque de grande importance qui reçut la parole avec joie et fut baptisé (voir Actes 8:26-39). Ensuite il prêcha en divers endroits et, finalement, s'installa définitivement à Césarée (voir Actes 8:40). Paul séjourna avec Philippe à Césarée lors de son troisième voyage missionnaire (voir Actes 21:8-15). Philippe avait quatre filles non mariées qui avaient le don de prophétie (voir Actes 21:9).


Actes 8:5-8. Un détenteur de la prêtrise d'Aaron peut-il accomplir de grandes œuvres de justice ?


« Qu'un homme soit prêtre ou apôtre, cela ne fait aucune différence s'il magnifie son appel. Un prêtre détient les clés du ministère d'anges. Jamais de ma vie, que ce soit quand j'étais apôtre, soixante-dix ou ancien, je n'ai mieux senti la protection du Seigneur que lorsque je détenais l'office de prêtre. Le Seigneur m'a révélé par des visions, des révélations et par le Saint-Esprit beaucoup de choses que je vis devant moi. »(Wilford Woodruff, Millenial Star, 53:629)


ACTES 9

Actes 9:2-3, 8. Quelle était l'importance de la ville de Damas ?


Damas, capitale actuelle de la Syrie, prétend être la plus ancienne ville du monde à avoir été constamment habitée. À l'époque des apôtres, elle se trouvait dans la province romaine de Syrie. Située à 200 kilomètres environ au nord-est de Jérusalem et à une centaine de kilomètres de la mer Méditerranée, Damas se trouve au coeur d'une plaine fertile.


On comprend clairement la suprématie de Damas sur les anciennes cités du fait de sa situation. C'était le terminus de trois routes principales du commerce de l'ancien Proche-Orient.


Comme elle était proche de Jérusalem, c'était une ville d'une grande importance pour l'ancienne Israël et pour Juda. C'est là qu'Achaz, roi de Juda, prit modèle pour le grand autel qu'il éleva dans le temple de Jérusalem, ostensiblement pour apaiser le roi victorieux d'Assyrie, Tiglath-Piléser III (voir 2 Rois 16:10-16). Plus tard, la ville fut détruite, comme les prophètes de Dieu l'avaient prophétisé (voir Ésaïe 17:1 ; Amos 1:4 ; Jérémie 49:23-27). Elle fut reconstruite ensuite sur le même emplacement.


De nos jours, dans le quartier chrétien de la ville, se trouve ce que l'on pense avoir été la fameuse « rue droite » dans laquelle se trouvait la maison d'un certain Judas chez qui Paul demeura quelque temps, après sa conversion. La muraille par laquelle il fut descendu, la nuit, dans une corbeille, par des amis pour échapper aux Juifs furieux de la ville (voir Actes 9:23-25) est, selon toute vraisemblance, celle qui entoure encore la cité. Du temps de Paul, comme de nos jours, les produits fabriqués à Damas sont vendus à l'air libre dans les bazars des rues. Parmi les produits bien connus fabriqués autrefois par les habitants de la ville, il y avait les soieries et les damas, ainsi que les aciers de Damas qui étaient très prisés.


Actes 9:4-6. Quelles leçons importantes pouvons-nous tirer du récit de la conversion de Paul ?


« Il y a une leçon que nous tous dans notre Église pouvons tirer. Reconnaissons, nous aussi, l'autorité locale. L'évêque peut être un homme humble. Certains d'entre vous peuvent penser qu'ils lui sont supérieurs, mais il a reçu l'autorité directement de notre Père céleste. Reconnaissez cette autorité. Recherchez les conseils de votre président de branche, les conseils de votre président de pieu. S'ils ne peuvent pas résoudre vos difficultés ou vos problèmes, ils écriront.à d'autres frères, les Autorités générales, et demanderont le conseil nécessaire. Reconnaître l'autorité est un principe important.


« L'autre leçon à tirer de ce qui est arrivé à Paul près de Damas, c'est le fait remarquable que Jésus, notre Seigneur, s'intéresse à son Église et à ses membres. Et comme il s'y intéressait à cette époque, iI s'y intéresse aujourd'hui.


« J'aime sentir qu'il regarde ce que nous faisons, qu'il est affligé quand nous ne nous conformons pas aux idéaux et aux principes qu'il nous a donnés dans l'Évangile. Il fut affligé de voir Saul, un serviteur choisi, qui allait aveuglément détruire l'Église. Il est heureux quand il voit que les frères qu'il a appelés font leur devoir et essaient de mener une vie pure et droite en accord avec lesprincipes de l'Évangile. » (David O. McKay, CR, octobre 1951, p. 159-160)


Actes 9:5. « Il te serait dur de regimber contre les aiguillons »


Il s'agit du long bâton pointu utilisé pour piquer la peau des animaux pour les faire avancer. L'animal piqué a tendance à ruer, à se retourner, littéralement à « regimber contre les aiguillons ». Cette réaction ne fait qu'augmenter la douleur et rendre la blessure plus profonde sans avoir aueun effet sur l'aiguillon lui-même.


« Damas se trouve à environ deux cents cinquante kilomètres au nord de Jérusalem. Il fallait donc à Saul et ses compagnons environ une semaine pour faire le voyage. Peut-être que, pendant ces quelques jours d'inactivité relative, il se mit à se demander si ce qu'il faisait était bien ou mal. Peut-être que le visage rayonnant d'Étienne agonisant et la dernière prière du martyr commença à s'enfoncer un peu plus profondément dans son âme. Les pleurs et les cris des petits enfants à qui il arrachait leurs parents commencèrent à percer son âme de façon plus aiguë, à le mettre mal à l'aise et à le rendre malheureux à la pensée de ce qu'il allait encore faire de semblable à Damas. Peut-être se demandait-il si c'était vraiment dans l'œuvre du Seigneur qu'il était engagé pour se sentir si inquiet et si amer. Il devait apprendre bientôt que seule l'œuvre du mal fait éprouver ces sentiments et que le vrai service du Seigneur apporte toujours la paix et la satisfaction. » (
David O. McKay, Ancient Apostles, p. 120)


Actes 9:8. Qu'est-ce qui rendit Saul aveugle sur la route de Damas ?

« Saul de Tarse vit l'Éternel, le Christ glorifié, et il entendit sa voix et conversa avec lui. Bien qu'il fût partiellement caché, l'éclat de la lumière venant des cieux dans laquelle il se tenait – plus brillante que l'éclat du soleil à midi – fit tomber Saul par terre, tremblant et saisi d'effroi. La voix dit : 'Je suis Jésus que tu persécutes' (Actes 9:5). La lumière était si intense et si brillante que même avec cette protection, il fut aveuglé. Il a dit : 'Comme je ne voyais rien, à cause de l'éclat de cette lumière, ceux qui étaient avec moi me prirent pari la main, et j'arrivai à Damas' (Actes 22:11). Par un miracle de la prêtrise, Paul recouvra la vue après trois jours d'obscurité totale. » (Spencer W. Kimball, CR,  avril 1964, p. 96)


Actes 9:18. Pourquoi était-il nécessaire que Paul, qui avait eu une vision, se soumette à l'ordonnance du baptême ?


« Saul vit le Fils de Dieu ressuscité, il reçut des visions, des miracles furent opérés en sa faveur et pourtant rien de tout cela ne suffisait à le qualifier pour être membre de l'Église ou pour servir. Le baptême est la porte d'entréepour tous : le Christ, Paul, toute personne responsable. » (McConkie, DNTC, 2:91)


Actes 9:20-22. Face à quels nouveaux problèmes Paul se trouva-t-il après sa conversion ?

Dès qu'il devint membre de l'Église de Jésus-Christ, Paul se trouva face à deux nouveaux problèmes : l'un qui venait de ses anciennes relations avec les Juifs, l'autre de sa nouvelle situation de disciple de Jésus. Avant sa conversion, l'œuvre qu'il accomplissait en persécutant les chrétiens était pleinement approuvée par les dirigeants Juifs. Après sa conversion il dut faire face à ses anciens amis et ses anciennes relations et déclarer qu'il avait eu tort. « Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu » (Actes 9:20). Remarquez le caractère direct de son témoignage. La colère des Juifs fut si grande qu'ils « se concertèrent pour le tuer » (Actes 9:23).


Mais que dire de ceux qui connaissaient Paul autrefois comme leur persécuteur ? Comment reçurent-ils son témoignage de Jésus ? Leur réaction dut être semblable à celle d'Ananias qui, après avoir été appelé par le Christ à exercer son ministère auprès de Paul, dit : « Seigneur, j'ai appris de plusieurs personnes tout le mal que cet homme a fait à tes saints dans Jérusalem ; et il a ici (c'est-àdire à Damas) des pouvoirs, de la part des principaux sacrificateurs, pour lier tous ceux qui invoquent ton nom' (Actes 9:13-14). Sa conversion n'était-elle pas simplement une ruse pour prendre au piège ceux qui avaient sincèrement épousé la cause chrétienne ? Seul le temps pouvait répondre à cettequestion et prouver que la conversion de Paul était authentique.


Actes 9:27. Qui était Barnabas ?


Barnabas fut le compagnon missionnaire de Paul pendant sa première mission (voir Actes 9:27). Son premier service dans l'Église qui soit enregistré est la vente de son champ selon l'accord qu'avaient pris les premiers chrétiens d'avoir tout en commun (voir Actes 4:36). C'était un Juif (très exactement un Lévite) de l'île de Chypre ; son nom était Joses ou Joseph. Quand Paul et lui rencontrèrent les Lycaoniens, Barnabas reçut le rom de Jupiter, le plus puissant des dieux romains (voir Actes 14:12) à cause de ses prouesses physiques, de la dignité de son aspect et de son air impérieux. On dit de lui que c'était « un homme de bien, plein d'Esprit-Saint et de foi » (Actes 11:24) ; il fut choisi avec Paul pour relever les fonds d'entraide pour les pauvres de Judée (Actes 11:29-30) et c'était un rude travailleur qui subvint à ses propres besoins au lieu de recourir à l'Église pour qu'elle l'entretienne (voir 1 Corinthiens 9:6). Bien qu'il ait eu un grave différend avec Paul au sujet de Jean Marc, son neveu, qu'il voulait emmener pour le deuxième voyage (voir Actes 15:36-39), ils se réconcilièrent plus tard. C'est lui le premier qui, après la conversion de Paul, alla le chercher à Tarse pour le faire travailler avec lui (voir Actes 11:25-26). Ilsemble avoir été apôtre (voir Actes 14:4, 14).


ACTES 10

Actes 10:1. Qui était Corneille ?


Centenier romain, c'est-à-dire chef de cent hommes, Corneille est décrit par Luc comme un homme pieux qui craignait Dieu, avec toute sa maison ; il faisait beaucoup d'aumônes au peuple, et priait Dieu continuellement (voir Actes 10:1-2). Ce devait être aussi un homme de prière qui cherchait la vérité, car il reçut, en réponse à une prière, une vision dans laquelle il lui fut dit de faire venir Pierre qui lui dirait ce qu'il devait faire pour rendre sa vie parfaite devant Dieu (voir Actes 10:3-6). Il est le premier Gentil connu à avoir reçu l'Évangile au midi des temps sans s'être d'abord converti au judaïsme (voir Actes 10:47-48).


Actes 10:6. Pourguoi Corneille envoya-t-il chercher Pierre après avoir vu un ange ?


Le fait de voir un ange ou de recevoir la visite d'êtres célestes n'apporte pas le salut ; c'est le fait de garder les commandements qui l'apporte. L'ange qui apparut et donna à Corneille les premières instructions aurait pu lui dire ce qu'il fallait faire, mais il l'envoya à Pierre qui détenait l'autorité sur la terre. C'est ainsi que fonctionne le royaume de Dieu. 


« Il n'est pas étonnant… que l'ange dit au bon Corneille qu'il fasse chercher Pierre afin que celui-ci lui enseigne la voie du salut : Pierre pouvait le baptiser, mais les anges ne le pouvaient pas aussi longtemps qu'il y avait, dans la chair, des officiers dûment autorisés détenant les clefs du royaume, oul'autorité de la prêtrise. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 370)


Actes 10:9-33. Pourquoi Pierre fut-il choisi pour apporter l'Évangile aux Gentils ?


« Ce fut Pierre qui eut le premier le devoir et le droit de prêcher l'Évangile aux Gentils. Veuillez remarquer que lorsque le Seigneur désira que les Gentils connaissent son Évangile, il donna au chef des Douze les instructions nécessaires pour tourner la clé qui leur ouvrait la porte de l'Évangile. C'est l'une des tâches particulières de l'apostolat. » (McKay, Ancient Apostles, p. 87)


« Pierre, détenant les clés du royaume, était de son temps président de la Haute-Prêtrise, de la même façon que Joseph Smith et ses successeurs (à qui ces 'clefs' furent remises aussi de nos jours) sont présidents de la Haute-Prêtrise et chefs sur la terre de l'Église et du royaume de Dieu. »(Harold B. Lee, CR, octobre 1953, p. 25)


Actes 10:10. « Il tomba en extase »


« Parfois, les prophètes 'tombent en extase' au moment où ils reçoivent des visions. C'est-à-dire qu'ils sont si complètement enveloppés par l'Esprit que… les fonctions normales du corps sont suspendues. » (McConkie, Mormon Doctrine,p. 802)


Actes 10:44-48. Quelle est la différence entre le Saint-Esprit et le don du Saint-Esprit ?


« Il y a une différence entre le Saint-Esprit et le don du Saint-Esprit. Corneille reçut le Saint-Esprit avant d'être baptisé, ce qui était le pouvoir de Dieu pour le convaincre de la véracité de l'Évangile, mais il ne put recevoir le don du Saint-Esprit qu'après avoir été baptisé. S'il ne s'était pas conformé à ce signe ou ordonnance, le Saint-Esprit, qui l'avait convaincu de la véracité de l'existence de Dieu, l'aurait quitté. Avant de se conformer à ces ordonnances et de recevoir le don du Saint-Esprit, par l'imposition des mains, selon l'ordre de Dieu, il n'aurait pas pu guérir les malades ou commander à un esprit malin de sortir d'un homme et être obéi de lui. » (Enseignements du prophète Joseph Smith,p. 276)


ACTES 11

Actes 11:26. Quand les premiers saints furent-ils appelés « chrétiens » et pourquoi ?


« Chrétien est le terme générique désignant les disciples du Christ, ceux qui croient qu'il est le Fils de Dieu et que le salut, à tous les degrés, s'obtient grâce à lui et par son sacrifice expiatoire. Étant donné qu'il y a eu des disciples du Christ dans toutes les dispensations successives de l'Évangile depuis Adam jusqu'à nos jours, ils ont dû tous être connus sous le nom de chrétiens, ou un terme équivalent et synonyme. Dire que les saints ont été appelés chrétiens pour la première fois à Antioche signifie que pour la première fois, dans la dispensation du midi des temps, il y eut un nombre suffisant de membres de l'Église pour que les non-membres reconnaissent les saints comme une organisation distincte et séparée, détachée et à part de la synagogue et de la communauté juive. » (McConkie, DNTC, 2:112-113)


Il est intéressant de remarquer que dès 73 avant J.-C., tous les Néphites qui appartenaient à l'Église au pays de Zarahemla étaient connus sous le nom de chrétiens (voir Alma 46:14-15). D'ailleurs, le nom de Jésus-Christ a été révélé à Jacob et à Néphi quelque cinq cents ans avant sa naissance, ce qui fait que les Néphites, au moins, n'avaient pas de doutes sur l'identité du Messie qui devaitles sauver de leurs péchés (voir 2 Néphi 10:3 et 25:19).


Actes 11:28. Qui était Agabus ?


On sait peu de choses sur Agabus si ce n'est qu'il possédait le don de prophétie et que c'était un chrétien plein de grandeur. Par l'inspiration de Dieu, il prédit une famine qui aurait lieu pendant le règne de l'empereur Claude, fait que le Nouveau Testament et Josèphe confirment (Actes 11:28 ; Josèphe, Antiquités, 20. 2. 5). Quand Paul revint de sa troisième mission, Agabus prédit que Paul seraitlié et emprisonné (Actes 21:10-11)


ACTES 12

Actes 12:1. Qui était le Jacques qu'Hérode tua ?


Il y a au moins trois hommes portant le nom de Jacques qui sont mentionnés dans le Nouveau Testament : (1) Jacques, le fils de Zébédée et frère de Jean, l'apôtre bien-aimé, était membre du collège original des douze apôtres. Il fut martyr, aux mains d'Hérode, dans les premiers temps de son apostolat. Il servit, avec Pierre et Jean dans la Première Présidence jusqu'à sa mort (vers 44 avant J-C). (2) Jacques, fils d'Alphée et de Marie (voir Actes 1:13 ; Marc 16:1), parfois appelé Jacques « le mineur », était aussi membre du collège original des Douze. Où il exerça son ministère après la résurrection de Jésus, on ne le sait pas. (3) Jacques, le demi-frère de Jésus, comme ses autres frères, n'accepta pas l'appel de Jésus pendant que le Sauveur vivait (Jean 7:1-7). Plus tard, il devint apôtre (voir Actes 15: 13-34 ; Galates 1:18-19 ; 3:9).


Actes 12:1. Qui étaient Hérode et Bérénice ?


Deux des Hérode, le père et le fils, furent appelés Hérode Agrippa. Ils gouvernèrent les Juifs du temps de Jésus et des apôtres. Hérode Agrippa I était un petit-fils d'Hérode le Grand et, à la différence de ceux qui régnèrent avant lui, il observa très fidèlement la loi de Moïse. Pour conserver les faveurs des Juifs, il mit à mort Jacques, fils de Zébédée, frère de Jean, le disciple bien-aimé et apôtre de Jésus-Christ (voir Actes 12). Après la mort de son père, Hérode Agrippa II reçut les tétrarchies qu'avaient autrefois Philippes, son frère, et Lysanias, gouverneur romain. Il reçut le titre de roi. La meilleure image que nous ayons de lui est celle qui se trouve dans le Nouveau Testament au tribunal de Festus (voir Actes 25:13-26 ; 26). Son mariage incestueux avec sa soeur Bérénice le rendit odieux aux Juifs.


Bérénice était l'aînée des filles d'Hérode Agrippa I. Elle fut mariée, à un très jeune âge, à son oncle, Hérode, roi de Chalsis. Après la mort de celui-ci, en 48 avant J-C environ, elle épousa son propre frère, Hérode Agrippa II. Elle était présente lorsque son mari et frère ainsi que Festus écoutèrent Paul avant que celui-ci ne parte pour Rome (voir Actes 25:13, 23 ; 26:30).


Actes 12:12. Qui était Jean, surnommé Marc ?


Jean Marc appelé communément Marc est l'auteur de l'évangile qui porte son nom. C'était le fils de l'une des femmes les plus importantes de l'Église primitive à Jérusalem. Les disciples se réunissaient chez elle et c'est là que se rendit Pierre après avoir été libéré de prison (voir Actes 12:12-17). Jean Marc fut choisi comme compagnon de Paul et Barnabas quand ils partirent pour leur premier voyage missionnaire (voir Actes 12:25 ; 13:5) mais, pour une raison qui n'est pas précisée, il les laissa à la moitié du voyage. Ce fut plus tard un sujet de mésentente entre Paul et Barnabas quand ils entreprirent le deuxième voyage. Barnabas voulait reprendre Marc avec eux, mais Paul refusa ; aussi, ils se séparèrent et allèrent chacun de leur côté (voir Actes 15:37-41). Il est évident que Paul se réconcilia plus tard avec Marc puisqu'il en parle en faisant ses éloges dans ses épîtres (voir, par exemple, Colossiens 4:10 et Philémon 24). Pierre parle de Marc en disant qu'il est son fils et qu'il était avec lui à Babylone, probablement Rome. Une ancienne tradition veut que Marc ait écrit son évangile à Rome en se documentantdirectement auprès de Pierre.


ACTES 13

Actes 13:1-14, 26. Quel est l'objectif principal du premier voyage missionaire de Paul ?


L'objectif réel du premier voyage missionnaire de Paul fut d'établir des branches de l'Église dans tles régions très éloignées de Jérusalem. Un grand nombre de personnes entendirent et reçurent le message de l'Évangile ; sans ce voyage missionnaire, elles ne l'auraient pas pu. De plus, nous avons la possibilité de voir Paul à l'œuvre dans sa nouvelle activité de dirigeant et d'organisateur. Il entre dans une ville où il n'y a aucun membre, où la plupart des gens n'ont même pas entendu parler de Jésus-Christ. Quand il s'en va, il y a une branche de l'Église, petite, mais prospère à qui il donne la tâche de continuer à progresser pendant son absence. Nous remarquons aussi que Paul est très désireux de prêcher l'Évangile à tous les hommes sans considération de ce qu'ils font ou de ce qu'ils sont. Quand les Juifs rejettent la parole de Dieu, Paul se tourne vers les Gentils.


Actes 13:6. « Ils trouvèrent un certain magicien, faux prophète »


« Mes ennemis disent que j'ai été un vrai prophète. Eh bien, je préférerais être un vrai prophète déchu qu'un faux prophète. Lorsqu'un homme va et prophétise, et ordonne aux hommes d'obéir à ses enseignements, il doit être ou bien un vrai ou un faux prophète. De faux prophètes s'élèvent toujours pour s'opposer aux vrais prophètes et ils prophétisent toujours tellement près de la vérité qu'ils arrivent presque à tromper les élus eux-mêmes. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 515)


Actes 13:7. Qui était Sergius Paulus ?


C'était le proconsul romain à Chypre quand Paul et Barnabas allèrent dans l'île lors du premier voyage missionnaire. On dit de lui que c'était un homme intelligent qui demanda à Paul et Barnabas de lui prêcher la parole de Dieu. Quand il vit le miracle accompli par Paul (il rendit aveugle Elymas, le magicien), il « crut, étant frappé de la doctrine du Seigneur » (Actes 13:12).


ACTES 14



ACTES 15

Actes 15:1. Quelques hommes venus de la Judée


« Ils venaient des quartiers généraux de l'Église… et c'était de bons frères ; mais sur la question de la circoncision, ils se trompaient. N'étant pas conduits par l'Esprit, ils enseignaient une fausse doctrine. Étant donné que le Seigneur laisse souvent ses serviteurs se débrouiller seuls et trouver les solutions à des problèmes difficiles avant de finir par leur faire comprendre sa volonté par révélation, il se présente des situations semblables dans l'Église aujourd'hui. Par exemple, des frères qui, aujourd'hui, envoyés dans les Églises pour les fortifier et pour prêcher, prennent parfois sur eux de défendre des philosophies politiques et sociales ou des théories en matière d'éducation qui leur semblent bonnes (affirmant même dans certains cas qu'elles sont nécessaires au salut) et qui, en fait, ne sont pas ce que Dieu demande à son peuple. » (McConkie,
DNTC, 2:139)


Actes 15:1. « Si vous n'êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés »


L'ordonnance de la circoncision fut instituée par l'Éternel lui-même. Elle fut d'abord donnée à Abraham et à ses descendants en signe de l'alliance qui assurait des bénédictions sacrées et éternelles à tous ceux qui serviraient le Seigneur en justice (voir Abraham 2:8-11; Genèse 17). Selon la loi de Moïse, tout enfant masculin devait être circoncis à l'âge de huit jours (voir Lévitique 12:3). Le but principal de ce signe était de rappeler l'alliance que Dieu avait faite avec Abraham (voir Genèse 17:9-14).


Après le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ, la nécessité d'un signe fut abolie. L'Évangile et ses bénédictions n'étaient plus réservés exclusivement aux Juifs ; l'Évangile était pour tous. Dans une révélation donnée à Mormon et rapportée dans le Livre de Mormon, Jésus dit : « Les petits enfants ont la santé, car ils sont incapables de commettre le péché ; et la malédiction d'Adam leur est enlevée en moi, de sorte qu'elle n'a aucun pouvoir sur eux ; et la loi de la circoncision est finie en moi » (Moroni 8:8).


Au temps de Jésus et des apôtres, on disait communément « les circoncis » et les « incirconcis », le premier terme comme équivalent de « Juif » le deuxième signifiant « Gentil » (voir Galates 2:7). Bien que le conseil de Jérusalem ait réglé la question par révélation, Paul se trouva obligé de combattre ce problème partout où il alla. Un grand nombre de ses convertis étaient juifs et tenaient à ce que tous les Gentils convertis au christianisme obéissent aussi au rite mosaïque. Paul dit bien clairement que la circoncision, que ce soit pour les Juifs ou pour les Gentils, était finie en Christ (voir Romains 2, 3, 4 ; 1 Corinthiens 7:19 ; Galates5:6 ; 6:15 ; Colossiens 2:11 ; 3:11).


Actes 15:2. Le compte rendu que fit Paul du conseil de Jérusalem


La version du conseil de Jérusalem donnée dans Actes 15 n'est pas la seule que nous ayons. Paul en donna lui-même un compte rendu, très bref, dans l'épître aux Galates (2:1-10). Nous y notons un certain nombre de points importants :


1. Le conseil eut lieu « quatorze ans après » une première visite à Jérusalem, probablement vers 35-36 ou « quatorze ans après » sa conversion (ce que veut dire Paul n'est pas très clair).


2. Paul s'y rendit sur l'ordre du Seigneur, c'est-à-dire, par révélation.


3. Quand il fut à Jérusalem, il « leur exposa » l'Évangile qu'il prêchait parmi les païens, en particulier et non publiquement.


4. Il refusa de permettre la circoncision de Tite, qui était grec, comme le désiraient les judaïsants.


5. Jacques, Céphas et Jean, qui étaient regardés comme des « colonnes » (Galates 2:9 ; c'est-à-dire des dirigeants de l'Église), donnèrent à Paul et Barnabas « la main d'association ».


6. Paul reçut la mission d'aller « vers les païens » avec son message. D'autres allèrent « vers les circoncis ».


7. La seule chose qui fut demandée à Paul fut de ne pas oublier d'obtenir des dons pour les pauvres de l'Église (nous voyons que Paul accomplit fidèlement cette tâche dans Actes 11:30 ; 24:17 ; 1 Corinthiens 16:1-3 ; 2 Corinthiens 8, 9 ; Romains 15:25-27).


Alors que cela n'est pas mentionné dans les Actes, il est clairement indiqué dans les paroles de Paul aux Galates qu'il rendit visite en privé aux dirigeants de l'Église avant d'assister à la réunion publique où il prit la parole. D'ailleurs Actes 15:4-6 semble suggérer qu'il y eut plusieurs réunions publiques pour débattre de cela ; il y en eut peut-être trois : une quand Paul arriva avec la délégation d'Antioche (voir Actes 15:3-4 ; Galates 2:2) ; une seconde session au cours de laquelle les judaïsants affirmèrent que Tite, un des compagnons de Paul, qui était grec, devait se soumettre à la circoncision. Le problème resta sans solution (voir Actes 15:5 ; Galates 2:3-5) ; et la dernière quand les apôtres et les anciens vinrent considérer ensemble la question de la circoncision (Actes 15:7-29 ; Galates 2:6-10). Là, les choses se passèrent dans l'ordre : il y eut débat, délibérations et prises de décisions. Remarquez comme le compte rendu donné par Paul de la solution donnée à ce problème tel qu'on le trouve exprimé dans Galates 2:6-10 concorde avec celui donné dans Actes 15:23-29.


Cependant, la question de la circoncision ne fut pas la seule affaire réglée à la conférence de Jérusalem ; il apparaît que Paul et Barnabas ont établi une distinction entre l'œuvre des apôtres qui portaient l'Évangile aux Juifs et ceux qui le portaient aux Gentils. Les « colonnes de l'Église », Pierre, Jacques, le frère du Seigneur, et Jean ont donné expressément à Paul et Barnabas la permission de porter le message de l'Évangile aux Gentils en voyant la réussite phénoménale des travaux des deux hommes jusqu'à ce jour-là. Ainsi, l'immense champ de travail se trouvait répartie et la main droite de l'intégration tendue symboliquement par l'intermédiaire de Paul et Barnabas à tous les Gentils convertis présents et futurs.


Actes 15:7. Pourquoi le Seigneur parla-t-il par la bouche de Pierre ?


« Pierre était le président de l'Église ; il recevait et annonçait la volonté de Dieu sur toutes les questions. » (McConkie, DNTC, 2:143)


Actes 15:28. « Car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous »


« Les représentants du Seigneur luttèrent et travaillèrent sur le « problème, sondèrent les Écritures, cherchèrent les conclusions possibles et firent de leur mieux pour résoudre le problème sur la base des bons principes qu'ils connaissaient. Étant arrivés à ce qu'ils considéraient être une solution convenable (c'est-à-dire adopter les déclarations de Jacques qui étaient basées sur le principe énoncé par Pierre), ils demandèrent au Seigneur si leurs conclusions étaient bonnes et en accord avec sa volonté. Dans cet exemple, apparemment, la décision fut prise et acceptée selon le même processus de révélation qu'utilisera le prophète [Joseph Smith] pour traduire le Livre deMormon ( voir D&A 8-9). » (McConkie, DNTC, 2:144-145)


Actes 15:40. Qui était Silas ?


On pense que le Silas dont il est question dans les Actes des Apôtres est la même personne que le Silvain des épîtres de Paul (voir 2 Corinthiens 1:19 ; 1 Thessaloniciens 1:1 ; 2 Thessaloniciens 1:1). Il avait une place de premier plan parmi les dirigeants de l'Église à Jérusalem. Il était prophète dans son domaine et prêcha l'Évangile (voir Actes 15:32). C'est lui qui, avec Paul, apporta à Antioche la décision du conseil de Jérusalem concernant les conditions requises pour être membre de l'Église (Actes 15:1-35). Quand Paul fut en désaccord avec Barnabas, c'est Silas qui fut choisi comme compagnon de Paul pour le second voyage missionnaire.


Ses expériences et ses voyages missionnaires comportent l'emprisonnement à Philippes où le geôlier et sa famille furent convertis (voir Actes 16:16-40), des voyages à Thessalonique, puis à Bérée où il séjourna quelque temps pendant que Paul se rendait à Athènes (voir Actes 17:1-15) ; il travailla avec Paul aussi à Corinthe (voir Actes 18:5 ; 2 Corinthiens 1:19). S'il est vrai que Silas et Silvain étaient la même personne, c'est lui qui fut le secrétaire pour le livre de 1 Pierre et qui porta cette épître de Pierre en Asie Mineure (voir 1 Pierre 5:12).


