Face aux questions ou inquiétudes
sur des enseignements ou des pratiques de l’Église



Le Seigneur nous encourage tous à « cherche[r] la connaissance par l’étude et aussi par la foi » (D&A 88:118). Ce conseil est particulièrement pertinent lorsque nous avons des questions ou des inquiétudes sur des enseignements ou des pratiques de l’Église. Dès son jeune âge, Joseph Smith a appris que les questions posées avec foi donnaient lieu à la révélation et une plus grande connaissance de la vérité. Le Seigneur a enseigné simplement : « Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira » (Matthieu 7:7).

De temps en temps, les dirigeants de l’Église donnent des informations qui répondent à certaines de nos questions. Mais il ne leur est ni pratique ni possible de répondre à toutes celles que nous nous posons. Lorsque nous comprenons comment chercher la connaissance par l’étude et par la foi, nous devenons plus autonomes et plus aptes à trouver la réponse inspirée à nos questions, et nous persévérons fidèlement en résolvant nous-mêmes nos inquiétudes. Boyd K. Packer a enseigné : « L’autonomie spirituelle est le pouvoir qui nous soutient dans l’Église… Si nous nous dépêchons de répondre à toutes vos questions et de vous fournir tant de moyens de résoudre tous vos problèmes, nous risquons de finir par vous affaiblir au lieu de vous fortifier. »

Cherchons la connaissance (la réponse à nos questions ou doutes) par l’étude et par la foi

L’étude de l’Évangile ne nécessite pas de formation universitaire, mais elle implique le raisonnement et un effort mental. Le Seigneur attend de nous que nous « recherchions … diligemment » (D&A 88:118). Dans notre quête de la vérité, nous lisons, analysons l’information, soupesons sa fiabilité et prenons un temps de mûre réflexion. Nous examinons les opinions des autres, ainsi que les nôtres, et nous cherchons à replacer les paroles et les faits dans le contexte approprié. Nous faisons preuve de discernement et d’attention, en nous souvenant toujours que notre connaissance est incomplète mais grandissante.

Notre perspective et notre connaissance étant limitées, nous ne trouvons des vérités spirituelles que si la foi est associée à nos efforts. La foi exige des efforts mentaux et spirituels et est enracinée dans l’espérance positive et non dans le doute négatif. Nous exprimons notre foi par nos paroles et en agissant selon les vérités que nous recevons. Ce faisant, elle grandit et nous recevons une plus grande connaissance par l’Esprit et par notre expérience. L’espérance produite par notre foi constitue une ancre pour notre âme, laquelle nous rend sûrs et constants pendant que nous continuons d’apprendre.

Outre la prière et l’inspiration du Saint-Esprit pour affermir notre foi, voici quelques principes qui nous aident à devenir plus autonomes dans notre recherche de la connaissance par l’étude et par la foi.

N’ayons pas honte et ne nous sentons pas indigne lorsque nous avons des questions ou des inquiétudes

C’est le cas d’à peu près tout le monde un jour ou l’autre. Thomas S. Monson a dit : « Au fil de notre vie quotidienne, il est presque inévitable que notre foi soit attaquée » (Le Liahona, novembre 2011, p. 60). Dieter F. Uchtdorf a aussi enseigné : « Certaines personnes peuvent se sentir mal à l’aise ou indignes parce qu’elles se posent des questions sérieuses concernant l’Évangile, mais c’est un sentiment qu’elles ne doivent pas éprouver. Poser des questions n’est pas un signe de faiblesse, c’est un préalable à la progression. »

Souvenons-nous cependant que le mot question n’est pas synonyme de doute. La foi et le doute ne sont pas les deux côtés d’une médaille. Le Seigneur et ses prophètes n’encouragent pas le doute, au contraire. Le doute n’est pas présenté sous un jour positif dans les Écritures. Le président Monson a enseigné : « Le doute n’insuffle jamais la foi » (Le Liahona, juillet 2013, p. 5). C’est la raison pour laquelle le Seigneur insiste tant pour que nous ne doutions pas (voir Matthieu 14:31 ; Luc 12:29 ; Hélaman 5:49 ; Mormon 9:21, 25, 27 ; D&A 6:3). Il sait que le doute peut porter préjudice à notre foi en lui.

