COMMENTAIRES DU NOUVEAU TESTAMENT
TIRÉS DE « VIE ET ENSEIGNEMENTS DE JÉSUS ET DE SES APÔTRES »
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MATTHIEU
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25 I 26 I
27 I 28 I
Il
y a deux généalogies de Jésus dans les quatre évangiles. Celle
qu'établit Matthieu énumère les successeurs légitimes au trône de
David. Ce n'est pas forcément une liste généalogique montrant
strictement la lignée de père en fils car, comme dans de nombreuses
histoires de royautés, l'aîné des héritiers survivants peut être un
petit-fils, un arrière petit-fils ou même un neveu ou autre parent du
monarque régnant. Mais celle que donne Luc est une généalogie de père
en fils qui établit les liens de Joseph au roi David. Bien sûr, Jésus
n'était pas le fils de Joseph, mais la généalogie de Joseph rejoint
celle de Marie puisqu'ils étaient cousins ; Jésus hérita par sa mère,
Marie, du sang de David et, par conséquent, du droit au trône de David.
Jésus naquit de lignée royale.
« Si Juda avait été une nation libre et indépendante, gouvernée par son souverain légitime, Joseph le charpentier aurait été son roi couronné, et son successeur légal au trône aurait été Jésus de Nazareth, roi des Juifs. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 104)
Matthieu 1:18-25. Marie était fiancée à Joseph
Marie était fiancée à Joseph. Ils n'étaient pas mariés, mais ils étaient promis l'un à l'autre en des termes très stricts. Marie était virtuellement considérée comme la femme de Joseph et l'infidélité de sa part pendant la période des fiançailles était punissable de mort (Deutéronome 22:23-24). Pendant la période des fiançailles, la future mariée vivait avec sa famille ou ses amis et toute communication entre elle et son futur mari était chaperonnée par un ami. Quand Joseph apprit que Marie était enceinte, sachant qu'il n'était pas le père, il avait deux possibilités : (1) il pouvait exiger que Marie soit jugée publiquement ; à cette époque de l'histoire juive, il pouvait résulter de ce jugement la mort de Marie ; ou bien (2) il pouvait rompre en privé le contrat de fiançailles devant témoins. De toute évidence, Joseph choisit la plus miséricordieuse des deux possibilités. Il aurait pu réagir égoïstement et avec colère quand il apprit que Marie était enceinte ; le fait qu'il ait choisi d'annuler les fiançailles en privé montre bien quel était le caractère profond de Joseph.
« Joseph était un juste, strict observateur de la loi, sans être toutefois extrémiste ; en outre, il aimait Marie et voulait lui épargner toute humiliation inutile, quels que puissent être son propre chagrin et ses propres souffrances. Par amour pour Marie, il craignait que la chose ne soit rendue publique et décida pour cette raison de faire annuler les fiançailles d'une manière aussi privée que la loi le permettait. ». (Talmage, Jésus le Christ, p. 101)
Il se peut que le Seigneur ait prévu cette expérience pour mettre Joseph à l'épreuve et, si c'est le cas, Joseph révéla sa fidélité. C'est après seulement que Joseph ait pris sa décision que l'ange lui apparut et lui dit qu'il devait prendre Marie pour femme. Le haut rang de Marie était connu avant sa naissance (Mosiah 3:8 ; Alma 7:10 ; 1 Néphi 11:15, 18-21 ; Ésaïe 7:14), et il ne fait aucun doute que Joseph fut préordonné à détenir cette position d'honneur. Il est sûr que Joseph était une âme noble dans la préexistence pour avoir la bénédiction de cet extraordinaire honneur de venir sur la terre pour servir de tuteur légal au Fils du Père éternel dans la chair.
MATTHIEU 2
Matthieu 2:13-23. Jésus et Jean échappent à la fureur d'Hérode
Les mages connaissaient bien les prophéties qui prédisaient la
naissance du Christ ; ayant reconnu les signes qui avaient été donnés,
ils vinrent à Jérusalem et dirent : « Où est le roi des Juifs qui vient
de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes
venus pour l'adorer. » (Matthieu 2:2). Hérode, pensant que le Messie
promis serait une menace pour son royaume, envoya des soldats tuer tous
les enfants de deux ans et au-dessous à Bethléhem. Mais un ange avait
averti Joseph et il avait emmené Marie et l'enfant Jésus en Égypte.
Les mages arrivèrent à Jérusalem quand Jésus était jeune enfant. Les sacrificateurs d'Hérode les dirigèrent sur Bethléhem : « Ils entrèrent dans la maison (Jésus n'était plus dans une étable), virent le petit enfant (ce n'était plus un bébé), se prosternèrent et l'adorèrent » (Matthieu 2:11). Puis les mages, avertis par un ange de ne pas retourner vers Hérode retournèrent dans leur pays par un autre chemin. Quand Hérode vit que les mages ne revenaient pas, il envoya ses soldats tuer tous les enfants « de deux ans et au-dessous » (Matthieu 2:16).
Jean-Baptiste était un petit enfant qui avait juste six mois de plus que Jésus et qui vivait aussi avec ses parents aux alentours de Bethléhem quand Hérode donna l'ordre de massacrer les bébés. Jean échappa au massacre grâce au courage généreux de son père, Zacharie.
« Lorsque Hérode décréta la mort des petits enfants, Jean avait environ six mois de plus que Jésus, et il se trouva sous le coup de cet édit infernal ; Zacharie détermina la mère de Jean à emmener celui-ci dans la montagne où il fut nourri de sauterelles et de miel sauvage. Lorsque son père refusa de révéler où l'enfant était caché, comme il était le grand-prêtre sacrificateur cette année-là, il fut tué, sur l'ordre d'Hérode, entre le temple et l'autel, comme Jésus l'a dit. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 364)
Zacharie mourut pour sauver son fils ; il mourut en martyr, le premier peut-être de l'ère chrétienne.
Matthieu 3:1-3. Pourquoi dit-on de Jean qu'il était un Élias ?
Quand l'ange vient à Zacharie dans le temple pour lui annoncer la naissance de Jean, il lui fit la promesse que Jean préparerait la voie du Seigneur « avec l'esprit et la puissance d'Élie (Élias) » (Luc 1:17). [Note de la Rédaction : Nos versions françaises de la Bible confondent ces deux dénominations en une seule (Élie) alors que version anglaise reflète l'état de choses originel en utilisant soit «Élijah » (Élie) soit « Élias ». Par souci de vérité nous avons remis chacune à sa place.]
Bien que Jean ne s' appelle pas réellement Élie (Élias), sa mission fut accomplie par « l'esprit et la puissance d'Élie (Élias) ».
« Car l'esprit d'Élias consiste à aller devant pour préparer la voie pour quelque chose de plus grand, ce qui fut le cas pour Jean-Baptiste, qui criait dans le désert : 'Préparez la voie du Seigneur et aplanissez ses sentiers.' Et on leur apprit, à tous ceux qui pouvaient le comprendre, que c'était là l'esprit d'Élias ; et Jean prit bien soin de dire aux gens qu'il n'était pas la Lumière, mais qu'il était envoyé pour porter témoignage de la Lumière.
« Il dit au peuple que sa mission était de prêcher la repentance et de baptiser d'eau; mais c'est Celui qui viendrait après lui qui baptiserait de feu et du Saint-Esprit.
« S'il avait été un imposteur, il aurait pu aller au-delà des limites qui lui avaient été fixées, et il aurait pu entreprendre d'accomplir des ordonnances qui n'appartenaient pas à cet office et à cet appel ressortissant à l'esprit d'Élias.
"L'esprit d'Élias consiste à préparer la voie pour une révélation plus grande de Dieu. C'est prêtrise d'Élias, prêtrise à laquelle Aaron fut ordonné. Et lorsque Dieu envoie un homme dans le monde pour préparer une œuvre plus grande, avec les clefs du pouvoir d'Élias, cela s'appelle la doctrine d'Élias, même depuis les premiers âges du monde.
«
La mission de Jean se limitait à la prédication et au baptême, mais ce
qu'il fit était légal ; et lorsque Jésus-christ rencontrait l'un ou
l'autre des disciples
de Jean, il le baptisait de feu et du Saint-Esprit." (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 471-472)
Bien que la mission de Jean ait été courte et que son message ait été simple, la façon généreuse et courageuse dont il accomplit son œuvre ont fait dire solennellement à Jésus qu'il n'y avait pas de plus grand prophète que Jean-Baptiste(voir Luc 7:28).
Matthieu 3:9. Que signifie l'affirmation de Jean que Dieu pouvait susciter des enfants à Abraham à partir de pierres ?
« Le judaïsme affirmait que la postérité d'Abraham avait une place assurée dans le royaume du Messie attendu, et qu'aucun converti des Gentils ne pouvait espérer atteindre le rang et la distinction dont les 1enfants1 étaient assurés. L'affirmation énergique de Jean que Dieu pouvait susciter des enfants à Abraham à partir des pierres des berges du fleuve, signifiait pour ceux qui l'écoutaient que même les plus humbles de la famille humaine pouvaient être préférés à eux s'ils ne se repentaient pas et ne se ré formaient pas. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 148)
Matthieu 3:16. Pourquoi est-il important de savoir que le Saint-Esprit descendit sous forme d'une colombe ?
« Les auteurs des quatre évangiles mentionnent que l'Esprit descendit 'comme une colombe'. Luc ajoute : 'sous une forme corporelle' ; et les écrits du Livre de Mormon disent qu'il se posa sur le Christ 'sous la forme d'une colombe' (1 Néphi 11:27 ; 2 Néphi 31:8). Joseph Smith a dit que Jean a fait descendre le Fils de Dieu dans les eaux du baptême, et a eu le privilège de voir le Saint-Esprit descendre du ciel sous la forme d'une colombe, ou plutôt, sous l'emblème de la colombe, en témoignage de cette administration.
« Puis le prophète donne cette explication : 'Le symbole de la colombe fut institué avant la création du monde pour représenter le Saint-Esprit, et le diable ne peut pas se manifester sous l'emblème de la colombe.Le Saint-Esprit est un personnage et a la forme d'un homme. Il ne revêt pas la forme d'une colombe, mais la colombe est son emblème. Le Saint-Esprit ne peut pas être transformé en une colombe ; mais le signe de la colombe fut donné à Jean pour témoigner de la véracité de l'acte, de même que la colombe est l'emblème de la vérité et de l'innocence' (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 385-386). Il apparaît donc que Jean vit l'emblème de la colombe, qu'il vit le Saint-Esprit descendre 'sous une forme corporelle' puisque c'est un personnage, et que son apparition eut lieu comme une colombe. » (McConkie, DNTC, 1:123-24)
MATTHIEU 4
Matthieu 4:1. Est-ce que Jésus alla dans le désert pour y être tenté ?
Traduction de Joseph Smith : «
Puis Jésus fut emmené par l'Esprit dans le désert pour être avec Dieu.
Et quand il eut jeûné quarante jours et quarante nuits et qu'il eut
communié avec Dieu, il eut faim et fut laissé pour être tenté par le
diable. »
Matthieu 4:5, 8. Est-ce que c'est le diable qui transporta Jésus sur le haut du temple et, plus tard, lui montra tous les royaumes du monde ?
Matthieu 4:19. Que signifie devenir « pêcheurs d'hommes » ?
« Le moyen par lequel les dirigeants deviennent spirituels comme l'étaient ces disciples est exposé très simplement par le Maître. Le Sauveur a appelé des pêcheurs, des collecteurs d'impôts et autres personnes de divers métiers pour être ses douze disciples choisis. Il donna à chacun d'eux la même promesse simple : 'Suivez-moi, je vous ferai pêcheurs d'hommes' (Matthieu 4:19 ; Marc 1:17).
« 'Suivez-moi' n'est qu'une façon de dire 'Gardez mes commandements'. C'est ce qu'il a expliqué quand il a dit aux Néphites : 'C'est pourquoi, quelle espèce d'hommes devez-vous être ? En vérité, je vous le dis, vous devez être tels que suis moi-même' (3 Néphi 27:27).
"Devenir 'pêcheurs d'hommes' n'est qu'une façon de dire 'devenir des dirigeants parmi les hommes'. C'est pourquoi, dans la langue d'aujourd'hui, nous dirions à ceux qui sont appelés à enseigner de cette façon : 'Si vous gardez mes commandements, je ferai de vous des dirigeants parmi les hommes.' » (Harold B. Lee, dans CR, octobre 1960, p. 15)
Matthieu 4:23-25. Jésus guérit-il tous les malades ?
Matthieu 4:23-25. Les miracles sont opérés conformément à des lois naturelles
« Les miracles ne peuvent être en contradiction avec la loi naturelle, ils s'accomplissent en vertu du fonctionnement de lois qui ne sont pas universellement ou communément reconnues…
« Quand nous contemplons les miracles accomplis par le Christ, nous devons nécessairement y voir l'intervention d'un pouvoir qui transcende notre intelligence humaine actuelle. Dans ce domaine, la science n'a pas encore fait suffisamment de progrès pour pouvoir analyser et expliquer. Affirmer que les miracles n'existent pas sous prétexte que, étant donné que nous ne pouvons comprendre les moyens employés, ceux que l'on rapporte doivent être imaginaires, c'est prétendre que l'esprit humain est omniscient, en impliquant que ce que l'homme ne peut comprendre ne peut être, et que, par conséquent, il est capable de comprendre tout ce qui est…
«
Pour comprendre les œuvres du Christ, on doit savoir qu'il est le Fils
de Dieu ; l'invitation est là, pour l'homme qui n'a pas encore appris à
savoir, pour 1' âme honnête qui désire s'informer du Seigneur ; à
celui-là nous disons : 'Venez envoyez'. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 179-181.)
MATTHIEU 5
Matthieu 5:29-30. « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le. »
« Quand le Seigneur parla des parties du corps, il est évident qu'il avait à l'esprit les amis proches ou les parents qui essaient de nous détourner du chemin de la droiture et de l'humble obéissance aux commandements divins que nous recevons du Seigneur.
«
Si un ami ou un parent s'efforce d'entraîner quelqu'un loin des
commandements, mieux vaut se dispenser de son amitié ou des relations
avec lui plutôt que de le suivre dans ses mauvaises pratiques jusqu'à
être détruit. L'utilisation de comparaisons ou d'illustrations était
aussi commune autrefois que de nos jours. Lorsque nous lisons ces
expressions anciennes du Nouveau Testament, nous ne devons pas prendre
à la lettre une expression du type de celle que rapporte Matthieu dans
les paroles du Sauveur. Quand elles sont bien comprises, ces
expressions peuvent devenir des figures de langage très expressives. »
(Smith, Answers to Gospel Questions, 5:79)
MATTHIEU 6
Matthieu 6:1-4. Comment faire l'aumône ?
« Faire l'aumône, c'est faire des dons librement pour soulager les pauvres ; c'est une intention qui vient de Dieu et qui trouve sa plus haute manifestation dans les entreprises charitables organisées de son royaume.
«
À l'heure actuelle, la plus grande partie des aumônes faites par les
saints sont gérées par l'intermédiaire du grand plan d'entraide de
l'Église. » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 30-31)
Matthieu 6:5-15. Comment prie-t-on « dans le secret » ?
« Allez quelque part où vous pouvez être seul, où vous pouvez méditer, où vous pouvez vous agenouiller, où vous pouvez lui parler à haute voix. La chambre, la salle de bains ou un cabinet de toilette feront l'affaire. Une fois que vous y êtes, imaginez-le. Pensez à qui vous êtes en train de parler, maîtrisez vos pensées – ne les laissez pas divaguer – adressez-vous à lui comme à votre Père et à votre ami. Maintenant, dites-lui ce que vous avez vraiment envie de lui dire, pas des phrases banales qui ont peu de sens, mais ayez avec lui une conversation sincère et venant du cœur. Confiez-vous à lui, demandez-lui son pardon, suppliez-le, profitez de sa présence, remerciez-le, exprimez-lui votre amour et ensuite, écoutez ses réponses. Écouter est une partie essentielle de la prière. Les réponses du Seigneur viennent doucement, toujours très doucement. Peu de personnes entendent ses réponses de façon audible, par leurs oreilles. Nous devons écouter très attentivement sinon nous ne les entendrons jamais. C'est dans notre cœur que nous sentons la plu part des réponses du Seigneur, sous forme d'une expression de chaleur et de bien-être ou bien elles peuvent venir comme des pensées dans notre esprit. Elles viennent à ceux qui se sont préparés et qui sont patients. » (H. Burke Peterson, Adversity and Prayer, Ensign, janvier 1974, p. 19)
Matthieu 6:19-23. Que sont les « trésors dans le ciel » ?
« Les trésors dans le ciel, ce sont les qualités, la perfection dans certains domaines et le caractère qu'ont acquis les hommes par l'obéissance à la loi. Ainsi, ceux qui acquièrent ces qualités divines telles que la connaissance, la foi, la justice, le discernement, la compassion et la sincérité retrouveront toutes ces qualités qui leur seront rendues dans l'immortalité (voir Alma 41:13-15). 'Quel que soit le principe d'intelligence que nous atteignions dans cette vie, il se lèvera avec nous dans la résurrection' (D&A 130:18). Le plus grand trésor que nous puissions obtenir dans le ciel, c'est la persistance de la cellule familiale dans le plus haut degré du monde céleste. » (McConkie, DNTC, 1: 239-40)
Matthieu 6:24. Qu'est-ce que Mamon ?
« Mamon est le mot araméen qui signifie 'les richesses'. Ainsi, ce que dit Jésus, c'est : 'Vous ne pouvez pas servir Dieu et les richesses ou bien les choses du monde qui résultent toujours de l'amour de l'argent.' » (McConkie, DNTC, 1:240)
Matthieu 6:25-34. Est-il vrai que les membres de l'Église ne doivent pas se soucier de leur bien-être matériel ?
« Cette partie du Sermon sur la Montagne fut adressée aux apôtres et à
ceux des disciples qui avaient été appelés à abandonner leur vie de
tous les jours et à porter le message du salut au monde. Cela n'a
jamais été, ni maintenant ni autrefois, un appel aux saints en général
pour qu'ils vendent ce qu'ils possèdent (voir Luc 12:33), qu'ils
fassent l'aumône et qu'ensuite ils ne se soucient pas de leurs besoins
temporels présents ou à venir. Au contraire, cela fait partie de leur
mise à l'épreuve sur la terre que les véritables disciples du Maître
subviennent à leurs propres besoins et à ceux de leur famille (voir
D&A 75).
«
Cependant, une règle spécifique s'applique à ceux qui sont appelés à
aller dans le monde sans bourse ni besace prêcher l'Évangile. Pendant
le temps de leur service
missionnaire, ils ne doivent pas se soucier de travail ou d'occupations
temporelles. Toute leur attention, leur force et leurs talents doivent
être centrés sur l'œuvre du ministère et le Père leur promet qu'il
s'occupera de leurs besoins quotidiens. » (McConkie, DNTC, 1:243)
MATTHIEU 7
Matthieu 7:1. Les vrais disciples doivent-ils obéir à l'ordre « ne jugez pas » ?
Le
jugement et le discernement sont des éléments nécessaires de la vie. La
Traduction de Joseph Smith donne quelques éclaircissements à ce sujet.
1. Voici les paroles que Jésus enseigna à ses disciples pour qu'ils les redisent au peuple.
2. Ne jugez pas injustement afin que vous ne soyez pas jugés ; mais jugez en justice.
Cependant, certaines formes de jugement ne doivent être rendues que par le Seigneur.
« La raison pour laquelle nous ne pouvons pas juger est évidente : nous ne voyons pas ce qu'il y a dans le cœur (voir 1 Samuel 16:7). Nous ne connaissons pas les mobiles bien que nous en imputions à toutes les actions que nous voyons. Ils peuvent être purs alors que nous pensons qu'ils sont mauvais.
«
Il n'est pas possible de juger quelqu'un avec justice sans connaître
ses désirs, sa foi et ses buts. La différence des cadres de vie,
l'inégalité des possibilités et de nombreux autres facteurs font que
les gens ne se trouvent pas dans la même position. Il se peut que l'un
parte d'en haut l'autre d'en bas et qu'ils se rencontrent s'ils vont
dans des directions opposées. Quelqu'un a dit que ce n'est pas
l'endroit où vous vous trouvez qui compte, mais la direction dans
laquelle vous allez, ce n'est pas d'être plus ou moins près de la
réussite ou de l'échec, mais le lieu vers lequel vous vous dirigez.
« Comment pouvons-nous, avec toutes nos faiblesses et nos défauts, nous poser en juges ? Au mieux, l'homme ne peut juger que ce qu'il voit ; il ne peut pas juger le cœur ou l'intention ou se mettre à juger ce que son prochain est capable de faire.
« Quand nous essayons de juger les gens, ce que nous ne devrions pas faire, nous avons une grande tendance à chercher les défauts et les faiblesses tels que la vanité, la malhonnêteté, l'immoralité et l'intrigue et à être très fiers de les avoir trouvés. Il en résulte que nous ne voyons que le côté le plus mauvais de ceux que nous jugeons. » ( N. Eldon Tanner, Judge Not, That Ye Be Not Judged, Ensign, juillet 1972, p. 35)
Matthieu 7:13-14. « Entrez par la porte étroite »
«
Le chemin menant à la vie éternelle est à la fois étroit et droit. Il
est droit parce qu'il a une direction invariable : elle est toujours la
même. Il n'y a pas de détours, de chemins tortueux ou de tangentes qui
mènent au royaume de Dieu. Il est étroit, parce qu'il est limité, c'est
un chemin sur lequel il faut obéir totalement à la loi complète. Il est
droit en ce concerne la direction, étroit en ce qui concerne la
largeur. La porte est étroite ; le chemin est à la fois étroit et droit." (McConkie, Mormon Doctrine, p. 769)
MATTHIEU 8
Matthieu 8:2. Qu'est-ce que la lèpre ?
MATTHIEU 9
Matthieu 9:11. Qu'est-ce qu'un publicain ?
« Les publicains étaient des collecteurs d'impôts, représentants d'un pouvoir étranger qui tenait les Juifs en sujétion. C'est pourquoi ils formaient un groupe social haï, méprisé et tourné en dérision. Il ne fait aucun doute qu'il était particulièrement répugnant pour les Juifs que quelqu'un de leur propre race, comme Matthieu, ait accepté un tel emploi. » (McConkie, DNTC, 1:181)
Matthieu 9:17. Que voulait dire Jésus par l'expression « du vin nouveau dans de vieilles outres » ?
«
C'est de cette manière que notre Seigneur proclama la nouveauté et la
de son Évangile. Ce n'était nullement un rapiéçage du judaïsme. Il
n'était pas venu réparer des vêtements vieux et déchirés; la toile
qu'il donnait était nouvelle, et la coudre sur l'ancienne n'aurait fait
que déchirer de nouveau le tissu complètement usé et laisser une
déchirure encore plus vilaine que précédemment. Ou pour prendre un autre
exemple, il n'était pas prudent de confier du vin nouveau à de
vieilles… outres faites de peau d'animaux, et qui se détérioreraient
évidemment avec l'âge. Tout comme le vieux cuir se fend ou se déchire
sous une pression, même légère, de même les vieilles peaux…
éclateraient sous la pression du jus en fermentation, et le bon vin
serait perdu.
«
L'Évangile enseigné par le Christ était une révélation nouvelle qui
remplaçait une révélation passée et marquait l'accomplissement de la
loi ; ce n'était pas un simple ajout, ni une répétition de
commandements passés ; elle comportait une nouvelle alliance éternelle.
« Les efforts pour rapiécer les vêtements du traditionalisme juif avec la nouvelle étoffe de l'alliance ne pouvait avoir de plus beau résultat qu'une déchirure de l'étoffe. Le vin nouveau de l'Évangile ne pouvait être contenu dans les vieux récipients des libations mosaïques usés par le temps. Le judaïsme serait humilié et le christianisme perverti par tout mélange incongru de ce genre. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 239-240)
MATTHIEU 10
Matthieu 10:1. Par qui les douze apôtres furent-ils dotés de leur pouvoir ?
« Au commencement de son ministère, le Maître choisit douze hommes qu'il sépara des autres en leur donnant le nom d'apôtres. Ils devaient être des témoins spéciaux de la sainteté de sa vie et de la divinité de sa mission, et ils eurent aussi la responsabilité de transmettre aux générations à venir l'exposé authentique de sa doctrine, des principes et des ordonnances essentiels au salut de l'âme humaine…
« Les véritables serviteurs dans le royaume de Dieu, quand ils reçurent l'autorité légitime, furent dotés du saint pouvoir sans lequel leur ministère aurait été 'un airain qui résonne et une cymbale qui retentit.' Cette dotation céleste aux Douze qu'il avait choisis fut le résultat de trois expériences sacrées.
« Premièrement, ils furent baptisés d'eau, peut-être par Jean-Baptiste, ou peut-être ont-ils été les seuls que le Maître baptisa lui-même car Jean rapporte que lui et ses disciples se trouvaient en Judée et que 'là il demeurait avec eux et baptisait' (Jean 3:22). Puis 'il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit' (Jean 20:22), ce qui, selon toute vraisemblance, était la confirmation, le don du Saint-Esprit, ou le baptême de l'Esprit par l'imposition des mains car c'est ainsi que procédèrent ensuite ses disciples…
«
La troisième des expériences spirituelles remarquables que firent les
disciples est décrite ainsi par le Maître lui-même : 'Ce n'est pas vous
qui m'avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai
établis… afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le
donne' (Jean 15:16).
« Essayez d'imaginer, si vous le pouvez : être 'appelé' par le Maître et 'ordonné' sous ses mains. On a bien la preuve qu'en résultat de ces ordinations ils furent dotés du pouvoir d'en haut et reçurent l'autorité d'agir officiellement comme représentants du Seigneur par les événements miraculeux qui suivirent et qui firent d'eux des 'hommes différents' à cause de cette commission divine.
« Ces témoins spéciaux, ces apôtres, ne furent pas les seuls à recevoir ces dons célestes et à en jouir. Ils reçurent la mission de les transmettre par ordination à tous les autres qui avaient reçu le témoignage de la mission divine du Seigneur ressuscité… (Harold B. Lee, CR., avril 1955, p. 18-19)
Matthieu 10:1-5. Comment Jésus appela-t-il ses serviteurs ?
« Cela se passe selon un processus assez bien défini :
1) Il y a besoin d'un un nouveau dirigeant.
2) Le dirigeant est choisi par le procédé de l'élimination par prophétie et révélation.
3) Le dirigeant choisi est officiellement appelé par quelqu'un qui détient l'autorité de façon indiscutable.
4) Il est présenté à une assemblée du peuple, et,
5) Il est ordonné et mis à part par l'imposition des mains de ceux qui en ont pleinement l'autorité.
« Et cela est conforme à notre cinquième Article de foi : 'Nous croyons que l'on doit être appelé par prophétie et par l'imposition des mains, par ceux qui détiennent l'autorité, pour prêcher l'Évangile et en administrer les ordonnances.
« Il est intéressant de remarquer que même autrefois, le processus était pratiquement le même. Malheureusement, toutes les étapes n'en ont pas été notées, mais il y en a des preuves évidentes. Le fait de 'oindre' ceux qui étaient appelés dans les temps anciens ressemble beaucoup et est étroitement apparenté à la mise à part d'aujourd'hui, avec les bénédictions qui l'accompagnent.
« Les premiers apôtres furent appelés par le Seigneur : 'Venez, suivez-moi, leur a-t-il dit, et je vous ferai pêcheurs d'hommes'. Ce n'était pas une simple façon de parler. C'était un appel précis.
« 'Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent' (Matthieu 4:20). 'Car il enseignait comme ayant autorité' (Matthieu 7:29). Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir…' (Matthieu 10:1). Ceci comprenait la mission de prêcher et d'accomplir les ordonnances. Cela comprenait la mise à part, la mission à accomplir, la bénédiction. La promesse faite à ses dirigeants fut des plus spectaculaires. Ils reçurent toute l'autorité quand le Rédempteur leur dit : 'Celui qui vous reçoit me reçoit' (Matthieu 10:40). 'Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez…enseignez (à toutes les nations) à observer tout ce que je vous ai prescrit' (Matthieu 28:18-20). » (Spencer W.Kimball, CR, octobre 1958, p. 53-54)
Matthieu 10:9-10. Les missionnaires d'aujourd'hui doivent-ils partir sans bourse ni sac ?
« Selon les coutumes sociales de son époque, Jésus envoya ses disciples sans bourse ni sac. Ils devaient être habillés simplement. ne pas emporter d'argent, de nourriture ou de vêtements, n'avoir qu'un bâton et compter sur l'hospitalité des gens pour la nourriture, le vêtement et le logement. Les chaussures (faites en ce temps-là de cuir souple) étaient interdites parce que trop luxueuses. Il fallait mettre des sandales (de fabrication plus·grossière). La bourse servait à transporter l'argent, le sac était une besace servant à transporter les provisions. Plus tard, Jésus révoqua cette instruction de compter sur l'hospitalité des gens et donna ce commandement à la place : Maintenant… que celui qui a une bourse la prenne, que celui qui a un sac le prenne également' (Luc 22:35-36).
« Par l'intermédiaire de ses représentants dûment appelés sur la terre, le Seigneur a maintenant aboli ce commandement que les missionnaires partent sans bourse ni sac pour le travail missionnaire moderne. Les exigences légales et les circonstances sociales, économiques et industrielles différentes ont rendu ce changement nécessaire, fait qui montre que nous avons besoin de la révélation continue pour que les affaires du Seigneur puissent toujours être dirigées de façon à s'adapter aux circonstances existantes. Les missionnaires ne doivent pas compter sur ceux vers qui ils sont envoyés pour la nourriture, le vêtement et le logement ; c'est eux-mêmes ou bien leur famille ou leurs amis qui doivent subvenir à leurs besoins. Il n'y a pas, bien sûr, de corps missionnaire rémunéré dans la véritable Église du Seigneur. » (McConkie, DNTC., 1:325-326)
Matthieu 10:16. Que signifie être prudents comme les serpents ?
La Traduction de Joseph Smith permet de mieux comprendre : « Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; soyez donc des serviteurs prudents aussi inoffensifs que des colombes. »
Matthieu 10:28. Qui sont ceux qui cherchent à faire périr l'âme ?
«
Apparemment, il y avait dans l'Église primitive des hommes qui
enseignaient pour doctrine les sophismes des hommes. Il y en a
aujourd'hui qui semblent tirer une certaine fierté d'être en désaccord
avec les enseignements orthodoxes de l'Église et qui présentent leurs
propres opinions qui diffèrent quelque peu de la vérité révélée.
Certains le font presque innocemment, d'autres pour satisfaire leur
tendance à l'égoïsme et d'autres semblent le faire délibérément. Les
hommes peuvent penser ce qu'ils veulent, mais ils n'ont pas le droit
d'imposer aux autres des points de vue non orthodoxes. Ces personnes
devraient comprendre que leur âme est en danger…
« Le grand objectif de toute notre œuvre est de former la personnalité et de faire grandir la foi de ceux que nous servons. Si quelqu'un ne peut pas accepter et enseigner le programme de l'Église tel qu'il est, sans réserves, il ne doit pas enseigner. C'est une question de loyauté, dans ce cas, de démissionner de son poste. Car non seulement il serait malhonnête et trompeur, mais encore il se trouverait sous le coup de la condamnation, car le Sauveur a dit qu'il vaudrait mieux pour lui qu'on suspende une meule de moulin à son cou et qu'on le jette dans la mer, plutôt que de détourner la doctrine, de trahir la cause ou d'être cause de scandale en détruisant la foi de 'l'un de ces petits' qui croient en lui. Et souvenez-vous que cela ne signifie pas seulement les petits enfants, cela comprend aussi les adultes qui croient et ont foi en Dieu. » (Spencer W. Kimball, CR, avril 1948, p. 109-110)
Matthieu 10:28. Quelle attitude les saints doivent-ils avoir envers ceux qui cherchent à détruire l'âme ?
«
Il y a des gens qui agissent comme s'ils ne croyaient pas en l'éternité
ou en la résurrection. Ils tremblent de peur à la pensée d'une guerre
nucléaire et, pour sauver leur corps, ils voudraient la paix à
n'importe quel prix. Et pourtant, la meilleure assurance de paix et de
vie, c'est d'être fort moralement aussi bien que militairement. Mais
ils veulent la vie au sacrifice des principes. Plutôt que de choisir
entre la liberté et la mort, ils préfèrent vivre en esclavage. Ils ne
tiennent pas compte de cette Écriture si claire : 'Ne craignez pas ceux
qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme ; craignez plutôt celui
qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne' (Matthieu
10:28). Le Seigneur aurait pu, je suppose, éviter la guerre dans les
cieux à propos du libre arbitre. Il lui aurait suffi de faire un
compromis avec le diable, mais s'il l'avait fait, il aurait cessé
d'être Dieu.
« Alors qu'il est déjà difficile de vivre pour défendre la vérité, vu
le libre arbitre, certains d'entre nous devront peut-être même, dans un
avenir pas très lointain, mourir pour la vérité. Mais la meilleure
préparation à la vie éternelle, c'est d'être prêt à tout moment à
mourir en étant parfaitement préparé par un vaillant combat pour le
bien. » (David O. McKay, CR, avril 1964, p. 120)
Matthieu 10:38-39. Comment pouvez-vous conserver votre vie en la perdant ?
«
Dire que ses disciples doivent haïr tout ce qui leur est cher, est
certainement une parole dure. Mais nous découvrons, grâce à d'autres
interprétations de la doctrine (Matthieu 10:37-38), que le sens est que
quiconque aime son père, sa mère, sa femme et tout ce qui lui est cher,
même sa propre vie, plus qu'il n'aime le Christ, n'est pas digne de lui
et ne peut être son disciple. L'idée est tout à fait claire : dans ce
commandement, tous ceux qui cherchent la vie éternelle doivent venir au
Christ, disposés à abandonner tout ce qu'ils possèdent, si c'est
nécessaire. S'ils ne sont pas disposés à le faire, à donner même leur
vie pour sa cause, ils ne sont pas dignes de son royaume. C'est chose
raisonnable. Notre Sauveur n'exige rien d'injuste, car il est venu
donner sa vie pour nous afin que nous ayons la vie éternelle. Il a
souffert pour nous ; ne devons-nous pas l'aimer plus que notre propre
vie ? » (Joseph Fielding Smith, Le chemin de la perfection,p. 255-56)
MATTHIEU 11
Matthieu 11:2-3. Jean doutait-il que Jésus était le Messie ?
«
La question se pose souvent de savoir pourquoi Jean envoya ses
disciples poser cette question à Jésus. Beaucoup se sont demandé s'il
était possible que Jean lui-même doute de l'identité du Christ et de
son divin. Nous devons nous rappeler, cependant, que le dernier
témoignage connu de Jean est celui qu'il donna à ses disciples quand
ils se posaient des questions sur la popularité grandissante de Jésus.
Jean leur rappela à ce moment-là que lui-même n'était pas le Messie et
qu'ils devaient le quitter pour suivre Jésus. Cela se passait plusieurs
mois avant l'événement dont nous parlons ici.
«
Il apparaît que l'une des difficultés qu'éprouva Jean fut de réussir à
persuader ses disciples de le laisser et de devenir les disciples de
Jésus-Christ de qui il avait rendu témoignage. Maintenant, des mois
après le baptême de Jésus, et après ses efforts répétés pour les
persuader, Jean se rendit compte que certains de ses disciples
hésitaient encore à se détacher de lui et à suivre leur vrai Maître. Il
est plus vraisemblable que Jean envoya les deux disciples à Jésus pour
qu'ils soient persuadés, eux, plutôt que pour se persuader lui. La
question qu'ils devaient poser à Jésus devait servir à les édifier eux
et non lui.
«
Jean savait mieux que personne qui était Jésus et il le savait depuis
longtemps. Il avait reçu une révélation du ciel à son sujet. Il avait
vu de ses yeux, entendu de ses oreilles et reçu le témoignage du
Saint-Esprit. Il avait même reçu le ministère d'anges pendant qu'il
était en prison. La réponse la plus satisfaisante semble être que Jean
envoya ses disciples questionner Jésus sur son identité de façon qu'ils
puissent, à la longue, comprendre eux-mêmes que le témoignage qu'il
leur donnait depuis de nombreux mois était vrai. Cette explication
concorde avec la connaissance sûre que Jean avait du Rédempteur, le
témoignage qu'il donna à ses disciples comme on le sait, et la
répugnance naturelle que ses disciples avaient à le quitter.
« Peut-être faudrait-il souligner ici qu'il n'y avait pas d'antagonisme entre Jésus et Jean. Il n'y avait pas à abandonner et à rejeter Jean pour accepter Jésus. Mais Jésus était le Fils de Dieu et Jean son prophète. Il n'y a pas de comparaison possible entre les deux et Jean ne voulait pas de malentendu parmi ses propres disciples sur sa position relativement au Maître. » (Matthews, A Burning Light: The Life and Ministry of John the Baptist, p. 92)
Matthieu 11:11. Pas de plus grand prophète que Jean-Baptiste
«
Comment se fait-il que Jean ait été considéré comme l'un des plus
grands prophètes ? Ses miracles n'auraient pas pu constituer sa
grandeur.
« Premièrement, il reçut la mission divine de préparer la voie devant le Seigneur. À qui une telle mission a-t-elle été confiée avant ou depuis ? À personne.
«
Deuxièmement, il reçut la mission importante, et cela fut requis de
lui, de baptiser le Fils de l'Homme. Qui d'autre a eu l'honneur de
faire cela ? Qui a jamais reçu un tel privilège et une telle gloire ?…
« Troisièmement, Jean, à cette époque, était le seul administrateur légal des affaires du royaume qui existait alors sur la terre, et détenait les clés du pouvoir. Les Juifs devaient obéir à ses instructions ou être damnés par leur propre loi ; et le Christ lui-même accomplit tout ce qui était juste en se conformant à la loi qu'il avait donnée lui-même à Moïse sur la montagne, et ainsi il magnifia la loi et l'honora au lieu de la détruire. Le fils de Zacharie s'empara des clefs, du royaume, du pouvoir, de la gloire des Juifs, par l'onction sacrée et le décret des cieux, et ces trois raisons font de lui le plus grand prophète né d'une femme. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 385-386)
Matthieu 11:11. Qui était considéré comme « le plus petit dans le royaume des cieux » ?
« À qui Jésus faisait-il allusion lorsqu'il parlait du plus petit ? Jésus était considéré comme ayant le moins de droits dans le royaume de Dieu, et (apparemment) avait, de tous, le moins le droit d'être considéré par eux comme un prophète. C'est comme si le Christ avait dit : 'Celui qui est considéré comme le moindre parmi vous, c'est-à-dire moi-même, est plus grand que Jean.' » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 386)
Matthieu 11:20-24. Existe-t-il un lieu qui soit l'enfer ?
« Nous ne croyons pas que tous ceux qui n'acceptent pas l'Évangile seront à la fin, jetés en enfer. Mais surtout nous ne croyons pas que l'enfer soit un lieu où les méchants brûlent pour l'éternité. Cependant, le Seigneur a préparé un lieu pour tous ceux qui doivent être punis éternellement pour avoir violé ses lois…
« Un lieu où ceux qui ne peuvent pas être rachetés (qui sont appelés fils de perdition) entreront dans les ténèbres, c'est celui-là le véritable enfer où iront ceux qui ont eu la connaissance de la vérité, en ont reçu le témoignage et s'en sont ensuite détournés et ont blasphémé contre le nom de Jésus-Christ. Ce sont ceux-là qui ont péché contre le Saint-Esprit. Pour eux, il n'y a pas de pardon et le Seigneur a dit qu'il a préparé un lieu pour eux (voir D&A 76:31-37 ; 88:32-33).
«
Tous ceux qui entreront dans le royaume téleste qui sera un lieu bien
délimité comme chacun des autres royaumes, seront punis pour leurs
péchés. Satan aura domination
sur eux pendant un temps jusqu'à ce qu'ils aient payé le prix de leurs péchés avant de pouvoir entrer dans le royaume téleste.
«
Cette terre deviendra un royaume céleste quand elle sera sanctifiée.
Ceux qui entreront dans le royaume terrestre devront aller dans une
autre sphère qui sera préparée pour eux. De même, ceux qui entreront
dans le royaume téleste devront aller dans une terre qui aura été
préparée pour eux et il y aura un autre lieu, l'enfer, où demeureront
le diable et ceux dont ce sera la punition d'aller avec lui. Bien sûr,
ceux qui entreront dans le royaume téleste et ceux qui entreront dans
le royaume terrestre subiront le châtiment éternel de savoir que, s'ils
avaient gardé les commandements du Seigneur, ils auraient pu retourner
en sa présence comme ses fils et ses filles. Ce sera un tourment pour
eux, et c'est en ce sens que ce sera l'enfer. » (Smith, Answers to Gospel Questions, 2:208-210)
MATTHIEU 12
Matthieu 12:30. « Celui qui n'est pas avec moi est contre moi »
« Au cours de son ministère, Jésus rencontra diverses réactions. Il y en eut qui l'acceptèrent avec joie, le suivirent partout et essayèrent de vivre ses enseignements. Il y en eut qui furent indifférents et d'autres encore qui s'opposèrent franchement à lui. Ainsi, les gens de cette époque eurent un exemple clair et vivant de la loi d'opposition en toutes choses. D'un côté, il y avait Jésus qui prêchait le chemin de la vie, de l'autre, les scribes et les pharisiens qui le combattaient à chaque pas. Et puis il y avait les indifférents. Peut-on dire qu'ils étaient pour le Seigneur ou contre lui ou étaient-ils, comme nous l'avons dit, indifférents ? Je vous rappelle que les indifférents ne gardaient pas les commandements et que, par leur indifférence, ils incitaient à la même attitude d'autres personnes qui, ainsi, refusaient aussi d'obéir aux commandements du Seigneur leur Dieu.
« Ces indifférents édifièrent une barrière contre le Christ et, en montrant l'exemple de la désobéissance, ils devinrent une entrave pour son travail ; c'est la raison pour laquelle le Seigneur dit : 'Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui n'assemble pas avec moi disperse' (Matthieu 12:30). » (Mark E. Petersen, CR, avril 1945, p. 41-42)
Matthieu 12:31. Quelle est la condition du pardon ?
« C'est pourquoi je vous dis : toute espèce de péché et de blasphème sera pardonnée aux hommes qui me reçoivent et se repentent ; mais le blasphème contre le Saint-Esprit ne sera pas pardonné aux hommes. » (Traduction de Joseph Smith)
Matthieu 12:31. Qu'est-ce que le péché contre le Saint-Esprit ?
Pour pécher contre le Saint-Esprit, une personne doit rejeter la connaissance qu'elle a reçue du Saint-Esprit.
« Il doit dire que le soleil ne brille pas, alors qu'il le voit. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 505).
« Le témoignage de l'Esprit est si grand et les impressions et révélations de la vérité divine manifestées avec tant de force que celui qui les reçoit acquiert une conviction de la vérité qu'il ne peut pas oublier. C'est pourquoi, une fois qu'une personne a été éclairée par l'Esprit de façon à recevoir la connaissance que Jésus-christ est le seul Fils de Dieu engendré dans la chair, si ensuite elle se détourne et combat le Seigneur et son œuvre , elle le fait contre la lumière et le témoignage qu'elle a reçus par le pouvoir de Dieu. C'est pourquoi elle s'est soumise au mal volontairement et Jésus a dit qu'il n'y avait pas de pardon pour une telle personne. Le témoignage du Saint-Esprit est le plus fort témoignage qu'un homme puisse recevoir. » (Joseph Fielding Smith, Answers to Gospel Questions, 4:92)
Matthieu 12:32. Quelle est la différence entre rejeter Jésus et renier le Saint-Esprit ?
«
Un homme qui n'a pas reçu le don du Saint-Esprit et qui, par
conséquent, n'a jamais goûté au don céleste, peut être coupable de
blasphème contre Jésus-christ et ensuite être pardonné s'il se repent,
mais le témoignage acquis par le don du Saint-Esprit est si grand que
s'il se retourne contre le Seigneur et combat son œuvre après avoir
reçu ce témoignage, il n'y a pas de pardon pour lui. Le fait de
répandre le sang innocent ne se limite pas au fait d'ôter la vie à des
innocents ; il consiste aussi à chercher à détruire la parole de Dieu
et d'exposer le Christ à l'ignominie. Ceux qui connaissent la vérité et
combattent ensuite les serviteurs autorisés de Jésus-Christ combattent
Jésus-Christ lui-même car lutter contre ses serviteurs c'est lutter
contre lui et se trouver ainsi coupable de son sang versé. » (Smith,Answers to Gospel Questions, 1:63-64)
MATTHIEU 13
Matthieu 13.
«
J'entreprendrai maintenant quelques remarques au sujet des paroles du
Seigneur qui sont rapportées dans le treizième chapitre de son évangile
selon saint Matthieu, et lesquelles, selon moi, nous font comprendre
aussi clairement le sujet important du rassemblement que toute autre
parole rapportée dans la Bible. » (Enseignements du prophète Joseph
Smith, p. 126-27)
Le rassemblement, processus par lequel les descendants éparpillés d'Israël sont peu à peu retrouvés dans les nations de la terre et ont la possibilité de recevoir tous avantages de l'Évangile, est à présent en cours. Les clés nécessaires à l'accomplissement de cette grande œuvre furent rétablies par Moïse quand il apparut à Joseph Smith et Oliver Cowdery dans le temple de Kirtland (voir D&A 110:11). Le rassemblement ne sera pas terminé tant que toutes les tribus d'Israël ne seront pas retournées dans le pays de leur héritage (Jérémie 16:14-15). Les paraboles de Matthieu 13 racontent les étapes principales et les épisodes de ce rassemblement en commençant par la graine de l'Évangile qui est plantée au midi des temps (la parabole du semeur) jusqu'au tri final des méchants d'avec les justes (parabole du filet).
Matthieu 13:3-8. Quel fut un des buts principaux de la parabole du semeur ?
« Cette parabole fut donnée pour montrer les effets produits par la prédication de la parole ; et nous croyons aussi que c'est une allusion directe au commencement ou l'établissement du royaume à cette époque-là. » (Enseignements de Joseph Smith, p. 130)
Matthieu 13:9-17. Pourquoi certains reçoivent-ils les paroles du Sauveur et pas d'autres ?
«
La condamnation qui pesait sur la multitude qui n'acceptait pas sa
parole, provenait du fait qu'ils ne voulaient pas voir de leurs yeux et
entendre de leurs oreilles ; non pas parce qu'ils ne pouvaient pas et
n'avaient pas le privilège de voir et d'entendre, mais parce que leur
cœur était rempli d'iniquité et d'abomination. 'Vous faites ce qu'ont
fait vos pères avant vous.'
« Nous tirons la conclusion, alors, que la raison même pour laquelle la multitude, ou le monde, comme a dit Jésus, n'a pas reçu l'explication de sa parabole, était son incroyance. À vous, dit-il en s'adressant à ses disciples, il est donné de connaître les mystères du royaume des cieux. Et pourquoi ? À cause de la foi et de la confiance qu'ils avaient en lui. » (Enseignements du prophète Joseph Smith,p. 128-129, 130)
Matthieu 13:4, 19. Qu'est-ce qui endurcit le cœur ?
« Les hommes qui n'ont aucun principe de justice en eux-mêmes et dont
le cœur est rempli d'iniquité, et qui ne sont pas attirés par les
principes de la vérité, ne comprennent pas la parole de vérité
lorsqu'elle leur est annoncée. Le diable enlève la parole de vérité de
leur cœur, parce qu'il n'y a chez eux aucun désir de justice. »
(Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 130)
Matthieu 13:5-6, 20-21. Les endroits pierreux
Tout
comme la pousse dépourvue de racines est incapable de survivre sous la
chaleur du soleil de midi, ainsi il y a ceux qui, sans un réel
témoignage et une véritable foi perdent leur conviction et même leur
intérêt pour l'Église sous la pression des difficultés ou de la
moquerie.
« Permettez-moi de vous dire que nombreux sont parmi vous ceux qui verront le temps où vous aurez tous les soucis, toutes les épreuves et les persécutions que vous pourrez supporter et de nombreuses occasions de montrer que vous êtes fidèles à Dieu et à son œuvre . Notre Église a devant elle de nombreux lieux resserrés à franchir avant que l'œuvre de Dieu ne soit couronnée par la victoire. Pour venir à bout de ces difficultés, il faudra que vous ayez une connaissance personnel le de la véracité de cette œuvre. Ces épreuves seront d'une nature telle que l'homme ou la femme qui ne possèdera pas cette connaissance ou ce témoignage personnel tombera. Si vous n'avez pas ce témoignage, menez une vie juste, invoquez le Seigneur et ne cessez pas de lui demander ce témoignage jusqu'à ce que vous l'ayez obtenu. Si vous ne le faites pas, vous ne pourrez pas tenir.
«
Rappelez-vous ces paroles, car il y en a beaucoup parmi vous qui les
verront s'accomplir. Le temps viendra où aucun homme ni aucune femme ne
pourra persévérer avec une lumière d'emprunt. Chacun de nous devra être
guidé par la lumière qui se trouve en lui. Si vous ne l'avez pas, comment ferez-vous ? » (Heber C. Kimball, cité
par Harold B. Lee, dans CR, octobre 1965, p. 128 ; voir aussi Orson F. Whitney, Life of Heber C. Kimball, p. 449-450)
Matthieu 13:7, 22. Parmi les épines
« Si la semence tombe parmi les épines, c'est dans une bonne terre
puisqu'il y pousse des mauvaises herbes. Mais la bonne semence est vite
étouffée et meurt parce qu'elle ne peut pas vaincre l'influence des
herbes et des chardons. Il en est de même pour les membres de l'Église
qui savent que l'Évangile est vrai, mais qui ne sont pas vaillants dans
leur témoignage de Jésus et qui ne font pas des efforts positifs et
courageux pour rechercher l'intérêt de l'Église. Ainsi en est-il des
saints qui préfèrent à l'Évangile les honneurs des hommes, les
principes d'éducation du monde, la réussite politique, l'argent ou les
biens matériels. Ils savent que l'œuvre du Seigneur est établie sur la
terre, mais ils laissent les occupations du monde étouffer la parole.
Et au lieu de gagner la vie éternelle, ils seront brûlés avec l'ivraie
qui les a vaincus. » (Bruce R. McConkie, DNTC, 1:289)
Matthieu 13:8, 23. La bonne terre
«
Si la semence tombe dans une terre productive et fertile et si elle est
ensuite nourrie et soignée, elle produit une récolte. Mais même dans ce
cas, tous les saints n'auront pas une récolte de la même valeur. Les
degrés de réceptivité de la foi sont nombreux, la productivité de la
culture a divers degrés. Tous les hommes, y compris les saints, seront
jugés selon leurs œuvres. Ceux qui gardent complètement la loi de
l'Évangile récolteront le centuple et hériteront la plénitude du
royaume du Père. Les autres auront des récompenses moindres dans des lieux qui sont préparés à cet effet. » (McConkie, DNTC, 1:289)
Matthieu 13:25. Qu'est-ce que l'ivraie ?
« L'auteur de l'article 'Tares' (Ivraie) dans le dictionnaire de Smith dit :
'Les
critiques et les exégètes s'accordent pour que le pluriel grec zizania,
A.V. 'ivraie', de la parabole (Matthieu 13:25) indique la plante
appelée 'ivraie aristée' (Lolium temulentum), une herbe très répandue,
et la seule espèce du genre qui a des propriétés délétères. Avant de
monter en épi, l'ivraie aristée a un aspect très semblable au blé, et
les racines des deux sont souvent entrelacées ; c'est ce qui explique
le commandement que 'l'ivraie' devait être laissée jusqu'à la moisson,
de peur qu'en l'arrachant, les hommes 'ne déracinent en même temps le
blé'. Lorsqu'elle est en épi, cette ivraie se distingue facilement du
blé et de l'orge, mais lorsqu'ils sont tous deux moins développés,
'l'examen le plus attentif sera souvent incapable de la découvrir. Même
les fermiers, qui sarclent généralement leurs champs dans ce pays,
n'essayent pas de séparer l'un de l'autre… Le goût en est amer, et,
quand on la mange isolément, ou même lorsqu'elle est mêlée au pain
ordinaire, elle provoque des étourdissements et agit souvent comme un
émétique violent.' La citation secondaire est de The Land and the Book
de Thompson, II, 111, 112.
« On a prétendu que l'ivraie est une espèce dégénérée de blé ; et on a essayé, en introduisant cette pensée, d'ajouter une signification supplémentaire à la parabole instructive de notre Seigneur ; cette conception forcée n'est cependant pas justifiée scientifiquement, et les étudiants sérieux ne se laisseront pas égarer par elle. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 367)
Matthieu 13:30. Qu'est-ce qui sera récolté le premier, le blé ou l'ivraie ?
Matthieu
13:30 indique que c'est l'ivraie qui sera récoltée d'abord, mais la
Traduction de Joseph Smith précise : « Laissez-les croître ensemble
jusqu'à la moisson et à l'époque de la moisson, je dirai aux
moissonneurs : Amassez d'abord le blé dans mon grenier et liez l'ivraie
en gerbes pour la brûler ».
Matthieu 13:29-30, 38. Est-ce que l'ivraie représente les méchants à l'extérieur de l'Église ou parmi les membres de l'Église eux-mêmes ?
« Maintenant, nous apprenons, grâce à cette parabole, non seulement l'établissement du royaume aux jours du Sauveur, ce qui est représenté par la bonne semence, mais aussi la corruption de l'Église, ce qui est représenté par l'ivraie semée par l'ennemi, et que ses disciples auraient voulu arracher, dont ils auraient voulu purifier l'Église, si leurs vues avaient été favorisées par le Seigneur. Mais lui, sachant toutes choses, leur dit : Non ! Ou, en d'autres termes : Votre point de vue n'est pas juste, l'Église est dans son enfance, et si vous prenez des mesures draconiennes, vous détruirez le blé, ou l'Église, en même temps que l'ivraie. C'est pourquoi il est préférable de laisser croître ensemble jusqu'au temps de la moisson, ou de la fin du monde, ce qui signifie la destruction des méchants. »(Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 131-32)
Matthieu 13:31. Le grain de sénevé
« Il faut savoir que le plant de sénevé atteint en Palestine une taille plus grande que dans les régions septentrionales. La leçon de la parabole est facile à lire. La semence est une entité vivante. Quand on la plante correctement, elle absorbe et assimile les matières nutritives de la terre et de l'atmosphère, grandit et, en son temps, est à même de fournir un logement et de la nourriture aux oiseaux. De même la semence de la vérité est vivante, vivace et capable de se développer au point de fournir de la nourriture et un abri à tous ceux qui vont à sa recherche. Dans les deux conceptions, la plante mûre produit de la semence en abondance, et c'est ainsi qu'à partir d'un seul grain on peut couvrir un champ tout entier. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 355)
Matthieu 13:31-32. À quelle étape du rassemblement la parabole du grain de sénevé fait-elle allusion ?
«
Et de nouveau Il leur proposa une autre parabole, faisant allusion au
Royaume qui serait établi, juste un peu avant ou à l'époque même de la
moisson. Voici cette parabole : 'Le royaume des cieux est semblable à
un grain de sénevé…' Maintenant, nous voyons clairement que cette
parabole est donnée pour représenter l'Église telle qu'elle sera
établie dans les derniers jours…
« Prenons le Livre de Mormon, qu'un homme a pris et a caché dans son champ, avec la foi qu'il surgirait du sol dans les derniers jours à l'époque voulue. Voyons-le sortir du sol, lui qui est, en effet, considéré comme la moindre des semences, mais voici que ses branches s'élèvent toujours plus haut, dominant tout aux alentours, dans sa majesté divine, jusqu'à ce que, comme le sénevé, il devienne la plus grande de toutes les herbes. Et c'est la vérité, elle a germé et elle est sortie de terre, et la justice commence à regarder du haut des cieux, et Dieu envoie ses pouvoirs, ses dons et ses anges pour se loger dans les branches de cette plante. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 132)
Matthieu 13:31-32. Que représentent les « oiseaux du ciel » qui viennent habiter dans les branches de l'arbre formé par le grain de sénevé ?
« Le royaume des cieux est comme un grain de sénevé. Le grain de sénevé est petit mais il produit un grand arbre, et les oiseaux s'abritent dans les branches de cet arbre. Les oiseaux sont les anges, et ainsi les anges descendent, et se réunissent pour rassembler leurs enfants, et les rassemblent. Nous ne pouvons pas devenir parfaits sans eux ni eux sans nous. Lorsque cela sera fait, le Fils de l'Homme descendra, l'Ancien des jours siégera, nous pourrons participer à une assemblée innombrable d'anges, communier avec eux et recevoir leurs instructions. »(Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 217)
Matthieu 13:33. Parabole du levain
« On peut comprendre par cela que l'Église des saints des derniers jours a levé d'un peu de levain qui a été mis en trois témoins. Voyez comme cela ressemble à la parabole ! Ce levain fait lever rapidement la pâte, et fera bientôt lever le tout. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 134-35)
Matthieu 13:52. Comparaison avec le maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes
« Pour l'application de cet exemple, voyez le Livre de Mormon sortant du trésor du cœur, et aussi les alliances données aux saints des derniers jours et la traduction de la Bible. Tout cela fait sortir du cœur des trésors nouveaux et anciens, ce qui correspond aux trois mesures de farine qui subissent le contact purificateur d'une révélation de Jésus-Christ, et du ministère des anges, qui ont déjà commencé cette œuvre dans les derniers jours, ce qui correspond au levain qui a fait lever la pâte. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 138)
Matthieu 13:54-58. Jésus est rejeté une deuxième fois à Nazareth. Quelle importance cela revêt-il ?
«
Ces Nazaréens furent témoins contre eux-mêmes. Ils avaient une parfaite
connaissance que leur concitoyen excellait en sagesse et accomplissait
des œuvres miraculeuses qui dépassaient le pouvoir humain ; et
pourtant, ils le rejetèrent… Selon les lois éternelles que Jésus
lui-même décréta dans l'éternité, les miracles sont le fruit de la foi.
Quand il y a la foi, il y a des signes, des miracles et des dons de
l'Esprit. Quand il n'y a pas de foi, ces choses ne peuvent pas arriver. » (McConkie, DNTC, 1:322)
MATTHIEU 14
Matthieu 14:1, 2. Pourquoi Hérode avait-il peur de Jésus ?
Matthieu 14:25. Que signifie la quatrième veille de la nuit ?
Matthieu 14:30-31. En quoi l'expérience de Pierre marchant sur l'eau est-elle semblable à la nôtre quand notre foi défaille ?
« La comparaison que fait le Seigneur entre l'âme qui doute et le flot de la mer agité et poussé par le vent s'applique à nombreux d'entre nous. Nous avons tous vu, pour la plupart, les eaux de la mer quand elle est calme, et à d'autres moments, les ravages qu'elles causent lorsque les vents deviennent violents et que les vagues s'élèvent et deviennent des forces puissantes et destructrices. On peut faire une comparaison avec les coups de l'adversaire. Quand nous sommes sereins et que nous marchons aux côtés du Seigneur, les attaques de l'adversaire ne se font pas sentir ; mais quand nous nous détournons et que nous sommes trompés par les vents de fausse doctrine, par les vagues des philosophies d'hommes et leurs sophismes, nous pouvons être emmenés à la dérive, submergés et même noyés dans les profondeurs de l'incrédulité, et l'esprit du Seigneur peut être complètement balayé de notre vie. Ces âmes qui sont trompées et qui doutent ne peuvent rien recevoir du Seigneur à cause de leur manque de constance. » (Delbert L. Stapley, CR, avril 1970, p. 74)
Matthieu 14:34-36. Ceux qui ont le cœur pur peuvent attirer sur eux les pouvoirs des cieux
«
Le Sauveur et ses disciples arrivèrent dans le pays de Génésareth où
'tous les malades' furent amenés au Seigneur pour qu'il 'leur permette
seulement de toucher le bord de son vêtement'. 'Et tous ceux qui le
touchèrent furent guéris.'
«
Peut-être avaient-ils eu connaissance que la femme atteinte d'une
perte de sang depuis douze ans avait été guérie rien qu'en touchant ses
vêtements (Marc 5:25-34). Peut-être considéraient-ils le bord du
vêtement comme quelque chose de sacré à cause du commandement divin
que tout Israël avait reçu de border les vêtements de bleu afin qu'en
regardant cette frange il se souvienne de 'tous les commandements de
l'Éternel pour les mettre en pratique' (Nombres 15:37-41) ; ou
peut-être, éprouvant la présence divine avec une telle force, ils
recherchaient même le plus léger et le moindre contact physique avec
lui. Mais en tout cas, leur foi fut si grande que tous reçurent de son
infinie bon té et furent guéris. » (McConkie, DNTC, 1:350-51)
MATTHIEU 15
Matthieu 15:1-20. Ceux qui n'ont pas le cœur pur sont scandalisés par la vérité spirituelle
« Cherchant à porter une accusation contre les disciples de Jésus, les scribes et les pharisiens lui demandèrent pourquoi ses disciples transgressaient 'la tradition des anciens' en ne se lavant pas les mains avant de prendre leur repas. Jésus, en réponse, réprimanda les scribes et les pharisiens en ces mots : 'Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit : Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi' (Matthieu 15:7-8). Il leur dit cela parce que, par leurs traditions, ils avaient aboli et rendu vaine la loi de Moïse. Dans cette réprimande, Jésus coupait et retranchait le système de commentaires et de coutumes. Il rejetait dans l'oubli toutes les légendes et les règles, la sagesse rabbinique, les règles de la loi et tout ce que l'on peut qualifier au mieux de religion extérieure.
«Après
avoir ébranlé la base de leur religion extérieure, il jeta le discrédit
auprès du peuple sur l'autorité des pharisiens et des scribes, appelant
à lui la foule en lui disant ces paroles frappantes : 'Ce n'est pas ce
qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la
bouche, c'est ce qui souille l'homme' (Matthieu 15:11).
« Parce qu'il avait dénoncé leurs traditions, les pharisiens furent scandalisés. Ils le furent surtout par cette déclaration car par elle le Seigneur montrait aux foules qu'elles n'étaient plus obligées de se conformer à ce qui n'était que cérémonie sans aucune signification spirituelle et éternelle. » (Farrar, The Life of Christ, p. 337-341).
Matthieu 15:2. Qu'étaient les nombreuses ablutions exigées par la coutume juive ?
«
Les nombreuses ablutions requises par la coutume juive à l'époque du
Christ étaient, on le reconnaît, dues au rabbinisme et à 'la tradition
des anciens' et non conformes à la loi mosaïque. Dans certaines
conditions, des ablutions successives étaient prescrites, et à propos
de celles-ci nous trouvons des allusions aux 'première', deuxième' et
'autres' eaux, la 'deuxième eau' étant nécessaire pour rincer la
'première eau' qui était devenue souillée par contact avec les mains
'impures' et ainsi de suite avec les eaux ultérieures. Parfois il
fallait plonger ou immerger les mains, d'autres fois il fallait les
purifier en déversant de l'eau dessus, et il était alors nécessaire
qu'on laissât couler l'eau jusqu'aux poignets ou aux coudes dans la
mesure où l'on était censé être souillé; dans d'autres cas encore,
comme le prétendaient les disciples du rabbi Chammaï, seul le bout des
doigts, ou les doigts jusqu'aux articulations devaient être mouillés
dans certaines circonstances particulières.
« Les lois pour la purification des récipients et du mobilier étaient détaillées et exigeantes ; des méthodes distinctes s'appliquaient respectivement aux récipients de terre, de bois et de métal. La crainte de se mouiller les mains par mégarde conduisait à beaucoup de précautions extrêmes. Comme on savait que le Rouleau de la Loi, le Rouleau des Prophètes et d'autres Écritures, quand on les mettait de côté, étaient parfois touchés, griffés ou même rongés par des souris, on avait lancé un décret rabbinique selon lequel les saintes Écritures, ou une partie quelconque de celles-ci comprenant au moins quatre-vingt-cinq lettres (la section la plus courte de la loi ayant exactement ce nombre), souillaient les mains par simple contact. C'est ainsi que les mains devaient être purifiées cérémoniellement après avoir touché un exemplaire des Écritures, ou même un passage écrit de celles-ci.
« Être émancipé de ces choses, et 'beaucoup d'autres choses semblables' devait en effet, être un soulagement. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 447-448).
Matthieu 15:13. Qui sont les « plantes » qui doivent être déracinées ?
« Les faux ministres qui sont scandalisés par la vérité 'sont corrompus et apostats et, en temps voulu, ils seront déracinés' par les vérités déclarées parle Seigneur et ses prophètes. » (McConkie, DNTC, 1:368)
Matthieu 15:22. Que faut-il entendre par « une femme cananéenne » ?
« Une femme, apprenant sa (Jésus) présence dans son pays, vint demander une faveur. Marc nous dit qu'elle était grecque ou plus littéralement une Gentile qui parlait grec, et syra-phénicienne de nationalité (voir Marc 7:26) ; Matthieu dit que c'était 'une femme cananéenne' ; ces déclarations s'accordent, puisque les Phéniciens étaient de descendance cananéenne. Les historiens évangéliques déclarent clairement que cette femme était de naissance païenne ; et nous savons que parmi les peuples ainsi classés, les Juifs avaient un mépris particulier pour les Cananéens. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 433)
Matthieu 15:24. Qui étaient les brebis perdues de la maison d'Israël ?
Dans cette phrase, Jésus parle des Juifs.
« L'Évangile devait être présenté aux Juifs avant d'aller aux Gentils. Le ministère mortel de Jésus était destiné à Israël, pas à d'autres nations. S'il a guéri cette païenne ou tout autre Gentil, c'est par une dispensation spécifique à cause de la grande foi de ces personnes. » (McConkie, DNTC, 1:371)
Matthieu 15:26. Qui sont les « petits chiens » dont il est question ?
« Le mot grec kunariois est le diminutif de « chien », traduit par « petit chien ».
«
Les rabbis disaient souvent des Gentils qu'ils étaient des chiens… ne
dit pas 'chiens' mais 'petits chiens', c'est-à-dire les chiens
familiers de la maison, et la femme reprend adroitement l'expression,
donnant pour argument que si les Gentils sont les chiens de la maison,
c'est alors parfaitement leur droit de se nourrir des miettes qui
tombent de la table de leur maître. » (Dummelow, Commentary, p. 678-679)
MATTHIEU 16
Matthieu 16:17-18. Quelle est la pierre sur laquelle la véritable Église est bâtie ?
« Le nom de Céphas… signifie 'un voyant'
ou 'une pierre'. Ce nom prend… une signification encore plus grande
lorsque, lui promettant les clés du royaume, notre Seigneur
dit à Pierre que les portes de l'enfer ne prévaudront
pas contre la pierre de la révélation ou, en d'autres
termes contre son don de voyant. » (McConkie,
DNTC, 1:132-133).
Matthieu 16:19. Quelles sont les clés du royaume des cieux ?
«
Ces clés comprennent le pouvoir de scellement, c'est-à-dire le pouvoir
de lier et de sceller sur la terre au nom du Seigneur et par son
autorité et que l'acte soit ratifié dans les cieux. Ainsi, si Pierre
baptisait par l'autorité du pouvoir de scellement qui lui est promis
ici, cette ordonnance serait pleinement valable quand la personne pour
qui elle était accomplie entrerait dans les mondes éternels et lui
permettrait d'être admise dans le monde céleste. De même, si Pierre
utilisait ces clés de scellement pour célébrer un mariage, ceux qui se
trouveraient unis par le mariage éternel seraient mari et femme pour
toujours. Quand ils arriveraient dans leur futur ciel, ils se
retrouveraient unis en cellule familiale comme ils l'étaient sur la
terre. » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 615-616 ; voir aussi Doctrinal New Testament Commentary, 1:389-90)
Matthieu 16:19. Le fait que Jésus ait déclaré que Pierre recevrait les clefs du royaume a-t-il une signification particulière ?
« Autrement dit, Pierre, détenant les clés du royaume, était le président de la Haute-Prêtrise à son époque de la même façon que Joseph Smith et ses successeurs à qui ces 'clefs' ont été remises de nos jours sont les présidents de la Haute-Prêtrise et les chefs terrestres de l'Église et du royaume de Dieu sur la terre. » (Harold B. Lee, octobre 1953, p. 25)
Matthieu 16:24. « Qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive »
La
Traduction de Joseph Smith ajoute : « Pour un homme, prendre sa croix,
c'est se refuser à toute impiété, à tout appétit du monde et garder mes
commandements ».
MATTHIEU 17
Matthieu 17:1-9. Pourquoi Pierre, Jacques et Jean furent-ils les seuls à recevoir certains droits, clés et bénédictions ?
«
Ils furent les seuls témoins de la résurrection de la fille de Jaïrus
(voir Marc 5:22-24, 35-43). Eux seuls contemplèrent la gloire et la
majesté de Jésus transfiguré ; eux seuls reçurent de lui, de Moïse et
d'Élie les clés du royaume et il leur fut interdit de parler de ces
événements transcendants aux autres membres des Douze jusqu'après la
résurrection de notre Seigneur. Eux seuls furent emmenés dans un lieu
de Gethsémané où ils purent être témoins de ses souffrances quand il
prit sur lui les péchés du monde (voir Marc 14:32-42). Ce sont eux qui
vinrent à Joseph Smith et Oliver Cowdery conférer la prêtrise et les
clés dans cette dispensation (voir D&A 27:12-13 ; 128:20).
« Pourquoi toujours eux et pas d'autres ou même tous les Douze ? La simple raison, c'·est que Pierre, Jacques et Jean formaient la Première Présidence de l'Église à leur époque… Nous savons par la révélation moderne qu'ils détenaient et rétablirent 'les clés du royaume qui appartiennent toujours à la Présidence de la Haute-Prêtrise' (D&A 81:2). Autrement dit, ils formaient la Première Présidence de leur époque. » (McConkie, DNTC, 1:401-2)
Matthieu 17:3-4. Qu'est-ce qui est important dans l'apparition de Moïse et d'Élie ?
«
Moïse, le grand prophète-homme d'État dont le nom symbolisait la loi,
et Élie le Tischbite, prophète d'une si grande renommée que son nom est
devenu le type et le symbole de la sagesse collective et du don de
discernement de tous les prophètes. Moïse détenait les clés du
rassemblement d'Israël et les clés nécessaires pour ramener les dix
tribus du nord, Élie les clés du pouvoir de scellement. Ce sont les
clés qu'ils remirent à Pierre, Jacques et Jean sur la montagne qui
eux-mêmes les remirent à Joseph Smith et Oliver Cowdery dans le temple
de Kirtland, près de deux mille ans plus tard (voir D&A 110:11-16).
Tous deux étaient des êtres qui avaient été enlevés au ciel et ils
avaient un corps de chair et d'os, état dont ils jouissaient
apparemment pour pouvoir conférer des clefs à des hommes mortels. Nous
avons dans les Écritures un récit détaillé de l'enlèvement au ciel
d'Élie (voir 2 Rois 2) et un certain nombre de références scripturales
par lesquelles on ne peut que comprendre que Moïse lui aussi fut enlevé
au ciel sans goûter la mort (voir Alma 45:18-19). Quand ces deux hommes
saints apparurent dans notre dispensation pour rétablir leurs clés et
leurs pouvoirs, ils vinrent en personnages ressuscités (voir D&A
133:55). » (McConkie, DNTC, 1:402-403)
MATTHIEU 18
Matthieu 18:6. Que signifie : « Si quelqu'un scandalisait un de ces petits » ?
«
Les 'petits' ce sont les enfants et ceux qui sont devenus comme les
petits enfants en se conformant aux principes de l'Évangile.
'Scandaliser un de ces petits', c'est-à-dire faire trébucher ou tomber
quelqu'un à cause d'un mauvais exemple ou d'une fausse doctrine est un
péché très grave. Le Sauveur a enseigné que dans certains cas, il
vaudrait mieux pour quelqu'un n'être jamais né que d'avoir empêché la
progression éternelle de quelqu'un d'autre. » (McConkie, DNTC, 1:420)
Matthieu 18:17. Est-il nécessaire de discuter de ses transgressions avec les dirigeants de l'Église ?
«
La fonction des autorités constituées de l'Église en matière de pardon
est double : 1) Exiger le châtiment approprié : par exemple, lancer une
action officielle en ce qui concerne le pécheur dans les cas qui
justifient soit la disqualification, soit l'excommunication ; 2) lever
le châtiment et tendre la main de la fraternité au transgresseur.
Quelle que soit celle des deux mesures qui est prise, que ce soit le
pardon ou les mesures disciplinaires de l'Église, cela doit se faire à
la lumière de tous les faits et d'après l'inspiration qui peut être
accordée à ceux qui prennent la décision. Il est donc important que le
transgresseur repentant se confesse pleinement à l'autorité appropriée.
» (Kimball, Le miracle du pardon, p. 303)
MATTHIEU 19
Matthieu 19:6. « Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint »
« Tels qu'ils sont rapportés ici, les enseignements de notre Seigneur sur le mariage et le divorce sont fragmentaires et incomplets. On ne peut les comprendre qu'en relation avec la loi du mariage céleste telle qu'elle nous a été à nouveau révélée à notre époque. Le mariage éternel était basé sur les mêmes principes généraux que les disciples du temps de Jésus connaissaient et comprenaient, ainsi que les pharisiens, du moins en partie. Mais les récits de la discussion du Maître sur le mariage et le divorce conservés par Matthieu et par Marc sont si condensés et abrégés qu'ils ne donnent pas une image claire du problème. Les exégètes modernes ont besoin des mêmes données et de la même connaissance que ceux qui furent à l'origine de cette discussion.
« Pour comprendre correctement le rôle que jouent le mariage et le divorce dans l'ordre divin des choses, il faut connaître au moins les principes suivants :
« Le mariage et la cellule familiale sont la partie centra le du plan de la progression et de l'exaltation. Dans la perspective éternelle, toutes les choses tournent autour d'un même centre : la cellule familiale. L'exaltation, c'est la continuation de la cellule familiale dans l'éternité. Ceux dont la cellule familiale dure ont la vie éternelle ; tous les autres ont un degré de salut moindre dans les demeures qui sont préparées…
« Le mariage céleste ou éternel est la porte de l'exaltation. Pour remplir la mesure de sa création et obtenir la vie éternelle, un homme doit entrer dans cet ordre du mariage et garder toutes les alliances et les obligations qui l'accompagnent. Si un couple est scellé par ce mariage éternel, les deux personnes deviennent mari et femme dans cette vie et le restent dans le monde à venir (voir D&A 131:1-4 ; 132).
«
Le divorce ne fait pas partie du plan de l'Évangile, quel que soit le
type de mariage. Mais parce que les hommes, dans la pratique, ne vivent
pas toujours en accord avec les principes de l'Évangile, le Seigneur
permet le divorce pour une raison ou une autre selon la stabilité
spirituelle des personnes concernées. Dans l'ancienne Israël, les
hommes avaient le droit de répudier leur femme pour des raisons
relativement insignifiantes (voir Deutéronome 24:1-4). Dans les
conditions idéales, le divorce ne devrait pas être permis sauf quand il
y a péché sexuel. De nos jours, les divorces sont permis selon les
modalités des lois civiles et l'Église permet aux personnes divorcées
de se remarier sans qu'elles soient entachées d'immoralité comme ce
serait le cas dans un système plus élevé. » (McConkie, DNTC, 1:546-547)
Matthieu 19:16-20. « Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »
« Un jour, un jeune homme riche vint à Jésus et lui demanda : 'Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?' La réponse de notre Seigneur fut l'évidence, celle de tous les prophètes de tous les âges. Ce fut : 'Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements.' La question suivante fut : Lesquels ?' Jésus les énuméra : 'Tu ne tueras point ; tu ne commettras point d'adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignages ; honore ton père et ta mère ; et : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.' Puis vint cette réponse et cette demande (car le jeune homme était un homme bon, un homme fidèle, qui recherchait la justice) : 'J'ai observé toutes ces choses ; que me manque-t-il encore ?'
« Nous pourrions tous demander : 'N'est-il pas suffisant de garder les commandements ? Que devons-nous faire de plus qu'être fidèle et loyal à toutes les vérités ? Y a-t-il plus que la loi d'obéissance ?' Dans le cas de notre jeune homme riche, oui, il y avait plus. Le Seigneur attendait de lui qu'il vive la loi de consécration, qu'il sacrifie ses biens terrestres car il lui répondit : 'Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi.' Comme vous le savez, le jeune homme s'en alla tout triste 'car il avait de grands biens' (Matthieu 19:16-22). Et nous restons à nous demander quels liens intimes il aurait pu avoir avec le Fils de Dieu, de quelle amitié il aurait pu jouir avec les apôtres, quelles révélations et quelles visions il aurait pu recevoir s'il avait été capable de vivre la loi d'un royaume céleste. Tel qu'il est, il reste anonyme, tel qu'il aurait été, son nom aurait pu être tenu en mémoire et en honneur parmi les saints pour toujours.
«
Il est parfaitement clair, je pense, que le Seigneur attend de nous
beaucoup plus que ce que nous ne faisons parfois. Nous ne sommes pas
comme les autres hommes. Nous sommes les saints de Dieu et nous avons
les révélations des cieux. On demande beaucoup à qui l'on a beaucoup
donné. C'est tout ce qui concerne son royaume que nous devons mettre en
premier dans notre vie. » (Bruce R.McConkie, CR, avril 1975, p. 75-76)
MATTHIEU 20
MATTHIEU 21
Matthieu 21:15-16.
Traduction
de Joseph Smith : « Et quand les principaux sacrificateurs virent les
choses merveilleuses qu'il faisait et les enfants du royaume qui
criaient dans le temple en disant : Hosanna au Fils de David, ils
furent très irrités et lui dirent : Entends-tu ce qu'ils disent ?
«
Ce ne sont pas des enfants au sens propre du terme… mais des disciples,
des membres de l'Église, ceux qui avaient le témoignage de la divinité
de Jésus. C'est de ces 'enfants du royaume', ces membres de l'Église
qui, par la repentance étaient devenus 'des enfants nouveau-nés' en
Christ (1 Pierre 2:2) que venaient les louanges. De qui pouvaient-elles
venir sinon de ceux qui avaient la connaissance et qui étaient soumis
aux inspirations du Saint-Esprit ? » (McConkie, DNTC, 1:585)
Les principaux sacrificateurs étaient les gardiens du temple et, en fait, les gardiens (c'est ce qu'ils étaient censés être) de toute la structure de la religion juive. Ils s'enrichissaient des bénéfices provenant du commerce dans le temple; ainsi, le temple n'était pas seulement l'origine de leur position sociale privilégiée (si jalousement convoitée), mais aussi la source de leurs revenus, et plus : de leur fortune.
Jésus s'était déjà introduit, au début de son ministère, dans les limites de leurs fonctions sacrées et, à cet te occasion, il avait appelé le temple « la maison de mon Père » (Jean 2:16). Bien que cette fois-là les sacrificateurs aient été irrités parce qu'il prétendait être le Fils de Dieu (ce Dieu à qui était le temple), ils étaient au moins d'accord sur le fait que le temple appartenait à Dieu.