Il était peut-être citoyen romain (voir Actes 16:37).


Actes 15:40. Quels furent les aspects importants du second voyage missionnaire de Paul ?


On voit que l'Église a grandi aussi rapidement dans les autres parties de l'empire qu'à Jérusalem et ses alentours. Le deuxième voyage missionnaire donna à Paul la possibilité, d'une part, de rendre visite aux Églises déjà fondées lors de son premier voyage, d'autre part, d'en établir d'autres dans des régions qui, jusque-là, n'avaient pas été touchée s par l'Évangile. Ainsi fut établie une pratique qui devait durer pendant tout le travail d'apôtre de Paul : « visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir en quel état ils son »" (Actes 15:36). Mais Paul n'y alla pas toujours en personne. Il y envoya Timothée, Tite ou Silas. Nous percevons ainsi plus clairement non seulement son talent d'organisateur, mais aussi ses capacités d'administrateur. Il prit l'habitude de faire suivre ses visites de lettres de compliments ou d'exhortations, méthode qu'il devait utiliser pendant tout le reste de sa vie au service du Christ.


Finalement, beaucoup de choses montrent qu'il jouissait dans une grande mesure des bénédictions du Saint-Esprit dans son ministère, car il reçut constamment des visions et des instructions concernant le travail du Seigneur et démontra le pouvoir de Dieu en de multiples occasions (voir Actes 16:7-9, 26 ;18:9).


ACTES 16

Actes 16:16. Qu'est-ce que l'esprit de divination ?


La divination, c'est l'action de découvrir l'avenir par des moyens tels que les cartes, les horoscopes, les rêves, les envoûtements, les boules de cristal, etc. La divination était un art pratiqué depuis longtemps chez les anciens (voir Esaïe 2:6 ; Daniel 2:27 ; 5:11). Elle était et elle est toujours interdite au peuple du Seigneur voir Deutéronome 18:9-14 ; Josué 13:22).


Actes 16:30-34. La foi au Seigneur Jésus-Christ est-elle tout ce qui est nécessaire au salut ?


« La croyance seule est à peine le début de cette démarche qui mène à un héritage céleste si on la considère comme un facteur isolé, si on ne la voit pas dans un ensemble qui comprend le baptême et l'attitude qui s'ensuit : la volonté de persévérer jusqu'à la fin (voir 2 Néphi 31:15-21). Et dans ce cas précis, Paul et Silas enseignent l'Évangile à toutes les personnes du groupe, les baptisent et, sans contestation, leur confèrent le don du Saint-Esprit, les lançant ainsi dansla direction du salut. » (McConkie, DNTC, 2:152)


ACTES 17

Actes 17:18. Qu'étaient les épicuriens et les stoïciens ?


Le terme épicurisme vient de Épicure qui vivait aux alentours de 300 avant J-C. Selon sa philosophie, le monde existait par hasard et n'avait ni but ni raison d'être. Le plus grand bien auquel pouvait arriver un homme était celui qui lui apportait le plus grand plaisir ou la plus grande absence de peine ou de douleur. Contrairement à des idées communément répandues à cette époque comme de nos jours, l'épicurisme ne prônait pas la licence grossière comme objectif de vie, mais les joies qui donnaient à l'homme les satisfactions personnelles les plus longues et les plus pleines.


Le stoïcisme, par contre, reconnaissait un pouvoir suprême qui gouvernait l'univers. Selon cette philosophie, toutes choses ont été organisées et mises en mouvement par un Esprit divin, et le sage, le véritable stoïcien est celui qui accepte les choses comme elles sont plutôt que de les changer pour qu'elles deviennent comme il aimerait qu'elles soient. Cette acceptation nécessite un grand courage et une grande maîtrise de soi, car l'homme se trouve obligé de livrer une bataille sans fin contre la nature. Le corps n'est pas un instrument qu'il faut punir ou nourrir. Il faut faire comme s'il n'existait pas. Dans son célèbre discours à l'Aréopage (sur la colline de Mars) Paul fit une citation prise dans « Phaenomena », œuvre d'Aratus, poète cilicien : « C'est ce qu'ont dit aussi quelques-uns de vos poètes : Nous sommes de sa race » (de la race de Dieu) (Actes 17:28). Ce sont des paroles presque identiques que nous trouvons dans l'« Hymne à Zeus » écrit par Cléanthe. Ces deux hommes étaient des stoïciens. En citant ces poètes, Paul ne chercha probablement pas à faire étalage de ses connaissances et de sa culture devant son auditoire. Il est certain qu'il essaya de se placer sur un terrain commun avec ses auditeurs pour gagner leur confiance et faire ainsi qu'ils écoutent son message.


Actes 17:15-34. Quelle fut l'importance de la visite de Paul à Athènes ?


Athènes, capitale de la Grèce, était une des merveilles du monde antique. Bien qu'en déclin général au moment de la visite de Paul, Athènes avait autrefois possédé avec fierté plus de génie intellectuel, plus de recherche philosophique et plus de splendeur architecturale que n'importe quelle ville de l'Antiquité. Même pendant la période de déclin, ses habitants étaient fiers de leur brillant héritage. On essaya vigoureusement de préserver et de restaurer l'ancienne grandeur d'Athènes.


À l'époque du premier siècle après J.-C., Athènes était une ville-état libre qui avait la faveur de la protection de Rome. Une grande partie de ses édifices les plus remarquables sont encore debout. L'Agora, ou Place du marché, était particulièrement célèbre. Les hommes importants de la ville s'y rassemblaient chaque jour pour y entendre des débats, pour diriger les affaires de la ville et pour apprendre, si possible, quelque chose de nouveau (voir Actes 17:21). Étant donné que le message de Paul était nouveau, il était assuré d'avoir une foule pour l'écouter dès le départ. Finalement, Paul fut amené au fameux Aréopage (c'est-àdire la colline de Mars) et les gens qui l'accompagnaient disaient : « Pourrions-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine que tu enseignes ? » (Actes 17:19). Bien que le message de Paul ait été rejeté par la plus grande majorité, il y eut au moins un membre du Haut Tribunal, Denys l'aréopagite, et une femme, Damaris, etquelques autres dont le nom n'est pas mentionné qui crurent (voir Actes 17:34).


Actes 17:22. « Je vous trouve à tous égards extrêmement religieux »


Paul, en parlant du caractère religieux et de la « dévotion » des habitants d'Athènes, préparait avec sagesse son auditoire à un message concernant un Dieudont ils ne savaient rien.


Actes 17:26. Paul enseignait-il l'existence prémortelle quand il dit : « ayant déterminé la durée des temps » ?


« Voici un point de doctrine important qui cadre exactement avec ce qu'enseigna Moïse quand il expliqua comment Dieu 'donna un héritage aux nations, quand il sépara les enfants des hommes', et 'fixa Ies limites des peuples d'après le nombre des enfants d'Israël' (Deutéronome 32:8). La doctrine impliquée dans ces Écritures est claire : 'Si le Seigneur a fixé aux nations les bornes de leur demeure, un choix d'esprits a dû être fait pour former ces nations. » (Joseph Fielding Smith, Le chemin de la perfection, p. 47)


« Puis-je à nouveau vous poser à chacun cette question : 'Qui êtes-vous ?' Vous êtes tous les fils et les filles de Dieu. Vos esprits ont été créés et ils ont vécu sous forme d'intelligences organisées avant que le monde soit. Vous avez reçu la bénédiction d'avoir un corps physique parce que vous avez obéi à certains commandements dans cet état prémortel… Le moment de l'histoire du monde où chacun est venu a été déterminé, comme l'apôtre Paul l'a enseigné aux hommes d'Athènes et comme le Seigneur l'avait révélé à Moïse, …avant que ce monde ne soitcréé. » ( Harold B. Lee, CR, octobre 1973, p. 7)


ACTES 18

Actes 18:18. Voir Actes 15:40


Actes 18:23. Le troisième voyage missionnaire de Paul


Le troisième voyage missionnaire de Paul est le plus long des trois, autant par sa durée (quatre ans) que par la distance couverte. Une grande partie de son temps fut consacrée à des visites aux villes dans lesquelles il était passé au cours des deux premiers voyages, mais ce fut Éphèse qui devint son quartier général pendant trois ans. C'est pendant cette période que nous avons la meilleure image de Paul car nous le voyons théologien, prédicateur, écrivain et serviteur fidèle de Jésus-Christ non seulement grâce au récit brillant de Luc mais aussi à travers quatre lettres de Paul : deux aux Corinthiens, une aux Romains et une aux Galates. L'une des préoccupations premières de Paul au cours de ce troisième voyage fut de collecter des fonds pour les pauvres de Jérusalem.


ACTES 19



ACTES 20

Actes 20:38. Le troisième voyage missionnaire de Paul


Le troisième voyage missionnaire de Paul est le plus long des trois, autant par sa durée (quatre ans) que par la distance couverte. Une grande partie de son temps fut consacrée à des visites aux villes dans lesquelles il était passé au cours des deux premiers voyages, mais ce fut Éphèse qui devint son quartier général pendant trois ans. C'est pendant cette période que nous avons la meilleure image de Paul car nous le voyons théologien, prédicateur, écrivain et serviteur fidèle de Jésus-Christ non seulement grâce au récit brillant de Luc mais aussi à travers quatre lettres de Paul : deux aux Corinthiens, une aux Romains et une aux Galates. L'une des préoccupations premières de Paul au cours de ce troisième voyage fut de collecter des fonds pour les pauvres de Jérusalem.


ACTES 21

Actes 21:9. Les femmes peuvent-elles prophétiser ?


« Bien que les hommes soient appelés à être ceux qui dirigent au foyer et à l'Église, les femmes ne sont en rien au-dessous d'eux pour ce qui est des dotations spirituelles. Elles prophétisent, reçoivent des visions, s'entretiennent avec des anges (voir Alma 32:23), jouissent des dons de l'Esprit et se qualifient avec leur mari pour l'exaltation complète au plus haut niveau céleste. » (McConkie,DNTC,2:181)


Actes 21:10-14. Paul aurait-il dû aller à Jérusalem alors qu'il avait été mis en garde ?


« Paul aurait-il dû aller à Jérusalem ? Ce voyage était-il en accord avec la volonté et les desseins du Seigneur ?


« Quelle que soit la réponse à ces questions, il est clair que Paul fut prévenu des persécutions et des épreuves qu'il aurait à l'issue de ce voyage. Il avait reçu les chuchotements de l'Esprit qui lui disait que 'des liens et des tribulations' l'attendaient à Jérusalem (Actes 20:22-24). Alors, Agabus, sachant apparemment que Paul est déterminé à affronter les persécutions et même la mort à Jérusalem, vient lui dire, au nom du Seigneur, qu'à Jérusalem, il sera lié par les Juifs et livré aux Gentils.


« Cependant, c'est grâce à son arrestation après son voyage à Jérusalem, qu'il put, pendant qu'il se trouvait sous la garde des Romains, rendre témoignage devant les Juifs de Jérusalem, devant Festus, puis devant Agrippa, dans l'île de Malte et à Rome même. Pour que les témoins du Christ puissent s'adresser aux rois et aux gouverneurs, il semble qu'il soit nécessaire souvent que les serviteurs du Seigneur soient arrêtés et jugés. Sûrement que ce voyage à Jérusalem mit à l'épreuve l'âme noble et ferme de Paul et, grâce à cela, il eut des occasions de défendre la vérité et la justice qu'il n'aurait pas eues autrement. » (McConkie,DNTC, 2:181)


Actes 21:28-29. Quelle accusation les Juifs portaient-ils contre Paul ?


Trophime était un Éphésien, un Gentil qui n'était pas admis à pénétrer dans les cours intérieures du temple. Accuser Paul d'avoir violé les enceintes sacrées était une accusation très grave, bien que fausse. C'était un délit puni de mort pour lequel Paul aurait pu être lapidé. C'est à l'intervention du tribun des soldats romains stationnés à Jérusalem pour maintenir l'ordre qu'il dut de ne pasêtre gravement blessé.


Actes 21:38. « Tu n'es donc pas cet Égyptien ? »


Josèphe, l'historien juif romain nous parle d'un Juif égyptien qui souleva une grande foule dans le désert et l'amena jusqu'au mont des Oliviers (voir Josèphe, Guerres 2. 13. 5). Il promit à ceux qui l'avaient suivi que les murs de Jérusalem s'écrouleraient quand ils approcheraient et qu'ils pourraient expulser les Romains facilement. Félix, le gouverneur romain, les accueillit avec son armée et ce fut la déroute totale. Cependant le chef n'avait pas été capturé et letribun avait cru que Paul était cet homme.


ACTES 22



ACTES 23



ACTES 24



ACTES 25

Actes 25:11. « J'en appelle à César »


Sous la loi romaine, chaque citoyen accusé d'un délit avait le droit et la possibilité d'être entendu devant le siège impérial. Les autorités en matière de droit romain affirment que les magistrats locaux avaient un pouvoir discrétionnaire en ce qui concerne les appels. Ils pouvaient décider si le cas justifiait l'exercice de ce droit quand la culpabilité était évidente et quand le délit était si grave que retarder le jugement aurait été à l'encontre de la vraie justice.


ACTES 26

Actes 26:25. « Je ne suis point fou, très excellent Festus, ce sont, au contraire, des paroles de vérité et de bon sens que je prononce »


Les hommes qui ne sont pas spirituellement en accord avec les vérités éternelles ne peuvent croire avec simplicité un humble témoignage quand ils l'entendent. De nombreuses personnes qui ont un témoignage de l'Évangile n'engagent pas leur vie pour le Christ parce qu'elles se sont persuadées que ce serait trop difficile et que cela leur coûterait trop d'abandonner leurs amis, leurs habitudes, leur manière confortable de vivre. Mais Paul se souciait peu des biens, des modes, de l'opinion des gens. Il était prêt à abandonner sa vie même pour son témoignage.


ACTES 27

Actes 27:9. « L'époque même du jeûne était déjà passée »


Quand Luc parle du fait que la navigation était dangereuse parce que le jeûne était déjà passé, cela est sûrement une référence au jour de l'Expiation chez les Hébreux. Il marquait la période pendant laquelle on considérait comme dangereux de naviguer jusqu'à ce que le temps s'améliore. Le jour de l'Expiation était le dernier de dix jours solennels mis à part pour la pénitence et la purification personnelle. Il tombait le dixième jouf de Tishri, le septième mois du calendrier hébreu et correspondait à fin septembre, début octobre de notre calendrier. Il marquait aussi l'entrée annuelle du grand-prêtre dans le Saint des Saints très sacré pour accomplir l'expiation universelle pour les péchés du peuple et il ne fallait ce jour-là ni manger ni travailler. Chez les Juifs, la datation se faisait beaucoup par les fêtes annuelles et les jours saints.


ACTES 28

Actes 28:16-31. Que savons-nous des activités de Paul pendant son emprisonnement à Rome ?


Luc nous donne peu de renseignements sur l'emprisonnement de Paul à Rome. Il est certain que Paul avait depuis un certain temps l'intention de s'y rendre (voir Actes 19:21 et Romains 1:9-11), mais peut-être pas comme prisonnier politique. C'est pratiquement une certitude que Paul ne fut pas inactif pendant la période de son emprisonnement. Outre son ardeur naturelle au travail, Luc nous dit que « on permit à Paul de demeurer en son particulier, avec un soldat qui le gardait » (Actes 28:16) et qu'il « recevait tous ceux qui venaient le voir » et enseignait « ce qui concerne le Seigneur Jésus-Christ, en toute liberté et sans obstacle » (Actes 28:30-31).


Il est généralement reconnu que Paul écrivit au moins quatre de ses épîtres pendant son premier emprisonnement : aux Philippiens, aux Colossiens, aux Éphésiens et à Philémon.

On voit d'après certaines de ses lettres que Paul avait fortement l'espoir d'être acquitté. Aux saints de Philippes, il écrivit : « J'ai confiance dans le Seigneur que moi-même aussi j'irai bientôt » (Philippiens 2:24). À Philémon, il écrivit : « En même temps prépare-moi un logement, car j'espère vous être rendu, grâce à vos prières » (Philémon 22). Quant au procès, il devait attendre le bon vouloir de Néron, ce qui fait qu'une bonne partie du temps de Paul se passa à attendre.

 

 

ROMAINS

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ROMAINS 1

Romains 1:7-8. Paul écrit aux saints de Rome


« À qui l'épître aux Romains était-elle adressée ? Aux Gentils qui se trouvaient à Rome ? Au monde en général ? Aux Églises chrétienne d'aujourd'hui ? En aucune façon. S'il y a une vérité que le monde peut apprendre dans cette épître, tant mieux. Mais Paul l'écrivit aux saints, aux membres de l'Église, à ceux qui avaient déjà le don du Saint-Esprit, à ceux qui étaient nés de nouveau, à ceux qui détenaient la prêtrise et jouissaient des dons de l'Esprit. Il écrivait à des gens qui connaissaient déjà la doctrine du salut, et ses enseignements ne peuvent être compris que par des gens qui ont la même formation, la même connaissance et la même expérience que ceux à qui était destiné le message à l'origine. L'épître aux Romains est un livre scellé pour le monde des religions ; c'est un volume de vérités inspirantes de l'Évangile ouvert pour les saints de Dieu. » (McConkie, DNTC, 2:216)


Romains 1:26-27. Quelle est la gravité du comportement homosexuel ?

« Parmi les effets sociaux négatifs du comportement homosexuel, il n'en est aucun de plus important que l'effet sur le mariage et le foyer…


« Où se situe la perversion du comportement homosexuel ? Il est clair qu'il est hostile au dessein de Dieu en ce qu'il renie son premier grand commandement de 'multiplier et remplir la terre'. Si cette pratique devenait universelle, elle dépeuplerait la terre en une seule génération. Elle annulerait le grand programme que Dieu a créé pour ses enfants d'esprit en ce qu'elle laisserait dans le monde céleste d'innombrables esprits non incarnés à qui n'aurait pas été donnée l'occasion de profiter des possibilités de la mortalité…


« La gravité du péché du comportement homosexuel est égale à celle de la fornication, de l'adultère…


« Le Seigneur a promis que tous les péchés peuvent être pardonnés sauf certains qui sont énumérés, et ce péché n'est pas parmi ceux qui ont été cités. Il est donc pardonnable si on l'abandonne totalement et si la repentance est sincère et absolue. Assurément, on peut le surmonter, car il y a de nombreuses personnes heureuses qui étaient autrefois prises dans ses griffes et qui ont, depuis, complètement transformé leur vie…


« Les tentations viennent à tout le monde. La différence entre le pécheur et la personne digne est généralement que l'un a cédé et que l'autre a résisté. » (Kimball, Le miracle du pardon, p. 82-87)


ROMAINS 2

Romains 2:6-13. L'importance des œuvres


Les Églises qui font de la justification par la foi et du salut par la grâce leur principale doctrine, ou bien se trompent sur les enseignements puissants de Paul dans ces versets ou bien les ignorent délibérément. Paul enseigne clairement que les bonnes œuvres sont récompensées et les œuvres mauvaises punies et conclut par ces mots frappants : « Ce ne sont pas… ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés. »

ROMAINS 3

Romains 3:1-31. L'homme doit être justifié par la grâce


Puisque, comme le dit Paul, tous les hommes pèchent, aucun homme ne peut être justifié (c'est-à-dire être ramené à des relations normales avec Dieu) par des œuvres seulement. Il doit intervenir un pouvoir qui comble le fossé. Ce pouvoir fut donné par Jésus-Christ. Il vécut la loi de façon parfaite, fut sans péché, et, par conséquent, ne se trouva jamais loin de Dieu. De plus, il se sacrifia pour pouvoir payer avec sa sainteté la dette du péché pour tous les hommes qui viendraient à lui. Sa grâce devient la source de leur justification devant Dieu.


« Il y a une différence entre le Seigneur Jésus-Christ et le reste de l'humanité. Nous n'avons pas la vie en nous car aucun pouvoir ne nous a été donné pour déposer notre vie et la reprendre. C'est quelque chose qui est au-dessus de notre pouvoir et ainsi, comme nous sommes sujets à la mortl et pécheurs – car, tous, dans une certaine mesure, nous sommes transgresseurs de ]a loi, si bons que nous ayons pu essayer d'être – nous n'avons pas la capacité en nous-mêmes et par nous-mêmes de recevoir la rédemption de nos péchés par nos propres actes, quels qu'ils soient.


« C'est cela, la grâce dont Paul nous parle. C'est donc par la grâce de Jésus-Christ que nous sommes sauvés. Et s'il n'était pas venu dans le monde déposer sa vie pour pouvoir la reprendre ou, comme il l'a dit par ailleurs, pour nous donner la vie pour que nous puissions l'avoir plus abondamment, nous serions encore soumis à la mort et nous serions encore dans nos péchés…


« Ainsi, il est facile de comprendre que nous devons accepter la mission de Jésus-Christ. Nous devons croire que c'est par sa grâce que nous sommes sauvés, qu'il a accompli pour nous cette œuvre que nous ne pouvions pas accomplir nous-mêmes et qu'il a fait pour nous ces choses qui étaient essentielles pour notre salut et qui étaient au-delà de notre pouvoir ; et il est nécessaire aussi – et nous en avons le commandement – que nous accomplissions les œuvres qui sont requises de nous telles qu'elles nous sont données dans les commandements connus sous le nom d'Évangile de Jésus-Christ. » (Smith, Doctrines of Salvation, 2:309-311)

ROMAINS 4

Romains 4:4. La vie éternelle : un don ou un salaire ?


Ce que veut dire Paul ici, c'est que si un homme était justifié par les œuvres de la loi, il aurait raison de se glorifier car la récompense reçue du Père serait un dû pour les services qu'I iI aurait rendus, et non un don de la grâce. Mais bien sûr, ce n'était pas le cas. Aucun homme ne peut gagner le salut par lui-même. Ceci renversa la conception qu'avaient les Juifs que l'on pouvait, en quelque sorte, gagner le plaisir de Dieu et la gloire-éternelle par l'obéissance à la loi. À ce propos, il est intéressant de noter que la terminologie même employée par le Seigneur montre clairement que rien de ce que l'homme aurait pu faire lui-même ne lui aurait fait gagner le royaume céleste. Chaque fois que le Seigneur parle de la façon dont sa gloire et son royaume sont transmis à l'homme il emploie le verbe hériter et le nom don. Il n'est pas dit que ce don est fait inconditionnellement, mais il est clair cependant que c'est un don. Les Doctrine et Alliances illustrent parfaitement bien cet équilibre : « Si tu veux faire le bien, oui, et rester fidèle jusqu'à la fin, tu seras sauvé dans le royaume de Dieu, ce qui est le plus grand de tous les dons de Dieu, car il n'est pas de plus grand don que celui du salut » (D&A 6:13).


Quel prix les hommes doivent-ils payer pour ce précieux don ? Il ne s'agit pas de se conformer aux principes mosaïques, d'accomplir les ordonnances et les rites d'une loi morte, mais de payer le prix de la foi, la foi au Seigneur Jésus-Christ, qui implique d'accomplir jusqu'au bout les œuvres de la justice et qui ne peut pas exister si les hommes ne conforment pas leur vie aux principes de l'Évangile et tant qu'ils ne le font pas. Le salut vient-il donc par les œuvres ? Non, pas les œuvres de la loi mosaïque ni même par les œuvres plus parfaites de l'Évangile lui-même. Le salut vient par l'expiation du Christ, par la rançon qu'il a payée, le sacrifice propitiatoire qu'il a fait. Sans cela, aucune bonne œuvre des hommes ne pourrait les racheter de la mort temporelle (cette rédemption étant la résurrection) ni de la mort spirituelle (cette rédemption étant la vie éternelle). » (McConkie, DNTC, 2:231)


Romains 4:16. Comment les hommes sont-ils justifiés ?


Traduction de Joseph Smith : « Par conséquent, vous êtes justifiés pour ce qui est de la foi et des œuvres par la grâce, afin que la promesse puisse être assurée à toute la postérité ; non pas seulement à ceux qui sont de la loi mais aussi à ceux qui sont de la foid'Abraham qui est le père de nous tous. »


ROMAINS 5

Romains 5:20. « la loi est intervenue pour que l'offense abonde »


Le mot grec que Paul emploie ici et qui est traduit par « intervenue » signifie littéralement « entrer par le côté de ». En grec classique, on utilisait souvent ce mot à propos des acteurs, dans les théâtres, qui jouaient un rôle secondaire, qui entraient sur la scène depuis les coulisses, jouaient leur rôle et disparaissaient à nouveau. L'emploi d'un tel mot pour décrire la loi de Moïse évoque les mêmes choses que celles que Paul suggéra dans l'épître aux Galates quand il dit de la loi qu'elle était un « pédagogue » (voir note sur Galates 3:24)


ROMAINS 6

Romains 6:1-6. Quel est le symbolisme du baptême ?


« Le baptême ne peut pas être administré autrement que par immersion totale du corps dans l'eau pour les raisons suivantes :


1. Il est à la similitude de la mort, de l'ensevelissement et de la résurrection de Jésus-Christ et de tous ceux qui ont reçu la résurrection.


2. Le baptême est aussi une naissance et il est accompli à la similitude de la naissance d'un enfant au monde.


3. Le baptême n'est pas seulement une figure de la résurrection, mais aussi une transformation littérale, une résurrection d'une vie à une autre. » (Smith, Doctrines of Salvation, 2:323-324)


ROMAINS 7

Romains 7:1-6. La loi de Moïse est semblable à un époux décédé


« Paul avait un art consommé pour trouver des illustrations qui faisaient passer ses enseignements de l'Évangile. Il compare ici la soumission d'Israël à la loi de Moïse à celle d'une épouse à son mari. Tant que son mari vit, la femme est liée à lui ; elle doit obéir à ses lois et si elle va avec un autre, elle est adultère. Mais quand le mari meurt, il ne peut plus diriger les actions de sa femme et elle est libre d'en épouser un autre.


« Il en est de même pour Israël et la loi. Tant que la loi vivait, elle était en vigueur : Israël se trouvait donc marié à elle et devait obéir à ses articles. S'il cherchait d'autres dieux ou suivait d'autres religions, il était comme adultère. Mais maintenant, la loi est accomplie ; elle ne vit plus ; accomplie par le Christ, elle est morte, et Israël est marié à une autre loi, celle du Christ, à laquelle il doit maintenant obéir.


« D'ailleurs, chaque fois que la Prêtrise de Melchisédek (qui 'administre l'Évangile", D&A84:19) se trouvait dans l'ancien Israël, la loi de Moïse était morte et les hommes étaient vivants en Christ. C'est pourquoi nous voyons Néphi dire, six cents ans avant le Christ : 'Et malgré que nous croyons au Christ, nous gardons la loi de Moïse, et nous demeurons fermes dans l'attente du Christ, jusqu'à ce que la loi soit accomplie. Car c'est à cette fin que la loi a été donnée ; c'est pourquoi la loi est devenue chose morte pour nous, et nous sommes rendus vivants dans le Christ à cause de notre foi. Cependant, nous gardons la loi à cause des commandements' (2 Néphi 25:24-25). » (McConkie, DNTC, 2:253-54)

ROMAINS 8

Romains 8:4-6. Le sens du mot « chair »


Ce passage, comme certains autres a suscité l'idée que Paul considérait le corps physique comme une chose mauvaise en soi. Et c'est bien malheureux, parce qu'une lecture attentive des termes employés par Paul mène à une toute autre conclusion.


Quand on examine attentivement l'utilisation que fait Paul du terme « chair », on voit très bien qu'il ne la considère pas comme une chose mauvaise. Peut-être le verset 13 de Galates 5 est-il celui qui permet le mieux de comprendre la conception que Paul a de la chair. Il emploie un terme grec intéressant pour la représenter : le mot aphormay. En grec classique, c'étfit un mot du vocabulaire militaire utilisé pour décrire le point à partir duquel l'attaque était lancée sur l'ennemi. Il faudrait donc le traduire littéralement par tête de pont ou base d'opérations. C'est une métaphore appropriée car bien souvent, les besoins de notre corps deviennent la base vulnérable d'opérations. Combien d'âmes ont été gagnées par l'adversaire quand elles se sont rendues aux appétits du corps ? Combien de vies éternelles ont été perdues parce qu'elles n'étaient pas dominées par 'l'affection de l'esprit' mais par 'l'affection de la chair' ?


Romains 8:17. « Nous serons… co-héritiers de Christ »


« Dans l'important discours doctrinal connu soul le nom de 'discours sur King Follet', le prophète Joseph Smith, à propos de ceux qui seront héritiers de Dieu et co-héritiers avec Jésus-Christ, dit que ce co-héritage était l'héritage pour un individu du même pouvoir, de la même gloire et de la même exaltation, jusqu'à ce qu'il arrive à l'état de Dieu et s'élève au trône du pouvoir éternel, partageant les récompenses avec tous ceux qui l'ont précédé. Un co-héritier hérite légalement de tous les biens et les partage de façon égale avec tous les autres héritiers. Rien n'est exclu ni aucune valeur réajustée entre les co-héritiers participants…


« Si nous sommes conduits par l'Esprit de Dieu dans notre vie, nous avons la promesse d'être héritiers de lui et co-héritiers avec le Christ, notre Seigneur, dans le grand royaume de Dieu et sa gloire. Nous 'souffrons avec le Christ' quand nous sacrifions les choses du monde et que nous obéissons complètement à chaque vérité, chaque principe, chaque ordonnance du plan de l'Évangile. Tout ce que nous donnons par une dîme honnête et les autres contributions ainsi que notre participation généreuse et le service rendu à nos frères pour édifier le royaume de Dieu sur la terre augmentent le capital de bonheur et de joie dont nous hériteronsavec le Christ, le Seigneur. » (Delbert L. Stapley, CR, avril 1961, p. 66)


Romains 8:29-30. « Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés »


Le dictionnaire définit la prédestination comme la doctrine selon laquelle Dieu aurait décrété d'avance quels seraient notre état, notre condition, nos actions dans la vie. Il n'y a dans cette doctrine aucune place pour le libre arbitre. Les saints des derniers jours sont parfois troublés de voir Paul utiliser le mot prédestination dans son épître. Trois facteurs nous aident à comprendre ce qu'a voulu dire Paul.