Même si nous ne devons pas avoir honte ni nous sentir indignes parce que nous avons des questions ou des inquiétudes, nous devons cependant chercher à les résoudre, nous souvenant que nos questions recevront leur réponse selon le calendrier du Seigneur, ce qui peut mettre notre patience à contribution. Le doute ne conduit pas à la foi mais la recherche de la connaissance par l’étude et par la foi fait grandir notre connaissance et notre foi.

Restons fidèles à ce que nous savons déjà, par l’Esprit, être vrai

Lorsque nous avons une question ou une inquiétude au sujet d’un aspect des enseignements ou des pratiques de l’Église, cherchons la réponse sans mettre de côté le témoignage que nous avons déjà acquis. Paul a sagement conseillé à Timothée de demeurer dans les choses qu’il avait « reconnues certaines » (2 Timothée 3:14). Dallin H. Oaks a enseigné : « Lorsqu’un événement à venir ou un principe de l’Évangile nous laisse dans l’incertitude, il est généralement préférable d’agir en fonction de ce que nous savons et de faire confiance à notre Père céleste aimant pour nous donner davantage de connaissance lorsque nous en aurons réellement besoin. » (Dallin H. Oaks, Life’s Lessons Learned, 2011, p. 130-169)

La foi engendrée par le doute, cela n’existe pas. Par la foi, l’apôtre Pierre a marché sur l’eau jusqu’à ce que la crainte et le doute le fassent chanceler et qu’il commence à couler. Au début du Rétablissement, les dirigeants et les membres avaient appris que « là où il y a le doute et l’incertitude, il n’y a pas de foi et elle ne peut exister » (Lectures on Faith, leçon 6).

Jeffrey R. Holland a aussi préconisé : « Dans les moments de crainte ou de doute ou dans les périodes de trouble, gardez le terrain que vous avez déjà conquis, même si ce terrain est limité… Quand ces moments surviennent, que les problèmes surgissent et qu’ils ne se résolvent pas immédiatement, accrochez-vous fermement à ce que vous savez déjà et tenez bon jusqu’à ce que vous obteniez plus de connaissance… Le problème, ce n’est pas l’ampleur de votre foi ou le niveau de votre connaissance, mais l’intégrité que vous démontrez à l’égard de la foi que vous possédez et de la vérité que vous connaissez déjà. » (Le Liahona, mai 2013, p. 93-94)

S’adressant aux personnes qui sont perturbées par des événements de l’histoire de l’Église et des interactions négatives avec d’autres membres, David A. Bednar a conseillé : « Mon espoir, surtout pour les personnes qui sont troublées par de telles circonstances, est qu’elles se posent cette question : ‘Suis-je disposée à mettre de côté ou à perdre l’intégralité de la vérité rétablie à cause d’événements historiques pour lesquels nous n’avons peut-être pas tous les renseignements pertinents ou à cause d’expériences gênantes avec d’autres membres de l’Église ?’ Pour juger avec sagesse, tenez compte de l’intégralité de l’Évangile de Jésus-Christ : toutes les vérités révélées au cours de la dispensation de la plénitude des temps » (Religious Educator 12, n° 2, 2011, p. 10-11). Neil L. Andersen a brièvement déclaré : « Ne rejetons pas quelque chose que nous savons être vrai à cause de quelque chose que nous ne comprenons pas encore. » (Le Liahona, novembre 2014, p. 29)

Examinons les questions avec la perspective éternelle du plan du salut

Par l’intermédiaire du prophète Ésaïe, le Seigneur a dit : « Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées » (Ésaïe 55:9). L’apôtre Paul a aussi enseigné que notre foi devait être « fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu » (1 Corinthiens 2:5).

Dallin H. Oaks a aussi enseigné : « Des questions telles que : D’où venons-nous ? Pourquoi sommes-nous ici ? et Où allons-nous ? ont des réponses dans l’Évangile de Jésus-Christ. Des prophètes ont appelé cela le plan de salut et ‘le grand plan du bonheur’ (Alma 42:8). Grâce à l’inspiration, nous comprendrons cette carte routière de l’éternité et l’utiliserons pour nous guider le long du chemin de la condition mortelle. » (L’Étoile, janvier 1994, p. 83)

Boyd K. Packer a expliqué : « La plupart des questions difficiles que nous rencontrons dans l’Église actuellement (et nous pourrions en faire la liste : l’avortement et toutes les autres questions, toutes les contestations sur la question de savoir qui détient et qui ne détient pas la prêtrise), ne peuvent recevoir de réponse sans une certaine connaissance du plan en toile de fond » (colloque du département d’Éducation de l’Église, le 10 août 1993). Lorsque des questions ou des inquiétudes font surface, nous devons chercher à les résoudre dans le contexte du plan du salut. Cela nous permet de voir les choses avec une perspective éternelle.