Mais maintenant, près de la fin de son ministère, Jésus déclarait ouvertement qu'il était le Messie, et « les enfants du royaume » l'entendirent appeler le temple « ma maison » (Matthieu 21:13).
Il
semble que ses disciples aient compris ce que voulait dire Jésus, car
ils se mirent à chanter et à le louer comme le Messie depuis longtemps
attendu. Quand il eut fini de purifier le temple avec colère et
violence, ses disciples se réunirent autour de lui pour recevoir ce
qu'il pouvait leur donner car c'était sa maison et personne d'autre que
lui n'avait plus parfaitement le droit d'y exercer son ministère.
« La colère de son indignation fut suivie du calme d'un ministère de douceur ; dans les cours purifiées de sa maison, les aveugles et les invalides s'approchèrent de lui en boitant et en tâtonnant et il les guérit. La colère des principaux sacrificateurs et des scribes faisait rage contre lui, mais elle était impuissante. Ils avaient décrété sa mort et avaient fait des efforts répétés pour se saisir de lui, et voilà qu'il était là à l'endroit même sur lequel ils prétendaient avoir juridiction suprême, et ils avaient peur de le toucher à cause des gens du commun qu'ils professaient mépriser et pourtant craignaient du fond du cœur, 'car tout le peuple l'écoutait avec admiration'. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 643-644)
Matthieu 21:28-32. Quel est le message de la parabole des deux fils ?
« La première phrase : 'Que vous en semble ?' les appelait à faire très attention. Elle impliquait qu'une question allait bientôt s'ensuivre ; et cette question fut : Lequel des deux fut le fils obéissant ? Il n'y avait qu'une réponse logique, et ils durent la donner, autant qu'ils y répugnassent. L'application de la parabole suivit avec une promptitude condamnatoire. Eux, les principaux sacrificateurs, scribes, pharisiens et anciens du peuple, étaient représentés par le deuxième fils, qui, lorsqu'il lui fut dit d'aller travailler dans la vigne répondit avec tant d'assurance, mais n'alla point, bien que les vignes fussent occupées à devenir sauvages parce qu'on ne les taillait pas, et que les pauvres fruits qui pourraient arriver à maturité seraient abandonnés pour tomber et pourrir par terre. Les publicains et pécheurs sur qui ils donnaient libre cours à leur mépris, dont le contact était une souillure, étaient semblables au premier fils, qui par un refus grossier bien que franc ignora l'appel du père, mais changea d'avis plus tard et se mit au travail, espérant avec repentance s'amender du temps qu'il avait perdu et de l'esprit peu filial qu'il avait montré. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 648)
Matthieu 21:33-46. Quand ils répondirent à la question du Seigneur, comment les dirigeants juifs amenèrent-ils le jugement sur eux-mêmes ?
« De nouveau les Juifs étaient obligés de répondre à la grande question
dont traitait la parabole, et de nouveau par leur réponse ils
prononçaient jugement eux-mêmes. La vigne, au sens large, était la
famille humaine, mais plus spécialement le peuple de l'alliance, Israël
; le terrain était bon et pouvait produire une grande abondance, les
vignes étaient de choix et avaient été plantées avec soin, et le
vignoble tout entier était amplement protégé par une haie et bien
équipé d'une presse à vin et d'une tour. Les vignerons ne pouvaient
être personne d'autres que les prêtres et les instructeurs d'Israël, y
compris les dirigeants ecclésiastiques qui étaient présents en personne
dans l'exercice de leurs fonctions.
«
Le Seigneur de la vigne avait envoyé parmi le peuple des prophètes
autorisés à parler en son nom ; ceux-ci, les locataires corrompus, les
avaient rejetés, maltraités, et, en de nombreux cas, cruellement
massacrés. Dans les rapports plus détaillés de la parabole nous lisons
que lorsque le premier serviteur arriva, les cruels vignerons 'le
battirent, et le renvoyèrent à vide', ils blessèrent le suivant 'à la
tête, et l'outragèrent', ils en assassinèrent encore un autre et tous
ceux qui vinrent ensuite furent brutalement maltraités, et certains
d'entre eux furent tués. Ces hommes corrompus avaient utilisé la vigne
de leur seigneur pour leur gain personnel et n'avaient rien rendu de la
vendange au propriétaire légal.
« Lorsque le Seigneur renvoya d'autres messagers, 'en plus grand nombre que les premiers' (la version du Roi Jacques dit : 'Plus que les premiers' ce qui entraîne le commentaire suivant, ndt.) ou en d'autres termes plus grands que les précédents, l'exemple plus récent étant Jean-Baptiste, les vignerons les rejetèrent avec une détermination perverse plus prononcée que jamais. Finalement le Fils était venu en personne ; ils craignaient son autorité, car c'était celle de l'héritier légal, et avec une méchanceté presque incroyable, ils décidèrent de le tuer afin de perpétuer leur possession injuste de la vigne et la conserver dorénavant comme la leur.
«
Sans interruption, Jésus porta l'histoire du passé criminel à l'avenir
encore plus tragique et terrible, qui n'était à ce moment-là éloigné
que de trois jours, et raconta calmement avec les images prophétiques,
comme si cela était déjà accompli, comment ces hommes corrompus
chassèrent le Fils bien-aimé de la vigne et le tuèrent. Incapables
d'échapper à la question incisive de ce que le Seigneur de la vigne
ferait naturellement et justement aux méchants vignerons, les
dirigeants juifs donnèrent une seule réponse pertinente possible :
qu'il détruirait certainement ces misérables pécheurs et affermerait sa
vigne à des locataires plus honnêtes et plus dignes. » (Talmage, Jésus
le Christ, p. 650-651)
Matthieu 22:2-11. Quelle est l'interprétation de la parabole des noces ?
« Dans cette parabole des noces… Jésus enseigne ces vérités : (1) le fait que lui-même est Fils de Dieu ; (2) la destruction à venir de Jérusalem ; (3) le rejet du restant juif du peuple de l'alliance ; (4) la prédication de l'Évangile aux Gentils et (5) ceux qui répondent à l'appel de l'Évangile ne seront pas choisis pour le salut s'ils ne se revêtent pas de justice.
« C'est Dieu lui-même le roi de la parabole ; Jésus, qu'il a engendré et qui est son héritier, est le fils du roi ; et ceux qui ont été invités les premiers au 'mariage de l'Agneau' (D&A 58:11) sont les habitants choisis et favorisés d'Israël à qui l'Évangile avait été offert dans les temps anciens. 'Le reste' qui rejeta la dernière invitation par la violence et le meurtre étaient les descendants juifs de l'ancienne Israël; et c'est leur ville, Jérusalem, qui fut violemment détruite. » (McConkie, DNTC, 1:597)
« Que ce fils était le Messie est incontestable, puisque c'est le royaume des cieux qui est l'objet de la parabole; et que ce sont les saints, ou ceux qui sont trouvés fidèles par le Seigneur, qui seront trouvés dignes d'occuper un siège au festin des noces, cela ressort avec évidence des paroles de Jean dans l'Apocalypse, lorsqu'il dit que le bruit qu'on entend dans les cieux est comme le bruit d'une grande multitude ou comme la voix des puissants tonnerres, disant : Le Seigneur notre Dieu Tout-Puissant est entré dans son règne. Réjouissons-nous et soyons dans l'allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l'agneau sont venues, et son épouse s'est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d'un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 81-82)
Matthieu 22:15. Quels efforts furent faits pour essayer de faire faire ou dire à Jésus quelque chose de contraire à la loi juive ou romaine ?
« Les autorités juives persistaient sans relâche dans leurs efforts, bien décidées à tenter ou à entraîner Jésus à commettre un acte ou à prononcer une parole sur lesquels elles pourraient baser l'accusation qu'il avait commis une offense, soit en vertu de leur loi, soit en vertu de la loi romaine. Les pharisiens se consultèrent 'sur le moyen de surprendre Jésus par ses propres paroles' ; puis, mettant de côté leurs préjugés partisans, ils conspirèrent à cette fin avec les hérodiens, faction politique dont la caractéristique principale était l'objectif de maintenir au pouvoir la famille des Hérode, politique qui entraînait nécessairement le soutien du pouvoir romain dont les Hérode détenaient l'autorité qui leur était déléguée. Ils avaient conclu la même association incongrue que précédemment, lorsqu'ils essayèrent de provoquer Jésus à parler ou à agir ouvertement en Galilée ; et le Seigneur avait mis les deux partis dans le même panier lorsqu'il avait averti les disciples de se méfier du levain de l'un et de l'autre.
« C'est ainsi que le dernier jour où le Seigneur enseigna en public, les pharisiens et les hérodiens unirent leurs forces contre lui ; les uns veillant à la moindre infraction technique de la loi mosaïque, les autres prêts à s'emparer de la moindre excuse pour l'accuser de déloyauté envers les pouvoirs séculiers. Leurs plans furent conçus par traîtrise et mis à exécution comme l'incarnation vivante d'un mensonge. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 662-663)
Matthieu 22:18. Qu'est-ce que des hypocrites ?
« Si l'on ne prend que le Nouveau Testament, on ne se rend pas bien compte de la vie que les Romains menaient en Palestine, de la vie que le Christ condamna et pourtant, comme je l'ai déjà dit, il m'a semblé que le péché que le Sauveur condamna plus que tout autre était le péché d'hypocrisie : le fait de mener une double vie : celle que nos amis et parfois notre femme croient nous menons et celle que nous menons en réalité. » (J. Reuben Clark, Church News, 2 février 1963, p. 16)
« Le mot 'hypocrite' est la traduction d'un mot grec signifie 'acteur'. Un hypocrite est un acteur, quelqu'un qui fait semblant. Il joue des rôles qui ne reflètent pas ses sentiments et ses pensées véritables. Il ne montre pas aux autres ce qu'il est réellement. Il y a dans sa conduite une feinte, un subterfuge, de l'ostentation, une imposture et de la tromperie. Dans l'atmosphère fabriquée du théâtre, nous savons que les acteurs font semblant d'être quelqu'un d'autre. Mais dans la vie de tous les jours nous attendons des gens qu'ils soient eux-mêmes, qu'ils agissent sans feinte, sincèrement et honnêtement. » (Lowell L. Bennion, Jesus the Christ, Instructor, avril 1964, p. 165)
Matthieu 22:17-21. Comment Jésus évita-t-il le piège du dilemme posé dans l'incident de l'argent du tribut ?
« Les adversaires de Jésus pensaient que Jésus se prendrait au piège quel que soit le côté du dilemme qu'il choisisse. Ce qui est intéressant à remarquer dans sa réponse, c'est qu'il n'éluda pas la question mais qu'il y répondit clairement et positivement sans se faire prendre à aucune des deux pointes du piège. Il dit : 'Pourquoi me tentez-vous, hypocrites ? Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut.' 'Et ils lui présentèrent un denier' (Matthieu 22:18-19). Le denier mentionné était sans nul doute la monnaie romaine courante à l'effigie de Tibère ou peut-être d'Auguste. Il voulut leur faire remarquer l'effigie de César et l'inscription qui donnait son nom et ses titres. La maxime courante était que celui qui fait frapper son et ses titres sur une pièce de monnaie était celui à qui appartenait la pièce et qui était reconnu comme le souverain. 'Il leur demanda : De qui sont cette effigie et cette inscription ? De César lui répondirent-ils.
« Ils avaient reconnu que la pièce appartenait à l'empereur romain et comme c'était la monnaie qui servait à payer le tribut, cela montrait que le pays était sous la domination de Rome. 'Alors il leur dit : Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu'. Autrement dit : 'Ne soyez pas malhonnêtes : donnez à César ce qui est à lui ; et en même temps, ne soyez pas impie : donnez à Dieu ce qui appartient à Dieu.'
« La sagesse de cette réponse définit les limites de chacun des deux souverains et la juridiction des deux empires : celui des cieux et celui de la terre. L'effigie des monarques frappée sur les pièces de monnaie montre que les choses temporelles appartiennent au souverain temporel. L'image de Dieu dans le cœur et l'âme de l'homme montre que tous les biens et les pouvoirs appartiennent à Dieu et doivent être employés à son service…
"Dans notre époque actuelle de trouble, la question pourrait être pertinemment : Que devons-nous à César ? Au pays dans lequel nous vivons ? Nous devons lui être soumis, le respecter et l'honorer. Les lois promulguées pour favoriser le bien-être de tous et supprimer les mauvaises actions doivent être strictement respectées. Nous devons payer le tribut, l'impôt, pour soutenir le gouvernement dans les dépenses nécessaires pour assurer la protection de la vie, de la liberté, de la propriété et aider à augmenter le bien-être de tous. » (Howard W. Hunter, CR, avril 1968, p. 65)
Matthieu 22:23-33. Nous marierons-nous quand nous serons ressuscités ?
«
Jésus ne s'attarda pas à discuter des éléments du problème qui lui
était présenté ; que le cas ait été théorique ou réel n'avait pas
d'importance, puisque la question : 'De qui sera-t-elle donc la femme
?' était basée sur une conception absolument fausse. 'Jésus leur
répondit : Vous êtes dans l'erreur, parce que vous ne comprenez ni les
Écritures, ni la puissance de Dieu. Car, à la résurrection, les hommes
ne prendront point de femmes, ni les femmes de mari, mais ils seront
comme les anges de Dieu dans le ciel.' L'intention du Seigneur était
claire : Dans l'état ressuscité, il n'y a aucun doute sur le point de
savoir auquel des sept frères la femme appartiendra pour l'éternité,
puisque tous sauf le premier l'avaient épousée pour la durée de la vie
mortelle seulement et avant tout dans le but de perpétuer dans la
mortalité le nom et la famille du frère qui était mort le premier.
«
Voici une partie des paroles du Seigneur telles que Luc les rapporte :
'Mais ceux qui seront trouvés dignes d'avoir part au siècle à venir et
à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris. Car ils ne
pourront plus mourir, parce qu'ils seront semblables aux anges, et
qu'ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection.' Dans la
résurrection on ne se mariera pas ni ne donnera en mariage ; car toutes
les questions relatives à l'état marital doivent être réglées avant ce
moment-là, selon l'autorité de la Sainte Prêtrise, qui détient le
pouvoir de sceller en mariage pour le temps et l'éternité. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 667-668)
Matthieu 22:36-38. Le premier et plus grand commandement
MATTHIEU 23
Matthieu 23:5. « Ils portent de larges phylactères, et ils ont de longues franges à leurs vêtements »
«
Par une interprétation traditionnelle d'Exode 13:9 et de Deutéronome
6:8, les Hébreux adoptèrent la coutume de porter des phylactères, qui
consistaient essentiellement en des bandes de parchemin sur lesquelles
étaient écrits en entier ou en partie les textes suivants : Exode
13:2-10 et 11:17, Deutéronome 6:4-9, et 11:13-21. On portait les
phylactères sur la tête et le bras. Les bandes de parchemin pour la
tête étaient au nombre de quatre, sur chacune desquelles un des textes
cités ci-dessus était écrit. On plaçait ceux-ci dans un réceptacle
cubique de cuir mesurant de 1,5 cm à 3,5 cm de côté ; le réceptacle
était divisé en quatre compartiments et on plaçait dans chacun d'eux un
des petits rouleaux de parchemin. Des courroies maintenaient le
réceptacle sur le front entre les yeux du porteur.
«
Le phylactère du bras ne contenait qu'un seul rouleau de parchemin sur
lequel les quatre textes prescrits étaient notés ; on le plaçait dans
une petite boite attachée par des lanières sur l'intérieur du bras
gauche de manière à pouvoir être approché du cœur lorsque les mains
étaient placées ensemble dans l'attitude de la dévotion. Les pharisiens
portaient le phylactère du bras au-dessus du coude tandis que leurs
rivaux, les sadducéens, l'attachaient à la paume de la main (voir Exode
13:9). Le commun du peuple ne portait les phylactères qu'au moment de
la prière, mais on disait que les pharisiens les paradaient pendant
toute la journée.
Matthieu 23:7. Les hommes doivent-ils utiliser des titres tels que « Rabbi » ?
Matthieu 23:37-39. Pourquoi Jésus pleura-t-il sur Jérusalem ?
«
Jérusalem, la ville sainte ! Jérusalem, la ville de dépravation 'qui
est appelée, dans un sens spirituel, Sodome et Égypte' (Apocalypse
11:8) ; Jérusalem, condamnée spirituellement et devant être bientôt
détruite temporellement (voir Luc 19:41-44) ; Jérusalem, où se trouve
le temple, la ville des prophètes, la cité où le Seigneur exerça son
ministère ; Jérusalem, ville où le Fils de Dieu fut crucifié, crucifié
par 'le peuple le plus méchant de la terre' car, 'il n'y a point
d'autre nation sur la terre qui crucifierait son Dieu' (2 Néphi 10:3) ;
Jérusalem, future capitale du monde et centre à partir duquel sortira
'la parole de l'Éternel' (Ésaïe 2:3) ; Vraiment, l'histoire de
Jérusalem ne ressemble à celle d'aucun autre lieu ; et c'est avec juste
raison que Jésus pleura à cause de la rébellion des enfants de cette ville. » (McConkie, DNTC, 1:626)
Matthieu 24:2. « Il ne restera pas ici pierre sur pierre »
Matthieu 24:2. Comment la prophétie concernant la destruction du temple et de Jérusalem fut-elle accomplie ?
« Toute cette destruction et cette dispersion des Juifs auraient été évitées s'ils avaient accepté l'Évangile de Jésus-Christ et l'avait laissé agir sur leur cœur. » (Marion G. Romney, CR, octobre 1948, p. 76-77)
Matthieu 24:3. Quelle est l'importance du mont des Oliviers ?
C'est sur le mont des Oliviers que le Seigneur s'entretenait souvent avec les apôtres et les disciples ; et c'est sur les pentes mont des Oliviers que se trouvait Gethsémané. C'est du mont des Oliviers qu'il monta au ciel. C'est sur ce mont des Oliviers qu'il reviendra et se fera reconnaître des Juifs.
Matthieu 24:3. « Quel sera le signe de ton avènement ? »
Dans
Matthieu 24, le Sauveur parle de deux événements précis. Les disciples
de Jésus lui posèrent deux questions : (1) « Dis-nous, quand cela
arrivera-t-il ? » et (2) « Quel sera le signe de ton avènement et de la
fin du monde ? » (Matthieu 24:3). La première question concernait «
l'abomination de la désolation » qui devait arriver sur les Juifs et la
destruction du temple d'Hérode. La deuxième question concernait la
seconde venue en gloire du Seigneur pour juger le monde. À la façon
dont ils posèrent ces deux questions, on a l'impression que les
disciples pensaient que ces deux événements auraient lieu en même temps
ou presque. Mais dans sa réponse, Jésus montre clairement que ce
n'était pas du tout le cas.
Matthieu 24:3. Quelle est la fin du monde dont il est question ici ?
« Maintenant les hommes n'ont aucune raison possible de dire que ces paroles sont au figuré, ou que le Seigneur ne veut pas dire ce qu'il dit, car maintenant, il explique la parabole qu'il avait précédemment donnée. Et, selon ces paroles, la fin du monde est la destruction des méchants, la moisson et la fin du monde sont une allusion directe à la famille humaine dans les derniers jours (et non pas à la terre elle-même, comme beaucoup l'ont imaginé) et à ce qui précédera la venue du Fils de l'Homme et la restauration de toutes choses dont les saints prophètes ont parlé depuis le commencement du monde. Et les anges auront quelque chose à voir avec cette grande œuvre, car ils sont les moissonneurs. Et, de même que l'ivraie sera rassemblée en tas et brûlée, il en sera de même à la fin du monde.
« Car les serviteurs de Dieu iront avertir les nations, à la fois les prêtres et le peuple, et ceux qui endurciront leur cœur et rejetteront la lumière de la vérité, seront livrés aux tourments de Satan, et lorsque la loi et le témoignage auront été scellés, comme ce fut le cas pour les Juifs, ils seront laissés dans les ténèbres, et seront livrés au jour qui brûlera comme une fournaise, car ils sont enchaînés par leurs croyances, et leurs liens sont renforcés par leurs prêtres, et ainsi ils sont prêts pour l'accomplissement de la parole du Seigneur : 'Le Fils de l'Homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité ; et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.'
« Nous comprenons que le travail d'engrangement du blé aura lieu tandis que l'ivraie sera liée en tas et préparée pour le feu ; et qu'après ce jour ardent comme une fournaise, les justes resplendiront comme le soleil, dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 135-136)
Matthieu 24:1-3. Le temple d'Hérode fut-il détruit comme prophétisé ?
Oui. Cela se produisit le vendredi 9 août de l'année 70 après J-C ou aux environs de ce jour-là.
Matthieu 24:3. À quoi les disciples pensaient-ils quand ils posèrent à Jésus la question : « Dis-nous, quand cela arrivera-t-il ? »
Leur question porte sur la destruction du temple d'Hérode, la mise à sac de Jérusalem et le massacre et la dispersion des Juifs (voir Joseph Smith 1:2-4)
Matthieu 24:3-5, 9-13. Comment les anciens chrétiens furent-ils séduits et aussi persécutés comme Jésus l'avait prophétisé ?
De faux Christ : Simon Magus, Menander, Dositheus et d'autres, et
d'autres faux docteurs prêchant des hérésies odieuses menèrent de
nombreux saints à l'apostasie. La persécution se manifesta largement
dans la persécution exercée par les Juifs et provoquée par le conflit
entre le judaïsme et le christianisme. Les apôtres furent jetés en
prison (voir Actes 5:18) ; Étienne fut lapidé (voir Actes 7:54-60) ;
Hérode ordonna que Jacques, le fils de Zébédée, soit tué (voir Actes
12:1-2). Et non seulement les Juifs cherchaient à persécuter ceux qui
confessaient Jésus-Christ, mais ils essayaient avec tout le zèle
possible de pousser les Romains à s'opposer au mouvement chrétien.
Matthieu 24:15-22, 29, 34, 35. Qu'est-ce que l'abomination de la désolation dont parlent Daniel et le Sauveur ?
« Cette grande tragédie devait avoir deux moments :
« 1 . Le moment de la destruction de Jérusalem
« Et maintenant la hache était plantée au pied de l'arbre pourri. Jérusalem devait payer le prix. Daniel avait prédit cette heure où la désolation causée par l'abomination et la méchanceté balaierait la ville (Daniel 9:27 ; 11:31 ; 12:11). Moïse avait dit que le siège serait si terrible que les mères dévoreraient leurs propres enfants (Deutéronome 28). Jésus précisa que la destruction aurait lieu pendant que les disciples vivraient encore.
« Et elle vint, en vengeance, sans retenue. La faim dépassa les limites de l'endurance humaine ; le sang coula à flots dans les rues. Le temple fut ravagé par la destruction. Un million cent mille Juifs furent massacrés. Jérusalem fut passée à la charrue comme un champ, et le restant de ce qui avait été autrefois une nation puissante fut éparpillé jusqu'aux bouts de la terre. La nation juive mourut, empalée sur les lances romaines, aux mains des Gentils.
« Mais qu'arriva-t-il aux saints qui demeuraient à Jérusalem en ce triste moment ? Ils tinrent compte des avertissements de Jésus et s'enfuirent en hâte. Guidés par la révélation comme les véritables saints le sont toujours, ils s'enfuirent à Pella, en Pérée, et furent épargnés. » (McConkie, DNTC, 1:644-45)
2. Le moment de la Seconde Venue
« Toute la désolation et la dévastation de la première destruction de Jérusalem n'est qu'un prélude au siège à venir. Titus et ses légions massacrèrent un million cent mille Juifs, détruisirent le temple et passèrent la ville à la charrue. Au renouvellement à venir de cette 'abomination de la désolation', le monde entier sera en guerre, Jérusalem sera le centre du conflit, toutes les armes modernes seront utilisées et, au milieu du siège, le Fils de l'Homme viendra, posera le pied sur le mont des Oliviers et combattra avec ses saints (voir Zacharie 12:1-9).
« À propos de ces batailles finales qui accompagneront son retour, le Seigneur dit : 'Je rassemblerai toutes les nations pour qu'elles attaquent Jérusalem. La ville sera prise, les maisons seront pillées, et les femmes violées. La moitié de la ville ira en captivité, mais le reste du peuple ne sera pas exterminé de la ville.' Cependant le conflit ne se terminera pas de la même façon que la première fois : 'L'Éternel paraîtra, dit la prophétie, et il combattra ces nations, comme il combat au jour de la bataille. Ses pieds se poseront en ce jour sur le mont des Oliviers… L'Éternel sera roi de toute la terre' (Zacharie 14). » (McConkie, DNTC, 1:659-60)
Matthieu 24:24. Comment les élus pourront-ils ne pas être séduits ?
« La Traduction de Joseph Smith ajoute ces mots significatifs : 'ceux qui sont élus selon l'alliance'. C'est bien ce que nous avons dit dans cette conférence : Si chaque membre de notre Église n'obtient pas pour lui-même un témoignage inébranlable du caractère divin de l'Église, il se trouvera parmi ceux qui seront séduits en ce jour où 'les élus selon l'alliance' doivent être mis à l'épreuve. Seuls survivront ceux qui ont obtenu pour eux-mêmes ce témoignage. » (Harold B. Lee, CR, octobre 1950, p. 129)
Matthieu 24:28. « En quelque lieu que soit le cadavre, là s'assembleront les aigles. »
« Dans la parabole telle qu'elle est donnée ici, le cadavre est le corps de l'Église vers lequel les aigles, qui représentent Israël, voleront pour trouver de la nourriture. Le rassemblement d'Israël est d'abord spirituel et ensuite temporel. Il est spirituel en ce sens que les brebis perdues de la maison d'Israël seront d'abord 'rendues à la vraie Église et au vrai troupeau de Dieu', ce qui signifie qu'elles parviendront à une véritable connaissance du Dieu d'Israël, accepteront l'Évangile qui a été rétabli dans les derniers jours et se joindront aux membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Il est temporel en ce sens que ces convertis seront ensuite 'ramenés dans les pays de leur héritage, et rétablis dans toutes leurs terres de promission' (2 Néphi 9:2 ; 25:15-18 ; Jérémie 16:14-21), ce qui signifie que la maison de Joseph sera établie en Amérique, la maison de Juda en Palestine et que les douze tribus perdues viendront vers Éphraïm en Amérique pour y recevoir leurs bénédictions en temps voulu (voir D&A 133). » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 280 ; DNTC, 1:648-49)
Matthieu 24:29-30, 36-39. Que nous a dit le prophète Joseph sur le moment de la deuxième venue et sur le signe du Fils de l'Homme ?
« La venue du Fils de l'Homme n'aura jamais lieu, et ne pourra jamais avoir lieu, avant que les jugements désignés pour cette heure soient déversés, et ces jugements ont déjà commencé. Paul dit : 'Mais vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur. Oui, vous êtes tous enfants de lumière et enfants du Jour.' Le but du Tout-Puissant n'est pas de venir sur terre et de l'écraser et de la réduire en poudre, mais il révélera ce jour à ses serviteurs les prophètes.
« Juda doit retourner, Jérusalem doit être rebâtie, ainsi que le temple, et l'eau jaillira de dessous le temple, et les eaux de la mer Morte seront purifiées. Il faudra un certain temps pour rebâtir les murs de la cité et le temple, etc. et tout cela doit se passer avant que le Fils de l'Homme fasse son apparition. Il y aura des guerres, et des bruits de guerre, et des signes dans les cieux et sur la terre, le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang, il y aura des tremblements de terre en divers lieux, les mers déborderont; et alors apparaîtra, dans les cieux, un seul grand signe, celui du Fils de l'Homme. Mais que fera le monde ? Les gens diront que c'est une planète, une comète, etc. Mais le Fils de l'Homme viendra comme le signe du Fils de l'Homme, qui sera comme la lumière du matin qui se lève à l'orient. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 399-400)
Matthieu 24:40. Comment se fait-il que l'un sera détruit et l'autre laissé lorsque le Seigneur reviendra ?
« Ainsi ceux qui resteront sur terre le jour où il sera transfiguré et qui le supporteront (voir D&A 63:20-21) sont ceux qui sont honnêtes et droits et qui vivent au moins la loi qui leur permettrait d'entrer dans le royaume de gloire terrestre à la résurrection. Tous ceux qui vivent des principes télestes ne pourront plus rester sur la terre, ils ne pourront pas supporter ce jour.
« Ainsi, nous voyons que Malachie cite, parmi ceux qui ne supporteront pas ce jour : les enchanteurs, les adultères, ceux qui jurent faussement, ceux qui retiennent le salaire du mercenaire, qui oppriment la veuve et l'orphelin, ceux qui éloignent les hommes de la vérité, ceux qui ne craignent pas Dieu, les membres de la vraie Église qui ne paient pas une dîme honnête, ceux qui font le mal et les orgueilleux. Tous ceux-ci, dit-il, seront comme du chaume quand viendra ce jour qui brûlera comme une fournaise (voir Malachie 3-4 ; D&A. 64:23-25). » (McConkie, DNTC, 1:669)
Matthieu 24:45-51. Le serviteur fidèle et prudent
« Jésus parle ici de ses ministres, de ses serviteurs, des détenteurs de sa sainte prêtrise. Ce sont ceux qu'il a établis comme gouverneurs dans la maison de Dieu pour instruire et perfectionner les saints. Leur responsabilité est de travailler à cette tâche quand le Maître reviendra. S'ils accomplissent ce service quand le Seigneur reviendra, il leur donnera leur exaltation. Mais si les gouverneurs de la maison du Seigneur pensent que sa deuxième venue est encore lointaine, s'ils oublient leur tâche, se querellent avec leurs frères et se mettent à vivre à la façon du monde, alors, la vengeance du Seigneur qu'ils auront rejeté retombera sur eux en toute justice quand celui-ci reviendra. » (McConkie, DNTC, 1:675)
Matthieu 25:1-13. La parabole des dix vierges
« L'objectif de cette leçon était de faire prendre conscience à ceux qui étaient appelés au ministère, à ses disciples et au monde qu'il faut veiller et se préparer constamment en prévision du jour où il a prédit que le Seigneur reviendrait pour juger la terre.
« L'époux de la parabole était le Maître, le Sauveur de l'humanité. La noce symbolise la deuxième venue du Sauveur où il viendra prendre son Église. Les vierges représentent ceux qui affirment leur croyance au Christ parce qu'elles attendent avec impatience la venue de l'époux pour la noce, c'est-à-dire que ceux qui attendent le Christ sont dans l'Église et au courant des événements qui doivent se produire au moment de sa venue.
«
Ce que le Seigneur nous a dit dans la révélation moderne confirme que
cette parabole se référait particulièrement à ceux qui croient au
Christ et contenait un avertissement. Il dit : 'Voilà ce que vous devez
attendre… à savoir le jour de la venue du Fils de l'Homme. Et jusqu'à
cette heure, il y aura des vierges folles parmi les sages ; et à ce moment-là, il se produira une séparation complète des justes et des méchants' (D&A 63:53-54).
« Cela, sans aucun doute, signifie une séparation des méchants d'avec
les justes qui professent leur croyance dans le Jésus-Christ.
« Le Seigneur définit les vierges sages de sa parabole dans une autre révélation dans laquelle il dit : 'Car ceux qui sont sages, ont accepté la vérité, ont pris le Saint-Esprit pour guide et n'ont pas été séduits – en vérité, je vous le dis, ils ne seront pas abattus et jetés au feu, mais supporteront le jour' (D&A 45:57).
« Nous trouvons indiquée ici une vérité que nous devons tous
reconnaître, c'est que parmi le peuple de Dieu, ceux qui croient dans
le Sauveur du monde, il y a ceux qui sont sages et gardent les
commandements, mais il y a aussi ceux qui sont fous, qui sont
désobéissants et négligent qui leurs devoirs. » (Harold B. Lee, CR,
octobre 1951, p. 26-27)
Matthieu 25:14-30. La parabole des talents
«
Vous savez, frères, que lorsque le maître, dans la parabole des talents
du Sauveur, appela ses serviteurs devant lui, il leur donna plusieurs
talents à faire fructifier pendant qu'il séjournerait quelque temps à
l'étranger et que lorsqu'il rentrerait, il demanderait des comptes.
C'est ainsi qu'il en est maintenant. Notre Maître n'est absent que pour
peu de temps, et, bientôt, il appellera chacun et lui demandera de
rendre des comptes ; et il réclamera dix talents de celui à qui il en a
donné cinq ; et celui qui ne sera pas amélioré sera au dehors, comme un
serviteur inutile, tandis que les fidèles jouiront d'honneurs éternels.
C'est pourquoi nous implorons ardemment notre Père de faire reposer sa
grâce sur vous, par Jésus-Christ, son Fils, afin que vous ne
faiblissiez pas à l'heure de la tentation, et que vous ne soyez pas
vaincus à l'heure de la persécution. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 89)
Matthieu 26:1-2. Jésus prophétise sa mort et sa résurrection
Comme
le moment de la mort de Jésus approchait, le Sauveur en parla
directement ainsi que de la façon dont elle serait perpétrée. Mais ce
n'était pas la première fois que Jésus prophétisait sur sa mort et la
résurrection qui devait suivre.Voir Jean 2: 18-22 ; Luc 9:21-22 ; Marc 9:30-32 ; Marc 10:32-34.
Matthieu 26:5. Pourquoi les dirigeants juifs ne s'emparèrent-ils pas de Jésus pendant la fête de la Pâque ?
« Les dirigeants craignaient tout particulièrement un éclat des Galiléens, qui manifestaient une fierté de provinciaux devant l'importance de Jésus, un des leurs, et dont un grand nombre se trouvait alors à Jérusalem. On conclut en outre, et pour les mêmes raisons, que la coutume juive de faire des exemples frappants des transgresseurs notoires en leur infligeant un châtiment public aux époques des grandes assemblées générales devait être mise de côté dans le cas de Jésus ; les conspirateurs dirent donc : 'Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas de tumulte parmi le peuple'. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 719)
Matthieu 26:6. Quelle distance y avait-il de Béthanie à Jérusalem ?
Béthanie était à quinze stades, soit environ trois kilomètres de Jérusalem, de l'autre côté du mont des oliviers.
Matthieu 26:6-13. Que penser du fait que Jésus ait été oint de parfum de nard ?
«
Oindre d'huile ordinaire la tête d'un invité, c'était lui faire honneur
; lui oindre également les pieds, c'était montrer une considération
extraordinaire et signalée ; mais oindre la tête et les pieds de nard,
et en telle abondance, était un acte d'hommage respectueux rarement
rendu, même aux rois. L'acte de Marie était une expression d'adoration
; c'était l'exubérance parfumée d'un coeur plein de culte et d'affection. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 623-624)
Matthieu 26:15. Pourquoi trente pièces d'argent ?
« Ils auraient pu lui proposer une seule pièce d'argent, ou cent. Judas n'était pas venu pour marchander, mais pour trahir. Quelle somme, par conséquent, devaient-ils fixer ? Avec une ruse diabolique, ils choisirent la somme qui, dans leur loi, correspondait au prix fixé pour un esclave. 'Trente sicles d'argent' dédommageaient le propriétaire pour la mort 'd'un esclave, homme ou femme' (Exode 21:28-32).
« Trente pièces d'argent ! Voilà ce qu'ils paieraient pour la vie de leur Dieu, ni plus ni moins. En agissant de la sorte, ils faisaient savoir à tous les hommes, à tout jamais qu'ils le considéraient comme le plus vil de tous les hommes. Et ainsi, dans leur volonté même d'avilir et d'insulter, ils accomplissaient au plus petit détail près, la prophétie de Zacharie qui avait prédit leur conspiration diabolique : 'Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire ; sinon, ne le donnez pas', dit le Seigneur en parlant de la somme pour laquelle il serait vendu. 'Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d'argent' (Zacharie 11:12). » (McConkie, DNTC,1: 702-703)
Matthieu 26:17. Qu'était la fête des pains sans levain ?
La fête des pains sans levain était étroitement associée à la Pâque. Quand les Hébreux se préparèrent en toute hâte pour quitter l'Égypte et les souffrances qu'ils y enduraient, ils n'eurent pas assez de temps pour laisser lever leur pain comme c'était la coutume. Ils se hâtèrent de le faire cuire et quittèrent leur maison le plus vite possible. La fête des pains sans levain commémorait cet événement. À l'origine, la Pâque durait une journée et la fête des pains sans levain sept. Ensuite, les deux fêtes furent combinées ce qui faisait que la période entière de la Pâque était de huit jours.
Matthieu 26:22. « Est-ce moi, Seigneur ? »
«
Il y a une leçon à tirer du chapitre 26 de Matthieu ; c'est à
l'occasion du dernier souper. Pendant qu'ils mangeaient il dit : 'Je
vous le dis en vérité, l'un de vous me livrera.'
« Je vous rappelle que ces hommes étaient des apôtres, avec ce qu'implique leur rang d'apôtre. J'ai toujours trouvé intéressant le fait que, à cette occasion-là, ils ne se sont pas poussé du coude les uns les autres en disant : 'Je parie que c'est Judas, il a une attitude bizarre depuis ces derniers temps'. Cela dénote quelque chose de leur état d'apôtre. Leur réaction, d'après ce qui nous est rapporté fut celle-ci : 'Ils furent profondément attristés ; et chacun se mit à dire : Est-ce moi, Seigneur ? (Matthieu 26:22).
«
Voulez-vous, je vous en prie, dominer la tendance à mépriser les
conseils et prendre juste un instant, l'attitude au moins d'un apôtre
et vous poser ces questions : Ai-je besoin de m'améliorer ? Dois-je
prendre ce conseil à cœur et le suivre ? S'il y a quelqu'un qui est
faible, qui ne suit pas les frères ou qui ne veut pas les suivre,
Seigneur, est-ce moi ? » (Boyd K. Packer, Follow the Brethren,Speeches of the Year, 1965, p. 3)
Matthieu 26:36. « Là-dessus, Jésus alla… dans un lieu appelé Gethsémané »
« Gethsémané – Ce nom signifie 'presse à huile' et provenait probablement d'un moulin qui fonctionnait à cet endroit-là pour l'extraction d'huile des olives qui y étaient cultivées. Jean appelle l'endroit un jardin, appellation qui nous permet de le considérer comme une propriété privée clôturée. Le même auteur montre que c'était un lieu fréquenté par Jésus lorsqu'il cherchait une retraite pour prier ou une occasion de parler confidentiellement avec les disciples (voir Jean 18:1-2). »(Talmage, Jésus le Christ, p. 620)
Matthieu 26:39. « S'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! »
« Dieu est immuable ainsi que ses lois, dans toutes leurs formes et
toutes leurs applications et, lui-même étant la source de la loi, étant
celui qui l'a donnée et qui la soutient, toutes ces lois fonctionnent
éternellement… C'est pourquoi la loi de l'expiation devait être
accomplie comme toutes les autres lois car Dieu ne pouvait pas être
Dieu s'il ne l'accomplissait pas. Jésus dit : 'S'il est possible, que
cette coupe s'éloigne de moi'. Mais ce n'était pas possible car ça
aurait été une violation de la loi : il devait prendre la coupe.
L'expiation devait s'accomplir, un Dieu devait être sacrifié. Aucun
pouvoir ne peut résister à une loi de Dieu. Il est omniprésent,
omnipotent, il existe partout, en toutes choses. » (Taylor, The
Mediation and Atonement, p. 168-169).
Matthieu 26:36-44. Que se passa-t-il à Gethsémané ?
« Où et dans quelles circonstances le sacrifice expiatoire du Fils de Dieu fut-il accompli ? Fut-ce sur la croix du Calvaire ou dans le jardin de Gethsémané ? Quand ils considèrent l'expiation infinie et éternelle, c'est la croix du Christ que la plupart des chrétiens regardent. Il est certain que le sacrifice de notre Seigneur fut achevé quand il fut élevé par les hommes ; et cette partie de sa vie et de ses souffrances est la plus spectaculaire et peut-être la plus émouvante. Mais en réalité, la douleur et la souffrance, le triomphe et la grandeur de l'expiation ont eu lieu d'abord à Gethsémané.
« C'est là que Jésus prit sur lui les péchés du monde à condition qu'il se repente. C'est là qu'il souffrit au-delà de ce que peut endurer un être humain. C'est là qu'il lui sortit de grosses gouttes de sang de chaque pore. C'est là que son angoisse fut si grande qu'il aurait bien aimé que la coupe s'éloigne. C'est là qu'il fit le choix final de suivre la volonté de son Père. C'est là qu'un ange des cieux vint le fortifier dans sa plus grande épreuve. De nombreuses personnes ont été crucifiées et ont connu l'extrême souffrance de cette torture. Mais un seul être, et c'est l'homme qui avait Dieu pour Père, s'est courbé sous le fardeau de la douleur et de l'angoisse qui pesa sur lui en cette horrible nuit, cette nuit où il descendit au-dessous de toute chose en se préparant à monter au-dessus de toute chose. » (McConkie, DNTC, 1:774-75)
Matthieu 26:59 ; 27:1-2. De qui se composait le Sanhédrin ?
Composé d'une assemblée de soixante et onze érudits ordonnés, comprenant des Lévites, des prêtres, des scribes, des pharisiens, des saduccéens et des membres d'autres groupements politiques, au temps du Sauveur, le Grand Sanhédrin était la plus haute cour de justice juive et le conseil législatif suprême à Jérusalem. Sa principale fonction était celle de cour suprême en ce qui concerne l'interprétation de la loi juive. Le Sanhédrin se réunissait dans les salles impressionnantes de pierre taillée du temple où les membres du sanhédrin siégeaient en demi cercle.
L'accusé, en habit de deuil, était traduit devant le conseil ; et s'il y avait une preuve contre le prisonnier, le Sanhédrin avait autorité pour condamner à la peine capitale pour les délits qui violaient les lois juives importantes. Cependant, le conseil n'était pas autorisé à mettre la sentence à exécution, car la loi romaine leur interdisait de mettre un individu à mort sans la sanction du procurateur romain.
Au temps de Jésus, la juridiction du Sanhédrin ne s'étendait qu'à la Judée ; et tant que Jésus prêcha en Galilée et en Pérée, il ne pouvait pas l'arrêter. Mais quand Jésus entra dans Jérusalem pour sa dernière Pâque, il se trouva à l'intérieur de la juridiction du Sanhédrin ; c'est alors que les dirigeants méchants et sans scrupules du conseil purent se saisir de lui, fabriquer une accusation de blasphème contre lui et ensuite manipuler Pilate, le procurateur romain, pour obtenir la crucifixion.
Matthieu 26:47-75. Irrégularités du procès de Jésus
L'arrestation,
l'interrogatoire privé, la mise en accusation, l'action intentée par le
sanhédrin, le procès, la procédure de condamnation, la sentence, la
qualification des membres du Grand Sanhédrin pour faire un procès à
Jésus, tout était illégal.
Matthieu 27:1-2. De qui se composait le Sanhédrin ?
Voir Matthieu 26:59
Matthieu 27:2. Ponce Pilate
Appelé en 25-26 après J-C, dans la douzième année du règne de Tibère,
Ponce Pilate fut le sixième procurateur romain de la Judée et exerçait
du temps du ministère du Christ. Arbitraire et désirant plaire à César,
sa vie politique finit mal.
Matthieu 27:24. Pourquoi Pilate céda-t-il à l'exigence des Juifs ?
«
Ne tenant absolument aucun compte de l'antipathie hébraïque pour les
images et les enseignes païennes, (Pilate) faisait entrer les
légionnaires à Jérusalem le soir, portant leurs aigles et leurs
étendards décorés de l'effigie de l'empereur. Pour les Juifs, cet acte
constituait une profanation de la Ville Sainte. En grandes foules, ils
se rassemblèrent à Césarée et firent une pétition auprès du procurateur
pour que les étendards et les autres images soient enlevés de
Jérusalem. Pendant cinq jours le peuple supplia et Pilate refusa. Il le
menaça d'un massacre général, et eut la stupéfaction de voir le peuple
s'offrir comme victime à l'épée plutôt que d'abandonner sa demande.
Pilate dut céder. » (Josèphe, Antiquités XVIII, ch. 3:1, et Guerres II,
ch. 9:2-3)
«
Il les offensa de nouveau en s'appropriant de force le Corban, ou fonds
sacré du temple pour la construction d'un aqueduc destiné à fournir à
Jérusalem l'eau des réservoirs de Salomon. S'attendant à la
protestation publique du peuple, il avait fait déguiser des soldats
romains en juifs et leur avait ordonné de se mélanger à la foule en
cachant des armes sur eux. À un signal donné ces assassins utilisèrent
leurs armes et un grand nombre de Juifs sans défense furent tués ou
blessés. » (Josèphe, Ant. XVIII, ch. 3:2 et Guerres II, ch. 9:3-4)
« Une autre fois, Pilate avait gravement offensé le peuple en installant dans sa résidence officielle de Jérusalem des boucliers qui avaient été consacrés à Tibère, et ce 'moins pour honorer Tibère que pour ennuyer le peuple juif'. Une pétition signée par les fonctionnaires ecclésiastiques de la nation et par d'autres personnes influentes, y compris quatre princes hérodiens, fut envoyée à l'empereur, qui réprimanda Pilate et ordonna que les boucliers fussent transférés de Jérusalem à Césarée. » (Philon, De Legatione ad Caium, sect. 38)
« Ces outrages au sentiment national et un grand nombre de petits actes de violences, d'extorsion et de cruauté, les Juifs pouvaient s'en servir contre le procurateur. Il se rendait compte que sa position n'était pas sûre et il craignait d'être démasqué. Il avait fait tant de mal que lorsqu'il aurait voulu faire du bien il en fut empêché par la crainte lâche qu'il avait de son passé accusateur. »(Talmage, Jésus le Christ, p. 790-791)
Matthieu 27:24. Que voulait dire Pilate en se lavant les mains devant les Juifs ?
« À ce moment-là (ou peut-être plus tôt comme le récit donné par la
Traduction de Joseph Smith l'indique) Pilate, suivant la pratique juive
dans ces cas-là (Deut. 21:1-9), accomplit la cérémonie rituelle
destinée à le dégager de la responsabilité de la mort de Jésus. »
(McConkie, DNTC, 1:810)
Matthieu 27:26-30. Moqueries et flagellation
«
Cette pratique brutale, préliminaire à la crucifixion, consistait à
dépouiller la victime de ses vêtements, à l'attacher à un pilier ou un
encadrement de porte et à le battre avec un fouet fait de lanières de
cuir armées de morceaux pointus de plomb et d'os. Cette torture la
laissait ensanglantée, affaiblie et parfois morte. Pilate essaya en
vain de susciter la compassion pour Jésus après la flagellation. Pour
enseigner qu'il fallait supporter le châtiment, Paul, se remémorant
cette scène, écrivit : 'Car le Seigneur châtie celui qu'il aime, et il
frappe de sa verge tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils' (Hébreux
12:6).
« Pilate regarde sa cohorte de six cents soldats railler et maltraiter
le Fils de Dieu. Le manteau écarlate, la couronne d'épines, le roseau
dans la main de notre Seigneur, faire semblant de lui obéir en
l'appelant cyniquement 'Roi', tous ces simulacres, inspirés par le
diable, du respect auquel il avait droit, plus les dégoûtants crachats
et les coups qu'il reçut, tout cela c'est le tableau de l'avilissement
humain au plus bas degré. Les soldats romains se sont associés à la
foule juive. » (McConkie, DNTC, 1:807)
Matthieu 27:32. La croix
«
La croix était constituée de deux parties, un pieu ou un poteau solide
d'environ 2,50 mètres de haut qui était fixé dans le sol et une
traverse non fixée (le patibulum) qui était portée par le criminel
jusqu'au lieu de l'exécution. Parfois, le patibulum était une seule
pièce de bois, mais le plus souvent il consistait en deux poutres
parallèles maintenues ensemble entre lesquelles on passait le cou du
criminel. Devant lui marchait un soldat portant une tablette sur
laquelle le crime était inscrit ou bien le criminel la portait
suspendue au cou par une corde.
«
Au lieu de l'exécution, le criminel était déshabillé et couché sur le
dos et ses mains étaient clouées au patibulum. Le patibulum était
ensuite
hissé (le criminel y étant suspendu) dans la position voulue et fixé
par des clous ou des cordes au poteau vertical. Le corps de la victime
était maintenu non seulement par les clous passant à travers les mains,
mais par un morceau de bois saillant en angle droit (le sedile) sur
lequel il était assis comme sur une selle. Parfois il y avait aussi un
support pour les pieds qui y étaient cloués.
« L'agonie de la crucifixion était longue et durait parfois plusieurs jours, la mort étant provoquée par la douleur, la faim et la soif. » (Dummelow, p. 716-717, cité dans McConkie, DNTC, 1:815)
Matthieu 27:33. « Golgotha » ou « lieu du Crâne »
« 'Le lieu du crâne'. Le nom hébreu araméen 'Golgotha', le grec 'Kranion' et le latin 'Calvaria' ou, sous sa forme francisée, 'calvaire', ont le même sens et veulent dire 'crâne'. Ce nom peut avoir été appliqué par allusion à un aspect topographique, de la même manière que nous parlons du pied d'une colline ; ou si cet endroit était le lieu ordinaire des exécutions, il se peut qu'il ait été appelé ainsi pour exprimer la mort, tout comme nous appelons un crâne une tête de mort. Il est probable que les corps des condamnés exécutés étaient ensevelis du lieu de leur mort ; et si le Golgotha, ou calvaire, était le lieu fixé pour l'exécution, il ne serait pas surprenant que des crânes et d'autres ossements humains aient été mis à découvert par les ravages des animaux et par d'autres moyens ; il faut cependant remarquer qu'il était contraire aux lois et aux sentiments juifs de laisser sans sépulture les corps ou l'une quelconque de leurs parties. L'origine de ce nom a aussi peu d'importance que les nombreuses théories divergentes concernant l'emplacement exact du lieu. » (Talmage, Jésus le Christ,p. 812-813)
Matthieu 27:35. « Après l'avoir crucifié »
«
(La crucifixion) était considérée unanimement comme la plus horrible
des morts. En outre, chez les Romains, à cette peine venait également
s'ajouter la dégradation, et lorsqu'on appliquait ce châtiment à un
homme libre, on ne le faisait que dans le cas des criminels les plus
vils… Le criminel portait sa propre croix, ou tout au moins une partie
de celle-ci. De là, au figuré, 'prendre' ou 'porter sa croix' veut dire
'endurer des souffrances, de l'affliction ou de la honte', comme un
criminel se dirigeant vers le lieu de la crucifixion (voir Matt. 10:38,
16:24, Luc 14:27, etc.). Le lieu d'exécution était en dehors de la
ville (voir 1 Rois 21:13 ; Actes 7:58 ; Héb. 13:12), souvent sur une
route publique ou à un autre endroit bien visible.
«
Arrivé au lieu de l'exécution, on enlevait les vêtements du condamné,
ceux-ci devenant la propriété des soldats (Matt. 27:35). On enfonçait
alors la croix dans le sol, de sorte que les pieds du condamné se
trouvaient à quarante ou cinquante centimètres au-dessus du sol, et on
l'y attachait, ou bien ou l'y étendait sur le sol, et puis on l'élevait
avec elle. Il était de coutume de mettre des soldats de garde pour
veiller sur la croix, de manière à empêcher qu'on enlève le condamné
tandis qu'il vivait encore. C'était chose nécessaire étant donné le caractère lent de la mort, qui ne se
produisait parfois pas avant trois jours et était en fin de compte le
résultat d'un engourdissement graduel et de la faim. Sans cette garde,
les concernés pouvaient être détachés et récupérés, ce qui se passa
d'ailleurs dans le cas d'un ami de Josèphe…
« Dans la plupart des cas, on laissait le corps pourrir sur la croix sous l'action du soleil et de la pluie, ou bien on laissait les oiseaux et les animaux le dévorer. Pour cette raison, la sépulture était généralement interdite ; mais étant donné Deutéronome 21:22, on faisait une exception nationale expresse en faveur des Juifs (voir Matt. 27:58). Ce châtiment horrible fut heureusement aboli par Constantin. » (Bible Dict. de Smith, cité dans Talmage, Jésus le Christ, p. 813)
Matthieu 27:1, 35. Quel jour eut lieu la crucifixion ?
Parmi les spécialistes chrétiens, les opinions ne concordent pas complètement sur le jour de la crucifixion du Christ. Certains pensent qu'elle eut lieu le jeudi au lieu du vendredi, comme on le raconte traditionnellement. Si l'on considère que le jour de la crucifixion est le vendredi Jésus n'est resté que vingt-quatre heures dans la tombe bien que, il est vrai, cela recouvre diverses parties de trois journées distinctes. À propos du jour de la crucifixion, on lit dans Jean 19:31 : « et ce jour de sabbat était un grand jour » (un jour spécialement solennel, pas nécessairement un samedi). Le livre du Lévitique (23:4-6) exige que le quinzième jour du premier mois soit observé comme un jour de convocation, c'est-à-dire un sabbat ; cela pouvait tomber n'importe quel jour de la semaine. Ainsi, si le Christ a été crucifié un jeudi, le 14e jour de Nisan, le vendredi était le sabbat de la Pâque suivi du samedi de sabbat normal.
Matthieu 27:35. « Ils tirent au sort ma tunique »
« La prophétie messianique 'Ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique' (Psaumes 22:19) contient deux parties : (1) Ils doivent se partager ses vêtements et (2) sa tunique doit être tirée au sort.
«
Les hommes juifs portaient cinq vêtements : un couvre-chef, des
chaussures, un sous-vêtement, un vêtement par-dessus et une ceinture.
Ces objets, selon la coutume romaine devenaient la propriété des
soldats qui faisaient la crucifixion. Il y en avait quatre et chacun
prenait un vêtement. Dans le cas de Jésus, la tunique, tissée d'une
seule pièce, était apparemment d'une excellente qualité, c'est pourquoi
les soldats choisirent de la tirer au sort. » (McConkie, DNTC,1:820)
Matthieu 27:46. Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?
« C'était à lui de faire le choix. C'était à lui que devait être donnée cette possibilité. C'était à lui de réussir l'épreuve de donner sa vie volontairement. Le soutien du Père lui fut complètement enlevé et la souffrance de Gethsémané reprit : notre Sauveur fut laissé complètement seul de façon à pouvoir accomplir seul le sacrifice expiatoire et avoir la gloire d'une victoire complète sur les forces du péché et de la mort. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 805)
C'était lui qui devait accepter, de sa propre volonté, de donner sa vie, en rançon pour beaucoup, afin que par son sang nous puissions être purifiés et sanctifiés jusqu'à ce que nous arrivions à un état qui nous permette de jouir à nouveau de la présence de notre Père céleste.
« Il semble qu'en plus des souffrances terribles causées par la crucifixion, l'agonie de Gethsémané soit revenue, intensifiée au point qu'il aurait été au-delà des pouvoirs humains de la supporter. En cette heure cruelle, le Christ mourant était seul, seul d'une manière terriblement réelle. Pour que le sacrifice suprême du Fils puisse être consommé dans toute sa plénitude, il semble que le Père ait retiré le soutien de sa présence immédiate, laissant au Sauveur des hommes la gloire d'une victoire complète sur les forces du péché et de la mort. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 805)
Matthieu 27:62-69 ; 28:1-4, 11-15. Quelles tentatives furent faites pour discréditer la résurrection ?
«
Nous avons suffisamment traité dans le texte l'affirmation absurde que
le Christ n'était pas ressuscité, mais que son corps avait été volé du
tombeau par les disciples. Le mensonge est sa propre réfutation. Les
incrédules d'une époque ultérieure, reconnaissant l'absurdité palpable
de cette tentative grossière de déformer les faits n'ont pas hésité à
proposer d'autres hypothèses, dont chacune est intenable, cela a été
prouvé d'une manière concluante.
«
Ainsi, la théorie basée sur la supposition invraisemblable que le
Christ n'était pas mort lorsqu'on le descendit de la croix, mais se
trouvait dans un état de coma ou de syncope et qu'on le ranima plus
tard, se réfute d'elle-même lorsqu'on l'examine à la lumière des faits
dont nous disposons. Le coup de lance du soldat romain aurait été
fatal, même si la mort ne s'était pas déjà produite. Le corps fut
descendu, manipulé, enveloppé d'un linceul et enseveli par des membres
du Sanhédrin juif, dont on ne peut concevoir qu'ils aient pu participer
à l'ensevelissement d'un homme vivant ; et pour ce qui est de la
possibilité que Jésus ait pu être ranimé plus tard, Edersheim (vol. 2,
p. 626) tranche la question comme suit : 'Pour ne pas parler des
nombreuses absurdités que cette théorie entraîne en réalité elle
transfère – si nous acquittons les disciples de toute complicité –
l'imposture sur le Christ lui-même'. Une personne crucifiée, descendue
de croix avant sa mort et ranimée par après, aurait été incapable de
marcher les pieds percés et mutilés le jour de son retour à la vie,
comme Jésus le fit sur la route d'Emmaüs.
« Une autre théorie qui a eu son temps est celle que ceux qui prétendirent avoir vu le Christ ressuscité furent trompés sans le savoir, ces personnes ayant été victimes de visions subjectives, mais irréelles provoquées par leur état d'excitation et d'imagination. L'indépendance et l'individualité marquées des diverses apparitions du Seigneur qui sont parvenues jusqu'à nous rejettent la théorie de la vision. Les illusions visuelles subjectives du genre de celles que propose cette hypothèse présupposent un état d'attente de la part de ceux qui pensent qu'ils voient; mais tous les incidents relatifs aux manifestations de Jésus après sa résurrection étaient directement opposés à l'attente de ceux qui furent les témoins de son état ressuscité.
«
Les exemples précédents de théories fausses et intenables concernant la
résurrection de notre Seigneur, nous les citons comme exemples des
nombreuses tentatives manquées pour nier par le raisonnement le plus
grand miracle et le fait le plus merveilleux de l'histoire. Nous avons
des preuves plus concluantes pour attester la résurrection de
Jésus-Christ que nous n'en avons pour les événements historiques en
général que nous acceptons. Et cependant le témoignage de la
résurrection de notre Seigneur n'est pas basé sur des pages écrites.
Celui qui cherche avec foi et sincérité recevra une conviction
personnelle qui lui permettra de confesser pieusement comme l'apôtre
éclairé d'autrefois, lorsqu'il s'exclamait : 'Je sais que mon
Rédempteur est vivant' (Jean 19:25). » (Talmage, Jésus le Christ, p. 852-853)
Matthieu 28:1-4. Quelle fut l'heure de la résurrection ? Quand le Sauveur sortit-il du tombeau ?
«
Samedi, le sabbat juif était passé, et la nuit précédant l'aube du
dimanche le plus mémorable de l'histoire était presque terminée, tandis
que les soldats romains montaient la garde devant le sépulcre sacré où
gisait le corps du Seigneur Jésus. Tandis qu'il faisait encore noir, la
terre commença à trembler ; un ange du Seigneur descendit en gloire,
roula la pierre massive de devant l'entrée du tombeau, et s'assit
dessus. Son aspect était aussi brillant que l'éclair et son vêtement
était blanc comme la neige fraîche. Les soldats, paralysés de peur,
tombèrent comme morts sur le sol. Lorsqu'ils se furent partiellement
ressaisis de leur effroi, ils s'enfuirent terrorisés. Même la rigueur
de la discipline romaine, qui décrétait l'exécution sommaire de tout
soldat désertant son poste, ne put les arrêter. En outre, il ne leur
restait plus rien à garder ; le sceau de l'autorité avait été brisé, le
sépulcre était ouvert et vide. » (Talmage, Jésus le Christ,p. 827)
Matthieu 28:1, 5-7. Pourquoi Marie de Magdala et les autres femmes fidèles allèrent-elles au tombeau ?
Matthieu 28:1-4, 11-15. Voir Matthieu 27:62-69
Matthieu 28:16-20. Jésus apparaît en Galilée
« De toutes les apparitions qui sont rapportées du Christ ressuscité aux disciples en Palestine, celle-ci est la plus importante . Et pourtant, le récit qu'en a conservé la Bible actuelle n'est que très fragmentaire. Ce fut une apparition prévue, organisée à l'avance à laquelle fut invitée une grande multitude de disciples. C'est certainement à propos de cette apparition que Paul écrivit plus tard : 'Il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois' ( 1 Corinthiens 15:6). Si c'est le cas, les soixante-dix et les frères dirigeants de l'Église ont dû y assister ainsi peut-être que les femmes fidèles qui sont héritières des mêmes récompenses que les détenteurs obéissants de la prêtrise.
« Nous ne savons pas quand Jésus a précisé le lieu de la réunion, mais le soir où il fut trahi et arrêté, il fit cette promesse : 'Après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée' (Matthieu 26:32). Puis les ange s au tombeau, quand ils annoncèrent aux femmes qu'il était ressuscité, leur commandèrent de dire aux disciples : 'Il vous précède en Galilée : c'est là que vous le verrez' (Matthieu 28:7 ; Marc 16:7). Et ensuite, pour confirmer encore ce rendez-vous et insister ainsi sur son importance, Jésus ressuscité lui -même dit aux femmes prosternées devant lui pour l'adorer : 'Allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront' (Matthieu 28: 9-10).
«
Nous pouvons supposer qu'une grande préparation précéda cette réunion ;
qu'y furent traitées de nombreuses choses ; ce fut peut-être quelque
chose de semblable à son ministère auprès des multitudes néphites et le
point de dé part, par la bouche de nombreux témoins, du témoignage qui
fut porté au monde qu'il est le Fils de Dieu. » (McConkie, DNTC, 1:866-867)
MARC
I 01 I 02 I 03
I 04 I 05 I 06
I 07 I 08 I 09
I 10 I 11 I 12
I 13 I 14 I 15
I 16 I
« Le moyen par lequel les dirigeants deviennent spirituels comme l'étaient ces disciples est exposé très simplement par le Maître. Le Sauveur a appelé des pêcheurs, des collecteurs d'impôts et autres personnes de divers métiers pour être ses douze disciples choisis. Il donna à chacun d'eux la même promesse simple : 'Suivez-moi, je vous ferai pêcheurs d'hommes' (Matthieu 4:19 ; Marc 1:17).
« 'Suivez-moi' n'est qu'une façon de dire 'Gardez mes commandements'. C'est ce qu'il a expliqué quand il a dit aux Néphites : 'C'est pourquoi, quelle espèce d'hommes devez-vous être ? En vérité, je vous le dis, vous devez être tels que suis moi-même' (3 Néphi 27:27).
"Devenir 'pêcheurs d'hommes' n'est qu'une façon de dire 'devenir des dirigeants parmi les hommes'. C'est pourquoi, dans la langue d'aujourd'hui, nous dirions à ceux qui sont appelés à enseigner de cette façon : 'Si vous gardez mes commandements, je ferai de vous des dirigeants parmi les hommes.' » (Harold B. Lee, dans CR, octobre 1960, p. 15)
Marc 1:21-28. Des esprits impurs peuvent-ils entrer dans le corps d'une personne et en prendre possession ?
« Pour comprendre le fait que Jésus chassait des démons, nous devons avoir la connaissance de la pré-existence et du fait que Dieu est réellement notre Père. Comme l'Évangile nous le révèle, Dieu est un Homme saint et exalté, une personne réelle à l'image de qui l'homme est créé, un être pour qui la cellule familiale se perpétue dans un état d'immortalité. C'est lui, en personne, qui est le Père de l'esprit de tous les hommes. Ses enfants spirituels ont commencé à vivre en tant qu'hommes et femmes dont le corps était composé d'éléments spirituels et non matériels.
MARC 2
Marc 2:21. Que voulait dire Jésus par l'expression « du vin nouveau dans de vieilles outres » ?
«
C'est de cette manière que notre Seigneur proclama la nouveauté et la
de son Évangile. Ce n'était nullement un rapiéçage du judaïsme. Il
n'était pas venu réparer des vêtements vieux et déchirés; la toile
qu'il donnait était nouvelle, et la coudre sur l'ancienne n'aurait fait
que déchirer de nouveau le tissu complètement usé et laisser une
déchirure encore plus vilaine que précédemment. Ou pour prendre un autre
exemple, il n'était pas prudent de confier du vin nouveau à de
vieilles… outres faites de peau d'animaux, et qui se détérioreraient
évidemment avec l'âge. Tout comme le vieux cuir se fend ou se déchire
sous une pression, même légère, de même les vieilles peaux…
éclateraient sous la pression du jus en fermentation, et le bon vin
serait perdu.
«
L'Évangile enseigné par le Christ était une révélation nouvelle qui
remplaçait une révélation passée et marquait l'accomplissement de la
loi ; ce n'était pas un simple ajout, ni une répétition de
commandements passés ; elle comportait une nouvelle alliance éternelle.
MARC 3
MARC 4
Marc 4:4, 25. Qu'est-ce qui endurcit le cœur ?
« Les hommes qui n'ont aucun principe de justice en eux-mêmes et dont le cœur est rempli d'iniquité, et qui ne sont pas attirés par les principes de la vérité, ne comprennent pas la parole de vérité lorsqu'elle leur est annoncée. Le diable enlève la parole de vérité de leur cœur, parce qu'il n'y a chez eux aucun désir de justice. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 130)
Marc 4:5-6, 16-17. Les endroits pierreux
Tout
comme la pousse dépourvue de racines est incapable de survivre sous la
chaleur du soleil de midi, ainsi il y a ceux qui, sans un réel
témoignage et une véritable foi perdent leur conviction et même leur
intérêt pour l'Église sous la pression des difficultés ou de la
moquerie.
« Permettez-moi de vous dire que nombreux sont parmi vous ceux qui verront le temps où vous aurez tous les soucis, toutes les épreuves et les persécutions que vous pourrez supporter et de nombreuses occasions de montrer que vous êtes fidèles à Dieu et à son œuvre . Notre Église a devant elle de nombreux lieux resserrés à franchir avant que l'œuvre de Dieu ne soit couronnée par la victoire. Pour venir à bout de ces difficultés, il faudra que vous ayez une connaissance personnel le de la véracité de cette œuvre. Ces épreuves seront d'une nature telle que l'homme ou la femme qui ne possèdera pas cette connaissance ou ce témoignage personnel tombera. Si vous n'avez pas ce témoignage, menez une vie juste, invoquez le Seigneur et ne cessez pas de lui demander ce témoignage jusqu'à ce que vous l'ayez obtenu. Si vous ne le faites pas, vous ne pourrez pas tenir.
«
Rappelez-vous ces paroles, car il y en a beaucoup parmi vous qui les
verront s'accomplir. Le temps viendra où aucun homme ni aucune femme ne
pourra persévérer avec une lumière d'emprunt. Chacun de nous devra être
guidé par la lumière qui se trouve en lui. Si vous ne l'avez pas, comment ferez-vous ? » (Heber C. Kimball, cité
par Harold B. Lee, dans CR, octobre 1965, p. 128 ; voir aussi Orson F. Whitney, Life of Heber C. Kimball, p. 449-450)
Marc 4:7, 18-19 Parmi les épines
« Si la semence tombe parmi les épines, c'est dans une bonne terre
puisqu'il y pousse des mauvaises herbes. Mais la bonne semence est vite
étouffée et meurt parce qu'elle ne peut pas vaincre l'influence des
herbes et des chardons. Il en est de même pour les membres de l'Église
qui savent que l'Évangile est vrai, mais qui ne sont pas vaillants dans
leur témoignage de Jésus et qui ne font pas des efforts positifs et
courageux pour rechercher l'intérêt de l'Église. Ainsi en est-il des
saints qui préfèrent à l'Évangile les honneurs des hommes, les
principes d'éducation du monde, la réussite politique, l'argent ou les
biens matériels. Ils savent que l'œuvre du Seigneur est établie sur la
terre, mais ils laissent les occupations du monde étouffer la parole.
Et au lieu de gagner la vie éternelle, ils seront brûlés avec l'ivraie
qui les a vaincus. » (Bruce R. McConkie, DNTC, 1:289)
Marc 4:8, 20. La bonne terre
«
Si la semence tombe dans une terre productive et fertile et si elle est
ensuite nourrie et soignée, elle produit une récolte. Mais même dans ce
cas, tous les saints n'auront pas une récolte de la même valeur. Les
degrés de réceptivité de la foi sont nombreux, la productivité de la
culture a divers degrés. Tous les hommes, y compris les saints, seront
jugés selon leurs œuvres. Ceux qui gardent complètement la loi de
l'Évangile récolteront le centuple et hériteront la plénitude du
royaume du Père. Les autres auront des récompenses moindres dans des lieux qui sont préparés à cet effet. » (McConkie, DNTC, 1:289)
MARC 5
Marc 5:1-21. Pourquoi l'homme fait-il cette réponse insensée : « Légion est mon nom car nous sommes plusieurs » ?
«
On voit bien ici que l'homme était doté d'un conscient double ou d'une
personnalité multiple. Il était à ce point possédé par des esprits
mauvais qu'il ne pouvait plus distinguer entre sa personnalité à lui et
la leur. » (James E. Talmage, Jésus le Christ, p. 380)
MARC 6
Marc 6:37. Que représentent les deux cents deniers mentionnés ?
Le
denier était la monnaie romaine de l'époque. C'était une pièce
d'argent. Deux cents deniers correspondraient approximativement à 160
francs français [24 €] actuels.
MARC 7
Marc 7:1. Qui étaient les scribes ?
«
Il y a un acteur de premier plan dans la liste des personnages du
Nouveau Testament : le scribe. On le trouve à Jérusalem, en Judée et en
Galilée et il n'est pas nouveau dans la vie et la culture juives.
Présent à Babylone et aussi au cours de la dispersion, il est le
porte-parole du peuple; il est le sage ; il est l'homme de bon
conseil, le rabbi qui a reçu son ordination par l'imposition des mains.
Sa capacité à interroger et à poser des questions est renommée.
Personnage digne et important, c'est un aristocrate parmi les gens du
peuple qui ne connaissent pas la loi. En ce qui concerne la foi et les
pratiques religieuses, il est l'autorité et celui qui tranche ; en tant
qu'instructeur de la loi, en tant que juge dans les tribunaux
ecclésiastiques, il est l'érudit qui doit être respecté, celui dont le
jugement est infaillible.
« Il voyage en compagnie des pharisiens, mais il n'est pas nécessairement membre de leur parti religieux. Il a le rang correspondant à son office. Sa valeur est bien supérieure à celle des gens ordinaires, et ceux-ci doivent l'honorer, car il doit être loué par Dieu et par les anges dans les cieux. En fait, ses paroles concernant la loi et les pratiques doivent être révérées au point qu'il faut les croire, même si elles sont en contradiction Avec le bon sens, même s'il venait à affirmer que le soleil ne brille pas à midi alors que tout le monde le voit. » (Edersheim, The Life and Times of Jesus the Messiah, 1 :93-94)
Marc 7:11. Que voulait dire « corban » ?
«
Le mot 'corban' signifie une offrande, un sacrifice à Dieu. Son
utilisation permettait à un homme de faire vœu d'éviter ou d'accepter
n'importe quelle obligation. Ainsi un homme pouvait dire: 'Je fais vœu
à Dieu ou plutôt c'est corban pour moi de m'abstenir de vin pendant un
certain temps.' Il pouvait dire : 'C'est corban pour moi de rendre
l'hospitalité à tel ou tel homme.' Il pouvait s'abstenir d'aider ses
parents en disant : 'C'est corban pour moi pendant un certain temps de
ne pas assister mes parents' » (Dummelow, A Commentary on the Holy
Bible, p. 678).
De
cette façon, on annulait les lois comme « Honore ton père et ta mère ».
Le Sauveur se rendit compte de cela et réprimanda les scribes et les
pharisiens d'échapper de cette manière à leurs obligations légitimes.
MARC 8
MARC 9
MARC 10
MARC 11
Marc 11:11. Jésus bénit ses disciples pour le jour où Jérusalem serait détruite
Traduction
de Joseph Smith : « Et Jésus entra dans Jérusalem et alla dans le
temple. Et quand il eut regardé toutes choses autour de lui et béni les
disciples, c'était le soir. Et il alla à Béthanie avec les Douze. »
« Jérusalem devait être entièrement dévastée et châtiée comme peu de villes l'ont jamais été, mais les fidèles qui se trouveraient dans ses murs devaient être protégés, sauvés et bénis. » (McConkie, DNTC, 1:579)
Marc 11:12-14. Pourquoi Jésus a-t-il maudit le figuier stérile ?
Peut-être que Jésus a voulu donner plusieurs leçons quand il a maudit le figuier stérile.
1. Démontrer qu'il avait le pouvoir de détruire
2. Enseigner la foi à ses disciples
« Appliquant la leçon de cet événement, Jésus dit : 'Ayez foi en Dieu' ; puis il répéta certaines des assurances qu'il avait déjà données sur la puissance de la foi, laquelle permettait même de déplacer des montagnes, s'il était besoin de pareil miracle, et laquelle permet d'ailleurs d'accomplir n'importe quelle chose nécessaire. Il montra que faire flétrir un arbre était bien peu en comparaison des choses plus grandes qu'il était possible d'accomplir par la foi et la prière. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 639)
3. Témoigner de sa domination sur toutes choses
«
Pour les apôtres cet acte était une preuve indiscutable du pouvoir que
le Seigneur possédait sur la nature, de son contrôle sur les forces
naturelles et toutes choses matérielles, de sa juridiction sur la vie
et la mort. Il avait guéri des multitudes, le vent et les vagues
avaient obéi à ses paroles, en trois occasions il avait rendu les morts
à la vie. Il convenait qu'il montre son pouvoir de frapper et de
détruire. En manifestant sa domination sur la mort, il avait relevé
miséricordieusement une jeune fille du lit sur lequel elle était morte,
un jeune homme de la bière dans laquelle on le portait au tombeau, un
autre du sépulcre dans lequel son cadavre avait été déposé ; mais pour
prouver son pouvoir de détruire d'un mot, il choisit pour sujet un
arbre stérile et sans valeur.
« Aucun des Douze ne pouvait douter lorsque quelques jours plus tard ils le virent entre les mains des prêtres vindicatifs et de païens sans cœur, que s'il l'avait voulu il aurait pu frapper ses ennemis d'un mot, même à mort. Et pourtant ce n'est qu'après sa résurrection glorieuse que même les apôtres se rendirent compte à quel point son sacrifice avait été volontaire. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 640-641)
4. Montrer le sort de la nation qui le rejetait
«
L'arbre feuillu et stérile était un symbole du judaïsme qui se
proclamait à voix haute être la seule vraie religion de l'époque et
invitait avec condescendance le monde entier à venir prendre de son
fruit riche et mûr, alors qu'en réalité ce n'était qu'une croissance
dénaturée de feuilles, sans aucun fruit en saison, ni même de bulbes
comestibles restés d'une année précédente, parce que ce qu'il avait en
fait de fruits anciens était desséché au point de devenir sans valeur
et rendu répugnant, mangé qu'il était des vers. La religion d'Israël
avait dégénéré en une dévotion religieuse artificielle, qui dépassait
les abominations du paganisme dans la prétention de son étalage et dans
le vide de ses professions.
«
Comme nous l'avons déjà fait remarquer dans ces pages, le figuier était
un symbole favori dans les représentations rabbiniques de la race
juive et le Seigneur avait déjà adopté ce symbolisme dans la parabole
du figuier stérile, plante sans valeur qui ne faisait qu'encombrer le
sol. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 642)
MARC 12
Marc 12:41-44. Quelle fut l'importance de l'offrande de la veuve ?
MARC 13
MARC 14
Marc 14:22-25. Que dit réellement Jésus lors de l'institution de la Sainte-Cène ?
MARC 15
Marc 15:34
« Il semble qu'en plus des souffrances terribles causées par la crucifixion, l'agonie de Gethsémané soit revenue, intensifiée au point qu'il aurait été au-delà des pouvoirs humains de la supporter. En cette heure cruelle, le Christ mourant était seul, seul d'une manière terriblement réelle. Pour que le sacrifice suprême du Fils puisse être consommé dans toute sa plénitude, il semble que le Père ait retiré le soutien de sa présence immédiate, laissant au Sauveur des hommes la gloire d'une victoire complète sur les forces du péché et de la mort. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 805)
Marc 15:47 ; 16:1. Pourquoi Marie de Magdala et les autres femmes fidèles allèrent-elles au tombeau ?
« Dès les premières lueurs de l'aube, la dévouée Marie de Magdala et d'autres femmes fidèles se mirent en route pour la tombe, apportant des épices et des onguents qu'elles avaient préparés pour achever d'oindre le corps de Jésus. Certaines d'entre elles avaient assisté à l'ensevelissement et se rendaient compte de la nécessité dans laquelle Joseph et Nicodème s'étaient trouvés d'envelopper hâtivement le corps d'épices et de le mettre au tombeau, juste avant le commencement du sabbat ; et maintenant ces adoratrices venaient au petit matin servir leur Seigneur avec amour en oignant et en embaumant d'une manière plus approfondie l'extérieur du corps. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 827-828)
Marc 16:1. Voir Marc 15:47
Marc 16:9-11. Jésus apparaît à Marie de Magdala
« Qu'il y a beaucoup de choses relatives à la mort, l'ensevelissement et la résurrection de notre Seigneur qui anoblissent et exaltent les vertus des femmes fidèles ! Elles pleurèrent à la croix, cherchèrent à s'occuper de son corps blessé et sans vie et vinrent au tombeau pleurer leur ami et Maître. C'est pourquoi il n'est pas étonnant de trouver une femme, Marie de Magdala, choisie entre tous les disciples et même les apôtres pour être le premier être mortel à voir un être ressuscité et à se prosterner en sa présence. Marie, qui avait été guérie de beaucoup et qui aima beaucoup, vit le Christ ressuscité ! » (McConkie, DNTC, 1:843)
Marc 16:11, 13. Pourquoi les apôtres ne crurent-ils pas ce que leur disaient Marie de Magdala et les autres femmes ?
«
Marie de Magdala et les autres femmes racontèrent aux disciples
l'histoire merveilleuse de leurs expériences respectives, mais les
frères ne purent ajouter foi à leurs paroles ; ils 'tinrent ces
discours pour des rêveries, et ils ne crurent pas ces femmes'. Après
tout ce que le Christ avait enseigné concernant sa résurrection des
morts en ce troisième jour, les apôtres étaient incapables d'accepter
la réalité de l'événement ; dans leur esprit, la résurrection était un
événement mystérieux et lointain, et non une possibilité actuelle. Il
n'y avait ni précédent ni analogie pour soutenir les histoires que ces
femmes racontaient – d'un mort qui serait revenu à la vie, avec un
corps de chair et d'os que l'on pouvait voir et toucher – à part les
cas du jeune homme de Naïn, de la fille de Jaïrus et du bien-aimé
Lazare de Béthanie ; mais ils voyaient les différences essentielles qui
existaient entre ces cas de restitution à un renouveau de vie mortelle
et la nouvelle de la résurrection de Jésus.