D'abord, il n'y a rien dans le sens du mot grec original qui a été traduit par « prédestiné » qui implique la perte du libre arbitre. C'est un mot composé formé du préfixe pro, signifiant « avant » et du verbe horidzo signifiant « définir ». Le verbe lui-même était dérivé de horos, une limite (notre mot horizon vient de ce verbe). Littéralement, le mot signifie « déterminer ou décider à l'avance ». Quelques traductions modernes de la Bible utilisent préordonner pour prohoridzo.

« Ce à quoi Paul pensait ne peut pas être très clairement exprimé dans la traduction qui nous est parvenue. Qu'il ait enseigné que certains hommes sont destinés à être damnés est à rejeter ; de même le fait que certains seraient prédestinés à être sauvés sans une mise à l'épreuve de leur foi. Ceux qui se rebellèrent et rejetèrent la vérité furent précipidés avec Lucifer à cause du grand don du libre arbitre.

« Nous avons de bonnes raisons de croire que tous ceux qui eurent le droit de venir dans ce monde mortel y vinrent parce qu'ils s'étaient qualifiés dans l'existence prémortelle. Il est abusif de de penser que Paul puisse enseigner qu'au commencement, avant que la terre soit formée, certaines âmes aient été destinées à venir sur la terre, à y recevoir un corps mortel pour que les unes soient ensuite destinées à la perdition et les autres au salut. Une telle doctrine est contraire à tout ce qui a été révélé. » (
Joseph Fielding Smith, Answers to Gospel Questions, 4:153)


ROMAINS 9

Romains 9:13. Le Seigneur haïssait-il Ésaü ?


Les noms d'Ésaü et de Jacob représentent les nations qui furent issues de ces deux frères, c'est-à-dire Édom et Israël, mais il semble encore étrange que Dieu ait choisi d'en haïr un et d'aimer l'autre. Mais alors que le mot grec employé ici signifie « haïr » dans le même sens que nous l'employons, Paul cite une expression tirée de Malachie 1:3. Et en hébreu, le verbe traduit par « haïr » contient de nombreuses nuances de sens, par exemple le fait de rejeter ou d'éprouver un vif déplaisir ou, très communément, le fait d' « aimer moins que ». Le point important de l'exposé de Paul, c'est que Jacob fut accepté et Ésaü rejeté sur la base de la justice de leur vie personnelle et non sur un quelconque jugement arbitraire.


« Dieu choisit Jacob de préférence à Ésaü pendant qu'ils étaient encore tous deux dans le sein de Rébecca et avant que l'un ou l'lautre, par les œuvres de leur vie, ait mérité une préférence. Pourquoi ? C'est une pure question d'existence prémortelle. Jacob arrivait dans le monde avec une plus grande capacité spirituelle qu'Ésaü ; il avait été préordonné à une œuvre spécifique ; il fut choisi pour servir dans un domaine spécifique. » (McConkie, DNTC, 2:277)

ROMAINS 10

Romains 10:9-10. Peut-on être sauvé simplement en confessant Jésus ?


Ces deux versets ont très souvent été cités par ceux qui croient que le salut vient par la grâce seulement et qu'il ne dépend en aucune façon des bonnes œuvres de l'homme. Certains groupes vont même jusqu'à dire que si un homme confesse Jésus avant de mourir subitement, il sera sauvé dans le royaume de Dieu, même s'il a mené une vie mauvaise jusqu'à ce moment-là. Non seulement cette idée est contraire à tout l'ensemble des enseignements de Paul (certains dans l'épître aux Romains elle-même, comme Romains 2:5-13 ; 6:13, 16 et la la totalité des chapitres 12 à 14), mais encore c'est une grossière erreur de compréhension de ce que Paul dit en réalité.


Le passage en question se trouve dans la partie où Paul parle du rejet de l'Évangile par Israël. Il commence par faire remarquer que, tandis que les Juifs ont du zèle pour Dieu (c'est-à-dire qu'ils essaient de toutes leurs forces d'obéir à ses commandements), ils ont manqué un point essentiel de l'Évangile en essayant de ne compter que sur leur propre justice. Paul cite alors assez librement l'Ancien Testament pour montrer qu'aucun homme ne pourrait accomplir ce que fit le Christ en descendant du ciel et en ressortant du grand gouffre de la mort, quels que puissent être ses efforts. Ce que les hommes doivent faire pour avoir droit aux bénédictions du Christ, c'est confesser leur Seigneur ouvertement devant le monde. Et ils ne peuvent le faire qu'en « croyant du coeur » (verset 10).

Le coeur (en grec Kardia) était considéré comme le siège du moi le plus intime de l'homme. « Croire du coeur » implique beaucoup plus qu'une acceptation intellectuelle. Cela implique l'engagement, la conduite correspondant à cet engagement et un changement intérieur. Il est évident que si quelqu'un croit vraiment en quelque chose, il aura dans la vie une conduite en rapport avec ce qu'il croit. Le confesser de la bouche ne suffit pas.


Romains 10:14-15. Accepter le Christ nécessite que l'on accepte ses prophètes


« Il n'est pas possible, à mon sens, que les gens, dans le monde, acceptent le Christ et parviennent au salut sans accepter en même temps les prophètes que le Christ a envoyés et sans recevoir de leurs mains l'administration des saintes ordonnances.


« Le Christ et ses prophètes font un. Nous ne pourrions pas croire au Christ s'il n'y avait pas de prophètes pour nous proclamer le Christ et ses vérités salvatrices. L'apôtre Paul a fait le raisonnement suivant à ce sujet : 'comment croiront-ils en Celui dont ils n'ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler s'il n'y a personne qui prêche ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s'ils ne sont pas envoyés ?' (Romains 10:14-15).


« Sans le Christ, il n'y aurait pas de salut. Sans les prophètes de Dieu, envoyés aux divers âges de l'histoire de la terre, le témoignage du Christ ne serait pas rendu, le message du salut ne serait pas enseigné et il n'y aurait pas d'administrateurs légaux pour accomplir les ordonnances salvatrices pour les hommes, c'est-à-dire pour les accomplir de sorte qu'elles soient valables sur la terre et scellées éternellement dans les cieux.


« C'est pourquoi le Seigneur a envoyé des prophètes. Personne ne peut supposer qu'il pourrait croire en Christ et refuser d'accepter Pierre, Jacques et Jean. Le Seigneur et ses prophètes marchent ensemble. Le Christ a dit : 'Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron' ; puis il a dit à ses apôtres : 'Vous êtes les sarments' (Jean 15:1, 5). Les sarments et le cep sont liés. Il a enseigné aussi que si les sarments étaient coupés du cep, ils dessècheraient et mourraient, et seraient jetés au feu. Si les gens veulent cueillir sur les sarments du fruit de la vie éternelle, ils doivent accepter les prophètes, car les sarments, ce sontles prophètes. » (Bruce R. McConkie, CR, octobre 1951, p. 147)


Romains 10:17. Comment la foi vient-elle ?


« La foi vient en entendant la parole de Dieu, par le témoignage des serviteurs de Dieu ; ce témoignage est toujours inspiré par l'Esprit de prophétie et derévélation. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 203)


ROMAINS 11

Romains 11:13. « Je glorifie mon ministère »


« Parfois nous entendons des frères dire 'magnifier la prêtrise'. Bien que beaucoup d'entre nous nous servions de cette expression erronée, en fait, ce n'est pas la prêtrise que nous magnifions ; ce sont les offices et les appels dans la prêtrise. On ne peut pas l'augmenter parce qu'il n'y a pas d'autorité ni de pouvoir plus grand dans l'univers.

« Magnifier quelque chose c'est l'intensifier, lui donner plus d'importance, l'augmenter, faire qu'on le respecte et qu'on l'estime davantage.


« Le président Joseph F. Smith a dit : 'Il n'y a pas d'office issu de cette prêtrise qui soit ou qui puisse être plus grand que la prêtrise elle-même. C'est de la prêtrise que l'office tient son autorité et son pouvoir. Aucun office ne donne d'autorité à la prêtrise. Aucun office ne donne de pouvoir supplémentaire à la prêtrise. Mais tous les offices dans l'Église tiennent leur pouvoir, leur vertu, leur autorité de la prêtrise' (Joseph F. Smith, Gospel Doctrine, Salt Lake City, Deseret Book Co., 1939, p. 148). L'apôtre Paul a déclaré : 'En tant que je suis apôtre des païens, je glorifie mon ministère' (Romains 11:13). Et Jacob, instruisant le peuple de Néphi déclare : 'Moi, Jacob, à cause de la responsabilité que j'ai vis-à-vis de Dieu de magnifier mon office avec modération… Vous savez vous-mêmes que, jusqu'à présent, j'ai été diligent à remplir l'office auquel j'ai été appelé. Mais je suis aujourd'hui accablé d'une anxiété et d'un désir beaucoup plus grands pour le bien-être de votre âme, que je ne l'ai été jusqu'à présent' (Jatob 2:2-3). Il n'y a aucun appel ni aucun office qui soit plus élevé que la prêtrise. Le président John Taylor a noté : 'L'honneur vient du travail accompli et non de l'office… par une personne qui magnifie son office et son appel' (John Taylor, Gospel Kingdom, comp. G. Homer Durham, Salt Lake City, Deseret Book Co., 1944, p. 133). (Delbert L. Stapley, CR, août 1972, p. 641)


Romains 11:17-24. Le greffage des branches d'olivier sauvage


Certains spécialistes de la Bible ont eu vite fait de faire remarquer que Paul avait fait une erreur évidente ici en se servant d'un symbole tiré de la culture des oliviers pour faire sa démonstration. Certes, le greffage de branches d'un olivier à un autre pour changer la nature de l'arbre était communément pratiquée, mais toujours en sens inverse de celui qui est mentionné par Paul. C'est-à-dire qu'une bonne branche d'un olivier cultivé pouvait être greffée sur un olivier sauvage pour en faire un olivier cultivé. Si le procédé est inversé, les résultats aussi. L'arbre devient ce que sont les branches qui lui ont été greffées et non l'inverse comme dans la petite allégorie de Paul. Par conséquent, ces spécialistes concluent que Paul était ignorant de la culture des oliviers et qu'il a fait une erreur évidente dans son symbole.


Mais il est difficile de croire qu'un homme aussi instruit et qui avait autant voyagé que Paul ne connaissait pas les principes de base de la culture des oliviers que beaucoup de gens connaissaient bien à l'époque. La meilleure explication, c'est que, par le paradoxe même de ce symbole, il enseigne une doctrine profonde et importante. D'une part, la conversion des Gentils (la transformation d'oliviers sauvages en oliviers cultivés) était contraire à ce qu'attendait Israël et ce n'était pas ce à quoi on pouvait s'attendre naturellement. D'autre part, le symbole de Paul montre clairement que la source de la nourriture est encore l'alliance que Dieu a faite avec Abraham (les racines de l'arbre). Le pouvoir vient de l'alliance avec Abraham, et non des Gentils. Renverser ce symbole serait contraire à la vérité. Les Gentils n'étaient pas la racine de l'arbre ; ils n'en sont que les branches. Le troisième point de l'argumentation de Paul, c'est qu'il indique clairement lui-même qu'il savait que ce qu'il disait était contraire à la nature. Cela veut donc dire que c'est à dessein qu'il a choisi ce symbole paradoxal pour enseigner aux Gentils leur véritable rapport avec le peuple de l'alliance. Paul a pu s'appuyer sur les écrits d'un ancien prophète, Zénos, qui parla d'une façon semblable (voir Jacob 5, 6, dans leLivre de Mormon).


Romains 11:25. « La totalité des païens »


« Pendant les près de deux mille ans qui se sont écoulés entre Abraham et le Christ, les statuts et les jugements de Dieu furent réservés presque exclusivement à la postérité d'Abraham et à la maison d'Israël. Pendant le ministère mortel de notre Seigneur, le message fut limité à Israël, aux Juifs, et il n'était pas alors offert aux Gentils. Après la résurrection de Jésus, Pierre ouvrit la porte à la prédication de l'Évangile aux Gentils. Paul, qui était apôtre, devint leur principal avocat et instructeur. Ainsi, il y eut une période ou un temps fixé pendant lequel les Juifs devaient entendre la rarole, puis un temps où les Gentils devaient avoir la préférence. Le temps des Gentils est la période pendant laquelle l'Évangile leur est dispensé, à eux de préférence, et il se prolongera jusqu'à ce qu'ils aient eu la possibilité complète d'accepter la vérité, jusqu'à ce que 'la totalité des païens' l'ait entendue. Puis le message ira à nouveau aux Juifs, c'est-à-dire aux Juifs en tant que nation et entant que peuple. » (McConkie, DNTC, 2:290)


ROMAINS 12

Romains 12:1. « être un sacrifice vivant »


« Paul ici fait allusion au fait que les anciens sacrifices, ceux qui entraînent la mort, sont abolis, qu'ils ont été remplacés par un nouvel ordre, les sacrifices vivants. Comme presque toute doctrine, celle-ci est enseignée plus clairement et plus parfaitement dans le Livre de Mormon que dans la Bible. Après sa résurrection, le Seigneur Jésus a dit aux Néphites : 'Et vous ne m'offrirez plus l'effusion du sang ; oui, vos sacrifices et vos holocaustes seront supprimés, car je n'accepterai aucun de vos sacrifices et aucun de vos holocaustes. Et vous m'offrirez en sacrifice un coeur brisé et un esprit contrit. Et quiconque vient à moi le coeur brisé et l'esprit contrit, je le baptiserai de feu et du Saint-Esprit' (3 Néphi 9:19-20). Ainsi, offrir notre corps comme un sacrifice vivant, c'est se présenter par l'obéissance avec un coeur brisé et un esprit contrit. » (McConkie, DNTC, 2:292)


ROMAINS 13

Romains 13:1-7. Qui sont les autorités supérieures ?


Traduction de Joseph Smith :


« Que toute âme soit soumise aux autorités supérieures. Car il n'y a pas de pouvoir dans l'Église autre que celui de Dieu ; les autorités qui existent sont ordonnées par Dieu. »


« Mais d'abord, rendez à tous ce qui leur est dû en ce qui concerne l'impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, l'impôt à qui vous devez l'impôt afin que vos offrandes puissent être faites dans la crainte de celui à qui appartient la crainte et en l'honneur de celui à qui appartient l'honneur. »


« Pour obtenir le salut, les saints doivent être soumis aux ministres de Dieu. La doctrine et les ordonnances de l'Évangile ne peuvent pas être séparées de ceux qui sont appelés pour enseigner l'Évangile du Christ et en accomplir les ordonnances. Ceux qui acceptent l'Évangile montrentl qu'ils l'acceptent en se soumettant à la volonté et à l'autorité du Christ. Pour cela, ils viennent à ceux qui détiennent l'autorité légale pour enseigner la doctrine du Christ et accomplir les ordonnances du salut en son nom et par son autorité. » (McConkie, DNTC, 2:296)


ROMAINS 14

Romains 14:23. « Tout ce qui n'est pas le produit d'une conviction est péché »


« Cette loi s'applique aux saints, à ceux qui ont la lumière, qui savent que le salut est en Christ, à ceux qui se trouvent sous l'alliance pour garder les commandements. Elle n'est pas applicable au monde en général, car le péché n'est pas impureté quand il n'y a pas de loi. Ainsi, les saints sont coupables de péché quand ils déchoient des principes élevés qu'ils sont dans l'obligation d'atteindre. » (McConkie, DNTC, 2:302)


ROMAINS 15

Romains 15:24, 28. Paul alla-t-il en Espagne ?


Les Actes se terminent par le premier emprisonnement de Paul et là se termine le récit officiel de la partie connue de la vie de Paul. À partir de ce moment-là les spécialistes ne sont pas sûrs, mais de nombreux détails tendent à prouver que Paul fut finalement acquitté et libéré et, pendant ce temps, il aurait naturellement continué son œuvre missionnaire. Comme il avait exprimé son intention d'aller en Espagne, beaucoup ont supposé qu'il y était arrivé avant d'être arrêté à nouveau et mis à mort lors d'une vague de persécutions contre les chrétiens. Clément de Rome (vers 100) déclare que Paul était allé « jusqu'aux extrémités de l'occident » ce qui semblerait vouloir dire l'Espagne. D'autres pères chrétiens de l'Église primitive ont dit aussi qu'il avait travaillé en Espagne. Il se peut donc que les intentions de PauI d'aller en Espagne se soient finalement réalisées.


ROMAINS 16


 

 

1 CORINTHIENS

I 01 I 02 I 03 I 04 I 05 I 06 I 07 I 08 I 09 I 10 I 11 I 12 I 13 I 14 I 15 I 16 I



1 CORINTHIENS 1

1 Corinthiens 1:14. Qui était Crispus ?


Quand le nombre de fidèles le permettait, la synagogue juive était présidée par un collège d'anciens (voir Luc 7:3) qui lui-même se trouvait sous l'autorité de celui qu'on appelait le « chef de la synagogue » (Luc 8:41 ; 13:14). Crispus était l'un de ces personnages. Il avait la charge de la synagogue de Corinthe au moment où Paul administra l'Évangile dans cette ville. Il fut converti par la parole de Paul et baptisé peu de temps après avec sa famille par le grand apôtre des Gentils. Paul en parle précisément comme étant l'une des rares personnes qu'ilbaptisa à Corinthe.


1 Corinthiens 1:17. Pourquoi Paul dit-il que le Seigneur ne l'a pas envoyé pour baptiser ?


Certains se sont servis de cette Écriture pour étayer la théorie selon laquelle Paul ne voyait aucune importance réelle au baptême lui-même et ne le considérait pas comme essentiel aux yeux de Dieu. Dire cela, c'est ne pas vouloir tenir compte des nombreux autres passages dans lesquels Paul parle de cette ordonnance d'une façon qui montre que non seulement il l'approuve, mais encore que c'est une nécessité absolue pour tous ceux qui veulent avoir un lien valable avec le Christ (voir Romains 6:3-4 ; Éphésiens 4-5 ; Galates 3:27 ; Colossiens 2:12).


Paul a dit cela dans un certain contexte : il réprimande les saints de Corinthe parce qu'ils ont tendance à créer des divisions et des querelles même avec les plus petites choses. Il leur demande de cesser et d'être « parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment » (1 Corinthiens 1:10). Le mot grec « schismata » employé pour « divisions » est très significatif des véritables sentiments de Paul : on dirait que le grand apôtre a si honte d'un tel esprit de factions qu'il refuse d'y être identifié. L'efficacité d'un représentant de Jésus-Christ se voit non pas au nombre de gens qu'il baptise, mais à la façon dont il répand la parole de Dieu de sorte que tous ceux qui veulent entendre et obéir puissent le faire.


1 Corinthiens 1:23. Pourquoi la crucifixion était-elle un « scandale » pour les Juifs ?


Le mot « scandale » vient du grec skandalon et signifie « obstacle », « pierre d'achoppement ». C'est une métaphore que Paul utilise et qui était commune aux Grecs et aux Hébreux. Le skandalon était la partie non fixe d'un piège qui servait de détente lorsque quelqu'un heurtait le piège avec le pied et qui faisait que la personne était prise dans le piège. Il est souvent utilisé dans le Nouveau Testament comme symbole du Christ parce que son apparition et son bref séjour parmi les hommes fut différent de ce que les Juifs attendaient. Ils attendaient un roi de gloire puissant qui, d'un seul coup miraculeux rejetterait le joug détesté de Rome et établirait un royaume messianique dans lequel les Juifs fidèles règneraient suprêmement. Pour la plupart des Juifs, Jésus fut cloué sur une croix comme des centaines d'autres l'avaient été. Ce fut le bâton qui les fit trébucher et tomber dans le piège. Le prophète Jacob, dans le Livre de Mormon, dit aussi que lesJuifs avaient « trébuché » (Jacob 4:14-15).


1 Corinthiens 1:26-31. « Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes »


« Question : Qui est le mieux qualifié pour prêcher l'Évangile : un président de collège de cinquante ans, renommé dans le monde entier et possédant de nombreux diplômes universitaires ou un bachelier de dix-neuf ans qui n'a encore aucune formation universitaire ?


« Réponse : Celui qui a un témoignage de l'Évangile et qui, par la vie qu'il mène, est digne d'être guidé par le Saint-Esprit et de l'avoir pour compagnon.


« Question : Comment se peut-il que les choses faibles du monde puissent confondre les fortes ?


« Réponse : La vraie religion n'est pas une question de capacités intellectuelles, de renom ou de distinction comme le monde l'entend, mais une question de spiritualité. Et, dans le domaine spirituel, les choses faibles sont fortes.


« Question : Comment se fait-il que des personnes faibles et peu expérimentées aient une puissance et une compréhension spirituelles qui est souvent refusée aux érudits et aux sages du monde ?


« Réponse : C'est dans une grande mesure une question de préparation dans l'existence prémortelle. Certaines personnes ont acquis dans la vie prémortelle les talents de reconnaître la vérité, de comprendre les choses spirituelles, de recevoir la révélation de l'Esprit. D'autres ne les ont pas acquis. Ceux qui sont spirituellement dotés ont été préordonnés et envoyés sur la terre pour servir dans leministère de Dieu sous sa direction. » (McConkie, DNTC, 2:316-317)


1 Corinthiens 1:28. Pourquoi Dieu choisit-il « les choses viles de ce monde » pour accomplir son œuvre ?


Voici un exemple de la façon dont le sens des mots évolue au cours des siècles pour devenir presque le contraire du mot d'origine. La vieille acception du mot vil est « de la plus basse condition », opposé à « noble » tandis qu'aujourd'hui il signifie « ignoble, méprisable ».


1 CORINTHIENS 2

1 Corinthiens 2:1-8. « Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse »


« Il n'y eut autrefois, il n'y a maintenant et il n'y aura de toute éternité qu'une seule façon qui soit la bonne de prêcher l'Évangile : prêcher par le pouvoir de l'Esprit. Tout ce qui est moins que cela n'est pas de Dieu et n'a aucun pouvoir pour convertir ni sauver. Toute l'érudition religieuse de tous les professeurs de religion de tous les âges n'est rien à côté du témoignage né de l'Esprit d'un administrateur légal…


« S'il est une vérité pour le salut que Dieu a montrée clairement et de façon impérissable, c'est que, de tout temps, à toutes les époques, maintenant et à jamais, parmi les gens instruits et les ignorant de toutes les races et de tous les peuples et, pour cela, dans tous les mondes infinis du Grand Créateur, il n'y a qu'une formule et une seulement pour communiquer la vérité salvatrice aux hommes : prêcher par le pouvoir de l'Esprit. » (McConkie, DNTC, 2:318)


1 CORINTHIENS 3



1 CORINTHIENS 4

1 Corinthiens 4:16. « Soyez mes imitateurs »

Pour certains, ce conseil de Paul peut sembler plein d'orgueil et de suffisance, mais il n'en est rien. Étant donné que le Nouveau Testament n'était pas encore écrit et l'idéal chrétien encore imparfaitement compris, les Corinthiens avaient besoin d'un modèle de vie. Paul ne voulait pas de disciples à lui, pour sa gloire personnelle. Ce qu'il voulait dire simplement, c'était : Imitez-moi, puisque j'imite le Christ. »

1 CORINTHIENS 5

1 Corinthiens 5:1, 11. Dans quel sens le mot « impudicité » est-il employé ?


Le mot que Paul a utilisé est porneia (dont dérive notre mot « pornographie ») qui signifiait toute relation sexuelle en dehors du mariage. Il serait peut-être bon de signaler ici que Corinthe était réputée dans tout le monde antique pour son immoralité. Elle était située à proximité de deux ports importants et soumise par conséquent à tous les vices et les maux qui se trouvent dans les grands centres d'affaires et de commerce. De plus, Corinthe était l'emplacement du célèbre temple d'Aphrodite (Vénus), la déesse de l'amour dans lequel se trouvaient un millier de « prêtresses » qui n'étaient en réalité rien d'autre que des prostituées glorifiées sous le manteau du culte religieux. Telle était autrefois la réputation de Corinthe que « vivre à la Corinthienne » signifiait mener une vie de débauche sans retenue, et sur la scène, les Corinthiens étaient en général représentés en ivrognes. Il n'est donc pas surprenant que dans ce chapitre et celui qui suit, Paul condamne sévèrement l'immoralité et les désirs de la chair.


« Apparemment, un membre de l'Église de Corinthe avait épousé sa belle-mère, soit qu'elle était veuve, soit qu'elle était séparée de son premier mari. Ces mariages étaient interdits par la loi mosaïque sous peine d'excommunication (Lévitique 18:6-8, 29). Paul reprend l'interdiction mosaïque, dit que de telles unions sont des impudicités, condamne les frères corinthiens qui ferment les yeux sur ce péché et prononce l'excommunication du coupable. Paul tenait ce raisonnement que si l'on gardait le pécheur dans l'Église, son influence, comme du levain, se répandrait dans toute l'Église. Celle-ci doit donc se débarrasser du vieux levain de la méchanceté pour le remplacer par une influence nouvelle, le levain dejustice. » (McConkie, DNTC, 2:335)


1 CORINTHIENS 6

1 Corinthiens 6:2-3. Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ?


« L'homme qui réussit cette épreuve, qui est fidèle, qui est racheté du péché par le sang du Christ grâce aux ordonnances de l'Évangile et qui atteint l'exaltation dans le royaume de Dieu est au-dessus des anges ; si vous en doutez, lisez votre Bible, car il y est écrit que les saints 'jugeront les anges' et aussi qu'ils 'jugeront le monde'. Et pourquoi ? Parce que l'homme juste ressuscité a progressé au-delà des esprits préexistants ou désincarnés et s'est élevé au-dessus d'eux, ayant, comme le Christ, corps et esprit, ayant gagné la victoire sur la mort et le tombeau et ayant du pouvoir sur le péché et sur Satan ; il est passé, en fait, de l'état des anges à celui d'un dièu. Il possède des clés de pouvoir, de domination et de gloire que l'ange ne possède pas – et qu'il ne peut pas posséder sans les avoir obtenues de la même façon que l'homme ressuscité les a obtenues : en réussissant les mêmes épreuves et en montrant la même fidélité. » (Smith, Gospel Doctrine, p. 18-19)


1 CORINTHIENS 7

1 Corinthiens 7:7. L'apôtre Paul était-il marié ?


Il est possible que Paul ait été marié autrefois et qu'il était veuf au moment où il écrivit la première épître aux Corinthiens. Son coeur étant entièrement tourné vers l'œuvre missionnaire, il avait pu choisir de ne pas se remarier. C'est pourquoi il aurait conseillé à tous ceux qui se trouvaient dans la mêmesituation : « Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi. »


En dehors du fait que le mariage est un commandement éternel de Dieu, ce que Paul, l'apôtre de Jésus-Christ devait savoir aussi bien que n'importe qui, il y a d'autres raisons impératives pour que la réponse à la question : « Paul était-il marié », soit oui.


En premier lieu, les écrits de Paul indiquent une attitude positive envers le mariage. Certains des meilleurs conseils donnés à ce sujet dans les Écritures nous viennent de Paul (voir Éphésiens 5:21 à 6:4 ; Colossiens 3:8-21). Il serait vraiment présomptueux de la part de Paul de donner de tels conseils si lui-même n'avait pas obéi à la loi de Dieu.


Dans 1 Corinthiens 9:5, Paul dit que les apôtres ont autant le droit de se marier que n'importe qui d'autre : « N'avons-nous pas le droit de mener avec nous une soeur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? » Mais le mariage est plus qu'un droit ; c'est un devoir solennel. C'est pourquoi Paul écrit dans 1 corinthiens 11:11 : « Toutefois, dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme, ni l'homme sans la femme. » Il est donc indiscutable qu'il était nécessaire pour tous de se marier si c'était « dans le Seigneur ».


Les Juifs fidèles considéraient le mariage conune une obligation religieuse et une chose d'une extraordinaire importance. C'était la coutume pour les Juifs, hommes et femmes, de se marier très tôt, généralement entre seize et dix-huit ans, mais parfois dès quatorze ans. Paul, pharisien strict (voir Actes 26:5), fut instruit « dans la connaissance exacte de la loi » de ses pères et était « plein de zèle pour Dieu » (Actes 22:3) comme les Juifs fidèles devaient l'être. Par conséquent, « il semble n'y avoir aucune bonne raison… pour que Paul, pharisien bien instruit et zélé, ait manqué d'honorer une obligation si sacrée aux yeux de son peuple » (Sperry, Paul's Life and Letters, p. 9). Quand la liste des 613 préceptes contenus dans la loi de Moïse fut établie, le mariage fut inscrit en numéro un. « Si Paul, pharisien à Jérusalem, a vécu célibataire, son cas était tout à fait exceptionnel. » (Farar, The Life and Work of St Paul, p. 46)


La plupart des spécialistes s'accordent pour dire que Paul était membre du corps dirigeant, le Sanhédrin, ou bien qu'il y était étroitement associé (voir Actes 8:3 ; 9:1-2 ; 22:5 ; 26:10). Si Paul était vraiment membre du Sanhédrin, il devait avoir satisfait aux conditions particulières requises pour en faire partie, et l'une de ces conditions était le mariage. Si Paul n'en était pas membre, il devait quand même en tant que représentant officiel du corps dirigeant vivre en accord avec toutes les coutumes juives reconnues.