Demandons-nous : Quelle place ce problème ou cet enseignement a-t-il dans le plan du salut ? Quelle sera son influence sur mon bonheur dans la condition mortelle et mon salut dans l’éternité ? Qu’enseignent les Écritures ou les prophètes actuels à ce sujet ?

Cherchons à résoudre les inquiétudes à l’aide de la prière sincère

Les prophètes nous enseignent que nous devons nous adresser à Dieu avec sincérité et non avec une attitude cynique ou sceptique. Néphi a rappelé à ses frères, troublés par des questions et des doutes, ce que le Seigneur avait dit : « Si vous ne vous endurcissez pas le cœur et me demandez avec foi, croyant que vous recevrez, étant diligents à garder mes commandements, assurément ces choses vous seront révélées » (1 Néphi 15:11). Bien que l’étude soit un bon moyen de résoudre les inquiétudes, elle sera inefficace à moins que celui qui cherche la vérité ne s’efforce de respecter les commandements de Dieu et de lui soumettre ses questions dans la prière.

L’apôtre Jacques a expliqué comment obtenir la réponse à nos questions. Il a conseillé aux personnes qui cherchent la vérité de reconnaître qu’il peut y avoir une épreuve de la foi, qu’il faut être patient et qu’il faut « demander à Dieu ». Nous recherchons des réponses auprès d’une source divine « avec foi, sans douter » (Jacques 1:2-6). En d’autres termes, nous devons commencer avec une attente positive, étant remplis d’espérance, et non avec une attitude négative, étant remplis de doute, de cynisme et de scepticisme.

Dieter F. Uchtdorf a témoigné : « Laissez-moi vous dire ceci : Dieu se soucie de vous. Il écoutera vos questions et y répondra. Les réponses à vos prières viendront de la manière et au moment qu’il choisira ; c’est pourquoi vous devez apprendre à écouter sa voix. » (Le Liahona, novembre 2014, p. 21)

Il est important de nous souvenir également que la révélation pour l’Église entière vient uniquement par l’intermédiaire des dirigeants que le Seigneur a choisis, et non par l’intermédiaire des membres. Dans une révélation destinée à Oliver Cowdery, le Seigneur a dit : « Nul ne sera désigné pour recevoir des commandements et des révélations dans cette Église, si ce n’est mon serviteur Joseph Smith, fils » (D&A 28:2). Un jour, Joseph Smith a enseigné : « Il est contraire au plan de Dieu qu’un membre quelconque de l’Église ou que qui que ce soit reçoive des instructions pour ceux dont l’autorité est supérieure à la leur ; vous verrez donc qu’il serait déplacé d’en tenir compte. » (Enseignements des présidents de l’Église, p. 21)

Mettons le Sauveur au centre de votre vie

Jésus a déclaré : « Quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée sur le roc. » (Matthieu 7:24-25)

En qualité de père, Hélaman a rappelé à ses deux fils, Néphi et Léhi, qu’ils devaient bâtir leur vie sur le Sauveur afin de ne pas chanceler dans les moments de difficultés : « Et maintenant, mes fils, souvenez-vous, souvenez-vous que c’est sur le roc de notre Rédempteur, qui est le Christ, le Fils de Dieu, que vous devez bâtir votre fondation… une fondation sûre, une fondation telle que si les hommes construisent sur elle, ils ne peuvent tomber. » (Hélaman 5:12).

Un jour, Howard W. Hunter a exhorté un groupe d’étudiants à se souvenir d’une chose : « Si notre vie et notre foi sont centrées sur Jésus-Christ et son Évangile rétabli, rien ne peut jamais aller mal en permanence. D’autre part, si notre vie n’est pas centrée sur le Sauveur et ses enseignements, aucun autre succès ne peut être juste de manière permanente. » (Enseignements des présidents de l’Église, p. 4)

Richard G. Scott a enseigné que « nous sommes justement venus sur terre pour progresser grâce aux épreuves… Et l’expiation de Jésus-Christ nous permet de les endurer [voir 2 Néphi 2:2]… Si nous allons activement à lui, nous endurerons toutes les tentations, tous les chagrins et toutes les épreuves que nous rencontrons. » (Le Liahona, novembre 2014, p. 94)

Nous centrons notre vie sur le Sauveur en nous efforçant de nous souvenir toujours de lui, en priant quotidiennement, en étudiant la parole de Dieu et en la méditant, en obéissant à ses commandements et en servant notre famille et autrui.