«
La douleur et le sentiment de perte irréparable qui avaient caractérisé
le sabbat de la veille, étaient remplacés, en ce premier jour de la
semaine, par une perplexité profonde et des doutes en conflit. Mais
alors que les apôtres hésitaient à croire que le Christ soit réellement
ressuscité, les femmes, moins sceptiques, plus confiantes,
savaient, car elles l'avaient vu et avaient entendu sa voix, et
certaines d'entre elles lui avaient touché les pieds. » (Talmage, Jésus
le Christ, p. 832-833)
Marc 16:12. Pourquoi le Seigneur ne révéla-t-il pas son identité quand il apparut à Cléopas et son compagnon sur la route d'Emmaüs ?
«
Pourquoi le Seigneur ressuscité choisit-il ce moyen d'apparaître à et
son compagnon (peut-être Luc, puisque c'est lui qui rapporte cet
épisode) ? Était-ce pour citer et interpréter les prophéties
messianiques 'en commençant par Moïse et par tous les prophètes ?' Cela
aurait pu être fait dans des circonstances ayant plus d'effet ; c'est
pour cela que Luc ne rapporte même pas les explications données.
Pourquoi le Seigneur cacha-t-il son identité ? Pourquoi marcher et
parler, peut-être des heures sur les chemins poussiéreux de Palestine ?
« De toute évidence, c'était pour montrer à quoi ressemble un être ressuscité. Il enseignait l'Évangile comme lui seul pouvait le faire, enseignant par un sermon vivant, sermon qui devait avoir son point culminant peu de temps après dans une chambre haute en présence de ses apôtres (voir Luc 24:36-44).
«
Jésus longea un chemin de Judée, marcha pendant des heures et enseigna
les vérités de l'Évangile exactement comme il l'avait fait
pendant les trois ans et demi de son ministère mortel. Il ressemblait
tant à n'importe quel autre instructeur en train de voyager, par son
attitude, son vêtement, son langage, son apparence physique, sa
conversation qu'ils ne reconnurent pas Jésus qu'ils croyaient mort.
'Reste avec nous', lui dirent-ils comme ils l'auraient dit à Pierre ou
à Jean. 'Entre et dormir ; tu dois être fatigué et tu dois avoir faim'.
Ils crurent que c'était un homme mortel. Pouvait-on trouver un moyen
plus parfait d'enseigner ce qu'était un être ressuscité quand il
retient en lui sa gloire ? Les hommes sont des hommes, qu'ils soient
mortels ou immortels et, après cet épisode sur la route d'Emmaüs, il
n'y a pas lieu de faire de la réalité de la résurrection quelque chose
d'extra-spirituel (voir Marc 16:9-11). » (McConkie, DNTC,1:850)
LUC
I 01 I 02 I 03 I
04 I 05 I 06 I
07 I 08 I 09 I
10 I 11 I 12 I
13 I 14 I 15 I
16 I 17 I 18 I
19 I 20 I 21 I
22 I 23 I 24 I
C'est Rome qui gouvernait une partie du monde méditerranéen au temps de la naissance du Christ. Auguste gouvernait avec énergie et compétence et, pendant toute la période où il fut au pouvoir (de 31 avant J-C à 14), il chercha à établir dans la bureaucratie romaine une tradition de loyauté et d'honnêteté, à réorganiser les gouvernements des provinces et à faire des réformes financières. Son gouvernement fut caractérisé par l'ordre.
Auguste ordonna un recensement de tout l'empire romain en l'an 1 avant J.-C. Ce recensement était en fait l'enregistrement des personnes.
LUC 3
LUC 4
LUC 5
Luc 5:1-11. Pourquoi Pierre, André, Jacques et Jean abandonnèrent-ils tout pour suivre Jésus ?
La Traduction de Joseph Smith fait deux additions importantes au
récit que fait Matthieu de la façon dont Jésus a appelé Pierre et André
(Matthieu 4:18-20) : 1. « Je suis celui sur qui les prophètes ont écrit
: suivez-moi ». 2. « Et eux, croyant en ses paroles, laissèrent leur
filet… »
Luc 5:17-24. La rémission des péchés guérit l'esprit
«
D'après ce que Jésus a dit au moment où il guérit le paralytique, il
semblerait que la rémission des péchés est la thérapeutique qui guérit
et que les deux sont synonymes…
« Dans ce cas, il y a eu guérison physique. Parfois, il y a aussi une guérison du système nerveux ou de l'esprit. Mais toujours, la rémission des péchés, qui accompagne le pardon divin, guérit l'esprit. Cela explique le fait que, dans les Écritures, conversion et guérison sont très souvent associées. » (Marion G. Romney, dans CR, octobre 1963, p. 24-25)
Luc 5:37. Que voulait dire Jésus par l'expression « du vin nouveau dans de vieilles outres » ?
«
C'est de cette manière que notre Seigneur proclama la nouveauté et la
de son Évangile. Ce n'était nullement un rapiéçage du judaïsme. Il
n'était pas venu réparer des vêtements vieux et déchirés; la toile
qu'il donnait était nouvelle, et la coudre sur l'ancienne n'aurait fait
que déchirer de nouveau le tissu complètement usé et laisser une
déchirure encore plus vilaine que précédemment. Ou pour prendre un autre
exemple, il n'était pas prudent de confier du vin nouveau à de
vieilles… outres faites de peau d'animaux, et qui se détérioreraient
évidemment avec l'âge. Tout comme le vieux cuir se fend ou se déchire
sous une pression, même légère, de même les vieilles peaux…
éclateraient sous la pression du jus en fermentation, et le bon vin
serait perdu.
«
L'Évangile enseigné par le Christ était une révélation nouvelle qui
remplaçait une révélation passée et marquait l'accomplissement de la
loi ; ce n'était pas un simple ajout, ni une répétition de
commandements passés ; elle comportait une nouvelle alliance éternelle.
« Les efforts pour rapiécer les vêtements du traditionalisme juif avec la nouvelle étoffe de l'alliance ne pouvait avoir de plus beau résultat qu'une déchirure de l'étoffe. Le vin nouveau de l'Évangile ne pouvait être contenu dans les vieux récipients des libations mosaïques usés par le temps. Le judaïsme serait humilié et le christianisme perverti par tout mélange incongru de ce genre. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 239-240)
«
Que ce soit chez vous ou à l'Église, vos pensées et votre conduite
doivent toujours être en harmonie avec l'esprit et le but du sabbat.
Les lieux où l'on s'amuse et où l'on se divertit peuvent avoir une
réelle utilité au moment qui convient, mais ils ne favorisent pas la
croissance spirituelle ; ces lieux ne vous 'préserveront pas des
souillures du monde' et ne vous donneront pas la 'plénitude de la
terre' promise à ceux qui respectent la loi du sabbat. Vous qui prenez
l'habitude de violer le sabbat en ne le 'sanctifiant' pas, vous perdez
la joie que pourrait contenir toute votre âme pour un dé à coudre de
plaisir. Vous accordez trop d'attention à vos désirs physiques aux dépens de votre santé spirituelle.
« Celui qui ne respecte pas le sabbat donne les premiers signes d'affaiblissement de sa foi en négligeant ses prières en famille, en critiquant, en ne payant pas sa dime et en ne faisant pas de dons, et cette personne dont l'esprit commence à s'embrumer parce qu'elle meurt de faim spirituellement commence bientôt à avoir des doutes et des craintes qui l'empêchent d'acquérir des connaissances spirituelles ou de progresser en justice. Tels sont les signes d'une détérioration spirituelle, d'une maladie spirituelle auxquelles on ne peut porter remède que par une bonne nourriture spirituelle. » (Harold B. Lee, Decisions for Successful Living, p. 147-148)
Luc 6:13. Qu'est-ce qu'un apôtre ?
Une
des choses les plus importantes à savoir sur les apôtres c'est qu'ils
sont appelés à être témoins du Sauveur. Ce témoignage peut leur être
donné de plusieurs façons.
«
Puis-je me permettre de vous rendre mon propre témoignage ? Il y a
quelques années, j'avais un entretien avec un des missionnaires quand
deux autres missionnaires vinrent à moi avec ce qui, pour eux, semblait
être une question très difficile. Un jeune pasteur méthodiste s'était
moqué d'eux quand ils lui avaient dit qu'il était nécessaire qu'il y
ait des apôtres aujourd'hui pour que la véritable Église se trouve sur
la terre. Le pasteur leur avait dit : 'Est-ce que vous vous souvenez
que lorsqu'ils se sont réunis pour choisir qui remplacerait Judas, ils
ont dit que ce devait être quelqu'un qui les avait accompagnés et qui
avait été témoin de toutes les choses relatives à la mission et à la
résurrection du Seigneur ? Si telle est la condition pour être apôtre,
comment pouvez-vous dire que vous avez des apôtres ?' Les jeunes gens
me dirent : 'Que répondre à cela ?'
«
Je leur répondis : 'Retournez voir votre ami le pasteur et posez-lui
deux questions. Premièrement, comment l'apôtre Paul a-t-il obtenu ce
qui est nécessaire pour être appelé apôtre ? Il ne connaissait pas le
Seigneur, il ne le connaissait pas personnellement. Il n'avait pas
accompagné les apôtres, il n'avait pas été témoin du ministère ni de la
résurrection du Seigneur. Comment obtint-il un témoignage suffisant
pour être apôtre ? Ensuite, posez-lui la deuxième question : Comment
sait-il que tous ceux qui sont apôtres aujourd'hui n'ont pas reçu de la
même façon ce témoignage ?' Je vous rends témoignage que ceux qui
détiennent l'office d'apôtre peuvent savoir que la mission du Seigneur
est vraie et qu'en fait ils le savent réellement. » (Address to Seminary and Institute Faculty, 26 juin 1962)
LUC 7
LUC 8
Luc 8:5, 12. Qu'est-ce qui endurcit le cœur ?
« Les hommes qui n'ont aucun principe de justice en eux-mêmes et dont le cœur est rempli d'iniquité, et qui ne sont pas attirés par les principes de la vérité, ne comprennent pas la parole de vérité lorsqu'elle leur est annoncée. Le diable enlève la parole de vérité de leur cœur, parce qu'il n'y a chez eux aucun désir de justice. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 130)
Luc 8:6, 13. Les endroits pierreux
Tout
comme la pousse dépourvue de racines est incapable de survivre sous la
chaleur du soleil de midi, ainsi il y a ceux qui, sans un réel
témoignage et une véritable foi perdent leur conviction et même leur
intérêt pour l'Église sous la pression des difficultés ou de la
moquerie.
« Permettez-moi de vous dire que nombreux sont parmi vous ceux qui verront le temps où vous aurez tous les soucis, toutes les épreuves et les persécutions que vous pourrez supporter et de nombreuses occasions de montrer que vous êtes fidèles à Dieu et à son œuvre . Notre Église a devant elle de nombreux lieux resserrés à franchir avant que l'œuvre de Dieu ne soit couronnée par la victoire. Pour venir à bout de ces difficultés, il faudra que vous ayez une connaissance personnel le de la véracité de cette œuvre. Ces épreuves seront d'une nature telle que l'homme ou la femme qui ne possèdera pas cette connaissance ou ce témoignage personnel tombera. Si vous n'avez pas ce témoignage, menez une vie juste, invoquez le Seigneur et ne cessez pas de lui demander ce témoignage jusqu'à ce que vous l'ayez obtenu. Si vous ne le faites pas, vous ne pourrez pas tenir.
«
Rappelez-vous ces paroles, car il y en a beaucoup parmi vous qui les
verront s'accomplir. Le temps viendra où aucun homme ni aucune femme ne
pourra persévérer avec une lumière d'emprunt. Chacun de nous devra être
guidé par la lumière qui se trouve en lui. Si vous ne l'avez pas, comment ferez-vous ? » (Heber C. Kimball, cité
par Harold B. Lee, dans CR, octobre 1965, p. 128 ; voir aussi Orson F. Whitney, Life of Heber C. Kimball, p. 449-450)
Luc 8:7, 14. Parmi les épines
« Si la semence tombe parmi les épines, c'est dans une bonne terre
puisqu'il y pousse des mauvaises herbes. Mais la bonne semence est vite
étouffée et meurt parce qu'elle ne peut pas vaincre l'influence des
herbes et des chardons. Il en est de même pour les membres de l'Église
qui savent que l'Évangile est vrai, mais qui ne sont pas vaillants dans
leur témoignage de Jésus et qui ne font pas des efforts positifs et
courageux pour rechercher l'intérêt de l'Église. Ainsi en est-il des
saints qui préfèrent à l'Évangile les honneurs des hommes, les
principes d'éducation du monde, la réussite politique, l'argent ou les
biens matériels. Ils savent que l'œuvre du Seigneur est établie sur la
terre, mais ils laissent les occupations du monde étouffer la parole.
Et au lieu de gagner la vie éternelle, ils seront brûlés avec l'ivraie
qui les a vaincus. » (Bruce R. McConkie, DNTC, 1:289)
Luc 8:8, 15. La bonne terre
«
Si la semence tombe dans une terre productive et fertile et si elle est
ensuite nourrie et soignée, elle produit une récolte. Mais même dans ce
cas, tous les saints n'auront pas une récolte de la même valeur. Les
degrés de réceptivité de la foi sont nombreux, la productivité de la
culture a divers degrés. Tous les hommes, y compris les saints, seront
jugés selon leurs œuvres. Ceux qui gardent complètement la loi de
l'Évangile récolteront le centuple et hériteront la plénitude du
royaume du Père. Les autres auront des récompenses moindres danses lieux qui sont préparés à cet effet. » (McConkie, DNTC, 1:289)
LUC 9
LUC 10
Luc 10:17. Ce que signifie l'appel de soixante-dix
« Les soixante-dix sont des anciens appelés à prêcher l'Évangile dans tout le monde sous la direction des douze apôtres. Un collège de soixante-dix comprend soixante-dix membres dont sept sont choisis comme présidents. La différence entre les soixante-dix et les anciens est que les soixante-dix sont des 'officiers voyageurs' de l'Église tandis que les anciens en sont les 'officiers sédentaires'. » (Widtsoe, Priesthood and Church Government, p. 115)
Luc 10:21. Qui sont les « enfants » à qui le Père donne des révélations ?
«
Comparés aux savants de l'époque, comme les rabbis et les scribes, dont
la connaissance ne servait qu'à leur endurcir le cœur contre la
vérité, ces serviteurs dévoués étaient comme des petits enfants en
humilité, en confiance et en foi. Ces enfants étaient et sont parmi les
nobles du royaume. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 523)
Luc 10:27, 29, 36. Comment de nombreux dirigeants juifs de l'époque de Jésus comprenaient-ils le mot « prochain » ?
« Parmi les lois sacrées laissées par Moïse figurait le commandement : 'Tu aimeras ton prochain comme toi-même' (Lévitique 19:18). Des siècles plus tard, pour donner au peuple une interprétation étroite et non inspirée de ce commandement, les rabbis écrivirent : 'Nous ne devons pas provoquer la mort des Gentils, mais s'ils se trouvent en danger de mort, nous ne sommes pas tenus de les délivrer, c'est-à-dire, si l'un d'eux tombe à la mer, vous n'avez pas besoin de l'en sortir car un Gentil n'est pas notre prochain. » (Dummelow, A Commentary on the Holy Bible, p. 751)
Luc 10:38-42. Le dévouement de Marie et Marthe
«
Il ne reprochait pas à Marthe son désir de bien faire les choses, et il
n'était pas question non plus pour lui de sanctionner une négligence
possible de la part de Marie. Nous devons supposer que Marie avait aidé
de bon cœur avant l'arrivée du Maître ; mais maintenant qu'il était
là, elle désirait rester avec lui. Si elle avait négligé coupablement
son devoir, Jésus ne l'aurait pas félicitée pour ce qu'elle faisait. Ce
qu'il désirait, ce n'était pas seulement des repas bien servis et du
confort matériel, mais la compagnie des sœurs, et surtout leur
attention réceptive à ce qu'il avait à dire. Il avait plus à leur
donner qu'elles ne pouvaient lui fournir. Jésus aimait les deux sœurs
aussi bien que leur frère. Ces deux femmes étaient dévouées à Jésus, et
chacune s'exprimait à sa manière. Marthe était du genre pratique, se
souciant de services matériels ; elle était hospitalière et pleine
d'abnégation de nature. Marie, contemplative et plus encline au
spirituel, montrait sa dévotion par cet autre service qu'est la
compagnieet l'appréciation. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 529-530)
LUC 11
Luc 11:1-4. « Enseigne-nous à prier »
« Sans aucun doute les apôtres, étant des Juifs fidèles, étaient des hommes de prière ; pourtant, en regardant Jésus prier, ils en furent si frappés et se sentirent si humbles qu'ils lui demandèrent, quand il eut fini : 'Seigneur, enseigne-nous à prier.'
« Il leur donna un schéma simple, le même que celui qu'il avait donné dans le sermon sur la montagne. Il leur enseigna 'comment il était le plus convenable de s'adresser à la Divinité pour prier, ce qu'il fallait dire pour la louer et l'adorer, quel type de demandes les hommes doivent lui faire. Telle qu'elle se présente, c'est l'une des plus belles déclarations que l'on trouve dans les Écritures, par sa concision et son expression. Mais elle n'atteint pas cependant, la grandeur de l'une des prières que fit Jésus plus tard chez les Juifs, la grande prière sacerdotale (Jean 17), et on ne peut la comparer non plus avec l'une des prières qu'il prononça chez les Néphites (3 Néphi 19). » (McConkie, DNTC, 1:235)
Plus
utiles peut-être encore que ce court modèle lui-même furent les
directives et les conseils pertinents qu'il leur donna (voir Luc
11:5-13).
Luc 11:4. Comparé à Matthieu 6:13 : une phrase de moins dans Luc
Dans
la prière du Seigneur telle qu'elle est rapportée dans Luc, il manque
ces grandes paroles de sanctification : « Car c'est à toi
qu'appartiennent dans tous les siècles, le règne, la puissance et la
gloire. Amen ! »
« La prière telle qu'elle est donnée dans Luc a été considérablement remaniée. Les spécialistes affirment que les changements… partent de la plume de Marcion, l'hérétique d'il y a près de 1800 ans. » (J. Reuben Clark, CR, avril 1954, p. 42)
Dans la Traduction de Joseph Smith, le récit de Luc comprend l'expression de respect et d'humilité qui manque dans notre version de la Bible.
Luc 11:5-13. La parabole de l'ami à minuit
«
Certains considèrent que la Parabole est difficile à appliquer,
puisqu'elle traite de cet élément de la nature humaine qui est égoïste
et amoureux du confort, et l'utilise apparemment pour symboliser le
retard délibéré de Dieu. Mais l'explication en est claire lorsque l'on
examine dûment le contexte. La leçon du Seigneur que si l'homme, malgré
tout son égoïsme et son peu de désir de donner, accorde néanmoins ce
que son prochain lui demande à bon droit et continue à demander en
dépit de ses objections et de son refus temporaire, il en est d'autant
plus certain que Dieu accordera ce qu'on lui demande avec persistance,
avec foi et avec une intention juste.
« Il n'y a aucun parallèle entre le refus égoïste de l'homme et l'attente sage et bienfaisante de Dieu. Il faut que l'individu soit conscient d'avoir vraiment besoin de prier, et ait réellement confiance en Dieu pour que la prière soit efficace ; et c'est avec miséricorde que le Père retarde parfois le don afin que la demande soit plus fervente. Et pour employer les termes de Jésus : 'Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent'. » (Talmage, Jésus te Christ, p. 532)
Luc 11:24-26. « Et la dernière condition de cet homme est pire que la première »
« Cela veut-il dire que celui qui a cessé de fumer ou de boire ou qui a abandonné les péchés sexuels, trouve la vie vide pendant un certain temps ? Les choses qui l'occupaient, lui plaisaient et remplissaient ses pensées sont parties, et de meilleurs remplacements n'ont pas encore rempli les vides. C'est là l'occasion que Satan attendait. L'homme prend le départ, mais peut s'apercevoir que la perte des habitudes d'hier est si grande qu'il est tenté de retourner à ses voies mauvaises et son sort empire ainsi infiniment. » (Kimball, Le miracle du pardon, p. 161)
Luc 11:32. « Les hommes de Ninive se lèveront, au jour du jugement, avec cette génération et la condamneront »
« Ce sera comme si les nations des païens et des Gentils, ceux qui n'eurent pas la loi et la lumière qu'eut Israël, devaient se lever en jugement contre le peuple choisi qui a eu de bien plus grandes occasions de faire le bien. Les païens de Ninive se repentirent quand un homme vint prêcher chez eux alors que le peuple de l'alliance de Dieu, le peuple choisi parmi tous ceux de la terre, refusa de serepentir quand le Fils de Dieu lui-même vint parmi eux. » (McConkie, DNTC, 1:278)
Luc 11:47-49. Y en a-t-il, à notre époque, qui bâtissent des tombeaux ?
« Bâtissez-vous aussi des tombeaux pour les prophètes qui sont morts et des sépulcres pour ceux qui ont vécu il y a très longtemps en méprisant ceux qui sont vivants ? » (Spencer W. Kimball, CR, octobre 1949, p. 123)
« Même dans l'Église, il y en a qui s'abaissent jusqu'à terre pour orner les tombeaux des prophètes d'hier, mais lapident mentalement les prophètes vivants. »(Spencer W. Kimball, Instructor, 95:257, août 1960)
Luc 11:52. Jésus dénonce la perte de la plénitude des Écritures
Traduction
de Joseph Smith : « Malheur à vous, docteurs de la loi ! Car vous avez
enlevé la clé de la connaissance, la plénitude des Écritures ; vous
n'êtes pas entrés vous-mêmes dans le royaume et ceux qui voulaient y
rentrer, vous les en avez empêchés. »
«
Le diable mène la guerre contre les Écritures. Il les hait, il
pervertit la simplicité de leur signification et quand il le peut, il
les détruit. Il incite ceux qui se laissent influencer par lui à
supprimer et retrancher, modifier et corrompre, retoucher et déformer.
C'est pourquoi, Jésus, ici [Luc 11:52], est en train de maudire ceux
qui ont contaminé et détruit les Écritures qui auraient dû guider et
éclairer les Juifs. » (McConkie, DNTC, 1:624-625)
Luc 12:16-21. L'homme riche
« Les plans qu'il faisait pour conserver convenablement ses fruits et ses marchandises n'étaient pas mauvais en eux-mêmes, bien qu'il ait pu concevoir de meilleurs moyens de répartir ses surplus, soulager les nécessiteux, par exemple. Son péché était double : premièrement, il considérait surtout ses grandes réserves comme le moyen de s'assurer le confort personnel et celui de ses sens ; deuxièmement, il ne reconnut pas la part de Dieu dans sa prospérité matérielle, et compta même les années comme siennes. Il fut frappé au moment de sa jouissance égoïste.
« On ne nous dit pas si la voix de Dieu lui parvint comme un pressentiment terrible de sa mort imminente, ou par un messager angélique ou autrement ; mais la voix prononça sa condamnation : 'Insensé ! Cette nuit même ton âme te sera redemandée'. Il avait utilisé son temps et les pouvoirs de son corps et de son esprit à semer, à récolter et à engranger, tout cela pour lui-même. Qu'advint-il de tout cela ? À qui serait la richesse pour laquelle il avait mis son âme en danger ? S'il n'avait pas été insensé, il aurait pu se rendre compte, comme l'avait fait Salomon, de la vanité de thésauriser pour qu'un autre, d'une moralité peut-être incertaine, possède ces richesses. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 536-537)
Luc 12:36-39. « Soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces »
« C'est une petite parabole que seul Luc rapporte et qui avertit les apôtres d'être prêts pour la seconde venue du Christ qui sera soudaine. Les apôtres sont comparés aux serviteurs qui ont été laissés pour garder la maison (l'Église) pendant que le maître (le Christ) est parti à une noce (c'est-à-dire est monté aux cieux). Leurs reins sont ceints parce qu'ils ont du travail à faire dans la maison (prêcher l'Évangile et administrer l'Église) et leurs lampes sont allumées parce que leur tâche est d'éclairer un monde sombre et rempli de péché par leur exemple lumineux. Le retour des noces du Christ est son deuxième avènement ou bien cela représente le jugement qu'il fera de chaque âme à la mort. Les 'noces' ici, ne représentent pas la joie finale des bienheureux comme dans la parabole des dix vierges, mais le temps que passe le Christ à la droite de Dieu entre l'Ascension et le Second Avènement. » (Dummelow, The One Volwne Bible Commentary, p. 754-755, cité par McConkie, DNTC, 1:676)
Luc 12:49-53. Que voulut dire Jésus quand il déclara : « Je suis venu jeter un feu sur la terre » ?
«
Lorsque ceux qui cherchent honnêtement la vérité acceptent l'Évangile,
ils abandonnent le monde et gagnent sa haine. L'épée de la persécution,
de la dissension dans le foyer et des critiques méchantes dans la
famille est souvent dégainée par leurs plus proches parents. Rien que
dans cette dispensation, des milliers de convertis dévoués ont été
chassés de chez eux et se sont vu refuser leur héritage matériel pour
avoir accepté Joseph Smith et le pur Évangile originel rétabli par son
intermédiaire. » (McConkie, DNTC, 1:335)
LUC 13
Luc 13:6-9. Que signifie la parabole du figuier stérile ?
« Un homme (Dieu) avait un figuier (le restant juif de la maison d'Israël) planté dans sa vigne (le monde) ; il vint (au midi des temps) pour y chercher du fruit (la foi, la justice, les bonnes œuvres, les dons de l'Esprit) et il n'en trouva point.
«
Alors, il dit au vigneron (le Fils de Dieu) : Voilà trois ans (la
période du ministère de Jésus) que je viens chercher du fruit à ce
figuier, et je n'en trouve point. Coupe-le (détruis la nation juive
pour qu'elle ne soit plus un royaume organisé) : pourquoi occupe-t-il
la terre inutilement ? (Pourquoi empêcherait-il la conversion du monde
en occupant le territoire et en prenant le temps de mes serviteurs ?)
« Le
vigneron (le Fils de Dieu) lui répondit (à Dieu) : Seigneur, laisse-le
encore cette année ; je creuserai tout autour et j'y mettrai du fumier
(je prêcherai l'Évangile, j'élèverai une voix d'avertissement, je
montrerai des signes et des prodiges, j'organiserai l'Église et je
donnerai à la nation juive toutes les possibilités de se convertir).
Peut-être à l'avenir donnera-t-il du fruit (la nation juive sera
conservée en nation organisée et ses membres obtiendront l'exaltation)
; sinon, tu le couperas (tu détruiras la nation juive, elle deviendra
un objet de moquerie et de risée et les Juifs seront éparpillés parmi
toutes les nations). » (McConkie, DNTC, 1:477)
LUC 14
Luc 14:12-24. Quelle est la signification de la parabole des conviés ?
« Il laissa aux savants à qui l'histoire était adressée le soin d'expliquer la parabole. Certains d'entre eux en sonderaient certainement le sens, du moins en partie. Le peuple de l'alliance, Israël, était les hôtes spécialement invités. Ils avaient été conviés longtemps à l'avance, et en professant eux-mêmes appartenir au Seigneur, avaient accepté de prend re part à la fête. Lorsque tout fut prêt, le jour désigné, ils furent respectivement convoqués par le Messager qui avait été envoyé par le Père ; il était à ce moment même au milieu d'eux. Mais les soucis des richesses, l'attrait des choses matérielles et les plaisirs de la vie sociale et domestique les occupaient tout entiers, et ils demandaient à être excusés ou déclaraient irrespectueusement qu'ils ne pouvaient pas ou ne voulaient pas venir.
« Alors la joyeuse invitation devait être portée aux Gentils, qui étaient considérés comme spirituellement pauvres, estropiés, aveugles et boiteux. Et plus tard, même les païens en dehors des murs, les étrangers dans les portes de la ville sainte seraient invités au souper. Ceux-ci, surpris de cette invitation inattendue, hésiteraient, jusqu'au moment où, par des exhortations et des assurances véritables qu'ils étaient réellement compris parmi les invités, ils se sentiraient contraints ou obligés de venir. Les dernières paroles du Seigneur prévoient que certaines des personnes impolies arriveraient plus tard, après s'être occupées de leurs affaires plus absorbantes : 'Car je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon souper'. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 552-553)
Luc 14:28-30. « Lequel de vous, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense ? »
« Les convertis doivent calculer la dépense avant d'entrer dans l'Église… Ils ne doivent entrer dans le royaume que s'ils sont prêts à faire les sacrifices requis… Ils doivent faire tout le chemin pour la cause de l'Évangile ou rester en dehors complètement… Ils ne doivent pas le suivre s'ils ne sont pas capables de persévérer dans sa parole et faire les choses qu'il enseigne et commande.
«
Les saints tièdes sont damnés ; s'ils ne se repentent pas et ne
deviennent zélés, le Seigneur a promis de les vomir de sa bouche
(Apocalypse 3:14-19). Seuls les vaillants obtiennent le salut céleste ;
les saints 'qui ne sont pas vaillants dans le témoignage de Jésus' ne
peuvent accéder plus haut que le royaume terrestre(voir D&A 76:79). » (McConkie, DNTC, 1:504)
Luc 15:4-7. La brebis perdue
« Les brebis vont où il y a de l'herbe. Il semble que la brebis de la parabole ne se soit pas perdue en désobéissant délibérémment ou par négligence de sa part. Elle a simplement pris un autre chemin à la recherche de pâturages plus verts et s'est bientôt égarée.
« Je vous le demande ce soir, comment cette brebis s'est-elle égarée ? Elle n'était pas rebelle. Si vous étudiez bien la comparaison, la brebis cherchait sa nourriture d'une façon parfaitement légitime, mais peut-être stupidement ou alors par inconscience, elle s'est laissée attirer par le champ, par la perspective d'une herbe meilleure jusqu'à ce qu'elle finisse par s'éloigner du troupeau et se perde.
« C'est ainsi qu'il y a des jeunes gens et des jeunes filles dans l'Église qui s'égarent loin du troupeau d'une façon parfaitement légitime. Ils cherchent la réussite, réussite dans les affaires, dans leur métier et assez vite ils se désintéressent de l'Église et finissent par perdre le contact avec le troupeau. Ils se sont égarés du chemin de la véritable réussite, peut-être stupidement, par inconscience, dans certains cas, peut-être volontairement. Ils ne voient plus ce qui constitue la véritable réussite. » (David O. McKay, CR, avril 1945, p. 120)
Luc 15:9-10. La drachme perdue
« Dans ce cas, la chose perdue n'en est pas elle-même responsable. Celui à qui elle avait été confiée l'avait, par insouciance ou par négligence, égarée ou laissée tomber. Cela fait une différence et, des trois, c'est celle qui s'applique à nous… Ce qui nous a été confié, ce n'est pas seulement des pièces de monnaie, mais des âmes vivantes d'enfants, de jeunes gens et d'adultes. Elles nous ont été confiées… Une jeune fille peut s'éloigner à cause d'une réflexion désobligeante d'une autre jeune fille de son âge à la SAM… et la présidente des jeunes filles la laisse partir, néglige d'aller la rechercher le jeudi soir suivant et de l'inviter à revenir. Une autre personne peut s'égarer à cause de l'inactivité de son instructeur de l'École du dimanche ou de l'indifférence de cet instructeur qui est satisfait d'avoir quinze personnes ce matin au lieu de penser aux quinze autres qui sont en train d'errer à cause de sa négligence. » (David O. McKay, CR, avril 1945, p. 121-122)
Luc 15:11-32. Quelques commentaires sur la parabole du fils prodigue
« Je pense qu'il est significatif que le Seigneur ait bien fait comprendre dans sa parabole que le jeune fils avait beaucoup perdu en s'égarant, mais, dans une certaine mesure au moins, il a payé par ses souffrances et sa déchéance. C'est une exigence de la justice. Mais une fois que le châtiment fut donné, le cœur aimant du père se réjouit de la repentance et du retour de son fils. Quel encouragement à la repentance ! Que c'est bon de savoir que le Père est miséricordieux et qu'il pardonne ! C'est mieux de ne pas avoir transgressé, mais c'est merveilleux d'être accepté quand on revient ! » (Stephen L. Richards, CR, avril 1956, p. 93)
« La troisième parabole est celle du fils prodigue, 'le plus jeune fils' nous dit-on, qui, donc, manquait de maturité dans son jugement. Il ne voulait plus être contraint et supportait mal d'être guidé par son père. Il est évident qu'il aspirait à la soi disant liberté, qu'il voulait, comme on dit, voler de ses propres ailes. Alors, il dit : 'Mon père, donne-moi ma part, que je m'en aille.' Le père la lui donna et le garçon s'en alla.
« Nous sommes en présence d'un cas d'exercice de la volonté, d'un choix, d'un choix délibéré. Dans un sens, c'est un cas de rébellion contre l'autorité. Et que fit-il ? Il dissipa son bien dans une vie de débauche, le dilapida avec des prostituées. C'est une des façons de se perdre.
« Les jeunes gens qui commencent à se laisser aller à leurs appétits et à leurs passions sont sur la pente de l'apostasie aussi sûrement que le soleil se lève à l'est. Et il n'y a pas que les jeunes. N'importe quel homme ou n'importe quelle femme qui prend cette route de l'intempérance et de la vie dissolue se séparera du troupeau aussi inévitablement que la nuit suit le jour.
« 'Mon esprit ne restera pas à toujours dans l'homme' (Genèse 6:3), dit le Seigneur. 'Mon esprit ne demeurera pas dans un tabernacle impur.' Celui qui essaie de mener une double vie, celui qui la mène en violation des alliances qu'il a contractées est, comme l'a dit quelqu'un, 'soit un fourbe soit un sot'. Souvent, il est les deux parce qu'il fait usage de son libre arbitre pour satisfaire ses passions, pour gaspiller ses biens en menant une vie de débauche, pourvioler les alliances qu'il a contractées dans la maison du Seigneur.
« Dans ces cas-là, nous ne pouvons pas faire grand-chose, seulement mettre en garde la personne qui s'est égarée et prier pour elle jusqu'à ce que, comme le fils prodigue, 'elle rentre en elle-même'. » (David O. McKay, avril 1945, CR, p. 122-123)
Luc 15:11-32. Quelles sont les conséquences du péché ?
« J'ai toujours eu l'impression que le Sauveur avait voulu que le père de la parabole représente notre Père éternel à tous. Il connaissait la rigidité de la loi juive. Il savait quel terrible délit c'était de renoncer à son patrimoine, un délit impardonnable, je suppose, dans la maison juive. Ainsi, il fit revenir vers son père ce fils égaré non pour qu'il soit rejeté, mais bien reçu et aimé. Il ne fit pas redonner au jeune fils tous les droits auxquels il avait renoncé. L'aîné, qui avait toujours fait son devoir, se plaignit du festin qui avait été organisé pour le retour de son jeune frère, mais le père le consola en lui disant : 'Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi', puis il répéta à l'aîné ce qu'il avait dit au plus jeune : 'Il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé' (Luc 15:31-32).
« Tous les choix que nous faisons élargissent ou réduisent le domaine dans lequel nous pouvons prendre et fixer nos décisions dans l'avenir. Quand nous faisons un choix, nous sommes irrévocablement engagés à accepter les conséquences de ce choix. Jésus, dans sa parabole du fils prodigue, donne une illustration classique de cette vérité.
«
Vous vous rappelez sans doute que dans cette parabole, un jeune homme,
exerçant son droit fondamental de choisir, décide de prendre la partie
qui lui revient des biens de son père et de s'en aller voir le monde.
C'est ce qu'il fait tandis que la nature suit son cours uniforme. Quand
sa fortune fut dilapidée, il fait un autre choix qui le ramène chez lui
où l'attendent 'l'anneau, la robe et le veau gras'. Son père, très
heureux, l'accueille à bras ouverts. Mais les conséquences de sa
première décision restent pour lui car la femme est partie. Le 'père'
lui-même ne peut pas détruire les effets de sa renonciation. »
(Collins, Such Is Life, p. 85-88 ; voir aussi Marion G. Romney, CR,
octobre 1968, p. 65)
LUC 16
Luc 16:8. « Les enfants de ce siècle sont plus prudents à l'égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière »
À première lecture, la parabole de l'économe infidèle semble être une justification de la malhonnêteté dans son emploi. Une étude attentive montrera cependant que cette parabole a été donnée pour enseigner le soin avec lequel les saints de Dieu doivent entreprendre la tâche de préparer leur avenir éternel. Sachant qu'il ne lui restait que peu de temps dans son emploi, l'économe essaya avec sagesse d'essurer son avenir en se gagnant quelques amis.
« Ce n'était pas la malhonnêté de l'économe qui était exaltée, mais sa prudence et sa prévoyance qui furent félicitées, car s'il avait mal utilisé les biens de son maître, il avait soulagé les débiteurs, et ce faisant il n'avait pas outrepassé ses pouvoirs légaux, car il était toujours économe bien qu'il ait été moralement coupable de méfaits. Nous pouvons résumer la leçon de cette manière : Utilisez votre richesse de manière à vous assurer des amis plus tard. Soyez diligent, car le jour où vous pouvez utiliser vos richesses terrestres passera bientôt. Prenez de la graine même des gens malhonnêtes et méchants ; s'ils sont prudents au point de prévoir le seul avenir qu'ils puissent imaginer, combien plus vous, qui croyez en un avenir éternel, ne devez-vous pas prévoir ! » (Talmage, Jésus le Christ, p. 566)
Luc 16:19-31. Que nous apprend la parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare sur le monde des esprits ?
Dans la célèbre parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare nous sont présentés deux états différents des hommes dans le monde qui se trouve après la mort : 'Le sein d'Abraham' et 'le séjour des morts', le premier étant décrit comme un lieu de repos, le deuxième comme un lieu de tourments. Entre les deux se trouve 'un grand abîme' qui empêche toute communication entre les deux. Telle était la situation avant la visite que fit le Christ au monde des esprits entre le moment de sa mort et celui de sa résurrection. La visite du Sauveur dans le monde des esprits établit un pont au-dessus de l'abîme séparant le paradis (le sein d'Abraham) et l'enfer ce qui permit aux esprits en prison de recevoir le message de l'Évangile par les officiers autorisés.
« Il n'y eut pas de communication entre les esprits qui se trouvaient au paradis et ceux qui se trouvaient en enfer jusqu'à ce que le Christ ait jeté le pont sur le 'grand abîme' sépare ces deux demeures (voir Alma 40:11-14). Il fit cela pendant que son corps reposait dans la tombe de Joseph d'Arimathée et que son propre esprit désincarné continuait à exercer son ministère auprès des hommes dont l'esprit se trouvait en prison (voir 1 Pierre 3:18-21 ; 4:6). 'Jusqu'à ce jour-là' les prisonniers restèrent enfermés et l'Évangile ne leur fut pas prêché (voir Moïse 7:37-39). L'espoir de salut pour les morts était encore futur. » (McConkie, DNTC, 1:521)
«
Mais maintenant, depuis que notre Seigneur a proclamé 'aux captifs la
liberté et aux prisonniers la délivrance' (Ésaïe 61:1), l'Évangile est
prêché partout dans le monde des esprits, la repentance est accordée à
ceux qui la recherchent et les ordonnances vicariales sont accomplies
dans les temples de la terre et il y a un espoir de salut pour l'esprit
des hommes qui auraient accepté l'Évangile de tout leur cœur dans
cette vie s'ils en avaient eu l'occasion » (Enseignements du
prophète Joseph Smith, p. 144).
« Hadès, shéol, paradis, esprit en prison, c'est tout un : c'est un monde des esprits. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 434)
Luc 16:31. « S'ils n'écoutent pas Moise et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait »
« Ici sont enseignées deux grandes vérités éternelles : (1) Dieu choisit et envoie ses propres représentants et ses témoins aux hommes mortels pour crier repentance et prêcher l'Évangile du salut. Si les hommes ne tiennent pas compte de ce message, ils sont damnés. Et, (2) Ceux qui refusent d'entendre les oracles vivants qui leur sont envoyés à leur époque et qui refusent de croire les enseignements des anciens prophètes qui leur sont rapportés ne se convertiraient pas par une démonstration de miracles, fût-ce la résurrection de personnes mortes.
«
Lazare ressuscita des morts sur l'ordre de Jésus et revint parmi les
hommes, redevenu un être mortel. Au lieu de se convertir, de nombreux
Juifs rebelles cherchèrent à faire périr Jésus pour empêcher que des
personnes réceptives ne croient en lui et en son pouvoir divin
(voirJean 11:1-52 ; 12:10-11). Notre Seigneur lui-même est ressuscité
des morts en une glorieuse immortalité, il est apparu à de nombreuses
personnes et il a envoyé des témoins dans le monde entier attesterde sa
résurrection et pourtant les hommes n'ont pas cru. » (McConkie, DNTC, 1:522)
LUC 17
Luc 17:14. Pourquoi les lépreux devaient-ils aller se montrer aux sacrificateurs ?
« Pour un lépreux, 'pour le jour de sa purification', le moyen prescrit pour obtenir la permission de rentrer dans la société était de se montrer aux sacrificateurs du peuple (voir Lévitique 14:2-3). Jésus dit aussi aux lépreux de se montrer aux sacrificateurs pour éprouver leur foi. Ils crurent tous les dix et firent ce qui leur était demandé pour guérir et c'est 'pendant qu'ils allaient' voir les sacrificateurs qu'ils furent tous guéris. » (McConkie, DNTC, 1:536)
Luc 17:17-18. « Les dix n'ont-ils pas été guéris ? »
« Celui qui revint remercier Jésus était un Samaritain et peut-être que cette démonstration de gratitude faite par un Samaritain était une autre preuve pour les apôtres que tous les hommes sont acceptables par le Seigneur et que la supériorité exclusive à laquelle prétendaient les Juifs en tant que peuple élu devait bientôt être remplacée par le commandement de porter l'Évangile de paix à tous les peuples. » (McConkie, DNTC, 1:537)
Luc 17:20. Pourquoi Jésus dit-il : « Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards »
«
Les prophéties prédisant les événements relatifs à la première et à la
seconde venue du Messie étaient confondues dans l'esprit des Juifs. Ils
croyaient à tort qu'à sa première venue il manifesterait son pouvoir
qui renverserait et détruirait tous les royaumes terrestres. C'est
pourquoi, se basant sur une fausse promesse, en se moquant de lui, ils
exigeaient une réponse à leur question sarcastique : 'Si tu es le
Messie promis comme tu as prétendu l'être si souvent, quand
manifesteras-tu ton pouvoir, quand le joug romain sera-t-il brisé,
quand leroyaume de Dieu viendra-t-il vraiment ?' » (McConkie, DNTC, 1:539)
LUC 18
Luc 18:1-8. Pourquoi le Seigneur raconta-t-il la parabole du juge inique ?
« Le juge était un homme pervers ; il refusait la justice à la veuve, qui ne pouvait obtenir réparation de nul autre. Il fut poussé à agir par le désir d'échapper aux importunités de la femme. Évitons l'erreur de comparer son action égoïste avec les voies de Dieu. Jésus ne voulait pas dire que Dieu céderait finalement aux supplications de la même manière que le juge inique l'avait fait ; mais il fait remarquer que si même un être tel que ce juge, qui 'ne craignait point Dieu et qui n'avait d'égard pour personne', finissait par écouter la veuve et lui accorder ce qu'elle demandait, nul ne devrait douter que Dieu, le Juste et le Miséricordieux, écouterait et répondrait. L'entêtement du juge, bien qu'entièrement pervers de sa part, peut avoir été finalement avantageux pour la veuve. Si elle avait aisément obtenu réparation, elle aurait pu devenir de nouveau imprudente, et il aurait pu se faire qu'un adversaire pire encore que le premier l'opprime. Le but dans lequel le Seigneur donna cette parabole est déclaré expressément : pour montrer qu'il faut toujours prier, et ne point se relâcher. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 533)
Luc 18:9-14. Pourquoi le Seigneur a-t-il raconté la parabole du pharisien et du publicain ?
«
Il nous est dit expressément que cette parabole fut donnée au profit de
certaines personnes qui étaient assurées que leur pharisaisme serait
certainement justifié devant Dieu. Elle ne s'adressait pas spécialement
aux pharisiens ni aux publicains. Les deux personnages représentent des
classes extrêmement séparées. Il se peut que l'esprit de satisfaction
pharisaïque de soi ait abondamment existé parmi les disciples et même
un peu parmi les Douze… La parabole peut s'appliquer à tous les hommes
; sa morale fut résumée dans une répétition des paroles de notre
Seigneur prononcées dans la maison du chef pharisien. » (Talmage, Jésus
leChrist, p. 576-577)
Luc 19:11-28. Pourquoi Jésus a-t-il raconté la parabole des mines ?
« Jésus voyageait vers Jérusalem pour la dernière fois. Dix jours plus tard environ, il allait mourir sur la croix et les Juifs, en général, croiraient qu'il n'avait pas réussi à établir le royaume messianique promis. Pour corriger l'idée fausse que le 'royaume de Dieu' (c'est-à-dire le royaume politique, le royaume qui gouvernerait toutes les nations ayant à sa tête le Messie roi, le royaume du millénium) 'allait apparaître' à l'instant, Jésus donna la parabole des mines. » (McConkie, DNTC,1:571)
Luc 19:41. Jésus pleura sur Jérusalem
« Selon la tradition, quand Jésus prononça ces mots, il se tenait sur le mont des Oliviers, en face d'un point des murailles qui entourent Jérusalem qui se trouve à quelques mètres mètres au sud de la Belle Porte. De cet endroit, on a une très belle vue de cette ville historique.
« Elle est merveilleusement pittoresque avec ses anciennes maisons aux toits plats, ses tours d'églises et ses dômes de mosquées couvrant les quatre collines sur laquelle Jérusalem est construite. La vue est impressionnante, même à l'heure actuelle ; elle a dû beaucoup inspirer Jésus quand il la contempla dans toute sa splendeur du temps d'Hérode.
« Mais c'était les habitants de la ville et non les belles constructions ou le beau panorama que le Sauveur vit, les yeux embués de larmes, quand il s'écria en pleurant : 'Si tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux' (Luc 19:42). Il vit le peuple divisé en sectes rivales en conflit les unes contre les autres, chacune professant avoir plus de sainteté et de justice que l'autre et fermant toutes les yeux à la vérité.
« Il y avait les Juifs hébraïques, conservateurs, s'en tenant rigidement à la loi mosaïque. Il y avait les esprits plus libéraux, les juifs hellénisants dont le point de vue avait été modifié par la philosophie païenne. Il y avait quelques Esséniens avec leur ascétisme, qui rejetaient la Prêtrise d'Aaron. Il y avait les Sadducéens qui observaient le sabbat de façon formelle et vide et qui niaient la résurrection. Et enfin, les Pharisiens qui faisaient l'aumône pour être vus des hommes, qui portaient de larges phylactères, qui étaient avares et cupides, qui affirmaient hautainement avoir la pré-éminence et dont l'hypocrisie était cachée le plus souvent sous une apparence vénérable de sainteté supérieure.
« Il n'est pas étonnant que le Sauveur, voyant ces divisions parmi son peuple, ait prié le Père avec tant de ferveur pour son petit troupeau ('qu'ils soient un comme nous sommes un'). Il n'est pas étonnant que le Sauveur, discernant parfaitement la tromperie et l'hypocrisie sous le vernis extérieur de la religion ait prononcé une dénonciation si cinglante quand il a dit :
« 'Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n'y entrez pas vous-mêmes, et vous n'y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer' (Matthieu 23:13).
« Voilà comment étaient les gens que vit le Fils de l'Homme quand il se tint il y a vingt siècles sur le mont des Oliviers et que, voyant la ville, il 'pleura sur elle'. » (David O. McKay, CR, octobre 1944, p. 77-78)
LUC 20
LUC 21
LUC 22
Luc 22:3. Satan entra-t-il littéralement dans le corps de Judas ?
« C'est possible, car Satan est un être spirituel qui fut engendré de Dieu dans la pré-existence et qui fut précipité des cieux à cause de sa rébellion. Lui et ceux qui le suivirent, qui sont aussi des êtres spirituels, ont le pouvoir, dans certains cas, d'entrer dans le corps des hommes ; ils sont aussi parfois chassés, par le pouvoir de la prêtrise, de ces corps dans lesquels ils sont entrés illégalement (voir Marc 1:21-28). Mais si le corps de Judas n'était pas littéralement possédé par Satan, cependant, ce membre traître des Douze était totalement soumis à la volonté du diable. 'Avant que Judas ne vende le Christ aux Juifs, il s'était vendu au diable ; il était devenu le serf de Satan et obéissait aux ordres de son maître' (Talmage, Jésus le Christ, p. 721). » (McConkie, DNTC, 1:702)
Luc 22:44. « Étant en agonie, il priait plus instamment »
« Quel exemple parfait ! Il avait beau être le Fils de Dieu et même avoir été fortifié par un ange, il pria avec une foi encore plus grande ; il grandit même en grâce et atteint les hauteurs les plus élevées de l'unité spirituelle avec le Père. C'est à très juste titre que Paul, parlant de cette heure, écrivit : 'Dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien qu'il soit Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel' (Hébreux 5:7-9). » (McConkie, DNTC, 1:776)
Mais qu'est-ce qui causa la souffrance intense du Sauveur ?
« Jésus devait ôter le péché par le sacrifice de sa propre personne… Et comme, dans sa propre personne, il portait les péchés de tous et les expiait en se donnant lui-même en sacrifice, c'est pourquoi il fut accablé du poids de la souffrance de tous les âges et de toutes les générations, l'indescriptible souffrance due à ce sacrifice expiatoire par lequel il portait les péchés du monde et souffrit dans sa propre personne les conséquences de la violation par l'homme d'une loi éternelle de Dieu. De là la profonde affliction, l'angoisse indescriptible, la torture accablante qu'il souffrit pour se soumettre au décret éternel de Dieu et aux exigences d'une loi inexorable.
« La souffrance du Fils de Dieu n'était pas simplement la souffrance due à sa mort ; car en réalisant l'expiation pour les péchés du monde, il portait le poids, la responsabilité et le fardeau des péchés de tous les hommes, ce qui, pour nous, est inconcevable…
« Gémissant sous le poids de cette charge accumulée, sous cette force intense et incompréhensible, cette terrible exigence de la loi divine devant laquelle l'humanité faible reculait et la souffrance extrême lui faisant transpirer de grosses gouttes de sang, il en arriva à s'exclamer : 'Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi.' Dans ce lieu solitaire, il avait lutté pour supporter la charge la plus lourde qui soit, il avait combattu les puissances des ténèbres déchaînées contre lui. Placé au-dessous de toutes choses, l'esprit accablé de souffrances et de douleur, seul et apparemment sans soutien et abandonné, dans son agonie, c'est du sang qui sortit de ses pores. » (Taylor, The Mediation and Atonement, p. 149-150)
Luc 22:44. « Et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre »
«
L'agonie que le Christ éprouva dans le jardin, l'esprit limité ne peut
en sonder ni l'intensité ni la cause. La pensée qu'il ait souffert par
crainte de la mort est intenable. Pour lui, la mort était préliminaire
à la résurrection, au retour triomphal auprès du Père d'où il était
venu et à un état de gloire qui transcendait même celui qu'il possédait
précédemment ; et en outre, il était dans son pouvoir de donner
volontairement sa vie.
« Il luttait et gémissait sous un fardeau dont aucun autre être qui a vécu sur la terre ne pourrait même concevoir la possibilité. Ce n'était pas une douleur physique ni une angoisse mentale uniquement qui lui firent souffrir une torture telle qu'elle produisit un suintement de sang de chaque pore, mais une angoisse spirituelle comme seul Dieu était capable d'en ressentir. Aucun autre homme, quelque grande que puisse être son endurance physique ou mentale, n'aurait pu souffrir ainsi ; car son organisme humain aurait succombé et la syncope aurait produit la perte de conscience et un oubli bienvenu.
«
Dans cette heure d'angoisse, le Christ rencontra et vainquit toutes les
horreurs que Satan, 'le prince de ce monde' pouvait infliger. La lutte
effrayante que le Seigneur dut livrer dans les tentations qui
l'assaillirent immédiatement après son baptême était dépassée et jetée
dans l'oubli par cette lutte suprême avec les puissances du mal. D'une
certaine manière, terriblement réelle bien qu'incompréhensible à
l'homme, le Sauveur prenait sur lui le fardeau des péchés de l'humanité
depuisAdam jusqu'à la fin du monde. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 745-746)
LUC 23
Luc 23:6-11. Le Christ devant Hérode
«
Si effrayé qu'Hérode ait pu être jadis de Jésus, qu'il avait
superstitieusement cru être la réincarnation de sa victime assassinée,
Jean-Baptiste, ce sentiment était maintenant remplacé par un intérêt
amusé lorsqu'il vit, lié devant lui, le célèbre prophète de Galilée,
accompagné d'une garde romaine et de fonctionnaires ecclésiastiques.
Hérode commença à questionner le Prisonnier, mais Jésus resta
silencieux. Les principaux sacrificateurs et les scribes exprimèrent
avec véhémence leurs accusations, mais le Seigneur ne prononça pas un
mot. Hérode est le seul personnage de l'histoire à qui Jésus, pour
autant qu'on le sache, appliqua personnellement une épithète
méprisante. 'Allez dire à ce renard', dit-il un jour à certains
pharisiens qui étaient venus le trouver pour lui dire qu'Hérode avait
l'intention de le tuer.
«
Pour autant que nous le sachions, Hérode se distingue en outre par ce
qu'il est le seul être qui ait vu le Christ face à face et lui ait
parlé sans jamais entendre sa voix. Pour les pécheurs repentants, les
femmes en pleurs, les enfants babillards, pour les scribes, les
pharisiens, les sadducéens, les rabbis, pour le souverain sacrificateur
parjure et son sujet obséquieux et insolent, et pour Pilate le païen,
le Christ avait des paroles – de réconfort ou d'enseignement,
d'avertissement ou de réprimande, de protestation ou de dénonciation
-et cependant pour Hérode, le renard, il n'avait qu'un silence
dédaigneux et royal.
« Piqué au vif, Hérode passa des questions insultantes à des actes de dérision méchante. Ils se moquèrent, lui et ses soldats, des souffrances du Christ, et le traitèrent 'avec mépris', puis, après l'avoir, pour se moquer de lui, 'revêtu d'un habit éclatant, il le renvoya à Pilate'. Hérode n'avait rien trouvé en Jésus qui justifie une condamnation. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 774-775)
Luc 23:34. « Pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font »
« (Sa première parole sur la croix) est une demande de pardon dans un sens particulier et limité du terme. Jésus était le Fils de Dieu ; en tant que tel, il avait le pouvoir de pardonner les péchés, pouvoir qu'il avait exercé librement quand les circonstances s'y prêtaient (voir Matt. 9:2-8).
«
Mais ici, il n'exerce pas ce pouvoir. Il ne dit pas : 'Tes péchés te
sont pardonnés' comme il avait coutume de le faire en d'autres
occasions. Il ne demande pas non plus au Père de pardonner les péchés
de ces personnes dans le sens de les purifier du péché de façon à
pouvoir être qualifiées pour entrer dans l'Église ou hériter du royaume
céleste. La loi par laquelle on obtient ce pardon exige le repentir et
le baptême. Ce qu'il veut dire plutôt c'est : 'Père ne leur impute pas
ce péché, car ils agissent selon les ordres qui leur sont donnés. Ceux
qui sont pleinement et réellement coupables sont leurs gouverneurs et
les Juifs qui ont conspiré pour me faire condamner. Ce sont Caïphe et
Pilate qui savent que je suis innocent. Ces soldats ne font qu'exécuter
leurs ordres'.
«
Il faut bien remarquer que Jésus n'a pas prié pour Judas qui l'a trahi,
ni pour Caïphe et les principaux sacrificateurs qui ont conspiré contre
lui, ni pour les faux témoins qui perdirent leur âme en parjurant
devant le sanhédrin et les salles de jugement de Rome, ni pour Pilate
et Hérode qui, l'un et l'autre, auraient pu le libérer, ni pour Lucifer
dont le pouvoir et la force de persuasion sont à la base de toute cette
machination. Tous ceux-là sont laissés aux mains du Juge éternel qui
les traitera selon leurs œuvres . La miséricorde ne peut pas aller à
l'encontre de la justice ; le coupable ne reste pas libre simplement
parce que le juste ne porte pas d'accusation contre lui.
«
Là, sur la croix, Jésus met simplement en application son propre
commandement de pardonner à nos ennemis et de bénir ceux qui nous
maudissent. » (McConkie,
DNTC, 1:818-19)
«
Quand le Seigneur, au moment de mourir, se tourna vers le Père et
demanda : 'Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font' (Luc
23:34), il parlait des soldats qui le crucifiaient. Ils agissaient sous
l'autorité d'une nation souveraine. C'étaient les Juifs qui étaient
coupables de la mort du Seigneur. Encore,une fois, comment pouvait-il
leur pardonner, comment son Père pouvait-il leur pardonner, alors
qu'ils ne se repentaient pas. Ces gens méchants qui s'écrièrent : 'que
son sang retombe sur nous et sur nos enfants !' (Matt. 27:25) ne
s'étaient pas repentis. Ceux qui 'l'injurièrent' sur le Calvaire (Matt.
27:39) ne s'étaient pas repentis. Les dirigeants juifs qui jugèrent
illégalement Jésus, exigeant de Pilate qu'il le crucifie et incitèrent
la foule à ses actes les plus vils, ne s'étaient pas repentis. Pas plus
que les soldats romains qui, bien que certainement tenus par la loi
militaire de crucifier Jésus comme on le leur commandait, n'étaient
absolument pas obligés d'ajouter les insultes et les cruautés
auxquelles ils soumirent le Sauveur avant sa crucifixion. » (Spencer W. Kimball, Le miracle du pardon, p. 156-157)
Luc 23:43. Aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis
Au
voleur sur la croix qui lui demandait de se souvenir de lui après la
mort, le Sauveur répondit en lui donnant tout l'espoir possible : «
Aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis.
«
C'est-à-dire, aujourd'hui tu seras avec moi dans le monde des esprits
où l'Évangile te sera enseigné et où tu auras une réponse à tes
questions. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 434).
« Jésus n'a pas laissé entendre qu'un malfaiteur pouvait se repentir sur son lit de mort, mais ce qu'il a fait, c'est accepter le grain de foi et de repentance qui se montre chez un homme pénitent. Comme toujours, les efforts du Seigneur ont tendu à donner la plus grande espérance possible à celui qui setournerait de l'obscurité à la lumière éternelle. » (McConkie, DNTC, 1:823-824)
Luc 23:46. Je remets mon esprit entre tes mains
Quand
il comprit que l'œuvre de sa vie mortelle était terminée, à ce
moment-là seulement, il dit avec humilité, respect et soulagement ce
qu'il avait décidé de sa propre volonté : 'Père, je remets mon esprit
entre tes mains'. Jésus inclina la tête et passa volontairement de
cette vie dans l'autre.
«
Jésus le Christ était mort. Sa vie ne lui avait été enlevée que parce
qu'il l'avait permis. Aussi doux et bienvenu qu'aurait été le
soulagement procuré par la mort à chacune des étapes précédentes de sa
souffrance. de Gethsémané à la croix, il vécut jusqu'à ce que tout soit
accompli comme prévu.
«
À notre époque,la voix du Seigneur Jésus s'est fait entendre,
confirmant qu'il avait souffert et qu'il était mort. et définissant le
dessein éternel qui avait été ainsi accompli. Ecoutez et faites
attention à ses paroles : 'Car voici, le Seigneur, votre Rédempteur, la
souffert la mort dans la chair et il a éprouvé les souffrances de tous
les hommes, afin que tous les hommes puissent se repentir etvenir à lui' (D&A 18:11). » (Talmage, Jésus le Chris, p. 806)
LUC 24
Luc 24:10-11. Pourquoi les apôtres ne crurent-ils pas ce que leur disaient Marie de Magdala et les autres femmes ?
«
Marie de Magdala et les autres femmes racontèrent aux disciples
l'histoire merveilleuse de leurs expériences respectives, mais les
frères ne purent ajouter foi à leurs paroles ; ils 'tinrent ces
discours pour des rêveries, et ils ne crurent pas ces femmes'. Après
tout ce que le Christ avait enseigné concernant sa résurrection des
morts en ce troisième jour, les apôtres étaient incapables d'accepter
la réalité de l'événement ; dans leur esprit, la résurrection était un
événement mystérieux et lointain, et non une possibilité actuelle. Il
n'y avait ni précédent ni analogie pour soutenir les histoires que ces
femmes racontaient – d'un mort qui serait revenu à la vie, avec un
corps de chair et d'os que l'on pouvait voir et toucher – à part les
cas du jeune homme de Naïn, de la fille de Jaïrus et du bien-aimé
Lazare de Béthanie ; mais ils voyaient les différences essentielles qui
existaient entre ces cas de restitution à un renouveau de vie mortelle
et la nouvelle de la résurrection de Jésus.
«
La douleur et le sentiment de perte irréparable qui avaient caractérisé
le sabbat de la veille, étaient remplacés, en ce premier jour de la
semaine, par une perplexité profonde et des doutes en conflit. Mais
alors que les apôtres hésitaient à croire que le Christ soit réellement
ressuscité, les femmes, moins sceptiques, plus confiantes,
savaient, car elles l'avaient vu et avaient entendu sa voix, et
certaines d'entre elles lui avaient touché les pieds. » (Talmage, Jésus
le Christ, p. 832-833)
Luc 24:13. Quelle distance y avait-il d'Emmaüs à Jérusalem et où le village se trouvait-il ?
« Emmaüs se trouvait à soixante stades (environ 12 kilomètres) de Jérusalem. L'emplacement du village n'a pas été défini jusqu'à présent. » (Smith, A Dictionary of the Bible, éd. révisée, rubrique « Emmaüs »)
Luc 24:34. Pourquoi Jésus apparut-il à Pierre en dehors des autres ?
« C'est la seule allusion que les évangélistes font à l'apparition personnelle que le Christ accorda ce jour-là à Simon Pierre. L'entrevue entre le Seigneur et son apôtre, jadis renégat, mais maintenant repentant, dut être pénible. La pénitence pleine de remords que Pierre avait manifestée pour son reniement du Christ dans le palais du souverain sacrificateur était profonde et pitoyable ; il se peut qu'il ait douté que le Maître puisse jamais l'appeler encore son serviteur ; mais le message du tombeau que les femmes apportèrent dans lequel le Seigneur envoyait ses salutations aux apôtres qu'il désignait pour la première fois comme ses frères, titre honorable et affectueux, dont Pierre n'avait pas été exclu, avait dû engendrer de l'espoir en lui ; en outre, dans la mission dont ils avaient chargé les femmes, les anges avaient mis Pierre en avant en le citant tout spécialement. Le Seigneur alla trouver Pierre repentant, pour apporter, nous n'en doutons pas, le pardon et le rassurer avec amour. L'apôtre lui-même conserve un silence respectueux au sujet de cette visite, mais Paul en parle lorsqu'il cite les preuves incontestables de la résurrection du Seigneur. » (Talrnage, Jésus le Christ, p. 838-839).
Mais le fait que Jésus ait apparu à Pierre a peut-être encore une autre signification.
«
Auparavant, au cours de son ministère mortel, Jésus avait annoncé qu'il
confèrerait les 'clés du royaume' à Pierre (Matthieu 16:19). Pierre,
Jacques et Jean (qui présidaient avec lui) reçurent ces clés sur la
montagne de la Transfiguration (voir Matthieu 17:1-8 ; Luc 9:28-36).
Après cela, ils 'agirent en tant que membres de la Première Présidence
de l'Église à leur époque' (Smith, Doctrines of Salvation, 3:152).
«
'Ces clés appartiennent toujours à la présidence de la Haute-Prêtrise'
(D&A 81:2) et ne peuvent être employées dans leur plénitude sur la
terre que par un seul homme à la fois ; et cet homme, dans la période
qui suivit immédiatement l'ascension au ciel de Jésus était Pierre. Il
se peut donc que l'apparition de Jésus à Pierre en particulier soit
liée, d'une certainefaçon, au principe des clefs. » (McConkie, DNTC, 1:851)
JEAN
I 01 I 02 I 03
I 04 I 05 I 06
I 07 I 08 I 09
I 10 I 11 I 12
I 13 I 14 I 15
I 16 I 17 I 18
I 19 I 20 I 21
I
JEAN 1
Jean
1:1.
Comment Jésus est-il la Parole de
Dieu ?
«
Le Père a agi dans l'œuvre de la création par
l'intermédiaire du Fils, qui est devenu ainsi l'exécutif
par l'intermédiaire duquel la volonté, le commandement
ou la parole du Père étaient mis en vigueur. C'est donc
avec beaucoup d'exactitude que l'apôtre
Jean pouvait dire du Fils, Jésus-Christ, qu'il était la
Parole ; ou comme le déclara le Père, 'la Parole de mon
pouvoir' (Moise 1:32). » (Talmage, Jésus
le Christ, p. 39).
Jean
1:9-11. Comment le
monde a-t-il reçu le Sauveur ?
«
Après avoir déclaré que la mission de
Jean-Baptiste était de rendre témoignage de la lumière,
Jean continue son propre témoignage de Jésus en disant
: 'Cette lumière était la véritable lumière,
qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Elle était
dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le
monde ne l'a point connue. Elle est venue chez les siens, et les
siens ne l'ont point reçue.' (Jean 1:9-11)
«
Pourquoi à cette époque-là ou à la nôtre
certains ne le reçoivent-ils pas ? Il ne fait aucun doute
qu'ils attendaient quelque chose de tout à fait différent.
Ils recherchaient un chef qui opérât des réformes
politiques et sociales et ils s'intéressaient peu aux
problèmes spirituels. 'Le monde a été fait par
elle et le monde ne l'a point connue. Il y en a aujourd'hui qui
passent à côté de lui et qui ne le reconnaissent
pas. » (Howard W. Hunter dans CR, octobre 1968, p. 141)
Jean
1:18. Que faut-il penser de cette
déclaration de Jean : « Personne n'a jamais vu Dieu »
?
Bien
sûr, il y a des prophètes qui ont contemplé la
Divinité. Joseph Smith a enseigné
cependant que le Père ne se manifeste que pour rendre
témoignage de Jésus : « Et personne n'a jamais vu
Dieu, sauf quand il a rendu témoignage du Fils ; car personne
ne peut être sauvé si ce
n'est par lui » (Jean
1:19,
Traduction de Joseph Smith). Remarquez aussi
comment Jean explique lui-même ce
qu'il a voulu dire dans Jean 6:46.
Jean
1:42. Pourquoi était-il
important que
Simon reçoive
un autre nom ?
«
Destiné à devenir président de l'Église
de Jésus-Christ et à utiliser dans leur plénitude
les clés du royaume, Pierre devait devenir prophète,
voyant et révélateur (voir D&A 81:2). En prévision
de ce futur appel, Jésus donne ici un nouveau nom à son
principal disciple, le nom de Céphas qui signifie 'un voyant'
ou 'une pierre'.
«
Ce nom prendra bientôt une signification encore plus grande
lorsque, lui promettant les clés du royaume, notre Seigneur
dit à Pierre que les portes de l'enfer ne prévaudront
pas contre la pierre de la révélation ou, en d'autres
termes contre son don de voyant (voir Matthieu 16:18). » (McConkie,
DNTC, 1:132-133).
Jean
1:47-49. Quelle fut l'expérience
de Nathanaël sous le figuier ?
«
Jésus ici exerce son pouvoir de
voyant. D'après le fragment de recit
qui est conservé dans
les Écritures, il apparaît que Nathanaël avait fait
une expérience spirituelle très intense en priant, en
méditant ou en adorant sous un figuier. Le Seigneur,
dispensateur de toutes les choses spirituelles, avait été
présent en esprit aux côtés de Nathanaël
bien que son corps fût absent. Et cet Israélite 'sans
fraude', à cette manifestation du don de voyance de Jésus,
fut amené à l'accepter comme le Messie. »
(McConkie, DNTC,
1:134)
JEAN 2
Jean
2:4.
Est-ce que Jésus accéda volontiers à la demande
de sa mère pour les
noces
de Cana ?
Traduction de Joseph Smith : «
Jésus lui dit : Femme, que veux-tu que je fasse pour toi ? Je
le ferai, car mon heure à moi n'est pas encore venue. »
Jean
2:4. Que penser
du terme « femme »
qu'emploie Jésus pour s'adresser à sa mère ?
«
L'interjection 'Femme', appliquée
par un fils à sa mère peut paraître assez dure
sinon irrespectueuse à nos oreilles, mais le fait de
l'utiliser exprimait en réalité une intention tout à
fait opposée. Pour tout fils, sa mère devait être
avant tout la femme par excellence ; elle est la seule femme au monde
à qui le fils doit son existence terrestre, et, bien que le
titre de 'Mère' appartienne à toutes les femmes qui ont
acquis les honneurs de la maternité, cependant il n'y a pour
aucun enfant plus d'une femme qu'il puisse, à bon droit,
appeler de ce titre.
«
Lorsque, dans les dernières terribles scènes de son
expérience mortelle, le Christ pendait agonisant, sur la
croix, il baissa les yeux sur Marie, sa mère, qui était
en pleurs, et la confia à l'apôtre bien-aimé,
Jean, en ces termes : 'Femme, voici ton fils ! ' Peut-on penser qu'en
cet instant suprême, le souci de notre Seigneur pour la mère
dont il était sur le point d'être séparé
par la mort, puisse provenir d'une émotion autre que celle du
respect, de la tendresse et de l'amour ?' » (Talmage, Jésus
le Christ, p. 175-176)
Jean
2:6. guelle quantité
représentaient les « deux ou trois mesures » que
contenaient
les
vases ?
Une
mesure faisait environ 35 litres. Chacun des vases contenait donc de
70 à 105 litres d'eau. Il en résulte que Jésus
créa entre 400 et 600 litres de vin ; ce miracle montre que
c'était une noce où il y avait un très grand
nombre d'invités.
Jean
2:13-14. Qu'était la Pâque
?
«
L'ancien Israël, du temps de Moïse, fut libéré de
l'esclavage temporel par l'Éternel. Pour commémorer
cette délivrance, il lui fut commandé de célébrer
la fête de la Pâque. La fête avait pour but de
rappeler deux choses : (1) que l'ange destructeur était passé
sans toucher les maisons ni les troupeaux d'Israël tandis qu'il
avait frappé les premiers-nés des hommes et des animaux
des Égyptiens et (2) que l'Éternel était son
Libérateur, le même être saint qui, au moment
voulu, viendrait dans le monde comme Roi-Messie pour réaliser
l'expiation infinie et éternelle.
«
Tous les symboles de la fête se rattachaient à ces deux
événements. Le repas était mangé en hâte
comme si l'on se préparait à fuir (ceci était
d'ailleurs plus respecté dans les premiers temps de
l'instauration de la Pâque qu'au temps de Jésus).
L'agneau du sacrifice était un agneau sans tache dont le sang
était répandu mais dont les os n'étaient pas
brisés. Le sang était aspergé sur les maisons
qu'il fallait épargner, autant de représentations et de
symboles du sacrifice à venir du Messie (voir Exode 12).
«
Et maintenant, près d'un millénaire et demi après
que l'Éternel ait donné la
Pâque
à Israël, lui-même, revêtu de son corps parmi
les autres hommes, se préparait
à
célébrer la fête pour accomplir la loi donnée
à Moise. » (McConkie, DNTC, 1:704)
Jean
2:13-22. Jésus défendit
la sainteté de la maison de son Père
«
Quand Jésus purifia le temple, il était rempli d'une
colère sainte parce que les hommes ne respectaient pas le
caractère sacré de la maison de son Père, en y
vendant des pigeons et des agneaux pour les sacrifices. Des changeurs
de monnaie se trouvaient là pour la commodité de ceux
qui venaient d'autres pays. Ils leur donnaient en monnaie locale
l'argent dont ils avaient besoin pour le temple. Sans doute qu'à
leurs yeux, ils ne faisaient rien de mal, mais ils faisaient ces
choses dans la maison du Seigneur. On nous dit qu'il renversa les
tables des changeurs et qu'il s'adressa aux vendeurs de pigeons en
ces termes : 'Otez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père
une maison de trafic' (Jean 2:16).
«
L'attitude respectueuse, a écrit Ruskin, est la plus noble
qu'un homme puisse avoir au monde. Le respect est un des signes de la
force ; le manque de respect un des plus sûrs indices de
faiblesse. Aucun homme qui se moque des choses sacrées ne peut
s'élever bien haut. Nous devons respecter avec loyauté
les nobles valeurs de la vie, sinon, au jour de l'épreuve,
nous les abandonnerons. » (David O. McKay, CR, octobre 1950,
p. 163-164)
JEAN 3
Jean
3:5. Qu'est-ce que le «
royaume de Dieu » dont parle Jésus ?
«
On voit très clairement que le royaume de Dieu dont parle le
Sauveur dans sa conversation avec Nicodème est le royaume
céleste. C'est aussi ce qui est impliqué dans les
instructions que notre Sauveur donna à ses apôtres quand
il les quitta. Ils devaient aller de par le monde prêcher
l'Évangile et tous ceux qui l'accepteraient et seraient baptisés
entreraient dans le royaume céleste, mais tous les autres
seraient damnés, autrement dit, envoyés dans 1' un des
autres royaumes. » (Smith, Answers to Gospel's Questions,
5:147-148)
JEAN 4
Jean
4:1-3. Jésus lui-même
fit des baptêmes d'eau
«
Ils cherchèrent plus diligemment des moyens de pouvoir le
mettre à mort ; car beaucoup recevaient Jean comme prophète
mais ne croyaient pas en Jésus.
«
Or, le Seigneur savait cela, quoique lui-même n'en baptisât
pas autant que ses disciples.
«
Le Sauveur sut cela, bien que lui-même ne baptisait pas autant
que ses disciples. » (Jean 4:2, Traduction de Joseph Smith)
«
Contrairement aux faux enseignements et aux traditions, Jésus
en personne baptisa d'eau pour qu'il puisse être le grand
Exemple en toutes choses. Nul doute qu'il accomplit aussi toutes les
autres ordonnances essentielles au salut et à l'exaltation. »
(McConkie, DNTC, 1:148)
Jean
4:9. Pourquoi les Juifs détestaient-ils tant les
Samaritains ?
«
La route directe reliant la Judée à la Galilée
passait par la Samarie ; mais beaucoup de Juifs, et surtout les
Galiléens, préféraient prendre une route
indirecte bien que plus longue plutôt que de traverser le pays
d'un peuple aussi méprisé d'eux que l'étaient
les Samaritains. Le ressentiment entre Juifs et Samaritains avait
grandi pendant des siècles, et à l'époque du
ministère terrestre de notre Seigneur s'était
transformé en une haine vraiment intense. Les habitants de la
Samarie étaient un peuple mêlé, chez lesquels le
sang d'Israël était mélangé à celui
des Assyriens et d'autres nations ; et une des raisons de l'animosité
qui existait entre eux et leurs voisins tant au nord qu'au sud, était
que les Samaritains prétendaient être reconnus pour
Israélites ; ils se vantaient que Jacob était leur
père, mais ceci, les Juifs le niaient. Les Samaritains avaient
une version du Pentateuque qu'ils révéraient comme
étant la loi, mais ils rejetaient tous les écrits
prophétiques de ce qui est maintenant l'Ancien Testament,
parce qu'ils s'y considéraient traités avec
insuffisamment de respect.
«
Pour les Juifs orthodoxes de l'époque, un Samaritain était
plus impur qu'un Gentil d'une autre nationalité. »
(Talmage, Jésus le Christ, p. 209-210)
Jean
4:10. Quelle était l'importance du terme « eau vive
» ?
Les
prophètes d'Israël avaient maintes fois déclaré
que le Seigneur était une source d'eau vive qu'Israël
avait rejetée (voir Jérémie 2:13 ; Ésaïe
8:6). Jésus lui-même, l'Éternel, avait supplié
l'ancienne Israël de se repentir et de revenir à lui pour
qu'il puisse la rassasier et lui donner de la vigueur. Et l'Éternel,
dans son exhortation, avait utilisé en figure de langage,
l'image de la source et de l'eau (voir Ésaïe 58:11).
JEAN 5
Jean
5:26-27. voir Jean 10:17-18
Jean
5:31-34. Que dit Jésus sur sa mission et le témoignage
que les autres ont rendu de lui ?
Traduction de Joseph Smith : « Donc, si je rends
témoignage de moi-même, alors mon témoignage est
vrai. Car je ne suis pas le
seul, il y en a un autre qui rend témoignage de moi et je sais
que le témoignage qu'il donne de moi est vrai. Vous avez envoyé
vers Jean, et il a rendu aussi témoignage à la vérité. Et il ne reçut
pas son témoignage de l'homme mais de Dieu et vous dites
vous-mêmes qu'il
est un prophète; c'est pourquoi vous devez recevoir son
témoignage.
Je dis ces choses pour
que vous puissiez être sauvés… Mais j'ai un
témoignage plus grand que celui de Jean ; car les œuvres que
le Père m'a donné
d'accomplir, ces œuvres mêmes que je fais témoignent de
moi et
témoignent que le
Père m'a envoyé. Et le Père'
lui-même qui m'a envoyé a rendu témoignage de
moi. Et en vérité,
je vous atteste que vous
n'avez jamais entendu sa voix et que vous ne l'avez jamais
vu ; car sa parole ne
demeure point en vous, parce que vous ne croyez pas à
celui qu'il a envoyé. »
Jean 5:39. Que
signifie « sonder les Écritures » ?
« Puisque nous ne
pouvons pas vivre de toutes paroles qui sortent de la bouche de Dieu
sans savoir quelles sont ces paroles, il est impératif que
nous les étudiions. C'est ce que le Seigneur nous a demandé
de faire.
« Jésus
répondit ironiquement aux Juifs qui contestaient vivement que
Dieu pût être son Père : 'Vous sondez les
Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie
éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de
moi' (Jean 5:39).
« Dans la de son
Livre des Commandements, le Seigneur a dit : 'Sondez ces
commandements, car ils sont vrais et dignes de foi, et les prophéties
et les promesses qu'ils contiennent s'accompliront toutes' (D&A
1:37).
« ll nous a été
demandé par Dieu d'enseigner 'les principes de l'Évangile
qui sont dans la Bible et le Livre de Mormon' (D&A 42:12). Nous
ne pouvons pas le faire si nous ne savons pas quels sont ces
principes. » (Marion G. Romney, CR, avril 973, p. 117)
JEAN 6
Jean
6:14-15. Pourquoi
y eut-il
tant de personnes parmi celles qui suivaient Jésus
qui
voulurent faire de lui leur roi?
«
De nombreux Juifs, à l'époque de Jésus,
attendaient fiévreusement l'apparition imminente de leur
Messie attendu depuis si longtemps. L'oppression de la domination
rpmaine se faisait plus lourde de jour en jour. Il était donc
tout à fait naturel qu'ils pensent voir en Jésus
l'accomplissement de leurs espoirs et de leurs rêves pour leur
vie terrestre. Ne possédait-il pas des pouvoirs miraculeux ?