Que répondre à ceux qui soutiennent que Paul était célibataire et enseignait aux autres de l'être aussi ? Le passage cité comme preuve est 1 Corinthiens 7:7-8 où Paul dit : « Je voudrais que tous les hommes soient comme moi… À ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu'il leur est bon de rester conune moi. » Spencer W. Kimball a commenté ainsi ce passage : « Quand on relie ces paroles à d'autres qu'il a prononcées, il est clair qu'il ne parle pas du célibat, mais recommande le mariage pour une vie sexuelle normale et contrôlée et une continence absolue en dehors du mariage. Il n'y a aucune preuve réelle que Paul n'ait jamais été marié, comme le prétendent certains spécialistes, et il y a en fait des indications dans le sens contraire. » (Kimball, Le miracle du pardon, p. 67)


1 Corinthiens 7:9. « Il vaut mieux se marier que de brûler »


Ce qu'a voulu dire Paul n'est pas tout à fait clair. Le mot grec qui est rendu par « brûler » est un infinitif passif pour exprimer l'idée d'être enflammé de passion, de convoitise ou de colère. La Traduction de Joseph Smith est plus explicite : « Mais s'ils manquent de continence, qu'ils semarient ; car il vaut mieux se marier que de commettre le péché. »


1 Corinthiens 7:14. Quelle est l'interprétation de ce verset donnée par la révélation des derniers jours (D&A 74:2-7) ?


Paul fait ici allusion à des mariages dans lesquels seul le mari ou la femme est converti au christianisme. Bien que dans ce contexte, le terme s'applique à des parents juifs qui voulaient continuer à circoncire leurs enfants, le principe des dommages spirituels pour les enfants issus de ces mariages reste vrai dans toutes les générations. Quand un homme ou une femme qui est membre fidèle de l'Église épouse quelqu'un qui n'a pas un témoignage fort de l'Évangile, non seulement le mariage lui-même est mis en danger mais l'éducation spirituelle des enfants sera gravement limitée. Un enfant a besoin du témoignage spirituel et del'éducation de ses deux parents sans conflit ni schisme.


1 Corinthiens 7:25-40. Ce que Paul pense du mariage à la lumière de la Traduction de Joseph Smith


Il est clair que Paul se débat ici avec des problèmes difficiles que lui posent les saints de Corinthe. Sur certaines choses, il peut répondre avec autorité. Sur d'autres, il prononce un jugement personnel. Les versets 25 à 40 traitent de questions particulières concernant ceux qui accomplissent un service missionnaire ou autre service de prêtrise nécessitant d'être absent du foyer pendant de longues périodes. Voici les modifications qu'apporte la Traduction de Joseph Smith :

« J'estime, par conséquent, qu'il est bon dans la situation actuelle, qu'un homme reste ainsi pour pouvoir faire davantage de bien.


« Mais si tu te maries, tu n'as pas péché ; et si une vierge se marie, elle n'a pas péché. Cependant ces personnes auront des tribulations dans la chair. Car je ne vous épargne pas.


« Mais je vous parle à vous qui êtes appelés au ministère, car je vous dis ceci : Frères, le temps qui reste est court avant que vous soyez appelé au ministère. Même ceux qui ont une femme seront comme s'ils n'en avaient pas. Car vous êtes appelés et choisis pour faire l'œuvre du Seigneur.


« Et il en sera de ceux qui pleurent comme s'ils ne pleuraient pas, de ceux qui se réjouissent comme s'ils ne se réjouissaient pas et de ceux qui achètentcomme s'ils ne possédaient pas.


« Et de ceux qui usent de ce monde comme si' ils n'en usaient pas car les façons du monde passent.


« Mais je voudrais que vous magnifiiez votre appel, je voudrais que vous soyez sans inquiétude, car celui qui n'est pas marié se soucie des choses qui appartiennent au Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur. C'est pourquoi cela vaut mleux.


« Mais celui qui est marié se soucie des choses qui sont du monde, des moyens de plaire à sa femme. Par conséquent, il y a une différence, puisqu'il a des obligations.


« Mais si un homme pense qu'il ne se conduit pas bien envers la jeune fille avec laquelle il s'est fiancé, si elle dépasse l'âge nubile, et qu'il considère comme nécessaire de l'épouser, qu'il fasse ce qu'il a promis, il ne pèche pas, qu'ils se marient.


« Ainsi, celui qui se donne en mariage fait bien, mais celui qui ne se donne pas en mariage fait mieux. »


« Il est clair, d'après les corrections et les ajouts de la Traduction de Joseph Smith, qu'il s'agissait du service dans le cadre de l'œuvre missionnaire et que les questions principales semblaient être : les personnes fiancées qui sont appelées en mission, doivent-elles d'abord se marier ou bien partir accomplir la mission du Seigneur pendant qu'elles sont célibataires ? Si elles doivent servir en étant célibataires, celles qui étaient mariées auparavant doivent-elles divorcer avant de servir ?


« De nos jours, quand un ancien qui est fiancé est appelé en mission, le plus souvent il accomplit sa mission avant son mariage. Exceptionnellement, il se marie d'abord et laisse ensuite sa femme pour la période de temps pendant laquelle il doit servir. Aux premiers temps de notre dispensation, les frères récemment mariés furent fréquemment appelés à laisser leur femme pour accomplir leur service missionnaire. Il est évident qu'il n'y a pas besoin d'appliquer la même règle – et qu'il ne le faut pas – dans toutes les situations. On doit toujours tenir compte d'une foule de circonstances et de situations personnelles. En général, et Paul précisa qu'il s'agissait de son opinion à lui, le mariage devaitêtre différé. » (McConkie, DNTC, 2:346-347)


1 Corinthiens 7:32. « Je voudrais que vous soyez sans inquiétude »


On trouve une expression similaire dans Philippiens 4:6 où Paul dit : « Ne vous inquiétez de rien ». Paul ne conseille pas l'insouciance. Ce qu'il conseilleà ses lecteurs, c'est de rester sereins et de ne pas être anxieux.


1 CORINTHIENS 8

1 Corinthiens 8:5. « Plusieurs dieux et plusieurs seigneurs »


« Paul dit qu'il y a plusieurs dieux et plusieurs seigneurs. Je veux mettre cela en évidence de façon claire et simple. Mais pour nous, il n'y a qu'un seul Dieu, c'est-à-dire, en ce qui nous concerne, et il est en tout et partout… Vous savez bien, et je porte témoignage, que Paul ne faisait pas allusion aux dieux païens. J'ai reçu cela de Dieu… J'ai le témoignage provenant du Saint-Esprit que Paul ne faisait pas allusion aux dieux païens dans le texte. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 522, 524)

1 CORINTHIENS 9

1 Corinthiens 9:1. Paul fut-il ordonné apôtre, et si oui, par qui ?


Nous manquons complètement de renseignements sur de nombreux détails importants qui, à travers les âges, ne sont pas parvenus jusqu'à nous et nous ignorons quand et où Paul fut ordonné… On peut supposer, sans crainte d'erreur, que Paul eut le temps de se mêler à ses frères, les Douze, et que l'apostolat lui fut conféré par eux sur inspiration divine… Nous n'avons pas de raison de croire que Paul reçut son ordination indépendemment des autres apôtres. » (Joseph Fielding Smith, Answers to Gospel Questions, 4:99-100)

1 Corinthiens 9:22. « Je me suis fait tout à tous »


« Paul dit ici qu'il s'est fait « tout à tous » pour les aider à accepter le message de l'Évangile ; c'est-à-dire qu'il s'est adapté à toutes les situations et toutes les circonstances chez toutes les classes de gens pour arriver à ce qu'ils prêtent attention à ses enseignements et à son témoignage. Puis, de crainte que certains ne supposent que ceci comprenait l'approbation de leurs fausses doctrines et pratiques, ou que cela d'une manière ou d'une autre était un compromis entre l'Évangile et les faux systèmes d'adoration, il se hâta d'ajouter que lui et tous les autres hommes devaient obéir aux lois de l'Évangile pour être sauvés. » (McConkie, DNTC, 2:353)


1 CORINTHIENS 10

1 Corinthiens 10:24. « Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d'autrui »


Paul invite ses lecteurs à des actes de réelle charité chrétienne. La Traduction de Joseph Smith dit : « mais que chacun cherche le bien d'autrui. »


1 Corinthiens 10:25. « Mangez tout ce qui se vend au marché »


On comprend clairement ce que Paul veut dire quand on sait qu'il s'agit du marché de la viande. Très souvent, quand des animaux étaient sacrifiés à des dieux païens, seule une partie de la carcasse était nécessaire. Le reste pouvait être vendu, et c'était souvent le cas, au boucher local pour être revendu aux classes les plus pauvres. Il n'y avait, bien sûr, aucun moyen pour les chrétiens de savoir si la viande proposée à la vente venait d'animaux abattus pour la nourriture ou pour des sacrifices dans les temples.


Certains des convertis de Paul, très désireux d'observer la lettre de la loi, refusaient d'acheter quoi que ce soit sur les marchés de viande locaux. Paul indique que ces scrupules n'avaient pas lieu d'être. Quelqu'un peut respecter la lettre de la loi et en violer cependant l'esprit s'il donne, par son exemple, une occasion de pécher à un frère plus faible (voir 1 Corinthiens 8). D'autre part, quelqu'un qui observe strictement la loi, à la lettre, peut finir par tomber dans l'extrême pharisaïque etoublier le but réel dans lequel la loi a été donnée au départ.


1 CORINTHIENS 11

1 Corinthiens 11:11. « Dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme, ni l'homme sans la femme »


« La maison du Seigneur est une maison d'ordre et non une maison de confusion ; et cela signifie que, dans le Seigneur, l'homme n'est point sans la femme et que, dans le Seigneur, la femme n'est point non plus sans l'homme et qu'aucun homme ne peut être sauvé et exalté dans le royaume de Dieu sans la femme et qu'aucune femme ne peut atteindre seule la perfection et I'exaltation dans le royaume de Dieu. C'est ce que cela signifie.


Dieu institua le mariage dès le commencement. Il fit l'homme à son image et à sa ressemblance, homme et femme, et, dans leur création, il était conçu qu'ils devaient être unis par les liens sacrés du mariage et que l'un ne serait pas parfait sans l'autre. De plus, cela signifie qu'il n'y a pas d'union pour le temps et l'éternité qui puisse être rendue parfaite en dehors de la loi de Dieu et de l'ordre de sa maison. Les hommes peuvent la désirer, en imiter la forme dans cette vie, mais elle n'aura aucun effet si elle n'est pas accomplie et sanctionnée par autorité divine, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. » (Smith, Gospel Doctrine, p. 272)


1 CORINTHIENS 12

1 Corinthiens 12:3. « Nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n'est par le Saint-Esprit »


Les hommes peuvent dire des choses sans l'aide du Saint-Esprit, mais ils ne peuvent pas être assurés des vérités éternelles sans l'influence de ce membre de la Divinité. Le prophète Joseph Smith a dit que 1 Corinthiens 12:3 devait être traduit : « Nul ne peut savoir que Jésus est le Seigneur, si ce n'est par le Saint-Esprit. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 312)

1 CORINTHIENS 13

1 Corinthiens 13:1-13. Les enseignements de Paul sur la charité 


Le mot « charité », bien sûr, est utilisé ici dans le sens de « l'amour pur du Christ » (Moroni 7:47) et non dans le sens de donner de l'argent ou de rendre des services à ceux qui sont dans le besoin. Voici quelques explications complémentaires :


Verset 5. Le verbe « soupçonner » serait mieux traduit par « tenir compte de ».


Verset 12. « Nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure ». Pour nous qui sommes habitués aux miroirs d'excellente qualité que nous avons aujourd'hui, l'image de Paul n'est pas claire. « Le fait que l'on voie d'une manière imparfaite vient de ce que les anciens miroirs étaient de métal poli et il fallait constamment les faire briller de sorte qu'en général était toujours attachée au miroir une éponge imprégnée de pierre ponce en poudre. » (Vincent, Word Studies, 2:795-796)

1 CORINTHIENS 14

1 Corinthiens 14:1-22. Est-ce que tous les dons de l'Esprit sont visibles comme le don des langues ?


« Il y a plusieurs dons mentionnés ici, cependant lequel d'entre eux pourrait être reconnu par un observateur lors de l'imposition des mains ? La parole de sagesse et la parole de connaissance, sont autant des dons que les autres, cependant si quelqu'un possède ces deux dons, ou les reçoit par l'imposition des mains, qui le saura ? Un autre peut recevoir le don de la foi, et on l'ignorera tout autant que le premier. Ou bien supposons qu'un homme reçoive le don de guérir ou de faire des miracles, il est impossible de le savoir à ce moment-là, car ce sera plus tard et dans des circonstances particulières que ces dons seront manifestés. Ou bien, s'il possède le don d'interprétation des langues, à moins que quelqu'un ne parle dans une langue inconnue, il devra naturellement garder le silence. Il y a seulement deux dons que l'on peut discerner immédiatement : le don des langues et le don de prophétie…


« Un spectateur ne pourrait même pas reconnaître la présence du plus grand, du meilleur et du plus utile des dons. Il est vrai qu'un homme pourrait prophétiser, ce qui est un grand don, un don que Paul a recommandé à l'Église de rechercher et de désirer, plutôt que de parler en langues ; mais que connaît le monde au sujet du don de prophétie ? Paul dit qu'il ne sert seulement qu'à ceux qui croient. Mais les Écritures ne disent-elles pas qu'ils parlèrent en langues et prophétisèrent ? Oui, mais qui a écrit ces livres et ces épîtres ? Non pas les hommes du monde ni des spectateurs fortuits, mais les apôtres eux-mêmes, des hommes qui savaient discerner un don d'un autre, et qui étaient capables d'écrire à ce sujet. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 342)


1 Corinthiens 14:26-40. Quelles sont les choses que nous devons savoir en ce qui concerne le fait de parler en langues ?


Le diable aussi parle en langues :


« Ne parlez pas en langues (selon le don des langues) sans les comprendre, ou sans en recevoir l'interprétation. Le diable peut parler en langues. L'adversaire vient avec son œuvre. Il peut tenter toutes les classes de gens ; il peut parler anglais ou néerlandais. Que personne ne parle en langues sans interprète, si ce n'est avec le consentement de celui qui préside, lequel peut discerner ou interpréter ; un autre peut aussi le faire. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 221)


Il y a un but précis au don des langues


« Le don des langues par le pouvoir du Saint-Esprit se trouve dans l'Église, pour le profit des serviteurs de Dieu afin qu'ils prêchent aux incroyants, comme au jour de Pentecôte. Lorsque des hommes dévots de chaque nation s'assemblent pour écouter les choses de Dieu, que les anciens leur prêchent dans leur propre langue maternelle, que ce soit en allemand, en français en espagnol ou en irlandais, ou quoi que ce soit, et que ceux qui comprennent la langue parlée, interprètent dans leur propre langue maternelle ; c'est là ce que l'apôtre veut dire dans 1 Corinthiens 14:27. » (Enseignements du pmphète Joseph Smith, p. 270)


Mises en garde à propos du don des langues


« N'éprouvez pas autant de curiosité au sujet du don des langues ; ne parlez pas en langues excepté lorsqu'il y a un interprète présent. Le véritable but du don des langues est de parler aux étrangers, et si certaines personnes sont tellement désireuses de faire étalage de leur intelligence, qu'elles parlent dans leur propre langue. Les dons de Dieu sont utiles lorsqu'ils sont employés à bon escient, mais lorsqu'ils sont appliqués contrairement aux desseins du Seigneur, ils deviennent un danger, un piège et une malédiction au lieu d'une bénédiction. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 345)

« Si vous avez quelque chose à révéler, que ce soit dans votre propre langue. Ne vous livrez pas trop à l'exercice du don des langues, sinon le diable prendra avantage de ceux qui sont innocents ou qui ne sont pas sur leurs gardes. Vous pouvez parler en langues pour votre propre réconfort, mais je pose cette règle, que si quoi que ce soit est enseigné par le don des langues, cela ne sera pas accepté comme doctrine. » (Enseiqnements du prophète Joseph Smith, p. 320)


1 Corinthiens 14:34-35. Les femmes doivent-elles garder le silence à l'Église ?


Dans la Traduction de Joseph Smith, le mot « parler » a été remplacé par le mot « diriger ».


« Les femmes ont-elles le droit de parler à l'Église ? Oui, pour enseigner, conseiller, rendre témoignage, exhorter et autres actions semblables ; non s'il s'agit de diriger l'Église elle-même ou d'essayer de donner des directives quant aux affaires de Dieu sur la terre. 'Une femme n'a pas le droit de fonder ou d'organiser une Église. Dieu ne les a jamais envoyées ici-bas pour faire cela' (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 295). Paul dit ici aux sœurs qu'elles sont soumises à la prêtrise, que ce n'est pas leur rôle de diriger, que la femme de l'évêque n'est pas l'évêque. » (Bruce McConkie, DNTC, 2:387-388)


1 CORINTHIENS 15

1 Corinthiens 15:29. Autrement, que feraient ceux gui se font baptiser pour les morts ?

« Quiconque a été baptisé et appartient au royaume a le droit d'être baptisé pour ceux qui sont partis ; et aussitôt que la loi de l'Évangile est observée ici-bas par leurs amis qui agissent par procuration pour eux, le Seigneur possède des administrateurs là-bas pour les libérer. Un homme peut agir par procuration pour ses propres parents ; les ordonnances de l'Évangile, qui ont été préparées avant la fondation du monde, ont été ainsi accomplies par eux, et nous pouvons également être baptisés pour ceux qui ont notre amitié. Mais cela doit être révélé d'abord à l'homme de Dieu, de peur que nous allions trop loin dans ce domaine. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 518)


1 Corinthiens 15:44-49. « Il ressuscite corps spirituel »


« L'esprit et le corps sont l'âme de l'homme. Et la résurrection d'entre les morts est la rédemption de l'âme » (D&A 88:15-16).


Il y a une séparation de l'esprit et du corps au moment de la mort. La résurrection réunira à nouveau l'esprit au corps et le corps deviendra un corps spirituel, un corps de chair et d'os mais vivifié par l'esprit au lieu de l'être par le sang. Ainsi, notre corps, après la résurrection, vivifié par l'esprit, deviendra immortel et ne mourra jamais. C'est ce que veulent dire les paroles de Paul : 'Il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel' et 'la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu'. Le corps naturel (animal) est fait de chair et de sang, mais, vivifié par l'esprit au lieu de l'être par le sang, il peut entrer dans le royaume, et il y entrera. » (Howard W. Hunter, CR,avril 1969, p. 138)


1 Corinthiens 15:45. « Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant »


« Une âme ou une personne immortelle consiste en un corps ressuscité dans lequel se trouve éternellement un esprit éternel. C'est le Christ… qui « vivifie tout », réalisant ainsi la « rédemption de l'âme » (D&A 88:17). » (McConkie, DNTC, 2:402)


1 Corinthiens 15:50. « La chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu »


Le prophète Joseph Smith a enseigné ce qui suit concernant les corps ressuscités :

1. « Le Dieu Tout-Puissant, lui-même, demeure dans un feu éternel ; la chair et le sang ne peuvent aller là-bas, car toute corruption est dévorée par le feu… Lorsque notre chair sera vivifiée par l'Esprit, il n'y aura pas de sang dans les veines de ce corps. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 518)


2. « La chair et le sang ne peuvent aller là-bas (c'est-à-dire dans la présence de Dieu) ; mais la chair et les os, vivifiés par l'Esprit de Dieu, peuvent y aller. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 458)


3. « Quant à la résurrection, tous seront ressuscités par le pouvoir de Dieu, ayant de l'esprit dans leur corps, et non du sang. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 277)


1 CORINTHIENS 16

1 Corinthiens 16:22. Que signifient « anathème » et « Maranatha » ?


Cette inclusion étrange de deux mots araméens dans les paroles de conclusion de l'épître de Paul a soulevé bien des questions. On connaît leur signification : « anathème », littéralement, signifie « mis à part » ou « consacré » et le sens de ce mot a évolué pour signifier « maudit ». C'est le mot qu'utilise Paul dans Galates 1:8 quand il dit que quiconque prêche un autre Évangile que le vrai doit être « anathème ». « Maranatha » a reçu diverses traductions : « Le Seigneur vient », « le Seigneur viendra », « le Seigneur est proche », etc. Il semble avoir été un salut ou un mot de passe habituel chez les chrétiens.


Dans certaines versions, les deux mots sont juxtaposés et c'est cette association étrange qui intrigue le plus les spécialistes. Dans d'autres versions, dont notre version Segond, on a mis un point entre les deux. La phrase signifie donc : « Si quelqu'un n'aime pas le Seigneur, qu'il soit maudit. Notre Seigneur vient ! » La plupart des spécialistes semblent préférer cette séparation entre les deux mots. Mais l'un d'eux a suggéré que Paul associe exprès ces deux mots, utilisant une vieille forme d'exclamation syrienne : « Qu'il soit maudit, le Seigneur vient bientôt », ce qui voudrait dire qu'à la venue du Seigneur, chacun recevrait son châtiment. (voir Fallows, The Popular and Critical Bible Encyclopedia and Scriptural Dictionary, 1:104)

 

 

2 CORINTHIENS

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2 CORINTHIENS 1

2 Corinthiens 1:22. « Lequel… a mis dans nos cœurs les arrhes de l'Esprit »


Les arrhes sont la somme d'argent donnée comme garantie d'un marché, la somme restante devant être payée plus tard. Ce que Paul veut dire ici, c'est que le Saint-Esprit nous a été donné comme premier paiement, en garantie d'un paiement futur de bénédictions complètes si nous restons fidèles.

2 CORINTHIENS 2

2 Corinthiens 2:5-7


Ces versets sont intéressants pour connaître l'amour et la compassion de Paul. Nous ne savons pas si le transgresseur dont il parle ici est le fornicateur mentionné dans sa première lettre (voir 1 Corinthiens 5:1) ou l'un des faux docteurs dans l'Eglise qui avaient mené une révolte contre Paul et ses enseignements. Mais il est évident que l'Église a pris des sanctions contre cet homme et maintenant Paul met en garde les membres pour qu'ils ne lui retirent pas leur amour. Dans le verset 5, il fait remarquer qu'il a été bouleversé d'apprendre ce qui se passait pour ce frère, non parce qu'il était attristé personnellement, mais parce que cet homme faisait du tort à l'Église entière à Corinthe. Maintenant, Paul les encourage à pardonner et à consoler cet homme pour qu'il ne soit pas écarté de l'ensemble des frères (voir versets 6-12). Cette attitude de fermeté sur ce qui concerne les règles et les lois de l'Église, mais d'amour et de pardon lorsque le transgresseur montre une véritable repentance et corrige son erreur, est une marque de l'Église de Jésus-Christ aujourd'hui comme autrefois.


2 Corinthiens 2:17. Les falsificateurs


« Dans la version grecque, le mot qui est rendu ici par 'falsifier' est appliqué aux colporteurs. Le mot englobait les marchands de victuailles et de marchandises de toutes sortes, mais surtout les détaillants de vin pour qui c'était chose courante de falsifier et de donner moins que la mesure » (Vincent, Ward Studies, 2:813). Cette classe de marchands avait une telle réputation de malhonnêteté et de manque de scrupules que, dans certains cas, ils étaient exclus des offices publics. Les faux docteurs avaient le même état d'esprit, ils frelataient ou altéraient la parole de Dieu à leur guise pour pouvoir mieux arriver à leurs fins égoïstes. Ainsi, nous avons une image de Paul qui est capable, non seulement de faire preuve d'un grand amour, mais aussi d'une grande sévéritépour condamner ceux qui veulent faire des ravages dans l'Église.


2 CORINTHIENS 3

2 Corinthiens 3:6, 14. « Ancien Testament » et « Nouveau Testament »


Le mot « testament » est la traduction du mot latin « testamentum » lui-même traduction du mot grec signifiant « alliance ». Le testament, c'est-à-dire les dernières volontés d'une personne, est un exemple de la véritable signification du mot. Cependant, quand nous disons « Nouveau Testament » et « Ancien Testament », cela nous évoque immédiatement les deux divisions de la Bible. Nous devons nous rappeler que ces deux divisions furent appelées ainsi parce que la première contient les écrits et les annales du peuple de Dieu sous l'ancienne alliance (la loi mosaïque) et la deuxième ce qu'il fit sous la nouvelle alliance (la loi du Christ). Le Nouveau Testament, tel que nous le connaissons dans la Bible, était loin d'être compilé longtemps encore après la mort de Paul. C'est pourquoi dans le verset 6, Paul dit qu'ils sont ministres de la nouvelle alliance du Christ qui abolit l'ancienne. Même dans le verset 14 où il est évident que Paul parle des écrits (puisqu'il parle de la « lecture de l'Ancien Testament ») il n'utilise pas le mot dans le même sens que nous. Lui le prend plutôt dans le sens de la loi mosaïque, de l'ancienne alliance.


2 CORINTHIENS 4



2 CORINTHIENS 5



2 CORINTHIENS 6

2 Corinthiens 6:12. « Vous n'êtes point à l'étroit au-dedans de nous ; mais vos entrailles se sont rétrécies »


Tel qu'il est employé ici, le mot « entrailles » représente très souvent le siège de la compassion ou de la bonté. Quand nous éprouvons de l'amour ou de la compassion pour quelqu'un ou quelque chose nous éprouvons en général une sensation de douleur en nous. « Que tes entrailles soient… remplies de charité envers tous les hommes » (D&A 121:45), signifie : « Faites preuve d'un amour semblable à celui du Christ pour les autres ». Dans 2 Corinthiens 6:12, le mot « entrailles » est employé dans l'expression « Vos entrailles se sont rétrécies ». C'est tout simplement pour Paul une façon de dire aux Corinthiens que ce n'était pas par un manque d'affection de sa part qu'ils avaient été limités, mais parce qu'ils n'avaient pas fait preuve de l'amour et de la compassion nécessaires. On retrouve dans le Nouveau Testament des emplois semblables de ce mot (voir Colossiens 3:1-2 ; 1 Jean 3:17).


2 Corinthiens 6:14. « Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger »


« Que devons-nous faire ? Nous attirerons-nous le malheur d'une maison divisée ? Ou écouterons-nous la voix de l'expérience et épouserons-nous quelqu'un de notre foi ?…


« La réponse à faire à tout le monde est évidente : épousez quelqu'un de votre foi. Si vous êtes presbytérien, épousez un presbytérien. Si vous êtes catholique, épousez un catholique. Si vous êtes de la maison de Juda, épousez quelqu'un de votre foi. Si vous êtes mormon, épousez un mormon. » (Mark E. Petersen, CR, avril 1958, p. 106)


2 CORINTHIENS 7

2 Corinthiens 7:8-10. « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais »


« Souvent, les gens prétendent s'être repentis, alors que tout ce qu'ils ont fait a été d'exprimer du regret pour une mauvaise action. Mais la vraie repentance se marque par cette tristesse selon Dieu, qui change, transforme et sauve. Regretter ne suffit pas. Il se peut que le criminel au pénitencier, prenant conscience du prix élevé qu'il doit payer pour son acte insensé, souhaite ne pas avoir commis son crime. Ce n'est pas de la repentance. Le perverti qui subit une condamnation sévère pour viol peut regretter profondément d'avoir fait ce qu'il a fait, mais il ne se repent pas si la lourde condamnation est la seule raison de sa tristesse. Cela, c'est la tristesse selon le monde.


« L'homme vraiment repentant regrette avant qu'on ne l'arrête. Il regrette même si son secret n'est jamais connu… La repentance selon Dieu signifie que l'on doit reconnaître le péché et, sans la pression de sources extérieures, commencer sa transformation. » (Kimball, Le miracle du pardon, p. 144)


2 CORINTHIENS 8



2 CORINTHIENS 9



2 CORINTHIENS 10



2 CORINTHIENS 11

2 Corinthiens 11:24. Les coups donnés par les Juifs

Dans Deutéronome 25:1-3, Moïse établit le principe qu'un homme coupable pouvait être battu jusqu'à quarante coups. Les rabbis juifs avaient réduit ce maximum à trente-neuf, de peur que par erreur le coupable soit battu plus de quarante fois (Moïse avait dit qu'il ne fallait pas dépasser ce nompre, c'est pourquoi cette précaution était prise). Du temps de Paul, c'était devenu un châtiment brutal et douloureux appliqué avec une grande précision. Quiconque savait comment les Juifs battaient de verges ne pouvait être que très impressionné en apprenant que Paul avait enduré cinq fois ce châtiment, car souvent la victime mourait sous les coups.


« Ses deux mains (de la victime) étaient attachées à… un pieu d'une coudée et demie de haut. L'officier public déchirait alors le vêtement de la victime jusqu'à ce que sa poitrine soit à nu. Le bourreau était debout sur une pierre derrière le criminel. Le fouet comportait deux lanières dont l'une était composée de quatre bandes de cuir de veau, l'autre de deux bandes de cuir d'âne. Elles passaient toutes les deux par le trou d'un manche… Le prisonnier se baissait pour recevoir les coups que le bourreau donnait d'une seule main, mais de toutes ses forces : treize sur la poitrine, treize sur l'épaule droite, treize sur l'épaule gauche. Pendant que le châtiment était infligé, le juge principal lisait à haute voix Deutéronome 28:58-59 ; 24:9 et Psaumes 78:38-39 qui parlent des commandements de Dieu, des châtiments à appliquer quand on ne les observe pas et de la compassion du Seigneur pour le pécheur… Si le châtiment n'était pas terminé à la fin de la lecture de ces trois passages, ils étaient répétés de façon que la lecture prenne fin exactement en même temps que le châtiment lui-même. Pendant ce temps, un second juge comptait les coups et un troisième, avant chaque coup criait : 'Hakkehu' (Frappe-le). » (Frederic Farrar, Life and Works of St Paul, p. 715-716)


On ne peut s'empêcher de se demander pourquoi Paul s'est soumis à ces terribles châtiments aux mains des Juifs alors qu'en d'autres occasions, il s'était réclamé de sa qualité de citoyen romain pour y échapper (voir Actes 22:24-29). Farrar dit que, une fois qu'une personne avait été ainsi battue, elle était considérée comme pleinement rétablie dans ses droits, ayant payé complètement toute dette causée par sa mauvaise action. Puis Farrar ajoute : « S'il avait refusé de s'y soumettre en s'abritant derrière son droit de citoyen romain, il aurait risqué l'excommunication et se serait finalement vu empêché d'entrer dans la synagogue. »(Farrar, St Paul, p. 717)


Comme nous l'avons vu dans les Actes, la méthode missionnaire qui était propre à Paul était d'entrer dans la synagogue et de commencer à prêcher. S'il avait été empêché d'y entrer, cela aurait considérablement diminué ses possibilités. Quand on pense à la détermination qu'il fallait pour risquer une seconde fois un tel traitement après l'avoir souffert une première fois, on a une petite idée de l'engagement de Paul envers le Christ. Et l'on ne s'étonne plus de sa mauvaise humeur devant les vaines vantardises et les critiques mesquines desfaux docteurs à Corinthe.


2 CORINTHIENS 12

2 Corinthiens 12:2-4. « Je connais un homme en Christ qui fut… ravi jusqu'au troisième ciel »


L'homme que connaissait Paul était Paul lui-même.