Étudions fréquemment la parole de Dieu

L’étude régulière et même quotidienne de l’Évangile fortifiera notre témoignage en tout temps, et surtout dans les moments où nous sommes troublés par des questions, des inquiétudes ou des doutes. Néphi a dit à Laman et à Lémuel que « quiconque prêtait l’oreille à la parole de Dieu et s’y tenait fermement ne périrait jamais ; et que les tentations et les traits enflammés de l’adversaire ne pourraient pas non plus avoir le dessus sur lui au point de l’aveugler pour l’entraîner vers la destruction. » (1 Néphi 15:24)

Le Sauveur a enseigné à ses premiers apôtres : « Quiconque garde précieusement ma parole ne sera pas séduit » (JSM 1:37). Henry B. Eyring a expliqué que « nous nous imprégnons de la parole de Dieu en ne nous contentant pas de lire les paroles des Écritures, mais également en les étudiant. Nous serons plus édifiés en méditant quelques paroles, en permettant au Saint-Esprit de nous en imprégner, qu’en parcourant rapidement des chapitres entiers des Écritures. » (Le Liahona, novembre 1997, p. 84)

La parole de Dieu est non seulement « une lampe à [nos] pieds et une lumière sur |notre] sentier » (Psaumes 119:105) mais elle nous nourrit lorsque notre témoignage est menacé par des inquiétudes ou des questions perturbantes. Quentin L. Cook a déclaré : « La parole de Dieu inspire l’engagement et agit comme un baume guérisseur pour les sentiments blessés, la colère ou la déception. » (Le Liahona, novembre 2012, p. 7)

Ezra Taft Benson a enseigné que la parole de Dieu « se trouve dans les Écritures, dans les paroles des prophètes vivants et dans la révélation personnelle » et qu’elle « possède le pouvoir de fortifier les saints et de les armer de l’Esprit pour qu’ils puissent résister au mal, se tenir fermement au bien et trouver de la joie dans la vie. » (Ensign, mai 1986, p. 80)

Suivons les oints du Seigneur, les prophètes

Le Sauveur a choisi les prophètes et les apôtres qui dirigent son Église aujourd’hui. Il leur fait confiance et honore leurs paroles : « Ce que moi, le Seigneur, ai dit, je l’ai dit, et je ne m’en excuse pas ; et même si les cieux et la terre passent, ma parole ne passera pas, mais s’accomplira entièrement, que ce soit par ma voix ou par la voix de mes serviteurs, c’est la même chose » (D&A 1:38). Le 6 avril 1830, jour de l’organisation officielle de l’Église, le Seigneur a dit aux saints à propos de Joseph Smith, le prophète : « Car vous recevrez sa parole, en toute patience, et avec une foi absolue, comme si elle sortait de ma propre bouche » (D&A 21:5). Ce principe s’applique à chaque prophète successif jusqu’à aujourd’hui.

Neil L. Andersen a enseigné : « Il est tout à fait normal de mettre en cause ce qu’on entend dans les nouvelles, mais on ne doit jamais douter du témoignage des prophètes de Dieu » (Le Liahona, nov. 2014). La raison est que les prophètes ne nous égareront jamais. Thomas S. Monson a déclaré avec assurance : « Si vous suivez les prophètes, vous serez en terrain sûr » (Ensign, janvier 2015, p. 5). Concernant ce principe, M. Russell Ballard a promis : « Nous pouvons nous demander : ‘Existe-t-il une voix qui soit claire, pure et sans préjugés, sur laquelle nous pouvons toujours compter ? Y a-t-il une voix qui puisse toujours nous indiquer une direction claire pour trouver notre chemin dans le monde troublé d’aujourd’hui ?’ La réponse est oui. Cette voix est celle du prophète actuel et des apôtres… Je vous fais une promesse. Elle est simple mais vraie. Si vous écoutez le prophète actuel et les apôtres et suivez leurs recommandations, vous ne vous égarerez pas. » (Le Liahona, mai 2001)

Apprenons à reconnaître la voix de l’Esprit et à la suivre

Lorsque nous connaissons les murmures du Saint-Esprit et y obéissons, nous ne sommes pas séduits par les faux raisonnements qui sont si répandus dans notre culture d’aujourd’hui. À l’époque du Nouveau Testament, Jésus a dit à ses apôtres : « Le consolateur, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jean 14:26). De plus, il a dit : « Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16:13).