N'avait-il pas changé de l'eau ordinaire en vin, ressuscité
des morts, guéri des malades et transformé quelques
pains et quelques poissons en une quantité de nourriture
suffisante pour plus de cinq mille personnes ? Ne pouvait-il pas
tourner ces mêmes pouvoirs contre Rome et libérer les
Juifs de l'occupation étrangère ?
«
La multitude, maintenant nourrie et rassasiée, se mit à
réfléchir au miracle. En Jésus, par lequel une
œuvre si grande s'était accomplie, elle reconnaissait
Quelqu'un qui avait des pouvoirs surhumains. 'Celui-ci est vraiment
le prophète qui doit venir dans le monde', dit-elle – le
prophète dont la venue avait été prédite
par Moïse et qui serait semblable à lui. De même
qu'Israël avait été nourri miraculeusement du
temps de Moise, de même maintenant ce nouveau prophète
fournissait du pain dans le désert. Dans son enthousiasme, le
peuple proposa de le proclamer roi et de le forcer à devenir
son chef. Telle était sa conception grossière du
gouvernement messianique. » (James E. Talmage, Jésus le
Christ, p. 409)
Jean
6:25. Qu'est-ce qu'un rabbi ?
Le
mot « rabbi » qui signifie littéralement «
mon grand maître » était un terme de très
grand respect chez les anciens Juifs. Le rabbi local, dans chaque
village, faisait partie des hommes les plus instruits de la région
; il était en général diplômé d'une
école rabbinique officielle. Un rabbi se consacrait
véritablement au service des gens du peuple en les instruisant
dans leurs synagogues, en les assistant dans leurs besoins par des
moyens charitables, et par l'étude et la mise en application
constante de la loi de Moïse (la Torah) telle qu'il la
comprenait.
Jean
6:31-32. Qu'est-ce que la manne ?
«
Pendant les quarante années qu'ils passèrent dans le
désert, Moïse et les enfants d'Israël reçurent
leur nourriture du ciel. Certains passages de l'Ancien Testament
indiquent que la manne était donnée sous la forme d'une
pellicule que l'on trouvait sur le sol tous les jours sauf le jour de
sabbat. Selon les instructions du Seigneur, elle devait être
ramassée de bonne heure le matin avant que la chaleur du
soleil ne la fasse fondre et il ne fallait prendre que la quantité
nécessaire pour les besoins de la journée. La veille du
sabbat, il fallait en ramasser une quantité double pour
pouvoir manger le jour du sabbat. La manne
avait
le goût d'huile fraîche ou de gâteaux au miel, et
elle fut utilisée par les Israélites pour nourrir une
population de deux millions de personnes pendant quarante ans. Pour
la manger, il fallait la moudre et la faire cuire et elle a toujours
été considérée comme un don miraculeux de
Dieu et non comme un produit de la nature. » (Smith, Dictionary
of the Bible, p.
378-379).
Jean
6:66. Pourquoi
ceux qui avaient suivi le Christ
furent-ils si nombreux à se
détourner
de lui après
le sermon sur « le pain de vie »
?
«
(Le sermon sur 'le pain de vie' tel qu'il est rapporté par
Jean) est d'une très grande teneur spirituelle et contient des
instructions sur le Christ 'pain de vie' que
ceux qui l'avaient suivi ne purent pas croire.
Ils ne comprirent pas ce qu'il disait et
beaucoup d'entre eux s'en allèrent…
«
Les Douze entrevirent seulement la
signification spirituelle de ce sermon…
«
Ces apôtres avaient, ce jour-là, le pouvoir et le droit
de faire un choix : marcher avec ceux qui ne voyaient que les
bienfaits, les avantages physiques que la nature pourrait leur donner
ou utiliser leurs dons au profit de ce qu 'il y a de spirituel en l
'homme.
«
Cette décision détermine si l'on répond à
l'appel de l'âme, qui est de s'élever, ou si l'on cède
à la tentation de ramper…
«
Les disciples de Jésus aperçurent une lueur qui devait
illuminer spirituellement leur âme comme le soleil éclaire
l'obscurité avec des rayons de lumière. Mais
il y a peu de personnes qui voient la Lumière elle-même
ou même qui croient à son existence et souvent,
après l'avoir aperçue, ils
se détournent vers les choses plus grossières et plus
sordides. » (David O. McKay, Whither Shall We Go?, Speeches of
the Year, 1961,
p. 2-4)
JEAN 7
Jean
7:2. Qu'était la fête des Tabernacles ?
«
Le quinzième jour de ce septième mois, ce sera la fête
des tabernacles en l'honneur de l'Eternel, pendant sept jours. »
(Lévitique 23:34)
La
fête des Tabernacles était une période de
réjouissances pour exprimer au Seigneur sa gratitude pour les
riches récoltes des terres fertiles de Palestine. Les champs
et les vignes se trouvaient souvent assez loin des villages
israélites, c'est pourquoi les familles campaient
temporairement pour la saison de la moisson et la semaine de fête.
Ces habitations temporaires étaient décorées de
fruits et de guirlandes qui représentaient la moisson
abondante reçue du Seigneur. Les décorations servaient
aussi à rappeler aux occupants les quarante ans que leurs
ancêtres avaient passés dans le désert à
camper dans des tentes de fortune faites avec tous les tissus qu'on
avait pu trouver. Les Juifs ne devaient jamais oublier que Dieu avait
libéré leur peuple de la captivité et de
l'esclavage.
Des
sacrifices d'animaux : béliers, agneaux et taureaux étaient
offerts chaque jour. Les gens participaient aussi à une
cérémonie pendant laquelle ils agitaient des branches
de palmiers, de myrte, de saule et de citronnier de haut en bas vers
les points cardinaux pour symboliser la présence de Dieu dans
tout l'univers.
Le
huitième jour, la fête de conclusion, était une
assemblée solennelle, un jour de prière pour la pluie
et un jour de commémoration des morts (voir Exode 23:1, 17 ;
Lévitique 23:39-43 ; Nombres 29:12-38 ; Deutéronome
16:13-15 ; 31:10-13).
Jean
7:16-17. Quelle est la
méthode que Jésus
préconise
pour connaître la véracité
de
sa doctrine ?
«
En sondant les écrits tels qu'ils
nous sont donnés par les hommes qui vécurent
quotidiennement avec le Seigneur, nous voyons qu'une fois, les hommes
qui l'écoutaient s'élevèrent contre lui. Ils
contestèrent ses œuvres comme les hommes aujourd'hui le
contestent. Et une voix s'écria : 'Comment savoir que ce que
tu nous dis est vrai ? Comment savoir s'il est vrai que tu es le Fils
de Dieu comme tu le professes ?' Et Jésus lui répondit
tout simplement (et remarquez cette méthode) : 'Si
quelqu'un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma
doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon propre chef' (Jean 7:17).
«
Cette méthode est très logique. Elle est très
philosophique. C'est la méthode la plus simple pour donner à
un individu la connaissance de ce que l'esprit humain peut concevoir.
C'est en faisant une chose, en l'introduisant dans votre être
même que vous serez convaincu si elle est bonne ou mauvaise. Il
se peut que vous ne puissiez pas me convaincre de ce que vous savez,
mais vous, vous le savez parce que vous l'avez vécu. C'est
cette méthode que le Sauveur donna à ces hommes quand
ils lui demandèrent comment ils pourraient savoir si la
doctrine était de Dieu ou des hommes. » (David O. McKay,
CR, octobre 1966, p. 136)
JEAN 8
Jean
8:1-11. La femme surprise en adultère
«
Le Seigneur pardonna-t-i 1 à la femme ? Pouvait-il lui
pardonner ? Il semble qu'il n'y ait aucun signe de pardon. Son
commandement fut : 'Va et ne pèche plus.' Il
commandait à la pécheresse
de continuer son chemin, d'abandonner
sa vie mauvaise, de ne plus commettre de
péchés, de transformer sa vie. Il lui disait : Femme,
pars et commence à te repentir ; et il lui indiquait le
premier pas : abandonner ses transgressions. »
(Spencer W. Kimball, Le
miracle du pardon, p. 155)
Jean 8:12. « Je suis la lumière du monde »
« La célébration connue sous le nom de fête des Tabernacles étaient marquée par un brillant déploiement de lumière qui provenait de grands chandeliers en or disposés dans tout l'ensemble des bâtiments du temple. Apparemment, Jésus a utilisé cette situation pour déclarer : 'Je suis la lumière du monde'.
« Ses auditeurs savaient bien que leur Messie serait comme une lumière pour tous les hommes ; c'est-à-dire qu'ils savaient qu'étant la source même de lumière et de vérité, il se tiendrait devant tous comme une lumière, un exemple, un dispensateur de vérité ; ils savaient que sa mission serait de marquer et d'éclairer le chemin que devraient prendre tous les hommes (voir 3 Néphi 15:9 ; 18:16, 24). Les prophéties messianiques promettaient qu'il serait 'la lumière des nations', une lumière qui percerait l'obscurité de l'erreur et de l'incrédulité (Ésaïe 60:1-3). En appliquant ces prophéties à sa propre personne, Jésus proclamait clairement que c'était lui le Messie et c'est bien ce que comprirent ses auditeurs. » (McConkie, DNTC, 1:452-153)
«
Le Christ est la lumière de l'humanité. Avec cette lumière, l'homme
voit clairement son chemin. Quand cette lumière est rejetée, l'âme de
l'homme trébuche dans l'obscurité. Aucune personne, aucun groupe,
aucune nation ne peut réussir complètement sans suivre celui qui a dit
: 'Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans
les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie' (Jean 8:12). » (David
O. McKay, CR,avril 1940, p. 115)
Jean
8:31-32. « La vérité
vous affranchira »
«
Nous devons nous affranchir du pouvoir destructeur de la fausse
doctrine, nous affranchir de l'esclavage des appétits et de la
luxure ; nous affranchir des chaînes du péché, de
toute influence mauvaise et corruptrice et de tout pouvoir qui nous
freine et nous diminue, nous affranchir vers une liberté
illimitée dont seuls les êtres exaltés jouissent
dans sa plénitude. » (Bruce R. McConkie, DNTC,
1:456-457)
Jean
8:56-59. Que signifie ce que dit
Jésus : « Avant qu'Abraham fût, je suis » ?
«
C'est l'affirmation la plus directe et la plus évidente de sa
divinité que personne n'ait jamais donnée ou ne puisse
jamais donner. 'Avant Abraham, je fus, moi, l'Éternel'.
C'est-à-dire 'Je suis le Dieu Tout-Puissant, le Grand JE SUIS.
Je suis celui qui existe par lui-même, l'Éternel. Je
suis le Dieu de vos pères. Mon nom est : JE SUIS CELUI QUI
SUIS.'
«
C'est à Moïse que l'Éternel était
apparu, s'identifiant comme le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob et
lui avait dit : 'Je suis celui qui suis… C'est ainsi que tu
répondras aux enfants d'Israël : Celui qui s'appelle 'Je
suis' m'a envoyé vers vous… Voilà mon nom pour
l'éternité, voilà mon nom de génération
en génération' (Exode 3:14-15).
«
Lorsqu'il apparut un peu plus tard, nous lisons dans la version du
roi Jacques : 'Je suis le Seigneur : Je suis apparu à Abraham,
à Isaac et à Jacob sous le nom de Dieu Tout-Puissant,
mais je n'ai pas été connu d'eux sous mon nom, JÉHOVAH'
(Exode 6:2-3, traduction de la version du roi Jacques ; la version
Segond ne dit pas 'Jéhovah' mais 'l'Eternel', ndt). Par la
révélation moderne, nous savons que l'une des grandes
déclarations que le Seigneur fit à Abraham fut : 'Je
suis le Seigneur, ton Dieu… Mon nom est Jéhovah'
(Abraham 2:7-8). Et de même, le récit donné par
la Traduction de Joseph Smith dit : 'Je suis apparu à Abraham,
à Isaac et à Jacob. Je suis le Seigneur Dieu
Tout-Puissant, le Seigneur JÉHOVAH. Et ne connaissaient-ils
pas mon nom ?'
«
Les Juifs avaient très bien compris que Jésus avait
déclaré clairement être le Messie ; on le voit à
leur tentative de se jeter sur lui pour le lapider. La mort par
lapidation était le châtiment du blasphème, crime
dont notre Seigneur aurait été coupable si ses
affirmations quant à sa divinité n'avaient pas été
vraies. Mais Jésus, exerçant de toute évidence
ses pouvoirs divins, s'éloigna d'eux sans être vu. »
(McConkie, DNTC, 1:464)
JEAN 9
JEAN 10
Jean
10:1-15. Le symbole du « bon
berger »
«
Le berger, en Palestine, menait une vie solitaire. Ce qu'il y avait
de remarquable en lui, c'est qu'il était fidèle à
son troupeau et le protégeait. La nuit, les moutons étaient
enfermés dans un enclos appelé bergerie entouré
de hauts murs destinés à empêcher qu'un animal ou
quelqu'un y pénètre. Sur le haut des murs, on plaçait
des épines qui empêchaient les loups d'entrer dans la
bergerie en sautant par-dessus le mur. La seule entrée normale
était la porte (Jean 10:1). Souvent, on mettait plusieurs
troupeaux dans le même enclos et un seul berger, appelé
le portier, montait la garde à la porte pendant la nuit tandis
que
les
autres rentraient chez eux pour se reposer. Quand ils revenaient le
matin, ils se faisaient reconnaître par le portier qui les
laissait entrer et chacun appelait son propre troupeau qu'il
conduisait au pâturage (Jean 10:2-3). Le berger était
celui grâce à qui les moutons pouvaient se nourrir.
«
Le berger marchait devant ses moutons et les conduisait. Les moutons
le connaissaient et avaient confiance en lui et ne suivaient pas un
étranger (Jean 10:4-5). En général, il leur
donnait à chacun un nom, et chacun connaissait son nom et
venait quand le berger l'appelait. Si c'était un étranger
qui appelait, les moutons devenaient
craintifs et tremblants et n'obéissaient pas à sa voix
parce que ce n'était pas la voix de leur maître et
qu'ils ne la reconnaissaient pas (voir Jean 10:3-4, 27).
«
Le vrai berger, celui à qui appartenait le troupeau, était
prêt à donner sa vie pour ses bêtes s'il le
fallait. Parfois, un léopard ou une panthère, poussés
par la faim, sautaient par dessus les murs de la bergerie au milieu
des moutons effrayés. C'était des cas où la
force et le courage du berger étaient mis à l'épreuve.
Un mercenaire, à qui les moutons n'appartiennent
pas, pouvait, dans de telles circonstances, fuir le danger et se
dérober aux devoirs du berger (Jean 10:11-13). S'il n'était
pas surveillé, le mercenaire pouvait ne pas faire passer au
premier plan le bien-être des moutons. On connaissait des cas
de mercenaires qui vendaient des moutons, empochaient l'argent et
expliquaient leur disparition en disant que les loups étaient
venus et les avaient tués. Si l'on applique ceci
à
l'Évangile, on voit ce qu'un 'mercenaire' pourrait faire des âmes
hurnaines. Mais le
principal souci du vrai berger, c'était le bien-être de
son troupeau (voir Jean 21:15-17).
«
Même le vêtement du berger était conçu pour
l'aider à s'occuper de ses bêtes. À l'intérieur
de son manteau, il y avait un général une grande poche
dans laquelle il pouvait porter pour l'amener en sécurité
un agneau trop faible ou blessé. Ésaïe fait
allusion à cette poche quand il décrit le rôle du
Christ en le comparant à celui d'un berger (Ésaïe
40:10-11).
«
La comparaison du Christ avec le bon berger est parfaite dans tous
les détails. Il est la porte de la bergerie par laquelle nous
devons entrer. Il n'y a personne d'autre (voir Jean 10:9). Il n'est
pas un simple mercenaire, mais le vrai berger des âmes humaines
; 'nous ne nous appartenons point à nous-mêmes' (1
Corinthiens 6:19-20), mais il nous a rachetés avec son sang
précieux (voir 1 Corinthiens 7:23 ; 1 Pierre 1:18-19 ; 2
Pierre 2:1 ; Actes 20:28). Le berger conduit les moutons dans un
pâturage où ils peuvent se nourrir. Jésus nous a
donné sa parole. Nous sommes mis en garde contre les doctrines
des hommes. Seul le 'pâturage' sur lequel il conduit ses brebis
est une nourriture qui leur convient, et aucun homme ne peut être
sauvé dans l'ignorance de sa parole ou sans ses révélations.
La vraie brebis connaît sa voix. Le vrai berger connaît
ses brebis, elles lui appartiennent
et
il les appelle. De la même
façon, nous prenons sur
nous le nom du Christ, car nous lui appartenons ; nous sommes ses
brebis et si nous avons son nom, nous pourrons entrer 'par la porte'.
» (Matthews, The
Parables of Jesus, p. 75-76)
Jean
10:17-18 (voir aussi Jean 5:26-27).
Comment se fait-il qu'aucun homme ne
pouvait
ôter la vie à Jésus ?
«
Jésus n'avait pas de père dans la chair, c'est-à-dire
un père qui fût mortel, sujet à la mort. Notre
Père éternel, que nous prions, est le père du
corps de Jésus-Christ, et de son Père il hérita
la vie : la mort lui était toujours soumise. Il avait le
pouvoir de donner sa vie parce qu'il était le Fils de Marie
qui, comme nous, était mortelle et il pouvait aussi reprendre
sa vie : il avait ce pouvoir en lui. Dans ses enseignements aux Juifs
et à ses disciples, il parla fréquemment de ce pouvoir
et de sa mission. » (Smith, Answers to Gospel Questions, 1:33)
Jean
10:22. Qu'était la fête
de la Dédicace et pourquoi cette fête ?
«
Près de deux cents ans avant le ministère public de
Jésus, Antiochos Épiphane, un roi séleucide qui
avait le contrôle de la Palestine, essaya de détruire le
judaïsme en obligeant ses sujets à accepter la culture
grecque. Pour montrer ostensiblement son mépris de la foi
juive, Antiochos sacrifia un porc (le plus impur des animaux, selon
les Juifs) sur un petit autel grec bâti pour la circonstance à
l'intérieur des limites du temple. Après cela,
Antiochos interdit toutes les ordonnances religieuses prescrites par
la loi de Moise et ordonna que l'on brule tous les exemplaires connus
de la loi juive. Enfin, il ordonna la
construction
d'autels païens dans toute la Palestine, et les Juifs devaient
adorer les dieux païens ou mourir. Cette suppression de la
religion juive déclencha ce que l'on appelle la révolution
des Maccabées.
«
Judas Maccabée avec ses quatre frères réunit
autour de lui un certain nombre de Juifs fidèles qui
refusaient d'obéir aux exigences d'Antiochos. Ils formèrent
une armée de guérillas et menèrent une lutte
sans répit contre les troupes utilisées par Antiochos
pour faire mettre en vigueur ses règlements religieux.
Finalement, les Maccabées eurent le contrôle de
Jérusalem. Judas alors procéda à la purification
du temple (qui, pendant trois ans, avait servi à faire des
offrandes à Zeus) et au rétablissement du culte de l'Éternel. On
instaura
la fête de la Dédicace appelée parfois la fête
des lumières pour célébrer cette époque
où le temple fut repris et à nouveau consacré.
La fête se passe pendant le mois de Chislev, à cheval
sur nos mois de novembre et décembre, et dure huit jours. Elle
est marquée par des repas raffinés, des services
spéciaux à la synagogue et une illumination
supplémentaire dans tous les foyers, de là son nom,
fête des lumières. » (Harper's Bible Dictionary,
p. 133, 406-407).
Jean
10:22-38. Quelle importance revêt
le fait que Jésus soit allé à la fête de
la Dédicace ?
La
fête de la Dédicace ayant lieu quelque deux mois après
la fête des Tabernacles donna à Jésus une autre
occasion de déclarer ouvertement qu'il était le Messie.
Les Juifs, le mettant au défi avec beaucoup d'insolence,
désiraient vivement faire déclarer clairement à
Jésus qu'il était le Christ. À leurs questions
pressantes, Jésus répondit : « Je vous l'ai dit,
et vous ne croyez pas » (Jean 10:25). Il dit aux Juifs la
raison pour laquelle ils ne croyaient pas en ses paroles : c'est
qu'ils n'étaient pas ses brebis. « Mes brebis entendent
ma voix ; je les connais, et elles me suivent » (Jean 10:27).
Remarquez la similitude du témoignage
qu'il
donne ici avec celui qu'il a donné précédemment
à la fête des Tabernacles (voir Jean 10:14-16.) En
conclusion, après avoir déclaré qu'il était
le Messie, il dit qu'il avait le pouvoir de donner aux hommes la vie
éternelle et annonça qui il était par rapport au
Père : « Moi et le Père nous sommes un »
(Jean 10:30).
Comme
on l'a déjà vu dans une autre occasion semblable (Jean
8:58-59), quand Jésus s'identifia très clairement à
Dieu, les Juifs furent très irrités et prirent des
pierres pour le lapider. Mais Jésus répondit simplement
: « Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres venant de mon
Père : pour laquelle me lapidez-vous ? » (Jean 10:32).
Ils répondirent qu'ils ne le lapidaient pas pour une bonne
œuvre ; ils lui dirent : « Toi, qui es un homme, tu te fais
Dieu » (Jean 10:33). Les Juifs avaient clairement compris ce
que Jésus avait déclaré être.
Jean
10:39-40. Où Jésus
alla-t-il après son affrontement avec les Juifs à la
fête des Tabernacles ?
Une
fois de plus, les Juifs essayèrent de s'emparer de Jésus
par la force mais ils n'y parvinrent pas car l'heure de sa mort et de
son sacrifice expiatoire n'était pas encore arrivée.
Jésus « s'en alla… au-delà du Jourdain,
dans le lieu où Jean avait d'abord baptisé. Et il y
demeura » (Jean 10:40). Cette région au-delà du
Jourdain s'appelait « Pérée », mot qui
signifie littéralement « la terre qui est au-delà
».
«
La durée de son séjour en Pérée n'est
rapportée nulle part dans nos Écritures. Elle n'a pas
pu dépasser plus de quelques semaines maximum. Il est possible
que certains des discours, des enseignements et des paraboles que
nous avons déjà traitées, suite au départ
du Seigneur de Jérusalem après la fête des
Tabernacles l'automne précédent, appartiennent
chronologiquement à cet intervalle. Quittant cette retraite de
calme relatif, Jésus retourna en Judée pour répondre
à un ardent appel de personnes qu'il aimait. Il quitta la
Béthanie de Pérée pour la Béthanie
judéenne où Marthe et Marie demeuraient. »
(Talmage, Jésus le Christ, p. 598)
JEAN 11
Jean 11:1-46.
Quelle importance revêt la mort et la résurrection de
Lazare ?
Quand Jésus apprit
que Lazare était malade, il ne se rendit pas immédiatement
à Béthanie comme Marie et Marthe l'avaient espéré.
« Il resta deux jours encore dans le lieu où il était
» (Jean 11:6). Jésus avait un but en laissant Lazare
mourir.
Quand Jésus et ses
apôtres arrivèrent, le corps de Lazare était au
tombeau depuis quatre jours. Il y avait une croyance commune chez les
Juifs que l'esprit du défunt se mouvait autour du corps
pendant trois jours dans l'espoir de pouvoir y rentrer à
nouveau. Après cela, la décomposition commençait
et l'esprit s'en allait pour toujours (voir McConkie, DNTC, 1:533).
Il se peut que Jésus
ait attendu quatre jours pour ressusciter Lazare à cause de
cette croyance. Selon les Écritures, Jésus avait deux
fois auparavant ressuscité des morts et, dans les deux cas, il
l'avait fait immédiatement après que le corps et
l'esprit aient été séparés. Ces deux
fois-là, Jésus avait évité toute
publicité autour de ce qu'il avait fait (voir Luc 7:1, 1-17 ;
8:41-42, 49-56).
« Mais dans le cas
de 'notre ami Lazare' ce fut tout différent. Jésus
savait très bien que Lazare était malade et ne fit rien
pour empêcher sa mort ; il laissa préparer son corps
pour être enseveli ; il attendit que les funérailles
soient terminées et que le corps soit mis au sépulcre.
Il laissa passer quatre jours pour que le processus de décomposition
soit en cours ; il mit à l'épreuve au maximum la foi de
Marie et de Marthe ; il alla au tombeau fermé par une pierre
dans des circonstances qui attirèrent de nombreux sceptiques
et incroyants ; il agit à tous égards comme s'il
recherchait la publicité, puis, usant de sa
prérogative divine
de donner la vie ou la mort selon sa volonté, il commanda :
'Lazare, sors !'
« Pourquoi cette
mise en scène étudiée, pourquoi avoir attiré
l'attention sur l'un des plus puissants miracles de son ministère
? Deux raisons se dégagent particulièrement. (1) Comme
notre Seigneur approchait du point culminant de son ministère
mortel, il rendait un témoignage irréfutable qu'il
était le Messie, qu'il avait une origine divine, qu'il était
en fait véritablement le Fils réel de Dieu. (2) Il
mettait en scène comme pour montrer l'un de ses plus grands
enseignements : qu'il était la résurrection et la vie,
que l'immortalité et la vie éternelle étaient
données par lui et que ceux qui croyaient en ses paroles et y
obéissaient ne connaîtraient jamais la mort spirituelle.
» (McConkie, DNTC, 1:530-531)
De cette façon,
notre Sauveur s'assurait que les Juifs qui ne croyaient pas en lui
n'aient aucune excuse de ne pas l'avoir accepté comme le Fils
de Dieu. Il démontrait clairement sa divinité d'une
façon qui ne pouvait être controversée.
« On ne pouvait
douter de la réalité de la mort de Lazare, car on
avait été témoin de son décès, on
avait préparé et enseveli son corps de la manière
habituelle, et il avait passé quatre jours dans le tombeau.
Quand il fut appelé, il y avait beaucoup de témoins au
tombeau, dont certains étaient des Juifs importants parmi
lesquels beaucoup étaient hostiles à Jésus et
auraient volontiers nié le miracle s'ils l'avaient pu. Dieu
était glorifié et la divinité du Fils de l'Homme
était confirmée par le résultat. »
(Talmage, Jésus Le Christ, p. 605)
JEAN 12
Jean 12:2-8. Que
penser du fait que Jésus ait été oint de parfum
de nard ?
« Oindre d'huile
ordinaire la tête d'un invité, c'était lui faire
honneur ; lui oindre également les pieds, c'était
montrer une considération extraordinaire et signalée ;
mais oindre la tête et les pieds de nard, et en telle
abondance, était un acte d'hommage respectueux rarement rendu,
même aux rois. L'acte de Marie était une expression
d'adoration ; c'était l'exubérance parfumée d'un
cœur plein de culte et d'affection. » (Talmage, Jésus
le Christ, p. 623-624)
Jean 12:12-13. « Hosanna au Fils de David »
«
[Dans la dispensation mosaïque] la fête des Tabernacles comprenait une sainte convocation qui, dans
ce cas, était aussi appelée Assemblée solennelle. Dans nos
assemblées solennelles modernes, nous poussons le cri de Hosanna,
qui était aussi associé autrefois à la fête des Tabernacles sauf
qu'autrefois Israël agitait des feuilles de palme au lieu de
mouchoirs blancs en exultant dans des cris tels que 'Hosanna,
hosanna, hosanna à Dieu et à l'Agneau'… . Au début de notre ère,
certains rites supplémentaires faisaient partie de la fête,
notamment le fait qu'un prêtre allait à la piscine de Siloé,
puisait de l'eau dans une cruche d'or, la portait au temple et la
versait dans un vase à la base de l'autel. Pendant qu'on faisait
cela, le choeur
chantait le Hallel, composé des Psaumes 113 à 118.
Quand le choeur arrivait à ces paroles : 'Louez l'Éternel', et
encore quand il chantait : 'Apporte donc maintenant le salut,
Éternel' et encore une fois à la fin : 'Ô Rendez grâces au
Seigneur', tous les adorateurs secouaient leur loulabs (branche de
palmier) vers l'autel, ce qui ressemble beaucoup à ce que nous
faisons quand nous poussons aujourd'hui le cri du Hosanna.
Jean 12:12-13. Pourquoi tant de gens qui acclamèrent Jésus dans Jérusalem comme roi et Messie le rejetèrent-ils plus tard ?
Le peuple d'Israël haïssait la domination cruelle et oppressive de Rome, et les Écritures leur promettaient un Messie qui les délivrerait, promesses que l'apôtre Paul devait confirmer plus tard (voir Romains 11:26-27 ; Psaumes 14:7 ; Ésaïe 59:20).
Mais,
contrairement à d'autres nations apostates et déchues, la plus grande
partie des gens, en Palestine, au temps de Jésus, avaient tant perdu de
lumière et de révélation qu'ils étaient incapables de voir la vérité
spirituelle. Ils étaient dominés par Rome ; la seule signification
qu'ils pouvaient trouver à la promesse d'un libérateur attendu était
qu'il délivrerait Israël de la domination étrangère. Beaucoup d'entre
eux aussi étaient dirigés par l'hypocrisie, les formes religieuses
mortes, l'extorsion et l'orgueil ; d'ailleurs, de nombreux dirigeants
religieux étaient coupables de graves péchés (voir par exemple Jean
8:1-11). Ils se trouvaient dans un état si déplorable de décadence et
d'aveuglement spirituel qu'ils ne pouvaient pas entendre ce que leur
disait celui quipouvait les délivrer du péché (par leur repentance).
Jean 12:15. «
Voici, ton roi vient »
« Comme le peuple
le savait, et le comprenait, Zacharie avait prophétisé
: 'Sois transportée d'allégresse, fille de Sion !
Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi
vient à toi. Il est juste et victorieux, il est humble et
monté sur un âne, le petit d'une ânesse' (Zacharie
9:9). Quand nous voyons l'entrée triomphale de notre Seigneur
dans Jérusalem, le peuple qui agite les branches de palmier,
les vêtements soigneusement placés sous ses pas et les
acclamations pour le louer et proclamer sa divinité, on dirait
que Zacharie a vu la scène et a écrit non une prophétie
mais de l'histoire.
« Tous les détails
de cet épisode unique se complétaient pour attester de
l'identité du personnage central du tableau. C'était
comme si Jésus avait dit : 'Je vous ai souvent dit en termes
clairs et avec les explications nécessaires que je suis le
Messie. Mes disciples rendent aussi le même témoignage.
Maintenant, je viens à vous en roi d'Israël exactement
comme les anciens prophètes ont dit que je viendrais. Et le
fait que vous participez à cet événement est en
lui-même un témoignage que je suis celui qui doit venir
pour racheter mon peuple. » (McConkie, DNTC, 1:577-578)
Jean 12:20-26.
Comment Jésus enseigna-t-il aux Grecs qu'il était
nécessaire qu'il meure ?
« Jésus leur
attesta que l'heure de sa mort était proche, l'heure à
laquelle 'le Fils de l'Homme doit être glorifié'. Ils
furent surpris et affligés des paroles du Seigneur et
demandèrent probablement si pareil sacrifice était
nécessaire. Jésus expliqua en citant une illustration
frappante tirée de la nature : 'En vérité, en
vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui
est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s'il meurt,
il porte beaucoup de fruit.
« La comparaison
est excellente, et en même temps magistralement simple et
belle. Un fermier qui néglige ou refuse de semer son blé
en terre, parce qu'il veut le garder, ne peut avoir d'accroissement ;
mais s'il sème le blé dans un sol bon et riche, chaque
grain vivant peut se multiplier de nombreuses fois, bien que la
semence doive nécessairement être sacrifiée dans
ce processus. C'est ainsi, dit le Seigneur, que 'celui qui aime sa
vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera
pour la vie éternelle'.
« Ce que le Maître
veut dire est clair ; celui qui aime sa vie au point de ne pas
vouloir la mettre en danger, ou si c'est nécessaire, la
sacrifier au service de Dieu, perdra son occasion d'acquérir
l'accroissement abondant de la vie éternelle, tandis que celui
qui considère l'appel de Dieu comme à ce point
supérieur à la vie que son amour de la vie est comme de
la haine en comparaison, trouvera la vie qu'il abandonne librement ou
est disposé à abandonner, même si pour le moment
elle disparaît comme le grain enfoui dans la terre ; et il se
réjouira de l'abondance d'un développement éternel.
« Si cela est vrai
de l'existence de chaque homme, combien cela était-il
éminemment vrai de la vie de celui qui était venu
mourir afin que les hommes vivent ? C'est pourquoi il était
nécessaire qu'il moure, comme il avait dit qu'il était
sur le point de le faire ; mais sa mort, loin d'être une vie
perdue, devait être une vie glorifiée. » (Talmage,
Jésus le Christ, p. 631-632)
Jean 12:26. Quelle
récompense les serviteurs fidèles de Jésus
recevront-ils ?
« Après le
témoignage des Écritures sur ce point, le Saint-Esprit
donne l'assurance et le témoignage à ceux qui obéissent
au Christ qu'il est réellement ressuscité des morts ;
et s'il est ressuscité des morts, par son pouvoir, il fera se
tenir devant lui tous les hommes : car s'il est ressuscité des
morts, les liens de la mort temporelle sont rompus et le tombeau n'a
pas de victoire. Et si le tombeau n'a pas de victoire, ceux qui
gardent les paroles de Jésus et obéissent à ses
commandements ont non seulement la promesse de ressusciter des morts
mais l'assurance d'être admis dans son royaume glorieux ; car
il dit lui-même : 'là où
je suis, là aussi
sera mon serviteur' (Jean 12). (Smith, HC, 2:19)
Jean 12:27-30. Qui
entendit la voix de Dieu rendre témoignage de Jésus ?
« Dans l'évangile
de Jean est racontée une expérience… qui eut
lieu pendant le ministère du Maître et qui montre
comment, dans toute une foule, quelques-uns seulement…
entendent Dieu quand il parle.
« Apparemment, seul
le Maître savait que c'était Dieu qui avait parlé.
De nos jours souvent les hommes et les femmes vivent si loin des
choses spirituelles que lorsque le Seigneur parle à leur
perception physique ou à leur esprit, sans qu'il y ait de son
audible, ou qu'il leur parle par l'intermédiaire de ses
serviteurs qui ont l'autorité et qui lorsqu'ils sont inspirés
par l'Esprit sont comme sa propre voix, ces hommes et ces femmes
n'entendent que du bruit, comme ce fut le cas pour les gens de
Jérusalem. De même, ils ne reçoivent pas la
sagesse inspirée ni l'assurance intime que la volonté
du Seigneur s'est exprimée par ses dirigeants et ses
prophètes. » (Harold B. Lee, CR, octobre 1966, p.
115-116).
JEAN 13
Jean 13:1-20.
Quand Jésus lava les pieds de ses disciples, c'était un
signe de son amour pour eux.
« Le lavement des
pieds est une ordonnance sacrée de l'Évangile. Elle a
été commandée par le Seigneur aussi bien dans
cette dispensation que dans les précédentes…
« Notre Seigneur
fit deux choses pour accomplir cette ordonnance : (1) Il accomplit
l'ancienne loi donnée à Moïse et (2) il institua
une ordonnance sacrée qui devait être accomplie depuis
ce jour-là parmi ses vrais disciples par des administrateurs
légaux.
« L'ordonnance du
lavement des pieds faisant partie du rétablissement de toutes
choses a été rétablie dans la dispensation de la
plénitude des temps. Selon la règle qu'il avait fixée
de ne révéler les principes et les préceptes que
ligne sur ligne, précepte sur précepte, le Seigneur
révéla sa volonté concernant le lavement des
pieds peu à peu jusqu'à ce que la pleine connaissance
de la dotation et de toutes les ordonnances du temple ait été
donnée. » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 829-830).
« Quel exemple de
service pour ces grands serviteurs, les disciples du Christ ! Que le
plus grand parmi vous soit comme le plus petit. Ainsi nous sentons
notre obligation de servir davantage les membres de l'Église,
de consacrer notre vie à l'avancement du royaume de Dieu sur
la terre. » (David O. McKay, CR, avril 1951, p. 159)
Jean 13:26-27. Que
signifiait de donner le pain trempé à quelqu'un ?
« Dans les régions
du monde où l'on n'utilise pas de couverts aux repas, la
pratique commune est de placer le potage et la viande au centre de la
table. Des morceaux de pain minces, souvent taillés en forme
de cuillère, sont utilisés pour extraire à la
fois la viande et le bouillon du plat… C'est une marque de
grand honneur pour deux amis de tremper leur morceau de pain dans le
même plat et une marque de respect encore plus grande que l'un
trempe un morceau de pain pour son ami et le lui présente.
C'est ainsi que Judas essaya de feindre l'amour et la loyauté
pour Jésus, lors du repas de la Pâque, en mettant la
main dans le même plat que lui (voir Matthieu 26:23). Jean
rapporte que c'est Jésus qui trempa le pain pour Judas et le
lui tendit en lui disant : 'Ce que tu fais, fais-le promptement' »
(Jean 13:27). (Harper's Bible Dictionnary, article « sop »)
Jean 13:31-35.
Qu'enseigna Jésus sur le principe de l'amour ?
On a pu remarquer
justement que si beaucoup de grands dirigeants religieux du monde ont
enseigné le principe d'amour, Jésus est le seul qui
puisse vraiment dire : « Suivez-moi » car lui seul a non
seulement enseigné le principe, mais en a donné
l'exemple. Et nous devons nous aimer les uns les autres comme il nous
a aimés. « À ceci, dit-il, tous connaîtront
que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns
pour les autres. » (Jean 13:35)
Peut-être que la
meilleure façon de comprendre ce que Jésus a enseigné
au sujet du principe d'amour est de méditer sur l'amour que
Jésus nous offre. Considérez la position divine de
laquelle il est descendu pour venir sur terre nous secourir et
permettre notre rédemption et le pardon de nos péchés.
Pensez aussi à son extrême souffrance à
Gethsémané et sur la croix.
JEAN 14
Jean 14:2. Quelles
sont ces demeures ?
« Mon texte
concerne la résurrection des morts, et vous le trouverez dans
le quatorzième chapitre de Jean : 'Dans la maison de mon Père
il y a plusieurs demeures.' Cela devrait être : 'Dans le
royaume de mon Père il y a beaucoup de royaumes', afin que
vous soyez les héritiers de Dieu, co-héritiers avec
moi…
« Il y a des
demeures pour ceux qui obéissent à la loi céleste,
et il y a d'autres demeures pour ceux qui ne parviennent pas à
observer la loi, pour chaque homme selon son ordre. »
(Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 516-517).
Jean 14:7-11.
Comment est-il possible de connaître le Père ?
Quand Jésus exerça
son ministère dans ce monde, il avait l'apparence que le Père
aurait eue ; il dit ce que le Père aurait dit et fit ce que le
Père aurait fait.
« Jésus
étant, dans son ministère mortel, comme l'a dit Paul,
'l'empreinte de sa personne' (celle de son Père) (Hébreux
1:3), il était une révélation véritable
et parfaite de la personne et de la nature de Dieu. C'est ce qu'il
confirma à Philippe quand il dit : 'celui qui m'a vu a vu le
Père' (Jean 14:9). (Marion G. Romney, CR, octobre 1967, p.
135)
Jean 14:12.
Comment les serviteurs de Jésus pouvaient-ils faire de plus
grandes œuvres que lui ?
« Il ne dit pas
qu'ils feraient ces œuvres dans le temps, mais qu'ils feraient de
plus grandes œuvres parce qu'il s'en allait au Père. Il dit
dans le verset 24 (du chapitre 17 de Jean) : 'Père, je veux
que là où je suis ceux que tu m'as donnés soient
aussi avec moi, afin qu'ils voient ma gloire.' Si l'on rapproche ces
paroles, il devient très clair que c'est dans l'éternité
que ceux qui croient en son nom accompliront ces plus grandes œuvres, là où il allait et où ses serviteurs devaient
contempler sa gloire. » (Lectures on Faith, lecture n° 7,
paragraphe 12)
Jean 14:16-24.
Quels sont les deux Consolateurs ?
« Ces déclarations
sur les deux Consolateurs sont le point culminant et le couronnement
des enseignements du Fils de Dieu. Nous n'avons aucun récit de
tout ce qu'il a pu dire qui tire plus complètement le rideau
de l'éternité et offre aux fidèles une vision
des gloires de Dieu. Jésus fait aux saints la promesse, basée
sur l'amour et l'obéissance, qu'ils peuvent avoir dès
maintenant, ici, dans cette vie (1) le don et la compagnie constante
du Saint-Esprit ; le réconfort et la paix que le Saint-Esprit
a pour fonction de donner ; la révélation et le pouvoir
sanctificateur qui seuls prépareront les hommes à se
trouver en compagnie de dieux et d'anges dans le monde à
venir. (2) Des visites personnelles du second consolateur, le
Seigneur Jésus-Christ lui-même, l'être ressuscité
et parfait qui habite avec
son Père dans les
demeures d'en haut, et (3) Dieu le Père… visitera
l'homme en personne, demeurera en lui, pour ainsi dire et lui
révèlera tous les mystères cachés de son
royaume. » (McConkie, DNTC, 1:735)
Jean 14:18-24. «
Je viendrai à vous »
« Maintenant, qui
est cet autre Consolateur ? Il n'est ni plus ni moins que le Seigneur
Jésus lui-même ; et c'est là la somme et la
substance de toute la question. Lorsqu'un homme obtient ce second
Consolateur, il a Jésus-Christ lui-même, en personne,
pour l'aider, ou lui apparaître de temps en temps, et Jésus
lui révélera même le Père, et ils
demeureront avec lui, et les visions des cieux lui seront ouvertes,
et le Seigneur l'enseignera face à face, et il pourra avoir
une connaissance parfaite des mystères
du royaume de Dieu. Et ce fut l'état et la condition
auxquelles arrivèrent les saints d'autrefois lorsqu'ils
reçurent des visions si glorieuses : Ésaïe,
Ézéchiel, Jean sur l'ile de Patmos, saint Paul dans les
trois ciels, et
tous les saints qui ont communié dans l'assemblée
générale de l'Église du Premier-Né. »
(Enseignements du.
prophète Joseph Smith, p.
206-207)
Jean
14:26. Quand les disciples reçurent-ils le don du
Saint-Esprit ?
«
Les disciples de Jésus ne reçurent pas le don du
Saint-Esprit pendant que Jésus était avec eux. La
raison en est, en partie du moins, qu'ils avaient avec eux pour être
guidés et instruits, le deuxième membre de la Divinité,
Jésus lui-même. Pendant qu'il était avec eux, ils
n'avaient pas besoin de la compagnie du Saint-Esprit. Avant de les
quitter, le Sauveur leur promit de leur envoyer le Consolateur ou
Saint-Esprit. » (Joseph Fielding Smith, Answers to Gospel
Questions, 2:159)
Jean
14:30. « Le prince du monde vient »
«
Satan était si puissant au temps du Maitre que celui-ci
l'appelle 'le prince du monde'. Mais il a ajouté : 'Le prince
du monde vient. Il n'a rien en moi' (Jean 14:30). Nous devons être
capables de dire, même si le mal est de tous côtés
: 'Moi et ma maison, nous servirons le Dieu de ce pays.' Le prince de
ce monde vient tenter chacun de nous et les seuls qui resteront
debout en ces jours de méchanceté sont ceux qui ont
bâti leur maison sur le roc, comme le Maître l'a dit :
Quand la tempête s'est abattue, que les vents ont soufflé
et battu la maison et que la pluie est venue, elle n'est pas tombée
parce qu'elle était fondée sur le roc. C'est ce que le
Seigneur essaie de nous dire aujourd'hui. » (Harold B. Lee,
British Area Conference Report, août 1971, p. 135)
JEAN 15
Jean
15:1-8. « Sans moi, vous ne pouvez rien faire »
Les
membres de l'Église sont comme les branches et les feuilles
d'un grand arbre. Elles sont sur l'arbre, mais cela ne suffit pas
pour les sauver. Si elles ne reçoivent pas la nourriture et le
pouvoir qui vient du Christ qui est le tronc (et le pouvoir du Christ
leur est transmis par le Saint-Esprit uniquement si elles se rendent
dignes de le recevoir) elles fanent et tombent comme des feuilles
mortes.
«
En tant que saint des derniers jours vous dites : 'Je crois que je
comprends bien mon devoir et que j'agis très bien.' Il est
possible que ce soit vrai. Vous voyez la petite branche ; elle est
verte, elle est épanouie et elle est l'image même de la
vie. Elle a sa part dans l'arbre et elle est reliée au tronc,
aux branches et aux racines. Mais l'arbre pourrait-il vivre sans elle
? Mais oui. Elle n'a pas à se vanter et à se glorifier
en disant : 'Comme je suis verte ! Comme je suis florissante ! Que
j'ai une bonne situation ! Comme tout va bien pour moi !' et 'Je suis
vraiment à ma place et je fais ce qu'il faut.' Mais
pourriez-vous vous passer de la racine ? Non. Vous avez la part et la
situation qui conviennent dans l'arbre.
«
Il en est de même pour notre peuple. Quand les gens essaient de
faire leur part, quand ils magnifient leur appel, vivent leur
religion et marchent dans l'obéissance à l'Esprit du
Seigneur, une portion de son Esprit leur est donnée pour les
faire vivre. Et tant qu'ils sont humbles, fidèles, diligents
et qu'ils observent les lois et les commandements de Dieu, ils
gardent leur situation sur l'arbre : ils sont florissants ; les
bourgeons, les fleurs, les feuilles, tout va parfaitement bien et ils
font partie intégrante de l'arbre. » (John Taylor, JD,
6:108)
JEAN 16
Jean
16:24. Les apôtres n'avaient-ils jamais prié
auparavant ?
«
Dans ce verset, Jésus ne dit pas que ses apôtres
n'avaient jamais prié auparavant ni jamais rien demandé
; il dit que ses apôtres n'avaient jamais prié
auparavant en son nom, c'est-à-dire au nom de Jésus-Christ.
Il ne fait aucun doute que les apôtres étaient des
hommes de foi qui priaient souvent, autrement, comment auraient-ils
jamais pu mériter le grand et saint honneur d'être
appelés à l'apostolat ?
«
Puisque la loi divine, de tout temps, avait été que les
hommes prient le Père au nom du Christ, pourquoi Jésus
avait-il attendu cette heure pour instituer parmi ses disciples cette
pratique qui avait toujours existé ? C'est peut-être
pour une raison semblable à celle pour laquelle ils n'avaient
pas reçu le Saint-Esprit plus tôt ; tant que Jésus
était avec ses disciples, le Saint-Esprit ne viendrait pas
vers eux (voir Jean 16:7). Peut-être que tant que Jésus
était en personne avec eux, ils lui adressaient directement la
plupart de leurs demandes plutôt que de les adresser au Père.
C'est ce que firent les Néphites quand le
Seigneur
ressuscité et glorifié exerça son ministère
parmi eux. C'est lui qu'ils prièrent directement et non le
Père (voir 3 Néphi 19:17-25). » (McConkie, DNTC,
1:758)
Jean 16:33. « Prenez courage, j'ai vaincu le monde »
Il y a une grande différence entre la paix dont parla Jésus et le monde qui nous entoure. Nous vivons dans un monde méchant, un monde devenu fou à force de se laisser aller à la débauche et au crime. Chaque jour, nous somnoes informés de tragiques événements : guerres, catastrophes naturelles, peur et vains efforts des hommes pour éviter les désastres ou y réagir intelligemment. Malgré tout cela, Jésus a promis à ses disciples qu'ils auraient la paix dans ce monde.
Et la promesse de Jésus est réelle car ceux qui obéissent à ses commandements sentent réellement dans leur cœur son influence et son réconfort. Face à tout péril menaçant, ils peuvent prier Dieu et il leur répondra par « le murmure doux et léger » du Saint-Esprit et dira à leur cœur d'être en paix.
« Beaucoup trop souvent, quand Dieu parle avec le murmure doux et léger comme il l'a fait à Élie dans la grotte, il se peut que notre audition physique ne la perçoive pas parce que, comme un poste de radio défectueux, nous ne sommes pas branchés sur la longueur d'onde de l'infini. » (Harold B. Lee, CR, octobre 1966, p. 115)
JEAN 17
Jean
17:1. L'importance de la prière sacerdotale
Ayant
une parfaite compréhension de sa mission et sachant que le
moment de son expiation était venu, Jésus conclut la
partie enseignement de son ministère par une prière,
une prière que l'on a parfois appelée la prière
sacerdotale, d'autres fois la grande prière d'intercession.
Ces deux façons de la désigner sont convenables
puisque, comme nous le verrons, Jésus, notre grand-prêtre,
se donna lui-même en offrande ; puis, en tant que Médiateur,
il intercéda pour les membres dignes de son royaume. Cet ordre
avait été établi dans l'ancienne Israël.
Une
fois par an, le grand-prêtre président dans l'ancienne
Israël entrait dans le saint des saints, le lieu le plus sacré
du tabernacle. Il accomplissait certains rites relatifs au jour de
l'Expiation, un jour mis à part, dans toute la nation, pour
l'humiliation et la contrition. S'étant lui-même lavé
et s'étant vêtu de lin blanc, il présentait
devant le Seigneur un jeune taureau et deux jeunes boucs en offrande
expiatoire et un bélier pour ses propres péchés
et ceux du peuple. Le rôle du grand-prêtre était
celui de médiateur, c'est-à-dire de quelqu'un qui
intercédait auprès du Seigneur en faveur du peuple. Son
rôle, bien sûr, était une figuration du grand rôle
de médiateur du Sauveur en notre faveur. Ainsi, quand Jésus
pria le Père pour tous ceux qui croyaient en lui, il fut pour
nous l'intercesseur ou le plus grand des grands-prêtres.
La
prière qu'il fit ce jour-là comprend trois parties bien
distinctes. Dans
la première partie (Jean 17:1-3), Jésus s'offre
lui-même en sacrifice. Son heure était venue.
La
partie suivante de la prière (Jean 17:4-19) est un rapport
respectueux fait au Père de sa mission mortelle.
Dans
la dernière partie (Jean 17:20-26), Jésus intercède
non seulement pour les onze apôtres, mais pour tous ceux qui
croiront en Jésus « par leur parole » de façon
que tous parviennent à une unité parfaite, unité
qui leur permet d'être un en Christ comme le Christ et le Père
sont un. Ainsi, tous auraient une unité parfaite et le monde
croirait que le Père a envoyé son Fils.
Jean
17:3. Comment un homme peut-il connaître Dieu et Jésus
?
«
Connaître Dieu complètement de façon à
être capable d'obtenir le salut éternel signifie que
nous devons savoir ce qu'il sait, aimer ce qu'il aime, éprouver
ce qu'il éprouve. Pour employer le langage du Nouveau
Testament, nous devons être 'semblable à lui' (1 Jean
3:2).
«
Mais avant de devenir semblables à lui, nous devons obéir
aux lois qui nous permettront d'acquérir la personnalité,
les qualités parfaites et les attributs qui sont les siens.
«
Et avant de pouvoir obéir à ces lois, nous devons
apprendre ce qu'elles sont ; nous devons apprendre qui est le Christ
et ce qu'est son Évangile. Nous devons apprendre 'que le salut
a été, est et sera dans le sang et par le sang
expiatoire du Christ, le Seigneur omnipotent' (Mosiah 3:18). Nous
devons apprendre qu'il est essentiel pour le salut d'être
baptisé par quelqu'un qui a l'autorité légale
pour le faire et que, après le baptême, nous devons
garder les commandements et 'avancer avec fermeté dans le
Christ, avec une parfaite espérance et avec l'amour de Dieu et
de tous les hommes' (2 Néphi 31:20). » (Bruce R.
McConkie,CR, avril 1966, p. 79)
JEAN 18
Jean
18:13. Qui étaient Anne et Caïphe?
«
Cyrenius… enleva à Joazar l'office de grand-prêtre…
et nomma Ananus, le fils de Seth, à cet office…
(Valerius Gratus) enleva à Ananus l'office de grand-prêtre
et nomma Ismaël, fils du Phabi à cet office. Il le lui
enleva peu de temps après et ordonna Éléazar,
fils d'Ananus qui avait déjà été
grand-prêtre auparavant, à cet office. Au bout d'un an,
Gratus le lui enleva et le donna à Simon, le fils de Camithus
; et, pas plus d'un an plus tard, Joseph Caïphe lui succéda.
Quand Gratus eut fait ces choses, il retourna à Rome après
avoir gouverné en Judée pendant onze ans, et Ponce
Pilate fut son successeur. » (Josèphe, Antiquities of
the Jews, 18:2. 1-2)
«
Joseph Caïphe fut grand-prêtre entre 18 et 36 après
J.-C., mais Anne continuait à exercer un grand contrôle
religieux et politique sur les Juifs, soit comme remplaçant du
grand prêtre et président du Sanhédrin, soit
comme principal juge examinateur. Les richesses d'Anne étaient
considérables et venaient, en partie du moins, de la vente de
ce qui servait aux sacrifices dans le temple. » (Hastings,
Dictionary of the Bible, article « Annas »)
«
Joseph Caïphe était grand-prêtre sous Tibère
(voir Matthieu 26:3, 57 ; Jean 11:49 ; 18:13-14, 24, 28 ; Actes 4:6)
et fut nommé à l'office de grand-prêtre par
Valerius Gratus » (Smith, Dictionary of the Bible, article «
Caiaphas »). Dans Jean 18:13, nous lisons que Joseph Caïphe
était le gendre de Anne.
Jean 18:12-14 ; 19-23.
Irrégularités du procès de Jésus et ce
que l'on appelle le reniement de Pierre
L'arrestation,
l'interrogatoire privé, la mise en accusation, l'action
intentée par le sanhédrin, le procès, la
procédure de condamnation, la sentence, la qualification des
membres du Grand Sanhédrin pour faire un procès à
Jésus, tout était illégal.
JEAN 19
Jean 19:4-12.
Pilate chercha à le relâcher
« Je ne trouve rien
de coupable en cet homme ». Jésus est innocent. Pilate
le savait ; Hérode le savait ; Caïphe le savait ; le
Sanhédrin le savait ; la foule le savait ; et Satan le savait.
Pourtant, il sera dit coupable et condamné à mort.
« 'Voici l'homme' !
Pilate semble avoir compté que l'aspect pitoyable du Christ
fouetté et sanglant adoucirait le cœur des Juifs en colère.
Mais il ne réussit pas son effet. Pensez à ce fait
terrible : un païen qui ne connaissait pas Dieu, suppliant les
prêtres et le peuple d'Israël de laisser la vie à
leur Seigneur et Roi. » (Talmage, Jésus le Christ, p.
779)
« Prenez-le
vous-mêmes, et crucifiez-le, car moi je ne trouve point de
crime en lui ». Pilate donna l'ordre ; personne d'autre n'avait
ce pouvoir. Pilate condamna un innocent à être crucifié.
Et il le savait ! Y a-t-il dans l'histoire meilleur exemple de crime
judiciaire ?
« Jésus
avait été condamné par le Sanhédrin pour
blasphème, un crime juif. Pilate le condamnait pour sédition,
un délit romain. Maintenant que la mort de notre Seigneur a
été ordonnée, les Juifs cherchent à faire
croire que Pilate a ratifié leur condamnation à mort
juive. Quand ils emploient l'expression 'Fils de Dieu' Pilate est
encore plus effrayé d'avoir ordonné une exécution
injuste. Il lui demande s'il est homme ou demi-dieu. Jésus
dédaigne de répondre. Pilate est vexé et se
vante d'avoir le pouvoir de le sauver ou de le détruire. C'est
alors que notre Seigneur devient le Juge et place Pilate devant la
barre du jugement : 'Tu n'as de pouvoir sur moi que celui que te
donne la Providence divine ; ta sentence est injuste, mais Caïphe
qui m'a livré à toi commet un plus grand péché
encore,
car il est juif et il
connaît mon origine divine.'
« Pilate chercha à
le relâcher… il chercha le consentement des principaux
sacrificateurs et des scribes pour le relâcher, car le
procurateur avait le pouvoir, s'il avait voulu l'utiliser, soit de le
sauver, soit de le détruire. » (McConkie, DNTC,
1:809)
Jean 19:30. « Tout est accompli »
Quand le Sauveur, ayant triomphé, s'exclama : « Tout est accompli », il savait que son sacrifice expiatoire avait été accepté par le Père.
«
Aussi doux et bienvenu qu'aurait été le soulagement procuré par la mort
à chacune des étapes précédentes de sa souffrance, de Gethsémané à la
croix, il vécut jusqu'à ce que tout soit accompli comme prévu. »
(Talmage, Jésus le Christ, p. 806)
«
Il comprit que tout était 'accompli'. Il avait enduré jusqu'à la fin la
souffrance de Gethsémané, l'outrage du procès, la douleur de la
crucifixion elle-même. Il était seul à fouler au pressoir, et cela à
cause de sa soumission constante à la volonté du Père et parce qu'il
était soutenu par un amour total et éternel pour vous, pour toute
l'humanité, 'qui, sans sa médiation, serait restée dans la détresse
absolue de désirer sans espoir pendant toute l'éternité. » (Hugh B. Brown, CR, avril 1962, p. 108)
Jean 19:28. « J'ai soif »
« La période de faiblesse, le sentiment d'abandon total passa bientôt, et les besoins naturels du corps se firent de nouveau sentir. La soif terrifiante, qui constituait une des douleurs les plus atroces de la crucifixion, arracha des lèvres du Sauveur la seule parole qui nous soit rapportée exprimant sa souffrance physique. 'J'ai soif', dit-il. Un de ceux qui étaient tout près, on ne nous dit pas s'il était Romain ou Juif, disciple ou sceptique, imprégna rapidement une éponge de vinaigre, dont un récipient se trouvait tout près, et ayant attaché l'éponge à l'extrémité d'un roseau ou d'une tige d'hysope, l'appuya sur les lèvres enfiévrées du Seigneur. D'autres auraient empêché cette seule réaction humaine, car ils dirent : 'Laisse, voyons si Élie viendra le sauver.' Jean affirme que le Christ ne s'exclama 'J'ai soif' que lorsqu'il sut 'que tout était déjà accompli' ; et l'apôtre vit dans cette incident l'accomplissement d'une prophétie. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 805)
JEAN 20
Jean 20:1. Que
représente « le premier jour de la semaine » ?
« Jésus
étant sorti du tombeau le premier jour de la semaine, les
anciens apôtres, guidés par l'Esprit, firent du dimanche
le jour de sabbat pour commémorer ce jour et maintenir le
souvenir de la glorieuse réalité de la résurrection.
La révélation des derniers jours nous confirme que ce
changement fut approuvé de Dieu puisqu'il appelle ce jour-là
'le jour du Seigneur' et dit ce qu'il faut faire et ne pas faire ce
jour-là (voir D&A 59:9-17). » (McConkie, DNTC,
1:841)
Jean 20:11-18. Jésus apparaît à Marie de Magdala
«
Qu'il y a beaucoup de choses relatives à la mort, l'ensevelissement et
la résurrection de notre Seigneur qui anoblissent et exaltent les
vertus des femmes fidèles ! Elles pleurèrent à la croix, cherchèrent à
s'occuper de son corps blessé et sans vie et vinrent au tombeau pleurer
leur ami et Maître. C'est pourquoi il n'est pas étonnant de trouver une
femme, Marie de Magdala, choisie entre tous les disciples et même les
apôtres pour être le premier être mortel à voir un être ressuscité et à
se prosterner en sa présence. Marie, qui avait été guérie de beaucoup et
qui aima beaucoup, vit le Christ ressuscité ! » (McConkie, DNTC, 1:843)
Jean 20:11-18.
Marie de Magdala était-elle la même que celle qui oignit Jésus chez le
pharisien Simon (Luc 7:36-50) ou bien celle que l'on appelle Marie de
Béthanie ?
«
Marie-Madeleine devint une des amies les plus intimes que le Christ
avait parmi les femmes ; la dévotion qu'elle avait pour son Guérisseur
et Celui qu'elle adorait comme le Christ était inébranlable ; elle se
tint près de la croix tandis que les autres femmes restaient à distance
au moment de son agonie mortelle. Elle fut parmi les premières au
sépulcre le matin de la résurrection et fut le premier être mortel à
contempler et à reconnaître un Être ressuscité – le Seigneur qu'elle
avait aimé de toute la ferveur d'une adoration spirituelle. Dire que
cette femme, élue d'entre les femmes pour mériter des honneurs aussi
éminents, était autrefois une créature déchue, l'âme flétrie par la
chaleur d'une volupté impie, c'est contribuer à la perpétuation d'une
erreur pour laquelle il n'y a aucune excuse.
Néanmoins, la fausse
tradition, née d'une théorie ancienne et injustifiable, que cette femme
noble, qui était tout particulièrement une amie du Seigneur, était la
même qui, reconnue pécheresse, lava et oignit les pieds du Sauveur dans
la maison de Simon le pharisien et gagna la récompense du pardon par sa
contrition, a gardé avec tant de ténacité sa place dans l'esprit
populaire au cours des siècles, que le nom Madeleine est devenu le
terme générique désignant les femmes qui perdent leur vertu et se
repentent par après.
« Nous n'examinons pas si la miséricorde du Christ aurait pu être accordée à la pécheresse que l'on fait à tort de Marie de Magdala ; l'on ne peut pas mesurer les limites, ni sonder les profondeurs du pardon divin ; mais s'il était exact que cette Marie et la pécheresse repentante qui servit Jésus assis à la table du pharisien était une seule et même personne, nous aurions reconnu que la réponse affirmative à cette question était correcte, car cette femme qui avait été pécheresse était pardonnée. Nous traitons ici du document scriptural comme d'un document historique, et rien de ce qui s'y trouve ne justifie l'accusation réellement répugnante bien que commune que l'âme dévouée de Marie-Madeleine n'était pas chaste. » (Talmage, Jésus le Christ, p. 323-324)
Jean 20:17.
Pourquoi le Seigneur empêcha-t-il Marie de le toucher ?
« On peut se
demander pourquoi Jésus avait interdit à Marie de
Magdala de le toucher, pour permettre ensuite si rapidement après
à d'autres femmes de lui tenir les pieds tandis qu'elles se
prosternaient devant lui pour l'adorer. Nous pouvons supposer que
l'attitude émotionnelle de Marie avait été
provoquée plus par un sentiment d'affection personnelle
quoique sacrée que par l'impulsion d'une adoration pieuse
comme celle dont faisaient preuve les autres femmes. Bien que le
Christ ressuscité manifestât la même considération
amicale et intime qu'il avait montrée dans son état
mortel envers ceux dont il avait partagé étroitement la
compagnie, il ne faisait plus partie d'eux dans le sens littéral
du terme. Il y
avait chez lui une
dignité qui interdisait toute familiarité intime de la
part de qui que ce fût.
Le Christ dit à
Marie de Magdala : 'Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore
monté vers mon Père.' Si la deuxième proposition
fut ajoutée pour expliquer la première, nous devons en
déduire qu'il ne devait être permis à aucune main
humaine de toucher le corps ressuscité et immortalisé
du Seigneur tant qu'il ne s'était pas présenté
au Père. Il semble raisonnable et probable qu'entre la
tentative impulsive de Marie de toucher le Seigneur et l'action des
autres femmes qui le tinrent par les pieds tout en se prosternant
devant lui avec un respect adorateur, le Christ monta vers le Père,
et revint plus tard sur terre poursuivre son ministère dans
son état ressuscité. » (Talmage, Jésus le
Christ, p. 832)
Jean 20:17. Que
faut-il comprendre dans les paroles de Jésus : « Je
monte vers mon
Père et votre
Père, vers mon Dieu et votre Dieu » ?
« Un choix si
soigneux des mots était bien en accord avec son habitude
invariable de maintenir la distinction entre lui et les autres
hommes. Lui était le Fils de Dieu, littéralement ; les
autres hommes avaient un père mortel. Ainsi par exemple, il
prit soin de dire : 'Je monte vers mon Père et votre Père,
vers mon Dieu et votre Dieu' (Jean 20:17) et non 'notre Père'
et 'notre Dieu' ». (McConkie, DNTC, 1:413)
Jean
20:19-29. Thomas douta-t-il de la
résurrection ?
«
Le cas de Thomas montre pourquoi le Seigneur est resté si
longtemps sur la route d'Emmaüs et dans la chambre haute :
c'était pour montrer, dans le cas où les disciples
douteraient, comment était son corps exactement. Et c'est
pourquoi, au lieu de mépriser Thomas en le montrant du doigt,
nous ferions mieux de considérer avec attention le manque de
croyance moderne en cet être saint, cet Homme sanctifié
qui règne avec son Père, là-haut, dans les
cieux. » (McConkie, DNTC, 1:860)
JEAN 21
Jean
21:1-17. « Simon…
m'aimes-tu plus que ne m'aiment ceux-ci
? »
«
Voilà une question très importante pour chacun de nous.
Puis-je vous demander, à chacun de vous : 'Aimez-vous le
Seigneur ?' Presque sans exception, la réponse serait 'oui'.
Mettons-nous à la place de Pierre…
«
Pouvez-vous vous figurer la grandeur de cette scène : Pierre,
cet homme fort, à qui sont posées ces questions si
simples ? Et le Seigneur avait un moyen de savoir quelle était
la profondeur de l'amour de Pierre et de lui enseigner la façon
de montrer son amour pour Jésus-Christ.
«
Nous montrons et nous prouvons notre amour en 'paissant les brebis'.
Il y a plus de trois milliards de gens aujourd'hui sur la terre, et
au rythme où nous enseignons actuellement, plus de deux
milliards et demi d'enfants de Dieu ne connaîtront pas
l'Évangile. Que diriez-vous si vous deviez vivre sur cette
terre en n'ayant jamais l'occasion de connaître et d'apprendre
le chemin véritable de la vie ?
«
Notre tâche est grande. Nous avons besoin d'instructeurs,
un besoin
urgent de
chaque membre de l'Église qui a un témoignage et
qui est
converti.
Les brebis
et les agneaux ont faim du pain de vie,
de l'Évangile
de
Jésus-Christ.
Nous
pouvons montrer notre amour en suivant
le prophète de Dieu,
en
appliquant
la règle
'chaque membre un missionnaire' pour
amener une ou plusieurs
âmes
à l'Église
chaque année. » (Bernard P.
Brockbank, CR,
octobre 1963,
p. 66)
Jean
21:21-24. Jean ne mourrait-il point ?
«
Il est intéressant de noter que l'évangile de
Jean
rapporte
qu'il lui fut
promis qu'il demeurera jusqu'au second avènement du
Christ,
et non
qu'il échapperait
à la mort. Du rapport concernant le changement des
trois
disciples
néphites
nous apprenons que c'est cela qui a
lieu. Un changement
s'opère
dans leur
corps, de
sorte qu'ils ne mourront point, mais qu'à la seconde
venue
du Christ
, il
y aura en
eux un plus grand changement et ainsi 'ils ne
goûteront
jamais
à la mort'
(3 Néphi
28:1-10, 36-40). Ils seront comme une personne
qui vit
pendant le
millénium.
» (McConkie, DNTC,
1:865)
ACTES
I 01 I 02 I 03
I 04 I 05 I 06
I 07 I 08 I 09
I 10 I 11 I
12 I 13 I 14 I
15 I 16 I 17
I 18 I 19 I
20 I 21 I 22 I
23 I 24 I 25
I 26 I 27 I
28 I
ACTES 1
Actes 1:1. Qui était Théophile ?
Le nom lui-même signifie « aimé » ou « ami de Dieu ». C'est à lui que furent adressés l'évangile de Luc et le livre des Actes (Luc 1:3 ; Actes 1:1). Étant donné que dans Luc il est appelé « excellent Théophile », on en a déduit que c'était un homme de haut rang. Ce titre laisse supposer sans crainte de se tromper que c'était un Gentil, peut-être un Grec et que c'était un personnage officiel.
Actes 1:8. Le message de l'Évangile était-il porté selon un plan bien particulier ?
Juste avant son ascension aux cieux, Jésus informa ses apôtres qu'ils seraient « témoins » de son nom « à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre ». Il est intéressant de noter combien le livre des Actes reflète l'accomplissement des paroles de notre Sauveur. Les chapitres 1 à 7 parlent d'événements qui ne se situent qu'à Jérusalem. Mais après la lapidation d'Etienne, les disciples « se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie » (Actes 8:1). Luc nous informe que ceux qui avaient été ainsi dispersés « allaient de lieu en lieu, annonçant la bonne nouvelle de la parole » (Actes 8:4). Plus tard, il nous dit jusqu'à quelle distance de Jérusalem la parole s'était répandue : « Ceux qui avaient été dispersés par la persécution survenue à l'occasion d'Étienne allèrent jusqu'en Phénicie, dans l'île de Chypre, et à Antioche, annonçant la parole seulement aux Juifs » (Actes 11l:19).
À ce moment-là, la parole de Dieu fut portée en Samarie par Philippe (Actes 8:5). Les Samaritains, bien que n'étant pas totalement des Gentils étaient considérés comme des Juifs bâtards par les habitants de la Judée. C'était des gens qu'il fallait éviter le mieux possible. Quand les apôtres, à Jérusalem, apprirent que la Samarie avait reçu la parole du Seigneur, pierre et Jean y allèrent pour conférer le Saint-Esprit (Actes 18:14-15). Il est clair que le message de l'Évangile était sorti de Jérusalem. Au moment de la conversion de Paul, on voit d'après le chapitre 9 des Actes que la parole de Dieu s'était répandue jusqu'à Damas, ville de Syrie, à quelque deux cents kilomètres au nord-est de Jérusalem. Pendant ce temps Philippe prêchait dans les villes situées à l'ouest de la Judée, le long de la côte (voir carte au début du chapitre).
À Césarée, habitait un homme qui s'appelait Corneille, qui était centenier romain et c'était un Gentil. Il priait Dieu et se préoccupait beaucoup de choses spirituelles. Il eut l'honneur d'être le premier Gentil à entrer dans l'Église de Jésus-Christ sans être passé par une première conversion au judaïsme (Actes 10). Pierre, président de l'Église de Jésus-Christ, reçut la révélation que « Dieu ne fait point acception de personnes mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable » (Actes 10:34-35). L'Évangile était allé de Jérusalem en Samarie, puis dans le monde entier et aux Gentils. Bien que Paul eût pour méthode d'aller prêcher l'Évangile d'abord dans les synagogues juives de chaque ville où il pouvait aller, de plus en plus il tourna aussi son attention vers les Gentils (Actes 13:46 ; 18:6 ; 28:28). Bien que nous n'ayons pas de rapports précis de leur travail, on peut supposer à coup sûr que les autres apôtres contribuèrent aussi à réaliser la prédiction du Seigneur : qu'ils seraient ses « témoins… jusqu'aux extrémités de la terre ».
ACTES 2
Actes 2:1. Qu'était le jour de la Pentecôte ?
Cinquante
jours, soit sept semaines après la fête de la Pâque, les Juifs fidèles
observaient une fête connue sous le nom de Pentecôte. Ce mot vient du
grec pentekoste et il signifie littéralement « cinquantième ». Ce jour
était considéré soit comme le jour des premiers fruits (Nombres 28:26)
soit comme la fête de la moisson (Exode 23:16). Étant donné qu'il
venait après les sept semaines de la pâque, on l'appelait aussi la fête
des Semaines (Exode 34:22 ; Deutéronome 16:10). Comme il est
significatif que Dieu ait littéralement déversé son Esprit sur son
peuple au moment où celui-ci exprimait sa gratitude envers lui. Pierre
vit cela comme un accomplissement partiel de l'ancienne prophétie du
prophète Joël (Joël 2:28-32).
«
Avec la fin de l'ancienne dispensation et l'ouverture de la nouvelle,
la fête de la Pentecôte cessa d'être le
moment autorisé pour le culte religieux. Et il est significatif
que le Seigneur ait choisi la Pentecôte, qui découlait
de la dernière Pâque, comme occasion de souligner
éternellement l'accomplissement de tout ce qu'impliquaient
les feux sacrificatoires du passé. Le feu
est un agent purificateur. L'impureté et la maladie meurent
dans ses flammes. Le baptême de feu, dont Jean
promit que le Christ l'apporterait, signifie que quand
les hommes reçoivent la compagnie du Saint-Esprit, le
mal et l'iniquité sont brûlés et extirpés de leur
âme comme par le feu. La force sanctificatrice de ce
membre de la Divinité les rend purs. Selon une image
semblable, tous les feux sur tous les autels du passé,
en brûlant la chair des animaux, signifiaient
que
la purification spirituelle viendrait par le Saint-Esprit que
le Père enverrait à cause du Fils.
« En cette première
Pentecôte de l'ère dite chrétienne, ces feux auraient
accompli leur symbolisme purificatoire si l'ordre
ancien avait encore existé. Il était donc tout à
fait
approprié qu'au lieu de cela le Seigneur choisit ce jour
même pour envoyer le feu vivant du ciel, pour ainsi
dire, un feu qui demeurerait dans le coeur des hommes
et remplacerait à tout jamais tous les feux allumés
sur tous les autels du passé. Et c'est ainsi que le
jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le
même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme
celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la
maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à
des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes
des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent
tous remplis du Saint-Esprit (voir Actes 2:1-14). » (Bruce
R. McConkie, The Promised Messiah, p.
431-432)
Actes 2:2-4. Ce qui s'est passé autrefois le jour de la Pentecôte s'est-il renouvelé ?
Cette grande experience de la Pentecôte où fut déversé l'Esprit, le Saint-Esprit, a un parallèle dans l'histoire. Lors des services de dédicace du temple de Kirtland, le prophète Joseph Smith pria pour une onction de l'Esprit venue d'en haut. Il pria en faveur des saints : « Qu'il en soit pour eux comme pour tes disciples le jour de Pentecôte ; que le don des langues soit déversé sur ton peuple, à savoir comme des langues de feu, ainsi que leur interprétation. Et que ta maison soit remplie de ta gloire comme d'un vent puissant et impétueux (D&A 109: 35-37). Cette prière fut exaucée à la lettre, non pas une seule fois mais pendant plusieurs jours après les services de consécration. Une fois, « on entendit comme le bruit d'un vent violent, impétueux, qui remplit le temple, et toute l'assemblée se leva en même temps, comme mue par un pouvoir invisible ; beaucoup se mirent à parler en langues et à prophétiser ; d'autres virent de glorieuses visions ; je vis que le temple était rempli d'anges, et je le déclarai à l'assemblée » (Smith, HC, 2:428 ; cf. 432). (Talmage, La maison du Seigneur, p. 121)
Actes 2:29-31, 34. Que savons-nous du sort spirituel de David, roi d'Israël ?
« Un meurtrier, par exemple, quelqu'un qui répand le sang innocent, ne peut recevoir le pardon. David, se repentant du meurtre d'Urie, chercha le pardon de Dieu, et y mit tous ses soins et toutes ses larmes. Mais il ne put l'obtenir qu'en passant par l'enfer ; néanmoins il obtint la promesse que son âme ne serait pas laissée en enfer. Bien que David était roi, il n'obtint jamais l'esprit ni le pouvoir d'Élie, ni la plénitude de la prêtrise. Et la prêtrise qu'il reçut, ainsi que son trône et son royaume lui seront enlevés et donnés à un autre du nom de David dans les derniers jours, lequel sera issu de lui. » (Enseignements du prophète Joseph Smith,p. 477)
Actes 2:40. « Sauvez-vous de cette génération perverse »
Le
mot qui a été rendu dans notre version de la Bible par « perverse »
implique beaucoup plus l'idée de rébellion : « Sauvez-vous de cette
générationrebelle. »
ACTES 3
Actes 3:20. Que signifie « des temps de rafraîchissement » ?
Actes 3:21. Que signifie « les temps du rétablissement » ?
C'est
« une période au cours de laquelle toutes choses seront rétablies selon
la promesse que fit Dieu par la bouche de ses saints prophètes depuis
le commencement du monde.
«
Ainsi, le Christ est venu une fois et a exercé son ministère parmi les
hommes, le point culminant de son ministère étant son sacrifice
expiatoire et son ascension au Père. Il doit revenir, une seconde fois,
en des jours de rafraîchissement et de renouvellement pour régner en
personne sur la terre. Mais il ne peut pas revenir la seconde fois tant
que n'a pas commencé une période de l'histoire de la terre qui
s'appelle 'le temps du rétablissement' ou, en d'autres termes, il ne
peut pas revenir avant l'époque ou la période du rétablissement ; et, à
cette époque ou cette période, toutes les choses essentielles que Dieu
a toujours données à toutes les époques de la terre, pour le salut,
l'amélioration, la bénédiction et l'édification de ses enfants seront
rétablies. » (Bruce R. McConkie,CR, octobre 1967, p. 43)
ACTES 4
Actes 4:6. Qui étaient Anne, Caïphe, Jean et Alexandre ?
Anne était grand-prêtre juif pendant la vie de Jésus. Il était le fils de Seth, fut nommé à l'office de grand-prêtre à trente-sept ans ; il détenait cet office quand Jean-Baptiste commença son appel à la repentance (Luc 3:2). Il était le beau-père de Caïphe, grand-prêtre au moment de la crucifixion de Jésus et des difficultés de Pierre et de Jean avec le Sanhédrin (Jean 18:18, 24 ; Actes 4:6). C'était un homme très influent parmi les Juifs et cinq de ses fils servirent comme grands-prêtres.
Le nom entier de Caïphe était Joseph Caïphe. Il fut grand-prêtre des Juifs pendant le règne de l'empereur Tibère (Matthieu 26:3, 57 ; Jean 11:49 ; 18:13-14, 24, 28 ; Actes 4:6). Devant lui comparurent Jésus et les apôtres Pierre et Jean. Il était le gendre de Anne, grand-prêtre avant lui, et il servit environ dix-huit ans à cet important poste.
On ne sait rien de plus de Jean et d'Alexandre que cette seule référence.
ACTES 5
Actes 5:1-11. Quelle leçon peut-on tirer de la mort d'Ananias et Saphira ?
« La leçon qu'Ananias peut nous apprendre, c'est que les menteurs qui ne se repentent pas seront damnés. Qu'arrivera-t-il alors à celui qui ne paie qu'une partie de la dîme et qui dit à son évêque que la somme donnée à son évêque est une dîme complète ? Ou au couple immoral qui, de connivence, affirme qu'il est pur pour obtenir une recommandation pour le temple ? Ou aux membres de l'Église qui n'avouent pas des péchés, de quelque sorte qu'ils soient, qui les empêcheraient de recevoir les bénédictions du temple, une ordination à la prêtrise ou un poste de dirigeant ? » (McConkie. DNTC, 2:58-59)
Actes 5:34-40. Qui était Gamaliel ?