« Paul monta jusqu'au troisième ciel, et il put comprendre ainsi les trois principaux degrés de l'échelle de Jacob : les gloires ou royaumes téleste, terrestre et céleste, où Paul vit et entendit des choses qu'il lui fut interdit de répéter. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 427)


2 Corinthiens 12:7-9. « Il m'a été mis une écharde dans la chair »


Le mot employé par Paul signifie littéralement « un pal » (cf. empaler) ou « un pieu ». C'est le mot qui servait à désigner les pieux très pointus, les instruments de chirurgie ou les hameçons. Le terme lui-même suggère quelque chose d'extrêmement douloureux et source de nombreux ennuis. On a discuté sans fin pour savoir ce que pouvait être cette infirmité. On a été jusqu'à suggérer que ce pouvait être sa femme, méchante mégère, qui se serait tournée contre lui après sa conversion, ou l'épilepsie, ou une grave maladie des yeux, ou la malaria ou une quelconque faiblesse spirituelle qui l'aurait constamment troublé. Il n'y a aucun moyen de savoir, avec ce que nous possédons actuellement, de quoi voulait parler Paul. Ce dont nous pouvons être sûr, c'est que chacun de nous a des faiblesses, spirituelles et physiques, que l'adversaire utilisera pour nous attaquer.


« Le Seigneur nous a dit dans les Écritures que Satan est un ennemi de toute justice ; à cause de cela, ceux qui se tiennent en des lieux élevés dans le royaume de notre Père deviendront les objets de ses attaques. Vous qui présidez dans les divers lieux du royaume de notre Père, vous pouvez vous attendre, comme l'avait compris l'apôtre Paul à être les objets des attaques du diable…


« Parfois, c'est par l'infirmité, les difficultés, les épreuves que votre âme est mise à l'épreuve : mais la faiblesse que provoque en vous ces infirmités permettra que la puissance de Dieu repose sur vous tout comme l'apôtre Paul se résigna et fut consolé à la pensée que, grâce à ses épreuves, la puissance deDieu pouvait reposer sur lui. » ( Harold B. Lee, CR, octobre 1949, p. 57)


2 CORINTHIENS 13


 

 

GALATES

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GALATES 1

Galates 1:8-9. Ceux qui introduisent de faux enseignements dans l'Église


« Depuis les tout premiers jours de l'Église chrétienne, des évangiles contrefaits ont été enseignés. Comme Paul le fit remarquer, ce n'était pas de vrais évangiles puisqu'il n'y a qu'un seul Évangile du Christ. Aujourd'hui, ce n'est pas différent. Nous sommes entourés de fausses idées. Dans le domaine de la pensée et des connaissances, nous sommes entourés d'idées fausses et de suppositions qui suscitent des questions et des doutes. Ceci semble abattre les hommes et détruire la foi et la moralité. Où donc y a-t-il de l'espoir dans ce monde d'erreur et de décadence morale ? Dans la connaissance et la compréhension des vérités enseignées par le Maître qui doivent être enseignées par l'Eglise du Christ sans déformation, et auxquelles ses membres doivent croire et selon lesquelles ils doivent vivre. Ce sont des vérités éternelles et elles le resteront petpétuellement sans considération des changements dans notre société, du développement des nouvelles réalisationsscientifiques ou de l'augmentation des connaissances de l'homme. » ( Howard W. Hunter, CR, octobre 1973, p. 66)


« Il y a parmi nous des loups. J'entends par là des gens qui professent être membres de cette Église et qui n'épargnent pas le troupeau. Parmi nos propres membres, il y a des hommes qui s'élèvent et qui enseignent des choses pernicieuses. Être pernicieux c'est détourner de ce qui est juste ou correct, et s'obstiner volontairement dans le mal pour attirer à soi les membres faibles et non avertis.


« Et, comme l'apôtre Paul l'a dit, cela nous étonne aussi aujourd'hui, comme en ce temps-là, que certains membres se détournent si promptement de ceux qui leur ont enseigné l'Évangile et se détournent des véritables enseignements de l'Évangile du Christ pour se laisser séduire vers quelque chose qui corrompt la vraie doctrine de l'Évangile du Christ et les transforme en pratiques et en activités méchantes et perverses. Ces gens-là, comme l'ont prouvé les événements choquants qui se sont produits parmi certains de ces groupuscules, ont été maudits comme les prophètes l'ont annoncé ; et ils sont manifestement au pouvoir de ce Malin qui fait gober par les gens crédules tous les sophismes que l'adversaire envoie depuis le début des temps. » (Harold B. Lee, L'Étoile, septembre 1973, p. 376)


GALATES 2

Galates 2:2-4, 9. « Afin de ne pas courir ou avoir couru en vain »


La façon dont est traduit le verset 2 semble impliquer que Paul éprouvait des doutes quant à sa mission envers les Gentils et qu'il se rendit auprès des apôtres pour voir s'il ne « courait pas en vain ». Mais dans la langue originale, on ne trouve pas cette idée. Ce qui est exprimé ici, c'est que Paul alla chercher l'approbation officielle du travail dans lequel il était engagé (probablement en réponse aux critiques qui commençaient déjà à être soulevées par les judaïsants). Le verset 4 montre qu'il reçut cette approbation sans réserves car Tite n'eut pas à se faire circoncire comme l'exigeaient ceux qui s'opposaient à Paul. On voit encore mieux le soutien complet et sans réserves des frères dans le verset 9 où Paul dit que lui et Barnabas reçurent « la main d'association », idiome grec et hébreu exprimant la collaboration complète, l'alliance ou l'unité.


Galates 2: 11-21. Comment Paul, qui était apôtre, pouvait-il reprendre Pierre, le président de l'Église ?


Pierre et Paul qui, tous deux avaient reçu des révélations, avaient vu des anges et avaient été approuvés par le Seigneur, et qui, tous deux hériteront de la plénitude du royaume du Père, eux, ces prédicateurs remplis de justice et de puissance se trouvèrent en désaccord sur un point fondamental des règles de l'Église. pierre était le président de l'Église ; Paul, apôtre et au-dessous de Pierre dans la hiérarchie de l'Église, était soumis à la direction du chef des apôtres. Mais Paul avait raison et Pierre avait tort. Paul maintint avec fermeté et détermination qu'ils devaient marcher « droit selon la vérité de l'Évangile » ; Pierre temporisa de peur d'offenser les demi-convertis juifs qui respectaient toujours la loi de Moïse.


Il ne s'agissait pas de savoir si les Gentils devaient recevoir l'Évangile. Pierre lui-même avait reçu la révélation que Dieu ne fait point acception de personnes et que les hommes de tous les lignages étaient maintenant héritiers du salut avec les Juifs (voir Actes 10:21-35). De plus, les dirigeants de l'Église, réunis en conseil, guidés et dirigés dans leurs décisions par le Saint-Esprit, avaient décidé que les Gentils qui recevraient l'Évangile ne seraient pas soumis à la loi de Moïse (voir Actes 15:1-35). Mais les membres de l'Église juifs n'avaient pas été capables d'accepter cette décision sans réserves. Ils continuèrent eux-mêmes à se conformer au rituel mosaïque et voulaient que les convertis païens fassent de même. Pierre se rangea de leur côté. Paul résista publiquement au chef des apôtres et gagna, ce qui aurait été impossible s'il n'avait pas eu raison. Sans aucun doute, si nous avions le récit complet, nous verrions Pierre revenir en arrière et faire tout son possible pour que les saints juifs arrivent à croire que la loi de Moïse était accomplie dans le Christ et qu'il ne fallait plus l'appliquer à personne, ni Juif ni Gentil. » (McConkie, DNTC, 2:463-64)


Galates 2:13. « dissimulation »


Paul a utilisé un mot très fort dont « dissimulation » est une très bonne traduction. Il part du mot « simuler » qui signifie « prendre l'aspect de ». Dissimuler, ici, signifie donc « se cacher sous une fausse apparence ». Le mot grec hypokrisei a la même racine que notre mot hypocrite. Ces judaïsants étaient des hypocrites parce qu'ils faisaient semblant d'être fidèles dans leur obéissance aux principes de l'Évangile, alors qu'en réalité, ils travaillaient à l'encontrede ses vrais principes.


Galates 2:16. « justifié par la foi », « la loi », « les œuvres de la loi », « justifié par la foi »


Le but principal de cette lettre particulière fut de montrer aux saints de Galatie que l'obéissance à la loi mosaïque n'était non seulement pas nécessaire mais qu'elle était en fait contraire à l'Évangile. Le sens particulier de « la loi », c'était les cinq premiers livres de l'Ancien Testament. C'était ceux qu'on appelait en hébreu, la Torah. C'est dans ce sens que Paul utilisa le mot « loi » dans Galates 4:21-22, quand il attire l'attention sur l'exemple de Sara et d'Agar. Mais du temps de Jésus le terme « la loi » représentait aussi tout l'ensemble des règles, des pratiques et des rites du code mosaïque, d'une part ceux qui figuraient expressément dans les écrits de Moïse, d'autre part, la foule de traditions orales qui avaient été formulés au cours des siècles qui avaient suivi. C'est dans ce sens large que Paul utilise le terme « la loi » dans l'épître aux Galates.


Pour expliquer très brièvement ce que veut dire « justifié », on dira que c'est « être reconnu juste » et aussi « retrouver de bonnes relations avec quelqu'un ». Par conséquent, ce que Paul disait, c'est qu'aucun homme ne peut être rendu juste ni retrouver de bonnes relations avec Dieu uniquement avec les œuvres de la loi mosaïque ni d'ailleurs par aucune loi d'oeuvres seule. Cela ne peut se faire que par le sacrifice expiatoire du Sauveur et par l'obéissance aux principes et aux ordonnances de l'Évangile (Paul exposa cette doctrine de façon beaucoup plus complète et systématique dans les premiers chapitres de sa lettre aux Romains).


GALATES 3

Galates 3:8. L'Évangile fut-il prêché aux saints qui vécurent avant le Christ ?

« Il faut noter que, selon Paul (voir Galates 3:8), l'Évangile fut prêché à Abraham. Nous voudrions bien savoir en quel nom l'Évangile fut prêché alors, si c'était au nom du Christ, ou en tout autre nom. Si c'était en tout autre nom, était-ce l'Évangile ? Et si c'était l'Évangile, et s'il était prêché au nom du Christ, comportait-il des ordonnances ? Sinon, était-ce l'Évangile ? Et s'il y avait des ordonnances, quelles étaient-elles ? Nos amis diront peut-être qu'il n'y a jamais eu d'ordonnances, excepté les sacrifices, avant la venue du Christ, et qu'il n'était pas possible que l'Évangile soit administré à l'époque où les sacrifices étaient toujours en vigueur. Mais rappelons-nous qu'Abraham a offert
des sacrifices, et, cependant, l'Évangile lui avait été prêché. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 77)


Galates 3:19. À quoi la loi de Moïse a-t-elle été ajoutée à cause de la transgression ?


« Il est dit aussi dans Galates 3:19, que la loi (de Moïse ou lévitique) a été « ajoutée » à cause de la transgression. À quoi, dites-moi, cette loi fut-elle ajoutée, si elle ne fut pas ajoutée à l'Évangile ? Il est très clair qu'elle fut ajoutée à l'Évangile, puisque nous apprenons que l'Évangile leur fut prêché. De ces quelques faits nous concluons que chaque fois que le Seigneur s'est révélé aux hommes autrefois, et leur a donné le commandement de lui offrir un sacrifice, il l'a fait afin que ceux-ci puissent attendre avec foi le temps de sa venue, et mettre leur confiance dans l'efficacité de cette expiation pour la rémission de leurs péchés. Et c'est ce qu'ont fait des milliers de ceux qui sont partis avant nous, et dont les vêtements sont immaculés, et qui, tel Job, attendent avec une assurance pareille à la sienne, le temps où ils le verront, le dernier jour, surcette terre, dans la chair. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 78-79)


Galates 3:24. Comment la loi fut-elle un pédagogue pour les enfants d'Israël ?


Le mot grec est paidagogos, d'où est dérivé notre mot pédagogue qui évoque l'idée de quelqu'un qui instruit, un instituteur, un professeur, un enseignant. Mais à l'époque de Paul, ce mot avait un sens particulier qui donne encore davantage de force à l'image. Un paidagogos était une sorte de professeur particulier employé par les familles les plus riches. Il avait non seulement la responsabilité des études de l'enfant, mais il devait aussi le préparer et le former de toutes les façons pour l'amener à maturité. L'équivalent le plus juste que nous ayons, c'est le précepteur ou la gouvernante qui vivaient dans la maison et avaient la responsabilité directe d'élever les enfants.


Par le fait que Paul emploie ce mot, on comprend immédiatement le véritable but de la loi mosaïque : préparer les enfants d'Israël (qui étaient littéralement des enfants, dans le sens spirituel) à la maturité, aux lois et aux ordonnances « adultes » de l'Évangile. Le prophète Abinadi avait bien cela à l'esprit quand il expliqua pourquoi les Israélites avaient reçu la loi de Moïse (voir Mosiah 13:29-31).


Abinadi a déclaré que toutes ces choses étaient des «figures » des choses à venir : il est très important de comprendre cela. « Figure » est le synonyme couramment employé dans les Écritures de « symbole ». Ainsi, non seulement la loi de Moïse était-elle un ensemble de lois strictes destinées à instruire les enfants d'Israël dans les voies de l'obéissance et à les amener à la maturité spirituelle, mais encore elle contenait un symbolisme profondément spirituel qui faisait penser à Jésus comme Rédempteur et Messie. En bref, la loi de Moïseétait destinée à préparer le peuple de Dieu à l'Évangile qui devait venir.


Galates 3:27. Une personne méchante peut-elle vraiment revêtir Christ par la repentance et le baptême ?


« Quand un corps physique est sale, le processus de purification consiste à prendre un bain complet, à se brosser les dents, à se laver les cheveux, à se nettoyer les ongles et à mettre des vêtements frais et propres. Quand on transforme une maison, on répare, on remplace le toit, on lave et on peint les murs, on balaie et frotte les planchers, on répare et époussette le mobilier, on lessive les tentures et on polit les métaux. Quand un homme souillé naît de nouveau, ses habitudes changent, ses pensées sont purifiées, ses attitudes sont régénérées et élevées, ses activités tout à fait mises en ordre, et tout ce qui était sale, dégénéré ou réprouvé chez lui est lavé et rendu pur…


« Quand on est lavé, purgé et purifié, on n'est plus adultère. Le processus de lavage et de purification est mentionné bien des fois en bien des endroits par bien des prophètes.


« L'effet de la purification est merveilleux. Des âmes troublées ont trouvé la paix. Ces robes souillées ont été purifiées au point d'être sans tache. Ces personnes autrefois souillées, ayant été purifiées par leur repentance – leur lavage, leur purification, leur blanchissage – sont rendues dignes d'un service constant dans le temple et de se trouver devant le trône de Dieu, fréquentant laroyauté divine. » (Spencer W. Kimball, Le miracle du pardon, p. 326)


GALATES 4

Galates 4:6. « Abba, Père »


Paul indique que, par l'expiation du Christ, nous pouvons être adoptés comme fils de Dieu et que l'Esprit peut nous aider à crier « Abba, Père ». Abba est un mot araméen (apparenté à l'hébreu) et il suggère plus que la seule idée de Père. C'est le diminutif intime et personnel du mot « père » utilisé par les enfants dans le cercle de famille. Notre équivalent en français serait « papa », bien que cela ne traduise pas entièrement le mot suggéré. L'enseignement qu'il faut en tirer, c'est que Dieu n'est pas seulement le Père (nom et titre officiel), mais qu'il est aussi Abba, le père qui nous aime et nous guide, qui nous connaît intimement et de qui nous pouvons nous approcher sans crainte.


Galates 4:21-31. L'allégorie de Sara et Agar


« Paul utilise ici la vie d'Abraham pour montrer par une image la supériorité de l'Évangile sur la loi de Moïse, méthode d'enseignement qui permet que soit rappelée sa doctrine dans les foyers chaque fois que ses auditeurs pensent à Abraham et à sa vie.


« Agar, l'esclave, porta Ismaël ; et Sara, la femme libre, mit au monde Isaac. Ismaël était né selon la chair, tandis qu'Isaac, enfant de la promesse, était né selon l'Esprit. Agar représente ainsi l'ancienne alliance, la loi de Moïse, l'alliance sous laquelle les hommes étaient soumis à l'esclavage du péché ; tandis que Sarah symbolise la nouvelle alliance, l'Évangi]e, l'alliance sous laquelle les hommes sont rendus libres, libres de l'esclavage et du péché, par Jésus-Christ.


« Le mont Sinaï, d'où vint la loi, et Jérusalem, d'où elle est maintenant administrée, symbolisent la roi, et leurs enfants sont en esclavage. Mais la Jérusalem spirituelle, la cité céleste dont les saints seront citoyens est symbolisée par Sara, et elle est la mère des hommes libres. Sara qui fut si longtemps stérile, comme notre mère spirituelle, nous a maintenant tous faits, comme Isaac, héritiers de la promesse.


« Mais maintenant comme alors, ceux qui sont nés selon la chair luttent contre ceux qui sont nés selon l'esprit. Et, comme Dieu rejeta Ismaël et accepta Isaac, de même maintenant, il rejette ceux qui s'attachent à la loi de Moïse et accepte ceux qui se tournent vers le Christ. » (McConkie. DNTC, 2:477-478)


GALATES 5

Galates 5:2. Pourquoi, à l'époque de Paul, la circoncision avait-elle pour résultat la négation du pouvoir du Christ ?


« La circoncision, en tant qu'ordonnance religieuse, est le signe et la marque que l'on croit à tout le système mosaïque, qu'on l'accepte et qu'on s'y conforme. Par conséquent, pour les chrétiens de cette époque, cela revenait à rejeter le Christ et son Évangile qui remplaçait la loi (voir Actes 15:1-35). »(McConkie, DNTC, 2:479)


Galates 5:16-26. Le naturel et le spirituel


« Il y a une dualité en l'homme, et sa vie est un plan de Dieu. C'est le premier fait fondamental à se rappeler. L'homme a un corps naturel et un corps spirituel…


« Le corps de l'homme, par conséquent, n'est que le tabernacle dans lequel demeure son esprit. Trop de gens, beaucoup trop, sont enclins à considérer le corps comme l'homme lui-même et, par conséquent, à tendre leurs efforts vers la satisfaction des plaisirs du corps, de ses appétits, de ses désirs, de ses passions. » (David O. McKay, The Abundant Life in a Selfish World, ImprovementEra, septembre 1949, p. 558)


GALATES 6

Galates 6-17. « Je porte sur mon corps les marques de Jésus »


Le mot grec stigmata utilisé ici a donné notre mot français « stigmate ». Cela signifie une blessure ou une cicatrice. Anciennement, ce mot désignait la marque au fer rouge faite sur les criminels (on disait aussi « flétrissure »). Ce n'était pas des marques dont il y avait lieu d'être fier et, en général, elles étaient considérées avec mépris. Mais ici, Paul n'en parle pas comme de marques de honte mais de fidélité en face de la persécution. Peut-être que ces stigmata qu'il portait, il les avait en partie reçus en Galatie même. Il faut se rappeler que, lors du premier voyage missionnaire, Paul et Barnabas furent expulsés d'Antioche, en Pisidie, par la force (voir Actes 13:50). Puis ils furent obligés de fuir d'Icone pour éviter d'être lapidés (voir Actes 14:5), mais les Juifs furieux les poursuivirent jusqu'à Lystre où ils mirent à exécution leur projet, lapidèrentPaul et le laissèrent pour mort à l'extérieur de la ville (Actes 14:19).

 

ÉPHÉSIENS

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ÉPHÉSIENS 1

Éphésiens 1:3-4. Sur quoi le Seigneur se basa-t-il pour choisir ses saints avant la fondation du monde ?


« Il doit y avoir des dirigeants, des officiers présidents et des gens qui sont dignes et capables dei prendre les rênes. Pendant les âges au cours desquels nous sommes demeurés dans l'état prémortel nous avons, non seulement acquis nos caractéristiques respectives et montré notre dignité et nos capacités ou leur absence, mais nous nous sommes également trouvés à l'endroit où ces progrès pouvaient être observés. Il est raisonnable de croire que l'Église était organisée là-bas. Les êtres célestes vivaient dans une société parfaitement organisée. Chacun connaissait sa place. Il ne fait aucun doute que la prêtrise avait été conférée et les dirigeants choisis pour officier. Les ordonnances relatives à cette préexistence étaient exigées et l'amour de Dieu régnait. Dans ces conditions il était naturel que notre Père du ciel choisisse ceux qui étaient les plus dignes et évalue le talent de chaque individu. Il ne savait pas seulement ce que chacun de nous POUVAIT faire, mais également ce que chacun de nous FERAIT lorsqu'il serait mis à l'épreuve et lorsque de la responsabilité lui serait donnée. Puis, lorsque le temps vint pour nous d'habiter sur la terre mortelle, tout fut préparé et les serviteurs du Seigneur choisis et ordonnés pour leurs missions respectives. » (Joseph Fielding Smith, Le chemin de la perfection, p. 50)


Éphésiens 1:5-11. Pourquoi Paul dit-il que nous sommes prédestinés ?


Le mot prédestination n'exprimait pas autrefois la même idée qu'aujourd'hui. La plupart des versions modernes traduisent ce mot grec par « préordonner ».


Sur les enseignements de Paul à propos de la prédestination, voir le commentaire explicatif de Romains 8:29-30.


Éphésiens 1:10. « Lorsque les temps seraient accomplis »


Cette expression évoque celle de la « dispensation de la plénitude des temps » [expression tirée de Éphésiens 1:10 dans la version anglaise du roi Jacques, ndlr]. Nous savons d'après les Écritures modernes que c'est la dispensation dans laquelle nous vivons actuellement (voir D&A 27:13 ; 112:30 ; 124:41).


« La dispensation de la plénitude des temps, c'est la nôtre et nous y voyons courir, comme de puissants fleuves qui se jettent dans l'océan, toutes les anciennes dispensations, ce qui nous met en contact avec elles et elles avec nous. Et nous voyons que depuis le commencement, Dieu n'a eu qu'un seul grand dessein : le salut de ses enfants. Et maintenant est arrivé le jour final, la dispensation finale où la vérité, la lumière et la justice doivent inonder la terre. » (B. H.Roberts, CR, octobre 1904, p. 73)


Éphésiens 1:18. « Qu'il illumine les yeux de votre coeur »


Autrefois comme maintenant, le coeur était considéré comme le siège de la moralité et de la spiritualité. Les paroles de Paul impliquent que c'est toute lapersonne qui se trouve littéralement éclairée par l'Évangile de Jésus-Christ.


Éphésiens 1:23. « La plénitude de celui qui remplit tout en tous »


« Dans les Lectures on Faith, Joseph Smith décrit le Père et le Fils comme 'remplissant tout en tous' parce que le Fils, ayant vaincu, a 'reçu une plénitude de la gloire du Père' et possède 'la même pensée que le Père'. Puis il énonce la conclusion à laquelle Paul ne fait ici qu'allusion : 'Et tous ceux qui gardent ses commandements grandiront de grâce en grâce et deviendront héritiers du royaume céleste et co-héritiers avec Jésus-Christ ; possédant la même pensée, étant transformés pour devenir à l'image ou à la ressemblance et l'image même de Celui qui remplit tout en tous ; ayant en eux la plénitude de sa gloire et ils deviendront un en Lui comme le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont un' (Lectures on Faith, p. 50-51). » (McConkie, DNTC, 2:497)


ÉPHÉSIENS 2

Éphésiens 2:8-10. Que veut dire Paul quand il dit que les œuvres ne nous sauvent pas ?


« Je ne prends pas à la légère l'Écriture qui déclare : 'C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu' (Éphésiens 2:8). Cela est absolument vrai, car l'homme, en prenant sur lui la mortalité devint impuissant à se sauver lui-même. Livré à lui-même, à tâtonner dans un état naturel, il serait devenu (et c'est ce qu'il est effectivement devenu) comme cela nous est dit dans les Écritures modernes, 'charnel, sensuel et diabolique, par nature' (Alma 42:10). Mais le Seigneur, par sa grâce, apparut à l'homme, lui donna l'Évangille, c'est-à-dire le plan éternel par lequel il pourrait s'élever au-dessus des choses charnelles et sensuelles de la vie et obtenir la perfection spirituelle. Mais il doit s'élever par ses propres efforts et il doit marcher par la foi.


« 'Celui qui veut monter l'escalier menant à la vie éternelle doit le monter marche par marche, depuis la première, en bas, à la dernière, tout en haut. Il ne faut pas qu'il manque une seule marche, qu'il néglige un seul devoir s'il veut éviter de se trouver en danger et de se retarder et s'il veut arriver en toute sécurité et le plus rapidement possible au palier le plus élevé de l'exaltation céleste.' C'est à chaque individu que revient la responsabilité de choisir le chemin de la justice, de la fidélité et du devoir envers son prochain. S'il choisit autre chose et qu'il en résulte pour lui l'échec, le malheur et la mort, il n'a qu'à s'en prendre à lui-même. » (David O. McKay, CR, avril 1957, p. 7)


Éphésiens 2:14. « le mur de séparation »


Comme on peut le remarquer dans l'ensemble de cette lettre, Paul montre que les Gentils qui acceptent l'Évangile sont maintenant acceptés et font partie du « peuple de l'alliance ». Dans le grand temple de Jérusalem, le temple proprement dit était protégé contre l'influence des Gentils. Une barrière était érigée et si un Gentil la dépassait, il pouvait être mis à mort. Des archéologues ont même trouvé un des blocs de marbre de cette barrière qui portait cette inscription : « Qu'aucun étranger n'aille au-delà de la barrière et de la clôture entourant le sanctuaire. Quiconque sera surpris à le faire attirera sur lui la mort ». On se rappellera que Paul fut accusé de n'avoir pas tenu compte de cet avertissement et d'avoir amené des Gentils au-delà de la barrière, ce qui déclencha une émeute et son arrestation (voir Actes 21:28).


Éphésiens 2:20. Comment Jésus est-il la pierre angulaire ?


Jésus, parlant aux dirigeants juifs, se compara à la pierre que ceux qui bâtissaient avaient rejetée de leur construction, comme des insensés et qui, maintenant, était devenue « la principale de l'angle » (Matthieu 21:42), ou comme dit Paul « la pierre angulaire ». Cette comparaison est tout à fait judicieuse dans cette partie du discours de Paul car la pierre angulaire, autrefois, était la pierre massive posée au coin pour réunir solidement deux murs séparés pour en faire un seul bien solide. Par le Christ, Juifs et Gentils sont liés inséparablement, non pour former deux murs séparés, mais pour former un peuple uni formant un temple du Seigneur.


ÉPHÉSIENS 3



ÉPHÉSIENS 4

Éphésiens 4:8. « il a emmené des captifs »


« Il a vaincu la mort ; tous les hommes étaient les captifs de la mort jusqu'à ce que le Christ emprisonne la geôlière et soumette la mort ou, comme le dit la suite du psaume que cite Paul : 'Dieu est pour nous le Dieu des délivrances, et l'Éternel, le Seigneur, peut nous garantir de la mort' (Psaumes 68:21). » (McConkie, DNTC, 2:509)


Éphésiens 4:14. « Afin que nolis ne soyons plus des enfants… emportés à tout vent de doctrine »


« Les Autorités que le Seigneur a placées dans son Église constituent pour le peuple de l'Église un hâvre, un refuge, une amarre, pour ainsi dire. Aucun membre de cette Église ne s'égarera jamais s'il s'amarre solidement aux Autorités que le Seigneur a placées dans son Église. Cette Église ne s'égarera jamais ; le Collège des Douze ne vous entraînera jamais sur des sentiers détournés ; il ne l'a jamais fait et ne le fera jamais. Il peut y avoir des personnes qui, individuellement, font des erreurs mais il n'y aura jamais à aucun moment la majorité du Conseil des Douze du mauvais côté. Le Seigneur les a choisis ; il leur a donné des responsabilités particulières. Et les gens qui se tiennent près d'eux seront en sécurité. Et, à l'inverse, chaque fois que quelqu'un suit un chemin qui lui plaît, opposé aux Autorités, il se trouve dans un grave danger. Je ne dirai pas que les dirigants que le Seigneur choisit sont nécessairement les plus brillants et les plus entraînés, mais ils sont ceux qui ont été choisis et, une fois qu'ils ont été choisis, ils représentent officiellement son autorité et les gens qui setiennent près d'eux sont en sécurité. » (Spencer W. Kimball, CR, avril 1951, p. 104)


ÉPHÉSIENS 5

Éphésiens 5:22-25. Mari et femme : aimez-vous l'un l'autre


« L'une des déclarations les plus stimulantes et les plus profondes des Écritures saintes c'est l'instruction de Paul aux maris et aux femmes concernant leurs devoirs l'un envers l'autre et envers leurs enfants. D'abord, il commande aux femmes : 'Femmes, soyez soumIses à vos maris, comme au Seigneur' (Éphésiens 5:22). 'Comme au Seigneur !', 'Soumettez-vous comme au Seigneur à votre mari', dit-il. 'Comme au Seigneur', pouvez-vous concevoir cela ? Est-ce que cela veut dire quelque chose pour vous qui écoutez les directives du Seigneur, faites sa volonté, suivez ses justes préceptes et le servez fidèlement ? 'Car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l'Église' (Éphésiens 5:23).


« Pouvez-vous trouver dans toutes les saintes Écritures un moment où le Seigneur Jésus-Christ ne fit pas ce qu'attendait de lui son Église ? Pouvez-vous trouver une seule Écriture qui dise qu'il fut infidèle à son peuple, à ses voisins, à ses amis, à ses proches ? Est-ce qu'il fut fidèle ? Est-ce qu'il fut sincère ? Y a-t-il quoi que ce soit de bon et de digne qu'il n'ait pas donné ? C'est donc cela que nous demandons, que lui demande à un mari, à tous les maris. Tel est l'objectif. Voyez-vous un seul manquement dans sa noble vie ? Il ne doit y en avoir aucun non plus dans la vôtre. 'Or, de même que l'Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l'être à leurs maris en toutes choses' (Éphésiens 5:24).