Henry B. Eyring nous a dit pourquoi nous avons besoin de l’influence constante du Saint-Esprit :

« Tout comme le Saint-Esprit nous fortifie contre le mal, il nous donne également le pouvoir de discerner la vérité du mensonge. La vérité qui a le plus d’importance ne se vérifie que par la révélation venant de Dieu. Notre raisonnement humain et l’usage de nos sens physiques sont insuffisants. Nous vivons à une époque où même les plus sages sont bien en peine de distinguer la vérité de la tromperie habile… Puisque des mensonges peuvent nous être présentés à tout moment, nous avons besoin de l’influence constante de l’Esprit de vérité pour nous épargner les moments de doute. » (Le Liahona, novembre 2015, p. 104-105)

La vérité se découvre petit à petit ; évitons donc de tirer des conclusions hâtives

Le Sauveur a clairement expliqué que sa manière de nous instruire consiste à le faire peu à peu :

« Je donnerai aux enfants des hommes ligne sur ligne, précepte sur précepte, un peu ici et un peu là ; et bénis sont ceux qui écoutent mes préceptes et prêtent l’oreille à mes recommandations, car ils apprendront la sagesse ; car à celui qui reçoit, je donnerai davantage ; et à ceux qui diront : Nous avons assez, on ôtera même ce qu’ils ont. » (2 Néphi 28:30)

Joseph Smith a également enseigné pourquoi la vérité vient peu à peu. Il a dit : « Il n’est pas sage que toute la connaissance nous soit présentée d’un coup, mais nous devons l’avoir petit à petit ; alors nous pouvons l’assimiler. » (Enseignements des présidents de l'Église, p. 286)

Jean-Baptiste a témoigné qu’avant de savoir tout, le Seigneur Jésus-Christ a appris peu à peu :

« Et moi, Jean, je vis qu’il ne recevait pas la plénitude dès l’abord, mais qu’il reçut grâce sur grâce ; et il ne reçut pas la plénitude dès l’abord, mais continua de grâce en grâce, jusqu’à ce qu’il reçût une plénitude ; car c’est ainsi qu’il fut appelé le Fils de Dieu, parce qu’il n’avait pas reçu la plénitude dès l’abord. » (D&A 93:12-14)

En suivant l’exemple du Sauveur, nous apprenons petit à petit et, quant à ce que nous ne savons toujours pas, nous faisons preuve de patience au lieu de tirer des conclusions prématurées qui risquent d’être inexactes et de soulever inutilement des questions ou des doutes.

Les Écritures nous enseignent que nous devons « progresser… dans la connaissance de la vérité » (D&A 50:40). Joseph Smith a donné une belle image de notre progression dans la connaissance de la vérité :

« Lorsque vous montez à une échelle, vous devez commencer en bas et la gravir barreau par barreau, jusqu’à ce que vous arriviez en haut ; il en est de même avec les principes de l’Évangile, vous devez commencer par le premier et continuer jusqu’à ce que vous ayez appris tous les principes de l’exaltation. Mais il faudra un bon moment après votre passage de l’autre côté du voile avant que vous les ayez appris. Tout ne doit pas être compris ici-bas. Ce sera un grand travail d’apprendre notre salut et notre exaltation même outre-tombe. » (Enseignements des présidents de l'Église, p. 286)

Jacob a enseigné que la connaissance du Seigneur est profonde et qu’il « est impossible que l’homme découvre toutes ses voies ». Il nous a rappelé que ce que nous pouvons savoir des voies de Dieu viendra par la révélation. Il a fait la mise en garde suivante : « C’est pourquoi… ne méprisez pas les révélations de Dieu » (Jacob 4:8). La révélation est la clé de la progression ligne par ligne de notre connaissance de la vérité.