Petit-fils du célèbre rabbi Hillel et célèbre lui-même, Gamaliel était membre du Sanhédrin et distingué docteur de la loi juive à l'époque où l'Église primitive commençait juste à faire ses premiers pas. Paul dit qu'il a été « instruit aux pieds de Gamaliel » (Actes 22:3), expression idiomatique signifiant qu'il eut pour maître le célèbre docteur de la loi. Gamaliel avait la réputation d'être tolérant et bon ; il considérait les aspects les plus humains de la loi, relâchait les exigences de l'observance du sabbat pour qu'elles soient moins rigoureuses et encourageait une façon plus humaine de traiter la femme dans les lois sur le divorce. Le conseil qu'il donna aux principaux sacrificateurs concernant les apôtres et la nouvelle Église (voir Actes 5:34-40) confirme cette réputation de tolérance et de sagesse. Il est vraisemblable que son sage conseil sauva la vie des apôtres même si le Sanhédrin les fit battre de verges avant deles renvoyer (voir Actes 5:40).
Actes 5:36. Qui étaient Theudas et Judas le Galiléen ?
Gamaliel tenta de dissuader les dirigeants juifs de persécuter et de tuer pierre et les apôtres. Dans un discours qu'il fit devant le Sanhédrin, il parla d'un homme appelé Theudas qui avait rallié à lui quatre cents hommes, mais n'avait pas réussi à obtenir d'autres disciples. Il fut tué et ses disciples dispersés. L'argument de Gamaliel était le suivant : « Laissez les choses suivre leur cours. Si cette œuvre vient des hommes, elle échouera comme celle de Theudas. Si elle est de Dieu, elle triomphera de vos persécutions » (voir Actes 5:35-39).
Pour
démontrer que le Sanhédrin devait libérer les apôtres, Gamaliel cita le
cas de Judas le Galiléen qui prouve qu'un mouvement est réduit à néant
si le Seigneur n'est pas avec lui. Bien que les conseils de Gamaliel
aient persuadé le Sanhédrin, il se trouve que son évaluation de Judas
et de ses disciples n'est pas tout à fait exacte. En 6 ou 7 après
J.-C., Quirinus, gouverneur romain de la Syrie, entreprit un
recensement de la Palestine. Judas, Galiléen loyal et fanatique, dit
que les Juifs devaient être libérés de toute domination étrangère et
s'opposa par conséquent au recensement. Il réunit une troupe de
partisans qui se révoltèrent ouvertement par la violence à l'ordre
donné. Ils furent, pour la plupart, fait prisonniers, torturés et tués,
y compris Judas lui-même. En ce sens, au moins, Gamaliel avait raison.
Mais de cette brève insurrection était né le mouvement connu sous le nom de Zélotes qui, en 66, mena une autre
révolte contre Rome. C'est cette révolte à l'instigation des Zélotes
qui conduisit à la destruction du temple et à la dispersion des Juifs
hors de Palestine en 70-72.
ACTES 6
Actes 6:5 à 7:59. Qui était Étienne ?
ACTES 7
Actes 7:1-59. Voir Actes 6:5 à 7:59
Actes 7:58. Qui était Saul ?
Saul était le nom hébreu de l'apôtre Paul. De la tribu de Benjamin (voir Romains 11:1 ; Philippiens 3:5), Paul était un Juif de la Diaspora. Au moment opportun, il changea son nom hébreu en son équivalent romain, Paul, ce qui lui permit d'avoirdes relations plus faciles avec les milieux gentils.
Actes 7:60. « Seigneur, ne leur impute pas ce péché ! »
« Quand le Seigneur, au moment de mourir, se tourna vers le Père et demanda : 'Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font' (Luc 23:34), il parlait des soldats qui le crucifiaient. Ils agissaient sous l'autorité d'une nation souveraine. C'étaient les Juifs qui étaient coupables de la mort du Seigneur. Encore,une fois, comment pouvait-il leur pardonner, comment son Père pouvait-il leur pardonner, alors qu'ils ne se repentaient pas. Ces gens méchants qui s'écrièrent : 'que son sang retombe sur nous et sur nos enfants !' (Matt. 27:25) ne s'étaient pas repentis. Ceux qui 'l'injurièrent' sur le Calvaire (Matt. 27:39) ne s'étaient pas repentis. Les dirigeants juifs qui jugèrent illégalement Jésus, exigeant de Pilate qu'il le crucifie et incitèrent la foule à ses actes les plus vils, ne s'étaient pas repentis. Pas plus que les soldats romains qui, bien que certainement tenus par la loi militaire de crucifier Jésus comme on le leur commandait, n'étaient absolument pas obligés d'ajouter les insultes et les cruautés auxquelles ils soumirent le Sauveur avant sa crucifixion.
Le
Seigneur pouvait-il pardonner à Pilate ? Certainement pas sans la
repentance de celui-ci. Pilate se repentit-il ? Nous ne savons pas ce
qu'il a fait après avoir disparu de l'Écriture. Il avait le désir de
favoriser le Sauveur. Il ne montra pas suffisamment de courage pour
résister à la pression du peuple. Aurait-il pu sauver la vie du
Seigneur ? Encore une fois, nous ne le savons pas. Nous laissons Pilate
au Seigneur, comme nous lui laissons tous les autres pécheurs, mais
souvenez-vous que 'savoir et ne pas faire', c'est pécher. » (SpencerW. Kimball, Le miracle du pardon, p. 156-157)
ACTES 8
Actes 8:5. Qui était Philippe ?
Actes 8:5-8. Un détenteur de la prêtrise d'Aaron peut-il accomplir de grandes œuvres de justice ?
«
Qu'un homme soit prêtre ou apôtre, cela ne fait aucune différence s'il
magnifie son appel. Un prêtre détient les clés du ministère d'anges.
Jamais de ma vie, que ce soit quand j'étais apôtre, soixante-dix ou
ancien, je n'ai mieux senti la protection du Seigneur que lorsque je
détenais l'office de prêtre. Le Seigneur m'a révélé par des visions,
des révélations et par le Saint-Esprit beaucoup de choses que je vis
devant moi. »(Wilford Woodruff, Millenial Star, 53:629)
ACTES 9
Actes 9:2-3, 8. Quelle était l'importance de la ville de Damas ?
Damas, capitale actuelle de la Syrie, prétend être la plus ancienne ville du monde à avoir été constamment habitée. À l'époque des apôtres, elle se trouvait dans la province romaine de Syrie. Située à 200 kilomètres environ au nord-est de Jérusalem et à une centaine de kilomètres de la mer Méditerranée, Damas se trouve au coeur d'une plaine fertile.
On comprend clairement la suprématie de Damas sur les anciennes cités du fait de sa situation. C'était le terminus de trois routes principales du commerce de l'ancien Proche-Orient.
Comme elle était proche de Jérusalem, c'était une ville d'une grande importance pour l'ancienne Israël et pour Juda. C'est là qu'Achaz, roi de Juda, prit modèle pour le grand autel qu'il éleva dans le temple de Jérusalem, ostensiblement pour apaiser le roi victorieux d'Assyrie, Tiglath-Piléser III (voir 2 Rois 16:10-16). Plus tard, la ville fut détruite, comme les prophètes de Dieu l'avaient prophétisé (voir Ésaïe 17:1 ; Amos 1:4 ; Jérémie 49:23-27). Elle fut reconstruite ensuite sur le même emplacement.
De nos jours, dans le quartier chrétien de la ville, se trouve ce que l'on pense avoir été la fameuse « rue droite » dans laquelle se trouvait la maison d'un certain Judas chez qui Paul demeura quelque temps, après sa conversion. La muraille par laquelle il fut descendu, la nuit, dans une corbeille, par des amis pour échapper aux Juifs furieux de la ville (voir Actes 9:23-25) est, selon toute vraisemblance, celle qui entoure encore la cité. Du temps de Paul, comme de nos jours, les produits fabriqués à Damas sont vendus à l'air libre dans les bazars des rues. Parmi les produits bien connus fabriqués autrefois par les habitants de la ville, il y avait les soieries et les damas, ainsi que les aciers de Damas qui étaient très prisés.
Actes 9:4-6. Quelles leçons importantes pouvons-nous tirer du récit de la conversion de Paul ?
« Il y a une leçon que nous tous dans notre Église pouvons tirer. Reconnaissons, nous aussi, l'autorité locale. L'évêque peut être un homme humble. Certains d'entre vous peuvent penser qu'ils lui sont supérieurs, mais il a reçu l'autorité directement de notre Père céleste. Reconnaissez cette autorité. Recherchez les conseils de votre président de branche, les conseils de votre président de pieu. S'ils ne peuvent pas résoudre vos difficultés ou vos problèmes, ils écriront.à d'autres frères, les Autorités générales, et demanderont le conseil nécessaire. Reconnaître l'autorité est un principe important.
« L'autre leçon à tirer de ce qui est arrivé à Paul près de Damas, c'est le fait remarquable que Jésus, notre Seigneur, s'intéresse à son Église et à ses membres. Et comme il s'y intéressait à cette époque, iI s'y intéresse aujourd'hui.
« J'aime sentir qu'il regarde ce que nous faisons, qu'il est affligé quand nous ne nous conformons pas aux idéaux et aux principes qu'il nous a donnés dans l'Évangile. Il fut affligé de voir Saul, un serviteur choisi, qui allait aveuglément détruire l'Église. Il est heureux quand il voit que les frères qu'il a appelés font leur devoir et essaient de mener une vie pure et droite en accord avec lesprincipes de l'Évangile. » (David O. McKay, CR, octobre 1951, p. 159-160)
Actes 9:5. « Il te serait dur de regimber contre les aiguillons »
Il
s'agit du long bâton pointu utilisé pour piquer la peau des animaux
pour les faire avancer. L'animal piqué a tendance à ruer, à se
retourner, littéralement à « regimber contre les aiguillons ». Cette
réaction ne fait qu'augmenter la douleur et rendre la blessure plus
profonde sans avoir aueun effet sur l'aiguillon lui-même.
« Damas se trouve à environ deux cents cinquante kilomètres au nord de
Jérusalem. Il fallait donc à Saul et ses compagnons environ une semaine
pour faire le voyage. Peut-être que, pendant ces quelques jours
d'inactivité relative, il se mit à se demander si ce qu'il faisait
était bien ou mal. Peut-être que le visage rayonnant d'Étienne
agonisant et la dernière prière du martyr commença à s'enfoncer un peu
plus profondément dans son âme. Les pleurs et les cris des petits
enfants à qui il arrachait leurs parents commencèrent à percer son âme
de façon plus aiguë, à le mettre mal à l'aise et à le rendre malheureux
à la pensée de ce qu'il allait encore faire de semblable à Damas.
Peut-être se demandait-il si c'était vraiment dans l'œuvre du Seigneur
qu'il était engagé pour se sentir si inquiet et si amer. Il devait
apprendre bientôt que seule l'œuvre du mal fait éprouver ces
sentiments et que le vrai service du Seigneur apporte toujours la paix
et la satisfaction. » (David O. McKay, Ancient Apostles, p. 120)
Actes 9:8. Qu'est-ce qui rendit Saul aveugle sur la route de Damas ?
Actes 9:18. Pourquoi était-il nécessaire que Paul, qui avait eu une vision, se soumette à l'ordonnance du baptême ?
« Saul vit le Fils de Dieu ressuscité, il reçut des visions, des miracles furent opérés en sa faveur et pourtant rien de tout cela ne suffisait à le qualifier pour être membre de l'Église ou pour servir. Le baptême est la porte d'entréepour tous : le Christ, Paul, toute personne responsable. » (McConkie, DNTC, 2:91)
Actes 9:20-22. Face à quels nouveaux problèmes Paul se trouva-t-il après sa conversion ?
Mais que dire de ceux qui connaissaient Paul autrefois comme leur persécuteur ? Comment reçurent-ils son témoignage de Jésus ? Leur réaction dut être semblable à celle d'Ananias qui, après avoir été appelé par le Christ à exercer son ministère auprès de Paul, dit : « Seigneur, j'ai appris de plusieurs personnes tout le mal que cet homme a fait à tes saints dans Jérusalem ; et il a ici (c'est-àdire à Damas) des pouvoirs, de la part des principaux sacrificateurs, pour lier tous ceux qui invoquent ton nom' (Actes 9:13-14). Sa conversion n'était-elle pas simplement une ruse pour prendre au piège ceux qui avaient sincèrement épousé la cause chrétienne ? Seul le temps pouvait répondre à cettequestion et prouver que la conversion de Paul était authentique.
Actes 9:27. Qui était Barnabas ?
Barnabas
fut le compagnon missionnaire de Paul pendant sa première mission (voir
Actes 9:27). Son premier service dans l'Église qui soit enregistré est
la vente de son champ selon l'accord qu'avaient pris les premiers
chrétiens d'avoir tout en commun (voir Actes 4:36). C'était un Juif
(très exactement un Lévite) de l'île de Chypre ; son nom était Joses ou
Joseph. Quand Paul et lui rencontrèrent les Lycaoniens, Barnabas reçut
le rom de Jupiter, le plus puissant des dieux romains (voir Actes
14:12) à cause de ses prouesses physiques, de la dignité de son aspect
et de son air impérieux. On dit de lui que c'était « un homme de bien,
plein d'Esprit-Saint et de foi » (Actes 11:24) ; il fut choisi avec
Paul pour relever les fonds d'entraide pour les pauvres de Judée (Actes
11:29-30) et c'était un rude travailleur qui subvint à ses propres
besoins au lieu de recourir à l'Église pour qu'elle l'entretienne (voir
1 Corinthiens 9:6). Bien qu'il ait eu un grave différend avec Paul au
sujet de Jean Marc, son neveu, qu'il voulait emmener pour le deuxième
voyage (voir Actes 15:36-39), ils se réconcilièrent plus tard. C'est
lui le premier qui, après la conversion de Paul, alla le chercher à
Tarse pour le faire travailler avec lui (voir Actes 11:25-26). Ilsemble avoir été apôtre (voir Actes 14:4, 14).
ACTES 10
Actes 10:1. Qui était Corneille ?
Actes 10:6. Pourguoi Corneille envoya-t-il chercher Pierre après avoir vu un ange ?
Le
fait de voir un ange ou de recevoir la visite d'êtres célestes
n'apporte pas le salut ; c'est le fait de garder les commandements qui
l'apporte. L'ange qui apparut et donna à Corneille les premières
instructions aurait pu lui dire ce qu'il fallait faire, mais il
l'envoya à Pierre qui détenait l'autorité sur la terre. C'est ainsi que
fonctionne le royaume de Dieu.
« Il n'est pas étonnant… que l'ange dit au bon Corneille qu'il fasse chercher Pierre afin que celui-ci lui enseigne la voie du salut : Pierre pouvait le baptiser, mais les anges ne le pouvaient pas aussi longtemps qu'il y avait, dans la chair, des officiers dûment autorisés détenant les clefs du royaume, oul'autorité de la prêtrise. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 370)
Actes 10:9-33. Pourquoi Pierre fut-il choisi pour apporter l'Évangile aux Gentils ?
« Ce fut Pierre qui eut le premier le devoir et le droit de prêcher l'Évangile aux Gentils. Veuillez remarquer que lorsque le Seigneur désira que les Gentils connaissent son Évangile, il donna au chef des Douze les instructions nécessaires pour tourner la clé qui leur ouvrait la porte de l'Évangile. C'est l'une des tâches particulières de l'apostolat. » (McKay, Ancient Apostles, p. 87)
« Pierre, détenant les clés du royaume, était de son temps président de la Haute-Prêtrise, de la même façon que Joseph Smith et ses successeurs (à qui ces 'clefs' furent remises aussi de nos jours) sont présidents de la Haute-Prêtrise et chefs sur la terre de l'Église et du royaume de Dieu. »(Harold B. Lee, CR, octobre 1953, p. 25)
Actes 10:10. « Il tomba en extase »
« Parfois, les prophètes 'tombent en extase' au moment où ils reçoivent des visions. C'est-à-dire qu'ils sont si complètement enveloppés par l'Esprit que… les fonctions normales du corps sont suspendues. » (McConkie, Mormon Doctrine,p. 802)
Actes 10:44-48. Quelle est la différence entre le Saint-Esprit et le don du Saint-Esprit ?
«
Il y a une différence entre le Saint-Esprit et le don du Saint-Esprit.
Corneille reçut le Saint-Esprit avant d'être baptisé, ce qui était le
pouvoir de Dieu pour le convaincre de la véracité de l'Évangile, mais
il ne put recevoir le don du Saint-Esprit qu'après avoir été baptisé.
S'il ne s'était pas conformé à ce signe ou ordonnance, le Saint-Esprit,
qui l'avait convaincu de la véracité de l'existence de Dieu, l'aurait
quitté. Avant de se conformer à ces ordonnances et de recevoir le don
du Saint-Esprit, par l'imposition des mains, selon l'ordre de Dieu, il
n'aurait pas pu guérir les malades ou commander à un esprit malin de
sortir d'un homme et être obéi de lui. » (Enseignements du prophète
Joseph Smith,p. 276)
ACTES 11
Actes 11:26. Quand les premiers saints furent-ils appelés « chrétiens » et pourquoi ?
Il est intéressant de remarquer que dès 73 avant J.-C., tous les Néphites qui appartenaient à l'Église au pays de Zarahemla étaient connus sous le nom de chrétiens (voir Alma 46:14-15). D'ailleurs, le nom de Jésus-Christ a été révélé à Jacob et à Néphi quelque cinq cents ans avant sa naissance, ce qui fait que les Néphites, au moins, n'avaient pas de doutes sur l'identité du Messie qui devaitles sauver de leurs péchés (voir 2 Néphi 10:3 et 25:19).
Actes 11:28. Qui était Agabus ?
On
sait peu de choses sur Agabus si ce n'est qu'il possédait le don de
prophétie et que c'était un chrétien plein de grandeur. Par
l'inspiration de Dieu, il prédit une famine qui aurait lieu pendant le
règne de l'empereur Claude, fait que le Nouveau Testament et Josèphe
confirment (Actes 11:28 ; Josèphe, Antiquités, 20. 2. 5). Quand Paul
revint de sa troisième mission, Agabus prédit que Paul seraitlié et emprisonné (Actes 21:10-11)
ACTES 12
Actes 12:1. Qui était le Jacques qu'Hérode tua ?
Actes 12:1. Qui étaient Hérode et Bérénice ?
Deux des Hérode, le père et le fils, furent appelés Hérode Agrippa. Ils gouvernèrent les Juifs du temps de Jésus et des apôtres. Hérode Agrippa I était un petit-fils d'Hérode le Grand et, à la différence de ceux qui régnèrent avant lui, il observa très fidèlement la loi de Moïse. Pour conserver les faveurs des Juifs, il mit à mort Jacques, fils de Zébédée, frère de Jean, le disciple bien-aimé et apôtre de Jésus-Christ (voir Actes 12). Après la mort de son père, Hérode Agrippa II reçut les tétrarchies qu'avaient autrefois Philippes, son frère, et Lysanias, gouverneur romain. Il reçut le titre de roi. La meilleure image que nous ayons de lui est celle qui se trouve dans le Nouveau Testament au tribunal de Festus (voir Actes 25:13-26 ; 26). Son mariage incestueux avec sa soeur Bérénice le rendit odieux aux Juifs.
Bérénice était l'aînée des filles d'Hérode Agrippa I. Elle fut mariée, à un très jeune âge, à son oncle, Hérode, roi de Chalsis. Après la mort de celui-ci, en 48 avant J-C environ, elle épousa son propre frère, Hérode Agrippa II. Elle était présente lorsque son mari et frère ainsi que Festus écoutèrent Paul avant que celui-ci ne parte pour Rome (voir Actes 25:13, 23 ; 26:30).
Actes 12:12. Qui était Jean, surnommé Marc ?
Jean
Marc appelé communément Marc est l'auteur de l'évangile qui porte son
nom. C'était le fils de l'une des femmes les plus importantes de
l'Église primitive à Jérusalem. Les disciples se réunissaient chez elle
et c'est là que se rendit Pierre après avoir été libéré de prison (voir
Actes 12:12-17). Jean Marc fut choisi comme compagnon de Paul et
Barnabas quand ils partirent pour leur premier voyage missionnaire
(voir Actes 12:25 ; 13:5) mais, pour une raison qui n'est pas précisée,
il les laissa à la moitié du voyage. Ce fut plus tard un sujet de
mésentente entre Paul et Barnabas quand ils entreprirent le deuxième
voyage. Barnabas voulait reprendre Marc avec eux, mais Paul refusa ;
aussi, ils se séparèrent et allèrent chacun de leur côté (voir Actes
15:37-41). Il est évident que Paul se réconcilia plus tard avec Marc
puisqu'il en parle en faisant ses éloges dans ses épîtres (voir, par
exemple, Colossiens 4:10 et Philémon 24). Pierre parle de Marc en
disant qu'il est son fils et qu'il était avec lui à Babylone,
probablement Rome. Une ancienne tradition veut que Marc ait écrit son
évangile à Rome en se documentantdirectement auprès de Pierre.
ACTES 13
Actes 13:1-14, 26. Quel est l'objectif principal du premier voyage missionaire de Paul ?
Actes 13:6. « Ils trouvèrent un certain magicien, faux prophète »
Actes 13:7. Qui était Sergius Paulus ?
C'était le proconsul romain à Chypre quand Paul et Barnabas allèrent dans l'île lors du premier voyage missionnaire. On dit de lui que c'était un homme intelligent qui demanda à Paul et Barnabas de lui prêcher la parole de Dieu. Quand il vit le miracle accompli par Paul (il rendit aveugle Elymas, le magicien), il « crut, étant frappé de la doctrine du Seigneur » (Actes 13:12).
ACTES 14
ACTES 15
Actes 15:1. Quelques hommes venus de la Judée
«
Ils venaient des quartiers généraux de l'Église… et c'était de bons
frères ; mais sur la question de la circoncision, ils se trompaient.
N'étant pas conduits par l'Esprit, ils enseignaient une fausse
doctrine. Étant donné que le Seigneur laisse souvent ses serviteurs se
débrouiller seuls et trouver les solutions à des problèmes difficiles
avant de finir par leur faire comprendre sa volonté par révélation, il
se présente des situations semblables dans l'Église aujourd'hui. Par
exemple, des frères qui, aujourd'hui, envoyés dans les Églises pour les
fortifier et pour prêcher, prennent parfois sur eux de défendre des
philosophies politiques et sociales ou des théories en matière
d'éducation qui leur semblent bonnes (affirmant même dans certains cas qu'elles sont
nécessaires au salut) et qui, en fait, ne sont pas ce que Dieu demande
à son peuple. » (McConkie,
DNTC, 2:139)
Actes 15:1. « Si vous n'êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés »
L'ordonnance de la circoncision fut instituée par l'Éternel lui-même. Elle fut d'abord donnée à Abraham et à ses descendants en signe de l'alliance qui assurait des bénédictions sacrées et éternelles à tous ceux qui serviraient le Seigneur en justice (voir Abraham 2:8-11; Genèse 17). Selon la loi de Moïse, tout enfant masculin devait être circoncis à l'âge de huit jours (voir Lévitique 12:3). Le but principal de ce signe était de rappeler l'alliance que Dieu avait faite avec Abraham (voir Genèse 17:9-14).
Après
le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ, la nécessité d'un signe fut
abolie. L'Évangile et ses bénédictions n'étaient plus réservés
exclusivement aux Juifs ; l'Évangile était pour tous. Dans une
révélation donnée à Mormon et rapportée dans le Livre de Mormon, Jésus
dit : « Les petits enfants ont la santé, car ils sont incapables de
commettre le péché ; et la malédiction d'Adam leur est enlevée en moi,
de sorte qu'elle n'a aucun pouvoir sur eux ; et la loi de la
circoncision est finie en moi » (Moroni 8:8).
Au
temps de Jésus et des apôtres, on disait communément « les circoncis »
et les « incirconcis », le premier terme comme équivalent de « Juif »
le deuxième signifiant « Gentil » (voir Galates 2:7). Bien que le
conseil de Jérusalem ait réglé la question par révélation, Paul se
trouva obligé de combattre ce problème partout où il alla. Un grand
nombre de ses convertis étaient juifs et tenaient à ce que tous les
Gentils convertis au christianisme obéissent aussi au rite mosaïque.
Paul dit bien clairement que la circoncision, que ce soit pour les
Juifs ou pour les Gentils, était finie en Christ (voir Romains 2, 3, 4
; 1 Corinthiens 7:19 ; Galates5:6 ; 6:15 ; Colossiens 2:11 ; 3:11).
Actes 15:2. Le compte rendu que fit Paul du conseil de Jérusalem
1. Le conseil eut lieu « quatorze ans après » une première visite à Jérusalem, probablement vers 35-36 ou « quatorze ans après » sa conversion (ce que veut dire Paul n'est pas très clair).
2. Paul s'y rendit sur l'ordre du Seigneur, c'est-à-dire, par révélation.
3. Quand il fut à Jérusalem, il « leur exposa » l'Évangile qu'il prêchait parmi les païens, en particulier et non publiquement.
4. Il refusa de permettre la circoncision de Tite, qui était grec, comme le désiraient les judaïsants.
5. Jacques, Céphas et Jean, qui étaient regardés comme des « colonnes » (Galates 2:9 ; c'est-à-dire des dirigeants de l'Église), donnèrent à Paul et Barnabas « la main d'association ».
6. Paul reçut la mission d'aller « vers les païens » avec son message. D'autres allèrent « vers les circoncis ».
7. La seule chose qui fut demandée à Paul fut de ne pas oublier d'obtenir des dons pour les pauvres de l'Église (nous voyons que Paul accomplit fidèlement cette tâche dans Actes 11:30 ; 24:17 ; 1 Corinthiens 16:1-3 ; 2 Corinthiens 8, 9 ; Romains 15:25-27).
Alors que cela n'est pas mentionné dans les Actes, il est clairement indiqué dans les paroles de Paul aux Galates qu'il rendit visite en privé aux dirigeants de l'Église avant d'assister à la réunion publique où il prit la parole. D'ailleurs Actes 15:4-6 semble suggérer qu'il y eut plusieurs réunions publiques pour débattre de cela ; il y en eut peut-être trois : une quand Paul arriva avec la délégation d'Antioche (voir Actes 15:3-4 ; Galates 2:2) ; une seconde session au cours de laquelle les judaïsants affirmèrent que Tite, un des compagnons de Paul, qui était grec, devait se soumettre à la circoncision. Le problème resta sans solution (voir Actes 15:5 ; Galates 2:3-5) ; et la dernière quand les apôtres et les anciens vinrent considérer ensemble la question de la circoncision (Actes 15:7-29 ; Galates 2:6-10). Là, les choses se passèrent dans l'ordre : il y eut débat, délibérations et prises de décisions. Remarquez comme le compte rendu donné par Paul de la solution donnée à ce problème tel qu'on le trouve exprimé dans Galates 2:6-10 concorde avec celui donné dans Actes 15:23-29.
Cependant, la question de la circoncision ne fut pas la seule affaire réglée à la conférence de Jérusalem ; il apparaît que Paul et Barnabas ont établi une distinction entre l'œuvre des apôtres qui portaient l'Évangile aux Juifs et ceux qui le portaient aux Gentils. Les « colonnes de l'Église », Pierre, Jacques, le frère du Seigneur, et Jean ont donné expressément à Paul et Barnabas la permission de porter le message de l'Évangile aux Gentils en voyant la réussite phénoménale des travaux des deux hommes jusqu'à ce jour-là. Ainsi, l'immense champ de travail se trouvait répartie et la main droite de l'intégration tendue symboliquement par l'intermédiaire de Paul et Barnabas à tous les Gentils convertis présents et futurs.
Actes 15:7. Pourquoi le Seigneur parla-t-il par la bouche de Pierre ?
« Pierre était le président de l'Église ; il recevait et annonçait la volonté de Dieu sur toutes les questions. » (McConkie, DNTC, 2:143)
Actes 15:28. « Car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous »
« Les représentants du Seigneur luttèrent et travaillèrent sur le « problème, sondèrent les Écritures, cherchèrent les conclusions possibles et firent de leur mieux pour résoudre le problème sur la base des bons principes qu'ils connaissaient. Étant arrivés à ce qu'ils considéraient être une solution convenable (c'est-à-dire adopter les déclarations de Jacques qui étaient basées sur le principe énoncé par Pierre), ils demandèrent au Seigneur si leurs conclusions étaient bonnes et en accord avec sa volonté. Dans cet exemple, apparemment, la décision fut prise et acceptée selon le même processus de révélation qu'utilisera le prophète [Joseph Smith] pour traduire le Livre deMormon ( voir D&A 8-9). » (McConkie, DNTC, 2:144-145)
Actes 15:40. Qui était Silas ?
On
pense que le Silas dont il est question dans les Actes des Apôtres est
la même personne que le Silvain des épîtres de Paul (voir 2 Corinthiens
1:19 ; 1 Thessaloniciens 1:1 ; 2 Thessaloniciens 1:1). Il avait une place de premier plan parmi
les dirigeants de l'Église à Jérusalem. Il était prophète dans son
domaine et prêcha l'Évangile (voir Actes 15:32). C'est lui qui, avec
Paul, apporta à Antioche la décision du conseil de Jérusalem concernant
les conditions requises pour être membre de l'Église (Actes 15:1-35).
Quand Paul fut en désaccord avec Barnabas, c'est Silas qui fut choisi
comme compagnon de Paul pour le second voyage missionnaire.
Ses expériences et ses voyages missionnaires comportent l'emprisonnement à Philippes où le geôlier et sa famille furent convertis (voir Actes 16:16-40), des voyages à Thessalonique, puis à Bérée où il séjourna quelque temps pendant que Paul se rendait à Athènes (voir Actes 17:1-15) ; il travailla avec Paul aussi à Corinthe (voir Actes 18:5 ; 2 Corinthiens 1:19). S'il est vrai que Silas et Silvain étaient la même personne, c'est lui qui fut le secrétaire pour le livre de 1 Pierre et qui porta cette épître de Pierre en Asie Mineure (voir 1 Pierre 5:12).
Il était peut-être citoyen romain (voir Actes 16:37).
Actes 15:40. Quels furent les aspects importants du second voyage missionnaire de Paul ?
On
voit que l'Église a grandi aussi rapidement dans les autres parties de
l'empire qu'à Jérusalem et ses alentours. Le deuxième voyage
missionnaire donna à Paul la possibilité, d'une part, de rendre visite
aux Églises déjà fondées lors de son premier voyage, d'autre part, d'en
établir d'autres dans des régions qui, jusque-là, n'avaient pas été
touchée s par l'Évangile. Ainsi fut établie une pratique qui devait
durer pendant tout le travail d'apôtre de Paul : « visiter les frères
dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur,
pour voir en quel état ils son »" (Actes 15:36). Mais Paul n'y alla pas
toujours en personne. Il y envoya Timothée, Tite ou Silas. Nous
percevons ainsi plus clairement non seulement son talent
d'organisateur, mais aussi ses capacités d'administrateur. Il prit
l'habitude de faire suivre ses visites de lettres de compliments ou
d'exhortations, méthode qu'il devait utiliser pendant tout le reste de
sa vie au service du Christ.
Finalement,
beaucoup de choses montrent qu'il jouissait dans une grande mesure des
bénédictions du Saint-Esprit dans son ministère, car il reçut
constamment des visions et des instructions concernant le travail du
Seigneur et démontra le pouvoir de Dieu en de multiples occasions (voir
Actes 16:7-9, 26 ;18:9).
ACTES 16
Actes 16:16. Qu'est-ce que l'esprit de divination ?
La divination, c'est l'action de découvrir l'avenir par des moyens tels que les cartes, les horoscopes, les rêves, les envoûtements, les boules de cristal, etc. La divination était un art pratiqué depuis longtemps chez les anciens (voir Esaïe 2:6 ; Daniel 2:27 ; 5:11). Elle était et elle est toujours interdite au peuple du Seigneur voir Deutéronome 18:9-14 ; Josué 13:22).
Actes 16:30-34. La foi au Seigneur Jésus-Christ est-elle tout ce qui est nécessaire au salut ?
«
La croyance seule est à peine le début de cette démarche qui mène à un
héritage céleste si on la considère comme un facteur isolé, si on ne la
voit pas dans un ensemble qui comprend le baptême et l'attitude qui
s'ensuit : la volonté de persévérer jusqu'à la fin (voir 2 Néphi
31:15-21). Et dans ce cas précis, Paul et Silas enseignent l'Évangile à
toutes les personnes du groupe, les baptisent et, sans contestation,
leur confèrent le don du Saint-Esprit, les lançant ainsi dansla direction du salut. » (McConkie, DNTC, 2:152)
ACTES 17
Actes 17:18. Qu'étaient les épicuriens et les stoïciens ?
Le terme épicurisme vient de Épicure qui vivait aux alentours de 300 avant J-C. Selon sa philosophie, le monde existait par hasard et n'avait ni but ni raison d'être. Le plus grand bien auquel pouvait arriver un homme était celui qui lui apportait le plus grand plaisir ou la plus grande absence de peine ou de douleur. Contrairement à des idées communément répandues à cette époque comme de nos jours, l'épicurisme ne prônait pas la licence grossière comme objectif de vie, mais les joies qui donnaient à l'homme les satisfactions personnelles les plus longues et les plus pleines.
Actes 17:15-34. Quelle fut l'importance de la visite de Paul à Athènes ?
Athènes, capitale de la Grèce, était une des merveilles du monde antique. Bien qu'en déclin général au moment de la visite de Paul, Athènes avait autrefois possédé avec fierté plus de génie intellectuel, plus de recherche philosophique et plus de splendeur architecturale que n'importe quelle ville de l'Antiquité. Même pendant la période de déclin, ses habitants étaient fiers de leur brillant héritage. On essaya vigoureusement de préserver et de restaurer l'ancienne grandeur d'Athènes.
À l'époque du premier siècle après J.-C., Athènes était une ville-état libre qui avait la faveur de la protection de Rome. Une grande partie de ses édifices les plus remarquables sont encore debout. L'Agora, ou Place du marché, était particulièrement célèbre. Les hommes importants de la ville s'y rassemblaient chaque jour pour y entendre des débats, pour diriger les affaires de la ville et pour apprendre, si possible, quelque chose de nouveau (voir Actes 17:21). Étant donné que le message de Paul était nouveau, il était assuré d'avoir une foule pour l'écouter dès le départ. Finalement, Paul fut amené au fameux Aréopage (c'est-àdire la colline de Mars) et les gens qui l'accompagnaient disaient : « Pourrions-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine que tu enseignes ? » (Actes 17:19). Bien que le message de Paul ait été rejeté par la plus grande majorité, il y eut au moins un membre du Haut Tribunal, Denys l'aréopagite, et une femme, Damaris, etquelques autres dont le nom n'est pas mentionné qui crurent (voir Actes 17:34).
Actes 17:22. « Je vous trouve à tous égards extrêmement religieux »
Paul,
en parlant du caractère religieux et de la « dévotion » des habitants
d'Athènes, préparait avec sagesse son auditoire à un message concernant
un Dieudont ils ne savaient rien.
Actes 17:26. Paul enseignait-il l'existence prémortelle quand il dit : « ayant déterminé la durée des temps » ?
«
Voici un point de doctrine important qui cadre exactement avec ce
qu'enseigna Moïse quand il expliqua comment Dieu 'donna un héritage aux
nations, quand il sépara les enfants des hommes', et 'fixa Ies limites
des peuples d'après le nombre des enfants d'Israël' (Deutéronome 32:8).
La doctrine impliquée dans ces Écritures est claire : 'Si le Seigneur a
fixé aux nations les bornes de leur demeure, un choix d'esprits a dû
être fait pour former ces nations. » (Joseph Fielding Smith, Le chemin
de la perfection, p. 47)
«
Puis-je à nouveau vous poser à chacun cette question : 'Qui êtes-vous
?' Vous êtes tous les fils et les filles de Dieu. Vos esprits ont été
créés et ils ont vécu sous forme d'intelligences organisées avant que
le monde soit. Vous avez reçu la bénédiction d'avoir un corps physique
parce que vous avez obéi à certains commandements dans cet état
prémortel… Le moment de l'histoire du monde où chacun est venu a été
déterminé, comme l'apôtre Paul l'a enseigné aux hommes d'Athènes et
comme le Seigneur l'avait révélé à Moïse, …avant que ce monde ne soitcréé. » ( Harold B. Lee, CR, octobre 1973, p. 7)
ACTES 18
Actes 18:18. Voir Actes 15:40
Actes 18:23. Le troisième voyage missionnaire de Paul
ACTES 19
ACTES 20
Actes 20:38. Le troisième voyage missionnaire de Paul
ACTES 21
Actes 21:9. Les femmes peuvent-elles prophétiser ?
« Bien que les hommes soient appelés à être ceux qui dirigent au foyer et à l'Église, les femmes ne sont en rien au-dessous d'eux pour ce qui est des dotations spirituelles. Elles prophétisent, reçoivent des visions, s'entretiennent avec des anges (voir Alma 32:23), jouissent des dons de l'Esprit et se qualifient avec leur mari pour l'exaltation complète au plus haut niveau céleste. » (McConkie,DNTC,2:181)
Actes 21:10-14. Paul aurait-il dû aller à Jérusalem alors qu'il avait été mis en garde ?
« Paul aurait-il dû aller à Jérusalem ? Ce voyage était-il en accord avec la volonté et les desseins du Seigneur ?
« Quelle que soit la réponse à ces questions, il est clair que Paul fut prévenu des persécutions et des épreuves qu'il aurait à l'issue de ce voyage. Il avait reçu les chuchotements de l'Esprit qui lui disait que 'des liens et des tribulations' l'attendaient à Jérusalem (Actes 20:22-24). Alors, Agabus, sachant apparemment que Paul est déterminé à affronter les persécutions et même la mort à Jérusalem, vient lui dire, au nom du Seigneur, qu'à Jérusalem, il sera lié par les Juifs et livré aux Gentils.
«
Cependant, c'est grâce à son arrestation après son voyage à Jérusalem,
qu'il put, pendant qu'il se trouvait sous la garde des Romains, rendre
témoignage devant les Juifs de Jérusalem, devant Festus, puis devant
Agrippa, dans l'île de Malte et à Rome même. Pour que les témoins du
Christ puissent s'adresser aux rois et aux gouverneurs, il semble qu'il
soit nécessaire souvent que les serviteurs du Seigneur soient arrêtés
et jugés. Sûrement que ce voyage à Jérusalem mit à l'épreuve l'âme
noble et ferme de Paul et, grâce à cela, il eut des occasions de
défendre la vérité et la justice qu'il n'aurait pas eues autrement. »
(McConkie,DNTC, 2:181)
Actes 21:28-29. Quelle accusation les Juifs portaient-ils contre Paul ?
Trophime était un Éphésien, un Gentil qui n'était pas admis à pénétrer dans les cours intérieures du temple. Accuser Paul d'avoir violé les enceintes sacrées était une accusation très grave, bien que fausse. C'était un délit puni de mort pour lequel Paul aurait pu être lapidé. C'est à l'intervention du tribun des soldats romains stationnés à Jérusalem pour maintenir l'ordre qu'il dut de ne pasêtre gravement blessé.
Actes 21:38. « Tu n'es donc pas cet Égyptien ? »
Josèphe,
l'historien juif romain nous parle d'un Juif égyptien qui souleva une
grande foule dans le désert et l'amena jusqu'au mont des Oliviers (voir
Josèphe, Guerres 2. 13. 5). Il promit à ceux qui l'avaient suivi que
les murs de Jérusalem s'écrouleraient quand ils approcheraient et
qu'ils pourraient expulser les Romains facilement. Félix, le gouverneur
romain, les accueillit avec son armée et ce fut la déroute totale.
Cependant le chef n'avait pas été capturé et letribun avait cru que Paul était cet homme.
ACTES 22
ACTES 23
ACTES 24
ACTES 25
Actes 25:11. « J'en appelle à César »
ACTES 26
Actes 26:25. « Je ne suis point fou, très excellent Festus, ce sont, au contraire, des paroles de vérité et de bon sens que je prononce »
ACTES 27
Actes 27:9. « L'époque même du jeûne était déjà passée »
ACTES 28
Actes 28:16-31. Que savons-nous des activités de Paul pendant son emprisonnement à Rome ?
Luc nous donne peu de renseignements sur l'emprisonnement de Paul à Rome. Il est certain que Paul avait depuis un certain temps l'intention de s'y rendre (voir Actes 19:21 et Romains 1:9-11), mais peut-être pas comme prisonnier politique. C'est pratiquement une certitude que Paul ne fut pas inactif pendant la période de son emprisonnement. Outre son ardeur naturelle au travail, Luc nous dit que « on permit à Paul de demeurer en son particulier, avec un soldat qui le gardait » (Actes 28:16) et qu'il « recevait tous ceux qui venaient le voir » et enseignait « ce qui concerne le Seigneur Jésus-Christ, en toute liberté et sans obstacle » (Actes 28:30-31).
Il est généralement reconnu que Paul écrivit au moins quatre de ses épîtres pendant son premier emprisonnement : aux Philippiens, aux Colossiens, aux Éphésiens et à Philémon.
On voit d'après certaines de ses lettres que Paul avait fortement
l'espoir d'être acquitté. Aux saints de Philippes, il écrivit : « J'ai
confiance dans le Seigneur que moi-même aussi j'irai bientôt »
(Philippiens 2:24). À Philémon, il écrivit : « En même temps
prépare-moi un logement, car j'espère vous être rendu, grâce à vos
prières » (Philémon 22). Quant au procès, il devait attendre le bon
vouloir de Néron, ce qui fait qu'une bonne partie du temps de Paul se
passa à attendre.
ROMAINS
I 01 I 02 I
03 I 04 I
05 I 06 I 07 I
08 I 09 I
10 I 11 I
12 I 13 I
14 I 15 I
16 I
ROMAINS 1
Romains 1:7-8. Paul écrit aux saints de Rome
Romains 1:26-27. Quelle est la gravité du comportement homosexuel ?
« Où se situe la perversion du comportement homosexuel ? Il est clair qu'il est hostile au dessein de Dieu en ce qu'il renie son premier grand commandement de 'multiplier et remplir la terre'. Si cette pratique devenait universelle, elle dépeuplerait la terre en une seule génération. Elle annulerait le grand programme que Dieu a créé pour ses enfants d'esprit en ce qu'elle laisserait dans le monde céleste d'innombrables esprits non incarnés à qui n'aurait pas été donnée l'occasion de profiter des possibilités de la mortalité…
« La gravité du péché du comportement homosexuel est égale à celle de la fornication, de l'adultère…
«
Le Seigneur a promis que tous les péchés peuvent être pardonnés sauf
certains qui sont énumérés, et ce péché n'est pas parmi ceux qui ont
été cités. Il est donc pardonnable si on l'abandonne totalement et si
la repentance est sincère et absolue. Assurément, on peut le surmonter,
car il y a de nombreuses personnes heureuses qui étaient autrefois
prises dans ses griffes et qui ont, depuis, complètement transformé
leur vie…
«
Les tentations viennent à tout le monde. La différence entre le pécheur
et la personne digne est généralement que l'un a cédé et que l'autre a
résisté. » (Kimball, Le miracle du pardon, p. 82-87)
ROMAINS 2
Romains 2:6-13. L'importance des œuvres
Les
Églises qui font de la justification par la foi et du salut par la
grâce leur principale doctrine, ou bien se trompent sur les
enseignements puissants de Paul dans ces versets ou bien les ignorent
délibérément. Paul enseigne clairement que les bonnes œuvres sont
récompensées et les œuvres mauvaises punies et conclut par ces mots
frappants : « Ce ne sont pas… ceux qui écoutent la loi qui sont justes
devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront
justifiés. »
ROMAINS 3
Romains 3:1-31. L'homme doit être justifié par la grâce
Puisque, comme le dit Paul, tous les hommes pèchent, aucun homme ne peut être justifié (c'est-à-dire être ramené à des relations normales avec Dieu) par des œuvres seulement. Il doit intervenir un pouvoir qui comble le fossé. Ce pouvoir fut donné par Jésus-Christ. Il vécut la loi de façon parfaite, fut sans péché, et, par conséquent, ne se trouva jamais loin de Dieu. De plus, il se sacrifia pour pouvoir payer avec sa sainteté la dette du péché pour tous les hommes qui viendraient à lui. Sa grâce devient la source de leur justification devant Dieu.
«
Il y a une différence entre le Seigneur Jésus-Christ et le reste de
l'humanité. Nous n'avons pas la vie en nous car aucun pouvoir ne nous a
été donné pour déposer notre vie et la reprendre. C'est quelque chose
qui est au-dessus de notre pouvoir et ainsi, comme nous sommes sujets à
la mortl et pécheurs – car, tous, dans une certaine mesure, nous sommes
transgresseurs de ]a loi, si bons que nous ayons pu essayer d'être –
nous n'avons pas la capacité en nous-mêmes et par nous-mêmes de
recevoir la rédemption de nos péchés par nos propres actes, quels
qu'ils soient.
«
C'est cela, la grâce dont Paul nous parle. C'est donc par la grâce de
Jésus-Christ que nous sommes sauvés. Et s'il n'était pas venu dans le
monde déposer sa vie pour pouvoir la reprendre ou, comme il l'a dit par
ailleurs, pour nous donner la vie pour que nous puissions l'avoir plus
abondamment, nous serions encore soumis à la mort et nous serions
encore dans nos péchés…
«
Ainsi, il est facile de comprendre que nous devons accepter la mission
de Jésus-Christ. Nous devons croire que c'est par sa grâce que nous
sommes sauvés, qu'il a accompli pour nous cette œuvre que nous ne
pouvions pas accomplir nous-mêmes et qu'il a fait pour nous ces choses
qui étaient essentielles pour notre salut et qui étaient au-delà de
notre pouvoir ; et il est nécessaire aussi – et nous en avons le
commandement – que nous accomplissions les œuvres qui sont requises de
nous telles qu'elles nous sont données dans les commandements connus
sous le nom d'Évangile de Jésus-Christ. » (Smith, Doctrines of
Salvation, 2:309-311)
ROMAINS 4
Romains 4:4. La vie éternelle : un don ou un salaire ?
Ce que veut dire Paul ici, c'est que si un homme était justifié par les œuvres de la loi, il aurait raison de se glorifier car la récompense reçue du Père serait un dû pour les services qu'I iI aurait rendus, et non un don de la grâce. Mais bien sûr, ce n'était pas le cas. Aucun homme ne peut gagner le salut par lui-même. Ceci renversa la conception qu'avaient les Juifs que l'on pouvait, en quelque sorte, gagner le plaisir de Dieu et la gloire-éternelle par l'obéissance à la loi. À ce propos, il est intéressant de noter que la terminologie même employée par le Seigneur montre clairement que rien de ce que l'homme aurait pu faire lui-même ne lui aurait fait gagner le royaume céleste. Chaque fois que le Seigneur parle de la façon dont sa gloire et son royaume sont transmis à l'homme il emploie le verbe hériter et le nom don. Il n'est pas dit que ce don est fait inconditionnellement, mais il est clair cependant que c'est un don. Les Doctrine et Alliances illustrent parfaitement bien cet équilibre : « Si tu veux faire le bien, oui, et rester fidèle jusqu'à la fin, tu seras sauvé dans le royaume de Dieu, ce qui est le plus grand de tous les dons de Dieu, car il n'est pas de plus grand don que celui du salut » (D&A 6:13).
Romains 4:16. Comment les hommes sont-ils justifiés ?
Traduction
de Joseph Smith : « Par conséquent, vous êtes justifiés pour ce qui est
de la foi et des œuvres par la grâce, afin que la promesse puisse être
assurée à toute la postérité ; non pas seulement à ceux qui sont de la
loi mais aussi à ceux qui sont de la foid'Abraham qui est le père de nous tous. »
ROMAINS 5
Romains 5:20. « la loi est intervenue pour que l'offense abonde »
ROMAINS 6
Romains 6:1-6. Quel est le symbolisme du baptême ?
« Le baptême ne peut pas être administré autrement que par immersion totale du corps dans l'eau pour les raisons suivantes :
1. Il est à la similitude de la mort, de l'ensevelissement et de la résurrection de Jésus-Christ et de tous ceux qui ont reçu la résurrection.
2. Le baptême est aussi une naissance et il est accompli à la similitude de la naissance d'un enfant au monde.
ROMAINS 7
Romains 7:1-6. La loi de Moïse est semblable à un époux décédé
«
Paul avait un art consommé pour trouver des illustrations qui faisaient
passer ses enseignements de l'Évangile. Il compare ici la soumission
d'Israël à la loi de Moïse à celle d'une épouse à son mari. Tant que
son mari vit, la femme est liée à lui ; elle doit obéir à ses lois et
si elle va avec un autre, elle est adultère. Mais quand le mari meurt,
il ne peut plus diriger les actions de sa femme et elle est libre d'en
épouser un autre.
« Il en est de même pour Israël et la loi. Tant que la loi vivait, elle était en vigueur : Israël se trouvait donc marié à elle et devait obéir à ses articles. S'il cherchait d'autres dieux ou suivait d'autres religions, il était comme adultère. Mais maintenant, la loi est accomplie ; elle ne vit plus ; accomplie par le Christ, elle est morte, et Israël est marié à une autre loi, celle du Christ, à laquelle il doit maintenant obéir.
«
D'ailleurs, chaque fois que la Prêtrise de Melchisédek (qui 'administre
l'Évangile", D&A84:19) se trouvait dans l'ancien Israël, la loi de
Moïse était morte et les hommes étaient vivants en Christ. C'est
pourquoi nous voyons Néphi dire, six cents ans avant le Christ
: 'Et malgré que nous croyons au Christ, nous gardons la loi de Moïse,
et nous demeurons fermes dans l'attente du Christ, jusqu'à ce que la
loi soit accomplie. Car c'est à cette fin que la loi a été donnée ;
c'est pourquoi la loi est devenue chose morte pour nous, et nous sommes
rendus vivants dans le Christ à cause de notre foi. Cependant, nous
gardons la loi à cause des commandements' (2 Néphi 25:24-25). »
(McConkie, DNTC, 2:253-54)
ROMAINS 8
Romains 8:4-6. Le sens du mot « chair »
Ce passage, comme certains autres a suscité l'idée que Paul considérait le corps physique comme une chose mauvaise en soi. Et c'est bien malheureux, parce qu'une lecture attentive des termes employés par Paul mène à une toute autre conclusion.
Romains 8:17. « Nous serons… co-héritiers de Christ »
« Dans l'important discours doctrinal connu soul le nom de 'discours sur King Follet', le prophète Joseph Smith, à propos de ceux qui seront héritiers de Dieu et co-héritiers avec Jésus-Christ, dit que ce co-héritage était l'héritage pour un individu du même pouvoir, de la même gloire et de la même exaltation, jusqu'à ce qu'il arrive à l'état de Dieu et s'élève au trône du pouvoir éternel, partageant les récompenses avec tous ceux qui l'ont précédé. Un co-héritier hérite légalement de tous les biens et les partage de façon égale avec tous les autres héritiers. Rien n'est exclu ni aucune valeur réajustée entre les co-héritiers participants…
« Si nous sommes conduits par l'Esprit de Dieu dans notre vie, nous avons la promesse d'être héritiers de lui et co-héritiers avec le Christ, notre Seigneur, dans le grand royaume de Dieu et sa gloire. Nous 'souffrons avec le Christ' quand nous sacrifions les choses du monde et que nous obéissons complètement à chaque vérité, chaque principe, chaque ordonnance du plan de l'Évangile. Tout ce que nous donnons par une dîme honnête et les autres contributions ainsi que notre participation généreuse et le service rendu à nos frères pour édifier le royaume de Dieu sur la terre augmentent le capital de bonheur et de joie dont nous hériteronsavec le Christ, le Seigneur. » (Delbert L. Stapley, CR, avril 1961, p. 66)
Romains 8:29-30. « Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés »
Le dictionnaire définit la prédestination comme la
doctrine selon laquelle Dieu aurait décrété d'avance quels seraient
notre état, notre condition, nos actions dans la vie. Il n'y a dans
cette doctrine aucune place pour le libre arbitre. Les saints des
derniers jours sont parfois troublés de voir Paul utiliser le mot
prédestination dans son épître. Trois facteurs nous aident à comprendre
ce qu'a voulu dire Paul.
D'abord,
il n'y a rien dans le sens du mot grec original qui a été traduit par «
prédestiné » qui implique la perte du libre arbitre. C'est un mot
composé formé du préfixe pro, signifiant « avant » et du verbe horidzo
signifiant « définir ». Le verbe lui-même était dérivé de horos, une
limite (notre mot horizon vient de ce verbe). Littéralement, le mot
signifie « déterminer ou décider à l'avance ». Quelques traductions
modernes de la Bible utilisent préordonner pour prohoridzo.
« Ce à quoi Paul pensait ne peut pas être très clairement exprimé dans
la traduction qui nous est parvenue. Qu'il ait enseigné que certains
hommes sont destinés à être damnés est à rejeter ; de même le fait que
certains seraient prédestinés à être sauvés sans une mise à l'épreuve
de leur foi. Ceux qui se rebellèrent et rejetèrent la vérité furent
précipidés avec Lucifer à cause du grand don du libre arbitre.
« Nous avons de bonnes raisons de croire que tous ceux qui eurent le
droit de venir dans ce monde mortel y vinrent parce qu'ils s'étaient
qualifiés dans l'existence prémortelle. Il est abusif de de penser que
Paul puisse enseigner qu'au commencement, avant que la terre soit
formée, certaines âmes aient été destinées à venir sur la terre, à y
recevoir un corps mortel pour que les unes soient ensuite destinées à
la perdition et les autres au salut. Une telle doctrine est contraire à
tout ce qui a été révélé. » (Joseph Fielding Smith, Answers to Gospel Questions, 4:153)
ROMAINS 9
Romains 9:13. Le Seigneur haïssait-il Ésaü ?
Les noms d'Ésaü et de Jacob représentent les nations qui furent issues de ces deux frères, c'est-à-dire Édom et Israël, mais il semble encore étrange que Dieu ait choisi d'en haïr un et d'aimer l'autre. Mais alors que le mot grec employé ici signifie « haïr » dans le même sens que nous l'employons, Paul cite une expression tirée de Malachie 1:3. Et en hébreu, le verbe traduit par « haïr » contient de nombreuses nuances de sens, par exemple le fait de rejeter ou d'éprouver un vif déplaisir ou, très communément, le fait d' « aimer moins que ». Le point important de l'exposé de Paul, c'est que Jacob fut accepté et Ésaü rejeté sur la base de la justice de leur vie personnelle et non sur un quelconque jugement arbitraire.
«
Dieu choisit Jacob de préférence à Ésaü pendant qu'ils étaient encore
tous deux dans le sein de Rébecca et avant que l'un ou l'lautre, par
les œuvres de leur vie, ait mérité une préférence. Pourquoi ? C'est
une pure question d'existence prémortelle. Jacob arrivait dans le monde
avec une plus grande capacité spirituelle qu'Ésaü ; il avait été
préordonné à une œuvre spécifique ; il fut choisi pour servir dans un
domaine spécifique. » (McConkie, DNTC, 2:277)
ROMAINS 10
Romains 10:9-10. Peut-on être sauvé simplement en confessant Jésus ?
Ces deux versets ont très souvent été cités par ceux qui croient que le salut vient par la grâce seulement et qu'il ne dépend en aucune façon des bonnes œuvres de l'homme. Certains groupes vont même jusqu'à dire que si un homme confesse Jésus avant de mourir subitement, il sera sauvé dans le royaume de Dieu, même s'il a mené une vie mauvaise jusqu'à ce moment-là. Non seulement cette idée est contraire à tout l'ensemble des enseignements de Paul (certains dans l'épître aux Romains elle-même, comme Romains 2:5-13 ; 6:13, 16 et la la totalité des chapitres 12 à 14), mais encore c'est une grossière erreur de compréhension de ce que Paul dit en réalité.
Romains 10:14-15. Accepter le Christ nécessite que l'on accepte ses prophètes
« Il n'est pas possible, à mon sens, que les gens, dans le monde, acceptent le Christ et parviennent au salut sans accepter en même temps les prophètes que le Christ a envoyés et sans recevoir de leurs mains l'administration des saintes ordonnances.
« Le Christ et ses prophètes font un. Nous ne pourrions pas croire au Christ s'il n'y avait pas de prophètes pour nous proclamer le Christ et ses vérités salvatrices. L'apôtre Paul a fait le raisonnement suivant à ce sujet : 'comment croiront-ils en Celui dont ils n'ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler s'il n'y a personne qui prêche ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s'ils ne sont pas envoyés ?' (Romains 10:14-15).
« Sans le Christ, il n'y aurait pas de salut. Sans les prophètes de Dieu, envoyés aux divers âges de l'histoire de la terre, le témoignage du Christ ne serait pas rendu, le message du salut ne serait pas enseigné et il n'y aurait pas d'administrateurs légaux pour accomplir les ordonnances salvatrices pour les hommes, c'est-à-dire pour les accomplir de sorte qu'elles soient valables sur la terre et scellées éternellement dans les cieux.
« C'est pourquoi le Seigneur a envoyé des prophètes. Personne ne peut supposer qu'il pourrait croire en Christ et refuser d'accepter Pierre, Jacques et Jean. Le Seigneur et ses prophètes marchent ensemble. Le Christ a dit : 'Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron' ; puis il a dit à ses apôtres : 'Vous êtes les sarments' (Jean 15:1, 5). Les sarments et le cep sont liés. Il a enseigné aussi que si les sarments étaient coupés du cep, ils dessècheraient et mourraient, et seraient jetés au feu. Si les gens veulent cueillir sur les sarments du fruit de la vie éternelle, ils doivent accepter les prophètes, car les sarments, ce sontles prophètes. » (Bruce R. McConkie, CR, octobre 1951, p. 147)
Romains 10:17. Comment la foi vient-elle ?
«
La foi vient en entendant la parole de Dieu, par le témoignage des
serviteurs de Dieu ; ce témoignage est toujours inspiré par l'Esprit de
prophétie et derévélation. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 203)
ROMAINS 11
Romains 11:13. « Je glorifie mon ministère »
«
Parfois nous entendons des frères dire 'magnifier la prêtrise'. Bien
que beaucoup d'entre nous nous servions de cette expression erronée, en
fait, ce n'est pas la prêtrise que nous magnifions ; ce sont les
offices et les appels dans la prêtrise. On ne peut pas l'augmenter
parce qu'il n'y a pas d'autorité ni de pouvoir plus grand dans
l'univers.
« Magnifier quelque chose c'est l'intensifier, lui donner plus
d'importance, l'augmenter, faire qu'on le respecte et qu'on l'estime
davantage.
Romains 11:17-24. Le greffage des branches d'olivier sauvage
Certains spécialistes de la Bible ont eu vite fait de faire remarquer que Paul avait fait une erreur évidente ici en se servant d'un symbole tiré de la culture des oliviers pour faire sa démonstration. Certes, le greffage de branches d'un olivier à un autre pour changer la nature de l'arbre était communément pratiquée, mais toujours en sens inverse de celui qui est mentionné par Paul. C'est-à-dire qu'une bonne branche d'un olivier cultivé pouvait être greffée sur un olivier sauvage pour en faire un olivier cultivé. Si le procédé est inversé, les résultats aussi. L'arbre devient ce que sont les branches qui lui ont été greffées et non l'inverse comme dans la petite allégorie de Paul. Par conséquent, ces spécialistes concluent que Paul était ignorant de la culture des oliviers et qu'il a fait une erreur évidente dans son symbole.
Mais il est difficile de croire qu'un homme aussi instruit et qui avait autant voyagé que Paul ne connaissait pas les principes de base de la culture des oliviers que beaucoup de gens connaissaient bien à l'époque. La meilleure explication, c'est que, par le paradoxe même de ce symbole, il enseigne une doctrine profonde et importante. D'une part, la conversion des Gentils (la transformation d'oliviers sauvages en oliviers cultivés) était contraire à ce qu'attendait Israël et ce n'était pas ce à quoi on pouvait s'attendre naturellement. D'autre part, le symbole de Paul montre clairement que la source de la nourriture est encore l'alliance que Dieu a faite avec Abraham (les racines de l'arbre). Le pouvoir vient de l'alliance avec Abraham, et non des Gentils. Renverser ce symbole serait contraire à la vérité. Les Gentils n'étaient pas la racine de l'arbre ; ils n'en sont que les branches. Le troisième point de l'argumentation de Paul, c'est qu'il indique clairement lui-même qu'il savait que ce qu'il disait était contraire à la nature. Cela veut donc dire que c'est à dessein qu'il a choisi ce symbole paradoxal pour enseigner aux Gentils leur véritable rapport avec le peuple de l'alliance. Paul a pu s'appuyer sur les écrits d'un ancien prophète, Zénos, qui parla d'une façon semblable (voir Jacob 5, 6, dans leLivre de Mormon).
Romains 11:25. « La totalité des païens »
«
Pendant les près de deux mille ans qui se sont écoulés entre Abraham et
le Christ, les statuts et les jugements de Dieu furent réservés presque
exclusivement à la postérité d'Abraham et à la maison d'Israël. Pendant
le ministère mortel de notre Seigneur, le message fut limité à Israël,
aux Juifs, et il n'était pas alors offert aux Gentils. Après la
résurrection de Jésus, Pierre ouvrit la porte à la prédication de
l'Évangile aux Gentils. Paul, qui était apôtre, devint leur principal
avocat et instructeur. Ainsi, il y eut une période ou un temps fixé
pendant lequel les Juifs devaient entendre la rarole, puis un temps où
les Gentils devaient avoir la préférence. Le temps des Gentils est la
période pendant laquelle l'Évangile leur est dispensé, à eux de
préférence, et il se prolongera jusqu'à ce qu'ils aient eu la
possibilité complète d'accepter la vérité, jusqu'à ce que 'la totalité
des païens' l'ait entendue. Puis le message ira à nouveau aux Juifs,
c'est-à-dire aux Juifs en tant que nation et entant que peuple. » (McConkie, DNTC, 2:290)
ROMAINS 12
Romains 12:1. « être un sacrifice vivant »
ROMAINS 13
Romains 13:1-7. Qui sont les autorités supérieures ?
Traduction de Joseph Smith :
« Que toute âme soit soumise aux autorités supérieures. Car il n'y a pas de pouvoir dans l'Église autre que celui de Dieu ; les autorités qui existent sont ordonnées par Dieu. »
« Mais d'abord, rendez à tous ce qui leur est dû en ce qui concerne l'impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, l'impôt à qui vous devez l'impôt afin que vos offrandes puissent être faites dans la crainte de celui à qui appartient la crainte et en l'honneur de celui à qui appartient l'honneur. »
ROMAINS 14
Romains 14:23. « Tout ce qui n'est pas le produit d'une conviction est péché »
ROMAINS 15
Romains 15:24, 28. Paul alla-t-il en Espagne ?
1 CORINTHIENS
I 01 I 02 I
03 I 04 I
05 I 06 I
07 I 08 I
09 I 10 I
11 I 12 I
13 I 14 I
15 I 16 I
1 CORINTHIENS 1
1 Corinthiens 1:14. Qui était Crispus ?
Quand
le nombre de fidèles le permettait, la synagogue juive était présidée
par un collège d'anciens (voir Luc 7:3) qui lui-même se trouvait sous
l'autorité de celui qu'on appelait le « chef de la synagogue » (Luc
8:41 ; 13:14). Crispus était l'un de ces personnages. Il avait la
charge de la synagogue de Corinthe au moment où Paul administra
l'Évangile dans cette ville. Il fut converti par la parole de Paul et
baptisé peu de temps après avec sa famille par le grand apôtre des
Gentils. Paul en parle précisément comme étant l'une des rares
personnes qu'ilbaptisa à Corinthe.
1 Corinthiens 1:17. Pourquoi Paul dit-il que le Seigneur ne l'a pas envoyé pour baptiser ?
Certains
se sont servis de cette Écriture pour étayer la théorie selon laquelle
Paul ne voyait aucune importance réelle au baptême lui-même et ne le
considérait pas comme essentiel aux yeux de Dieu. Dire cela, c'est ne
pas vouloir tenir compte des nombreux autres passages dans lesquels
Paul parle de cette ordonnance d'une façon qui montre que non seulement
il l'approuve, mais encore que c'est une nécessité absolue pour tous
ceux qui veulent avoir un lien valable avec le Christ (voir Romains
6:3-4 ; Éphésiens 4-5 ; Galates 3:27 ; Colossiens 2:12).
Paul a dit cela dans un certain contexte : il réprimande les saints de Corinthe parce qu'ils ont tendance à créer des divisions et des querelles même avec les plus petites choses. Il leur demande de cesser et d'être « parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment » (1 Corinthiens 1:10). Le mot grec « schismata » employé pour « divisions » est très significatif des véritables sentiments de Paul : on dirait que le grand apôtre a si honte d'un tel esprit de factions qu'il refuse d'y être identifié. L'efficacité d'un représentant de Jésus-Christ se voit non pas au nombre de gens qu'il baptise, mais à la façon dont il répand la parole de Dieu de sorte que tous ceux qui veulent entendre et obéir puissent le faire.
1 Corinthiens 1:23. Pourquoi la crucifixion était-elle un « scandale » pour les Juifs ?
Le mot « scandale » vient du grec skandalon et signifie « obstacle », « pierre d'achoppement ». C'est une métaphore que Paul utilise et qui était commune aux Grecs et aux Hébreux. Le skandalon était la partie non fixe d'un piège qui servait de détente lorsque quelqu'un heurtait le piège avec le pied et qui faisait que la personne était prise dans le piège. Il est souvent utilisé dans le Nouveau Testament comme symbole du Christ parce que son apparition et son bref séjour parmi les hommes fut différent de ce que les Juifs attendaient. Ils attendaient un roi de gloire puissant qui, d'un seul coup miraculeux rejetterait le joug détesté de Rome et établirait un royaume messianique dans lequel les Juifs fidèles règneraient suprêmement. Pour la plupart des Juifs, Jésus fut cloué sur une croix comme des centaines d'autres l'avaient été. Ce fut le bâton qui les fit trébucher et tomber dans le piège. Le prophète Jacob, dans le Livre de Mormon, dit aussi que lesJuifs avaient « trébuché » (Jacob 4:14-15).
1 Corinthiens 1:26-31. « Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes »
« Question : Qui est le mieux qualifié pour prêcher l'Évangile : un président de collège de cinquante ans, renommé dans le monde entier et possédant de nombreux diplômes universitaires ou un bachelier de dix-neuf ans qui n'a encore aucune formation universitaire ?
« Réponse : Celui qui a un témoignage de l'Évangile et qui, par la vie qu'il mène, est digne d'être guidé par le Saint-Esprit et de l'avoir pour compagnon.
« Question : Comment se peut-il que les choses faibles du monde puissent confondre les fortes ?
« Réponse : La vraie religion n'est pas une question de capacités intellectuelles, de renom ou de distinction comme le monde l'entend, mais une question de spiritualité. Et, dans le domaine spirituel, les choses faibles sont fortes.
« Question : Comment se fait-il que des personnes faibles et peu expérimentées aient une puissance et une compréhension spirituelles qui est souvent refusée aux érudits et aux sages du monde ?
« Réponse : C'est dans une grande mesure une question de préparation dans l'existence prémortelle. Certaines personnes ont acquis dans la vie prémortelle les talents de reconnaître la vérité, de comprendre les choses spirituelles, de recevoir la révélation de l'Esprit. D'autres ne les ont pas acquis. Ceux qui sont spirituellement dotés ont été préordonnés et envoyés sur la terre pour servir dans leministère de Dieu sous sa direction. » (McConkie, DNTC, 2:316-317)
1 Corinthiens 1:28. Pourquoi Dieu choisit-il « les choses viles de ce monde » pour accomplir son œuvre ?
Voici
un exemple de la façon dont le sens des mots évolue au cours des
siècles pour devenir presque le contraire du mot d'origine. La vieille
acception du mot vil est « de la plus basse condition », opposé à «
noble » tandis qu'aujourd'hui il signifie « ignoble, méprisable ».
1 CORINTHIENS 2
1 Corinthiens 2:1-8. « Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse »
« Il n'y eut autrefois, il n'y a maintenant et il n'y aura de toute éternité qu'une seule façon qui soit la bonne de prêcher l'Évangile : prêcher par le pouvoir de l'Esprit. Tout ce qui est moins que cela n'est pas de Dieu et n'a aucun pouvoir pour convertir ni sauver. Toute l'érudition religieuse de tous les professeurs de religion de tous les âges n'est rien à côté du témoignage né de l'Esprit d'un administrateur légal…
1 CORINTHIENS 3
1 CORINTHIENS 4
1 Corinthiens 4:16. « Soyez mes imitateurs »
Pour certains, ce conseil de Paul peut sembler plein d'orgueil et de
suffisance, mais il n'en est rien. Étant donné que le Nouveau Testament
n'était pas encore écrit et l'idéal chrétien encore imparfaitement
compris, les Corinthiens avaient besoin d'un modèle de vie. Paul ne
voulait pas de disciples à lui, pour sa gloire personnelle. Ce qu'il
voulait dire simplement, c'était : Imitez-moi, puisque j'imite le
Christ. »
1 CORINTHIENS 5
1 Corinthiens 5:1, 11. Dans quel sens le mot « impudicité » est-il employé ?
Le mot que Paul a utilisé est porneia (dont dérive notre mot « pornographie ») qui signifiait toute relation sexuelle en dehors du mariage. Il serait peut-être bon de signaler ici que Corinthe était réputée dans tout le monde antique pour son immoralité. Elle était située à proximité de deux ports importants et soumise par conséquent à tous les vices et les maux qui se trouvent dans les grands centres d'affaires et de commerce. De plus, Corinthe était l'emplacement du célèbre temple d'Aphrodite (Vénus), la déesse de l'amour dans lequel se trouvaient un millier de « prêtresses » qui n'étaient en réalité rien d'autre que des prostituées glorifiées sous le manteau du culte religieux. Telle était autrefois la réputation de Corinthe que « vivre à la Corinthienne » signifiait mener une vie de débauche sans retenue, et sur la scène, les Corinthiens étaient en général représentés en ivrognes. Il n'est donc pas surprenant que dans ce chapitre et celui qui suit, Paul condamne sévèrement l'immoralité et les désirs de la chair.
«
Apparemment, un membre de l'Église de Corinthe avait épousé sa
belle-mère, soit qu'elle était veuve, soit qu'elle était séparée de son
premier mari. Ces mariages étaient interdits par la loi mosaïque sous
peine d'excommunication (Lévitique 18:6-8, 29). Paul reprend
l'interdiction mosaïque, dit que de telles unions sont des impudicités,
condamne les frères corinthiens qui ferment les yeux sur ce péché et
prononce l'excommunication du coupable. Paul tenait ce raisonnement que
si l'on gardait le pécheur dans l'Église, son influence, comme du
levain, se répandrait dans toute l'Église. Celle-ci doit donc se
débarrasser du vieux levain de la méchanceté pour le remplacer par une
influence nouvelle, le levain dejustice. » (McConkie, DNTC, 2:335)
1 CORINTHIENS 6
1 Corinthiens 6:2-3. Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ?
1 CORINTHIENS 7
1 Corinthiens 7:7. L'apôtre Paul était-il marié ?
Il est possible que Paul ait été marié autrefois et qu'il était veuf au moment où il écrivit la première épître aux Corinthiens. Son coeur étant entièrement tourné vers l'œuvre missionnaire, il avait pu choisir de ne pas se remarier. C'est pourquoi il aurait conseillé à tous ceux qui se trouvaient dans la mêmesituation : « Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi. »
En
dehors du fait que le mariage est un commandement éternel de Dieu, ce
que Paul, l'apôtre de Jésus-Christ devait savoir aussi bien que
n'importe qui, il y a d'autres raisons impératives pour que la réponse
à la question : « Paul était-il marié », soit oui.
En premier lieu, les écrits de Paul indiquent une attitude positive envers le mariage. Certains des meilleurs conseils donnés à ce sujet dans les Écritures nous viennent de Paul (voir Éphésiens 5:21 à 6:4 ; Colossiens 3:8-21). Il serait vraiment présomptueux de la part de Paul de donner de tels conseils si lui-même n'avait pas obéi à la loi de Dieu.
Dans
1 Corinthiens 9:5, Paul dit que les apôtres ont autant le droit de se
marier que n'importe qui d'autre : « N'avons-nous pas le droit de mener
avec nous une soeur qui soit notre femme, comme font les autres
apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? » Mais le mariage est
plus qu'un droit ; c'est un devoir solennel. C'est pourquoi Paul écrit
dans 1 corinthiens 11:11 : « Toutefois, dans le Seigneur, la femme
n'est point sans l'homme, ni l'homme sans la femme. » Il est donc
indiscutable qu'il était nécessaire pour tous de se marier si c'était «
dans le Seigneur ».
Les Juifs fidèles considéraient le mariage conune une obligation religieuse et une chose d'une extraordinaire importance. C'était la coutume pour les Juifs, hommes et femmes, de se marier très tôt, généralement entre seize et dix-huit ans, mais parfois dès quatorze ans. Paul, pharisien strict (voir Actes 26:5), fut instruit « dans la connaissance exacte de la loi » de ses pères et était « plein de zèle pour Dieu » (Actes 22:3) comme les Juifs fidèles devaient l'être. Par conséquent, « il semble n'y avoir aucune bonne raison… pour que Paul, pharisien bien instruit et zélé, ait manqué d'honorer une obligation si sacrée aux yeux de son peuple » (Sperry, Paul's Life and Letters, p. 9). Quand la liste des 613 préceptes contenus dans la loi de Moïse fut établie, le mariage fut inscrit en numéro un. « Si Paul, pharisien à Jérusalem, a vécu célibataire, son cas était tout à fait exceptionnel. » (Farar, The Life and Work of St Paul, p. 46)
La plupart des spécialistes s'accordent pour dire que Paul était membre du corps dirigeant, le Sanhédrin, ou bien qu'il y était étroitement associé (voir Actes 8:3 ; 9:1-2 ; 22:5 ; 26:10). Si Paul était vraiment membre du Sanhédrin, il devait avoir satisfait aux conditions particulières requises pour en faire partie, et l'une de ces conditions était le mariage. Si Paul n'en était pas membre, il devait quand même en tant que représentant officiel du corps dirigeant vivre en accord avec toutes les coutumes juives reconnues.
Que répondre à ceux qui soutiennent que Paul était célibataire et enseignait aux autres de l'être aussi ? Le passage cité comme preuve est 1 Corinthiens 7:7-8 où Paul dit : « Je voudrais que tous les hommes soient comme moi… À ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu'il leur est bon de rester conune moi. » Spencer W. Kimball a commenté ainsi ce passage : « Quand on relie ces paroles à d'autres qu'il a prononcées, il est clair qu'il ne parle pas du célibat, mais recommande le mariage pour une vie sexuelle normale et contrôlée et une continence absolue en dehors du mariage. Il n'y a aucune preuve réelle que Paul n'ait jamais été marié, comme le prétendent certains spécialistes, et il y a en fait des indications dans le sens contraire. » (Kimball, Le miracle du pardon, p. 67)
1 Corinthiens 7:9. « Il vaut mieux se marier que de brûler »
Ce qu'a voulu dire Paul n'est pas tout à fait clair. Le mot grec qui est rendu par « brûler » est un infinitif passif pour exprimer l'idée d'être enflammé de passion, de convoitise ou de colère. La Traduction de Joseph Smith est plus explicite : « Mais s'ils manquent de continence, qu'ils semarient ; car il vaut mieux se marier que de commettre le péché. »
1 Corinthiens 7:14. Quelle est l'interprétation de ce verset donnée par la révélation des derniers jours (D&A 74:2-7) ?
Paul
fait ici allusion à des mariages dans lesquels seul le mari ou la femme
est converti au christianisme. Bien que dans ce contexte, le terme
s'applique à des parents juifs qui voulaient continuer à circoncire
leurs enfants, le principe des dommages spirituels pour les enfants
issus de ces mariages reste vrai dans toutes les générations. Quand un
homme ou une femme qui est membre fidèle de l'Église épouse quelqu'un
qui n'a pas un témoignage fort de l'Évangile, non seulement le mariage
lui-même est mis en danger mais l'éducation spirituelle des enfants
sera gravement limitée. Un enfant a besoin du témoignage spirituel et
del'éducation de ses deux parents sans conflit ni schisme.
1 Corinthiens 7:25-40. Ce que Paul pense du mariage à la lumière de la Traduction de Joseph Smith
Il
est clair que Paul se débat ici avec des problèmes difficiles que lui
posent les saints de Corinthe. Sur certaines choses, il peut répondre
avec autorité. Sur d'autres, il prononce un jugement personnel. Les
versets 25 à 40 traitent de questions particulières concernant ceux qui
accomplissent un service missionnaire ou autre service de prêtrise
nécessitant d'être absent du foyer pendant de longues périodes. Voici
les modifications qu'apporte la Traduction de Joseph Smith :
« J'estime, par conséquent, qu'il est bon dans la situation actuelle,
qu'un homme reste ainsi pour pouvoir faire davantage de bien.
« Mais si tu te maries, tu n'as pas péché ; et si une vierge se marie, elle n'a pas péché. Cependant ces personnes auront des tribulations dans la chair. Car je ne vous épargne pas.
« Mais je vous parle à vous qui êtes appelés au ministère, car je vous dis ceci : Frères, le temps qui reste est court avant que vous soyez appelé au ministère. Même ceux qui ont une femme seront comme s'ils n'en avaient pas. Car vous êtes appelés et choisis pour faire l'œuvre du Seigneur.
« Et il en sera de ceux qui pleurent comme s'ils ne pleuraient pas, de ceux qui se réjouissent comme s'ils ne se réjouissaient pas et de ceux qui achètentcomme s'ils ne possédaient pas.
« Et de ceux qui usent de ce monde comme si' ils n'en usaient pas car les façons du monde passent.
« Mais je voudrais que vous magnifiiez votre appel, je voudrais que vous soyez sans inquiétude, car celui qui n'est pas marié se soucie des choses qui appartiennent au Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur. C'est pourquoi cela vaut mleux.
« Mais celui qui est marié se soucie des choses qui sont du monde, des moyens de plaire à sa femme. Par conséquent, il y a une différence, puisqu'il a des obligations.
« Mais si un homme pense qu'il ne se conduit pas bien envers la jeune fille avec laquelle il s'est fiancé, si elle dépasse l'âge nubile, et qu'il considère comme nécessaire de l'épouser, qu'il fasse ce qu'il a promis, il ne pèche pas, qu'ils se marient.
« Ainsi, celui qui se donne en mariage fait bien, mais celui qui ne se donne pas en mariage fait mieux. »
« Il est clair, d'après les corrections et les ajouts de la Traduction de Joseph Smith, qu'il s'agissait du service dans le cadre de l'œuvre missionnaire et que les questions principales semblaient être : les personnes fiancées qui sont appelées en mission, doivent-elles d'abord se marier ou bien partir accomplir la mission du Seigneur pendant qu'elles sont célibataires ? Si elles doivent servir en étant célibataires, celles qui étaient mariées auparavant doivent-elles divorcer avant de servir ?