« Beaucoup de fausses interprétations, beaucoup d'erreurs se glissent dans l'esprit d'un grand nombre de personnes, de nos jours…Les mots de Paul 'comme au Seigneur' veulent dire beaucoup de choses. Qu'ils s'enfoncent profondément dans votre coeur. Une femme n'a pas à craindre de se voir imposer des mesures tyranniques ou d'avoir à se soumettre à des exigences qui ne sont pas bonnes quand son mari est réfléchi et qu'il a le sens du sacrifice de soi et de la dignité. On peut penser qu'aucune femme intelligente n'hésiterait à se soumettre en toutes choses à son propre mari, s'il est vraiment juste, mais parfois, nous sommes choqués de voir la femme prendre la direction, nommer quelqu'un pour la prière, désigner les places et les choses à faire.


« Les maris ont ce commandement : 'Maris, aimez vos femme, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle » (Éphésiens 5:25).


« Il y a une Écriture qui dit : 'Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis' (Jean 15:13). Votre femme est votre amie. Vous devez être disposê à aller jusqu'au sacrifice de votre vie pour elle si cela était nécessaire. Donneriez-vous votre vie pour elle ?


« Il faut que vous vous posiez cette question : 'Suis-je capable d'aimer ma femme comme le Christ a aimé l'Église ?' Imaginez-vous la façon dont il aima l'Église ? Chacun de ses souffles était important pour lui. Chaque étape de sa croissance, chaque membre qui la composait étaient précieux pour lui. Il donna à son peuple toute son énergie, tout son pouvoir, il s'y consacra totalement. Il donna sa vie : qu'aurait-il pu donner de plus ? » (Spencer W. Kimball, Address to Religious Educators, Assembly Hall, 12 sept. 1975, p. 3-5)


ÉPHÉSIENS 6

Éphésiens 6:5-9. Relations entre serviteurs et maîtres : « comme des serviteurs du Christ »


Spencer W. Kimball a montré que le conseil de Paul est encore applicable de nos jours bien que l'esclavage ait en principe été aboli :


« Paul parle des 'maîtres impies' et fait certainement allusion à ceux qui escroquent les serviteur 􀃎 ou les employés et ne paient pas convenablement les travaux effectués ou la marchandise fournie. Il pense vraisemblablement à ceux qui sont méchants, exigeants et n'ont aucune considération pour leurs subordonnés. Bref, l'employeur doit traiter ses employés selon la règle d'or, se souvenant qu'il y a un Maître dans les cieux qui juge aussi bien l'employeur que l'employé.


« Paul exige de même un niveau élevé de la part des employés. Nous pouvons interpréter ceci en termes modernes comme voulant dire que le serviteur et l'employé doivent constamment servir avec honnêteté, d'une manière pleine et entière, et faire pour leur employeur ce qu'ils voudraient que l'employé fasse pour eux si eux-mêmes étaient l'employeur. Toute autre façon de faireexige la repentance. » (Le miracle du pardon, p. 55-56)


Éphésiens 6:11-17. Que signifie pour un saint des derniers jours de se revêtir « de toutes les armes de Dieu » ?


« Remarquez maintenant la nature des armes dont Paul revêt l'homme qui se prépare à affronter les puissances des ténèbres. Il dit : 'Ayez à vos reins la vérité pour ceinture.' Les reins, c'est cette partie du corps entre la côte inférieure et la hanche et vous vous rendrez compte que c'est celle où se trouvent les organes vitaux de la reproduction…  Paul disait que cette partie du corps était l'une des plus vulnérables. Nous devons avoir les reins ceints d'une armure. Et ensuite, nous devons avoir une cuirasse sur le coeur. Vous vous rappelez que dans les Écritures, le coeur est toujours le symbole de notre conduite… Ainsi, nous devons avoir une cuirasse sur le coeur.


« Il dit ensuite que nous devons avoir les pieds chaussés de quelque chose qui les protègerait, les pieds représentant les objectifs, les buts de la vie que nous devrions protéger par une sorte d'armure et empêcher de se mettre sur le mauvais pied. Et finalement, nous devons avoir un casque sur la tête. Voilà les quatre parties du corps que l'apôtre Paul vit comme les plus vulnérables devant les puissances des ténèbres. Les reins, symbolisant la vertu, la chasteté ; le coeur symbolisant notre conduite ; nos pieds, nos buts ou nos objectifs dans la vie et, finalement notre tête, nos pensées.


« Ce qui est encore plus intéressant à étudier, c'est l'armure elle-même destinée à nous protéger… Nous devons ceindre nos reins de la vérité. Qu'est-ce que la vérité ? La vérité, dit le Seigneur, c'est la connaissance des choses telles qu'elles sont, telles qu'elles étaient et telles qu'elles seront… Qu'est-ce qui va nous guider le long du chemin des bonnes valeurs morales ou des bons choix ? Ce sera la connaissance de la vérité. Il faut qu'il y ait une norme par laquelle évaluer notre conduite, autrement comment saurons-nous ce qui est bien ? Et comment saurons-nous ce qui est mal ?… 'Nos reins seront ceints de vérité' a dit le prophète.


« Et le coeur ? Quelle est la sorte de cuirasse qui protègera notre conduite dans la vie ? Nous aurons sur notre coeur une cuirasse de justice. Ayant appris la vérité, nous avons une norme selon laquelle nous pouvons faire la distinction entre le bien et le mal et ainsi notre conduite sera toujours jugée en fonction de ce que nous savons être vrai. La cuirasse qui couvrira notre conduite sera la cuirasse de la justice.


« Avec quoi protègerons-nous nos pieds ou bien en fonction de quoi jugerons-nous nos objectifs ou nos buts dans la vie ? Dans toutes les Écritures on trouve une phrase suggérée par ce que l'apôtre Paul avait proposé comme protection pour nos pieds. Il dit : 'Mettez pour chaussures à vos pieds le zèle que donne l'Évangile de paix'. Intéressant, n'est-ce pas ? Qu'est-ce que l'Évangile de paix ? Tout le coeur et la substance de l'Évangile de paix furent bâtis autour de la personne de celui qui fut couché dans une crèche… Comme vous avez de la chance si, dans votre enfance, au foyer, votre père et votre mère vous ont appris la doctrine de la repentance, la foi en Christ, le Fils du Dieu vivant ; la signification du baptême et de ce que l'on obtient par l'imposition des mains pour le don du Saint-Esprit. Comme il a de la chance l'enfant qui a appris à prier et qui a reçu tous ces enseignements qu'il gardera pendant toute sa vie, les pieds chaussés du zèle que nous donne l'Évangile de paix…


« Et enfin, le casque du salut. Avez-vous jamais entendu parler de cette sorte de casque ? Le casque du salut. Qu'est-ce que le salut ? Le salut, c'est le fait d'être sauvé. Sauvé de quoi ? Sauvé de la mort et sauvé du péché…


« Quand ces deux choses auront été enlevées de la terre et quand celle-ci aura été sanctifiée et purifiée de son impureté, elle sera le lieu du salut. Le royaume céleste sera sur cette terre car il n'y aura plus de péché, plus de mort, plus de pleurs car toutes les anciennes choses n'existeront plus. Grâce à qui ? À l'expiation du Seigneur Jésus-Christ. L'apôtre Paul a dit en effet qu'un casque de salut guiderait notre pensée pendant toute notre vie…


« L'apôtre Paul alla plus loin. Il ne laissa pas l'homme revêtu de son armure, s'attendant simplement à le voir faire face à une armée, visible ou invisible. Il mit à cet homme un bouclier dans une main et une épée dans l'autre, ces armes étant celles de l'époque. Ce bouclier était le bouclier de la foi et l'épée, l'épée de l'Esprit qui est la parole de Dieu. Pour ma part, je ne peux penser à des armes plus puissantes que la foi et une connaissance des Écritures qui contiennent la parole de Dieu. Quelqu'un ainsi armé et ainsi préparé est prêt à sortir se battre contre cet ennemi qui est plus à craindre que les ennemis de la lumière. » (Harold B. Lee, Feet Shod with the Preparation of the Gospel ofPeace, Speeches of the Year, 1954, p. 2-4, 6-7)

 

 

PHILIPPIENS

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PHILIPPIENS 1



PHILIPPIENS 2

Philippiens 2:5-8. De l'égalité et de la nature du Père et du Fils


« Où repose donc l'égalité de notre Seigneur avec son Dieu et notre Dieu ? N'est-ce pas en ce que Jésus, couronné maintenant lui-même d'exaltation, a reçu de son Père toute connaissance, toute vérité, toute sagesse, tout pouvoir ? N'est-ce pas dans le même sens que tous les fils de Dieu, en tant que co-héritiers avec Christ recevront tout ce que le Père possède ? (voir D&A 76:54-60 ; 84:38 ; 132:20). N'est-ce pas en ce que, marchant sur les traces du Père, ceux qui sont adoptés comme ses fils gagnent leur propre exaltation ? » (McConkie, DNTC, 2:531)


Philippiens 2:12. « Travaillez à votre salut avec crainte et tremblement »


« Une doctrine importante de l'Église est que chaque personne, individuellement, porte la responsabilité de travailler à son salut ; et le salut se réalise selon un développement progressif. L'Église n'accepte pas la doctrine selon laquelle il suffit de croire en Jésus-Christ et de le murmurer. Un homme peut dire qu'il croit, mais s'il ne fait rien pour que cette croyance ou cette foi le pousse à agir, à réaliser, à faire progresser son âme, sa profession de foi ne lui servira à rien. 'Travaillez à votre salut' est une exhortation à prouver la réalité de sa foi par l'activité et un effort d'obéissance réfléchi. Mais il faut faire cela en sachant bien que si l'on ne compte absolument que sur soi, il peut en résulter de l'orgueil et une faiblesse qui mènera à l'échec. C'est avec 'crainte et tremblement' que nous devons rechercher la force et la grâce de Dieu pour qu'il nous donne l'inspiration pour obtenir la victoire finale.


« 'Travailler à son salut', ce n'est pas s'asseoir paresseusement en rêvant et en espérant que Dieu enverra généreusement ses bontés et ses bénédictions sur nos genoux. C'est accomplir chaque jour, à chaque heure, à chaque instant si nécessaire la tâche ou le devoir qui se présente immédiatement et continuer à l'accomplir avec joie au fil des années, laissant à un Père juste et bienveillant le soin de determlner à qui accorder les fruits de ces travaux, à celul qui lesa accomplis ou à d'autres. » (David O. McKay, CR, avril 1957, p. 7)


PHILIPPIENS 3

Philippiens 3:2. « Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis »


Paul ici attaque les judaïsants, ces judéo-chrétiens qui exigeaient une obéissance complète à la loi mosaïque comme condition pour être sauvé.


Il a utilisé le mot « chiens » pour suggérer qu'ils étaient impurs et impies. L'utilisation de l'expression « mauvais ouvriers » indique qu'ils pensaient être justes et qu'en réalité ils ne l'étaient pas.


Le mot employé par Paul et qui a été traduit par « faux circoncis » était un mot ressemblant à circoncision et qui signifiait « mutilation » et que Paul emploie par dérision à la place de circoncision.


Philippiens 3:15. Paul voulait-il dire que les saints étaient parfaits ?


« Quand ces apôtres écrivaient aux membres de l'Église, ils s'adressaient à eux comme à des saints. Un saint n'est pas nécessairement une personne parfaite, mais une personne qui tend vers la perfection, quelqu'un qui essaie de surmonter les défauts et les faiblesses qui l'éloignent de Dieu. Un vrai saint cherche à changer sa manière de vivre pour se rapprocher des voies du Seigneur. Il est vrai que nous avons chacun des imperfections à combattre. La vie est une série constante de difficultés à surmonter et d'épreuves. Malgré cela, nous ne devons jamais cesser de lutter pour acquérir cette perfection de vie qui peut nous permettre une meilleure communion avec Dieu. » (Theodore M. Burton, CR, octobre1973, p. 51)


PHILIPPIENS 4

Philippiens 4:14. De quelle façon les Philippiens ont-ils pris part à la détresse de Paul ?


Paul fait ici allusion aux dons que les saints ont fait à Paul.

 

 

COLOSSIENS

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COLOSSIENS 1

Colossiens 1:5-6. « dans le monde entier »


La Traduction de Joseph Smith rend l'expression « dans Ile monde entier » par « dans toutes les générations ». Bruce R. McConkie l'interprète comme signifiant « dans
toutes les dispensations » (DNTC, 2: 23). [Le terme « dispensation » est emprunté à Éphésiens 1:10 dans la version anglaise du roi Jacques quand Paul parle de « la dispensation de la plénitude des temps » que Segond a traduit par « lorsque les temps seraient accomplis » pour indiquer l'époque (actuelle) de l'accomplissement des temps, période désignée aussi comme étant « les derniers jours » (Actes 2:17 ; 2 Timothée 3:1 ; 2 Pierre 3:3). Une dispensation est une période de l'histoire de l'humanité pendant laquelle la connaissance et les bénédictions de l'Évangile sont dispensées, ndlr]. Colossiens 1:5-6 semble signifier que l'Évangile a été prêché par les saints prophètes et instructeurs dans toutes les dispensations au cours de l'histoire du monde.

À propos de la dispensation actuelle, voir le commentaire sur
Éphésiens 1:10.


Colossiens 1:9. Comment peut-on connaître la volonté de Dieu ?


« Tous les saints que nous connaissons par les révélations de Dieu qui existent encore, obtinrent la connaissance qu'ils êtaient acceptés aux yeux de Dieu par le sacrifice qu'ils lui offrirent ; et par la connaissance qu'ils obtinrent ainsi, leur foi devint suffisamment forte pour s'accrocher à la promesse de la vie éternelle et pour endurer comme s'ils voyaient celui qui est invisible ; et ils furent rendus capables, par la foi, de combattre les puissances des ténèbres, de déjouer les ruses de l'adversaire, de vaincre le monde et d'obtenir ce qui est au bout de leur foi, le salut de leur âme. » (Lectures on Faith, LectureSixth, vs. 11, p. 59)


Colossiens 1:19. Comment « toute la plénitude » peut-elle demeurer dans le Fils ?


Il a plu au Père d'investir Jésus, le Fils, de tout pouvoir dans le ciel et sur la terre (voir Matthieu 28:18), de le placer dans les hauts lieux près du Père et de le rendre parfait comme le Père est parfait (Éphésiens 1:23 ; Colossiens 2:9). Le Fils « est aussi à l'image et à la ressemblance du personnage du Père, possédant toute la plénitude du Père ou la même plénitude que le Père… Et, étant le seul fils engendré du Père, plein de grâce et de vérité et ayant vaincu, il reçut une plénitude de la gloire du Père, possédant la même penséeque le Père » (Lectures on Faith, Lecture Fifth, vs. 2, p. 48-49)


Colossiens 1:26. « le mystère caché de tout temps et dans tous les âges »


Paul parle du Christ comme d'un mystère et c'est ce qu'il est pour tous ceux qui essaient de le comprendre avec un esprit charnel. Le Christ n'est connu quepar l'homme spirituel.


COLOSSIENS 2

Colossiens 2:8. Quel est le danger de la connaissance acquise dans le monde ?


« Le Seigneur a fortement mis en garde contre l'égotisme et l'arrogance, le fol orgueil et l'esprit de rébellion qui accompagne parfois les connaissances. Pour notre bonheur et notre exaltation, il est indispensable que nous acquérions et mettions en application la connaissance avec intelligence (la 'lumière de la vérité') et humilité….

« 'Être instruit est une bonne chose si on écoute les conseils de Dieu' (2 Néphi 9:29). » (Hanks, Now and Forever, p. 126)


Colossiens 2:11. « la circoncision de Christ »


C'est une « circoncision spirituelle qui consiste à accepter le Christ et à vivre son Évangile, à couper non une partie du corps, mais toute sa nature charnelle. Cela contraste avec la circoncision charnelle ou littérale qui avait été autrefois un symbole de la conformité à la loi des commandements charnels queDieu donna à Moïse pour rappeler à Israël ses devoirs. » (McConkie, DNTC, 3:33)


Colossiens 2:13. « être rendu à la vie » par Jésus après avoir été mort dans le péché


Celui qui était mort spirituellement à cause du péché peut être rendu spirituellement vivant par sa soumission aux premiers principes et ordonnances de l'Évangile. Il est amené à une nouveauté de vie en Jésus-Christ par le pardon de ses anciens péchés.


« Notre Père aimant nous a donné le merveilleux principe du repentir comme accès au pardon. Tous les péchés, sauf ceux qui font exception pour le Seigneur, fondamentalement le péché contre le Saint-Esprit et le meurtre, seront pardonnés à ceux qui se repentent totalement, d'une manière buivie et continue pour produire une transformation sincère et globale de leur vie. Le pardon existe même pour le pécheur qui commet des transgressions graves, car l'Église pardonnera et le Seigneur pardonnera ces choses quand le repentir sera parvenu à maturité. »( Spencer W. Kimball, Le miracle du pardon, p. 24)


Colossiens 2:18-19. Que veut dire Paul quand il parle du culte des anges ?


La philosophie gnostique enseignait que Dieu n'était pas directement approchable par l'homme, mais qu'il fallait entrer en contact avec lui par une série d'anges médiateurs ou d'esprits moins divins. Paul dénonce ici cette notion du culte des anges qui détourna les saints de la soumission au vrai chef (le Christ),le seul vrai médiateur entre l'homme et Dieu.


COLOSSIENS 3

Colossiens 3:3. « Vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu »


Ce verset parle de ceux qui sont morts au péché et scellés à la vie éternelle. 


« Votre vie est cachée avec Christ en Dieu et iI en est ainsi de nombreux autres. Rien d'autre que le péché impardonnable ne peut vous empêcher d'hériter de la vie éternelle, car vous êtes scellés par le pouvoir de la prêtrise à la vie éternelle, ayant fait la démarche nécessaire pour cela. » (Joseph Smith, HC, 5:391)


Colossiens 3:5. « Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre »


« Cela veut dire : Faites mourir et maîtriser vos désirs charnels ; disciplinez vos appétits ; maîtrisez vos désirs du monde. » (McConkie, DNTC, 3:36)


Colossiens 3:11. L'égalité dans la fraternité en Christ


« Je pourrais dire, en utilisant le langage de l 'apôtre Paul : 'Nous ne sommes ni Anglais, ni Allemands, ni Français, ni Hollandais, ni Espagnols, ni Italiens, mais nous sommes tous un en tant que membres baptisés de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, et aussi nous sommes 'la descendance d'Abraham', comme l'a déclaré l'apôtre Paul, et par conséquent 'héritiers de la promesse'. Nous tous, enfants de Dieu, avons été baptisés par ceux qui ont été autorisés à prêcher l'Évangile et en administrer les ordonnances. » (Harold B.Lee, European Area, CR, août 1973, p. 5-6)


Colossiens 3:17. Comment une femme doit-elle être « soumise » à son mari ?


En Grec, le mot « soumis » n'implique pas que les femmes soient inférieures aux hommes. Cela implique plutôt la volonté de se laisser guider par l'autre. C'est le même mot qui est utilisé dans Luc 2:51 où Luc montre comment Jésus retourna à Nazareth avec Marie et Joseph, soumis à eux. Dans n'importe quelle organisation, y compris celle de la famille, il faut que quelqu'un gouverne ; et Paul suggère ici que c'est l'homme qui a cette tâche par la prêtrise qu'il détient et que la femme doit la reconnaître et s'y soumettre. Dans le verset qui suit immédiatement, Paul demande aux hommes d'aimer leur femme ; ainsi, il ne justifie en aucune façon d'abuser de son pouvoir, verbalement ou physiquement niaucune sorte de dictature au foyer (voir Éphésiens 5:22-31).


Colossiens 3:19. « Maris, aimez vos femmes »


« Il y a des gens mariés qui permettent à leurs yeux de se promener et à leur coeur de vagabonder, qui pensent que c'est normal de flirter un peu, de partager leur coeur et de désirer quelqu'un d'autre que sa femme ou son mari. Le Seigneur dit en termes non équivoques : 'Tu aimeras ta femme de tout ton coeur , et tu t'attacheras à elle et à personne d'autre' (D&A 42:22).

« Et quand le Seigneur dit : 'de tout ton coeur' , il ne permet aucun partage, aucune division, aucune restriction. Et la même chose est dite à la femme : Tu aimeras ton mari de tout ton coeur, et tu t'attacheras à lui et à personne d'autre. Les mots 'personne d'autre' éliminent toute autre personne et toute autre chose. L'époux (ou l'épouse) prend la première place dans la vie du mari ou de la femme et ni la vie sociale, ni le métier, ni la vie politique, ni aucun autre intérêt, aucune personne, ni aucune chose ne doit jamais passer au-dessus de l'époux ou de l'épouse. Nous voyons parfois des femmes qui accaparent leurs enfants et s'affairent autour d'eux aux détriments du mari, les éloignant parfois même de lui. Le Seigneur dit à ces femmes : Tu t'attacheras à lui et à personne d'autre.


« Le mariage présuppose une appartenance totale et une fidélité totale. Chaque homme et chaque femme prend son conjoint étant bien entendu qu'il ou elle se donne totalement à l'autre : tout son coeur, toute sa force, toute sa loyauté, tout son honneur et toute son affection avec toute sa dignité. Toute divergence est péché, tout partage du coeur est transgression. De même que nous devons avoir en vue seulement la gloire de Dieu, de même nous devons avoir les yeux, les oreilles et le coeur tournés vers le mariage, l'époux ou l'épouse et la famille. » (Spencer W. Kimball, CR, octobre 1962, p. 57)


Voir aussi le commentaire explicatif sur Éphésiens 5:22-23.


COLOSSIENS 4

 

 

1 THESSALONICIENS

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1 THESSALONICIENS 1

1 Thessaloniciens 1:1. Pourquoi Paul écrivit-il aux Thessaloniciens, et quand ces lettres furent-elles écrites ?

Les missionnaires furent chassés de Thessalonique par les Juifs en colère (voir Actes 17:5, 10). De là, Paul se rendit à Bérée, puis à Athènes et enfin à Corinthe où Silas et Timothée le rejoignirent. Paul alors renvoya Timothée à Thessalonique vérifier comment les choses allaient dans la branche.


Pendant qu'il était avec les saints de Thessalonique à observer la situation dans cette jeune branche, Timothée apporta certainement des conseils et du réconfort aux membres et leur rappela leurs devoirs et leurs engagements dans l'Évangile. Après cela, il retourna à Corinthe et fit rapport à Paul. Avec le rapport de Timothée et l'expérience personnelle qu'il avait déjà de Thessalonique, Paul put écrire aux saints et les féliciter de leur vie exemplaire de chrétiens.


Il leur envoya un message de consolation et d'encouragements pour qu'ils puissent être capables de continuer à supporter la persécution et les épreuves et à rester fermes dans leur foi au Seigneur Jésus-Christ. Écrit à des membres dont on se rend compte que la plupart étaient des Gentils avant leur baptême et non des Juifs, le livre attire l'attention sur des problèmes qui étaient probablement particuliers à des convertis d'origine païenne. Les trois problèmes auxquels les convertis de Thessalonique avaient à faire face étaient les questions de solidarité dans les relations sociales, de pureté sexuelle et d'honnêteté dans le travail. Si les saints de Thessalonique avaient été des Juifs convertis, il semble qu'ils n'auraient pas eu les mêmes problèmes à un tel degré. Pourquoi ? Parce que les Juifs avaient été éduqués dans la loi de Moïse qui encourageait les relations sociales et surtout les liens familiaux, décourageait le péché sexuel et mettait à l'honneur les vertus des six jours de travail.


Les lettres aux Thessaloniciens furent écrites – pour autant qu'on puisse le déterminer – de Corinthe, plusieurs mois après que Paul ait quitté la Macédoine, probablement vers la fin de l'année 52.


1 Thessaloniciens 1:1. Qui étaient Silvanus et Timothée ?


Silvanus est l'autre forme du nom Silas ; on pense que cet homme est celui qui accompagna Paul dans son deuxième voyage missionnaire (voir le commentaire sur
Actes 15:40).


1 Thessaloniciens 1:10. Comment les saints peuvent-ils être délivrés de la colère à venir ?

« Nous semblons être préoccupés par la pensée que les saints devraient profiter de chaque porte qui leur semblera être ouverte pour obtenir un point d'appui sur cette terre, et se préparer de toutes leurs forces en vue des orages terribles qui s'amassent maintenant dans les cieux, 'un jour de nuées, de ténèbres et d'obscurité, de ténèbres épaisses', dont ont parlé les prophètes et qui ne peut tarder longtemps encore. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 192)


La « colère à venir » c'est « la désolation de l'abomination qui attend les méchants, tant dans ce monde que dans le monde à venir » (D&A 88:85).


1 THESSALONICIENS 2

1 Thessaloniciens 2:2. Qu'implique le fait que Paul annonçait l'Évangile « au milieu de bien des combats » ?


Il semble que Paul ne prêcha jamais mieux l'Évangile qu'en étant en conflit avec les Juifs et les Gentils qui s'opposaient à lui, en luttant durement contre les épreuves morales et en ayant de grandes épreuves. Aujourd'hui, les missionnaires doivent aussi endurer des difficultés et de l'opposition : l'opposition des non-membres, le doute et la tentation qui viennent d'eux-mêmes ou imposés par le diable et même des épreuves physiques et financières. Et, comme Paul, les missionnaires aujourd'hui surmontent les difficultés et endurent de la même façon : par la persévérance née de la foi au Seigneur Jésus-Christ.


1 THESSALONICIENS 3



1 THESSALONICIENS 4

1 Thessaloniciens 4:3-5. Que veut dire « posséder son corps dans la sainteté et l'honnêteté » ?


Les hommes et les femmes doivent maîtriser leur corps, le respecter comme un temple de Dieu et l'honorer. Ils ne doivent pas l'utiliser comme un instrument servant à satisfaire leurs appétits sensuels.


« Être sanctifié, c'est devenir propre, pur et sans souillure ; n'avoir aucune part au sang et aux péchés du monde ; devenir une nouvelle créature du Saint-Esprit, quelqu'un dont le corps a été renouvelé par la nouvelle naissance de l'Esprit. La sanctification est un état de sainteté, un état auquel on ne parvient qu'en se conformant aux lois et aux ordonnances de l'Évangile. Le plan de salut est le système et le moyen qui a été fourni aux hommes pour pouvoir sanctifier leur âme et, par là, devenir dignes d'un héritage céleste. » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 675)


1 THESSALONICIENS 5

1 Thessaloniciens 5:2. « Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit »


« Je ne sais pas quand il va venir. Nul ne le sait. Même les anges des cieux sont dans l'ignorance de cette grande vérité (voir Matthieu 24:36-37). Mais ce que je sais, c'est que les signes qui ont été annoncés sont là. La terre est pleine de calamités, de troubles. Le coeur des hommes leur manque. Nous voyons les signes comme nous voyons les feuilles pousser sur le figuier; et, sachant que ce temps est proche, il convient que vous et moi, et tous les hommes sur la surface de la terre, nous écoutions les paroles du Christ et ses apôtres et que nous veillions car nous ne savons ni le jour ni l'heure. Mais je vous dis ceci : il viendra comme un voleur dans la nuit, au moment où beaucoup d'entre nous ne seront pas prêts. » (Smith, Doctrines of Salvation, 3:52-53)


1 Thessaloniciens 5:12-13. « Ayez de la considération pour ceux qui travaillent parmi vous, qui vous dirigent dans le Seigneur »


Les membres de l'Église doivent tenir en haute estime les dirigeants ecclésiastiques qui ont l'autorité sur eux. Ils doivent perdre complètement l'habitude de critiquer, de blâmer, de médire et de faire des commérages, pour faire place au désir d'aider, aux compliments sincères, à la bonté et à la patience. Il faut respecter et honorer de la même façon tous ceux qui travaillent à édifier le royaume.


Comment les détenteurs de la prêtrise peuvent-ils faire qu'on les honore de cette façon ? Pour les hommes de l'Église, voici un conseil d'une grande valeur : « Si vous honorez la Sainte Prêtrise d'abord en vous-même, vous l'honorerez en ceux qui vous gouvernent et en ceux qui oeuvrent dans les divers appels de l'Église. » (Joseph F. Smith, Melchizedek Study Guide, 1970-71, leçon 27, § 7). Toujours, selon le président Smith, il y a un corollaire qui est également vrai pour les femmes de l'Église : « Si vous honorez la Sainte Prêtrise (dans la personne de votre mari, de votre père, de vos fils), vous honorerez (cette prêtrise et ses appels) en ceux qui vous gouvernent et en ceuxqui oeuvrent dans les divers appels de l'Église. »


1 Thessaloniciens 5:14. « Supportez les faibles »


« Les saints sont exhortés ici à soutenir, à réconforter ceux qui manquent de courage ou de résolution pour vivre l'Évangile. » (McConkie, DNTC, 3:58)


1 Thessaloniciens 5:19. « N'éteignez pas l'Esprit »


« Dans la vraie Église, il y aura toujours des manifestations puissantes de l'Esprit de Dieu. La tendance à les retenir et les empêcher est une tendance dumonde. » (McConkie, DNTC, 3:58)


1 Thessaloniciens 5:26. Que veut dire Paul par l'expression : « Saluez tous les frères par un saint baiser »


Traduction de Joseph Smith : « Saluez tous les frères par une sainte salutation. »

 

2 THESSALONICIENS

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2 THESSALONICIENS 1

2 Thessaloniciens 1:9. Qu'est-ce que « la ruine éternelle » ?


La ruine éternelle, c'est-à-dire la destruction éternelle, c'est la mort spirituelle « qui est d'être rejeté hors de la présehce de Dieu et être mort aux choses de la justice » (McConkie, DNTC, 3:61).

2 THESSALONICIENS 2

2 Thessaloniciens 2:2. « Par quelque lettre qu'on dirait venir de nous »


Traduction de Joseph Smith : « Que vous ne soyez pas ébranlés dans votre esprit ou troublés par une lettre, sauf si vous la recevez de nous ; ni par l'esprit, ni par une parole, autre que celle que le jour du Christ est proche. »


2 Thessaloniciens 2:3. « Car il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant »


Le mot grec que Paul utilise est le mot apostasia dont dérivent les mots apostasie, apostasier et apostat. Le sens littéral du mot, c'est se révolter ; mais dans le grec séculier, cela signifiait la révolte politique ou le changement de forme de gouvernement. Ce passage dans Thessaloniciens est une référence à l'apostasie qui devait se produire sur la terre avant que le Seigneur ne reviennepour gouverner et régner en majesté et en pouvoir.