Neil L. Andersen a raconté : « Il y a des années j’ai lu un article du magazine Time qui parlait d’une lettre qu’on avait récemment découverte, prétendument écrite par Martin Harris, et qui contredisait le récit de Joseph Smith concernant la découverte des plaques du Livre de Mormon (Time, 20 mai , 1985, p. 44). Quelques membres ont quitté l’Église à cause de ce document (voir Ensign, novembre 1987, p. 52). Hélas, ils sont partis trop vite. Des mois plus tard, des experts ont découvert (et le faussaire a confessé) que la lettre était un faux (voir Richard E. Turley, Victims : The LDS Church and the Mark Hofmann Case, 1992). Il est tout à fait normal de questionner ce qu’on entend dans les nouvelles, mais on ne doit jamais douter du témoignage des prophètes de Dieu… Ne rejetons pas quelque chose que nous savons être vrai à cause de quelque chose que nous ne comprenons pas encore. » (Le Liahona, novembre 2014)

Consultons des sources fiables et réfléchissons aux intentions des personnes qui ont préparé chaque source

Sur l’Internet, tout le monde a maintenant accès à une information qui autrefois était inaccessible à la plupart des gens. Dieter F. Uchtdorf a déclaré :

« Dans l’histoire du monde, nous n’avons jamais pu accéder aussi facilement à plus d’informations : certaines vraies, d’autres fausses et une grande partie partiellement vraie. Par conséquent, il n’a jamais été aussi important, dans l’histoire du monde, d’apprendre à discerner correctement la vérité de l’erreur. » (Colloque du système éducatif de l'Église, 13 janvier 2013)

Une technique indispensable à l’apprentissage de l’Évangile est l’aptitude à trouver les sources qui sont fiables et à évaluer les intentions des personnes qui les ont préparées. Il serait peu sage de considérer que toutes les sources sont aussi fiables et dignes de confiance les unes que les autres, en particulier celles qui sont sur l’internet. Nous devrions nous interroger sur les mobiles et les intentions, ainsi que sur les connaissances des personnes qui encouragent le doute. Nous devons aussi réfléchir au ton de leurs déclarations et aux résultats qu’elles espèrent obtenir. Est-ce pour édifier la foi ou l’affaiblir ? Souvenons-nous : « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Matthieu 7:20).

D. Todd Christofferson a expliqué : « Dans certaines traditions religieuses, des théologiens prétendent avoir la même autorité pour enseigner que les dirigeants religieux, et les questions de doctrine peuvent donner lieu à un combat d’opinions entre eux. Certains s’appuient sur les conciles œcuméniques du Moyen-Âge et leurs credo. D’autres insistent surtout sur les raisonnements de théologiens ultérieurs aux apôtres ou sur l’herméneutique et l’exégèse bibliques. Nous aussi, nous accordons de la valeur à l’érudition qui améliore la compréhension mais, dans l’Église, aujourd’hui comme autrefois, définir la doctrine du Christ ou corriger les déviations doctrinales est une affaire de révélation divine accordée à ceux que le Seigneur dote de l’autorité apostolique. » (Le Liahona, mai 2012)

Harold B. Lee a proposé une méthode pour déterminer la fiabilité des sources : « Je vais vous dire ce que je fais lorsque je lis les nombreux livres qui se présentent (et je pense que l’heure est venue d’être plus sélectifs que jamais dans nos lectures). Permettez-moi de vous proposer une méthode. Lorsque vous lisez ces livres, quel qu’en soit l’auteur, lisez attentivement le texte et lorsque l’enseignement est en accord total avec les révélations que le Seigneur nous a données et avec les enseignements contenus dans les Écritures, acceptez ce que vous lisez comme un fait, mais lorsqu’il dévie vers des hypothèses ou des spéculations qui ne sont pas entièrement prouvées par les Écritures, notez dans la marge le nom de l’auteur. C’est son idée, vous voyez. Faites la différence entre l’idée de la personne et ce qui est corroboré par les Écritures. » (Teachings of Harold B. Lee, éd. Clyde J. Williams, 1996, p. 441)

Apprenons à déceler les vérités partielles et l’absence de contexte

Les circonstances entourant un événement historique ne sont pas toujours notées avec exactitude et sont généralement interprétées par l’auteur. Il est donc important de se souvenir que l’information peut être présentée avec une certaine dose de subjectivité et de parti pris. Neal A. Maxwell a dit un jour : « Certains insistent pour étudier l’Église uniquement à travers le regard de ses dissidents ; cela revient à interviewer Judas pour comprendre Jésus. » (BYU Devotional, 8 novembre 1977)