« De nos jours, quand un ancien qui est fiancé est appelé en mission, le plus souvent il accomplit sa mission avant son mariage. Exceptionnellement, il se marie d'abord et laisse ensuite sa femme pour la période de temps pendant laquelle il doit servir. Aux premiers temps de notre dispensation, les frères récemment mariés furent fréquemment appelés à laisser leur femme pour accomplir leur service missionnaire. Il est évident qu'il n'y a pas besoin d'appliquer la même règle – et qu'il ne le faut pas – dans toutes les situations. On doit toujours tenir compte d'une foule de circonstances et de situations personnelles. En général, et Paul précisa qu'il s'agissait de son opinion à lui, le mariage devaitêtre différé. » (McConkie, DNTC, 2:346-347)
1 Corinthiens 7:32. « Je voudrais que vous soyez sans inquiétude »
On
trouve une expression similaire dans Philippiens 4:6 où Paul dit : « Ne
vous inquiétez de rien ». Paul ne conseille pas l'insouciance. Ce qu'il
conseilleà ses lecteurs, c'est de rester sereins et de ne pas être anxieux.
1 CORINTHIENS 8
1 Corinthiens 8:5. « Plusieurs dieux et plusieurs seigneurs »
«
Paul dit qu'il y a plusieurs dieux et plusieurs seigneurs. Je veux
mettre cela en évidence de façon claire et simple. Mais pour nous, il
n'y a qu'un seul Dieu, c'est-à-dire, en ce qui nous concerne, et il est
en tout et partout… Vous savez bien, et je porte témoignage, que Paul
ne faisait pas allusion aux dieux païens. J'ai reçu cela de Dieu… J'ai
le témoignage provenant du Saint-Esprit que Paul ne faisait pas
allusion aux dieux païens dans le texte. » (Enseignements du prophète
Joseph Smith, p. 522, 524)
1 CORINTHIENS 9
1 Corinthiens 9:1. Paul fut-il ordonné apôtre, et si oui, par qui ?
1 Corinthiens 9:22. « Je me suis fait tout à tous »
1 CORINTHIENS 10
1 Corinthiens 10:24. « Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d'autrui »
Paul invite ses lecteurs à des actes de réelle charité chrétienne. La Traduction de Joseph Smith dit : « mais que chacun cherche le bien d'autrui. »
1 Corinthiens 10:25. « Mangez tout ce qui se vend au marché »
On comprend clairement ce que Paul veut dire quand on sait qu'il s'agit du marché de la viande. Très souvent, quand des animaux étaient sacrifiés à des dieux païens, seule une partie de la carcasse était nécessaire. Le reste pouvait être vendu, et c'était souvent le cas, au boucher local pour être revendu aux classes les plus pauvres. Il n'y avait, bien sûr, aucun moyen pour les chrétiens de savoir si la viande proposée à la vente venait d'animaux abattus pour la nourriture ou pour des sacrifices dans les temples.
Certains des convertis de Paul, très désireux d'observer la lettre de
la loi, refusaient d'acheter quoi que ce soit sur les marchés de viande
locaux. Paul indique que ces scrupules n'avaient pas lieu d'être.
Quelqu'un peut respecter la lettre de la loi et en violer cependant
l'esprit s'il donne, par son exemple, une occasion de pécher à un frère
plus faible (voir 1 Corinthiens 8). D'autre part, quelqu'un qui observe
strictement la loi, à la lettre, peut finir par tomber dans l'extrême
pharisaïque etoublier le but réel dans lequel la loi a été donnée au départ.
1 CORINTHIENS 11
1 Corinthiens 11:11. « Dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme, ni l'homme sans la femme »
«
La maison du Seigneur est une maison d'ordre et non une maison de
confusion ; et cela signifie que, dans le Seigneur, l'homme n'est point
sans la femme et que, dans le Seigneur, la femme n'est point non plus
sans l'homme et qu'aucun homme ne peut être sauvé et exalté dans le
royaume de Dieu sans la femme et qu'aucune femme ne peut atteindre
seule la perfection et I'exaltation dans le royaume de Dieu. C'est ce
que cela signifie.
1 CORINTHIENS 12
1 Corinthiens 12:3. « Nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n'est par le Saint-Esprit »
Le mot « charité », bien sûr, est utilisé ici dans le sens de « l'amour pur du Christ » (Moroni 7:47) et non dans le sens de donner de l'argent ou de rendre des services à ceux qui sont dans le besoin. Voici quelques explications complémentaires :
Verset 5. Le verbe « soupçonner » serait mieux traduit par « tenir compte de ».
Verset
12. « Nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure ». Pour
nous qui sommes habitués aux miroirs d'excellente qualité que nous
avons aujourd'hui, l'image de Paul n'est pas claire. « Le fait que l'on
voie d'une manière imparfaite vient de ce que les anciens miroirs
étaient de métal poli et il fallait constamment les faire briller de
sorte qu'en général était toujours attachée au miroir une éponge
imprégnée de pierre ponce en poudre. » (Vincent, Word Studies,
2:795-796)
1 CORINTHIENS 14
1 Corinthiens 14:1-22. Est-ce que tous les dons de l'Esprit sont visibles comme le don des langues ?
«
Il y a plusieurs dons mentionnés ici, cependant lequel d'entre eux
pourrait être reconnu par un observateur lors de l'imposition des mains
? La parole de sagesse et la parole de connaissance, sont autant des
dons que les autres, cependant si quelqu'un possède ces deux dons, ou
les reçoit par l'imposition des mains, qui le saura ? Un autre peut
recevoir le don de la foi, et on l'ignorera tout autant que le premier.
Ou bien supposons qu'un homme reçoive le don de guérir ou de faire des
miracles, il est impossible de le savoir à ce moment-là, car ce sera
plus tard et dans des circonstances particulières que ces dons seront
manifestés. Ou bien, s'il possède le don d'interprétation des langues,
à moins que quelqu'un ne parle dans une langue inconnue, il devra
naturellement garder le silence. Il y a seulement deux dons que l'on
peut discerner immédiatement : le don des langues et le don de
prophétie…
« Un spectateur ne pourrait même pas reconnaître la présence du plus grand, du meilleur et du plus utile des dons. Il est vrai qu'un homme pourrait prophétiser, ce qui est un grand don, un don que Paul a recommandé à l'Église de rechercher et de désirer, plutôt que de parler en langues ; mais que connaît le monde au sujet du don de prophétie ? Paul dit qu'il ne sert seulement qu'à ceux qui croient. Mais les Écritures ne disent-elles pas qu'ils parlèrent en langues et prophétisèrent ? Oui, mais qui a écrit ces livres et ces épîtres ? Non pas les hommes du monde ni des spectateurs fortuits, mais les apôtres eux-mêmes, des hommes qui savaient discerner un don d'un autre, et qui étaient capables d'écrire à ce sujet. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 342)
1 Corinthiens 14:26-40. Quelles sont les choses que nous devons savoir en ce qui concerne le fait de parler en langues ?
Le diable aussi parle en langues :
« Ne parlez pas en langues (selon le don des langues) sans les comprendre, ou sans en recevoir l'interprétation. Le diable peut parler en langues. L'adversaire vient avec son œuvre. Il peut tenter toutes les classes de gens ; il peut parler anglais ou néerlandais. Que personne ne parle en langues sans interprète, si ce n'est avec le consentement de celui qui préside, lequel peut discerner ou interpréter ; un autre peut aussi le faire. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 221)
Il y a un but précis au don des langues
« Le don des langues par le pouvoir du Saint-Esprit se trouve dans l'Église, pour le profit des serviteurs de Dieu afin qu'ils prêchent aux incroyants, comme au jour de Pentecôte. Lorsque des hommes dévots de chaque nation s'assemblent pour écouter les choses de Dieu, que les anciens leur prêchent dans leur propre langue maternelle, que ce soit en allemand, en français en espagnol ou en irlandais, ou quoi que ce soit, et que ceux qui comprennent la langue parlée, interprètent dans leur propre langue maternelle ; c'est là ce que l'apôtre veut dire dans 1 Corinthiens 14:27. » (Enseignements du pmphète Joseph Smith, p. 270)
Mises en garde à propos du don des langues
«
N'éprouvez pas autant de curiosité au sujet du don des langues ; ne
parlez pas en langues excepté lorsqu'il y a un interprète présent. Le
véritable but du don des langues est de parler aux étrangers, et si
certaines personnes sont tellement désireuses de faire étalage de leur
intelligence, qu'elles parlent dans leur propre langue. Les dons de
Dieu sont utiles lorsqu'ils sont employés à bon escient, mais
lorsqu'ils sont appliqués contrairement aux desseins du Seigneur, ils
deviennent un danger, un piège et une malédiction au lieu d'une
bénédiction. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 345)
« Si vous avez quelque chose à révéler, que ce soit dans votre propre
langue. Ne vous livrez pas trop à l'exercice du don des langues, sinon
le diable prendra avantage de ceux qui sont innocents ou qui ne sont
pas sur leurs gardes. Vous pouvez parler en langues pour votre propre
réconfort, mais je pose cette règle, que si quoi que ce soit est
enseigné par le don des langues, cela ne sera pas accepté comme
doctrine. » (Enseiqnements du prophète Joseph Smith, p. 320)
1 Corinthiens 14:34-35. Les femmes doivent-elles garder le silence à l'Église ?
Dans la Traduction de Joseph Smith, le mot « parler » a été remplacé par le mot « diriger ».
1 CORINTHIENS 15
1 Corinthiens 15:29. Autrement, que feraient ceux gui se font baptiser pour les morts ?
1 Corinthiens 15:44-49. « Il ressuscite corps spirituel »
« L'esprit et le corps sont l'âme de l'homme. Et la résurrection d'entre les morts est la rédemption de l'âme » (D&A 88:15-16).
1 Corinthiens 15:45. « Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant »
« Une âme ou une personne immortelle consiste en un corps ressuscité dans lequel se trouve éternellement un esprit éternel. C'est le Christ… qui « vivifie tout », réalisant ainsi la « rédemption de l'âme » (D&A 88:17). » (McConkie, DNTC, 2:402)
1 Corinthiens 15:50. « La chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu »
Le prophète Joseph Smith a enseigné ce qui suit concernant les corps ressuscités :
1. « Le Dieu Tout-Puissant, lui-même, demeure dans un feu éternel ; la
chair et le sang ne peuvent aller là-bas, car toute corruption est
dévorée par le feu… Lorsque notre chair sera vivifiée par l'Esprit, il
n'y aura pas de sang dans les veines de ce corps. » (Enseignements du
prophète Joseph Smith, p. 518)
2. « La chair et le sang ne peuvent aller là-bas (c'est-à-dire dans la présence de Dieu) ; mais la chair et les os, vivifiés par l'Esprit de Dieu, peuvent y aller. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 458)
3.
« Quant à la résurrection, tous seront ressuscités par le pouvoir de
Dieu, ayant de l'esprit dans leur corps, et non du sang. »
(Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 277)
1 CORINTHIENS 16
1 Corinthiens 16:22. Que signifient « anathème » et « Maranatha » ?
Cette inclusion étrange de deux mots araméens dans les paroles de conclusion de l'épître de Paul a soulevé bien des questions. On connaît leur signification : « anathème », littéralement, signifie « mis à part » ou « consacré » et le sens de ce mot a évolué pour signifier « maudit ». C'est le mot qu'utilise Paul dans Galates 1:8 quand il dit que quiconque prêche un autre Évangile que le vrai doit être « anathème ». « Maranatha » a reçu diverses traductions : « Le Seigneur vient », « le Seigneur viendra », « le Seigneur est proche », etc. Il semble avoir été un salut ou un mot de passe habituel chez les chrétiens.
Dans
certaines versions, les deux mots sont juxtaposés et c'est cette
association étrange qui intrigue le plus les spécialistes. Dans
d'autres versions, dont notre version Segond, on a mis un point entre
les deux. La phrase signifie donc : « Si quelqu'un n'aime pas le
Seigneur, qu'il soit maudit. Notre Seigneur vient ! » La plupart des
spécialistes semblent préférer cette séparation entre les deux mots.
Mais l'un d'eux a suggéré que Paul associe exprès ces deux mots,
utilisant une vieille forme d'exclamation syrienne : « Qu'il soit
maudit, le Seigneur vient bientôt », ce qui voudrait dire qu'à la venue
du Seigneur, chacun recevrait son châtiment. (voir Fallows, The Popular
and Critical Bible Encyclopedia and Scriptural Dictionary, 1:104)
2 CORINTHIENS
I 01 I 02 I
03 I 04 I
05 I 06 I
07 I 08 I
09 I 10 I
11 I 12 I
13 I
2 CORINTHIENS 1
2 Corinthiens 1:22. « Lequel… a mis dans nos cœurs les arrhes de l'Esprit »
Les
arrhes sont la somme d'argent donnée comme garantie d'un marché, la
somme restante devant être payée plus tard. Ce que Paul veut dire ici,
c'est que le Saint-Esprit nous a été donné comme premier paiement, en
garantie d'un paiement futur de bénédictions complètes si nous restons
fidèles.
2 CORINTHIENS 2
2 Corinthiens 2:5-7
2 Corinthiens 2:17. Les falsificateurs
«
Dans la version grecque, le mot qui est rendu ici par 'falsifier' est
appliqué aux colporteurs. Le mot englobait les marchands de victuailles
et de marchandises de toutes sortes, mais surtout les détaillants de
vin pour qui c'était chose courante de falsifier et de donner moins que
la mesure » (Vincent, Ward Studies, 2:813). Cette classe de marchands
avait une telle réputation de malhonnêteté et de manque de scrupules
que, dans certains cas, ils étaient exclus des offices publics. Les
faux docteurs avaient le même état d'esprit, ils frelataient ou
altéraient la parole de Dieu à leur guise pour pouvoir mieux arriver à
leurs fins égoïstes. Ainsi, nous avons une image de Paul qui est
capable, non seulement de faire preuve d'un grand amour, mais aussi
d'une grande sévéritépour condamner ceux qui veulent faire des ravages dans l'Église.
2 CORINTHIENS 3
2 Corinthiens 3:6, 14. « Ancien Testament » et « Nouveau Testament »
2 CORINTHIENS 4
2 CORINTHIENS 5
2 CORINTHIENS 6
2 Corinthiens 6:12. « Vous n'êtes point à l'étroit au-dedans de nous ; mais vos entrailles se sont rétrécies »
2 Corinthiens 6:14. « Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger »
« Que devons-nous faire ? Nous attirerons-nous le malheur d'une maison divisée ? Ou écouterons-nous la voix de l'expérience et épouserons-nous quelqu'un de notre foi ?…
« La réponse à faire à tout le monde est évidente : épousez quelqu'un
de votre foi. Si vous êtes presbytérien, épousez un presbytérien. Si
vous êtes catholique, épousez un catholique. Si vous êtes de la maison
de Juda, épousez quelqu'un de votre foi. Si vous êtes mormon, épousez
un mormon. » (Mark E. Petersen, CR, avril 1958, p. 106)
2 CORINTHIENS 7
2 Corinthiens 7:8-10. « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais »
« Souvent, les gens prétendent s'être repentis, alors que tout ce qu'ils ont fait a été d'exprimer du regret pour une mauvaise action. Mais la vraie repentance se marque par cette tristesse selon Dieu, qui change, transforme et sauve. Regretter ne suffit pas. Il se peut que le criminel au pénitencier, prenant conscience du prix élevé qu'il doit payer pour son acte insensé, souhaite ne pas avoir commis son crime. Ce n'est pas de la repentance. Le perverti qui subit une condamnation sévère pour viol peut regretter profondément d'avoir fait ce qu'il a fait, mais il ne se repent pas si la lourde condamnation est la seule raison de sa tristesse. Cela, c'est la tristesse selon le monde.
2 CORINTHIENS 8
2 CORINTHIENS 9
2 CORINTHIENS 10
2 CORINTHIENS 11
2 Corinthiens 11:24. Les coups donnés par les Juifs
On ne peut s'empêcher de se demander pourquoi Paul s'est soumis à ces terribles châtiments aux mains des Juifs alors qu'en d'autres occasions, il s'était réclamé de sa qualité de citoyen romain pour y échapper (voir Actes 22:24-29). Farrar dit que, une fois qu'une personne avait été ainsi battue, elle était considérée comme pleinement rétablie dans ses droits, ayant payé complètement toute dette causée par sa mauvaise action. Puis Farrar ajoute : « S'il avait refusé de s'y soumettre en s'abritant derrière son droit de citoyen romain, il aurait risqué l'excommunication et se serait finalement vu empêché d'entrer dans la synagogue. »(Farrar, St Paul, p. 717)
Comme
nous l'avons vu dans les Actes, la méthode missionnaire qui était
propre à Paul était d'entrer dans la synagogue et de commencer à
prêcher. S'il avait été empêché d'y entrer, cela aurait
considérablement diminué ses possibilités. Quand on pense à la
détermination qu'il fallait pour risquer une seconde fois un tel
traitement après l'avoir souffert une première fois, on a une petite
idée de l'engagement de Paul envers le Christ. Et l'on ne s'étonne plus
de sa mauvaise humeur devant les vaines vantardises et les critiques
mesquines desfaux docteurs à Corinthe.
2 CORINTHIENS 12
2 Corinthiens 12:2-4. « Je connais un homme en Christ qui fut… ravi jusqu'au troisième ciel »
L'homme que connaissait Paul était Paul lui-même.
« Paul monta jusqu'au troisième ciel, et il put comprendre ainsi les trois principaux degrés de l'échelle de Jacob : les gloires ou royaumes téleste, terrestre et céleste, où Paul vit et entendit des choses qu'il lui fut interdit de répéter. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 427)
2 Corinthiens 12:7-9. « Il m'a été mis une écharde dans la chair »
Le
mot employé par Paul signifie littéralement « un pal » (cf. empaler) ou
« un pieu ». C'est le mot qui servait à désigner les pieux très
pointus, les instruments de chirurgie ou les hameçons. Le terme
lui-même suggère quelque chose d'extrêmement douloureux et source de
nombreux ennuis. On a discuté sans fin pour savoir ce que pouvait être
cette infirmité. On a été jusqu'à suggérer que ce pouvait être sa
femme, méchante mégère, qui se serait tournée contre lui après sa
conversion, ou l'épilepsie, ou une grave maladie des yeux, ou la
malaria ou une quelconque faiblesse spirituelle qui l'aurait
constamment troublé. Il n'y a aucun moyen de savoir, avec ce que nous
possédons actuellement, de quoi voulait parler Paul. Ce dont nous
pouvons être sûr, c'est que chacun de nous a des faiblesses,
spirituelles et physiques, que l'adversaire utilisera pour nous attaquer.
« Le Seigneur nous a dit dans les Écritures que Satan est un ennemi de toute justice ; à cause de cela, ceux qui se tiennent en des lieux élevés dans le royaume de notre Père deviendront les objets de ses attaques. Vous qui présidez dans les divers lieux du royaume de notre Père, vous pouvez vous attendre, comme l'avait compris l'apôtre Paul à être les objets des attaques du diable…
«
Parfois, c'est par l'infirmité, les difficultés, les épreuves que votre
âme est mise à l'épreuve : mais la faiblesse que provoque en vous ces
infirmités permettra que la puissance de Dieu repose sur vous tout
comme l'apôtre Paul se résigna et fut consolé à la pensée que, grâce à
ses épreuves, la puissance deDieu pouvait reposer sur lui. » ( Harold B. Lee, CR, octobre 1949, p. 57)
GALATES
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GALATES 1
Galates 1:8-9. Ceux qui introduisent de faux enseignements dans l'Église
« Depuis les tout premiers jours de l'Église chrétienne, des évangiles contrefaits ont été enseignés. Comme Paul le fit remarquer, ce n'était pas de vrais évangiles puisqu'il n'y a qu'un seul Évangile du Christ. Aujourd'hui, ce n'est pas différent. Nous sommes entourés de fausses idées. Dans le domaine de la pensée et des connaissances, nous sommes entourés d'idées fausses et de suppositions qui suscitent des questions et des doutes. Ceci semble abattre les hommes et détruire la foi et la moralité. Où donc y a-t-il de l'espoir dans ce monde d'erreur et de décadence morale ? Dans la connaissance et la compréhension des vérités enseignées par le Maître qui doivent être enseignées par l'Eglise du Christ sans déformation, et auxquelles ses membres doivent croire et selon lesquelles ils doivent vivre. Ce sont des vérités éternelles et elles le resteront petpétuellement sans considération des changements dans notre société, du développement des nouvelles réalisationsscientifiques ou de l'augmentation des connaissances de l'homme. » ( Howard W. Hunter, CR, octobre 1973, p. 66)
«
Il y a parmi nous des loups. J'entends par là des gens qui professent
être membres de cette Église et qui n'épargnent pas le troupeau. Parmi
nos propres membres, il y a des hommes qui s'élèvent et qui enseignent
des choses pernicieuses. Être pernicieux c'est détourner de ce qui est
juste ou correct, et s'obstiner volontairement dans le mal pour attirer
à soi les membres faibles et non avertis.
GALATES 2
Galates 2:2-4, 9. « Afin de ne pas courir ou avoir couru en vain »
Galates 2: 11-21. Comment Paul, qui était apôtre, pouvait-il reprendre Pierre, le président de l'Église ?
Galates 2:13. « dissimulation »
Galates 2:16. « justifié par la foi », « la loi », « les œuvres de la loi », « justifié par la foi »
Pour
expliquer très brièvement ce que veut dire « justifié », on dira que
c'est « être reconnu juste » et aussi « retrouver de bonnes relations
avec quelqu'un ». Par conséquent, ce que Paul disait, c'est qu'aucun
homme ne peut être rendu juste ni retrouver de bonnes relations avec
Dieu uniquement avec les œuvres de la loi mosaïque ni d'ailleurs par
aucune loi d'oeuvres seule. Cela ne peut se faire que par le sacrifice
expiatoire du Sauveur et par l'obéissance aux principes et aux
ordonnances de l'Évangile (Paul exposa cette doctrine de façon beaucoup
plus complète et systématique dans les premiers chapitres de sa lettre
aux Romains).
GALATES 3
Galates 3:8. L'Évangile fut-il prêché aux saints qui vécurent avant le Christ ?
Galates 3:19. À quoi la loi de Moïse a-t-elle été ajoutée à cause de la transgression ?
« Il est dit aussi dans Galates 3:19, que la loi (de Moïse ou lévitique) a été « ajoutée » à cause de la transgression. À quoi, dites-moi, cette loi fut-elle ajoutée, si elle ne fut pas ajoutée à l'Évangile ? Il est très clair qu'elle fut ajoutée à l'Évangile, puisque nous apprenons que l'Évangile leur fut prêché. De ces quelques faits nous concluons que chaque fois que le Seigneur s'est révélé aux hommes autrefois, et leur a donné le commandement de lui offrir un sacrifice, il l'a fait afin que ceux-ci puissent attendre avec foi le temps de sa venue, et mettre leur confiance dans l'efficacité de cette expiation pour la rémission de leurs péchés. Et c'est ce qu'ont fait des milliers de ceux qui sont partis avant nous, et dont les vêtements sont immaculés, et qui, tel Job, attendent avec une assurance pareille à la sienne, le temps où ils le verront, le dernier jour, surcette terre, dans la chair. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 78-79)
Galates 3:24. Comment la loi fut-elle un pédagogue pour les enfants d'Israël ?
Le mot grec est paidagogos, d'où est dérivé notre mot pédagogue qui évoque l'idée de quelqu'un qui instruit, un instituteur, un professeur, un enseignant. Mais à l'époque de Paul, ce mot avait un sens particulier qui donne encore davantage de force à l'image. Un paidagogos était une sorte de professeur particulier employé par les familles les plus riches. Il avait non seulement la responsabilité des études de l'enfant, mais il devait aussi le préparer et le former de toutes les façons pour l'amener à maturité. L'équivalent le plus juste que nous ayons, c'est le précepteur ou la gouvernante qui vivaient dans la maison et avaient la responsabilité directe d'élever les enfants.
Par
le fait que Paul emploie ce mot, on comprend immédiatement le véritable
but de la loi mosaïque : préparer les enfants d'Israël (qui étaient
littéralement des enfants, dans le sens spirituel) à la maturité, aux
lois et aux ordonnances « adultes » de l'Évangile. Le prophète Abinadi
avait bien cela à l'esprit quand il expliqua pourquoi les Israélites
avaient reçu la loi de Moïse (voir Mosiah 13:29-31).
Abinadi a déclaré que toutes ces choses étaient des «figures » des choses à venir : il est très important de comprendre cela. « Figure » est le synonyme couramment employé dans les Écritures de « symbole ». Ainsi, non seulement la loi de Moïse était-elle un ensemble de lois strictes destinées à instruire les enfants d'Israël dans les voies de l'obéissance et à les amener à la maturité spirituelle, mais encore elle contenait un symbolisme profondément spirituel qui faisait penser à Jésus comme Rédempteur et Messie. En bref, la loi de Moïseétait destinée à préparer le peuple de Dieu à l'Évangile qui devait venir.
Galates 3:27. Une personne méchante peut-elle vraiment revêtir Christ par la repentance et le baptême ?
« Quand un corps physique est sale, le processus de purification consiste à prendre un bain complet, à se brosser les dents, à se laver les cheveux, à se nettoyer les ongles et à mettre des vêtements frais et propres. Quand on transforme une maison, on répare, on remplace le toit, on lave et on peint les murs, on balaie et frotte les planchers, on répare et époussette le mobilier, on lessive les tentures et on polit les métaux. Quand un homme souillé naît de nouveau, ses habitudes changent, ses pensées sont purifiées, ses attitudes sont régénérées et élevées, ses activités tout à fait mises en ordre, et tout ce qui était sale, dégénéré ou réprouvé chez lui est lavé et rendu pur…
« Quand on est lavé, purgé et purifié, on n'est plus adultère. Le processus de lavage et de purification est mentionné bien des fois en bien des endroits par bien des prophètes.
«
L'effet de la purification est merveilleux. Des âmes troublées ont
trouvé la paix. Ces robes souillées ont été purifiées au point d'être
sans tache. Ces personnes autrefois souillées, ayant été purifiées par
leur repentance – leur lavage, leur purification, leur blanchissage –
sont rendues dignes d'un service constant dans le temple et de se
trouver devant le trône de Dieu, fréquentant laroyauté divine. » (Spencer W. Kimball, Le miracle du pardon, p. 326)
GALATES 4
Galates 4:6. « Abba, Père »
Galates 4:21-31. L'allégorie de Sara et Agar
« Agar, l'esclave, porta Ismaël ; et Sara, la femme libre, mit au monde Isaac. Ismaël était né selon la chair, tandis qu'Isaac, enfant de la promesse, était né selon l'Esprit. Agar représente ainsi l'ancienne alliance, la loi de Moïse, l'alliance sous laquelle les hommes étaient soumis à l'esclavage du péché ; tandis que Sarah symbolise la nouvelle alliance, l'Évangi]e, l'alliance sous laquelle les hommes sont rendus libres, libres de l'esclavage et du péché, par Jésus-Christ.
« Le mont Sinaï, d'où vint la loi, et Jérusalem, d'où elle est maintenant administrée, symbolisent la roi, et leurs enfants sont en esclavage. Mais la Jérusalem spirituelle, la cité céleste dont les saints seront citoyens est symbolisée par Sara, et elle est la mère des hommes libres. Sara qui fut si longtemps stérile, comme notre mère spirituelle, nous a maintenant tous faits, comme Isaac, héritiers de la promesse.
« Mais maintenant comme alors, ceux qui sont nés selon la chair luttent contre ceux qui sont nés selon l'esprit. Et, comme Dieu rejeta Ismaël et accepta Isaac, de même maintenant, il rejette ceux qui s'attachent à la loi de Moïse et accepte ceux qui se tournent vers le Christ. » (McConkie. DNTC, 2:477-478)
GALATES 5
Galates 5:2. Pourquoi, à l'époque de Paul, la circoncision avait-elle pour résultat la négation du pouvoir du Christ ?
«
La circoncision, en tant qu'ordonnance religieuse, est le signe et la
marque que l'on croit à tout le système mosaïque, qu'on l'accepte et
qu'on s'y conforme. Par conséquent, pour les chrétiens de cette époque,
cela revenait à rejeter le Christ et son Évangile qui remplaçait la loi
(voir Actes 15:1-35). »(McConkie, DNTC, 2:479)
Galates 5:16-26. Le naturel et le spirituel
«
Il y a une dualité en l'homme, et sa vie est un plan de Dieu. C'est le
premier fait fondamental à se rappeler. L'homme a un corps naturel et
un corps spirituel…
«
Le corps de l'homme, par conséquent, n'est que le tabernacle dans
lequel demeure son esprit. Trop de gens, beaucoup trop, sont enclins à
considérer le corps comme l'homme lui-même et, par conséquent, à tendre
leurs efforts vers la satisfaction des plaisirs du corps, de ses
appétits, de ses désirs, de ses passions. » (David O. McKay, The
Abundant Life in a Selfish World, ImprovementEra, septembre 1949, p. 558)
GALATES 6
Galates 6-17. « Je porte sur mon corps les marques de Jésus »
Le
mot grec stigmata utilisé ici a donné notre mot français « stigmate ».
Cela signifie une blessure ou une cicatrice. Anciennement, ce mot
désignait la marque au fer rouge faite sur les criminels (on disait
aussi « flétrissure »). Ce n'était pas des marques dont il y avait lieu
d'être fier et, en général, elles étaient considérées avec mépris. Mais
ici, Paul n'en parle pas comme de marques de honte mais de fidélité en
face de la persécution. Peut-être que ces stigmata qu'il portait, il
les avait en partie reçus en Galatie même. Il faut se rappeler que,
lors du premier voyage missionnaire, Paul et Barnabas furent expulsés
d'Antioche, en Pisidie, par la force (voir Actes 13:50). Puis ils
furent obligés de fuir d'Icone pour éviter d'être lapidés (voir Actes
14:5), mais les Juifs furieux les poursuivirent jusqu'à Lystre où ils
mirent à exécution leur projet, lapidèrentPaul et le laissèrent pour mort à l'extérieur de la ville (Actes 14:19).
ÉPHÉSIENS
I 01 I 02 I
03 I 04 I
05 I 06 I
ÉPHÉSIENS 1
Éphésiens 1:3-4. Sur quoi le Seigneur se basa-t-il pour choisir ses saints avant la fondation du monde ?
Éphésiens 1:5-11. Pourquoi Paul dit-il que nous sommes prédestinés ?
Le mot prédestination n'exprimait pas autrefois la même idée qu'aujourd'hui. La plupart des versions modernes traduisent ce mot grec par « préordonner ».
Sur les enseignements de Paul à propos de la prédestination, voir le commentaire explicatif de Romains 8:29-30.
Éphésiens 1:10. « Lorsque les temps seraient accomplis »
Cette expression évoque celle de la « dispensation de la plénitude des temps » [expression tirée de Éphésiens 1:10 dans la version anglaise du roi Jacques, ndlr].
Nous savons d'après les Écritures modernes que c'est la dispensation
dans laquelle nous vivons actuellement (voir D&A 27:13 ; 112:30 ;
124:41).
« La dispensation de la plénitude des temps, c'est la nôtre et nous y voyons courir, comme de puissants fleuves qui se jettent dans l'océan, toutes les anciennes dispensations, ce qui nous met en contact avec elles et elles avec nous. Et nous voyons que depuis le commencement, Dieu n'a eu qu'un seul grand dessein : le salut de ses enfants. Et maintenant est arrivé le jour final, la dispensation finale où la vérité, la lumière et la justice doivent inonder la terre. » (B. H.Roberts, CR, octobre 1904, p. 73)
Éphésiens 1:18. « Qu'il illumine les yeux de votre coeur »
Autrefois
comme maintenant, le coeur était considéré comme le siège de la
moralité et de la spiritualité. Les paroles de Paul impliquent que
c'est toute lapersonne qui se trouve littéralement éclairée par l'Évangile de Jésus-Christ.
Éphésiens 1:23. « La plénitude de celui qui remplit tout en tous »
«
Dans les Lectures on Faith, Joseph Smith décrit le Père et le Fils
comme 'remplissant tout en tous' parce que le Fils, ayant vaincu, a
'reçu une plénitude de la gloire du Père' et possède 'la même pensée
que le Père'. Puis il énonce la conclusion à laquelle Paul ne fait ici
qu'allusion : 'Et tous ceux qui gardent ses commandements grandiront de
grâce en grâce et deviendront héritiers du royaume céleste et
co-héritiers avec Jésus-Christ ; possédant la même pensée, étant
transformés pour devenir à l'image ou à la ressemblance et l'image même
de Celui qui remplit tout en tous ; ayant en eux la plénitude de sa
gloire et ils deviendront un en Lui comme le Père, le Fils et le
Saint-Esprit sont un' (Lectures on Faith, p. 50-51). » (McConkie, DNTC, 2:497)
ÉPHÉSIENS 2
Éphésiens 2:8-10. Que veut dire Paul quand il dit que les œuvres ne nous sauvent pas ?
«
Je ne prends pas à la légère l'Écriture qui déclare : 'C'est par la
grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient
pas de vous, c'est le don de Dieu' (Éphésiens 2:8). Cela est absolument
vrai, car l'homme, en prenant sur lui la mortalité devint impuissant à
se sauver lui-même. Livré à lui-même, à tâtonner dans un état naturel,
il serait devenu (et c'est ce qu'il est effectivement devenu) comme
cela nous est dit dans les Écritures modernes, 'charnel, sensuel et
diabolique, par nature' (Alma 42:10). Mais le Seigneur, par sa grâce,
apparut à l'homme, lui donna l'Évangille, c'est-à-dire le plan éternel
par lequel il pourrait s'élever au-dessus des choses charnelles et
sensuelles de la vie et obtenir la perfection spirituelle. Mais il doit
s'élever par ses propres efforts et il doit marcher par la foi.
Éphésiens 2:14. « le mur de séparation »
Comme on peut le remarquer dans l'ensemble de cette lettre, Paul montre que les Gentils qui acceptent l'Évangile sont maintenant acceptés et font partie du « peuple de l'alliance ». Dans le grand temple de Jérusalem, le temple proprement dit était protégé contre l'influence des Gentils. Une barrière était érigée et si un Gentil la dépassait, il pouvait être mis à mort. Des archéologues ont même trouvé un des blocs de marbre de cette barrière qui portait cette inscription : « Qu'aucun étranger n'aille au-delà de la barrière et de la clôture entourant le sanctuaire. Quiconque sera surpris à le faire attirera sur lui la mort ». On se rappellera que Paul fut accusé de n'avoir pas tenu compte de cet avertissement et d'avoir amené des Gentils au-delà de la barrière, ce qui déclencha une émeute et son arrestation (voir Actes 21:28).
Éphésiens 2:20. Comment Jésus est-il la pierre angulaire ?
Jésus,
parlant aux dirigeants juifs, se compara à la pierre que ceux qui
bâtissaient avaient rejetée de leur construction, comme des insensés et
qui, maintenant, était devenue « la principale de l'angle » (Matthieu
21:42), ou comme dit Paul « la pierre angulaire ». Cette comparaison
est tout à fait judicieuse dans cette partie du discours de Paul car la
pierre angulaire, autrefois, était la pierre massive posée au coin pour
réunir solidement deux murs séparés pour en faire un seul bien solide.
Par le Christ, Juifs et Gentils sont liés inséparablement, non pour
former deux murs séparés, mais pour former un peuple uni formant un
temple du Seigneur.
ÉPHÉSIENS 3
ÉPHÉSIENS 4
Éphésiens 4:8. « il a emmené des captifs »
« Il a vaincu la mort ; tous les hommes étaient les captifs de la mort jusqu'à ce que le Christ emprisonne la geôlière et soumette la mort ou, comme le dit la suite du psaume que cite Paul : 'Dieu est pour nous le Dieu des délivrances, et l'Éternel, le Seigneur, peut nous garantir de la mort' (Psaumes 68:21). » (McConkie, DNTC, 2:509)
Éphésiens 4:14. « Afin que nolis ne soyons plus des enfants… emportés à tout vent de doctrine »
«
Les Autorités que le Seigneur a placées dans son Église constituent
pour le peuple de l'Église un hâvre, un refuge, une amarre, pour ainsi
dire. Aucun membre de cette Église ne s'égarera jamais s'il s'amarre
solidement aux Autorités que le Seigneur a placées dans son Église.
Cette Église ne s'égarera jamais ; le Collège des Douze ne vous
entraînera jamais sur des sentiers détournés ; il ne l'a jamais fait et
ne le fera jamais. Il peut y avoir des personnes qui, individuellement,
font des erreurs mais il n'y aura jamais à aucun moment la majorité du
Conseil des Douze du mauvais côté. Le Seigneur les a choisis ; il leur
a donné des responsabilités particulières. Et les gens qui se tiennent
près d'eux seront en sécurité. Et, à l'inverse, chaque fois que
quelqu'un suit un chemin qui lui plaît, opposé aux Autorités, il se
trouve dans un grave danger. Je ne dirai pas que les dirigants que le
Seigneur choisit sont nécessairement les plus brillants et les plus
entraînés, mais ils sont ceux qui ont été choisis et, une fois qu'ils
ont été choisis, ils représentent officiellement son autorité et les
gens qui setiennent près d'eux sont en sécurité. » (Spencer W. Kimball, CR, avril 1951, p. 104)
ÉPHÉSIENS 5
Éphésiens 5:22-25. Mari et femme : aimez-vous l'un l'autre
« L'une des déclarations les plus stimulantes et les plus profondes des Écritures saintes c'est l'instruction de Paul aux maris et aux femmes concernant leurs devoirs l'un envers l'autre et envers leurs enfants. D'abord, il commande aux femmes : 'Femmes, soyez soumIses à vos maris, comme au Seigneur' (Éphésiens 5:22). 'Comme au Seigneur !', 'Soumettez-vous comme au Seigneur à votre mari', dit-il. 'Comme au Seigneur', pouvez-vous concevoir cela ? Est-ce que cela veut dire quelque chose pour vous qui écoutez les directives du Seigneur, faites sa volonté, suivez ses justes préceptes et le servez fidèlement ? 'Car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l'Église' (Éphésiens 5:23).
«
Pouvez-vous trouver dans toutes les saintes Écritures un moment où le
Seigneur Jésus-Christ ne fit pas ce qu'attendait de lui son Église ?
Pouvez-vous trouver une seule Écriture qui dise qu'il fut infidèle à
son peuple, à ses voisins, à ses amis, à ses proches ? Est-ce qu'il fut
fidèle ? Est-ce qu'il fut sincère ? Y a-t-il quoi que ce soit de bon et
de digne qu'il n'ait pas donné ? C'est donc cela que nous demandons,
que lui demande à un mari, à tous les maris. Tel est l'objectif.
Voyez-vous un seul manquement dans sa noble vie ? Il ne doit y en avoir
aucun non plus dans la vôtre. 'Or, de même que l'Église est soumise à
Christ, les femmes aussi doivent l'être à leurs maris en toutes choses'
(Éphésiens 5:24).
« Beaucoup de fausses interprétations, beaucoup d'erreurs se glissent
dans l'esprit d'un grand nombre de personnes, de nos jours…Les mots de
Paul 'comme au Seigneur' veulent dire beaucoup de choses. Qu'ils
s'enfoncent profondément dans votre coeur. Une femme n'a pas à craindre
de se voir imposer des mesures tyranniques ou d'avoir à se soumettre à
des exigences qui ne sont pas bonnes quand son mari est réfléchi et
qu'il a le sens du sacrifice de soi et de la dignité. On peut penser
qu'aucune femme intelligente n'hésiterait à se soumettre en toutes
choses à son propre mari, s'il est vraiment juste, mais parfois, nous
sommes choqués de voir la femme prendre la direction, nommer quelqu'un
pour la prière, désigner les places et les choses à faire.
« Les maris ont ce commandement : 'Maris, aimez vos femme, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle » (Éphésiens 5:25).
«
Il y a une Écriture qui dit : 'Il n'y a pas de plus grand amour que de
donner sa vie pour ses amis' (Jean 15:13). Votre femme est votre amie.
Vous devez être disposê à aller jusqu'au sacrifice de votre vie pour
elle si cela était nécessaire. Donneriez-vous votre vie pour elle ?
ÉPHÉSIENS 6
Éphésiens 6:5-9. Relations entre serviteurs et maîtres : « comme des serviteurs du Christ »
Spencer W. Kimball a montré que le conseil de Paul est encore applicable de nos jours bien que l'esclavage ait en principe été aboli :
«
Paul parle des 'maîtres impies' et fait certainement allusion à ceux
qui escroquent les serviteur ou les employés et ne paient pas
convenablement les travaux effectués ou la marchandise fournie. Il
pense vraisemblablement à ceux qui sont méchants, exigeants et n'ont
aucune considération pour leurs subordonnés. Bref, l'employeur doit
traiter ses employés selon la règle d'or, se souvenant qu'il y a un
Maître dans les cieux qui juge aussi bien l'employeur que l'employé.
« Paul exige de même un niveau élevé de la part des employés. Nous pouvons interpréter ceci en termes modernes comme voulant dire que le serviteur et l'employé doivent constamment servir avec honnêteté, d'une manière pleine et entière, et faire pour leur employeur ce qu'ils voudraient que l'employé fasse pour eux si eux-mêmes étaient l'employeur. Toute autre façon de faireexige la repentance. » (Le miracle du pardon, p. 55-56)
Éphésiens 6:11-17. Que signifie pour un saint des derniers jours de se revêtir « de toutes les armes de Dieu » ?
«
Remarquez maintenant la nature des armes dont Paul revêt l'homme qui se
prépare à affronter les puissances des ténèbres. Il dit : 'Ayez à vos
reins la vérité pour ceinture.' Les reins, c'est cette partie du corps
entre la côte inférieure et la hanche et vous vous rendrez compte que
c'est celle où se trouvent les organes vitaux de la reproduction…
Paul disait que cette partie du corps était l'une des plus vulnérables.
Nous devons avoir les reins ceints d'une armure. Et ensuite, nous
devons avoir une cuirasse sur le coeur. Vous vous rappelez que dans les
Écritures, le coeur est toujours le symbole de notre conduite… Ainsi,
nous devons avoir une cuirasse sur le coeur.
« Il dit ensuite que nous devons avoir les pieds chaussés de quelque chose qui les protègerait, les pieds représentant les objectifs, les buts de la vie que nous devrions protéger par une sorte d'armure et empêcher de se mettre sur le mauvais pied. Et finalement, nous devons avoir un casque sur la tête. Voilà les quatre parties du corps que l'apôtre Paul vit comme les plus vulnérables devant les puissances des ténèbres. Les reins, symbolisant la vertu, la chasteté ; le coeur symbolisant notre conduite ; nos pieds, nos buts ou nos objectifs dans la vie et, finalement notre tête, nos pensées.
« Ce qui est encore plus intéressant à étudier, c'est l'armure elle-même destinée à nous protéger… Nous devons ceindre nos reins de la vérité. Qu'est-ce que la vérité ? La vérité, dit le Seigneur, c'est la connaissance des choses telles qu'elles sont, telles qu'elles étaient et telles qu'elles seront… Qu'est-ce qui va nous guider le long du chemin des bonnes valeurs morales ou des bons choix ? Ce sera la connaissance de la vérité. Il faut qu'il y ait une norme par laquelle évaluer notre conduite, autrement comment saurons-nous ce qui est bien ? Et comment saurons-nous ce qui est mal ?… 'Nos reins seront ceints de vérité' a dit le prophète.
« Et le coeur ? Quelle est la sorte de cuirasse qui protègera notre conduite dans la vie ? Nous aurons sur notre coeur une cuirasse de justice. Ayant appris la vérité, nous avons une norme selon laquelle nous pouvons faire la distinction entre le bien et le mal et ainsi notre conduite sera toujours jugée en fonction de ce que nous savons être vrai. La cuirasse qui couvrira notre conduite sera la cuirasse de la justice.
«
Avec quoi protègerons-nous nos pieds ou bien en fonction de quoi
jugerons-nous nos objectifs ou nos buts dans la vie ? Dans toutes les
Écritures on trouve une phrase suggérée par ce que l'apôtre Paul avait
proposé comme protection pour nos pieds. Il dit : 'Mettez pour
chaussures à vos pieds le zèle que donne l'Évangile de paix'.
Intéressant, n'est-ce pas ? Qu'est-ce que l'Évangile de paix ? Tout le
coeur et la substance de l'Évangile de paix furent bâtis autour de la
personne de celui qui fut couché dans une crèche… Comme vous avez de la
chance si, dans votre enfance, au foyer, votre père et votre mère vous
ont appris la doctrine de la repentance, la foi en Christ, le Fils du
Dieu vivant ; la signification du baptême et de ce que l'on
obtient par l'imposition des mains pour le don du Saint-Esprit. Comme
il a de la chance l'enfant qui a appris à prier et qui a reçu tous ces
enseignements qu'il gardera pendant toute sa vie, les pieds chaussés du
zèle que nous donne l'Évangile de paix…
«
Et enfin, le casque du salut. Avez-vous jamais entendu parler de cette
sorte de casque ? Le casque du salut. Qu'est-ce que le salut ? Le
salut, c'est le fait d'être sauvé. Sauvé de quoi ? Sauvé de la mort et
sauvé du péché…
« Quand ces deux choses auront été enlevées de la terre et quand celle-ci aura été sanctifiée et purifiée de son impureté, elle sera le lieu du salut. Le royaume céleste sera sur cette terre car il n'y aura plus de péché, plus de mort, plus de pleurs car toutes les anciennes choses n'existeront plus. Grâce à qui ? À l'expiation du Seigneur Jésus-Christ. L'apôtre Paul a dit en effet qu'un casque de salut guiderait notre pensée pendant toute notre vie…
«
L'apôtre Paul alla plus loin. Il ne laissa pas l'homme revêtu de son
armure, s'attendant simplement à le voir faire face à une armée,
visible ou invisible. Il mit à cet homme un bouclier dans une main et
une épée dans l'autre, ces armes étant celles de l'époque. Ce bouclier
était le bouclier de la foi et l'épée, l'épée de l'Esprit qui est la
parole de Dieu. Pour ma part, je ne peux penser à des armes plus
puissantes que la foi et une connaissance des Écritures qui contiennent
la parole de Dieu. Quelqu'un ainsi armé et ainsi préparé est prêt à
sortir se battre contre cet ennemi qui est plus à craindre que les
ennemis de la lumière. » (Harold B. Lee, Feet Shod with the Preparation
of the Gospel ofPeace, Speeches of the Year, 1954, p. 2-4, 6-7)
PHILIPPIENS
I 01 I 02 I
03 I 04 I
PHILIPPIENS 1
PHILIPPIENS 2
Philippiens 2:5-8. De l'égalité et de la nature du Père et du Fils
« Où repose donc l'égalité de notre Seigneur avec son Dieu et notre Dieu ? N'est-ce pas en ce que Jésus, couronné maintenant lui-même d'exaltation, a reçu de son Père toute connaissance, toute vérité, toute sagesse, tout pouvoir ? N'est-ce pas dans le même sens que tous les fils de Dieu, en tant que co-héritiers avec Christ recevront tout ce que le Père possède ? (voir D&A 76:54-60 ; 84:38 ; 132:20). N'est-ce pas en ce que, marchant sur les traces du Père, ceux qui sont adoptés comme ses fils gagnent leur propre exaltation ? » (McConkie, DNTC, 2:531)
Philippiens 2:12. « Travaillez à votre salut avec crainte et tremblement »
« Une doctrine importante de l'Église est que chaque personne, individuellement, porte la responsabilité de travailler à son salut ; et le salut se réalise selon un développement progressif. L'Église n'accepte pas la doctrine selon laquelle il suffit de croire en Jésus-Christ et de le murmurer. Un homme peut dire qu'il croit, mais s'il ne fait rien pour que cette croyance ou cette foi le pousse à agir, à réaliser, à faire progresser son âme, sa profession de foi ne lui servira à rien. 'Travaillez à votre salut' est une exhortation à prouver la réalité de sa foi par l'activité et un effort d'obéissance réfléchi. Mais il faut faire cela en sachant bien que si l'on ne compte absolument que sur soi, il peut en résulter de l'orgueil et une faiblesse qui mènera à l'échec. C'est avec 'crainte et tremblement' que nous devons rechercher la force et la grâce de Dieu pour qu'il nous donne l'inspiration pour obtenir la victoire finale.
«
'Travailler à son salut', ce n'est pas s'asseoir paresseusement en
rêvant et en espérant que Dieu enverra généreusement ses bontés et ses
bénédictions sur nos genoux. C'est accomplir chaque jour, à chaque
heure, à chaque instant si nécessaire la tâche ou le devoir qui se
présente immédiatement et continuer à l'accomplir avec joie au fil des
années, laissant à un Père juste et bienveillant le soin de determlner
à qui accorder les fruits de ces travaux, à celul qui lesa accomplis ou à d'autres. » (David O. McKay, CR, avril 1957, p. 7)
PHILIPPIENS 3
Philippiens 3:2. « Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis »
Paul
ici attaque les judaïsants, ces judéo-chrétiens qui exigeaient une
obéissance complète à la loi mosaïque comme condition pour être sauvé.
Il
a utilisé le mot « chiens » pour suggérer qu'ils étaient impurs et
impies. L'utilisation de l'expression « mauvais ouvriers » indique
qu'ils pensaient être justes et qu'en réalité ils ne l'étaient pas.
Le mot employé par Paul et qui a été traduit par « faux circoncis » était un mot ressemblant à circoncision et qui signifiait « mutilation » et que Paul emploie par dérision à la place de circoncision.
Philippiens 3:15. Paul voulait-il dire que les saints étaient parfaits ?
«
Quand ces apôtres écrivaient aux membres de l'Église, ils s'adressaient
à eux comme à des saints. Un saint n'est pas nécessairement une
personne parfaite, mais une personne qui tend vers la perfection,
quelqu'un qui essaie de surmonter les défauts et les faiblesses qui
l'éloignent de Dieu. Un vrai saint cherche à changer sa manière de
vivre pour se rapprocher des voies du Seigneur. Il est vrai que nous
avons chacun des
imperfections à combattre. La vie est une série constante de
difficultés à surmonter et d'épreuves. Malgré cela, nous ne devons
jamais cesser de lutter pour acquérir cette perfection de vie qui peut
nous permettre une meilleure communion avec Dieu. » (Theodore M.
Burton, CR, octobre1973, p. 51)
PHILIPPIENS 4
Philippiens 4:14. De quelle façon les Philippiens ont-ils pris part à la détresse de Paul ?
Paul fait ici allusion aux dons que les saints ont fait à Paul.
COLOSSIENS
I 01 I 02 I
03 I 04 I
COLOSSIENS 1
Colossiens 1:5-6. « dans le monde entier »
Colossiens 1:9. Comment peut-on connaître la volonté de Dieu ?
« Tous les saints que nous connaissons par les révélations de Dieu qui existent encore, obtinrent la connaissance qu'ils êtaient acceptés aux yeux de Dieu par le sacrifice qu'ils lui offrirent ; et par la connaissance qu'ils obtinrent ainsi, leur foi devint suffisamment forte pour s'accrocher à la promesse de la vie éternelle et pour endurer comme s'ils voyaient celui qui est invisible ; et ils furent rendus capables, par la foi, de combattre les puissances des ténèbres, de déjouer les ruses de l'adversaire, de vaincre le monde et d'obtenir ce qui est au bout de leur foi, le salut de leur âme. » (Lectures on Faith, LectureSixth, vs. 11, p. 59)
Colossiens 1:19. Comment « toute la plénitude » peut-elle demeurer dans le Fils ?
Il a plu au Père d'investir Jésus, le Fils, de tout pouvoir dans le ciel et sur la terre (voir Matthieu 28:18), de le placer dans les hauts lieux près du Père et de le rendre parfait comme le Père est parfait (Éphésiens 1:23 ; Colossiens 2:9). Le Fils « est aussi à l'image et à la ressemblance du personnage du Père, possédant toute la plénitude du Père ou la même plénitude que le Père… Et, étant le seul fils engendré du Père, plein de grâce et de vérité et ayant vaincu, il reçut une plénitude de la gloire du Père, possédant la même penséeque le Père » (Lectures on Faith, Lecture Fifth, vs. 2, p. 48-49)
Colossiens 1:26. « le mystère caché de tout temps et dans tous les âges »
Paul
parle du Christ comme d'un mystère et c'est ce qu'il est pour tous ceux
qui essaient de le comprendre avec un esprit charnel. Le Christ n'est
connu quepar l'homme spirituel.
COLOSSIENS 2
Colossiens 2:8. Quel est le danger de la connaissance acquise dans le monde ?
Colossiens 2:11. « la circoncision de Christ »
C'est une « circoncision spirituelle qui consiste à accepter le Christ et à vivre son Évangile, à couper non une partie du corps, mais toute sa nature charnelle. Cela contraste avec la circoncision charnelle ou littérale qui avait été autrefois un symbole de la conformité à la loi des commandements charnels queDieu donna à Moïse pour rappeler à Israël ses devoirs. » (McConkie, DNTC, 3:33)
Colossiens 2:13. « être rendu à la vie » par Jésus après avoir été mort dans le péché
Celui
qui était mort spirituellement à cause du péché peut être rendu
spirituellement vivant par sa soumission aux premiers principes et
ordonnances de l'Évangile. Il est amené à une nouveauté de vie en
Jésus-Christ par le pardon de ses anciens péchés.
« Notre Père aimant nous a donné le merveilleux principe du repentir comme accès au pardon. Tous les péchés, sauf ceux qui font exception pour le Seigneur, fondamentalement le péché contre le Saint-Esprit et le meurtre, seront pardonnés à ceux qui se repentent totalement, d'une manière buivie et continue pour produire une transformation sincère et globale de leur vie. Le pardon existe même pour le pécheur qui commet des transgressions graves, car l'Église pardonnera et le Seigneur pardonnera ces choses quand le repentir sera parvenu à maturité. »( Spencer W. Kimball, Le miracle du pardon, p. 24)
Colossiens 2:18-19. Que veut dire Paul quand il parle du culte des anges ?
La
philosophie gnostique enseignait que Dieu n'était pas directement
approchable par l'homme, mais qu'il fallait entrer en contact avec lui
par une série d'anges médiateurs ou d'esprits moins divins. Paul
dénonce ici cette notion du culte des anges qui détourna les saints de
la soumission au vrai chef (le Christ),le seul vrai médiateur entre l'homme et Dieu.
COLOSSIENS 3
Colossiens 3:3. « Vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu »
Ce verset parle de ceux qui sont morts au péché et scellés à la vie éternelle.
« Votre vie est cachée avec Christ en Dieu et iI en est ainsi de nombreux autres. Rien d'autre que le péché impardonnable ne peut vous empêcher d'hériter de la vie éternelle, car vous êtes scellés par le pouvoir de la prêtrise à la vie éternelle, ayant fait la démarche nécessaire pour cela. » (Joseph Smith, HC, 5:391)
Colossiens 3:5. « Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre »
« Cela veut dire : Faites mourir et maîtriser vos désirs charnels ; disciplinez vos appétits ; maîtrisez vos désirs du monde. » (McConkie, DNTC, 3:36)
Colossiens 3:11. L'égalité dans la fraternité en Christ
« Je pourrais dire, en utilisant le langage de l 'apôtre Paul : 'Nous ne sommes ni Anglais, ni Allemands, ni Français, ni Hollandais, ni Espagnols, ni Italiens, mais nous sommes tous un en tant que membres baptisés de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, et aussi nous sommes 'la descendance d'Abraham', comme l'a déclaré l'apôtre Paul, et par conséquent 'héritiers de la promesse'. Nous tous, enfants de Dieu, avons été baptisés par ceux qui ont été autorisés à prêcher l'Évangile et en administrer les ordonnances. » (Harold B.Lee, European Area, CR, août 1973, p. 5-6)
Colossiens 3:17. Comment une femme doit-elle être « soumise » à son mari ?
En Grec, le mot « soumis » n'implique pas que les femmes soient inférieures aux hommes. Cela implique plutôt la volonté de se laisser guider par l'autre. C'est le même mot qui est utilisé dans Luc 2:51 où Luc montre comment Jésus retourna à Nazareth avec Marie et Joseph, soumis à eux. Dans n'importe quelle organisation, y compris celle de la famille, il faut que quelqu'un gouverne ; et Paul suggère ici que c'est l'homme qui a cette tâche par la prêtrise qu'il détient et que la femme doit la reconnaître et s'y soumettre. Dans le verset qui suit immédiatement, Paul demande aux hommes d'aimer leur femme ; ainsi, il ne justifie en aucune façon d'abuser de son pouvoir, verbalement ou physiquement niaucune sorte de dictature au foyer (voir Éphésiens 5:22-31).
Colossiens 3:19. « Maris, aimez vos femmes »
«
Il y a des gens mariés qui permettent à leurs yeux de se promener et à
leur coeur de vagabonder, qui pensent que c'est normal de flirter un
peu, de partager leur coeur et de désirer quelqu'un d'autre que sa
femme ou son mari. Le Seigneur dit en termes non équivoques : 'Tu
aimeras ta femme de tout ton coeur , et tu t'attacheras à elle et à
personne d'autre' (D&A 42:22).
« Et quand le Seigneur dit : 'de tout ton coeur' , il ne permet aucun
partage, aucune division, aucune restriction. Et la même chose est dite
à la femme : Tu aimeras ton mari de tout ton coeur, et tu t'attacheras
à lui et à personne d'autre. Les mots 'personne d'autre' éliminent
toute autre personne et toute autre chose. L'époux (ou l'épouse) prend
la première place dans la vie du mari ou de la femme et ni la vie
sociale, ni le métier, ni la vie politique, ni aucun autre intérêt,
aucune personne, ni aucune chose ne doit jamais passer au-dessus de
l'époux ou de l'épouse. Nous voyons parfois des femmes qui accaparent
leurs enfants et s'affairent autour d'eux aux détriments du mari, les
éloignant parfois même de lui. Le Seigneur dit à ces femmes : Tu
t'attacheras à lui et à personne d'autre.
« Le mariage présuppose une appartenance totale et une fidélité totale. Chaque homme et chaque femme prend son conjoint étant bien entendu qu'il ou elle se donne totalement à l'autre : tout son coeur, toute sa force, toute sa loyauté, tout son honneur et toute son affection avec toute sa dignité. Toute divergence est péché, tout partage du coeur est transgression. De même que nous devons avoir en vue seulement la gloire de Dieu, de même nous devons avoir les yeux, les oreilles et le coeur tournés vers le mariage, l'époux ou l'épouse et la famille. » (Spencer W. Kimball, CR, octobre 1962, p. 57)
Voir aussi le commentaire explicatif sur Éphésiens 5:22-23.
1 THESSALONICIENS
I 01 I 02
I 03 I 04
I 05 I
1 THESSALONICIENS 1
1 Thessaloniciens 1:1. Pourquoi Paul écrivit-il aux Thessaloniciens, et quand ces lettres furent-elles écrites ?
Pendant qu'il était avec les saints de Thessalonique à observer la situation dans cette jeune branche, Timothée apporta certainement des conseils et du réconfort aux membres et leur rappela leurs devoirs et leurs engagements dans l'Évangile. Après cela, il retourna à Corinthe et fit rapport à Paul. Avec le rapport de Timothée et l'expérience personnelle qu'il avait déjà de Thessalonique, Paul put écrire aux saints et les féliciter de leur vie exemplaire de chrétiens.
Il leur envoya un message de consolation et d'encouragements pour qu'ils puissent être capables de continuer à supporter la persécution et les épreuves et à rester fermes dans leur foi au Seigneur Jésus-Christ. Écrit à des membres dont on se rend compte que la plupart étaient des Gentils avant leur baptême et non des Juifs, le livre attire l'attention sur des problèmes qui étaient probablement particuliers à des convertis d'origine païenne. Les trois problèmes auxquels les convertis de Thessalonique avaient à faire face étaient les questions de solidarité dans les relations sociales, de pureté sexuelle et d'honnêteté dans le travail. Si les saints de Thessalonique avaient été des Juifs convertis, il semble qu'ils n'auraient pas eu les mêmes problèmes à un tel degré. Pourquoi ? Parce que les Juifs avaient été éduqués dans la loi de Moïse qui encourageait les relations sociales et surtout les liens familiaux, décourageait le péché sexuel et mettait à l'honneur les vertus des six jours de travail.
Les lettres aux Thessaloniciens furent écrites – pour autant qu'on puisse le déterminer – de Corinthe, plusieurs mois après que Paul ait quitté la Macédoine, probablement vers la fin de l'année 52.
1 Thessaloniciens 1:1. Qui étaient Silvanus et Timothée ?
Silvanus
est l'autre forme du nom Silas ; on pense que cet homme est celui qui
accompagna Paul dans son deuxième voyage missionnaire (voir le
commentaire sur
Actes 15:40).
1 Thessaloniciens 1:10. Comment les saints peuvent-ils être délivrés de la colère à venir ?
« Nous semblons être préoccupés par la pensée que les saints devraient
profiter de chaque porte qui leur semblera être ouverte pour obtenir un
point d'appui sur cette terre, et se préparer de toutes leurs forces en
vue des orages terribles qui s'amassent maintenant dans les cieux, 'un
jour de nuées, de ténèbres et d'obscurité, de ténèbres épaisses', dont
ont parlé les prophètes et qui ne peut tarder longtemps encore. »
(Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 192)
La
« colère à venir » c'est « la désolation de l'abomination qui attend
les méchants, tant dans ce monde que dans le monde à venir » (D&A
88:85).
1 THESSALONICIENS 2
1 Thessaloniciens 2:2. Qu'implique le fait que Paul annonçait l'Évangile « au milieu de bien des combats » ?
1 THESSALONICIENS 3
1 THESSALONICIENS 4
1 Thessaloniciens 4:3-5. Que veut dire « posséder son corps dans la sainteté et l'honnêteté » ?
Les hommes et les femmes doivent maîtriser leur corps, le respecter comme un temple de Dieu et l'honorer. Ils ne doivent pas l'utiliser comme un instrument servant à satisfaire leurs appétits sensuels.
1 THESSALONICIENS 5
1 Thessaloniciens 5:2. « Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit »
« Je ne sais pas quand il va venir. Nul ne le sait. Même les anges des cieux sont dans l'ignorance de cette grande vérité (voir Matthieu 24:36-37). Mais ce que je sais, c'est que les signes qui ont été annoncés sont là. La terre est pleine de calamités, de troubles. Le coeur des hommes leur manque. Nous voyons les signes comme nous voyons les feuilles pousser sur le figuier; et, sachant que ce temps est proche, il convient que vous et moi, et tous les hommes sur la surface de la terre, nous écoutions les paroles du Christ et ses apôtres et que nous veillions car nous ne savons ni le jour ni l'heure. Mais je vous dis ceci : il viendra comme un voleur dans la nuit, au moment où beaucoup d'entre nous ne seront pas prêts. » (Smith, Doctrines of Salvation, 3:52-53)
1 Thessaloniciens 5:12-13. « Ayez de la considération pour ceux qui travaillent parmi vous, qui vous dirigent dans le Seigneur »
Les
membres de l'Église doivent tenir en haute estime les dirigeants
ecclésiastiques qui ont l'autorité sur eux. Ils doivent perdre
complètement l'habitude de critiquer, de blâmer, de médire et de faire
des commérages, pour faire place au désir d'aider, aux compliments
sincères, à la bonté et à la patience. Il faut respecter et honorer de
la même façon tous ceux qui travaillent à édifier le royaume.
Comment les détenteurs de la prêtrise peuvent-ils faire qu'on les honore de cette façon ? Pour les hommes de l'Église, voici un conseil d'une grande valeur : « Si vous honorez la Sainte Prêtrise d'abord en vous-même, vous l'honorerez en ceux qui vous gouvernent et en ceux qui oeuvrent dans les divers appels de l'Église. » (Joseph F. Smith, Melchizedek Study Guide, 1970-71, leçon 27, § 7). Toujours, selon le président Smith, il y a un corollaire qui est également vrai pour les femmes de l'Église : « Si vous honorez la Sainte Prêtrise (dans la personne de votre mari, de votre père, de vos fils), vous honorerez (cette prêtrise et ses appels) en ceux qui vous gouvernent et en ceuxqui oeuvrent dans les divers appels de l'Église. »
1 Thessaloniciens 5:14. « Supportez les faibles »
« Les saints sont exhortés ici à soutenir, à réconforter ceux qui manquent de courage ou de résolution pour vivre l'Évangile. » (McConkie, DNTC, 3:58)
1 Thessaloniciens 5:19. « N'éteignez pas l'Esprit »
« Dans la vraie Église, il y aura toujours des manifestations puissantes de l'Esprit de Dieu. La tendance à les retenir et les empêcher est une tendance dumonde. » (McConkie, DNTC, 3:58)
1 Thessaloniciens 5:26. Que veut dire Paul par l'expression : « Saluez tous les frères par un saint baiser »
Traduction de Joseph Smith : « Saluez tous les frères par une sainte salutation. »
2 THESSALONICIENS
I 01 I 02
I 03 I
2 THESSALONICIENS 1
2 Thessaloniciens 1:9. Qu'est-ce que « la ruine éternelle » ?
La
ruine éternelle, c'est-à-dire la destruction éternelle, c'est la mort
spirituelle « qui est d'être rejeté hors de la présehce de Dieu et être
mort aux choses de la justice » (McConkie, DNTC, 3:61).
2 THESSALONICIENS 2
2 Thessaloniciens 2:2. « Par quelque lettre qu'on dirait venir de nous »
Traduction de Joseph Smith : « Que vous ne soyez pas ébranlés dans votre esprit ou troublés par une lettre, sauf si vous la recevez de nous ; ni par l'esprit, ni par une parole, autre que celle que le jour du Christ est proche. »
2 Thessaloniciens 2:3. « Car il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant »
Le
mot grec que Paul utilise est le mot apostasia dont dérivent les mots
apostasie, apostasier et apostat. Le sens littéral du mot, c'est se
révolter ; mais dans le grec séculier, cela signifiait la révolte
politique ou le changement de forme de gouvernement. Ce passage dans
Thessaloniciens est une référence à l'apostasie qui devait se produire
sur la terre avant que le Seigneur ne reviennepour gouverner et régner en majesté et en pouvoir.
2 Thessaloniciens 2:3. Qui est « le Fils de perdition » ?
Sont connus sous le nom de Fils de perdition Satan et ceux qui, avec lui, se rebellèrent dans les cieux contre Dieu et furent précipités. Ces esprits rebelles « choisirent le mal délibérément, après avoir eu la lumière. Pendant qu'ils demeuraient dans la présence de Dieu, ils entrèpent en pébellion en toute connaissance de cause. Leur mission sur la terre est d'essayer de détruire l'âme des hommes et de les rendre aussi malheureux qu'ils le sont eux-mêmes » (Smith, Doctrines of Salvation, 2:219). Le mot perdition est dérivé du latin perditus qui signifie « détruire » et ce fut un titre donné à Satan (D&A 76:26). Par conséquent, dans ce passage, Paul parle de Satan.
2 Thessaloniciens 2:7. Qu'est-ce que le mystère de l'iniquité ?
« Le fait de savoir qui ou ce qui retenait le pouvoir de l'iniquité à ce moment-là a soulevé bien des discussions. Certains auteurs soutiennent que c'est la présence des apôtres qui eut cette action tandis que d'autres croient que c'était le pouvoir du gouvernement romain. On sait que la politique romaine était de décourager les querelles religieuses et de laisser une grande liberté de culte tant que les dieux de Rome n'étaient pas insultés, ni leurs sanctuaires profanés. Avec le déclin de la suprématie romaine, 'le mystère de l'iniquité' présent dans l'Église apostate agit pratiquement sans retenue.
« L'expression 'mystère de l'iniquité' utilisée par Paul est significative. Parmi les premiers qui pervertirent la foi chrétienne, ceux qui s'attaquèrent à sa simplicité et à son caractère universel furent particulièrement importants. Cette simplicité était si différente des mystères du judaïsme et des rites mystérieux de l'idolâtrie païenne que beaucoup s'en trouvèrent déçus. Et les premiers changements dans la forme chrétienne du culte furent marqués par l'introduction de cérémonies mystiques. » (Talmage, The Great Apostasy, p. 41-42)
D'après
la Traduction de Joseph Smith, celui qui doit disparaître (qui « sera
chassé »), c'est Satan qui fut et qui est toujours la cause de la
misère, du malheur et du péché dans le monde. Et il continuera jusqu'à
ce qu'il soit lié par le Seigneur au début du millénium (voir McConkie,
DNTC, 3:63).
Traduction de Joseph Smith : « Car le mystère de l'iniquité agit déjà, et c'est celui qui agit maintenant et que le Christ laisse agir jusqu'à ce qu'arrive le temps où il sera chassé. »
2 Thessaloniciens 2:9. Satan a-t-il le pouvoir d'opérer des signes et des prodiges ?
« Satan a un grand pouvoir pour produire de faux signes et de faux prodiges. Il a la capacité d'imiter les miracles de Dieu – voyez les efforts des magiciens à la cour de Pharaon quand ils imitèrent le miracle de Moïse et d'Aaron (voir Exode 7, 8). Satan a du pouvoir sur les éléments. Il est un maître en tromperie. Il peut apparaître sous la forme d'un ange de lumière (voir 2 Corinthiens 11:14). C'est un bon orateur ; il a le don des langues. Satan a de nombreux pouvoirs qu'il utilise pour égarer les hommes. Les esprits qui suivirent Satan ont les mêmes capacités, à un moindre degré (voir Apocalypse 16:14). Mais dans tout cela, « le pouvoir du démonest limité ; le pouvoir de Dieu est illimité. » (Discours de Brigham Young, p. 68)
2 Thessaloniciens 2:11. Dieu cherche-t-il à égarer les hommes ?
Dieu n'essaie pas d'égarer les hommes car il est un Dieu de vérité et il ne peut pas mentir (voir D&A 62:6 ; Deutéronome 32:4). Il laisse les hommes croire ce qu'ils veulent. S'ils choisissent d'accepter ce qui n'est pas la vérité, il ne les force pas à penser ou à faire autrement.
« Si l'homme doit être récompensé pour le bien et puni pour le mal, la justice élémentaire exige qu'il ait le pouvoir d'agir comme il veut. La connaissance du bien et du mal est essentielle pour la progression de l'homme sur la terre. S'il était forcé de faire tout le temps le bilen ou s'il était poussé à commettre le péché sans qu'il puisse y résister, il ne mériterait ni une bénédiction dans le premier cas, ni une punition dans le second…
« Dieu se tient dans l'ombre de l'éternité… déplorant les résultats des sottises, des transgrlessions et des péchés de ses enfants enêtés, mais nous ne pouvons pas l'en blâmer, pas plus que nous ne pouvons blâmer un père qui dirait à son fils : 'il y la deux routes, mon fils, une qui mène à droite, l'autre qui mène à gauche. Si tu prends celle qui va à droite, elle te mènera à la réussite et au bonheur. Si tu prènds celle qui va à gauche, cela t'apportera la misère, le malheur et peut-être la mort, mais c'est à toi de choisir laquelle tu veux prendre. Tu dois choisir ; je ne t'en imposerai pas une. » (McKay, Pathways ta Happiness, p. 90-94)
Ainsi,
Paul veut dire que Dieu laisse les hommes s'égarer parce qu'ils « n'ont
pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés » (verset 10).
2 THESSALONICIENS 3
2 Thessaloniciens 3:6. Nous est-il vraiment demandé de retirer notre amitié « à tout frère qui vit dans le désordre » ?
« Les ennemis du dedans, les traîtres à la Cause, les faiseurs de faux cultes qui pervertissent la doctrine et les pratiques qui mènent au salut en entraînent souvent d'autres avec eux, et ces âmes s'lajoutent à celles qui perdent leur droit à l'héritage dans le royaume céleste. Quand ces faiseurs de faux culte et ces ennemis s'obstinent dans leur opposition à l'Église et qu'ils cherchent à en convertir d'autres à leurs idées dissidentes, la sagesse veut qu'on les évite, comme Paul le dit ici, et qu'on les laisse entre les mains duSeigneur. » (McConkie, DNTC, 3:67)
2 Thessaloniciens 3:8. « Nous n'avons mangé gratuitement le pain de personne »
Même Paul et ceux qui étaient associés à lui dans le ministère, qui avaient droit au soutien temporel des saints, choisirent de donner l'exemple en subvenant eux-mêmes à leurs besoins. Il y a des dangers à un Jinistère rémunéré. » (McConkie,DNTC, 3:67)
2 Thessaloniciens 3:16. Comment le Seigneur peut-il donner la paix en tout temps ?
«
La paix du Christ ne vient pas par la recherche des choses
superficielles de la vie ; elle ne vient qu'en jaillissant du coeur de
l'individu. Jésus a dit à ses disciples : 'Je vous laisse la paix, je
vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne'
(Jean 14:27). Ainsi le Fils de l'Homme, l'exécuteur de ses propres
volontés et de son testament, donna à ses disciples et à l'humanité 'la
première de toutes les bénédictions humaines'. C'était un legs
conditionné à l'obéissance aux principes de l'Évangile de Jésus-Christ,
un legs fait à chaque individu. Aucun homme n'est en paix avec lui-même
quand il n'est pas en accord avec ce qu'il y a de meilleur en lui,
quand il transgresse la loi du bien, soit envers lui-même en se
laissant aller aux passions, aux appétits, en cédant aux tentations
malgré les accusations de sa conscience, soit envers ses semblables en
trompant leur confiance. Celui qui transgresse la loi n'a pas la paix ;
la paix vient par l'obéissance à la loi. Et c'est ce message que Jésus
veutque nous proclamions aux hommes. » (David O. McKay, CR, octobre 1938, p. 133)
1 TIMOTHÉE
I 01 I 02 I
03 I 04 I
05 I 06 I
1 TIMOTHÉE 1
1 Timothée 1:4 « fables et généalogies sans fin »
1 Timothée 3:6. Pourquoi Paul dit-il qu'un évêque ne doit pas être un nouveau converti ?
1 Timothée 3:8. « un gain sordide »
« L'argent ne constitue pas toujours un 'gain sordide'. Il y a de l'argent propre, de l'argent propre qui sert à acheter nourriture, vêtements et logement et autres choses nécessaires, et avec lequel nous pouvons contribuer à édifier le royaume de Dieu.
« L'argent propre, c'est le salaire reçu pour une journée bien remplie de travail honnête. C'est le dédommagement raisonnable d'un service rendu avec fidélité. C'est le bénéfice honnête de la vente de marchandises, de biens ou de services. C'est le revenu de transactions dans lesquelles toutes les parties ont tiré un bénéfice.
« Le gain sordide, c'est l'argent du sang ; c'est l'argent obtenu par le vol. C'est l'argent obtenu par le jeu ou dans les établissements de jeu. Le gain sordide, c'est celui qui vient d'opérations basées sur le péché et celui qui vient de la vente d'alcools, de bière ou de narcotiques et ces nombreuses autres choses qui déplaisent au Seigneur. Le gain sordide, c'est l'argent qui vient de la corruption et de l'exploitation.
1 Timothée 3:12. Les diacres doivent-ils être mariés ?
C'est l'avis de Paul qu'à cette époque-là, un diacre devait être marié. Cela ne s'applique pas à notre époque. Les conditions étaient différentes du temps de Paul où un homme n'était pas considéré comme qualifié pour prendre part au ministère avant trente ans. Dans ces conditions, les diacres, les prêtres et les instructeurs devaient être des hommes mûrs. Cela n'est pas exigé de nos jours. Il y a aujourd'hui, dans toutes sortes d'Églises, des ministres qui ont moins que cet âge-là et il n'est pas demandé, dans l'Église de notre dispensation, qu'un homme soit mûr avant de prendre part au ministère ou de détenir la prêtrise. Cette règle n'existait pas non plus dans les temps très anciens, car nous apprenons que Noé n'avait que dix ans quand il reçut la prêtrise des mains de Metuschela » (voir D&A 107:52). » (Smith, Answers to Gospel Questions, 1:129)
1 Timothée 4:3-5. Les restrictions de la loi mosaïque à propos de certaines viandes et de certains aliments
1 Timothée 4:7. Voir 1 Timothée 1:4
1 Timothée 4:8. Paul condamne-t-il l'exercice physique ?
«
L'exercice corporel est utile à peu de chose, tandis que la piété est
utile à tout ». Cela ne signifie pas que l'exercice physique n'a pas de
valeur mais que son utilité est limitée ; il n'est profitable que de
quelques façons peu nombreuses. Mais la piété (l'exercice spirituel) a
une utilité illimitée ; elle est profitable de toutes les façons.
L'exercice physique profite au corps quipérira tandis que la piété profite à la fois au corps et à l'esprit.
1 TIMOTHÉE 5
1 Timothée 5:1-8. Quels sont les principes d'entraide temporelle approuvés par Paul ?
Trois principes d'entraide précis sont enseignés par Paul dans ces versets :
« Pour avoir droit à l'aide de l'Église dans le système d'entraide qui fonctionnait alors, les veuves devaient être dans le besoin, ne pas avoir d'enfants ou de parents qui pouvaient assurer leur subsistance, avoir 60 ans, avoir été fidèles à leur mari, avoir vécu les principes de l'Évangile en général, ce qui se manifestait par le fait qu'elles avaient élevé des enfants, accordé l'hospitnlité a des étrangers, lavé les vêtements des saints, soulagé les affligés et avaient vécu d'une manière digne. Il était conseillé aux jeunes veuves de se remarier et d'élever des enfants.
1 Timothée 5:22. « N'impose les mains à personne avec précipitation »
2 TIMOTHÉE
I 01 I 02 I
03 I 04 I
2 TIMOTHÉE 1
2 TIMOTHÉE 2
2 Timothée 2:1-7. Quelle sorte de dévouement à l'œuvre Paul demande-t-il à Timothée ?
Paul exhorte Timothée à être fort dans la foi. Pour cela, il utilise trois métaphores :
La métaphore militaire montre qu'un soldat doit être un soldat et rien d'autre. Il ne doit pas s'embarrasser d'autres affaires. Il doit être vaillant, car seuls les soldats vaillants reçoivent la faveur de leur capitaine. Comme un soldat courageux, Timothée doit se consacrer de toute son âme à Jésus s'il veut gagner la grande bataille entre la lumière et les ténèbres (voir versets 3-4).
La
deuxième métaphore concerne le sport. Elle indique qu'un homme ne gagne
le prix que s'il s'astreint à un entraînement rigoureux et se conforme
aux règles du jeu. Timothée est exhorté à observer tous les
commandements s'il veut gagner le grand prix de la vie éternelle (voir
verset 5).
Une troisième métaphore, prise de l'agriculture, implique que si Timothée travaille diligemment dans la vigne du Seigneur, il récoltera le salut pour son âme (voir verset 6).