2 Thessaloniciens 2:3. Qui est « le Fils de perdition » ?


Sont connus sous le nom de Fils de perdition Satan et ceux qui, avec lui, se rebellèrent dans les cieux contre Dieu et furent précipités. Ces esprits rebelles « choisirent le mal délibérément, après avoir eu la lumière. Pendant qu'ils demeuraient dans la présence de Dieu, ils entrèpent en pébellion en toute connaissance de cause. Leur mission sur la terre est d'essayer de détruire l'âme des hommes et de les rendre aussi malheureux qu'ils le sont eux-mêmes » (Smith, Doctrines of Salvation, 2:219). Le mot perdition est dérivé du latin perditus qui signifie « détruire » et ce fut un titre donné à Satan (D&A 76:26). Par conséquent, dans ce passage, Paul parle de Satan.


2 Thessaloniciens 2:7. Qu'est-ce que le mystère de l'iniquité ?


« Le fait de savoir qui ou ce qui retenait le pouvoir de l'iniquité à ce moment-là a soulevé bien des discussions. Certains auteurs soutiennent que c'est la présence des apôtres qui eut cette action tandis que d'autres croient que c'était le pouvoir du gouvernement romain. On sait que la politique romaine était de décourager les querelles religieuses et de laisser une grande liberté de culte tant que les dieux de Rome n'étaient pas insultés, ni leurs sanctuaires profanés. Avec le déclin de la suprématie romaine, 'le mystère de l'iniquité' présent dans l'Église apostate agit pratiquement sans retenue.


« L'expression 'mystère de l'iniquité' utilisée par Paul est significative. Parmi les premiers qui pervertirent la foi chrétienne, ceux qui s'attaquèrent à sa simplicité et à son caractère universel furent particulièrement importants. Cette simplicité était si différente des mystères du judaïsme et des rites mystérieux de l'idolâtrie païenne que beaucoup s'en trouvèrent déçus. Et les premiers changements dans la forme chrétienne du culte furent marqués par l'introduction de cérémonies mystiques. » (Talmage, The Great Apostasy, p. 41-42)


D'après la Traduction de Joseph Smith, celui qui doit disparaître (qui « sera chassé »), c'est Satan qui fut et qui est toujours la cause de la misère, du malheur et du péché dans le monde. Et il continuera jusqu'à ce qu'il soit lié par le Seigneur au début du millénium (voir McConkie, DNTC, 3:63).


Traduction de Joseph Smith : « Car le mystère de l'iniquité agit déjà, et c'est celui qui agit maintenant et que le Christ laisse agir jusqu'à ce qu'arrive le temps où il sera chassé. »


2 Thessaloniciens 2:9. Satan a-t-il le pouvoir d'opérer des signes et des prodiges ?


« Satan a un grand pouvoir pour produire de faux signes et de faux prodiges. Il a la capacité d'imiter les miracles de Dieu – voyez les efforts des magiciens à la cour de Pharaon quand ils imitèrent le miracle de Moïse et d'Aaron (voir Exode 7, 8). Satan a du pouvoir sur les éléments. Il est un maître en tromperie. Il peut apparaître sous la forme d'un ange de lumière (voir 2 Corinthiens 11:14). C'est un bon orateur ; il a le don des langues. Satan a de nombreux pouvoirs qu'il utilise pour égarer les hommes. Les esprits qui suivirent Satan ont les mêmes capacités, à un moindre degré (voir Apocalypse 16:14). Mais dans tout cela, « le pouvoir du démonest limité ; le pouvoir de Dieu est illimité. » (Discours de Brigham Young, p. 68)


2 Thessaloniciens 2:11. Dieu cherche-t-il à égarer les hommes ?


Dieu n'essaie pas d'égarer les hommes car il est un Dieu de vérité et il ne peut pas mentir (voir D&A 62:6 ; Deutéronome 32:4). Il laisse les hommes croire ce qu'ils veulent. S'ils choisissent d'accepter ce qui n'est pas la vérité, il ne les force pas à penser ou à faire autrement.


« Si l'homme doit être récompensé pour le bien et puni pour le mal, la justice élémentaire exige qu'il ait le pouvoir d'agir comme il veut. La connaissance du bien et du mal est essentielle pour la progression de l'homme sur la terre. S'il était forcé de faire tout le temps le bilen ou s'il était poussé à commettre le péché sans qu'il puisse y résister, il ne mériterait ni une bénédiction dans le premier cas, ni une punition dans le second…


« Dieu se tient dans l'ombre de l'éternité… déplorant les résultats des sottises, des transgrlessions et des péchés de ses enfants enêtés, mais nous ne pouvons pas l'en blâmer, pas plus que nous ne pouvons blâmer un père qui dirait à son fils : 'il y la deux routes, mon fils, une qui mène à droite, l'autre qui mène à gauche. Si tu prends celle qui va à droite, elle te mènera à la réussite et au bonheur. Si tu prènds celle qui va à gauche, cela t'apportera la misère, le malheur et peut-être la mort, mais c'est à toi de choisir laquelle tu veux prendre. Tu dois choisir ; je ne t'en imposerai pas une. » (McKay, Pathways ta Happiness, p. 90-94)


Ainsi, Paul veut dire que Dieu laisse les hommes s'égarer parce qu'ils « n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés » (verset 10).


2 THESSALONICIENS 3

2 Thessaloniciens 3:6. Nous est-il vraiment demandé de retirer notre amitié « à tout frère qui vit dans le désordre » ?


« Les ennemis du dedans, les traîtres à la Cause, les faiseurs de faux cultes qui pervertissent la doctrine et les pratiques qui mènent au salut en entraînent souvent d'autres avec eux, et ces âmes s'lajoutent à celles qui perdent leur droit à l'héritage dans le royaume céleste. Quand ces faiseurs de faux culte et ces ennemis s'obstinent dans leur opposition à l'Église et qu'ils cherchent à en convertir d'autres à leurs idées dissidentes, la sagesse veut qu'on les évite, comme Paul le dit ici, et qu'on les laisse entre les mains duSeigneur. » (McConkie, DNTC, 3:67)


2 Thessaloniciens 3:8. « Nous n'avons mangé gratuitement le pain de personne »


Même Paul et ceux qui étaient associés à lui dans le ministère, qui avaient droit au soutien temporel des saints, choisirent de donner l'exemple en subvenant eux-mêmes à leurs besoins. Il y a des dangers à un Jinistère rémunéré. » (McConkie,DNTC, 3:67)


2 Thessaloniciens 3:16. Comment le Seigneur peut-il donner la paix en tout temps ?


« La paix du Christ ne vient pas par la recherche des choses superficielles de la vie ; elle ne vient qu'en jaillissant du coeur de l'individu. Jésus a dit à ses disciples : 'Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne' (Jean 14:27). Ainsi le Fils de l'Homme, l'exécuteur de ses propres volontés et de son testament, donna à ses disciples et à l'humanité 'la première de toutes les bénédictions humaines'. C'était un legs conditionné à l'obéissance aux principes de l'Évangile de Jésus-Christ, un legs fait à chaque individu. Aucun homme n'est en paix avec lui-même quand il n'est pas en accord avec ce qu'il y a de meilleur en lui, quand il transgresse la loi du bien, soit envers lui-même en se laissant aller aux passions, aux appétits, en cédant aux tentations malgré les accusations de sa conscience, soit envers ses semblables en trompant leur confiance. Celui qui transgresse la loi n'a pas la paix ; la paix vient par l'obéissance à la loi. Et c'est ce message que Jésus veutque nous proclamions aux hommes. » (David O. McKay, CR, octobre 1938, p. 133)

 

1 TIMOTHÉE

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1 TIMOTHÉE 1

1 Timothée 1:4 « fables et généalogies sans fin »

« Les Juifs avaient scrupuleusement conservé leurs tables généalogiques jusqu'à l'avènement du Christ… Mais on nous dit qu'Hérode détruisit les registres publics : étant donné qu'il était Iduméen, il était jaloux de l'origine noble des Juifs, et, pour que personne ne puisse lui reprocher son ascendance, il ordonna que les tables généalogiques qui étaient conservées dans les archives du temple soient brûlées… À partir de ce moment-là, ils ne purent retrouver leur généalogie que de mémoire ou à partir de tables imparfaites qui avaient été conservées par des particuliers ; et pour arriver à retrouver une ligne régulière d'ascendance à partir de ces documents était un travail sans fin et incertain. C'est probablement à cela que l'apôtre fait allusion : le travail sans fin et inutile d'essayer de retrouver ces généalogies, les tables authentiques ayant été détruites. Ainsi, nous pouvons conclure que Paul dénonce les généalogies douteuses et incertaines qui avaient été arrangées pour de mauvaises raisons. » (Smith, Answers to Gospel Questions, 1:214-215)


Paul peut aussi avoir voulu parler de cette tendance qu'avaient les Juifs à être très fiers de leur ascendance et du fait qu'ils croyaient que l'ascendance était une preuve de la faveur de Dieu (voir Jean 8:37-45). Cela, dit Paul, est une fable. La faveur de Dieu est accordée selon la droiture de la personne et non en fonction de son ascendance.


1 TIMOTHÉE 2



1 TIMOTHÉE 3


1 Timothée 3:6. Pourquoi Paul dit-il qu'un évêque ne doit pas être un nouveau converti ?

Pour désigner un nouveau converti, Paul a utilisé le mot neophyton. Ce mot est composé de neos, « nouveau », « nouveau-né » et phyow qui, au passif, signifie « naître », « jaillir », « grandir », exprimant ainsi le concept d'un nouveau converti ou de quelqu'un qui vient de naître. Un évêque, en particulier, doit être un dirigeant de la prêtrise possédant une certaine expérience.


1 Timothée 3:8. « un gain sordide »


« L'argent ne constitue pas toujours un 'gain sordide'. Il y a de l'argent propre, de l'argent propre qui sert à acheter nourriture, vêtements et logement et autres choses nécessaires, et avec lequel nous pouvons contribuer à édifier le royaume de Dieu.


« L'argent propre, c'est le salaire reçu pour une journée bien remplie de travail honnête. C'est le dédommagement raisonnable d'un service rendu avec fidélité. C'est le bénéfice honnête de la vente de marchandises, de biens ou de services. C'est le revenu de transactions dans lesquelles toutes les parties ont tiré un bénéfice.


« Le gain sordide, c'est l'argent du sang ; c'est l'argent obtenu par le vol. C'est l'argent obtenu par le jeu ou dans les établissements de jeu. Le gain sordide, c'est celui qui vient d'opérations basées sur le péché et celui qui vient de la vente d'alcools, de bière ou de narcotiques et ces nombreuses autres choses qui déplaisent au Seigneur. Le gain sordide, c'est l'argent qui vient de la corruption et de l'exploitation.


« L'argent de compromis est sordide, les bénéfices et commissions retirés de la vente d'un stock de mauvaises marchandises sont contaminés tout comme l'argent tiré d'autres tromperies, de prix trop forts, de l'oppression des pauvres et de salaires pas entièrement gagnés. J'ai la forte conviction que des hommes qui acceptent un salaire sans donner la contrepartie complète d'énergie, de dévouement et de service reçoivent de l'argent qui n'est pas propre. Il est certain que ceux qui font commerce de choses qui sont interdites reçoivent un gain sordide. » (Spencer W. Kimball, CR, octobre 1953, p. 52)

1 Timothée 3:12. Les diacres doivent-ils être mariés ?


C'est l'avis de Paul qu'à cette époque-là, un diacre devait être marié. Cela ne s'applique pas à notre époque. Les conditions étaient différentes du temps de Paul où un homme n'était pas considéré comme qualifié pour prendre part au ministère avant trente ans. Dans ces conditions, les diacres, les prêtres et les instructeurs devaient être des hommes mûrs. Cela n'est pas exigé de nos jours. Il y a aujourd'hui, dans toutes sortes d'Églises, des ministres qui ont moins que cet âge-là et il n'est pas demandé, dans l'Église de notre dispensation, qu'un homme soit mûr avant de prendre part au ministère ou de détenir la prêtrise. Cette règle n'existait pas non plus dans les temps très anciens, car nous apprenons que Noé n'avait que dix ans quand il reçut la prêtrise des mains de Metuschela » (voir D&A 107:52). » (Smith, Answers to Gospel Questions, 1:129)



1 TIMOTHÉE 4


1 Timothée 4:3. « Prescrivant de ne pas se marier »

Étant donné que la vie éternelle ne peut être atteinte que par le mariage céleste, l'adversaire fait tout ce qui est en son pouvoir pour « prescrire » aux hommes et aux femmes de ne pas se marier. Le célibat, la vie commune en dehors des liens du mariage, le comportement homosexuel, l'adultère, l'avortement et la limitation des naissances ne sont que quelques-unes des nombreuses méthodes employées pour pervertir l'esprit des hommes et empêcher la création et la continuité de cette union sacrée.

« La plus grande
menace de l'adversaire aujourd'hui est de détruire la famille, et de tourner en dérision la loi de la chasteté et la sainteté de l'alliance du mariage. » (Harold B. Lee, Church News, 19 août 1972, p. 3)

Paul, prophétiquement, s'est rendu compte de ce problème majeur des derniers temps et c'est pourquoi il nous a mis en garde de façon précise contre cette pratique apostate.

1 Timothée 4:3-5. Les restrictions de la loi mosaïque à propos de certaines viandes et de certains aliments


« Dieu a aboli les restrictions mosaïques en ce qui concerne l'absorption de certaines viandes et de certains aliments. Maintenant ces viandes et ces aliments sont purs (sanctifiés, pourrait-on dire). Il n'y a plus d'aliments impurs ou interdits sur le plan du cérémonial. Quiconque ordonne de s'abstenir de viandes, pour que l'homme n'en mange pas, n'est pas ordonné de Dieu ; 'car voici, les bêtes des champs, les oiseaux du ciel et ce qui vient de la terre, sont destinés à l’usage de l’homme, pour sa nourriture et son vêtement, et pour qu’il ait en abondance' (D&A 49:19 ; voir aussi 89:12-13) (McConkie, DNTC, 3:86)

1 Timothée 4:7. Voir 1 Timothée 1:4


1 Timothée 4:8. Paul condamne-t-il l'exercice physique ?


« L'exercice corporel est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout ». Cela ne signifie pas que l'exercice physique n'a pas de valeur mais que son utilité est limitée ; il n'est profitable que de quelques façons peu nombreuses. Mais la piété (l'exercice spirituel) a une utilité illimitée ; elle est profitable de toutes les façons. L'exercice physique profite au corps quipérira tandis que la piété profite à la fois au corps et à l'esprit.


1 TIMOTHÉE 5

1 Timothée 5:1-8. Quels sont les principes d'entraide temporelle approuvés par Paul ?


Trois principes d'entraide précis sont enseignés par Paul dans ces versets :

« Les principes de l'Évangile veulent que les membres de l'Église travaillent et subviennent eux-mêmes à leurs besoins. Quand cela n'est pas possible, c'est leur famille, y compris leurs enfants et leurs petits-enfants qui doivent leur fournir l'aide temporelle dont ils ont besoin. Si cette aide ne peut pas être suffisante, alors seulement il est justifié de faire appel à l'Église pour être aidé matériellement…


« Pour avoir droit à l'aide de l'Église dans le système d'entraide qui fonctionnait alors, les veuves devaient être dans le besoin, ne pas avoir d'enfants ou de parents qui pouvaient assurer leur subsistance, avoir 60 ans, avoir été fidèles à leur mari, avoir vécu les principes de l'Évangile en général, ce qui se manifestait par le fait qu'elles avaient élevé des enfants, accordé l'hospitnlité a des étrangers, lavé les vêtements des saints, soulagé les affligés et avaient vécu d'une manière digne. Il était conseillé aux jeunes veuves de se remarier et d'élever des enfants.


« Il y a des cas ou des anciens, passant tout leur temps au ministère, doivent recevoir l'aide temporelle de l'Église, surtout pour leur famille (voir D&A 75:24). » (McConkie, DNTC, 3:90-91)


1 Timothée 5:22. « N'impose les mains à personne avec précipitation »


« Les frères doivent avoir acquis de l'expérience, être mis à l'épreuve et trouvés dignes avant d'être ordonnés et mis à part pour servir dans des postes de l'Église où ils auront du pouvoir et de l'influence. » (McConkie, DNTC, 3:92)


1 TIMOTHÉE 6

 

 

2 TIMOTHÉE

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2 TIMOTHÉE 1



2 TIMOTHÉE 2

2 Timothée 2:1-7. Quelle sorte de dévouement à l'œuvre Paul demande-t-il à Timothée ?


Paul exhorte Timothée à être fort dans la foi. Pour cela, il utilise trois métaphores :


La métaphore militaire montre qu'un soldat doit être un soldat et rien d'autre. Il ne doit pas s'embarrasser d'autres affaires. Il doit être vaillant, car seuls les soldats vaillants reçoivent la faveur de leur capitaine. Comme un soldat courageux, Timothée doit se consacrer de toute son âme à Jésus s'il veut gagner la grande bataille entre la lumière et les ténèbres (voir versets 3-4).


La deuxième métaphore concerne le sport. Elle indique qu'un homme ne gagne le prix que s'il s'astreint à un entraînement rigoureux et se conforme aux règles du jeu. Timothée est exhorté à observer tous les commandements s'il veut gagner le grand prix de la vie éternelle (voir verset 5).


Une troisième métaphore, prise de l'agriculture, implique que si Timothée travaille diligemment dans la vigne du Seigneur, il récoltera le salut pour son âme (voir verset 6).


2 Timothée 2:14, 16, 23-25. « les disputes de mots »


« Les querelles et la division sont du diable. L'accord et l'unité sont de Dieu. La véritable religion étant donnée par révélation, tout ce que l'homme a à faire pour essayer de comprendre et d'interpréter les principes de l'Évangile, c'est de trouver ce que le Seigneur veut dire dans une révélation donnée. Cette connaissance ne peut s'obtenir que par le pouvoir de l'Esprit. C'est pourquoi il n'y a aucune raison de discuter, d'argumenter, de se quereller, de chercher à ce qu'une cause le remporte sur une autre. Ceux qui oht l'Esprit ne s'attachent pas obstinément à un point de doctrine ou de philosophie pour la seule raison de sortir victorieux de la discussion. Ce qu'ils veulent plutôt, c'est trouver la vérité par l'étude, la recherche et l'inspiration. 'Cessez de vous quereller les uns avec les autres' (D&A 136:23), a commandé le Seigneur (voir aussi Tite 3:9). » (McConkie, DNTC, 3:105)


2 Timothée 2:15. « qui dispense droitement la parole de la vérité »


« Toute vérité n'a pas la même valeur. Certaines vérités scientifiques peuvent être profitables aux hommes mais pour cette vfe seulement ; les vérités de la religion révélée déverseront les bénédictions sur eux maintenant et à jamais. Mais même les vérités révélées n'ont pas toutes la même valeur. Certaines choses s'appliquent seulement aux dispensations passées, comme les cérémonies du système mosaïque ; d'autres sont valables pour toutes les époques, comme les lois relatives au baptême et au mariage céleste. » (McConkie, DNTC, 3:105-106)


2 Timothée 2:17. Qu'est-ce que la gangrène ?


Paul met les saints en garde contre les querelles et les folles discussions. Pour illustrer cela, il prend l'exemple de la gangrène qui non seulement est une affection douloureuse, mais qui est aussi la mort des cellules et des tissus vivants à cause du manque de sang. Les querelles et les discussions empêchent le passage de la nourriture que le Saint-Esprit apporte à la spiritualité, ce qui provoque la mort de la spiritualité. Si on les tolère, ces discussions peuventdétruire la foi des saints.


2 Timothée 2:18. Pourquoi certains disent-ils que la résurrection est déjà arrivée ?


« Les ministres de l'adversaire se plaisent à spiritualiser les prophéties et les principes de l'Évangile. Probablement s'agit-il ici de l'enseignement allégorique disant que la résurrection était la nouvelle vie de l'âme par l'acceptation de l'Évangile. Cette doctrine est comparable à l'hérésie qui consiste à dire que la deuxième venue du Seigneur est déjà arrivée, dans le sens où il est déjà revenu habiter dans le coeur des fidèles. » (McConkie, DNTC,3:106)


2 TIMOTHÉE 3

2 Timothée 3:1-4. Dans quelle mesure la prophétie de Paul sur « des temps difficiles » est-elle accomplie aujourd'hui ?


« Nous voyons notre monde s'enfoncer dans les profondeurs de la corruption. Tous les péchés mentionnés par Paul se généralisent actuellement dans notre société.


« Hommes et femmes sont égoïstes. Ils se vantent de ce qu'ils réalisent. Ils maudissent. Ils blasphèment. Un autre péché, c'est la désobéissance des enfants vis-à-vis des parents et la désobéissance des parents vis-à-vis de la loi. Beaucoup sont insensibles, ce qui semble effriter la vie familiale tandis qu'ils cherchent à satisfaire leurs besoins égoïstes. On dit qu'il y a des millions de pervertis qui ont abandonné l'affection naturelle et sauté les fiançailles et les rapports matrimoniaux normaux. Cette pratique se répand comme une traînée de poudre et change notre monde. On est insensible vis-à-vis de Dieu, du conjoint et même des enfants. » (Spencer W. Kimball, L'Étoile, octobre 1971, p. 306)


2 Timothée 3:4. « aimant le plaisir plus que Dieu »


« Paul parle des gens 'aimant le plaisir plus que Dieu'. Cela ne décrit-il pas le relâchement sexuel éhonté de notre époque ? Paul parle de ceux qui 's'introduisent dans les maisons et qui captivent les femmes d'un esprit faible et borné, chargées de péchés, agitées par des passions de toute espèce' (2 Timothée 3:6).


« L'immoralité semble maintenant recevoir l'approbation des gens autrefois honorables. La débauche n'a jamais produit aucune espèce de bien, et Paul a dit : 'Mais celle qui vit dans les plaisirs est morte, quoique vivante' (1 Timothée 5:6). Mais maintenant se fait entendre une voix céleste : 'Tu ne commettras point l'adultère. Celui qui commet l'adultère et qui ne se repent pas sera chassé'(D&A 42:24). » (Spencer W. Kimball, CR, avril 1971, p. 8)


2 Timothée 3:5. « ayant l'apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force »

« Il s'agit d'une apparence de piété qui n'a pas le pouvoir de sauver ; d'une coquille vide brisée en morceaux ; d'une image trompeuse sans substance ; d'une imitation de ce que Dieu a autrefois révélé par l'intermédiaire de Pierre et de Paul ; d'un système de pseudo-christianisme qui adorait un Dieu sans pouvoir, un Dieu qui ne donnait aucune révélation, ne dévoilait rien par des visions, ne faisait pas de miracles et avait oublié le plan immuable du passé. Il s'agit de toute la chrétienté plongée dans l'apostasie. » (McConkie, DNTC, 3:111)


2 Timothée 3:7. « apprenant toujours et ne pouvant jamais arriver à la connaissance de la vérité »


« Parmi les signes des derniers temps, il y avait un accroissement de la connaissance…


« La connaissance n'augmente-t-elle pas ? Y a-t-il eu une période dans l'histoire du monde où la connaissance a été déversées sur les hommes avec autant d'intensité qu'à notre époque ? Pourtant, c'est bien triste à dire, les paroles de Paul sont exactes : les hommes apprennent toujours et ne peuvent jamais arriver à la connaissance de la vérité' (2 Timothée 3:7). » (Joseph Fielding Smith, CR, avril 1966, p. 13-14)


2 Timothée 3:8. Qui étaient Jannès et Jambrès ?


Selon la tradition juive, c'était les magiciens égyptiens qui s'étaient opposés à Moïse (voir Exode 7:9-13 et Smith, A Dictionary of the Bible, rev. ed.,rubrique « Jannes and Jambres »)


2 Timothée 3:16. Les Écritures seules nous sauveront-elles ?


« Mais, objectera-t-on, n'avons-nous pas la Bible, et les saintes Écritures ne peuvent-elles pas nous donner la sagesse nécessaire pour que nous soyons sauvés ? Si, à condition que nous y obéissions. 'Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre.' Les 'bonnes œuvres' sont le grand point de discussion. La Bible elle-même n'est que lettre morte, c'est l'Esprit qui donne la vie. Le moyen d'obtenir l'Esprit, c'est celui qui est clairement indiqué dans les Écritures. Il n'y en a pas d'autre. Par conséquent, l'obéissance à ces principes est absolument nécessaire pour obtenir le salut et l'exaltation mis en lumière dans l'Évangile. » (Smith, GospelDoctrine, p. 101-102)


2 TIMOTHÉE 4

2 Timothée 4:2


Traduction de Joseph Smith : « Prêche la parole. Sois persévérant quand il le faut. Ceux qui ne persévèrent pas, reprimande-les, reprends-les, exhorte-les avec patience et en instruisant. » (tiré du manuscrit original par Robert J. Matthews ; notez, outre les changements de termes, les changements de ponctuation apportéspar le prophète)


2 Timothée 4:4. Que voulait dire Paul en parlant de « fables » ?


« Toutes les fausses doctrines sont des 'fables', c'est-à-dire des histoires qui ont été imaginées, fabriquées et inventées, ceci contrairement à l'Évangile qui est réel et vrai (voir 2 Pierre 1:16). L'apostasie consiste à se détourner de la vraie doctrine vers des fables. » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 261)


2 Timothée 4:6-7. Paul pouvait-il être martyr avant que son heure soit arrivée ?


« Il faut rappeler que Pierre fut libéré de prison par un ange et protégé de bien des manières jusqu'à ce que son œuvre soit accomplie. Il en fut de même pour Paul. Aucune violence ne put lui enlever la vie tant qu'il n'eut pas rendu son témoignage à Rome, en Grèce et dans d'autres pays. Mais à la fin, il fit cette déclaration prophétique à Timothée : 'Car pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche. J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi' (2 Timothée 4:6-7). En approchant de l'éternité, il n'avait pas de crainte, seulement de l'assurance et une calme résignation à l'inévitable martyre qu'il fallait qu'il subisse. Il ne voulait pas mourir, mais il était prêt à sceller ainsi son témoignage du Rédempteur. » (Spencer W. Kimball, CR, avril 1946, p. 46)


2 Timothée 4:6-8. « Désormais la couronne de justice m'est réservée »


« L'appel et l'élection de Paul étaient certains. Il était scellé pour la vie éternelle. Il avait gardé les commandements, été soumis à toutes les épreuves et le Seigneur lui avait donné la promesse : 'Mon fils, tu seras exalté'. Et puisqu'aucun homme n'est ou ne peut être exalté seul, c'est l'une des raisons évidentes pour laquelle nous savons que Paul était marié. » (McConkie, DNTC, 3:116)

 

TITE

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TITE 1

Tite 1:12. Nature et caractère des Crétois


La citation faite par Paul définissant les Crétois comme des « menteurs, méchantes bêtes, ventres paresseux » peut avoir été empruntée à Épiménidès, poète grec qui vivait au VIe siècle avant J-C. En utilisant ce langage très fort, Paul condamne les faux docteurs de la Crète parce qu'ils pervertissent l'Évangile pour gagner de l'argent (verset 11). Cela correspond à la réputation qu'avaient les Crétois d'être cupides et avares et qui a été rapportée par des auteurs de l'Antiquité tels que Cicéron, Tite-Live, Plutarque et Polybe. Dans l'Histoire, le nom « Crétois » finit par devenir synonyme de « malhonnête ». Leur réputation de menteurs devint si connue que sur ce nom fut greffé un verbe (kretidzein, qui signifie « parler comme un Crétois », c'est-à-dire « mentir ») et un nom (kretismos, qui signifiait littéralement « conduite crétoise », c'est-à-dire « mensonge »).


L'expression « ventre paresseux » donne l'idée de paresse accompagnée de gloutonnerie menant à une obésité extrême. Certains disent que Paul, qui était apôtre, n'aurait pas dû médire de tout un groupe de gens pour dire ce qu'il avait à dire. Mais si nous lisons attentivement, nous voyons que Paul applique cette définition à ceux qui apportent de faux enseignements dans l'Église. Dans toutes ses lettres, il n'hésite pas à parler en termes forts et avec sévérité de cette mauvaise action.


Tite 1:15. « ceux qui sont purs »

La pureté dont il est question ici est la pureté du corps et de l'esprit. Cela inclut la pureté sexuelle. Elle est d'une très grande importance et ne peut être négligée dans nos  efforts pour parvenir à la perfection.


« Ceux qui ont le coeur pur sont ceux qui sont exempts de souillure ou de faute morale ; ceux qui ont bridé leurs passions, se sont dépouillés de l'homme naturel et sont devenus des saints par l'Expiation (voir Mosiah 3:19) ; ceux qui sont nés de nouveau en devenant les fils et les filles du Christ (voir Mosiah 5:7) ; ceux qui marchent dans les chemins de la droiture et de la vertu et cherchent à faire tout ce qui peut contribuer à la progression du royaume terrestre du Seigneur…


« L'un des traits caractéristiques d'un saint, c'est d'avoir une 'saine intelligence' (2 Pierre 3:1). » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 612-613)


TITE 2

Tite 2:10. « ne rien dérober »


Paul veut parler ici du vol secret plutôt que du vol visible. Il exhorte les serviteurs à ne pas se servir pour eux des choses qui appartiennent à leur maître. Il leur demande au contraire de faire preuve de fidélité et de se montrer dignes de confiance en tout.

TITE 3

Tite 3:5. Les hommes sont-ils sauvés par « les œuvres de justice » ?