Malheureusement, certaines personnes enseignent des choses qui ne sont pas vraies ou les présentent de manière à les rendre plausibles alors qu’en réalité elles sont fausses. Korihor a été séduit par le diable et a confessé : « J’ai enseigné ses paroles ; et je les ai enseignées parce qu’elles étaient agréables à l’esprit charnel ; et je les ai enseignées jusqu’à avoir beaucoup de succès, de sorte que j’ai vraiment cru qu’elles étaient vraies ; et c’est pour cela que j’ai résisté à la vérité. » (Alma 30:53)

Russell M. Nelson a décrit une occasion où la vérité n’a pas été présentée dans son contexte véritable et a ainsi donné une impression fausse :

« Cela me rappelle une expérience personnelle que vous allez peut-être trouver amusante. J’étais assistant du gouvernement américain au centre de contrôle des épidémies à Atlanta (Géorgie). Un jour, après nos réunions, attendant qu’un taxi m’amène à l’aéroport, je me suis allongé sur la pelouse pour profiter de quelques rayons de soleil avant de retrouver le temps hivernal de janvier en Utah. J’ai reçu plus tard par courrier une photo prise par un photographe avec un télé-objectif, saisissant ce moment de détente sur la pelouse. Elle était accompagnée de la légende suivante : ‘Consultant gouvernemental au centre national de contrôle des épidémies’. La photo était vraie, la légende aussi, mais la vérité était utilisée pour donner une impression fausse. Oui, même la vérité peut être utilisée pour communiquer un mensonge. » (Ensign, janvier 1986, p. 71)

Joseph F. Smith a dit : « Il est très imprudent de prendre un fragment de la vérité et de la traiter comme si elle représentait toute la vérité. » (Doctrine de l'Évangile, p. 99)

Aidons les personnes qui ont des questions ou des inquiétudes

Nos enfants ou nos amis peuvent s’adresser à nous lorsqu’ils ont besoin d’aide pour des questions ou des inquiétudes au sujet de l’histoire, de la doctrine ou de pratiques de l’Église. Gardons les directives et les principes suivants à l’esprit lorsque nous les aidons à résoudre leurs inquiétudes.

Faisons preuve de compassion

Le Sauveur a fait preuve de compassion lorsque Pierre a douté. Matthieu rapporte que lorsque Pierre a commencé à couler, « aussitôt Jésus étendit la main [et] le saisit » (Matthieu 14:31). Comme le Sauveur, faisons preuve de compassion aussitôt et fournissons de gros efforts pour aider les personnes qui ont des questions ou des doutes. Rassurons-les quant à l’amour et au respect que nous avons pour elles. Faisons-leur comprendre que ce n’est pas un péché d’avoir des questions ou des inquiétudes. Enseignons-leur qu’elles trouveront la solution par la prière sincère, l’étude des Écritures et des enseignements des prophètes modernes, et l’écoute attentive des murmures du Saint-Esprit.

Écoutons attentivement

Écoutons attentivement leurs inquiétudes et leurs propos à propos de ce qui les trouble. Ne considérons pas une question ou une inquiétude sincère comme étant sans importance, sans intérêt, malsaine ou immorale. Souvenons-nous que le rétablissement de l’Évangile a commencé par une question sincère posée avec foi par Joseph Smith. C’est l’occasion d’édifier et de fortifier ces personnes grâce à l’inspiration de l’Esprit. C'est l'occasion de « consoler ceux qui ont besoin de consolation » (Mosiah 18:9).

Fortifions la foi

Le Seigneur a dit : « Et comme tous n’ont pas la foi, cherchez diligemment et enseignez-vous les uns aux autres des paroles de sagesse ; oui, cherchez des paroles de sagesse dans les meilleurs livres » (D&A 88:118).

Encourageons les personnes qui ont des questions ou des inquiétudes à continuer à prier quotidiennement pour recevoir l’inspiration divine, à étudier les Écritures, notamment le Livre de Mormon, à lire les discours des prophètes et des apôtres, à aller à l’église et à servir autrui. Contribuons à rectifier les renseignements erronés qu’elles peuvent avoir glanés afin que leur foi repose sur une fondation solide à partir de laquelle elles pourront progresser.

(churchofjesuschrist.org)