2 Timothée 2:14, 16, 23-25. « les disputes de mots »
« Les querelles et la division sont du diable. L'accord et l'unité sont de Dieu. La véritable religion étant donnée par révélation, tout ce que l'homme a à faire pour essayer de comprendre et d'interpréter les principes de l'Évangile, c'est de trouver ce que le Seigneur veut dire dans une révélation donnée. Cette connaissance ne peut s'obtenir que par le pouvoir de l'Esprit. C'est pourquoi il n'y a aucune raison de discuter, d'argumenter, de se quereller, de chercher à ce qu'une cause le remporte sur une autre. Ceux qui oht l'Esprit ne s'attachent pas obstinément à un point de doctrine ou de philosophie pour la seule raison de sortir victorieux de la discussion. Ce qu'ils veulent plutôt, c'est trouver la vérité par l'étude, la recherche et l'inspiration. 'Cessez de vous quereller les uns avec les autres' (D&A 136:23), a commandé le Seigneur (voir aussi Tite 3:9). » (McConkie, DNTC, 3:105)
2 Timothée 2:15. « qui dispense droitement la parole de la vérité »
« Toute vérité n'a pas la même valeur. Certaines vérités scientifiques
peuvent être profitables aux hommes mais pour cette vfe seulement ; les
vérités de la religion révélée déverseront les bénédictions sur eux
maintenant et à jamais. Mais même les vérités révélées n'ont pas toutes
la même valeur. Certaines choses s'appliquent seulement aux
dispensations passées, comme les cérémonies du système mosaïque ;
d'autres sont valables pour toutes les époques, comme les lois
relatives au baptême et au mariage céleste. » (McConkie, DNTC,
3:105-106)
2 Timothée 2:17. Qu'est-ce que la gangrène ?
Paul met les saints en garde contre les querelles et les folles discussions. Pour illustrer cela, il prend l'exemple de la gangrène qui non seulement est une affection douloureuse, mais qui est aussi la mort des cellules et des tissus vivants à cause du manque de sang. Les querelles et les discussions empêchent le passage de la nourriture que le Saint-Esprit apporte à la spiritualité, ce qui provoque la mort de la spiritualité. Si on les tolère, ces discussions peuventdétruire la foi des saints.
2 Timothée 2:18. Pourquoi certains disent-ils que la résurrection est déjà arrivée ?
«
Les ministres de l'adversaire se plaisent à spiritualiser les prophéties et
les principes de l'Évangile. Probablement s'agit-il ici de
l'enseignement allégorique disant que la résurrection était la nouvelle
vie de l'âme par l'acceptation de l'Évangile. Cette doctrine est
comparable à l'hérésie qui consiste à dire que la deuxième venue du
Seigneur est déjà arrivée, dans le sens où il est déjà revenu habiter
dans le coeur des fidèles. » (McConkie, DNTC,3:106)
2 TIMOTHÉE 3
2 Timothée 3:1-4. Dans quelle mesure la prophétie de Paul sur « des temps difficiles » est-elle accomplie aujourd'hui ?
« Nous voyons notre monde s'enfoncer dans les profondeurs de la corruption. Tous les péchés mentionnés par Paul se généralisent actuellement dans notre société.
2 Timothée 3:4. « aimant le plaisir plus que Dieu »
« L'immoralité semble maintenant recevoir l'approbation des gens autrefois honorables. La débauche n'a jamais produit aucune espèce de bien, et Paul a dit : 'Mais celle qui vit dans les plaisirs est morte, quoique vivante' (1 Timothée 5:6). Mais maintenant se fait entendre une voix céleste : 'Tu ne commettras point l'adultère. Celui qui commet l'adultère et qui ne se repent pas sera chassé'(D&A 42:24). » (Spencer W. Kimball, CR, avril 1971, p. 8)
2 Timothée 3:5. « ayant l'apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force »
« Il s'agit d'une apparence de piété qui n'a pas le pouvoir de sauver ; d'une coquille vide brisée en morceaux ; d'une image trompeuse sans substance ; d'une imitation de ce que Dieu a autrefois révélé par l'intermédiaire de Pierre et de Paul ; d'un système de pseudo-christianisme qui adorait un Dieu sans pouvoir, un Dieu qui ne donnait aucune révélation, ne dévoilait rien par des visions, ne faisait pas de miracles et avait oublié le plan immuable du passé. Il s'agit de toute la chrétienté plongée dans l'apostasie. » (McConkie, DNTC, 3:111)
2 Timothée 3:7. « apprenant toujours et ne pouvant jamais arriver à la connaissance de la vérité »
« Parmi les signes des derniers temps, il y avait un accroissement de la connaissance…
« La connaissance n'augmente-t-elle pas ? Y a-t-il eu une période dans l'histoire du monde où la connaissance a été déversées sur les hommes avec autant d'intensité qu'à notre époque ? Pourtant, c'est bien triste à dire, les paroles de Paul sont exactes : les hommes apprennent toujours et ne peuvent jamais arriver à la connaissance de la vérité' (2 Timothée 3:7). » (Joseph Fielding Smith, CR, avril 1966, p. 13-14)
2 Timothée 3:8. Qui étaient Jannès et Jambrès ?
Selon la tradition juive, c'était les magiciens égyptiens qui s'étaient opposés à Moïse (voir Exode 7:9-13 et Smith, A Dictionary of the Bible, rev. ed.,rubrique « Jannes and Jambres »)
2 Timothée 3:16. Les Écritures seules nous sauveront-elles ?
«
Mais, objectera-t-on, n'avons-nous pas la Bible, et les saintes
Écritures ne peuvent-elles pas nous donner la sagesse nécessaire pour
que nous soyons sauvés ? Si, à condition que nous y obéissions. 'Toute
Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre,
pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu
soit accompli et propre à toute bonne œuvre.' Les 'bonnes œuvres'
sont le grand point de discussion. La Bible elle-même n'est que lettre
morte, c'est l'Esprit qui donne la vie. Le moyen d'obtenir l'Esprit,
c'est celui qui est clairement indiqué dans les Écritures. Il n'y en a
pas d'autre. Par conséquent, l'obéissance à ces principes est
absolument nécessaire pour obtenir le salut et l'exaltation mis en
lumière dans l'Évangile. » (Smith, GospelDoctrine, p. 101-102)
2 TIMOTHÉE 4
2 Timothée 4:2.
Traduction
de Joseph Smith : « Prêche la parole. Sois persévérant quand il le
faut. Ceux qui ne persévèrent pas, reprimande-les, reprends-les,
exhorte-les avec patience et en instruisant. » (tiré du manuscrit
original par Robert J. Matthews ; notez, outre les changements de
termes, les changements de ponctuation apportéspar le prophète)
2 Timothée 4:4. Que voulait dire Paul en parlant de « fables » ?
« Toutes les fausses doctrines sont des 'fables', c'est-à-dire des histoires qui ont été imaginées, fabriquées et inventées, ceci contrairement à l'Évangile qui est réel et vrai (voir 2 Pierre 1:16). L'apostasie consiste à se détourner de la vraie doctrine vers des fables. » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 261)
2 Timothée 4:6-7. Paul pouvait-il être martyr avant que son heure soit arrivée ?
« Il faut rappeler que Pierre fut libéré de prison par un ange et protégé de bien des manières jusqu'à ce que son œuvre soit accomplie. Il en fut de même pour Paul. Aucune violence ne put lui enlever la vie tant qu'il n'eut pas rendu son témoignage à Rome, en Grèce et dans d'autres pays. Mais à la fin, il fit cette déclaration prophétique à Timothée : 'Car pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche. J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi' (2 Timothée 4:6-7). En approchant de l'éternité, il n'avait pas de crainte, seulement de l'assurance et une calme résignation à l'inévitable martyre qu'il fallait qu'il subisse. Il ne voulait pas mourir, mais il était prêt à sceller ainsi son témoignage du Rédempteur. » (Spencer W. Kimball, CR, avril 1946, p. 46)
2 Timothée 4:6-8. « Désormais la couronne de justice m'est réservée »
« L'appel et l'élection de Paul étaient certains. Il était scellé pour la vie éternelle. Il avait gardé les commandements, été soumis à toutes les épreuves et le Seigneur lui avait donné la promesse : 'Mon fils, tu seras exalté'. Et puisqu'aucun homme n'est ou ne peut être exalté seul, c'est l'une des raisons évidentes pour laquelle nous savons que Paul était marié. » (McConkie, DNTC, 3:116)
TITE 1
Tite 1:12. Nature et caractère des Crétois
La
citation faite par Paul définissant les Crétois comme des « menteurs,
méchantes bêtes, ventres paresseux » peut avoir été empruntée à
Épiménidès, poète grec qui vivait au VIe siècle avant J-C. En utilisant
ce langage très fort, Paul condamne les faux docteurs de la Crète parce
qu'ils pervertissent l'Évangile pour gagner de l'argent (verset 11).
Cela correspond à la réputation qu'avaient les Crétois d'être cupides
et avares et qui a été rapportée par des auteurs de l'Antiquité tels
que Cicéron, Tite-Live, Plutarque et Polybe. Dans l'Histoire, le nom «
Crétois » finit par devenir synonyme de « malhonnête ». Leur
réputation de menteurs devint si connue que sur ce nom fut greffé un
verbe (kretidzein, qui signifie « parler comme un Crétois »,
c'est-à-dire « mentir ») et un nom (kretismos, qui signifiait
littéralement « conduite crétoise », c'est-à-dire « mensonge »).
Tite 1:15. « ceux qui sont purs »
« Ceux qui ont le coeur pur sont ceux qui sont exempts de souillure ou de faute morale ; ceux qui ont bridé leurs passions, se sont dépouillés de l'homme naturel et sont devenus des saints par l'Expiation (voir Mosiah 3:19) ; ceux qui sont nés de nouveau en devenant les fils et les filles du Christ (voir Mosiah 5:7) ; ceux qui marchent dans les chemins de la droiture et de la vertu et cherchent à faire tout ce qui peut contribuer à la progression du royaume terrestre du Seigneur…
«
L'un des traits caractéristiques d'un saint, c'est d'avoir une 'saine
intelligence' (2 Pierre 3:1). » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 612-613)
TITE 2
Tite 2:10. « ne rien dérober »
Paul
veut parler ici du vol secret plutôt que du vol visible. Il exhorte les
serviteurs à ne pas se servir pour eux des choses qui appartiennent à
leur maître. Il leur demande au contraire de faire preuve de fidélité
et de se montrer dignes de confiance en tout.
TITE 3
Tite 3:5. Les hommes sont-ils sauvés par « les œuvres de justice » ?
Tite 3:9. « les discussions folles, les généalogies, les querelles, les disputes relatives à la loi »
« Il n'y a aucun pouvoir de conversion dans le débat et la querelle. Les ministres du Christ doivent enseigner et non discuter. Les missionnaires vont, par exemple, 'annoncer de bonnes nouvelles', mais avec cette restriction : 'Tu ne parleras pas de dogme' (D&A 19:31), ce qui signifie qu'ils doivent enseigner et expliquer les principes fondamentaux du salut et ne pas s'engager dans les querelles et les discussions sur les dogmes des Églises.
« Ici, les querelles et les disputes relatives à la loi de Moïse se rapportent à la fausse tradition juive selon laquelle le salut était réservé à la postérité choisie, connue grâce aux généalogies. Dans notre dispensation, le Seigneur a commandé de faire des recherches généalogiques parce que c'est nécessaire pour que les personnes qui n'ont pas eu l'occasion de recevoir l'Évangile dans cette vie puissent obtenir le salut. » (McConkie, DNTC, 3:127)
Tite 3:10-11. Le péché d'hérésie
Quelqu'un est considéré comme hérétique quand il appartient à l'Église mais qu'il adhère à toute opinion religieuse contraire à la doctrine officielle de l'Église. L'hérésie, c'est croire et adopter une fausse doctrine. La vraie doctrine du royaume se trouvent dans les Écritures, les rapports des conférences et les paroles des prophètes vivants telles qu'elles furent et sont inspirées parle Saint-Esprit.
Tite 3:10. Y a-t-il des hommes qui doivent être rejetés ?
«
Il vient un moment où c'est la sagesse de se détourner et de s'écarter
de ceux qui se rebellent contre la lumière et dont le coeur s'attache à
déclarer une doctrine fausse et qui mène à la damnation. On a une
illustration moderne de cela dans ceux qui quittent l'Église pour
prêcher et pratiquer le mariage plural à une époque où le président de
l'Église a retiré à tous les hommes le pouvoird'accomplir ces mariages. » (McConkie, DNTC, 3:128)
PHILÉMON
Philémon 2. Qui étaient Apphia et Archippe ?
Il
est très probable que ces deux personnes étaient membres de l'Église à
Colosses et que c'étaient des amis, peut-être des convertis de Paul au
cours de son séjour à Éphèse lors de sa troisième mission. Certains ont
même dit qu'Apphia était la femme de Philémon et Archippe son fils. II
n'y a rien de plus sur Apphia dans les écrits de Paul, mais dans la
lettre aux Colossiens écrite à peu près à la même époque, il adresse
cette exhortation à Archippe : « Prends garde au ministère que tu as
reçu dans le Seigneur, afin de le bien remplir » (Colossiens 4:17). Ce
qu'était précisément ce ministère, on ne le sait pas. Selon une
ancienne tradition, Philémon serait devenu évêque de Colosses et,
pendant la persécution déclenchée par Néron au cours de laquelle Pierre
et Paul trouvèrent la mort, il aurait été martyr à Colosses avec sa
femme, Apphia, son fils Archippe et son esclave Onésime.
Philémon 8. « Ce qui est convenable »
Le mot grec employé par Paul est dérivé du verbe qui signifie « en arriver à » et il y a dans ce mot l'idée de mesurer selon un certain critère ou une certaine norme. En choisissant ce mot, Paul suggère avec délicatesse que le pardon de Philémon pour son esclave fugitif serait l'attitude qui conviendrait le mieux à un véritable disciple du Christ.
Philémon 9. Quel âge Paul avait-il quand il écrivit à Philémon ?
Dans la traduction que nous avons, Paul dit qu'il est un « vieillard » et certains se sont demandés quel âge exactement l'apôtre avait à cette époque-là. Nous ne savons pas la date de naissance de Paul, mais par recoupements, nous pouvons conclure qu'il est né entre l'an 1 et l'an 6 après J-C. S'il a écrit cette lettre vers 62 après J-C, il devait avoir entre cinquante-cinq et soixante ans. Cependant, le mot grec qui a été traduit par « vieillard » est presbyteis qui signifie littéralement « ancien ». Il se peut que Paul ait voulu parler de son titre de prêtrise (un apôtre est ancien) ou qu'il ait voulu dire qu'il était plus âgé que Philémon.
Philémon 10. Que signifie le mot « Onésime » ?
Le mot « Onésime » signifie littéralement : « utile » ou « avantageux » ; c'était un nom très courant pour les esclaves à cette époque. Sous la loi romaine, l'esclave était considéré comme un bien et le maître pouvait parfois lui donner un nom tel que celui-ci s'il était particulièrement optimiste quant aux capacités de son esclave. Remarquez le jeu de mots habile que fait Paul dans les versets 10 et 11.
Philémon 16. Quelle était la pratique romaine en ce qui concerne l'esclavage ?
À
l'époque de Philémon et Onésime, les esclaves se trouvaient
complètement à la merci de leurs propriétaires. Même les délits
insignifiants étaient souvent punis de la façon la plus cruelle. On
peut se rendre compte de l'autorité sans limite dont jouissaient les
maîtres dans cet article de Vincent :
« L'attitude de la loi envers l'esclavage était exprimée dans la formule : servile caput nullum jus habet (l'esclave n'a aucun droit). Le pouvoir du maître était illimité. Il pouvait mutiler, torturer ou tuer l'esclave à son gré. Pollio, qui vécut à l'époque d'Auguste, ordonna qu'un esclave soit précipité dans une mare pleine de lamproies voraces. Auguste s'interposa, mais quelque temps après ordonna lui-même qu'un de ses esclaves soit crucifié sur le mât d'un bateau parce qu'il avait mangé une de ses cailles favorites. Juvénal parle d'une femme dépravée qui ordonna qu'un esclave soit crucifié. Quelqu'un proteste. Elle répond : « Alors, un esclave est un homme, est-ce pas ? Il n'a rien fait, dites-vous. D'accord. Mais je commande. Que mon bon plaisir tienne lieu de raison » (vi., 219). Martial rapporte le cas d'un maître qui coupa la langue d'un esclave. La vieille législation romaine imposait la mort pour celui qui avait tué un boeuf de labour, mais le meurtrier d'un esclave n'avait aucun compte à rendre. La poursuite des esclaves fugitifs était un métier. Ceux qui étaient retrouvés étaient marqués au front, condamnés à travailler double et parfois jetés aux bêtes féroces dans les amphithéâtres. La population esclave était nombreuse. Certains propriétaires en possédaient jusqu'à vingt mille. » (Marvin Vincent, Word Studies in the New Testament, 2:931)
Philémon 12. « Lui, mes propres entrailles »
Comme
nous avons eu déjà l'occasion de le voir (commentaire explicatif pour 2
Corinthiens 6:12), le mot « entrailles » est employé comme synonyme de
sentiments et affection.
HÉBREUX
I 01 I 02 I
03 I 04 I
05 I 06 I 07 I
08 I 09 I
10 I 11 I
12 I 13 I
HÉBREUX 1
Hébreux 1:13-14. Quelle différence y a-t-il entre un ange et un esprit servant ?
« La différence entre un ange et un esprit servant : Le premier possède un corps ressuscité ou transfiguré (qui n'est pas passé par la mort, qui a été enlevé au ciel (cf. Élie, ndlr), et son esprit sert les esprits qui possèdent un corps. Le second est un esprit sans corps, qui visite et sert les esprits sans corps. Jésus-Christ devint un esprit servant (tandis que son corps gisait dans le sépulcre) pour les esprits en prison, ce qui lui permit de remplir une partie importante de sa mission, sans laquelle il n'aurait pas pu compléter son œuvre et entrer dans son repos. Après sa résurrection, il apparut comme un ange à ses disciples. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 264)
HÉBREUX 2
Hébreux 2:6-9. Le Sauveur est-il réellement au-dessous des anges ?
HÉBREUX 3
Hébreux 3:11. Que signifie entrer dans le repos du Seigneur ?
Les Écritures définissent le « repos » du Seigneur comme « la plénitude de sa gloire " (voir D&A 84:24). D'autre part :
HÉBREUX 4
Hébreux 4:8. Pourquoi Paul dit-il que Josué ne donna pas le repos aux anciens israélites ?
HÉBREUX 5
Hébreux 5:1-3. Que savons-nous sur le travail des anciens principaux sacrificateurs ?
À un moment donné du séjour des enfants d'Israël dans le désert, près du mont Sinaï, Dieu commanda à Moïse de prendre Aaron et ses fils et de les consacrer à l'office de prêtre (voir Exode 28:1). Un récit de leur consécration qui dura sept jours se trouve dans le Lévitique, chapitre 8. Plus tard, d'autres prêtres, membres de la tribu de Lévi, furent ordonnés de la même façon pour aider Aaron et ses fils dans leurs devoirs de prêtrise (Nombres 18:1-6). Les fils d'Aaron présidaient les prêtres de l'ordre lévitique ou ordre inférieur et sont parfois appelés précisément dans certains passages « principaux sacrificateurs » (Lévitique 21:10 ; Nombres 35:25 ; Josué 20:6 ; 2 Rois 12:10), c'est-à-dire « grands-prêtres », bien que ce n'étaient pas des grands-prêtres au sens où nous l'entendons aujourd'hui. C'était plutôt les prêtres qui présidaient l'ordre de la prêtrise d'Aaron (voir John Taylor, Items on Priesthood, p. 5, 6).
Hébreux 5:4. D'où les prêtres de l'ancien Israël tenaient-ils leur autorité ?
« Aaron et ses fils furent appelés de Dieu par quelqu'un qui détenait l'autorité dans le ministère (voir Exode 28:1). Il en est de même dans notre dispensation ; Les hommes reçoivent leur autorité de ceux qui l'ont pour la transmettre. 'Nul ne s'attribue cette dignité s'il n'est appelé de Dieu comme le fut Aaron', et Aaron reçut son appel par révélation. » (Enseignements duprophète Joseph Smith, p. 381)
Hébreux 5:5, 10. Comment le Christ devint-il souverain sacrificateur ?
« La prêtrise est un principe éternel, et existe avec Dieu depuis toute
éternité, et existera à toute éternité, sans commencement de jours ou
fin d'années. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 214)
« Si un homme obtient, dans sa totalité, la prêtrise de Dieu, il doit l'obtenir de la même façon que Jésus l'a obtenue, et c'est en gardant tous les commandements et en obéissant à toutes les ordonnances de la maison du Seigneur. » (Enseignementsdu prophète Joseph Smith, p. 432)
Hébreux 5:7-8. « bien qu'il fût Fils »
« Ces versets font clairement référence au Christ et à son ministère mortel et concordent parfaitement avec d'autres Écritures portant sur le même sujet ainsi qu'avec les sermons des frères du début de notre dispensation qui citent ces versets comme s'appliquant à notre Seigneur. Cependant, il y a une note de bas de page dans la Traduction de Joseph Smith qui dit : 'Le 7e et le 8e versets font allusion à Melchisédek et non au Christ.' Prise isolément, comme elle ne représente qu'un aspect du problème, cette note donne une impression fausse. En fait, les versets 7 et 8 s'appliquent à la fois à Melchisédek et au Christ parce que Melchisédek était un prototype du Christ et que le ministère du prophète annonçait et symbolisait celui de notre Seigneur au même titre que le faisait le ministère de Moïse (voir Deutéronome 18:15-19 ; Actes 3:22-23). Ainsi, bien que les mots de ces versets et, particulièrement du verset 7 furent, à l'origine, appliqués à Melchisédek, ils s'appliquent aussi bien et peut-être même encore mieux à la vie et au ministère de celui par l'intermédiaire de qui toutes les promesses faites à Melchisédek furent accomplies. »(McConkie, DNTC, 3:157)
Hébreux 5:9. En quoi peut-on dire que Jésus fut rendu parfait ?
«
Le Christ fut toujours parfait en ce sens qu'il obéit en tout temps à
toute la loi du Père et qu'il fut toujours celui qui est sans péché
(voir Hébreux 4:14-16 ; 5:1-3). Mais, d'autre part, il fut rendu
parfait par les souffrances et les expériences de la vie mortelle en ce
sens qu'il est mort et qu'il est ressuscité dans une glorieuse
immortalité. Arrivé à cet état de perfection, possédant pour toujours
un corps de chair et d'os, il eut ensuite la même perfection éternelle
que possédait son Père. C'est pour cela qu'il dit, après la
résurrection, que tout pouvoir lui avait été donné dans le ciel et sur
la terre (voir Matthieu28:18). » (McConkie, DNTC, 3:158)
HÉBREUX 6
Hébreux 6:1. Peut-on laisser les principes de la doctrine du Christ et atteindre la perfection ?
Hébreux 6:4-6. De quelle façon certaines personnes crucifient-elles pour leur part le Fils de Dieu et l'exposent-elles à l'ignominie ?
« Lorsqu'un homme commence à devenir l'ennemi de cette œuvre, il se met à me pourchasser, il essaye de me tuer, et ne cesse jamais d'avoir soif de mon sang. Il reçoit l'esprit du diable – le même esprit qui possédait ceux qui ont crucifié le Seigneur de la Vie – ce même esprit qui pèche contre le Saint-Esprit. Vous ne pouvez sauver de telles personnes ; vous ne pouvez pas les amener à la repentance ; ils font la guerre totale comme le diable, et terribles en sont les conséquences. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 504-505)
Hébreux 6:19-20. « Là où Jésus est entré pour nous comme précurseur »
«
Le jour de l'expiation, le souverain sacrificateur passait de l'autre
côté du voile pour entrer dans le saint des saints. Cela faisait partie
des rites de purification qui libéraient Israël du péché (voir
Lévitique 16). De même Jésus est entré dans les cieux préparer la voie
pour ceux qui, par l'obéissance à ses lois,deviennent purs et sans taches. » (McConkie, DNTC, 3:165)
HÉBREUX 7
Hébreux 7:3
Paul cite une partie perdue de Genèse 14 que la Traduction de Joseph Smith a restituée. Voir le 3e paragraphe :
«
Or Melchisédek était un homme d'une grande foi, qui pratiquait la
justice ; et lorsqu'il était enfant il craignait Dieu, fermait la
gueule des lions et éteignait la puissance du feu.
«
Et ainsi, ayant été approuvé de Dieu, il fut ordonné grand-prêtre selon
l'ordre de l'alliance que Dieu avait faite avec Énoch,
«
Laquelle était selon l'ordre du Fils de Dieu ; lequel ordre venait non
de l'homme, ni de la volonté de l'homme, ni d'un père ou d'une mère, ni
par un commencement de jours et une fin d'années, mais de Dieu.
« Et il fut donné aux hommes par l'appel de sa propre voix, selon sa propre volonté, à tous ceux qui crurent en son nom. »
Hébreux 7:3. Melchisédek n'avait-il vraiment pas de mère, pas de père, pas de généalogie ?
Traduction de Joseph Smith : « Car ce Melchisédek fut ordonné prêtre selon l'ordre du Fils de Dieu, lequel ordre était sans père, sans mère, sans postérité, n'ayant ni commencement de jours, ni fin de vie. Et tous ceux qui sont ordonnés à cette prêtrise sont rendus semblables au Fils de Dieu, demeurant prêtres à perpétuité. »
Hébreux 7:3. Quel est le sens de l'expression « sans père, sans mère, sans postérité » en ce qui concerne la prêtrise de Melchisédek ?
« Contrairement à la prêtrise d'Aaron telle qu'elle était administrée dans l'ancien Israël, l'ordre de Melchisédek ne descendait pas 'd'un père et d'une mère' (voir Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 454). C'est-à-dire que le droit à la prêtrise supérieure n'était pas transmis de père en fils comme c'était le cas pour les Lévites et les fils d'Aaron. Une vie juste était la condition indispensable pour que soit conférée la prêtrise supérieure. » (McConkie, MormonDoctrine, p. 478)
Hébreux 7:9. Comment Lévi pouvait-il payer la dîme à Melchisédek ?
«
Abraham rencontra Melchisédek et lui paya la dîme bien longtemps avant
la naissance d'Isaac, son fils. Les fils d'Isaac, Jacob et Ésaü
naquirent après la mort d'Abraham, et Lévi était le troisième fils de
Jacob. Comment était-il donc possible que Lévi paie la dîme 'par
Abraham', un homme qui était mort bien des années avant sa naissance ?
Le problème se complique quand on se rappelle que les Lévites ne
devinrent la tribu des prêtres (à qui les Israélites payaient leur
dîme) qu'après que Moïse les ait délivrés de la captivité, quelque
quatre cents ans plus tard.
« Bien qu'il soit difficile à comprendre pour nous, cet argument de Paul devait avoir une grande force pour un esprit juif, car les Juifs mettaient fortement l'accent sur la continuité et l'unité de la race entière. Le 'pour ainsi dire' montre clairement que Paul fait une métaphore.
« Toute la loi juive, ses ordonnances et sa prêtrise sont considérées comme étant potentiellement en Abraham. Quand Abraham payait la dîme, c'est Lévi qui payait la dîme. Quand Abraham était béni, c'est Israël qui était béni. C'est une sorte de raisonnement qui convenait bien aux Hébreux qui insistaient si fortementsur la solidarité de leur race. » (Vincent, Word Studies, 2:1128)
Hébreux 7:11-14. Pourquoi le changement de la loi mosaïque à la loi de l'Évangile nécessitait-il aussi un changement dans la prêtrise ?
La mission et l'expiation de notre Sauveur mit fin à la loi inférieure de Moïse et institua à sa place la loi supérieure de Jésus-Christ (voir 3 Néphi 15:8-9). Ce changement nécessitait aussi un changement dans la prêtrise, ce dont Paul parlait. Ni la loi de Moïse ni la prêtrise d'Aaron qui l'administrait n'étaient capables d'amener les enfants de Dieu à la perfection. La prêtrise d'Aaron est une prêtrise inférieure et elle n'administre que l'Évangile préparatoire. La prêtrise de Melchisédek, d'autre part, est la prêtrise supérieure qui a pour responsabilité d'administrer les ordonnances de l'Évangile dans leur plénitude et qui est capable de purifier notre vie de sorte que nous puissions à nouveauentrer dans la présence de Dieu (voir 3 Néphi 27:19-20)
Hébreux 7:18-22. « Les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment »
La prêtrise d'Aaron, étant un ordre inférieur et, par conséquent, incapable d'amener les hommes à la perfection, était de nature héréditaire et se transmettait de père en fils. Donc, comme maintenant, la prêtrise d'Aaron se recevait par les hommes « sans serment » (Hébreux 7:20:21). C'est-à-dire qu'au moment où elle est reçue, il n'y a pas de promesses éternelles de faites en échange. C'est différent avec la prêtrise de Melchisédek (voir D&A 84:33-44). La prêtrise de Melchisédek ne se reçoit que par serment [de Dieu] et alliance [de l'homme].
«
Toute personne à qui est conférée la prêtrise de Melchisédek reçoit son
office et son appel dans cette prêtrise supérieure par un serment et
une alliance. L'alliance est la suivante : 1. L'homme, de son côté,
accepte solennellement de magnifier son appel dans la prêtrise, de
garder les commandements de Dieu, de vivre de toute parole qui sort de
la bouche de Dieu et de marcher sur les chemins de la justice et de la
vertu. Et 2. Dieu, de son côté, accepte de donner à ces personnes un
héritage d'exaltation et de divinité dans sa présence éternelle. Le
serment, c'est ce qu'atteste solennellement Dieu, sa promesse jurée que
ceux qui respectent leur part de l'alliance se lèveront et hériteront
de toutselon la promesse. » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 480)
HÉBREUX 8
Hébreux 8:3. Que savons-nous de l'ordonnance des sacrifices telle qu'elle était pratiquée par les anciens souverains sacrificateurs ?
Hébreux 8:7-13. Quelle est la meilleure alliance dont parle Paul ?
L'Évangile
était une meilleure alliance en ce qu'elle offrait les principes et les
ordonnances du salut dans leur plénitude, contrairement à la loi de
Moïse. Les Israélites, en général, rejetèrent la plénitude de
l'Évangile les deux fois où elle leur fut offerte, la première fois
quand ils voyageaient dans le désert sous la direction de Moïse et,
plus tard, quand Jésus vint sur la terre au midi des temps.
«
Cette alliance n'a jamais été établie avec la maison d'Israël, ni avec
la maison de Juda, car il faut deux parties pour conclure une alliance,
et ces deux parties doivent être d'accord, sinon une alliance est
impossible.
«
Le Christ, aux jours de son incarnation, leur proposa de conclure une
alliance avec lui, mais ils le rejetèrent, lui et ses propositions, en
conséquence de quoi ils furent retranchés et aucune alliance ne fut
faite avec eux à cette époque…
«
Et ainsi, après que cette famille choisie eut rejeté le Christ et ses
propositions, les hérauts du salut leur dirent : 'Voyez, nous nous
tournons vers les Gentils'. Et les Gentils reçurent l'alliance et
furent greffés sur le tronc là où la famille élue avait été retranchée.
Mais les Gentils n'ont pas persévéré dans les voies de la justice de
Dieu, ils se sont détournés de la foi qui avait été confiée aux saints
autrefois, et ont rompu l'alliance qu'avaient contractée leurs pères
(voir Ésaïe 24:5). Ils sont devenus orgueilleux, et n'ont plus de
crainte ; c'est pourquoi il n'y aura que quelques-uns d'entre eux qui
seront rassemblés avec la famille élue. » (Enseignements du prophète
Joseph Smith, p. 14-15)
HÉBREUX 9
Hébreux 9:1-10. Que savons-nous de l'ancien tabernacle et des services qui y étaient tenus ?
Pendant
les pérégrinations d'Israël et avant la construction d'un temple sous
le règne de Salomon (en 970 environ av. J-C), les prêtres d'Israël
accomplissaient les ordonnances sacrées en faveur de leur peuple dans
une tente transportable connue sous le nom de tabernacle. Cet édifice,
construit de façon à pouvoir être rapidement transporté d'un lieu à un
autre était toujours ce que l'on instaIlait en premier dans tout
nouveau lieu de campement.
Le tabernacle était composé de deux parties: une partie extérieure dans
laquelle les Lévites et les fils d'Aaron pouvaient entrer chaque jour
accomplir les ordonnances sacrées prescrites par la loi de Moïse, et
une partie intérieure, séparée par un voile, qui était considérée comme
la partie la plus sainte et dans laquelle le souverain sacrificateur ne
pouvait entrer qu'une fois dans l'année pour accomplir ses devoirs
sacrés le jour de l'Expiation. Comme l'explique Paul, la partie
extérieure du tabernacle contenait le chandelier sacré, douze pains de
proposition et un autel des parfums. Dans la partie intérieure connue
sous le nom de saint des saints se trouvait l'arche de l'alliance, un
coffre ayant à peu près la grandeur d'une grosse malle de notre époque.
Dans l'arche, on gardait l'encensoir d'or, le vase d'or contenant la
manne, la verge d'Aaron et les tables sur lesquelles se trouvaient les
Dix Commandements.
Le mot « tabernacle » signifie littéralement « demeure ». Ce nom lui avait été donné parce qu'on croyait que Dieu vivait réellement dans son enceinte sacrée. Quand Israël installait son campement, le tabernacle était dressé précisément au milieu du camp (pour symboliser l'idée que Dieu devait être au centre de la vie de son peuple) et les tentes des diverses tribus étaient placées tout autour.
Chaque
partie du tabernacle était considérée comme un sanctuaire sacré. Tandis
que les sacrificateurs pouvaient entrer dans la partie extérieure
chaque jour pour accomplir leurs devoirs de prêtrise, seul le souverain
sacrificateur pouvait entrer dans le saint des saints et cela, une fois
par an, le jour de l'Expiation. Le souverain sacrificateur était le
sacrificateur président. Tous les prêtres de l'ordre d'Aaron étaient
des descendants d'Aaron tandis que les Lévites étaient seulement de la
tribu de Lévi. Le souverain sacrificateur devait non seulement être de
la tribu de Lévi mais encore il devait être l'aîné d'un descendant
direct d'Aaron.
Yom Kippur, le jour de l'Expiation, est le jour le plus sacré de l'année juive. Il avait pour but l'offrande d'un sacrifice spécial dans le saint des saints pour les péchés du peuple. Le rituel comprenait une série d'actions dont les deux premières étaient de préparer le souverain sacrificateur pour ses devoirs solennels. D'abord, il offrait des sacrifices pour lui-même et les autres sacrificateurs pour les rendre symboliquement dignes d'accomplir leurs fonctions sacrées. Ensuite, il enlevait ses vêtements sacerdotaux, se revêtait d'une simple tunique blanche en préparation au sacrifice lui-même puis il retournait dans la cour extérieure. Prenant deux boucs purs et sans tache, il en consacrait un à l'Éternel et un à Azazel, le méchant, le diable. Le bouc consacré à l'Éternel était alors sacrifié dans la cour extérieure. Son sang était emporté dans le saint des saints et aspergé sur le propitiatoire et devant l'arche de l'alliance. Ceci symbolisait que les péchés d'Israël êtaient expiés par le sacrifice.
Hébreux 9:11-15, 23-28. Le rôle de Jésus-Christ comme souverain sacrificateur et médiateur de la nouvelle alliance
Jésus accomplit essentiellement la même fonction pour nous que les anciens principaux sacrificateurs pour Israël : il expia pour nos péchés. Cependant, il y a une différence entre les deux offrandes : les anciens sacrificateurs offraient des boucs et des brebis des troupeaux d'Israël ; le Christ, lui, le plus pur « agneau de Dieu » (Jean 1:29, 36) s'offrit lui-même. Aucun homme n'enleva au Christ sa vie : le Sauveur la donna volontairement (voir Jean 10:18). Ainsi Jésus fut pour nous non seulement le souverain sacrificateur parce qu'il fit l'offrande, mais aussi c'est lui-même qui fut l'offrande. C'est ce que Paul veut nous faire comprendre. Le Christ est le médiateur de la nouvelle alliance comme les anciens sacrificateurs furent les médiateurs de l'ancienne alliance, loi de Moïse. Jésus vint « pour abolir le péché par son sacrifice » (Hébreux 9:26). Comme l'ancien souverain sacrificateur entrait sur la terre dans le saint des saints et aspergeait le sang du bouc sur le propitiatoire, ainsi Jésus-Christ entra dans le sanctuaire sacré des cieux eux-mêmes pour y intercéder devant le Père en faveur de ceux qui, par leur repentance,avaient droit à cet acte de miséricorde (Hébreux 9:11-15, 23-25).
Hébreux 9:15-17. « Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée »
« Dans le vocabulaire juridique, le testateur c'est celui qui laisse à sa mort ses dernières volontés ou testament. Le testament est le document écrit dans lequel le testateur dit comment il dispose de ses biens. Dans le sens où il est employé dans l'Évangile, le mot testament signifie alliance. Jésus est le médiateur de la nouvelle alliance ou testament, c'est-à-dire de l'Évangile qui est venu remplacer la loi de Moïse…
« Autrement dit, le Christ dut mourir pour apporter le salut. Le testament ou alliance du salut entra en vigueur à cause de l'expiation accomplie en même temps que cette mort. Le Christ est le testateur. On ne peut pas hériter de son don, comme ce serait le cas pour n'importe quel testateur, tant qu'il n'est pas mort. Le Christ mourut pour que vienne le salut ; s'il n'était pas mort, il n'aurait pu faire hériter les hommes ni de l'immortalité ni de la vie éternelle. » (McConkie,Mormon Doctrine, p. 784-785)
Hébreux 9:22. « sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon »
Sous la loi de Moïse,
pour la rémission de péchés il fallait répandre le sang d'un animal. En
instituant les lois concernant les ordonnances sacrificielles dans
l'ancien Israël, le Seigneur expliqua : « Car l'âme de la chair est
dans le sang. Je vous l'ai donné sur l'autel, afin qu'il serve
d'expiation pour vos âmes, car c'est par l'âme que le sang fait
l'expiation » (Lévitique 17:11). Cela signifie que le sang est le
symbole de la vie et que pour la rémission des péchés, il fallait la
vie du Christ (voir Mosiah 3:14-15).
HÉBREUX 10
Hébreux 10:1-9. La loi de Moïse ne peut pas mener à la perfection
Hébreux 10:19-20. Comment entrons-nous dans le sanctuaire par le sang de Jésus ?
« Paul, sachant que les Hébreux comprennent ces choses, explique ainsi symboliquement le rôle de Jésus qui nous a permis d'entrer dans les cieux, notre 'saint des saints'. De même que dans les temps anciens, le grand-prêtre entrait dans le sanctuaire terrestre après des rites de purification, de même nous avons, nous aussi, le droit d'entrer dans le sanctuaire céleste grâce au sang du Christ qui nous purifie du péché.
Hébreux 10:26-31. « outrager l'Esprit de la grâce »
HÉBREUX 11
Hébreux 11:3. « Par la foi…le monde a été formé »
Hébreux 11:3. « Ce qu'on voit n'a pas été fait de choses visibles »
« Un passage difficile et obscur ? Non, en réalité. Paul dit simplement que les choses créées n'ont pas été faites à partir de 'choses' que l'on voit, c'est-à-dire : tout ce qui a été créé, cette terre et tout ce qui est dessus, tout cela ne fut et ne demeure pas par le pouvoir de l'homme ou par des forces de la nature ou de l'univers, sans direction. Il n'y a pas de hasard dans la création, pas de vie suscitée accidentellement dans les marécages de l'origine du monde, pas de développement d'une espèce à une autre par un processus d'évolution.
« La création fut prévue, organisée et maîtrisée. Elle se fit par le pouvoir de Dieu, et par la foi. Elle se fit par un pouvoir qui ne se voit pas, que l'esprit charnel ou l'intelligence scientifique ne comprend pas. La création est l'œuvre de Dieu. Les choses vinrent à l'existence par des forces que l'homme ne voit pas et qu'on ne peut connaître en fait que par la révélation. Et, comme Dieu créa tout par la foi, on ne peut connaître et comprendre toute l'œuvre qu'il a créée que par ce même pouvoir, ce pouvoir qui est la foi. » (McConkie,DNTC, 3:195)
Hébreux 11:4. « Par la foi… Abel offrit… un sacrifice plus excellent que celui de Cain »
Beaucoup se sont demandé pourquoi le sacrifice de Caïn fut refusé et celui d'Abel accepté (voir Genèse 4:3-5 ; Moise 5:19-21). Quelle était la nature du péché de Caïn ? Était-ce seulement que Caïn recevait ses ordres de l'adversaire tandis qu'Abel les recevait du Seigneur et y obéissait (voir Moïse 5:18) ?
«
C'est par la foi en ce sacrifice expiatoire, en ce plan de rédemption
qu'Abel offrit àDieu un sacrifice qui fut accepté, sacrifice qui
consistait en l'holocauste des premiers-nés de son troupeau. Caïn, lui,
offrit des fruits de la terre, et son sacrifice ne fut pas accepté
parce qu'il ne pouvait pas le faire avec foi, parce qu'il ne pouvait
pas avoir la foi, ou, en d'autres termes, parce qu'il ne pouvait pas
faire preuve de foi en s'opposant au plan des cieux. C'est par
l'effusion de sang que le Fils Unique devait expier pour l'homme, car
tel était le plan de rédemption, et sans l'effusion de sang, il n'y
avait pas de rémission ; et ce genre de sacrifice fut institué comme
modèle, pour permettre à l'homme de discerner le grand sacrifice que
Dieu avait préparé. Offrir un sacrifice de façon différente excluait la
véritable foi, parce que la rédemption n'était pas à ce prix, et le
pouvoir de l'expiation n'avait pas été institué selon cet ordre ; par
conséquent Caïn ne pouvait pas avoir la foi ; et tout ce qui n'est
point foi est péché. »(Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 75)
Hébreux 11:4. « Il (Abel) parle encore, quoique mort »
« Comment se fait-il qu'il parle encore ? Eh bien, il a magnifié la prêtrise qui lui avait été conférée, et mourut en juste ; il est donc devenu un ange de Dieu en recevant son corps du séjour des morts, et il détient toujours les clefs de sa dispensation ; et il fut envoyé des cieux à Paul pour lui apporter la consolation et pour transmettre une certaine connaissance des mystères de la divinité.
« Et s'il n'en était pas ainsi, je vous le demande, comment Paul connaissait-il tant de choses au sujet d'Abel, et pourquoi dirait -il 'qu'il parle encore quoique mort' ? S'il a parlé, quoique mort, c'est en étant envoyé des cieux pour remplirun ministère. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 231-232)
Hébreux 11:5. « C'est par la foi qu'Énoch fut enlevé pour qu'il ne voie point la mort »
Le
seul renseignement concernant Énoch que nous ayons dans la Bible en
dehors de cette affirmation de Paul, est celui qui est donné dans
Genèse 5:24 : « Hénoc marcha avec Dieu ; puis il ne fut plus, parce que
Dieu le prit. » Cet unique passage, avec le commentaire inspiré qu'en a
fait Paul a donné lieu à des spéculations sans fin sur la destinée
d'Énoch. Que signifie « il ne fut plus, parce que Dieu le prit » ? Le
prit où ? Aux cieux ? Au paradis ? Énoch et sa ville entière étaient si
justes qu'ils furent enlevés de la terre en un lieu où ils puissent «
demeurer en sûreté à jamais » (Moise 7:20).
Certains êtres sont enlevés au ciel :
« Ainsi Dieu se réserva Énoch, et ne le fit point passer par la mort à cette époque. Il lui attribua un ministère en faveur des corps terrestres, au sujet duquel très peu a été révélé… Beaucoup ont supposé que la doctrine de l'enlèvement au ciel est une doctrine par laquelle des hommes furent emmenés immédiatement en présence de Dieu, et dans une plénitude éternelle ; mais c'est là une erreur. Leur demeure appartient à l'ordre terrestre et c'est un lieu préparé pour ceux que le Seigneur se réserve pour exercer un ministère d'ange en faveur de nombreuses autres planètes. Car ceux-là ne jouissent pas encore d'une aussi grande plénitude que ceux qui sont ressuscités des morts. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 233-234)
Hébreux 11:9, 14. Que signifie être co-héritiers avec Abraham ?
Au départ, au sens premier, il s'agit des terres et de la postérité dans la chair. Les descendants d'Abraham et leurs enfants après eux doivent hériter de la terre de Canaan et leur postérité (figurativement) doit être innombrable comme le sable de la mer ou les étoiles du ciel (voir Genèse 11:1-3 ; 17:1-22 ; 22:15-18 ; 24:60 ; 26:2-5 ; 28:1-15). Mais dans un sens plus large et plus complet, la promesse porte sur le mariage céleste, avec la continuation de la cellule familiale dans l'éternité, avec la progression éternelle et la possibilité d'avoir des enfants spirituels éternellement de sorte que (littéralement cette foi) ils seront plus nombreux que les particules de la terre et que le nombre pratiquement infini des étoiles dans toutes les galaxies de toutes les sphères sidérales. Dans ce sens plus large, toutes ces bénédictions deviennent l'héritage de tous les saints qui vivent la loi d'Abraham et entrent dans le même ordre du mariage que celui qui bénit sa vieet celle d'Isaac et de Jacob. » (McConkie, DNTC, 3:204-205)
Hébreux 11:10, 16. « La cité… dont Dieu est l'architecte et le constructeur »
La cité dont il est question dans ce passage est la « cité de Sion », cité qu'Énoch et son peuple construisirent. Enlevée au ciel à cause de la justice de la vie de ses habitants, la cité d'Énoch devint un exemple de ce que pouvaient rechercher tous les hommes qui étudièrent et pratiquèrent la justice. C'est certainement ce que fit Abraham, comme Paul nous l'apprend ici. On nous dit aussi dans un autre passage des Écritures que le peuple de Melchisédek, contemporain d'Abraham, « pratiquait la justice, obtint le ciel et rechercha la ville d'Énoch, que Dieu avait précédemment prise, la séparant de la terre, l'ayant réservée pour les derniers jours, ou la fin du monde » (Genèse 14:34, Traduction de Joseph Smith).
Les hommes des générations qui suivirent continuèrent à rechercher cet idéal, mais comme le Seigneur le dit dans les Écritures modernes, « ils ne (le) trouvèrent pas à cause de la méchanceté et des abominations. Et ils confessèrent qu'ils étaient des étrangers et des pèlerins sur la terre, mais obtinrent la promesse qu'ils le trouveraient et le verraient dans leur chair » (D&A 45:12-14).
Les Écritures contiennent la promesse que la cité d'Énoch reviendra un jour sur la terre. L'accomplissement de cette promesse est réservé pour le millénaire de paix à venir. Le Seigneur dit à Énoch que dans les derniers jours de la terre, il préparerait « une Ville sainte… appelée SION, une nouvelle Jérusalem ». « Alors, lui dit-il, tu les (les élus de Dieu) y rencontreras, toi et toute ta ville ; nous les recevrons dans notre sein, et ils nous verront. » (Moïse 7:62-63). La ville d'Énoch reviendra effectivement sur la terre.
Hébreux 11:17-19. Pourquoi Abraham reçut-il le commandement de sacrifier son fils ?
« Dans toute l'histoire, il y a peu de moments plus pathétiques que celui où, sur le mont Morija, il y a près de 4000 ans, le fidèle Abraham, sur le commandement de Dieu, leva son couteau pour sacrifier Isaac, 'son fils unique' (Genèse 22:1-19). Qui peut imaginer une épreuve de la foi plus difficile que cet ordre envoyé par les cieux de sacrifier l'héritier de la promesse, l'héritier que Dieu devait alors ressusciter des morts pour que ses promesses concernant Isaac (voir Genèse 21:12) puissent être accomplies. Est-il étonnant que dans toutes les générations qui suivirent, la postérité d'Abraham ait pensé avec un respect sacré à ce moment où l'homme mortel fut mis à l'épreuve presque au-delà des limites mortelles de l'obéissance ?
« Pourquoi Dieu décida-t-il de cette épreuve ? Assurément était-ce pour la bénédiction et le bien d'Abraham. Il est indiscutable que plus l'épreuve est difficile, plus la récompense est grande quand l'épreuve est réussie. Et là, Abraham déposa tout ce qu'il possédait sur l'autel, se montrant ainsi digne de cette exaltation qu'il a maintenant reçue (voir D&A 132:29). Et immédiatement après s'être conformé à la volonté divine, il reçut une manifestation céleste de la gloire et de l'honneur qui lui seraient réservés à lui et à sa postérité (voir Genèse 22:15-18). » (McConkie, DNTC, 3:206-207)
Outre l'épreuve personnelle de la foi d'Abraham qu'il représentait, ce commandement préfigurait l'expiation à venir du Christ. Le sacrifice d'Abraham fut « une image de Dieu et de son Fils unique » (Jacob 4:5).
« Ils montèrent sur la montagne, rassemblèrent ensemble les pierres et mirent les fagots dessus. Alors Isaac fut lié, pieds et mains, à genoux sur l'autel. Je suppose qu'Abraham, comme un vrai père, dut donner à son fils son baiser d'adieu, sa bénédiction, son amour ; son âme, en cette heure die souffrance, dut être entièrement avec son fils qui allait mourir de la main de son propre père. Toutes les étapes se succédèrent jusqu'au moment où le couteau fut tiré de la main levée qui devait donner le coup par lequel la vie allait partir, lorsque l'ange du Seigneur dit : 'Cela suffit'.Notre Père céleste passa par tout cela et plus encore, car dans son cas la main ne fut pas arrêtée. » (Me lvin J. Ballard, L'Étoile, novembre 1974, p. 452)
Hébreux 11:35. « obtenir une meilleure résurrection »
« Ainsi, il est évident qu'il existe une meilleure résurrection, sinon Dieu ne l'aurait pas révélé à Paul. Comment peut-on dire qu'il existe une meilleure résurrection ? On fait cette distinction entre la doctrine de la véritable résurrection et celle de l'enlèvement au ciel. L'enlèvement au ciel délivre des tourments et des souffrances du corps, mais prolonge l'existence quant aux œuvres et aux labeurs du ministère, avant l'entrée dans le grand repos et la gloire.
« D'un autre côté, ceux qui furent livrés aux tourments et qui ne voulurent point accepter la délivrance, se reposèrent immédiatement de leurs labeurs : 'Et j'entendis une voix du ciel, qui disait : Écris ! Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l'Esprit, afin qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent' (Apocalypse 14:13).
« Ils se reposent de leurs labeurs pendant longtemps et, cependant, leur œuvre est tenue en réserve, pour qu'il leur soit permis de faire la même œuvre après avoir reçu la résurrection de leur corps. » (Enseignements du prophète JosephSmith, p. 234)
Hébreux 11:40. Pourquoi les morts ne peuvent-ils pas parvenir à la perfection sans nous ?
« La plus grande responsabilité dont Dieu nous a chargés dans ce monde est de rechercher nos morts. L'apôtre dit : 'Ils ne parviennent pas sans nous à la perfection' (Hébreux11l:40), car il est nécessaire que le pouvoir de sceller se trouve entre nos mains pour sceller nos enfants et nos morts à la dispensation de la plénitude des temps, la dispensation qui doit voir l'accomplissement des promesses faites par Jésus-Christ avant la fondation du monde pour le salut de l'homme.
«
Maintenant, je vais parler d'eux, et j'irai rencontrer Paul à
mi-chemin. Je te le dis, Paul, tu ne peux pas devenir parfait sans
nous. Il est nécessaire que ceux qui s'en vont avant nous et ceux qui
viennent après nous reçoivent le salut en commun avec nous ; et c'est
cette obligation que Dieu a mis sur l'homme. »(Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 502)
HÉBREUX 12
Hébreux 12:5-13. « Car le Seigneur châtie celui qu'il aime »
Hébreux 12:18. « Une montagne qu'on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu »
« Il n'y a plus de barrière qui empêche le peuple de voir son Dieu et de communier avec lui. La montagne n'est plus le Sinaï, mais Sion. Et tous ceux qui ont purifié leur âme et l'ont rendue parfaite seront accueillis sur la montagne céleste et dans la cité céleste, la nouvelle Jérusalem, la cité des êtres exaltés. Et là, dans ce royaume céleste où les saints verront et connaîtront comme seul Moïse le fit en Israël, on trouvera une telle puissance, tant de beauté, de splendeur et de toute-puissance que ce que fit l'Éternel sur le mont Sinaï, si glorieux et inconcevable que cela puisse être, n'en sera qu'une pâle image en comparaison. » (McConkie, DNTC, 3:229)
Hébreux 12:23-24. « l'assemblée des premiers-nés »
« Les membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours
qui se consacrent tant aux choses justes qu'ils reçoivent les
ordonnances supérieures de l'exaltation deviennent membres de l'Église
du Premier-Né…
« L'Église du Premier-Né est composée des fils de Dieu, ceux qui ont été adoptés dans la famille du Seigneur, ceux qui sont destinés à être co-héritiers, avec le Christ, de tout ce que le Père possède. » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 139)
Cette désignation « Église du Premier-Né » n'a rien à voir avec le groupe apostat du même nom.
Hébreux 12:24. Comment « le sang de l'aspersion » parle-t-il « mieux que celui d 'Abel » ?
Le
sang de Jésus-Christ fut répandu en expiation pour les péchés de tous
les hommes. On ne sait pas exactement à quoi pensait Paul en faisant
allusion à Abel, mais il faut se rappeler qu'Abel aussi eut son sang
répandu, mais pas en expiation pour des péchés.
«
Paul fait-il allusion ici à l'ancienne hérésie qui consistait à dire
que le sang d'Abel avait été répandu pour la rémission des péchés ?
Cette fausse doctrine avait-elle encore cours parmi quelques Hébreux de
cette époque ? L'effusion du sang d'Abel, premier martyr de l'Évangile
(voir Genèse 4:1-10 ; Moïse 5:17-35), avait pris une grande
signification parmi les descendants d'Adam. Mais, au temps d'Abraham,
la véritable raison du sacrifice et du martyre d'Abel avait été oubliée
et déformée à un tel point que Dieu dit au Père des Fidèles : 'Mon
peuple s'est écarté de mes préceptes et n'a pas gardé les ordonnances
que j'ai données à ses pères ; et il n'a pas observé mon onction et
l'ensevelissement ou baptême que je lui ai commandé, mais s'est
détourné du commandement et a adopté le lavage des enfants et le sang
de l'aspersion ; et il a dit que le sang du juste Abel a été répandu pour les péchés ; et il ne sait pas en quoi il est responsable devant les hommes' (Genèse 17:4-7, Traduction de Joseph Smith).
« Mais quelles que soient les opinions qu'avaient les Hébreux à ce
moment-là, voici quel est l'enseignement de Paul : 'Le sang d'Albel le
juste' (Matthieu 23:35) ainsi que le sang innocent de tous les martyrs
sous l'autel que Jean vit (voir Apocalypse 6:9-11 ; D&A 135:7)
crie au Seigneur vengeance contre les méchants. D'autre part, le sang
du Christ fut répandu comme propitiation pour les péchés et par lui,
les hommes ont la possibilité de se repentir et d'être réconciliés avec
Dieu. Ainsi, la voix du sang d'Abel est une voix de mort, de séparation
et d'affliction tandis que la voix du sang de notre Seigneur est une
voix de vie, de retrouvailles et de joie éternelle. Effectivement, son
sang parle de choses meilleuresque celui d'Abel. » (McConkie, DNTC, 3:231-232)
Hébreux 12:29. « Notre Dieu est un feu dévorant »
« Le Dieu Tout-Puissant, lui-même, demeure dans un feu éternel ; la chair et le sang ne peuvent aller là-bas, car toute corruption est dévorée par le feu. 'Notre Dieu est un feu dévorant' (Hébreux 12:29). Lorsque notre chair sera vivifiée par l'Esprit, il n'y aura pas de sang dans les veines de ce corps. Certains demeurent dans une gloire plus grande que d'autres. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 518)
Il
est dit de la seconde venue du Seigneur qu'elle sera « comme le feu du
fondeur » (Malachie 3:2) et que « tous les hautains et tous les
méchants seront comme du chaume » devant sa force ardente (Malachie 4:1
; D&A 29:9). La présence même du Seigneur « sera comme le feu
dévorant qui brûle et comme le feu qui fait bouillir les eaux »
(D&A 133:41), et tous les méchants seront consumés et complètement
détruits par l'éclat de sa venue (D&A 5:19). Outre son effetdestructeur, ce feu purifiera toute chose corruptible.
HÉBREUX 13
Hébreux 13:9-14. « Nous avons un autel » ; « Ceux qui font le service au tabernacle »
L'autel
auquel Paul fait allusion est la table de Sainte-Cène instituée par
l'expiatioin de Jésus-Christ, Sainte-Cène dont les emblèmes peuvent
être pris par tous ceux qui font alliance avec le Christ. « Ceux qui
font le service au tabernacle » désigne les détenteurs de la prêtrise
lévitique qui accomplissaient les ordonnances dans l'ancientabernacle et dans le temple.
JACQUES
I 01 I 02 I
03 I 04 I
05 I
JACQUES 1
Jacques 1:5-6
« Toute personne qui recherche la vérité révélée… doit se tourner vers le Tout-Puissant et obtenir de Dieu la sagesse par révélation s'il veut obtenir une place sur le sentier étroit et resserré qui mène à la vie éternelle. » (McConkie, DNTC, 3:246-247)
Jacques 1:8. « un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies »
Jacques 1:10. Pourquoi le riche doit-il se réjouir de son humiliation ?
« Que les saints qui sont riches et qui sont dépouillés de leurs biens à cause de leur fidélité à l'Évangile se réjouissent car les richesses du monde sont éphémères et ne peuvent pas se comparer aux richesses de l'éternité. Ou bien qu'ils se réjouissent quand, par les épreuves, ils deviennent humbles en esprit et qu'ils ne mettent plus leur confiance dans les choses qui flétrissent et se dessèchentdans la chaleur du jour. » (McConkie, DNTC, 3:248)
Jacques 1:13-15. C'est la convoitise personnelle qui est la source des tentations
À
notre époque, de nombreuses personnes rejettent la responsabilité de
leurs propres actions sur l'hérérité , la société ou le diable. Certes,
ces facteurs sont importants, mais Jacques dit que la racine du péché,
c'est la convoitise individuelle ou bien le désir intense et malsain de
ce qui n'est pas conforme à la loi. Rien n'est une tentation si on ne
le désire pas. Ce n'est pas que nos désirs soient nécessairement
mauvais en eux-mêmes et par eux-mêmes, mais nous avons le devoir de
brider nos passions de peur qu'elles n'engendrent des convoitises qui
mèneront invariablement au péché (voir Alma 38:12). Ainsi, nous
exerçons notre libre arbitre et nous devons accepter la responsabilité
si nos décisionsmènent au péché.
Jacques 1:14. La méthode d'action de l'adversaire
Pour décrire l'homme influencé par ses propres convoitises, Jacques choisit deux mots vivants et pittoresques pour décrire la façon dont l'adversaire travaille sur les hommes. Le premier mot traduit par « attiré » était utilisé dans le vocabulaire de la chasse. C'était le mot qui décrivait ce que faisait le chasseur quand, par un moyen trompeur, il faisait sortir le gibier de l'épaisseur des fourrés où il était en sécurité pour l'attirer dans un lieu plein de pièges. Et le mot « amorcé » est pris dans le vocabulaire de la pêche. Il signifie « appâter, attraper avec un appât ». Cette description est habile, car les convoitises de la chair ont pour but de nous attirer loin de la justice protectrice où nous sommes véritablement en sécurité pour que nous devenions les victimes du chasseur ou du pêcheurmal intentionné.
Jacques 1:21. Qu'est-ce qu'un excès de malice ?
Il
faut bien prendre ici « malice » dans son sens fort de « méchanceté ».
Le mot kakias utilisé par Jacques signifiait non seulement le mal dans
le sens généralmais précisément la haine ou la méchanceté contre quelqu'un.
Jacques 1:22 « Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter »
L'un des reproches les plus sévères du Sauveur fut adressé aux
hypocrites, ceux qui disent mais ne font pas. Les membres l'Église du
Seigneur ont des principes élevés. Ils sont « appelés à être saints »
(Romains 1:7). Ils doivent être la lumière du monde, une ville située
sur une montagne pour que les hommes voient leurs bonnes œuvres et
glorifient Dieu (voir Matthieu 5:14-16). Parfois, c'est le contraire
qui se produit. On voit plutôt ce qu'ils ne font pas que ce qu'ils
font. Les révélations indiquent que les saints deviendront une telle
force positive pour le bien que le monde sera contraint de reconnaître
en eux le pouvoir de Dieu (voir D&A 105:32). Ceci n'arrivera que
s'ils font ce qu'ils écoutent. « Ceux qui me disent Seigneur, Seigneur!
n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui
fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 7:21).
Jacques 1:27. Qu'est-ce que la religion pure ?
« On peut interpréter ceci de cette façon : quelqu'un qui est religieux est plein d'attention envers les malheureux et il a au-dedans de lui un esprit qui le pousse à agir avec bonté et à mener une vie sans tache ; il est juste et sincère, il n'a pas de lui, comme le dit Paul, une opinion plus haute qu'il ne faut ; il est affectueux, patient dans les épreuves, diligent, de bonne humeur, il a l'esprit fervent, il est hospitalier et miséricordieux et aussi il hait le mal et s'attache à ce qui est bien. Posséder un tel esprit et de tels sentiments est le vrai signe qu'une personne est religieuse par nature.
«
Les ordonnances et les exigences extérieures de l'Église ne sont que
les aides – et pourtant elles sont nécessaires – à la vie spirituelle
intérieure. L'Église elle-même, l'organisation des réunions, les
ordonnances, les lois ne sont que les aides, mais des aides très
nécessaires, à la pratique d'une vraie religion – des pédagogues pour
nous conduire sur le chemin de la lumièreet de la vie éternelle. » (Smith, Gospel Doctrine, p. 121)
Jacques 2:4. Ne pas faire preuve injustement de partialité
Jacques 2:25. Qui était Rahab ?
JACQUES 3
Jacques 3:8. L'importance de dompter sa langue
JACQUES 4
Jean 4:4. « Celui qui veut être ami du monde »
Jacques 4:7. Comment résister au diable pour qu'il fuie loin de nous ?
«
Jacques a donné la formule pour vaincre : 'Soumettez-vous donc à Dieu ;
résistez au diable, et il fuira loin de vous' (Jacques 4:7). En
abandonnant le mal, en transformant la vie, en changeant la
personnalité, en façonnant le caractère ou en le refaçonnant, nous
avons besoin de l'aide du Seigneur et nous pouvons être assurés que
nous l'aurons si nous faisons notre part. Celui qui s'appuie fortement
sur le Seigneur devient maître de lui-même et peut accomplir tout ce
qu'il envisage de faire, que ce soit de se procurer les plaques
d'airain [cf. Néphi], de construire un bateau [idem], de surmonter une
habitude ou de se débarrasser d'une transgression profondément
enracinée.
« Celui qui a une plus grande force que Lucifer, celui qui est notre forteresse et notre force, peut nous soutenir dans les temps de grande tentation. Si le Seigneur ne sort jamais de force quelqu'un du péché ou des bras du tentateur, il exerce son Esprit pour amener le pécheur à le faire avec l'aide divine. Et celui qui cède à la douce influence et aux supplications de l'Esprit et fait tout ce qui est en son pouvoir pour rester dans une attitude repentante, se voit garantir la protection, la puissance, la liberté et la joie. » (Kimball, Le miracle dupardon, p. 165)
Jacques 4:9. Le péché de légèreté
Il
a été dit aux saints : « Que la gravité de l'éternité repose sur votre
esprit » (D&A 43:34). Le prophète Joseph Smith a dit que la
légèreté ne convenait pas à ceux qui sont appelés de Dieu (voir Joseph
Smith 2:28). Il ne faut pas en déduire qu'il n'y a pas de place pour
l'amusement et le rire, car Brigham Young a dit que les gens devaient
avoir de l'amusement aussi bien que de la religion et que toute
réjouissance pure venait des cieux et était pour les saints (voir
Clarissa Young Spencer, Brigham Young at Home, p. 148-149). Mais les
rires excessifs oula trop grande légèreté sont des péchés pour Dieu (voir D&A 88:69).
Jacques 4:17. « Celui qui sait faire ce qui est bien et qui ne le fait pas »
«
Le péché est la transgression de la loi divine telle que nous la
connaissons par la conscience ou la révélation. Un homme pèche quand il
ne respecte pas sa conscience, quand il va à l'encontre de la lumière
et de la connaissance, pas la lumière et la connaissance qui ont été
données à son voisin mais celles qui lui ont été données à lui. Il
pèche quand il fait le contraire de ce qu'il sait être bien. Jusqu'à ce
point, il ne fait que commettre des erreurs. On peut avoir à souffrir
de douloureuses conséquences rien que pour des erreurs mais on ne pèche
pas tant qu'on ne sait pas quoi faire de mieux que la chose en quoi
consiste le péché. Avant de pouvoir désobéir à sa conscience, il faut
en avoir une. »(Whitney, Saturday Night Thoughts, p. 239)
JACQUES 5
Jacques 5:4. « Le Seigneur des armées »
« Armées » est la traduction du mot Sabaoth, transposition grecque du mot hébreu tsabaoth qui signifie « une foule », « une multitude ». Ce titre est le même que celui qui est utilisé de nombreuses fois dans l'Ancien Testament, le Seigneur des armées signifiant « le Seigneur des multitudes qui demeurent dans les cieux et sur la terre ». Il est intéressant de remarquer que le Seigneur lui-même se nomme de la même façon dans notre dispensation (voir D&A 87:7 ; 88:2 ; 95:7 ; 98:2 ; dans ces deux derniers versets c'est le mot Sabaoth lui-même qui estemployé).
Jacques 5:16. Devons-nous confesser nos péchés les uns aux autres ?
« Entre autres conditions requises par le Seigneur, il faut qu'il [le pécheur] confesse ses péchés graves à une autorité appropriée de l'Église. Parmi ces péchés, il y a l'adultère, la fornication, les autres transgressions sexuelles et d'autres péchés de gravité semblable. Ce procédé de la confession permet de contrôler et de protéger correctement l'Église et son peuple et oriente le transgresseur sur le chemin de la vraie repentance.
« Beaucoup de transgresseurs, dans leur honte et dans leur orgueil, ont satisfait leur conscience, du moins temporairement, par quelques prières silencieuses au Seigneur et ont raisonné que c'était là une confession suffisante de leurs péchés. 'Mais j'ai confessé mon péché à mon Père céleste, soulignent-ils, et cela doit suffire'. Ce n'est pas vrai quand il s'agit d'un péché grave. Alors il faut deux types de pardon pour apporter la paix au transgresseur : l'un venant des autorités appropriées de l'Église du Seigneur et l'autre du Seigneur lui-même…
« Quand on a fait du tort à quelqu'un d'autre par une transgression grave ou par des torts moins importants, il faut que l'agresseur, qui est la cause de l'offense, quelle que soit l'attitude de l'autre partie, fasse immédiatement amende honorable en confessant à la personne lésée et en faisant tout ce qui est en son pouvoir pour régler la question et établir de nouveau de bons sentimentsentre les deux parties. » (Spencer W. Kimball, Le miracle du pardon, p. 169, 175)
Jacques 5:19-20. Le pouvoir salvateur de l'œuvre missionnaire
« Quiconque commence le long voyage pour s'émanciper de l'esclavage du péché et du mal trouvera de la consolation dans la pensée exprimée par Jacques. Nous pourrions l'étendre quelque peu et rappeler au transgresseur que tous les témoignages qu'il rend, toutes les prières qu'il fait, tous les sermons qu'il prêche, toutes les Écritures qu'il lit, toute l'aide qu'il donne pour stimuler et édifier les autres, tout cela le fortifie et l'élève à des niveaux supérieurs.
«
La motivation appropriée pour faire œuvre missionnaire, comme pour
tout service dans l'Église, est bien entendu l'amour du prochain, mais
ce genre de service a toujours un effet secondaire sur notre propre
vie. C'est ainsi que quand nous devenons des instruments entre les
mains de Dieu pour changer la vie des autres, notre propre vie ne peut
s'empêcher d'être élevée. On ne peut guère aider quelqu'un d'autre à
gravir jusqu'au sommet de la collinesans y grimper soi-même. » ( Kimball, Le miracle du pardon, p. 192-193)
1
PIERRE
I 01 I 02 I
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05 I
1 PIERRE 1
1 Pierre 1:2. « élus selon la prescience de Dieu »
«
Abraham et d'autres parmi les nobles et grands esprits, faisant partie
de ces élus, furent choisis avant leur naissance pour la mission
particulière qui leuravait été donnée dans cette vie (voir Abraham 3:22-24 ; Romains 9). » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 217)
« Élus… : c'est ce qui se passe quand ils entrent dans la vraie Église (voir D&A 53:1). Enfin, pour récolter le salut éternel, ils doivent aller de l'avant par leur obéissance dévouée à la vérité jusqu'à 'affermir' leur vocation et leur élection (2 Pierre 1:10), c'est-à-dire jusqu'à ce qu'ils soient 'scellés à la vie éternelle' (D&A 131:5). » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 217)
1 Pierre 1:9. Qu'est-ce que le salut ?
« Le salut n'est ni plus ni moins que triompher de tous nos ennemis… Et lorsque nous aurons le pouvoir de subjuguer tous nos ennemis dans ce monde, et l'assurance de triompher de tous les esprits malins dans le monde à venir, alors nous serons sauvés, comme dans le cas de Jésus, qui régnera lorsqu'il aura soumis tous ses ennemis, et que le dernier sera détruit. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 415)
1 Pierre 2:9. un peuple acquis
1 Pierre 2:9. un sacerdoce royal
« Chaque fois que le Seigneur a un peuple sur la terre, il lui offre de faire de lui une nation de roi et de prêtres, non pas une assemblée de membres laïcs avec un prêtre ou un pasteur à la tête, mais une Église complète dans laquelle chaque homme est son propre pasteur, dans laquelle chaque homme a, de son propre droit, une position de roi qui règne sur son propre royaume, sa famille. La prêtrise qui fait de l'homme un roi et un prêtre est ainsi un sacerdoce royal. » (McConkie, DNTC, 3:294)
Le Christ est le roi de tous ces rois qu'il appelle les siens, ceux qui sont rois parce qu'ils détiennent et honorent la prêtrise du Christ.
1 Pierre 2:18-26. La patience dans les afflictions : belle et profonde comparaison de Pierre
Dans
cette section, Pierre s'adresse précisément à ceux qui sont en
esclavage. Le mot grec signifie « serviteur domestique » qui, dans
l'empire romain était presque toujours un esclave. Pierre les encourage
à se rappeler les souffrances de leur Sauveur pendant la période de son
procès et de son exécution pour endurer patiemment leurs propres
épreuves et leurs souffrances. Tout le passage a un style vigoureux et
une expression particulière qui suggère que Pierre se souvient avec
netteté de cette nuit où il a été un témoin oculaire de l'heure du
procès du Sauveur. Il utilise le mot « maltraité » qui signifie
littéralement « frappé avec les poings ». C'est cette dernière
expression qu'emploient Matthieu et Marc (voir Matthieu 26:67 ; Marc
14:65) pour décrire la façon dont fut traité le maître. Il fait
allusion au mépris orgueilleux du souverain sacrificateur et de la
façon dont le Christ l'accepta en silence (verset 23). Pierre mentionne
les coups de fouet en utilisant le mot qui signifie « meurtrissure » ou
« marques sanglantes provoquées par les coups de fouet », exactement le
résultat des coups de verges romaines.
Ce qu'il y a de remarquable aussi dans ce passage, ce sont les parallèles avec Ésaïe 53.
1 Pierre 2:20.
«
Pierre ne voulait pas que nous tirions une gloire quelconque des
souffrances que nous endurons à cause de nos propres erreurs. Il
voulait bien que nous soyons heureux des souffrances que nous endurons
parce que nous sommes disciples du Christ, mais non pour celles que
nous endurons à cause de notre stupidité ou de nos péchés. » (Neal A.
Maxwell, For a Small Moment, Speeches of the Year, 1974, p. 447)
1 PIERRE 3
1 Pierre 3:15. Étant toujours prêts à vous défendre
1 Pierre 3:18-20. Quel fut le sort des gens qui ne tinrent pas compte des avertissements de Noé ?
«
Ils furent noyés dans leurs péchés. Leur mariage était pour le temps.
Ils se complaisaient dans ce qui est du monde. Ils étaient probablement
comme beaucoup de gens d'aujourd'hui qui n'imposent aucune limite à
leur manger, à leur boisson et à leur débauche. Leur ignorance des lois
de Dieu et l'avertissement des prophètes continua jusqu'au jour même où
Noé et sa famille entrèrent dans l'arche. Alors ce fut trop tard. Trop
tard. Ce qu'il y a de définitif dans cette expression ! En suivant leur histoire éternelle, nous voyons Pierre dire à leur propos plus de deux mille ans plus tard : [1 Pierre 3:18-20].
« Enfin, ils avaient une occasion dans le monde des esprits d'entendre
à nouveau la voix des missionnaires et des prophètes. Mais si tard !
Près de deux mille ans encore sont entrés dans l'histoire et nous
entendons de nouveau parler d'eux dans la révélation moderne. À propos
de la révélation donnée en 1832 à Joseph Smith et à Sidney Rigdon, le
prophète écrit : 'Ensuite, nous vîmes le monde terrestre, et voici, ce
sont ceux qui sont du terrestre… ceux qui sont les esprits des ommes
gardés en prison, que le Fils visita et à qui il prêcha l'Évangile,
afin qu'ils puissent être jugés selon les hommes dans la chair ; Qui
n'ont pas accepté le témoignage de Jésus dans la chair, mais qui l'ont
accepté ensuite » (D&A 76:71, 73-74).
«
Trop tard. Pour eux le terrestre. Cela aurait pu être le céleste, et
cela aurait pu être l'exaltation ! Mais ils remirent à plus tard le
jour de leur préparation. Le même « Trop tard » s'appliquera à beaucoup
de membres de l'Église d'aujourd'hui qui n'ont pas écouté
l'avertissement mais se sont – parfois avec insouciance, parfois par
défi – liés pendant la mortalité à ceux qui ne pouvaient pas ou ne
voulaient pas se préparer pour les bénédictions quileur étaient réservées. » (KImball, Le miracle du pardon, p. 234-235)
1 PIERRE 4
1 Pierre 4:1. « Armez-vous de la même pensée »
1 Pierre 4:6. Le salut pour les morts est-il prévu pour tous ceux qui n'ont pas accepté l'Évangile dans la mortalité ?
«
Le salut pour les morts est limité expressément à ceux qui n'ont pas eu
l'occasion dans cette vie d'accepter l'Évangile mais qui l'auraient
accepté s'ils l'avaient connu.
'Tous ceux qui sont morts sans la connaissance de cet Évangile, et qui l'auraient accepté s'ils avaient eu la permission de rester, seront héritiers du royaume céleste de Dieu ; et aussi tous ceux qui, dorénavant, mourront sans la connaissance de l'Évangile, et qui l'auraient accepté de tout leur coeur, seront héritiers de ce royaume, car moi, le Seigneur, je jugerai tous les hommes selon leurs œuvres, selon les désirs de leur coeur' (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 145). » (McConkie, Mormon Doctrine,p. 686)
1 Pierre 4:8. « La charité couvre une multitude de péchés »
Traduction de Joseph Smith : « Avant tout, ayez les uns pour les autres une ardente charité, car la charité empêche une multitude de péchés. »
Seule la repentance couvre ou enlève le péché grâce au sacrifice expiatoire du Christ.
1 Pierre 4:11. « Si quelqu'un parle, que ce soit comme annonçant les oracles de Dieu »
Traduction de Joseph Smith : « Parlez comme un oracle de Dieu ».
« Parlez par inspiration, non de vous-même mais simplement comme un
intermédiaire par lequel l'esprit et la volonté du Seigneur se
révèlent. C'est une condition absolument nécessaire pour un vrai
ministre du Seigneur. Il doit prêcher par le pouvoir de l'Esprit… S'il
ne le fait pas, il ne peut pas administrer la vie et le salut pour les
enfants des hommes. D'où ce divin conseil que les serviteurs du
Seigneur doivent amasser continuellement dans leur esprit les paroles
de vie, compter sur le Saint-Esprit, puis, sans réfléchir à l'avance,
dire ce que l'Esprit veut qu'ils disent au moment même de leur
prédication (voir D&A 84:85). » (McConkie, DNTC, 3:317)
1 Pierre 4:12. « la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver »
La « fournaise » évoque probablement les
persécutions de Néron contre l'Église. Mais tous les saints ont à
affronter leur propre « fournaise » : cela fait partie de
leur expérience dans le second état.
« Les plus grandes épreuves de la vie sont réservées aux saints. Ils sont ceux que le monde hait (voir Matthieu 10:22) et ils doivent triompher du monde s'ils veulent être approuvés du Seigneur. Ils ont à affronter tout ce que le monde affronte comme difficultés de la vie mortelle, maladie, infirmités, calamités, famines, douleur, chagrin et mort et, en plus, leur foi dans le Christ et dans son œuvre est mise à l'épreuve pour voir s'ils serviront le Seigneur dans tousles dangers. » (McConkie, DNTC, 3:318)
1 Pierre 4:17. « Le jugement va commencer par la maison de Dieu »
Remarquez
l'étroite relation entre ce que dit Pierre et la révélation donnée pour
Thomas B. Marsh, président du Collège des Douze en 1837 (voir D&A112:24-26).
2 PIERRE 1
2 Pierre 1:1-19. Quelles sont les trois grandes clés pour obtenir la véritable connaissance de Dieu ?
« Il y a trois grands secrets contenus dans ce chapitre… qu'aucun homme ne peut mettre à jour, si ce n'est par la lumière de la révélation, et qui ouvre à notre compréhension le chapitre tout entier… Première clef : La connaissance est le pouvoir du salut. Deuxième clef : Assurez votre vocation et votre élection. Troisième clef : C'est une chose d'être sur le mont et d'entendre la voix magnifique, etc., et une autre d'entendre cette même voix vous déclarer : Vous avez une part et un lot dans ce royaume. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 426, 429)
À propos de ces trois grandes clés permettant d'accéder à la connaissance de Dieu, nous apprenons trois concepts :
1. La connaissance du Christ qui apporte le salut s'obtient peu à peu.
« Il ne serait pas sage que toutes les connaissances nous soient présentées en même temps ; il vaut mieux en recevoir un peu à la fois, cela nous permet de comprendre… Le principe de la connaissance est le principe du salut. Ce principe est à la portée des fidèles et des diligents ; et quiconque n'acquiert pas la connaissance suffisante pour être sauvé sera condamné. Le principe du salut nous est donné grâce à la connaissance de Jésus-Christ. » (Enseignemehts du prophète Joseph Smith, p. 415-416)
2. Quand un homme acquiert la connaissance des attributs divins du Christ et les intègre à sa vie, il affermit sa vocation et son élection.
«
Personne ne peut connaître complètement Dieu, le Christ et l'Évangile,
s'il ne possède pas lui-même des qualités divines car la Iconnaissance
des choses spirituelles n'est donnée que par révélation et tant qu'un
homme n'a pas acquis de qualités divines, il ne peut recevoir l'Esprit
par l'intermédiaire duquel la révélation est donnée. » (McConkie, DNTC,
3:354). On trouve une explication sur la façon d'affermir sa vocation
et son élection dans le commentaire explicatif de 2 Pierre 1:10.