« Il n' y a pas de salut par les bonnes œuvres uniquement. Cela signifie qu'il n'y a pas de bonnes œuvres que les hommes puissent accomplir qui, par elles-mêmes, les fassent ressusciter ou obtenir la vie éternelle. L'immortalité et la vie éternelle viennent de l'expiation du Christ, la première étant un cadeau gratuit, la seconde étant offerte à ceux qui seront baptisés et garderont ensuite les commandements. » (McConkie, DNTC, 3:126-127)

 

Tite 3:5. « le baptême de la régénération »


« Le baptême d'eau est nommé « baptême de la régénération » parce qu'il signifie que les convertis baptisés sont régénérés, c'est-à-dire renouvelés spirituellement ; ils deviennent comme de petits enfants, sont vivants dans le Christ et sans péché. » (McConkie, DNTC, 3:127)

Tite 3:9. « les discussions folles, les généalogies, les querelles, les disputes relatives à la loi »


« Il n'y a aucun pouvoir de conversion dans le débat et la querelle. Les ministres du Christ doivent enseigner et non discuter. Les missionnaires vont, par exemple, 'annoncer de bonnes nouvelles', mais avec cette restriction : 'Tu ne parleras pas de dogme' (D&A 19:31), ce qui signifie qu'ils doivent enseigner et expliquer les principes fondamentaux du salut et ne pas s'engager dans les querelles et les discussions sur les dogmes des Églises.


« Ici, les querelles et les disputes relatives à la loi de Moïse se rapportent à la fausse tradition juive selon laquelle le salut était réservé à la postérité choisie, connue grâce aux généalogies. Dans notre dispensation, le Seigneur a commandé de faire des recherches généalogiques parce que c'est nécessaire pour que les personnes qui n'ont pas eu l'occasion de recevoir l'Évangile dans cette vie puissent obtenir le salut. » (McConkie, DNTC, 3:127)


Tite 3:10-11. Le péché d'hérésie


Quelqu'un est considéré comme hérétique quand il appartient à l'Église mais qu'il adhère à toute opinion religieuse contraire à la doctrine officielle de l'Église. L'hérésie, c'est croire et adopter une fausse doctrine. La vraie doctrine du royaume se trouvent dans les Écritures, les rapports des conférences et les paroles des prophètes vivants telles qu'elles furent et sont inspirées parle Saint-Esprit.


Tite 3:10. Y a-t-il des hommes qui doivent être rejetés ?


« Il vient un moment où c'est la sagesse de se détourner et de s'écarter de ceux qui se rebellent contre la lumière et dont le coeur s'attache à déclarer une doctrine fausse et qui mène à la damnation. On a une illustration moderne de cela dans ceux qui quittent l'Église pour prêcher et pratiquer le mariage plural à une époque où le président de l'Église a retiré à tous les hommes le pouvoird'accomplir ces mariages. » (McConkie, DNTC, 3:128)



PHILÉMON

Philémon 2. Qui étaient Apphia et Archippe ?


Il est très probable que ces deux personnes étaient membres de l'Église à Colosses et que c'étaient des amis, peut-être des convertis de Paul au cours de son séjour à Éphèse lors de sa troisième mission. Certains ont même dit qu'Apphia était la femme de Philémon et Archippe son fils. II n'y a rien de plus sur Apphia dans les écrits de Paul, mais dans la lettre aux Colossiens écrite à peu près à la même époque, il adresse cette exhortation à Archippe : « Prends garde au ministère que tu as reçu dans le Seigneur, afin de le bien remplir » (Colossiens 4:17). Ce qu'était précisément ce ministère, on ne le sait pas. Selon une ancienne tradition, Philémon serait devenu évêque de Colosses et, pendant la persécution déclenchée par Néron au cours de laquelle Pierre et Paul trouvèrent la mort, il aurait été martyr à Colosses avec sa femme, Apphia, son fils Archippe et son esclave Onésime.


Philémon 8. « Ce qui est convenable »


Le mot grec employé par Paul est dérivé du verbe qui signifie « en arriver à » et il y a dans ce mot l'idée de mesurer selon un certain critère ou une certaine norme. En choisissant ce mot, Paul suggère avec délicatesse que le pardon de Philémon pour son esclave fugitif serait l'attitude qui conviendrait le mieux à un véritable disciple du Christ.


Philémon 9. Quel âge Paul avait-il quand il écrivit à Philémon ?


Dans la traduction que nous avons, Paul dit qu'il est un « vieillard » et certains se sont demandés quel âge exactement l'apôtre avait à cette époque-là. Nous ne savons pas la date de naissance de Paul, mais par recoupements, nous pouvons conclure qu'il est né entre l'an 1 et l'an 6 après J-C. S'il a écrit cette lettre vers 62 après J-C, il devait avoir entre cinquante-cinq et soixante ans. Cependant, le mot grec qui a été traduit par « vieillard » est presbyteis qui signifie littéralement « ancien ». Il se peut que Paul ait voulu parler de son titre de prêtrise (un apôtre est ancien) ou qu'il ait voulu dire qu'il était plus âgé que Philémon.


Philémon 10. Que signifie le mot « Onésime » ?


Le mot « Onésime » signifie littéralement : « utile » ou « avantageux » ; c'était un nom très courant pour les esclaves à cette époque. Sous la loi romaine, l'esclave était considéré comme un bien et le maître pouvait parfois lui donner un nom tel que celui-ci s'il était particulièrement optimiste quant aux capacités de son esclave. Remarquez le jeu de mots habile que fait Paul dans les versets 10 et 11.


Philémon 16. Quelle était la pratique romaine en ce qui concerne l'esclavage ?


À l'époque de Philémon et Onésime, les esclaves se trouvaient complètement à la merci de leurs propriétaires. Même les délits insignifiants étaient souvent punis de la façon la plus cruelle. On peut se rendre compte de l'autorité sans limite dont jouissaient les maîtres dans cet article de Vincent :


« L'attitude de la loi envers l'esclavage était exprimée dans la formule : servile caput nullum jus habet (l'esclave n'a aucun droit). Le pouvoir du maître était illimité. Il pouvait mutiler, torturer ou tuer l'esclave à son gré. Pollio, qui vécut à l'époque d'Auguste, ordonna qu'un esclave soit précipité dans une mare pleine de lamproies voraces. Auguste s'interposa, mais quelque temps après ordonna lui-même qu'un de ses esclaves soit crucifié sur le mât d'un bateau parce qu'il avait mangé une de ses cailles favorites. Juvénal parle d'une femme dépravée qui ordonna qu'un esclave soit crucifié. Quelqu'un proteste. Elle répond : « Alors, un esclave est un homme, est-ce pas ? Il n'a rien fait, dites-vous. D'accord. Mais je commande. Que mon bon plaisir tienne lieu de raison » (vi., 219). Martial rapporte le cas d'un maître qui coupa la langue d'un esclave. La vieille législation romaine imposait la mort pour celui qui avait tué un boeuf de labour, mais le meurtrier d'un esclave n'avait aucun compte à rendre. La poursuite des esclaves fugitifs était un métier. Ceux qui étaient retrouvés étaient marqués au front, condamnés à travailler double et parfois jetés aux bêtes féroces dans les amphithéâtres. La population esclave était nombreuse. Certains propriétaires en possédaient jusqu'à vingt mille. » (Marvin Vincent, Word Studies in the New Testament, 2:931)


Philémon 12. « Lui, mes propres entrailles »


Comme nous avons eu déjà l'occasion de le voir (commentaire explicatif pour 2 Corinthiens 6:12), le mot « entrailles » est employé comme synonyme de sentiments et affection.

 

HÉBREUX

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HÉBREUX 1

Hébreux 1:13-14. Quelle différence y a-t-il entre un ange et un esprit servant ?


« La différence entre un ange et un esprit servant : Le premier possède un corps ressuscité ou transfiguré (qui n'est pas passé par la mort, qui a été enlevé au ciel (cf. Élie, ndlr), et son esprit sert les esprits qui possèdent un corps. Le second est un esprit sans corps, qui visite et sert les esprits sans corps. Jésus-Christ devint un esprit servant (tandis que son corps gisait dans le sépulcre) pour les esprits en prison, ce qui lui permit de remplir une partie importante de sa mission, sans laquelle il n'aurait pas pu compléter son œuvre et entrer dans son repos. Après sa résurrection, il apparut comme un ange à ses disciples. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 264)


« Ces anges sont sous la direction de Michel ou Adam, qui lui-même agit selon les directives du Seigneur. Dans Hébreux 1:4 nous apprenons que Paul comprenait parfaitement les buts de Dieu dans ses relations avec l'homme, et cet ordre parfait et glorieux qu'il établit lui-même pour accorder pouvoirs, révélations et gloire. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 230)


HÉBREUX 2

Hébreux 2:6-9. Le Sauveur est-il réellement au-dessous des anges ?


« Le texte dont est tirée cette citation, Psaumes 8:5-7, dit que l'homme a été fait un peu inférieur à Élohim… Cela signifie que tous les enfants de Dieu, y compris Jésus, étant enfants de sa famille, ont été créés soumis à lui avec le pouvoir de progresser jusquà ce que tout leur soit soumis. De ceux qui obtiennent la vie éternelle, il est écrit : 'Alors, ils seront au-dessus de tout, car tout leur sera soumis. Alors ils seront dieux, parce qu'ils auront tout pouvoir et que les anges leur seront soumis' (D&A 132:20). » (McConkie, DNTC, 3:143)


HÉBREUX 3

Hébreux 3:11. Que signifie entrer dans le repos du Seigneur ?


Les Écritures définissent le « repos » du Seigneur comme « la plénitude de sa gloire " (voir D&A 84:24). D'autre part :


« Les prophètes d'autrefois parlaient d'entrer dans le repos de Dieu ; qu'est-ce que cela veut dire ? À mon avis, cela signifie entrer dans la connaissance et l'amour de Dieu, ayant foi en son but et en son plan au point que nous savons que nous sommes dans le bon chemin et que nous ne recherchons pas autre chose, ne sommes pas emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction (voir Éphésiens 4:14). Nous savons que la doctrine est de Dieu, et nous ne posons aucune question aux hommes à son sujet ; qu'ils gardent leurs opinions, leurs idées et leurs caprices, si cela leur chante… Celui qui est arrivé à un tel degré de foi en Dieu que tout doute et toute crainte ont été chassés de lui est entré 'dans le repos de Dieu'… Il se repose du doute, de la peur, de l'appréhension et du danger, il se repose des remous religieux du monde. » (Joseph F. Smith, Doctrine de l'Évangile, p. 97-98)


HÉBREUX 4

Hébreux 4:8. Pourquoi Paul dit-il que Josué ne donna pas le repos aux anciens israélites ?


Jésus est la forme latine du grec Iésous, qui est lui-même une reproduction du nom hébreu Yeshua, traduit par Josué. Mais Paul parle bien ici du Josué de l'Ancien Testament. Ce qu'il veut expliquer, c'est que les Israélites ne trouvèrent pas leur « repos » sous Moïse ni Josué sous la direction desquels ils trouvèrent la terre promise et y entrèrent, ni même sous David, leur plus grand roi.


HÉBREUX 5

Hébreux 5:1-3. Que savons-nous sur le travail des anciens principaux sacrificateurs ?


À un moment donné du séjour des enfants d'Israël dans le désert, près du mont Sinaï, Dieu commanda à Moïse de prendre Aaron et ses fils et de les consacrer à l'office de prêtre (voir Exode 28:1). Un récit de leur consécration qui dura sept jours se trouve dans le Lévitique, chapitre 8. Plus tard, d'autres prêtres, membres de la tribu de Lévi, furent ordonnés de la même façon pour aider Aaron et ses fils dans leurs devoirs de prêtrise (Nombres 18:1-6). Les fils d'Aaron présidaient les prêtres de l'ordre lévitique ou ordre inférieur et sont parfois appelés précisément dans certains passages « principaux sacrificateurs » (Lévitique 21:10 ; Nombres 35:25 ; Josué 20:6 ; 2 Rois 12:10), c'est-à-dire « grands-prêtres », bien que ce n'étaient pas des grands-prêtres au sens où nous l'entendons aujourd'hui. C'était plutôt les prêtres qui présidaient l'ordre de la prêtrise d'Aaron (voir John Taylor, Items on Priesthood, p. 5, 6).


Les prêtres de Dieu étaient mis à part pour accomplir certaines ordonnances et fonctions prescrites par le Seigneur. Ils avaient pour tâche particulière de porter l'arche de l'alliance du Seigneur (voir Deutéronome 31:9 ; Josué 3:3, 17) et de servir dans le tabernacle (Nombres 3:6-9 ; 8:24). Un des devoirs principaux de ces prêtres était d'offrir les sacrifices du matin et du soir au Seigneur en faveur du peuple (voir Exode 29:38-44). Ils avaient aussi pour tâche de veiller au feu qui brûlait dans l'autel sacré et de veiller à ce qu'il brûle continuellement, jour et nuit (voir Lévitique 6:12). Ils avaient pour responsabilité particulière d'enseigner les commandements du Seigneur aux enfants d'Israël (voir Lévitique 10:11 ; Deutéronome 33:10). Ainsi Paul pouvait dire qu'ils avaient « été établis pour les hommes dans le service de Dieu. »


Hébreux 5:4. D'où les prêtres de l'ancien Israël tenaient-ils leur autorité ?


« Aaron et ses fils furent appelés de Dieu par quelqu'un qui détenait l'autorité dans le ministère (voir Exode 28:1). Il en est de même dans notre dispensation ; Les hommes reçoivent leur autorité de ceux qui l'ont pour la transmettre. 'Nul ne s'attribue cette dignité s'il n'est appelé de Dieu comme le fut Aaron', et Aaron reçut son appel par révélation. » (Enseignements duprophète Joseph Smith, p. 381)


Hébreux 5:5, 10. Comment le Christ devint-il souverain sacrificateur ?

« La prêtrise est un principe éternel, et existe avec Dieu depuis toute éternité, et existera à toute éternité, sans commencement de jours ou fin d'années. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 214)


« Si un homme obtient, dans sa totalité, la prêtrise de Dieu, il doit l'obtenir de la même façon que Jésus l'a obtenue, et c'est en gardant tous les commandements et en obéissant à toutes les ordonnances de la maison du Seigneur. » (Enseignementsdu prophète Joseph Smith, p. 432)


Hébreux 5:7-8. « bien qu'il fût Fils »


« Ces versets font clairement référence au Christ et à son ministère mortel et concordent parfaitement avec d'autres Écritures portant sur le même sujet ainsi qu'avec les sermons des frères du début de notre dispensation qui citent ces versets comme s'appliquant à notre Seigneur. Cependant, il y a une note de bas de page dans la Traduction de Joseph Smith qui dit : 'Le 7e et le 8e versets font allusion à Melchisédek et non au Christ.' Prise isolément, comme elle ne représente qu'un aspect du problème, cette note donne une impression fausse. En fait, les versets 7 et 8 s'appliquent à la fois à Melchisédek et au Christ parce que Melchisédek était un prototype du Christ et que le ministère du prophète annonçait et symbolisait celui de notre Seigneur au même titre que le faisait le ministère de Moïse (voir Deutéronome 18:15-19 ; Actes 3:22-23). Ainsi, bien que les mots de ces versets et, particulièrement du verset 7 furent, à l'origine, appliqués à Melchisédek, ils s'appliquent aussi bien et peut-être même encore mieux à la vie et au ministère de celui par l'intermédiaire de qui toutes les promesses faites à Melchisédek furent accomplies. »(McConkie, DNTC, 3:157)


Hébreux 5:9. En quoi peut-on dire que Jésus fut rendu parfait ?


« Le Christ fut toujours parfait en ce sens qu'il obéit en tout temps à toute la loi du Père et qu'il fut toujours celui qui est sans péché (voir Hébreux 4:14-16 ; 5:1-3). Mais, d'autre part, il fut rendu parfait par les souffrances et les expériences de la vie mortelle en ce sens qu'il est mort et qu'il est ressuscité dans une glorieuse immortalité. Arrivé à cet état de perfection, possédant pour toujours un corps de chair et d'os, il eut ensuite la même perfection éternelle que possédait son Père. C'est pour cela qu'il dit, après la résurrection, que tout pouvoir lui avait été donné dans le ciel et sur la terre (voir Matthieu28:18). » (McConkie, DNTC, 3:158)


HÉBREUX 6

Hébreux 6:1. Peut-on laisser les principes de la doctrine du Christ et atteindre la perfection ?


« C'est une contradiction. Je n'y crois pas. Je crois que ce devrait être : 'C'est pourquoi, sans laisser les premiers principes de la doctrine du Christ, tendons à la perfection, sans poser de nouveau les fondements, à savoir, le renoncement aux œuvres mortes, la foi en Dieu, la doctrine des baptêmes, l'imposition des mains, la résurrection des morts et le jugement éternel. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 461)


Hébreux 6:4-6. De quelle façon certaines personnes crucifient-elles pour leur part le Fils de Dieu et l'exposent-elles à l'ignominie ?


« Tous les péchés seront pardonnés, excepté le péché contre le Saint-Esprit ; car Jésus sauvera tout le monde excepté les fils de perdition. Que doit faire un homme pour commettre le péché impardonnable ? II doit recevoir le Saint-Esprit, voir les cieux ouverts devant lui, connaître Dieu, et alors pécher contre Lui. Après qu'un homme a péché contre le Saint-Esprit, il n'y a plus de repentance possible pour lui. Il doit dire que le soleil ne brille pas alors qu'il le voit ; il doit renier Jésus-Christ alors que les cieux lui ont été ouverts, et renier le plan de salut alors que ses yeux en voient la vérité. Et à partir de ce moment-là il commence à être un ennemi. C'est là le cas de beaucoup d'apostats de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.


« Lorsqu'un homme commence à devenir l'ennemi de cette œuvre, il se met à me pourchasser, il essaye de me tuer, et ne cesse jamais d'avoir soif de mon sang. Il reçoit l'esprit du diable – le même esprit qui possédait ceux qui ont crucifié le Seigneur de la Vie – ce même esprit qui pèche contre le Saint-Esprit. Vous ne pouvez sauver de telles personnes ; vous ne pouvez pas les amener à la repentance ; ils font la guerre totale comme le diable, et terribles en sont les conséquences. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 504-505)


Hébreux 6:19-20. « Là où Jésus est entré pour nous comme précurseur »


« Le jour de l'expiation, le souverain sacrificateur passait de l'autre côté du voile pour entrer dans le saint des saints. Cela faisait partie des rites de purification qui libéraient Israël du péché (voir Lévitique 16). De même Jésus est entré dans les cieux préparer la voie pour ceux qui, par l'obéissance à ses lois,deviennent purs et sans taches. » (McConkie, DNTC, 3:165)


HÉBREUX 7

Hébreux 7:3


Paul cite une partie perdue de Genèse 14 que la Traduction de Joseph Smith a restituée. Voir le 3e paragraphe :


« Or Melchisédek était un homme d'une grande foi, qui pratiquait la justice ; et lorsqu'il était enfant il craignait Dieu, fermait la gueule des lions et éteignait la puissance du feu.


« Et ainsi, ayant été approuvé de Dieu, il fut ordonné grand-prêtre selon l'ordre de l'alliance que Dieu avait faite avec Énoch,


« Laquelle était selon l'ordre du Fils de Dieu ; lequel ordre venait non de l'homme, ni de la volonté de l'homme, ni d'un père ou d'une mère, ni par un commencement de jours et une fin d'années, mais de Dieu.

« Et il fut donné aux hommes par l'appel de sa propre voix, selon sa propre volonté, à tous ceux qui crurent en son nom. »


Hébreux 7:3. Melchisédek n'avait-il vraiment pas de mère, pas de père, pas de généalogie ?


Traduction de Joseph Smith : « Car ce Melchisédek fut ordonné prêtre selon l'ordre du Fils de Dieu, lequel ordre était sans père, sans mère, sans postérité, n'ayant ni commencement de jours, ni fin de vie. Et tous ceux qui sont ordonnés à cette prêtrise sont rendus semblables au Fils de Dieu, demeurant prêtres à perpétuité. » 


Hébreux 7:3. Quel est le sens de l'expression « sans père, sans mère, sans postérité » en ce qui concerne la prêtrise de Melchisédek ?


« Contrairement à la prêtrise d'Aaron telle qu'elle était administrée dans l'ancien Israël, l'ordre de Melchisédek ne descendait pas 'd'un père et d'une mère' (voir Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 454). C'est-à-dire que le droit à la prêtrise supérieure n'était pas transmis de père en fils comme c'était le cas pour les Lévites et les fils d'Aaron. Une vie juste était la condition indispensable pour que soit conférée la prêtrise supérieure. » (McConkie, MormonDoctrine, p. 478)


Hébreux 7:9. Comment Lévi pouvait-il payer la dîme à Melchisédek ?


« Abraham rencontra Melchisédek et lui paya la dîme bien longtemps avant la naissance d'Isaac, son fils. Les fils d'Isaac, Jacob et Ésaü naquirent après la mort d'Abraham, et Lévi était le troisième fils de Jacob. Comment était-il donc possible que Lévi paie la dîme 'par Abraham', un homme qui était mort bien des années avant sa naissance ? Le problème se complique quand on se rappelle que les Lévites ne devinrent la tribu des prêtres (à qui les Israélites payaient leur dîme) qu'après que Moïse les ait délivrés de la captivité, quelque quatre cents ans plus tard.


« Bien qu'il soit difficile à comprendre pour nous, cet argument de Paul devait avoir une grande force pour un esprit juif, car les Juifs mettaient fortement l'accent sur la continuité et l'unité de la race entière. Le 'pour ainsi dire' montre clairement que Paul fait une métaphore.


« Toute la loi juive, ses ordonnances et sa prêtrise sont considérées comme étant potentiellement en Abraham. Quand Abraham payait la dîme, c'est Lévi qui payait la dîme. Quand Abraham était béni, c'est Israël qui était béni. C'est une sorte de raisonnement qui convenait bien aux Hébreux qui insistaient si fortementsur la solidarité de leur race. » (Vincent, Word Studies, 2:1128)


Hébreux 7:11-14. Pourquoi le changement de la loi mosaïque à la loi de l'Évangile nécessitait-il aussi un changement dans la prêtrise ?


La mission et l'expiation de notre Sauveur mit fin à la loi inférieure de Moïse et institua à sa place la loi supérieure de Jésus-Christ (voir 3 Néphi 15:8-9). Ce changement nécessitait aussi un changement dans la prêtrise, ce dont Paul parlait. Ni la loi de Moïse ni la prêtrise d'Aaron qui l'administrait n'étaient capables d'amener les enfants de Dieu à la perfection. La prêtrise d'Aaron est une prêtrise inférieure et elle n'administre que l'Évangile préparatoire. La prêtrise de Melchisédek, d'autre part, est la prêtrise supérieure qui a pour responsabilité d'administrer les ordonnances de l'Évangile dans leur plénitude et qui est capable de purifier notre vie de sorte que nous puissions à nouveauentrer dans la présence de Dieu (voir 3 Néphi 27:19-20)


Hébreux 7:18-22. « Les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment »


La prêtrise d'Aaron, étant un ordre inférieur et, par conséquent, incapable d'amener les hommes à la perfection, était de nature héréditaire et se transmettait de père en fils. Donc, comme maintenant, la prêtrise d'Aaron se recevait par les hommes « sans serment » (Hébreux 7:20:21). C'est-à-dire qu'au moment où elle est reçue, il n'y a pas de promesses éternelles de faites en échange. C'est différent avec la prêtrise de Melchisédek (voir D&A 84:33-44). La prêtrise de Melchisédek ne se reçoit que par serment [de Dieu] et alliance [de l'homme].


« Toute personne à qui est conférée la prêtrise de Melchisédek reçoit son office et son appel dans cette prêtrise supérieure par un serment et une alliance. L'alliance est la suivante : 1. L'homme, de son côté, accepte solennellement de magnifier son appel dans la prêtrise, de garder les commandements de Dieu, de vivre de toute parole qui sort de la bouche de Dieu et de marcher sur les chemins de la justice et de la vertu. Et 2. Dieu, de son côté, accepte de donner à ces personnes un héritage d'exaltation et de divinité dans sa présence éternelle. Le serment, c'est ce qu'atteste solennellement Dieu, sa promesse jurée que ceux qui respectent leur part de l'alliance se lèveront et hériteront de toutselon la promesse. » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 480)


HÉBREUX 8

Hébreux 8:3. Que savons-nous de l'ordonnance des sacrifices
telle qu'elle était pratiquée par les anciens souverains sacrificateurs ?


Beaucoup ont cru que l'ordonnance du sacrifice des animaux avait été introduite pour la première fois par Moïse, mais ce n'est pas le cas. Le principe du sacrifice fut enseigné dès l'origine à Adam après son expulsion du jardin d'Éden. Il fut enseigné à Adam qu'en offrant les « prémices » de ses troupeaux, il préfigurait le sacrifice expiatoire du Christ. 'C'est une similitude du sacrifice du Fils unique du Père' (Moïse 5:7), lui fut-il dit.


« La forme de l'ordonnance fut toujours prévue de façon à faire porter l'attention sur le sacrifice de notre Seigneur. Pour l'offrande sacrificielle faite au moment de la Pâque, l'immolation de l'agneau pascal par exemple, il fallait choisir un agneau mâle d'un an, sans défaut ni tache. Pour l'offrande, il fallait répandre le sang et prendre soin de ne casser aucun os, autant de symboles de la façon dont le Christ mourut. De nombreux détails furent ajoutés à la loi pendant son application sous la dispensation mosaïque, mais les principes de base régissant les sacrifices font partie de l'Évangile lui-même et furent institués avant Moïse et l'ordre inférieur qu'il instaura. » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 665)


Hébreux 8:7-13. Quelle est la meilleure alliance dont parle Paul ?


L'Évangile était une meilleure alliance en ce qu'elle offrait les principes et les ordonnances du salut dans leur plénitude, contrairement à la loi de Moïse. Les Israélites, en général, rejetèrent la plénitude de l'Évangile les deux fois où elle leur fut offerte, la première fois quand ils voyageaient dans le désert sous la direction de Moïse et, plus tard, quand Jésus vint sur la terre au midi des temps.


« Cette alliance n'a jamais été établie avec la maison d'Israël, ni avec la maison de Juda, car il faut deux parties pour conclure une alliance, et ces deux parties doivent être d'accord, sinon une alliance est impossible.


« Le Christ, aux jours de son incarnation, leur proposa de conclure une alliance avec lui, mais ils le rejetèrent, lui et ses propositions, en conséquence de quoi ils furent retranchés et aucune alliance ne fut faite avec eux à cette époque…


« Et ainsi, après que cette famille choisie eut rejeté le Christ et ses propositions, les hérauts du salut leur dirent : 'Voyez, nous nous tournons vers les Gentils'. Et les Gentils reçurent l'alliance et furent greffés sur le tronc là où la famille élue avait été retranchée. Mais les Gentils n'ont pas persévéré dans les voies de la justice de Dieu, ils se sont détournés de la foi qui avait été confiée aux saints autrefois, et ont rompu l'alliance qu'avaient contractée leurs pères (voir Ésaïe 24:5). Ils sont devenus orgueilleux, et n'ont plus de crainte ; c'est pourquoi il n'y aura que quelques-uns d'entre eux qui seront rassemblés avec la famille élue. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 14-15)


HÉBREUX 9

Hébreux 9:1-10. Que savons-nous de l'ancien tabernacle et des services qui y étaient tenus ?


Pendant les pérégrinations d'Israël et avant la construction d'un temple sous le règne de Salomon (en 970 environ av. J-C), les prêtres d'Israël accomplissaient les ordonnances sacrées en faveur de leur peuple dans une tente transportable connue sous le nom de tabernacle. Cet édifice, construit de façon à pouvoir être rapidement transporté d'un lieu à un autre était toujours ce que l'on instaIlait en premier dans tout nouveau lieu de campement.

Le tabernacle était composé de deux parties: une partie extérieure dans laquelle les Lévites et les fils d'Aaron pouvaient entrer chaque jour accomplir les ordonnances sacrées prescrites par la loi de Moïse, et une partie intérieure, séparée par un voile, qui était considérée comme la partie la plus sainte et dans laquelle le souverain sacrificateur ne pouvait entrer qu'une fois dans l'année pour accomplir ses devoirs sacrés le jour de l'Expiation. Comme l'explique Paul, la partie extérieure du tabernacle contenait le chandelier sacré, douze pains de proposition et un autel des parfums. Dans la partie intérieure connue sous le nom de saint des saints se trouvait l'arche de l'alliance, un coffre ayant à peu près la grandeur d'une grosse malle de notre époque. Dans l'arche, on gardait l'encensoir d'or, le vase d'or contenant la manne, la verge d'Aaron et les tables sur lesquelles se trouvaient les Dix Commandements.


Le mot « tabernacle » signifie littéralement « demeure ». Ce nom lui avait été donné parce qu'on croyait que Dieu vivait réellement dans son enceinte sacrée. Quand Israël installait son campement, le tabernacle était dressé précisément au milieu du camp (pour symboliser l'idée que Dieu devait être au centre de la vie de son peuple) et les tentes des diverses tribus étaient placées tout autour.


Chaque partie du tabernacle était considérée comme un sanctuaire sacré. Tandis que les sacrificateurs pouvaient entrer dans la partie extérieure chaque jour pour accomplir leurs devoirs de prêtrise, seul le souverain sacrificateur pouvait entrer dans le saint des saints et cela, une fois par an, le jour de l'Expiation. Le souverain sacrificateur était le sacrificateur président. Tous les prêtres de l'ordre d'Aaron étaient des descendants d'Aaron tandis que les Lévites étaient seulement de la tribu de Lévi. Le souverain sacrificateur devait non seulement être de la tribu de Lévi mais encore il devait être l'aîné d'un descendant direct d'Aaron.


Yom Kippur, le jour de l'Expiation, est le jour le plus sacré de l'année juive. Il avait pour but l'offrande d'un sacrifice spécial dans le saint des saints pour les péchés du peuple. Le rituel comprenait une série d'actions dont les deux premières étaient de préparer le souverain sacrificateur pour ses devoirs solennels. D'abord, il offrait des sacrifices pour lui-même et les autres sacrificateurs pour les rendre symboliquement dignes d'accomplir leurs fonctions sacrées. Ensuite, il enlevait ses vêtements sacerdotaux, se revêtait d'une simple tunique blanche en préparation au sacrifice lui-même puis il retournait dans la cour extérieure. Prenant deux boucs purs et sans tache, il en consacrait un à l'Éternel et un à Azazel, le méchant, le diable. Le bouc consacré à l'Éternel était alors sacrifié dans la cour extérieure. Son sang était emporté dans le saint des saints et aspergé sur le propitiatoire et devant l'arche de l'alliance. Ceci symbolisait que les péchés d'Israël êtaient expiés par le sacrifice.