3. La parole plus certaine de prophétie : la promesse faite par le
Seigneur qu'une personne peut parvenir à l'exaltation et à la
connaissance complète de Dieu (voir Jean 17:3), résulte du fait que la
personne a affermi sa vocation et son élection.
2 Pierre 1:4-8. Devenir participant de la nature divine
2 Pierre 1:10. « affermir votre vocation et votre élection »
2 Pierre 1:10. Une personne doit-elle être mariée pour l'éternité pour que sa vocation et son élection soient affermies ?
«
C'est par le mariage céleste que l'on affermit sa vocation et son
élection. La vie éternelle n'existe pas et ne peut pas exister pour un
homme ou une femme seuls, parce que la nature même de la vie éternelle,
c'est la continuation de la cellule familiale dans l'éternité. »
(McConkie, DNTC, 3:343)
2 Pierre 1:21. Quelle est la manière correcte d'interpréter les Écritures ?
2 PIERRE 2
2 Pierre 2:1. Y a-t-il des hérésies dans l'Église du Christ ?
2 Pierre 2:20-22. L'immoralité et la rébellion peuvent-elles mener au péché impardonnable ?
« Il est important pour tous les hommes qu'ils veillent à ne même pas approcher du point tragique du péché impardonnable. De nombreuses personnes ont perdu l'Esprit par immoralité et par la rébellion suscitée par les sophismes et la philosophie des hommes, et parfois suite à des offenses imaginaires. L'aigreur a une manière bien à elle d'empoisonner et de tuer l'esprit. On ne doit pas prendre le risque de laisser de telles situations s'envenimer et se gangrener, car qui peut dire où on pourrait glisser de l'autre côté de la ligne ? Le faire plutôt que de persévérer jusqu'à la fin, c'est peut-être se trouver dans la catégorie quePierre a décrite. » (Kimball, Le miracle du pardon, p. 117)
2 PIERRE 3
2 Pierre 3:3. « Dans les derniers jours, il viendra des moqueurs »
« Dans cette seconde épître, le chef des apôtres présage et annonce que la seconde venue du Fils de l'Homme se fera de façon littérale et il ajoute cette déclaration : Dans les derniers jours, dans ce qui s'appellera le monde chrétien, le fait que notre Seigneur reviendra en personne sera contesté ; les faux chefs religieux se moqueront d'une conception si démodée et les hommes de science riront à l'idée que la terre puisse être brûlée en prélude à une période de mille ans pendant laquelle seuls les justes demeureront sur la nouvelle terre ainsi purifiée de tous ses habitants méchants. Toute l'histoire, toute l'expérience et toute la raison, diront-ils, démontrent la fausseté de ces doctrines dépassées qui disent que le Seigneur reviendra vivre à nouveau parmi les hommes. Ils s'exclameront que sûrement les Écritures veulent dire qu'il viendra sous forme d'un pouvoir ou d'une influence qui demeurera dans le coeur des hommes chaque fois que ceux-ci parviendront à une communion avec lui.
« Mais Pierre, dont les idées ne venaient pas de la raison mais de la révélation, répond : Qu'est-ce qui est le plus facile ? Croire en une création (fait évident) ou en une seconde venue ? Croire à la destruction du monde par l'eau à l'époque de Noé (fait amplement attesté) ou à la destruction de la vigne par le feu à une époque où ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l'homme (voir Luc 17:26) ? » (McConkie, DNTC, 3:364-65)
2 Pierre 3:10-13. « Nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre »
«
N'interprétons pas incorrectement cette expression. Les nouveaux cieux
et la nouvelle terre seront les mêmes cieux et la même terre que ceux
où nous vivons actuellement, car cette terre doit recevoir la résurrection après ces jours de
mortalité et être la demeure des justes dans l'éternité. Sans les
révélations du Seigneur données aux hommes, cette vérité ne serait pas
connue. Nous ne saurions pas non plus à quelle gloire finale cette
terre est destinée. Même maintenant, les hommes n'étant pas guidés par
Dieu et n'ayant pas ses révélations, cette vérité ne serait pas connue.
» (Smith, Seek Ye Earnestly, p. 262)
1
JEAN
I 01 I 02 I
03 I 04 I 05 I
1 JEAN 1
1 Jean 1:1. « Ce que nous avons vu de nos yeux… et qule nos mains ont touché, concernant la parole de vie »
1 Jean 1:3. « Notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ »
1 JEAN 2
1 Jean 2:1. « Nous avons un avocat auprès du Père »
1 Jean 2:2. « Il est une victime expiatoire pour nos péchés » et « aussi pour ceux du monde entier »
La justice divine ne peut pas simplement passer l'éponge sur les péchés. Il faut qu'il y ait un paiement. C'est ce que signiflie être une victime expiatoire. Comme Jésus était entièrement juste et qu'il n'avait à répondre personnellement d'aucun péché, il pouvait être une victime expiatoire, c'est-à-dire payer pour nos péchés par l'expiation. Cet acte juste satisfait les exigences de la justice et rend possible la miséricorde ou le pardon (voir Alma 42:12-25).
Mais
l'expiation du Christ est universelle. Elle s'applique à tous ceux qui
veulent l'accepter en ayant foi en Christ et en se repentant de leurs
péchés. Le Sauveur a subi « les souffrances de tous les hommels », la
souffrance due à l'accumulation des péchés du monde entier. Mais seuls
ceux qui se repentent vraiment en bénéficient (voir D&A 18:10-12).
Les autres doivent vivre sans bénéficiercomplètement de l'expiation (voir Alma 11:40-41).
1 Jean 2:3. « Par là nous savons que nous l'avons connu »
1 Jean. 2:6. « marcher aussi comme il a marché lui-même »
1 Jean 2:18-19. Qu'est-ce qu'un antéchrist ?
1 Jean 2:20, 27. Qu'est-ce que « l'onction » dont parle Jean ?
1 JEAN 3
1 Jean 3:9. « Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché »
Traduction de Joseph Smith : « Quiconque est né de Dieu ne continue pas à pécher ; car l'Esprit de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pas continuer à pécher, parce qu'il est né de Dieu, ayant reçu le Saint-Esprit de promesse. »
1 Jean 3:21. « Bien-aimés, si notre coeur ne nous condamne pas, nous avons de l'assurance devant Dieu »
1 JEAN 4
1 Jean 4:8. « Dieu est amour »
1 Jean 4:12. « Personne n'a jamais vu Dieu »
Traduction
de Joseph Smith : « Personne n'a jamais vu Dieu, sauf ceux qui croient.
Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous et son
amour est rendu parfait en nous. »
1 JEAN 5
1 Jean 5:8. « Il y en a trois qui rendent témoignage : l'Esprit, l'eau et le sang »
«
Il y a autre chose : le symbolisme utilisé ici nous aide à concentrer
notre attention sur le sacrifice expiatoire du Fils. Les mêmes éléments
étaient présents : L'Esprit, en ce que notre Seigneur mourut
volontairement en laissant son esprit s'échapper de son corps, le sang,
en ce qu'il accomplit l'action, commencée à Gethsémané, de verser son
propre sang pour les péchés des hommes, et l'eau, en ce que lorsqu'un
des soldats lui perça le côté avec une lance… il sortit du sang et de
l'eau. 'Celui qui l'a vu [Jean lui-même] en a rendu témoignage, et son
témoignage est vrai ; et il sait qu'il dit vrai, afin que vouscroyiez aussi' (Jean 19:34-35). » (McConkie, DNTC, 3:403-405)
2
JEAN
2 Jean 1. Jean était-il ancien dans la prêtrise ?
Le titre d'ancien s'applique à tous les détenteurs de la Prêtrise de Melchisédek, qu'ils soient ordonnés à l'office particulier d'ancien ou non (voir D&A 20:38). La prêtrise est plus grande que n'importe lequel des offices qu'elle comprend. Pierre, apôtre et président de la haute prêtrise se qualifiait lui-même de 'ancien' (1 Pierre 1:5). Jean et Pierre étaient des anciens au même titre que n'importe quel détenteur de la prêtrise de Melchisédek est ancien, sans considérationde la position à laquelle il est ordonné.
2 Jean 1. Qu'est-ce qu'une « élue » ou qui est-ce ?
Si
nous supposons que « l'élue » à qui Jean écrivit était une personne
réelle plutôt que la désignation figurative d'une branche de l'Église
comme l'affirment certains, que signifie ce terme ?
« Une élue est un membre féminin de l'Église qui a déjà reçu ou qui, par son obéissance, est digne de recevoir la plénitude des bénédictions de l'Évangile. Ceci inclut la dotation au temple, le mariage céleste et la plénitude du pouvoir de scellement. C'est une femme qui a été élue ou choisie pour sa fidélité en tant que fille de Dieu dans cette vie, héritière de Dieu, membre de sa maison. Sa position est comparable à celle des anciens qui magnifient leur appel dans la prêtrise et reçoivent pour cela tout ce que le Père possède (voir D&A 84:38). » (McConkie,Mormon Doctrine, p. 217)
2 Jean 7. « Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde »
Depuis le début de l'histoire de cette terre, Satan et ses emissaires sont engagés dans des œuvres de tromperie. C'est pour cette raison que les prophètes de Dieu ont constamment averti les disciples du Christ de prendre garde à ceux qui cherchent à détourner les imprudents des vérités révélées par Dieu. L'époque de Jean ne faisait pas exception car il y avait « plusieurs séducteurs ». Jean mit en garde précisément contre ceux « qui ne confessent point que Jésus-Christ est venu en chair ». C'était les « docétistes », hérétiques gnostiques, qui affirmaient que le Christ était un fantôme et qu'il avait exercé son ministère seulement sous la forme d'une apparence. La matière est corrompue et le Christ n'aurait pas pu être un être de matière car cette association l'aurait corrompu. Le Christ ne souffrit pas pour les péchés des hommes dans le jardin de Gethsémané et sur la croix ; il sembla souffrir seulement (Dokein en grec signifie « sembler, paraître » d'où le terme « docétisme »).
Cet
enseignement, s'il avait été accepté, aurait détruit par la base la
structure toute entière de l'Évangile du Christ. Si Jésus n'avait pas
souffert pour nos péchés par l'effusion de son sang, la rémission de
nos péchés n'aurait pas été réalisée. Si Jésus n'avait pas vaincu la
mort par la résurrection de son corps physique, nous et tous ceux qui
ont vécu avant nous serions restés morts pour toujours et à jamais. Il
n'y aurait pas eu de « bonne nouvelle », l'Évangile de Jésus-Christ,
dans lequel placer notre confiance. Il n'est pas étonnant que Jean ait
averti ses lecteurs de se méfier des « séducteurs » qui se trouvaient
dans le monde et « qui ne confessaient point que Jésus était venu en
chair ». Les saints des derniers jours savent qu'il est venu dans la
chair et cette connaissanceouvre les portes sur une vie qui a vraiment un sens.
2 Jean 10-11. Pourquoi est-il si grave de dire « Salut » à ceux qui enseignent la fausse doctrine ?
3 Jean 5-8. Dans ces versets, pourquoi Gaius est-il félicité par Jean ?
JUDE
Jude 4. Que penser de la description que fait Jude des faux docteurs de son temps ?
Jude
dit des faux docteurs de l'Église qu'ils « se sont glissés ». Le mot
grec employé ici est très descriptif : il est dérivé d'un mot composé
qui signifie « se glisser à l'intérieur par une porte latérale ». Il
est rare que les membres apostats s'opposent ouvertement à l'Évangile.
Ils emploient plutôt des méthodes subtiles, trompeuses et secrètes pour
détourner les imprudents de la vérité par la ruse. Jude utilise l'image
de quelqu'un qui se glisse subrepticement par une porte latérale pour
se mêler à l'assemblée sans se faire remarquer jusqu'à ce qu'il ait
l'occasion de masquer ses faux enseignements derrière sa qualité de
membre de l'Église.
Le deuxième terme que Jude utilise, qui est traduit par « dissolution » dans la Version Segond, est aussi un mot très fort en grec. Il n'implique pas seulement un état d'immoralité mentale ou spirituelle, mais une conduite sexuelle immorale étalée au grand jour, une vie de passions et de luxure débridée, pour ainsi dire. Jude veut probablement parler d'un groupe de membres qui essaient decacher leur adultère sous couvert de la religion.
Jude 6. « Les anges qui n'ont pas gardé leur dignité »
Ce qui est traduit par « dignité » dans la version Segond est traduit par « premier état » dans la version du roi Jacques. C'est ce même « premier état » dont parle Abraham pour représenter le monde prémortel (voir Abraham 3:26). Les esprits qui furent fidèles à ce stade initial de la progression éternelle se qualifièrent pour avoir le droit d'entrer dans la mortalité, notre second état, tandis que ceux qui se rebellèrent contre Dieu et suivirent Lucifer sont ceux dont parle Jude, « les anges qui n'ont pas gardé leur dignité » (leur premier état).
« Les esprits dans le monde éternel sont comme les esprits dans ce monde. Lorsqu'ils seront venus dans ce monde et auront reçu leur corps mortel, et lorsqu'ils seront ressuscités après la mort et qu'ils recevront un corps glorifié, ils auront pouvoir au-dessus des esprits qui n'ont pas reçu de corps, ou qui n'ont pas gardé leur premier état, comme le diable. Le châtiment du diable consiste en ce qu'il n'aura pas de corps mortel comme l'homme. » (Enseignementsdu prophète Joseph Smith, p. 428)
Jude 6. « Enchaînés éternellement par les ténèbres »
Les ténèbres sont la demeure de ces « anges qui n'ont pas gardé leur premier état » mais se sont rebellés contre Dieu et ont joint leurs forces à celles de Lucifer. Ici, ils seront rejoints par les fils de perdition : ceux qui, dans cette vie, ayant connu les voies de la justice pour arriver à la perfection ont sciemment choisi un chemin qui mène à l'enfer (voir D&A 76:32-33, 44). Étant donné que dans cet état il n'y a ni développement, ni croissance spirituelle ni progression dans la lumière et la vérité, ceux qui en héritent sont « enchaînés éternellement par les tenèbres » d'où il n'y a pas de retour. Pour tous les autres,l'enfer aura une fin.
Jude 7. Que savons-nous des villes de Sodome et Gomorrhe ?
Sodome
et Gomorrhe étaient des villes jumelles qui se trouvaient quelque part
près de la mer Morte, probablement dans sa partie méridionale. Elles
furent détruites à cause de leur grande méchanceté, principalement
l'homosexualité. Les deux villes furent détruites avec leurs habitants
par un feu venu du ciel (voir Genèse 19:24-25). Sachant quel fut leur
sort et les pratiques qui y existaient, on peut penser que lorsque Jude
parle de « dissolution » et de « certains hommes » qui se sont «
glissés », il fait allusion à la pratique de l'homosexualité. Cette
pratique a été condamnée par les prophètes de Dieu à toutes les époques.
Jude 9. Qui est « l'archange Michel » ?
L'archange Michel est le grand patriarche Adam (voir D&A 107:54)
Jude 9. Que savons-nous sur la dispute que l'archange Michel eut avec le diable à propos du corps de Moïse ?
« Les commentateurs supposent, et c'est sûrement vrai, que Jude avait devant lui et citait un livre apocryphe qui était alors bien connu, 'l'Assomption de Moïse' dont seuls des fragments ont été conservés jusqu'à notre époque. Cet ouvrage non canonique présente une doctrine selon laquelle Moïse fut ravi et enlevé au ciel sans goûter la mort. Il y est question de 'certaines révélations faites par Moïse' et de 'sa disparition dans un nuage' de sorte que sa mort fut cachée aux yeux des humains… Michel reçut la tâche d'ensevelir Moïse. [Dans ce document] Satan s'opposa à l'ensevelissement en donnant les arguments suivants : (a) c'était lui le Seigneur de la matière, c'est pourquoi le corps lui revenait de plein droit ; et (b) Moïse était un meurtrier car il avait tué l'Égyptien. Michel ayant réfuté les accusations de Satan l'accusa à son tour d'avoir poussé le serpent à tenter Ève. Finalement, toute opposition ayant été vaincue, l'assomption eut lieu en présence de Josué et de Caleb. » (McConkie, DNTC, 3:421)
Il faut noter que « l'Assomption de Moïse » est un livre apocryphe. Apocryphe signifie d'une authenticité ou d'une exactitude incertaine. Autrement dit, ces livres n'ont pas été inclus dans la Bible parce qu'ils n'ont pas été reconnus corrects dans tous leurs aspects, même s'ils contiennent des choses d'une certaine valeur (voirD&A 91).
Jude 11. « La voie de Caïn… l'égarement de Balaam… la révolte de Coré »
Chacun
de ces hommes fit une faute grave aux yeux du Seigneur. Caïn tua son
frère Abel pour avoir les troupeaux de son frère (voir Moise 5:32-33) ;
Balaam utilisa le don de prophétie que lui avait donné Dieu pour
s'attribuer les richesses et les honneurs des hommes (voir Nombres 22)
; et Coré (orthographié Koré dans l'Ancien Testament) se rebella contre
Moïse, le prophète du Seigneur, parce qu'il avait été exclu de son
office dans la prêtrise (voir Nombres 16:1-3, 31-35).
Dans chaque cas, ces hommes furent maudits par le Seigneur pour le mal qu'ils avaient fait : Caïn fut condamné à être « un fugitif et un vagabond sur la terre » (Moïse 5:37) ; Balaam fut tué par l'épée (voir Nombres 31:8) ; et Coré ainsi que tous ceux qui s'étaient mis de son côté furent engloutis vivants dans la terre (voir Nombres 16:31-35). Jude veut faire comprendre que les hommes méchants de son époque qui « ont suivi la voie » de Caïn, de Balaam et de Coré auront un sortsemblable.
Jude 20. « prier par le Saint-Esprit »
C'est
prier par le pouvoir du Saint-Esprit pour que toutes les choses
demandées soient accordées parce que 'ce que vous demanderez vous sera
donné'(voir D&A 50:29-30 ; 101:27).
Jude 23. « En les arrachant du feu »
« Au jour du jugement, tout ce qui est corruptible sera consumé (voir D&A 101:24) et les méchants seront brûlés par un feu inextinguible (voir Malachie 4:1). Pour que les saints qui s'égarent soient sauvés, il faut, pour ainsi dire, les arracher du feu qui doit venir, tout comme Dieu dit d'Israël : 'Vous avez étécomme un tison arraché de l'incendie' (Amos 4:11). » (McConkie, DNTC, 3:428)
Jude 23. Le vêtement
« Dans l'ancien Israël,
pour éviter la contamination par une maladie contagieuse, un vêtement
tâché était détruit par le feu (voir Lév. 13:47-59 ; 15:14-17). Il en
est ainsi du péché dans l'Église : les saints doivent éviter le moindre
contact avec lui. Ainsi les vêtements, au sens figuré, des pécheurs
doivent être brûlés par le feu, ceci voulant dire que tout ce qui a été
en contact avec les méchants doit être évité. De même à ceux qui sont
appelés à se joindre au royaume : Il leur est lancé l'appel :
repentez-vous ; 'sauvez-vous de cette génération perverse, et arrachez-vous du feu, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair' (D&A 36:6). » (McConkie, DNTC, 3:428)
APOCALYPSE
I 01 I 02 I
03 I 04 I
05 I 06 I
07 I 08 I
09 I 10 I
11 I 12 I
13 I 14 I
15 I 16 I
17 I 18 I
19 I 20 I
21 I 22 I
APOCALYPSE 1
Apocalypse 1: « un royaume des sacrificateurs pour Dieu »
Apocalypse 1:12. Quel est le symbolisme des sept chandeliers ?
« Les chandeliers portent la lumière ; ils ne la créent pas. Leur fonction est de la fournir, non de la susciter. Ainsi, en utilisant l'image de sept chandeliers pour représenter les sept Églises à qui Jean doit maintenant parler, le Seigneur montre que ses assemblées de fidèles sur la terre doivent porter sa lumière au monde. Le Christ est la lumière du monde (voir Jean 8:12). 'Élevez votre lumière pour qu'elle brille dans le monde. Voici, je suis la lumière que vous devez élever – ce que vous m'avez vu faire' (3 Néphi 18:24 ; Matthieu 5:14-16). » (McConkie, DNTC,3:442)
Apocalypse 1:13-16. Le langage symbolique de Jean
Parfois,
le lecteur de l'Apocalypse est surpris par les images et les symboles
utilisés par Jean et qui, parfois, semblent presque étranges tant ils
sont inhabituels. Cela est dû à une différence fondamentale de la
culture et de l'utilisation du langage. La plupart des membres de
l'Église aujourd'hui sont des produits de la civilisation occidentale.
Les peuples occidentaux ont tendance à utiliser le langage comme un
maçon utilise des matériaux de construction : il construit des
structures qui sont concrètes dans le détail et la forme. Mais le monde
oriental, dont la Terre Sainte faisait partie, est plus artistique dans
son utilisation du langage. Les mots ne sont que des couleurs avec
lesquels l'artiste peint des images verbales. Ainsi, l'oriental se
soucie en général davantage de l'effet que de la forme et du détail.
Les occidentaux disent que le soleil se lève tandis qu'un Arabe peut
dire qu'il saute de son lit de sommeil.
Jean, qui était Juif, était un produit de la culture orientale et non occidentale. C'est pourquoi l'image qu'il donne du Sauveur qui a une épée aiguë à double tranchant qui sort de la bouche est parfaitement acceptable, même si l'esprit occidental, essayant de se figurer concrètement cette image, la trouve un peu choquante pour sa sensibilité. Le symbolisme convient très bien à l'esprit oriental car celui-ci se soucie davantage de l'effet du symbole que du symbole lui-même. Pousser jusqu'à une interprétation littérale les images et les symboles de Jean mènerait à des images déconcertantes et parfois grotesques. Mais si l'on se rappelle l'amour qu'ont les Orientaux pour le style imagé, des choses comme les bêtes à sept têtes et à dix cornes, les armées comparées à des sauterelles et les prophètes ayant du feu sortant de la bouche (Apoc. 11:5 ; 19:15) deviendrontbelles et des symboles profonds.
Apocalypse 1:18. Pourquoi le Christ a-t-il la clef du séjour des morts ?
Il est évident que le Christ a pouvoir sur la mort, car sa résurrection ouvre les portes de la mort pour tous les hommes. Mais pourquoi a-t-il aussi la clef du séj our des morts ? Ce séjour des morts, l'enfer, est la partie du monde des esprits où les méchants souffrent jusqu'à ce qu'ils aient satisfait aux strictes exigences de la justice. Il n'y a que le Christ qui les libère de leur affreuse condition quand leurs tourments sont terminés. Ceci concorde parfaitement avec les enseignements de Pierre sur la visite du Christ aux esprits en prison entre lamort et la résurrection du Sauveur (voir 1 Pierre 3:18-20 ; 4:6).
Apocalypse 1:20. Qui ou que sont les sept anges des sept Églises ?
Dans la Traduction de Joseph Smith, dans ce verset et dans le premier verset de chacune des sept lettres aux Églises d'Asie, le
mot « ange » est changé par « serviteur ». McConkie dit que les sept
étoiles sont « les officiers présidents des sept assemblées de membres
qui sont dans les mains du Seigneur tout comme ses autres ministres.
Ils ne parlent pas ou n'agissent pas par eux-mêmes ; ils représentent
leur Maître dont ils disent les paroles, dont ils accomplissent lesactes. » (McConkie, DNTC, 3:444)
APOCALYPSE 2
Apocalypse 2:1. « Écris à… l'Église d'Éphèse »
Apocalypse 2:8. « Écris à… l'Église de Smyrne »
Appelée par de nombreux auteurs de l'Antiquité « le joyau de l'Asie », Smyrne disputait à Éphèse le droit d'être appelée la première ville d'Asie. Située sur un excellent port qui est encore un des ports importants de Turquie (à l'heure actuelle Izmir), Smyrne était un important centre commercial. Détruite par un tremblement de terre en 627 avant J-C, elle fut complètement reconstruite par Lysimachus, l'un des successeurs d'Alexandre le Grand, vers 290 avant J-C. Ainsi, c'était l'une des rares villes du monde antique qui ait un « plan ». Dès 195 avant J-C, Smyrne construisit un temple à la déesse de Rome et peu après ce fut une des premières villes à adopter de tout son coeur le culte impérial (le culte de l'empereur). À la lumière de l'encouragement donné à l'ange (le « serviteur » dans la Traduction de Joseph Smith) de l'église de Smyrne, il est intéressant de noter que Polycarpe, l'évêque de Smyrne, fut martyrisé dans la ville quand il refusa de renier le Christ. Il fut brûlé sur un bûcher et frappé d'une épée quandles flammes l'encerclèrent.
Apocalypse 2:12. « Écris à… l'Église de Pergame »
Pergamos
en grec, cette ville était la capitale provinciale de l'Asie. Elle
aurait voulu se proclamer la ville la plus importante de la province,
mais elle était visiblement éclipsée par Éphèse et Smyrne. Pergame fut
un centre du culte de l'empereur parmi les plus importants et fut très
célèbre pour sa bibliothèque qui abritait plus de 200 000 rouleaux.
C'était le centre principal d'adoration du Dieu-serpent Asclépéion dont
le temple se tenait dans la ville. Cette ville étaitun lieu d'une très grande corruption.
Apocalypse 2:14. Qu'était la doctrine de Balaam ?
« C'était deviner pour de l'argent ; donner des conseils contraires à la volonté divine ; pervertir la voie juste du Seigneur, tout cela dans le but de gagner des richesses et les honneurs ; en fait, prêcher pour de l'argent ou pour obtenir un pouvoir et une influence personnelles. Dans la nature des choses, de telles actions sont une perversion de la voie juste du Seigneur (voir 2 Pierre 2:10-22). » (McConkie, DNTC, 3:450)
Apocalypse 2:18. « Écris à… l'Église de Thyatire »
Bien que Thyatire était la plus petite de ces sept villes, l'Église qui s'y trouvait reçut la plus longue lettre. C'est comme centre de nombreux artisanats, comprenant la teinture de la laine, que cette ville était le mieux connue. On se rappellera que Lydie, « la marchande de pourpre » et convertie de Paul, était de Thyatire (voir Actes 16:17. La ville se trouvait en ligne directe sur la route qui venait de Smyrne et c'était une ville de garnison. L'esprit militaire y était très fort et sa principale divinité, Tyrimnos, un dieu-soleil, était en général représenté dans des attitudes de prouesses militaires.
Apocalypse 2:23. Que signifie « sonder les reins et les cœurs » ?
Pour les Hébreux, le mot « reins » signifiait force et vigueur. Cette expression est idiomatique, elle signifie que le Seigneur connaît toutes les choses qui sont dans l'homme, ses points forts et ses faiblesses, son caractère et ses émotions. Il pourra alors rendre à chacun selon ses œuvres.
APOCALYPSE 3
Apocalypse 3:1. « Écris à… l'Église de Sardes »
Apocalypse 3:1. Ceux qui sont morts spirituellement
«
Il y a beaucoup de gens dans notre Église aujourd'hui qui pensent être
vivants mais qui sont morts aux choses spirituelles. Et je suis sûr que
beaucoup qui font semblant d'être pratiquants sont morts
spirituellement eux aussi. Leur service ressemble plus à la lettre qu'à
l'esprit. » (Spencer W. Kimball, CR, avril 1951,p. 104-105)
Apocalypse 3:7. « Écris à… l'église de Philadelphie »
Apocalypse 3:7. « la clef de David »
Apocalypse 3:12. « J'écrirai sur lui le nom de mon Dieu »
« Le nom de Dieu, c'est Dieu. Écrire son nom sur une personne, c'est identifier cette personne comme étant un dieu. Comment cela peut-il être dit plus clairement ? Ceux qui obtiennent la vie éternelle deviennent des dieux. Ils héritent à la fois d'une plénitude de la gloire du Père et d'une 'continuation des postérités pour toujours et à jamais. Alors ils seront dieux, parce qu'ils n'auront pas de fin ; c'est pourquoi, ils seront de toute éternité à toute éternité, parce qu'ils continuent. Alors, ils seront au-dessus de tout, car tout leur sera soumis. Alors ils seront dieux, parce qu'ils auront tout pouvoir et que les anges leur seront soumis' (D&A 132:19-20). » (McConkie, DNTC, 3: 458)
Apocalypse 3:14. « Écris à… l'église de Laodicée »
Apocalypse 3:14. Pourquoi le Christ lui-même s'intitule-t-il « l'Amen » ?
Par le Christ, tous les actes, toutes les doctrines et toutes les ordonnances reçoivent le sceau de la vérité et de la validité ; ainsi, le Sauveur est caractérisé comme étant le Grand Amen. Ce titre prend une valeur supplémentaire quand on se rappelle que les saints de Laodicée avaient pour problème la tiédeur, le manque d'engagement, exactement l'opposé de l'affirmation « Amen »".
Apocalypse 4:4. Que faut-il entendre par les vingt-quatre vieillards dont parle Jean ?
« Il faut entendre que ces vieillards que Jean a vus étaient des anciens qui avaient été fidèles dans l’œuvre du ministère et étaient morts ; qui appartenaient aux sept Églises et étaient alors dans le paradis de Dieu. (D&A 77:5)
C’est la terre dans son état sanctifié, immortel et éternel. (voir D&A 77:1)
Apocalypse 4:6. Que faut-il entendre par les quatre êtres vivants ?
« Ce sont des expressions figurées utilisées par le Révélateur, Jean, pour décrire le ciel, le paradis de Dieu, le bonheur de l’homme, des animaux, des reptiles et des oiseaux du ciel ; ce qui est spirituel étant à l’image de ce qui est temporel et ce qui est temporel étant à l’image de ce qui est spirituel ; l’esprit de l’homme à l’image de sa personne, de même que l’esprit de la bête et de toute autre création de Dieu. »(D&A 77:2)
Apocalypse 4:6. Les quatre êtres vivants se limitent-ils à des êtres vivants individuels ou représentent-ils des classes ou des ordres ?
« Ils se limitent à quatre êtres vivants individuels qui furent montrés à Jean pour représenter la gloire des classes d’êtres dans l’ordre ou la sphère de la création qui leur est destinée, dans la jouissance de leur félicité éternelle. » (D&A 77:3)
Apocalypse 4:6. Que faut-il entendre par les yeux et les ailes que les êtres vivants avaient ?
«
Leurs yeux sont une représentation de la lumière et de la connaissance,
c’est-à-dire qu’ils sont pleins de connaissance, et leurs ailes sont
une représentation du pouvoir de se mouvoir, d’agir, etc. » (D&A 77:4)
APOCALYPSE 5
Apocalypse 5:1. Que faut-il entendre par le livre que Jean vit, qui était scellé, au
dos, de sept sceaux ?
« Il faut entendre qu’il contient la volonté révélée, les mystères et les œuvres de Dieu ; les choses cachées de son économie concernant cette terre au cours des sept mille ans de sa durée, ou de son existence temporelle. » (D&A 77:6)
« Le livre que vit Jean représentait l'histoire réelle du monde : ce que l'œil de Dieu a vu, ce que les anges ont noté » (Whitney, Saturday Night Thought, p. 12)
Apocalypse 5:1. Que faut-il entendre par les sept sceaux dont le livre était scellé ?
« Il faut entendre que le premier sceau contient les choses du premier millénaire, le deuxième, celles du deuxième millénaire et ainsi de suite jusqu’au septième. » (D&A 77:7)
« Les sept mille ans, correspondant aux sept sceaux de l'Apocalypse, sont comme sept grands jours pendant lesquels la mère Terre accomplira sa mission mortelle, travaillant six jours et se reposant le septième, sa période de sanctification. Ces sept jours ne comprennent pas la période pendant laquelle la planète fut créée et préparée pour être une demeure pour l'homme. Ils sont limités à l'existence temporelle de la terre c'est-à-dire au Temps, opposé à l'Éternité. » (Whitney, Saturday Night Thought, p. 12)
Apocalypse 5:13. Faut-il comprendre littéralement l'expression « toutes les créatures » ?
« Jean vit, dans le ciel, des bêtes à l'aspect curieux. Il vit chaque créature se trouvant dans les cieux, tous les animaux, les oiseaux et les poissons se trouvant véritablement là et rendant gloire à Dieu…
« Je suppose que Jean vit là des êtres de mille formes différentes, lesquels avaient été sauvés de dix mille fois dix mille terres comme celle-ci, animaux étranges dont nous n'avons aucune conception ; tous ces animaux peuvent être vus dans les cieux. Le grand secret était de montrer à Jean ce qu'il y avait dans les cieux. Jean apprit que Dieu s'était glorifié lui-même en sauvant toute l'œuvre de ses mains, animaux, oiseaux, poissons ou hommes ; et il se glorifiera avec eux.
« Mais quelqu'un dira : 'Je ne puis pas croire au salut des animaux'. Tout homme qui vous dit que cela ne peut pas être, vous déclare que les révélations [l'Apocalypse, ndt] ne sont pas vraies. Jean entendit les paroles des bêtes qui rendaient gloire à Dieu, et les comprit. Dieu, qui a créé les animaux, comprend leur langage. Les quatre animaux étaient quatre des plus nobles bêtes ayant rempli la mesure de leur création, et ayant été sauvées d'autres mondes parce qu'elles étaient parfaites. Ces bêtes étaient comme des anges dans leur sphère. On ne nous dit pas d'où elles venaient, et je l'ignore. Mais Jean les vit et les entendit louer et glorifier le seigneur. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 406-407)
« Les événements que vit Jean concernaient quelqu'un qui était monté sur un cheval blanc (emblème de la victoire), qui avait un arc (représentant les armes de guerre), portait une couronne (la couronne du conquérant) et qui allait de l'avant en vainqueur et pour vaincre (c'est-à-dire qu'il était victorieux dans la guerre)…
«
Les événements les plus transcendants concernèrent Énoch et son
ministère. Et il est intéressant de remarquer que ce que vit Jean ne
fut pas l'établissement de Sion et son enlèvement vers les sphères
célestes, mais les guerres incomparables pour lesquelles Énoch, général
des armées des saints, 'partit en vainqueur et pour vaincre'. À propos
de ces guerres, les révélations que nous avons nous disent :
«
'Et si grande était la foi d’Hénoc qu’il conduisit le peuple
de Dieu et que leurs ennemis vinrent se battre contre eux. Et il dit la
parole du Seigneur, et la terre trembla, et
les montagnes s’enfuirent selon son commandement ; et
les rivières d’eau furent détournées de leurs cours ; et
le rugissement des lions se fit entendre du désert ; et toutes les
nations furent saisies d’une grande crainte,
si puissante était la parole d’Hénoc et si grande était la
puissance du langage que Dieu lui avait donné.
«
'Une terre surgit également des profondeurs de la mer, et si grande fut
la crainte des ennemis du peuple de Dieu qu’ils s’enfuirent, se tinrent
au loin et allèrent sur la terre qui avait surgi des profondeurs de la
mer. Et
les géants du pays se tinrent aussi au loin, et une
malédiction se répandit sur tous les peuples qui luttaient contre Dieu.
« 'Et à partir de ce moment-là, il y eut des guerres et de l’effusion de sang parmi eux ; mais le Seigneur vint demeurer avec son peuple, et ils demeurèrent dans la justice. La crainte du Seigneur était sur toutes les nations, si grande était la gloire du Seigneur qui était sur son peuple. Et le Seigneur bénit le pays, et le peuple fut béni sur les montagnes, et aussi sur les hauts lieux, et prospéra.'
« En vérité, jamais il n'y eut un ministère tel que
celui d'Énoch et jamais il n'y eut un conquérant ou un général qui fut
son égal. C'était tout à fait normal qu'il chevauche le cheval blanc de
la victoire dans la vision apocalyptique de Jean. » (McConkie, DNTC,
3:476-478)
Apocalypse 6:3-4. Quelle est l'interprétation de l'ouverture du deuxième sceau ?
« Qui montait le cheval roux, le cheval roux de la guerre et du sang versé et portait une épée pendant le deuxième sceau ? Peut-être était-ce le diable lui-même car il est sûr que ce fut le grand jour de son pouvoir, un jour où l'intensité de la méchanceté fut telle que toutes les âmes vivantes (sauf huit) furent jugées dignes de mourir noyées. C'est cette méchanceté qui fit que le Seigneur Dieu des cieux envoya le déluge les recouvrir.
«
Ou bien, si ce n'était pas Lucifer, c'était peut-être un homme de sang
ou une personne représentant de nombreux guerriers meurtriers et au
sujet duquel nous n'avons aucun récit. Il suffit de dire que l'ère
allant de l'an 3000 av. J-C à 2000 av. J-C fut une ère de guerres et de
destructions qui sont les armes favorites de l'adversaire pour créer
les conditions sociales dans lesquelles les hommes perdent leur âme.
« À propos de la méchanceté et des abominations de l'époque de Noé, les Écritures révélées nous disent : 'Et Dieu vit que la méchanceté des hommes était devenue grande sur la terre ; chacun était exalté dans l’imagination des pensées de son cœur, qui se portaient chaque jour uniquement vers le mal… Et la terre était corrompue devant Dieu, et elle était pleine de violence. Et Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre.' (Moïse 8:22, 28-29) » (McConkie, DNTC, 3:478)
Apocalypse 6:4-5. Quelle est l'interprétation de l'ouverture du troisième sceau ?
« De même que la famine suit l'épée, de même les souffrances de la faim
torturèrent les entrailles du peuple du Seigneur pendant le troisième
sceau. De l'année 2000 à 1000 av. J-C, comme jamais à aucune autre
époque de la terre, le cheval noir de la faim influença toute
l'histoire des rapports de Dieu avec son peuple.
« Dans les premières années de ce sceau, la famine fut si terrible à Ur, en Chaldée, que le frère d'Abraham, Haram, mourait de faim tandis que le père des fidèles recevait de Dieu le commandement d'emmener sa famille à Canaan (voir Abraham 1:29-30 ; 2:15). Abraham raconta comment il lutta pour avoir suffisamment de nourriture pour se maintenir en vie (voir Abraham 2:17, 21).
« Cette nécessité de trouver de la nourriture accablait encore le peuple du Seigneur du temps de Jacob qui envoya ses fils en Égypte acheter du blé des greniers de son fils Joseph. En ce temps-là, 'il y eut la famine dans tous les pays' et ce ne fut que par une intervention divine que Jacob et les premiers membres de la maison d'Israël furent sauvés du sort d'Haran (voir Genèse 41:53-57 ; 42 ; 43 ; 44). Et pendant leur séjour dans le désert, les millions de gens de la postérité de Jacob qui avaient suivi Moïse pour échapper à l'esclavage égyptien furent nourris pendant quarante ans avec la manne venant des cieux, sinon ils auraient péri du manque de pain (voir Exode 16)…
« En vérité, le troisième sceau fut un millénaire pendant lequel la faim qui sévissait parmi les hommes eut une influence sur tous les rapports de Dieu avec son peuple. » (McConkie, DNTC, 3:479-480)
Apocalypse 6:6. « Une mesure de blé pour un denier »
Cette façon de compter le prix du blé et de l'orge peut nous sembler
bizarre aujourd'hui, mais si nous connaissons la monnaie et les
coutumes de l'époque de Jean, nous pouvons mieux comprendre ce que la
voix déclarait. Les lecteurs de Jean ont dû très bien le comprendre.
Une mesure (en grec choenix) faisait approximativement le même volume
que notre litre et c'était en général la ration habituelle pour une
journée. Le denier était une petite pièce d'argent de la monnaie
romaine. Bien qu'il soit difficile d'évaluer l'équivalence avec notre
économie d'inflation actuelle, on sait que le denier était le salaire
moyen d'une journée de travail à cette époque-là. Ainsi, on se rend
compte que c'était un prix de temps de famine puisqu'avec le salaire de
toute une journée, on ne pouvait se procurer qu'une journée de
nourriture pour une seule personne. Pour un denier on pouvait acheter
trois mesures d'orge, mais l'orge était une céréale très inférieure
pour la consommation humaine et on ne s'en servait en général qu'à
l'époque des grandes famines.
Le fait que celui qui montait le cheval noir avait une balance à la main suggère que la quantité de nourriture était si limitée qu'elle devait être comptée avec exactitude. D'après McConkie, la phrase « ne fais point de mal à l'huile et au vin » signifiait qu'il fallait conserver suffisamment de choses bonnes pour que l'homme ne périsse pas complètement dans les conditions de famine de cette époque-là (voir McConkie, DNTC, 3:480).
Apocalypse 6:7-8. Quelle est l'interprétation de l'ouverture du quatrième sceau ?
« Pendant le quatrième sceau, de 1000 av. J-C à la venue de notre Seigneur, la mort chevaucha parmi les nations des hommes, les marquant durement de ses fers et l'enfer était à ses talons. Ainsi, ceux parmi les impies qui furent tués à cette époque d'effusion de sang – que ce soit par l'épée, la famine, les épidémies ou les bêtes sauvages – furent, à leur mort, précipités en enfer. C'est le millénaire de ces grands royaumes et de ces grandes nations dont les guerres et les perfidies tourmentèrent et écrasèrent constamment le peuple que l'Éternel avait choisi pour porter son nom. C'est aussi l'ère pendant laquelle les hommes du peuple du Seigneur se firent la guerre entre eux et envoyèrent un nombre incalculable de leurs propres frères dans la tombe avant leur heure. » (McConkie, DNTC, 3:481)
Apocalypse 6:9-11. Quelle est l'interprétation de l'ouverture du cinquième sceau ?
« En ce qui concerne le peuple du Seigneur, les événements du cinquième sceau, période qui va de la naissance de notre Seigneur à l'an 1000, sont d'une valeur inestimable. Ce sont :
«
1. La naissance dans la mortalité du Fils unique de Dieu, son ministère
parmi les hommes et le sacrifice expiatoire qu'il réalisa par
l'effusion de son propre sang.
«
2. L'expansion et la perfection de l'Église qu'il établit, son Église,
et l'inconcevable fanatisme des incroyants qui fit qu'accepter
l'Évangile était devenu synonyme d'accepter le martyre.
«
3. Et puis, bien sûr, la déchéance totale du christianisme complet et
véritable, triste aboutissement qui marqua le début de la longue nuit
de l'apostasie sur toute la surface de la terre.
«
L'œuvre et le ministère de notre Seigneur sont enseignés partout dans
les Écritures saintes ; les faits relatifs à l'apostasie qui suivit le
midi des temps et relatifs à la perversion des vérités et de la
puissance salvatrices sont aussi abondamment enseignés dans d'autres
écrits sacrés. N'est-il donc pas naturel de voir que le Seigneur révèle
ici cette partie du livre scellé qui traite de la doctrine du martyre ?
Pour les saints de l'Église primitive, le martyre était une éventualité
toujours possible qui occupait constamment leurs pensées et leurs
sentiments. Ils savaient qu'en abandonnant tout pour suivre le Christ,
ils pouvaient, si le sort en décidait ainsi, être appelés à donner leur
vie pour celui qui avait donné la sienne pour eux. Invitant presque
toujours à la mort, le midi des temps fut la dispensation du martyre.
» (McConkie, DNTC, 3: 482-483)
Apocalypse 6:12-17. Quelle est l'interprétation de l'ouverture du sixième sceau ?
« Nous vivons maintenant les dernières années du sixième sceau, ce millénaire qui commença en l'an 1000 et continuera pendant tout le samedi soir des temps jusqu'au moment de l'ère sabbatique où le Christ règnera en personne sur la terre, où toutes les bénédictions du grand millénium seront déversées sur cette planète. C'est donc l'époque où les signes des temps se manifesteront et on les voit, en fait, partout. » (McConkie, DNTC, 3:485-486)
Autres
références concernant les signes des temps qui se manifesteront sur la
terre pendant le sixième sceau : D&A 88:87-91 ; 29:14-21 ;Ésaïe 13:9-11 ; Ésaïe 24:20 ; Matthieu 24:29-30.
Apocalypse 7:1-17. Quand les choses dont il est parlé dans ce chapitre doivent-elles s’accomplir ?
« Elles doivent s’accomplir au cours du sixième millénaire ou à l’ouverture du sixième sceau. » (D&A 77:10)
Apocalypse 7:1-3. Que faut-il entendre par les quatre anges ?
« Il faut entendre qu’il y a quatre anges envoyés de la présence de Dieu, à qui est donné du pouvoir sur les quatre parties de la terre, de sauver la vie et de la détruire ; ce sont eux qui ont l’Évangile éternel à remettre à toute nation, tribu, langue et peuple, ayant le pouvoir de fermer les cieux, de sceller pour la vie ou de précipiter dans les régions des ténèbres. » (D&A 77:8)
«
Pouvez-vous me dire où sont les personnes qui seront abritées et
protégées des calamités et des jugements qui sont maintenant même à nos
portes ? Je vais vous le dire. Ceux qui détiennent la prêtrise de Dieu,
qui honorent leur prêtrise et qui sont dignes de leurs bénédictions
sont les seuls qui seront protégés et seront en sécurité. Personne
d'autre n'aura le droit d'être à l'abri de ces jugements. Ils sont là,
à notre porte. Même notre peuple n'y échappera pas complètement. Ils
s'abattront comme les jugements de Sodome et Gomorrhe. Et personne
d'autre que les membres de la prêtrise n'échappera à leur fureur.
«
Dieu retient les anges de la destruction depuis de nombreuses années de
peur qu'ils n'arrachent le blé avec l'ivraie. Mais je veux vous dire
maintenant que ces anges ont quitté les portes des cieux et qu'ils se
tiennent au-dessus de la terre en attendant de déverser les jugements.
Et à partir de maintenant, ils seront déversés. Les calamités et les
troubles augmentent sur la terre et il y a une signification à cela.
Rappelez-vous ceci et réfléchissez-y : si vous faites votre devoir ; si
je fais mon devoir, nous aurons la protection et nous franchirons ces
afflictions en paix et en sécurité. Lisez les Écritures et les
révélations. Elles vous parleront de ces choses. » (Wilford Woodruff,
The Young Woman's Journal, 5:512-513)
Apocalypse 7:2. Que faut-il entendre par l’ange qui monte du côté du soleil levant ?
« Il faut entendre que l’ange qui monte du côté du soleil levant est celui à qui est donné le sceau du Dieu vivant sur les douze tribus d’Israël ; c’est pourquoi il crie aux quatre anges qui ont l’Évangile éternel : Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. Et si vous voulez le recevoir, c’est là Élias qui devait venir pour rassembler les tribus d’Israël et rétablir toutes choses. (D&A 77:9)
Apocalypse 7:2. Qui est Élias, et quel rapport y a-t-il entre lui et l'ange qui montait du côté du soleil levant ?
« Le rétablissement de l'Évangile ne se fit pas juste par un seul
messager mais il y en a plusieurs qui sont venus et qui ont remis les
clefs de leur autorité et de leur pouvoir. Le nom Élias est un titre :
cela nous a été enseigné par le prophète Joseph Smith (voir
Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 472). N'est-il pas possible,
par conséquent, puisque tant de prophètes anciens ont eu part au
Rétablissement, qu'en parlant de l'Élias qui devait venir et rétablir
toutes choses, nous ayons l'image combinée de plusieurs Élias plutôt
que celle d'une seule personne ? L'ange qui tient le sceau dit aux
quatre anges qui tiennent la destinée du monde entre leurs mains de ne
pas faire de mal à la terre tant que les serviteurs du Seigneur
n'auront pas reçu le sceau. Ceci ne pouvait pas être accompli tant que
l'Évangile n'avait pas été rétabli et proclamé aux nations de la terre.
» (Smith, Church History and Modern Revelation, 1:301-302)
Apocalypse 7:3. Quelle est l'interprétation du sceau sur le front des serviteurs du Seigneur ?
C'était
une pratique courante à l'époque de Jean que ceux qui adoraient les
divers dieux païens marquent leur front du nom ou du symbole de leur
dieu. Ainsi, ceux qui adoraient Zeus marquaient leur front d'un éclair,
ceux qui adoraient Poséidon le marquaient d'un trident , etc. L'image
employée par Jean a dû frapper les lecteurs de son temps. Recevoir un
sceau ou être marqué au front était une métaphore très frappante pour
exprimer la dévotion et l'appartenance à Dieu, que ce dieu soit le vrai
Dieu ou la bête adorée comme un dieu (voir Apocalypse 13).
«
Il y a quatre anges destructeurs dominant chacun un quart de la terre
jusqu'à ce que les serviteurs de Dieu reçoivent un sceau au front, ce
qui veut dire que les bénédictions seront scellées sur leurs têtes, ce
qui signifie l'alliance éternelle, ce qui assure leur vocation et leur
élection. Lorsqu'un sceau est apposé sur un père et une mère, cela leur
assure leur postérité, afin que leurs enfants ne soient pas perdus,
mais sauvés en vertu de l'alliance de leur père et mère. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 451)
Apocalypse 7:4-8. Que
faut-il entendre par le scellement des cent quarante-quatre
mille d’entre toutes les tribus d’Israël, douze mille de chaque
tribu ?
« Il faut entendre que ceux qui sont scellés sont grands prêtres, ordonnés au saint ordre de Dieu, pour administrer l’Évangile éternel ; car ce sont ceux qui sont ordonnés d’entre toutes les nations, tribus, langues et peuples, par les anges à qui pouvoir est donné sur les nations de la terre d’amener tous ceux qui veulent venir à l’Église du Premier-né. » (D&A 77:11)
Apocalypse 7:14. « Ils ont lavé leurs robes… dans le sang de l'Agneau »
APOCALYPSE 8
Apocalypse 8:2, 6-8, 10, 12. Que faut-il entendre par la sonnerie des trompettes?
« Il faut entendre que de même que Dieu fit le monde en six jours et, le septième jour, termina son œuvre, la sanctifia et forma également l’homme de la poussière de la terre, de même, au commencement du septième millénaire, le Seigneur Dieu sanctifiera la terre et complétera le salut de l’homme, jugera tout et rachètera tout, sauf ce qu’il n’a pas mis en son pouvoir, quand il aura scellé toutes choses pour la fin de toutes choses. Et la sonnerie des trompettes des sept anges est la préparation et l’achèvement de son œuvre au commencement du septième millénaire, la préparation du chemin avant le moment de sa venue. » (D&A 77:12)
Apocalypse 8:10. Qui tomba des cieux ?
Apocalypse 8:11. Quelle est la signification de l'absinthe par rapport à l'étoile qui tomba des cieux ?
APOCALYPSE 9
Apocalypse 9. Quand doit s’accomplir ce qui est écrit au neuvième chapitre de l’Apocalypse ?
« Cela doit s’accomplir après l’ouverture du septième sceau, avant la venue du Christ. » (D&A 77:13)
Apocalypse 9:4-10. Une grande période de guerres
« 'Sonnez
de la trompette en Sion ! Faites-la retentir sur ma montagne
sainte ! Que tous les habitants du pays tremblent ! Car le
jour de l'Éternel vient, car il est proche, Jour
de ténèbres et d'obscurité, Jour de nuées et de brouillards, Il vient
comme l'aurore se répand sur les montagnes. Voici un peuple nombreux et
puissant, Tel qu'il n'y en a jamais eu, Et qu'il n'y en aura jamais
dans la suite des âges. Devant
lui est un feu dévorant, Et derrière lui une flamme brûlante ; Le
pays était auparavant comme un jardin d'Éden, Et depuis, c'est un
désert affreux : Rien ne lui échappe. À les voir, on dirait des chevaux, Et ils courent comme des cavaliers. À
les entendre, on dirait un bruit de chars Sur le sommet des montagnes
où ils bondissent, On dirait un pétillement de la flamme du feu, Quand
elle consume le chaume.
« 'C'est comme une armée puissante Qui se prépare au combat. Devant eux les peuples tremblent, Tous les visages pâlissent. Ils s'élancent comme des guerriers, Ils escaladent les murs comme des gens de guerre ; Chacun va son chemin, Sans s'écarter de sa route. Ils ne pressent point les uns les autres, Chacun garde son rang ; Ils se précipitent au travers des traits Sans arrêter leur marche. Ils se répandent dans la ville, Courent sur les murailles, Montent sur les maisons, Entrent par les fenêtres comme un voleur. Devant eux la terre tremble, Les cieux sont ébranlés, Le soleil et la lune s'obscurcissent, Et les étoiles retirent leur éclat. L'Éternel fait entendre sa voix devant son armée ; Car son camp est immense, Et l'exécuteur de sa parole est puissant ; Car le jour de l'Éternel est grand, il est terrible : Qui pourra le soutenir ?' (Joël 2:1-11)
Apocalypse 9:11. Qui est Abaddon ou Apollyon ?
APOCALYPSE 10
Apocalypse 10. Que faut-il entendre par le petit livre que Jean avala ?
« Il faut entendre par là que c’était pour lui la mission et l’ordonnance de rassembler les tribus d’Israël ; voici, c’est là Élias qui, comme il est écrit, doit venir rétablir toutes choses. » (D&A 77:14)
APOCALYPSE 11
Apocalypse 11:3-13. Que faut-il entendre par les deux témoins qui prophétisent à Jérusalem ?
« Ce sont deux prophètes qui doivent être suscités dans les derniers jours à la nation juive au moment du rétablissement, et qui doivent prophétiser aux Juifs, lorsqu’ils seront rassemblés et auront bâti la ville de Jérusalem au pays de leurs pères. » (D&A 77:15)
APOCALYPSE 12
Apocalypse 12:1, 7. Précisions importantes apportées par la Traduction de Joseph Smith
Joseph Smith a apporté des modifications importantes au livre de l'Apocalypse. Des nombreux chapitres auxquels il apporta des modifications, c'est le chapitre 12 qui fut le plus révisé. Tous les versets, à l'exception du verset 12, subirent une modification. Deux versets furent modifiés de telle sorte que le sens du chapitre tout entier s'en trouve changé. Ce sont les versets 1 et 7 :
Verset 1 : « Et il apparut un grand signe dans le ciel, à la ressemblance des choses de la terre ; une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles. »
Verset 7 : « Et le dragon ne remporta pas sur Michel, ni sur l'enfant ni sur la femme qui avait été délivrée de ses douleurs et avait enfanté le royaume de notre Dieu et de son Christ. »
Apocalypse 12:1, 4, 15. Qui sont la femme et le fils mentionnés par Jean ?
«
Une femme ('l'Église de Dieu') donne naissance à un fils ('le royaume
de notre Dieu et de son Christ' qui aura la domination pendant le
Millénium, le
royaume que Jean a vu en vision). Telle est l'interprétation inspirée
du prophète. Les spécialistes de la Bible n'appartenant pas à l'Église
supposent que le fils est le Christ, conclusion qui peut sembler vraie
mais qui est réfutée par le fait évident quel l'Église n'a pas enfanté
le Christ ; c'est lui le créateur de l'Église. Parmi les exégètes de
l'Église, il n'est pas rare d'entendre dire que le fils est la
prêtrise, supposition qui, elle aussi semble fondée mais qui doit être
elle aussi rejetée selon le même raisonnement. L'Église n'a pas enfanté
la prêtrise, mais la prêtrise est le pouvoir qui a amené l'Église à
l'existence. » (McConkie, DNTC, 3:511)
Bien qu'au premier abord il puisse sembler bizarre de parler de l'Église et du royaume comme de deux entités différentes, l'une donnant naissance à l'autre, c'est en fait ce qui doit se passer au millénium. L'Église est une organisation spirituelle gouvernée par la prêtrise et la révélation. Seuls ceux qui ont fait alliance avec le Christ dans les eaux du baptême en sont membres. Le royaume de Dieu est un produit de l'Église. C'est l'organisation politique à laquelle tous les hommes qui vivront pendant le millénium appartiendront.
« Quand le Christ sera venu , tous les peuples de la terre lui seront soumis, mais il y aura des multitudes de gens sur la surface de la terre qui ne seront pas membres de l'Église ; pourtant, tous devront obéir aux lois du royaume de Dieu car il aura la domination sur toute la terre. Ces gens seront soumis au gouvernement politique, même s'ils ne sont pas membres du royaume ecclésiastique qui est l'Église.
«
Ce gouvernement qui s'applique à tous les peuples de la terre, qu'ils
soient dans l'Église ou hors de l'Église, est appelé aussi parfois le
royaume de Dieu parce que les gens seront soumis au royaume de Dieu que
le Christ établira ; mais ils auront leur libre arbitre et des milliers
d'entre eux ne seront pas membres de l'Église tant qu'ils ne se seront
pas convertis. Pourtant, en même temps, ils seront soumis à la règle
théocratique. » (Smith, Doctrines of Salvation, 1:229)
Apocalypse 12:4. Qui sont les étoiles des cieux qui furent jetées sur la terre ?
Ce sont les enfants spirituels du Père qui, dans l'existence prémortelle, rejetèrent le plan de salut et suivirent Lucifer.
Apocalypse 12:7-9. « Et il y eut guerre dans le ciel »
Lucifer
et ceux qui le suivirent engagèrent une guerre dans le ciel contre
notre Père céleste et ses enfants qui lui étaient restés fidèles.
« Voilà en quoi a consisté la lutte dans les cieux : Jésus déclara que certaines âmes ne seraient pas sauvées, et le diable affirma qu'il pourrait les sauver toutes, et il exposa ses plans devant le grand conseil, qui vota en faveur de Jésus-Christ. C'est pourquoi le diable se souleva contre Dieu, et fut chassé en compagnie de ceux qui avaient pris son parti. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 504) (voir D&A 29:36-37 ; Moïse 4:1-3 ; Abraham 3:24, 28)
Apocalypse 12:14. Quelle est la signification de la femme qui va dans le désert ?
La
femme représente l'Église de Jésus-Christ et nous apprenons dans le
verset 13 que le dragon (Satan) persécuta la femme. La femme qui
s'enfuit dans le désert est symbolique de l'Église qui fut entraînée
dans le désert de l'apostasie.
« Lorsqu’ils se sont endormis, le grand persécuteur de l’Église, l’apostat, la prostituée, oui, Babylone,
qui fait boire à sa coupe toutes les nations dans le cœur desquelles
règne l’ennemi, oui, Satan, voici, il sème l’ivraie. C’est pourquoi
l’ivraie étouffe le bon grain et chasse l’Église dans le désert. » (D&A 86:3)
APOCALYPSE 13
APOCALYPSE 14
Apocalypse 14:6-7. « Je vis un autre ange… ayant un Évangile éternel »
«
Pour ce qui est du rétablissement proprement dit, quel est l'ange qui
accomplit cette œuvre grandiose qui concerne le salut de tous les
hommes sur la terre dans ces derniers jours ? Qui rétablit l'Évangile
éternel ? Était-ce un seul ange ou plusieurs ? On répond
traditionnellement, et à juste titre : 'C'est Moroni, le fils de
Mormon, le prophète néphite qui est maintenant ressuscité, qui détient
les clefs du 'bois d'Éphraïm' (D&A 27:5), celui par le ministère
duquel le Livre de Mormon fut ramené à la lumière'. Le raisonnement est
le suivant : Le Livre de Mormon contient 'la plénitude de l'Évangile
éternel' (D&A 135:3) ; il s'y trouve le message de Dieu pour le
salut de tous les habitants de la terre ; et ce message de l'Évangile
est maintenant apporté par les témoins du Seigneur à toutes les
nations, langues et peuples les uns après les autres…
APOCALYPSE 15
APOCALYPSE 16
Apocalypse 16:1-21. Les sept derniers fléaux
Apocalypse 16:16. « Le lieu appelé en hébreu Harmaguédon »
À une centaine de kilomètres au nord de Jérusalem se trouve le Meguiddo, un mont qui domine l'entrée septentrionale de la large plaine appelée vallée de l'Esdrélon. Le mont Meguiddo (Har Megiddo en hébreu, dont Harmaguédon est la transposition grecque) se tenait en sentinelle au passage stratégique qui coupe la chaîne de montagnes séparant les plaines côtières des plaines intérieures et des collines de Galilée. Le mont Meguiddo a donné son nom à la vallée et aux régions qui l'entourent qui, donc, s'appellent aussi Harmaguédon.
Une
des plus importantes routes du monde antique – la liaison principale
entre l'Égypte et l'Asie – passait par cette vallée et près de la
forteresse de Meguiddo. À cause de leur position stratégique, Meguiddo
et la vallée de l'Esdrélon ont vu quelques-unes des batailles les plus
sanglantes de l'histoire. Les pharaons égyptiens, les légions romaines,
les troupes britanniques et les tanks israéliens ont tous combattu dans
la vallée de Meguiddo.
Avant la seconde venue du Christ, toutes les nations de la terre seront rassemblées pour combattre Jérusalem. Cette guerre terrible, un des derniers grands événements précédant la seconde venue du Sauveur a été vue à l'avance et décrite en détails par de nombreux anciens prophètes du Seigneur (voir par exemple Ézéchiel 38, 39; Joël 2, 3 ; Ésaïe 34 ; Jérémie 25 ; Daniel 11, 12 ; Zacharie 12-14). Jérusalem sera assiégée et ses habitants connaîtront de grandes souffrances. C'est évidemment Harmaguédon, qui se trouve au nord de Jérusalem, qui sera l'emplacement de la grande bataille décisive de cette guerre.
« Pendant ce siège, quand les nations seront assemblées et que le Seigneur viendra, il y aura une grande destruction. Les armées seront tellement troublées qu'elles combattront contre elles-mêmes. Il y aura un grand massacre. Puis le Seigneur apparaît aux Juifs. Il se montre à eux. Il leur demande de venir examiner ses mains et ses pieds et ils disent : 'Qu'est-ce que ces blessures ?' Et il leur répond : 'Ce sont les blessures qui m'ont été faites dans la maison de mes amis. Je suis Jésus-Christ'. Alors, ils l'accepteront comme leur Rédempteur, ce qu'ils n'ont jamais voulu faire. » (Smith, Signs of the Times, p. 171)
Apocalypse 16:20. « Et toutes les îles s'enfuirent »
«
Quand ce jour arrivera, de grands changements auront lieu sur la terre.
Nous croyons qu'il s'agit du temps du rétablissement et que la terre
doit être renouvelée (Dixième Article de foi). Nous savons que pour ce
renouvellement, le Seigneur 'commandera au grand abîme, et celui-ci
sera repoussé dans les pays du nord, et les îles deviendront une seule
terre. Le pays de
Jérusalem et le pays de Sion seront remis en leur propre lieu, et la
terre sera telle qu'elle était à l'époque où elle n'était pas encore
divisée' (D&A 133:23-24).
« On croit généralement que le partage de la terre du temps de Péleg (voir Genèse 10:25) fut
une division politique mais par la parole du Seigneur nous apprenons
que c'est la terre elle-même qui fut partagée ; et quand le Christ
reviendra, elle sera ramenée au même état physique qu'avant cette
division. La mer doit être repoussée au nord. La terre doit être
ramenée à l'état dans lequel elle se trouvait à l'origine et le pays de
Sion (l'Amérique) et de Jérusalem (la Palestine et la terre lui
appartenant) seront ramenés où ils se trouvaient au commencement. Le
Seigneur se tiendra au milieu de son peuple et règnera sur toute chair.
Nous avons appris dans notre étude que les méchants ou toutes choses
corruptibles (voir D&A 101:23-35) seront consumés et que, par
conséquent, ils ne seront pas autorisés à se trouver sur la terre quand
ce temps viendra. » (Smith, Church History and Modern Revelation, 1:264)
APOCALYPSE 17
Apocalypse 17:1. L'image de la grande prostituée de la terre
Une
des choses indiscutables de l'Apocalypse, c'est le caractère frappant
des symboles et des images utilisés par Jean. Le royaume de Satan, dans
toute sa splendeur opulente et perverse est décrit comme une prostituée
richement parée et assise sur une bête. Elle représente de toute
évidence l'impureté, le mal, la méchanceté. Mais le symbolisme va plus
loin que cela. L'image de la prostituée pour représenter les
dominations de Satan est la métaphore qui convient car Satan prostitue
tout ce qui est noble et bon.
Apocalypse 17:1-6. L'Église du diable
« Les titres 'Église du diable' et 'grande et abominable Église' sont utilisés pour identifier toutes les Églises ou les organisations, quel que soit leur nom ou leur nature – politique, philosophique, intellectuelle, économique, sociale, fraternelle, civique ou religieuse – qui ont pour but d'emmener les hommes sur un chemin qui les éloigne de Dieu et de ses lois et, par conséquent,du salut dans le royaume de Dieu. » (McConkie, Mormon Doctrine, p. 137-138)
Apocalypse 17:14. « Et l'agneau les vaincra »
Après
avoir dépeint la prostituée et la bête dans tout leur pouvoir et leur
perversité, Jean atteste qu'elles seront vaincues par le pouvoir
supérieur de l'Agneau de Dieu. La révélation moderne le confirme. Juste
avant l'organisation de l'Église dans cette dispensation, le Seigneur
dit qu'à cause de son obéissance à la volonté du Père, il avait soumis
toutes choses y compris de conserver 'tout pouvoir, même celui de
détruire Satan et ses œuvres à la fin du monde'(D&A 19:3).
APOCALYPSE 18
APOCALYPSE 19
Apocalypse 19:7-9. Qui sera invité au festin des noces de l'Agneau ?
«
Dans notre dispensation, l'Époux, qui est l'Agneau de Dieu, doit venir
chercher son épouse qui est l'Église composée des saints fidèles qui
attendent son retour. Comme il l'a enseigné dans la parabole des noces
du fils du roi, le grand festin des noces de l'Agneau sera alors
célébré. » (McConkie, Mormon Doctrine, 2e éd., p. 469).
Apocalypse 19:10. « Le témoignage de Jésus est l'esprit de la prophétie »
« Si quelqu'un me demandait si je suis un prophète, je ne le nierais pas, car ce serait un mensonge. Car, selon les paroles de Jean, le témoignage de Jésus est l'esprit de prophétie ; par conséquent, si je professe être un témoin ou un docteur, et que je n'aie pas l'esprit de prophétie, qui est le témoignage de Jésus, c'est que je dois être un faux témoin. Mais si je suis un vrai docteur et un vrai témoin, je dois posséder l'esprit de prophétie et c'est cela qui fait un prophète ; et tout homme qui dit être un docteur ou un prédicateur de justice et qui rejette l'esprit de prophétie est un menteur et la vérité n'est point en lui; et c'est la clé par laquelle on peut déceler les faux docteurs et lesimposteurs" (Smith, HC, 5:215-216)
Apocalypse 19:11-16. Pourquoi Jean vit-il Jésus monter un cheval blanc ?
Il est intéressant de remarquer que juste avant sa crucifixion, le Christ fit son entrée triomphale dans Jérusalem sur un âne (voir Matthieu 21). Selon la tradition, entrer dans une ville sur un âne signifiait que l'on y entrait pacifiquement. Qui imaginerait un conquérant allant à la bataille sur un âne ? Dans la vision qu'eut Jean de la seconde venue du Christ, on voit le Seigneur monter un cheval blanc (voir Apocalypse 19:11-16). Cela ne signifie pas que le Christ viendra réellement sur un cheval blanc mais il semble que cela symbolise le fait que sa seconde venue sera celle du vainqueur de tout mal comme Roi des rois etSeigneur des seigneurs.
Apocalypse 19:13. « Un vêtement teint de sang »
C'est une erreur courante de croire que le Christ sera vêtu de blanc quand il viendra. Ici et dans les Doctrine et Alliances, nous voyons qu'il sera vêtu de rouge, pour symboliser le fait qu'il a pris sur lui les péchés dumonde et le fait qu'il vient en jugement (voir D&A 133:46, 48, 50-51).
Apocalypse 19:21. « Tués par la parole »
Dans
la Traduction de Joseph Smith, le mot « épée » a été remplacé par le
mot « parole ». Cela indique que les méchants sont condamnés par la
parole de Dieu (voir Hébreux 4:12 ; D&A 14:2). Les hommes doivent
apprendre à vivre de toute parole qui sortde la bouche de Dieu, car sa parole est la vérité (voir D&A 84:44-45).
APOCALYPSE 20
Apocalypse 20:2-3. Comment Satan est-il lié ?
«
De nombreuses autres Écritures parlent des mille ans merveilleux et
glorieux que connaîtra la terre parce que Lucifer, Satan, le diable,
sera lié. Les Écritures disent qu'il sera lié avec une chaîne et 'jeté
dans l'abîme'. Pour moi, ce sont des termes symboliques. Je ne conçois
pas du tout quel genre de chaînes d'acier et quel genre d'abîmes
pourraient retenir Satan. Le seul pouvoir que je connaisse qui lierait
Satan, c'est-à-dire qui le rendrait impuissant, c'est la justice de
notre vie.
Apocalypse 20:4. « à ceux qui s'y assirent fut donné le pouvoir de juger »
Apocalypse 20:4-6. La résurrection se fait-elle en plusieurs temps ?
«
Et les saints qui seront sur la terre, qui seront vivants, seront
vivifiés et enlevés à sa rencontre. Et ceux qui auront dormi
dans leurs tombeaux sortiront,
car leurs tombeaux seront ouverts ; et ils seront, eux aussi,
enlevés à sa rencontre au milieu de la colonne du ciel — ils sont
au Christ, les prémices,
ceux qui descendront avec lui les premiers, et ceux qui, sur la terre
et dans leurs tombeaux, seront les premiers enlevés à sa
rencontre ; et tout cela par la voix du son de la trompette de
l'’ange de Dieu.
« Et après cela, un autre ange sonnera, ce qui est la deuxième trompette ; alors vient la rédemption de ceux qui sont au Christ à sa venue, qui ont reçu leur part dans cette prison qui est préparée pour eux, afin qu’ils reçoivent l'’Évangile et soient jugés selon les hommes dans la chair. Et de plus, une autre trompette sonnera, qui est la troisième trompette ; alors viennent les esprits des hommes qui doivent être jugés et se trouvent être sous la condamnation. Ceux-là sont le reste des morts ; et ils ne revivront pas avant que les mille ans ne soient passés, et pas avant la fin de la terre. Et une autre trompette sonnera, qui est la quatrième trompette, disant : Il s’en trouve parmi ceux qui doivent rester jusqu’à ce grand et dernier jour, c’est-à-dire la fin, qui resteront souillés. » (D&A 88:96-102)
Apocalypse 20:7-10. La bataille de Gog et Magog
Jean dit qu'après le millénium, Satan sera relâché et qu'une dernière
grande bataille sera livrée entre les forces du bien et du mal.
L'archange Michel (qui est Adam) réunira les armées de Dieu pour se
battre contre Satan et ses armées qui seront vaincus et jetés dans le
lieu où ils doivent rester pour l'éternité (voir D&A 88:110-116).
Jean appelle les armées qui suivront Satan Gog et Magog. Ces termes
prêtent un peu à confusion car ils désignent aussi le chef de la
dernière bataille avant le début du millénium que l'on appelle
communément la bataille d'Harmaguédon. Les termes eux-mêmes viennent
d'Ézéchiel 38 et 39 où la bataille d'Harmaguédon est décrite assez en
détails. La plupart des spécialistes croient qu'Ézéchiel a choisi ces
noms comme symboles de grande bravoure et de grande méchanceté sur le
plan militaire. Joseph Fielding Smith donne des explications qui
montrent la différence entre la bataille d 'Harmaguédon et la bataille
de Gog et Magog :
« Avant la venue du Christ, aura lieu la grande guerre parfois appelée Harmaguédon dont parle Ézéchiel aux chapitres 38 et 39. Une autre guerre, Gog et Magog, aura lieu après le millénium. » (Joseph Fielding Smith, Doctrines of Salvation, 3:45)
Apocalypse 20:12. Quels livres doivent être utilisés au jugement ?
« Nous apprenons que les livres seront ouverts. L'un d'eux sera l'histoire de notre vie telle qu'elle est tenue dans les cieux. Les autres livres qui seront ouverts sont ceux qui ont été tenus sur la terre. Dès l'organisation même de l'Église, le Seigneur a commandé que l'on tienne des registres des membres del'Église. » (Joseph Fielding Smith, Le chemin de la perfection, p. 321)
Apocalypse 20:14. Qu'est-ce que l'étang de feu ?
«
Un homme s'inflige à lui-même son tourment et sa condamnation. C'est
pour cela qu'il est dit : Ils iront dans l'étang ardent de feu et de
soufre. La torture de la déception dans l'esprit de l'homme est aussi
raffinée que celle d'un étang ardent de feu et de soufre. Je le dis,
tel est le tourment del'homme. » (Smith, HC, 6:314)
APOCALYPSE 21
Apocalypse 21:1. « Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre »
Apocalypse 21:2-3. La Nouvelle Jérusalem
« Pour avoir une idée de ce que veut dire ce titre, nous devons connaître ces cinq faits :
1.
L'ancienne Jérusalem, la ville dans laquelle se déroula la plus grande
partie du ministère personnel du Seigneur parmi les hommes sera
reconstruite dans les derniers jours et deviendra une des deux grandes
capitales du monde, une cité du millénium depuis laquelle la parole du
Seigneur sera envoyée au monde.
2. Une nouvelle Jérusalem, une nouvelle Sion, une cité de Dieu sera construite sur le continent américain.
3. La ville d'Énoch, la Sion d'origine, 'la Ville de Sainteté… fut enlevée au ciel' (Moïse 7:18-21).
4.
La ville d'Énoch, avec ses habitants qui furent enlevés au ciel et qui
sont actuellement des êtres ressuscités, reviendra, sous le nom de
Nouvelle Jérusalem, se joindre à la ville du même nom qui aura été
construite sur le continent américain.
5. Quand cette terre deviendra une sphère céleste, 'la ville sainte, Jérusalem', descendra 'd'auprès de Dieu' et cette terre deviendra à jamais la demeure d'êtres célestes (voir Apocalypse 21:10-27). » (McConkie, DNTC, 3:580-581)
« Et maintenant, je vous le demande, comment la justice et la vérité vont-elles balayer la terre comme un flot (voir Moïse 7:62-64) ? Je vais vous répondre. Les hommes et les anges travailleront de concert pour accomplir cette grande œuvre, et Sion sera préparée, oui, une nouvelle Jérusalem, pour les élus qui seront rassemblés des quatre coins de la terre, et qui s'y établiront pour y fonder une cité sainte, car le Tabernacle du Seigneur sera avec eux… Cette citation m'apprend que Jean, sur l'île de Patmos, a vu les mêmes choses qu'Énoch a vues concernant les derniers jours. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 112)
Apocalypse 21:8. Qu'est-ce que la seconde mort ?
« Après la séparation du corps et de l'esprit qui est la mort naturelle, les méchants et les impies connaissent une seconde mort, une mort spirituelle, ce qui signifie qu'ils sont jetés hors de la présence du Seigneur et qu'ils sont morts aux choses de la justice qui sont les choses de l'Esprit.
« Mais quand ceux-ci auront souffert pour leurs propres péchés, quand ils auront payé jusqu'au dernier sou en enfer (voir D&A 63:17-18), quand ils auront subi 'la colère du Dieu tout-puissant, jusqu'à la plénitude des temps' (D&A 76:106) ils se lèveront à la seconde résurrection et recevront leur héritage dans le royaume téleste. C'est-à-dire que la période pendant laquelle ils devaient subir la mort spirituelle cessera. La mort et l'enfer rendront les morts qui sont en eux ; et tous les hommes, excepté les fils de perdition, recevront leur part dans les royaumes qui sont préparés. Ainsi ces 'vases de colère' [les fils de perdition, ndlr] sont 'les seuls sur lesquels la seconde mort aura un pouvoir quelconque' (D&A 76:37) après la résurrection. » (McConkie, DNTC, 3:583-584)
Apocalypse 21:17. Quelle est la longueur d'une coudée ?
La
coudée, à l'origine représentait la longueur de l'extrémité du majeur
au coude. Bien que la coudée ait quelque peu varié au cours des âges,
elle faisait à peu près 45 cm. Cent quarante-quatre coudées, cela
ferait à peu près 65 mètres. Mais il se peut que ce nombre soit
symbolique. Douze est le nombre qui est associé à la ville sainte, et
144 est le carré de 12.
APOCALYPSE 22
Apocalypse 22:1. Le fleuve et l'arbre de vie
Voir 1 Néphi, chapitres 8 et 11.
Apocalypse 22:7. « Je viens bientôt »
« Cela ne veut pas dire bientôt mais rapidement, c'est-à-dire avec rapidité et d'une façon soudaine après que tout ce qui doit arriver avant ait eu lieu. 'Je suis Jésus-Christ qui viens rapidement à l'heure où vous n'y penserez point' (D&A 51:20). » (McConkie, DNTC, 3:590)
Apocalypse 22:9. « Je suis ton compagnon de service »
« Le prophète Joseph Smith nous dit que 'les seuls anges qui desservent cette terre sont ceux qui y appartiennent ou y ont appartenu'. Par conséquent, lorsque des messagers sont envoyés enseigner les habitants de cette terre, ce ne sont pas des étrangers, mais ils sortent des rangs de notre famille, de nos amis, de nos semblables et de nos compagnons de service. » (Joseph F. Smith, Gospel Doctrine, p. 435-436)
Apocalypse 22:18-19. Est-ce que les révélations modernes « ajoutent » quelque chose ?
«
Si on lit attentivement ce texte, on se rend compte que Jean le
Révélateur parlait seulement du livre de l'Apocalypse et non de tout
autre recueil d'écrits sacrés. Moïse a utilisé une expression semblable
en parlant à l'ancienne Israël : 'Vous n'ajouterez rien à ce que je
vous prescris, et vous n'en retrancherez rien' (Deutéronome 4:2), 'Vous
observerez et vous mettrez en pratique toutes les choses que je vous
ordonne ; vous n'y ajouterez rien, et vous n'en retrancherez rien' (Deutéronome 12:32).
« Quelqu'un pourrait-il supposer qu'en prononçant ces paroles Moïse posa une interdiction contre toutes les révélations qui devaient suivre et tous les livres qui seraient appelés Écritures dans le futur ? Avait-il le pouvoir de réduire au silence tous les futurs prophètes et de leur interdire de prononcer ou d'écrire ce que Dieu voulait qu'ils disent ? Bien sûr que non ; autrement, il nous manquerait la plus grande partie de notre Ancien Testament et nous n'aurions pas de Nouveau Testament du tout.
« Il en est de même pour Jean le Révélateur. En disant qu'il ne fallait rien ajouter au livre de l'Apocalypse, il ne parlait que de ce livre, et disait que personne ne devait essayer de modifier ou de corrompre ce qu'il avait écrit. La Bible n'était pas encore compilée quand Jean écrivit le livre de l'Apocalypse, il était donc impossible que ce soit à ce livre qu'il fasse allusion.
De
plus, les spécialistes nous disent que l'évangile de Jean fut écrit
après le livre de l'Apocalypse et, si c'est vrai, c'est une indication
supplémentaire qui nous montre que Jean n'avait nullement l'intention
d'exclure les autres écrits mais seulement de protéger ce livre
particulier de l'Apocalypse contre toute modification ou altération. »
(Mark E. Petersen, CR, octobre 1964, p. 121)