Mémoires de Robert Sorhaitz


président de la branche de Bayonne et des districts de Pau et de Bordeaux


Relations avec différentes religions





L’Église catholique
L'Amitié judéo-chrétienne
Les juifs messianiques
L'Église réformée de France


L'Église catholique

Lycée Catholique Largenté à Bayonne, avec soeur Saint-Jacques

Le Lycée catholique Largenté est situé à Bayonne, 50 Avenue Jacques Loëb. Pendant les années 1970-1980, la directrice était la Mère Supérieure, soeur Saint-Jacques, patronyme Lataillade. L'aumônier était l'abbé Bernard Fourgs.

Au printemps 1976, j'ai pris contact avec quelques établissements de Bayonne-Anglet-Biarritz, afin de proposer les services des missionnaires, en particulier auprès des professeurs d'anglais. Seule soeur Saint-Jacques a répondu favorablement. Parmi les missionnaires se trouvait un français, Luc Stiévenard, qui s'est par la suite marié à Pau.

Cette collaboration missionnaires-professeurs d'anglais a été très appréciée ; Si bien que, plus tard, soeur Saint-Jacques m'a appelé, pour un entretien, dans le but de faire assurer par les missionnaires, une classe de religion, à condition que ces derniers ne parlent pas du Livre de Mormon.

Le 5 juillet 1977 à l'église de Pau, le président Charles Didier, Autorité générale de l'Église, avait développé une méthode simple d'enseigner l’Évangile, qu'il avait intitulée La ligne du temps, consistant à développer l'histoire des prophètes, depuis Adam jusqu'à Jésus-Christ. Cette méthode a été adoptée.

À cette époque j'étais Expert près des Compagnies d'Assurances, et avais eu l'occasion de me rendre dans des familles d'élèves du Lycée, pour expertise, et apprenant que j'étais mormon, les parents m'avaient annoncé avec une certaine fierté, que leurs enfants étaient enseignés par les missionnaires dans une classe de religion.

Un jour, omettant de prévenir soeur Saint Jacques et moi même, les missionnaires ont brusquement cessé d'honorer le contrat. Je l'ai appris par hasard quand j'ai appelé soeur Saint-Jacques, comme je le faisais périodiquement, pour savoir si tout se passait bien. Elle était terriblement déçue.

Les missionnaires m'ont alors dit que leur nouveau compagnon dirigeant, qui venait d'arriver, avait décidé de ne plus donner suite, que c'était de la perte de temps, qu'il était préférable de faire du porte à porte. Les ponts étaient coupés.

Plusieurs années après, le 9 mars 1987, j'ai repris contact avec soeur Saint-Jacques, pour essayer de renouveler l'expérience, mais elle n'a pas accepté. Le mal était fait, nous ne tenions pas nos promesses.

Par contre, le 8 décembre 1981, pendant que j'étais parti en tournée pour mes expertises, Colette a reçu un appel téléphonique de l'aumônier du Lycée Largenté, Bernard Fourgs, nous demandant de bien vouloir répondre aux questions sur l’Église posées par les élèves de terminale et leurs parents.

Colette et moi, ainsi que François Duriot et 2 missionnaires, accompagnés de Christine Péronnet (mariée avec Didier Arrieu de Pau, ils ont émigré au Canada), qui se trouvait chez nous ce jour-là, nous y sommes rendus.

Une anecdote au cours de cette rencontre : Un des élèves a posé la question sur la dîme. J'ai alors pris la parole : « Nous avons effectivement la dîme, comme les catholiques, vous avez le denier du culte ; aussi il serait bien d'encourager vos parents à être généreux dans leurs dons, car il y va de la vie du clergé et du confort des églises, sur le plan du chauffage l'hiver. »

Au moment de notre séparation, l'aumônier Bernard Fourgs nous a chaleureusement félicités sur notre bonne prestation, particulièrement au sujet du denier du culte. « Vous avez parlé pour nous nous, a t-il dit avec reconnaissance. »

Parmi les parents d'élèves, se trouvait ce jour-là, un certain Docteur Robert de Saint-Jean-de-Luz (grand-père d'un élève) ; quelques jours avant, j'avais donné au cours d'une expertise, un Livre de Mormon à son fils également médecin.

2004-2005 : Mise en contact des dirigeants de la Présidence de l'Europe de l'Ouest de l’Église avec le cardinal Roger Etchegaray au Vatican

Depuis mon adolescence, même mon enfance, je connais bien Roger Etchegaray, cardinal au Vatican, son frère Jean, prêtre décédé depuis quelques années (une rue de la Souterraine dans la Creuse porte son nom), et sa soeur Maïté, tous trois natifs d'Espelette comme moi.

J'ai eu de nombreux contacts avec eux, notamment avec Roger et Maïté. J'ai l'occasion de visiter le cardinal, quand il vient en vacances chaque année à Espelette. Quand il était archevêque de Marseille, le 26 août 1984, j'avais acheté à la Bonne Mère des marseillais, Notre Dame de la Garde, pendant un séjour à Plan de Cuques chez les parents de Colette, son livre « J'avance comme un âne » et lui avait envoyé mes commentaires.

En décembre 1988, je l'avais abonné à la revue mensuelle de l’Église, L’Étoile, et lui avais envoyé le livre de Legrand Richards "Une oeuvre merveilleuse et un prodige". Plus tard, en 2008, je lui ai envoyé le triptyque (le Livre de Mormon, les Doctrine et Alliances, et la Perle de grand prix).

C'est un homme très ouvert et nous nous sommes souvent entretenus des principes de l’Évangile. J'ai eu l'occasion aussi d'offrir Le Livre de Mormon à sa soeur Maïté, et j'ai constaté qu'il est bien en place dans sa bibliothèque.

Au décès de mes parents, Maïté est venue au funérarium se recueillir devant leur cercueil, et le cardinal lors d'un séjour à Espelette, a donné lui-même une des messes en mémoire de ma mère. Quand Colette a été à l'hôpital et à la Maison Basque à Cambo en juin-juillet 2008, Maïté est venue la visiter plusieurs fois.

Au sujet de la rencontre entre les dirigeants de l’Église et le cardinal, voir en annexe copies de lettres échangées entre les présidents Hillam et Lund, de la présidence de l'Europe de l'Ouest, et le cardinal Roger Etchegaray. Je leur ai servi d'intermédiaire, ce qui a permis au président Gerald N. Lund, accompagné du président du nouveau pieu de Rome, Massimo de Feo, de rencontrer à Rome le cardinal Etchegaray, le 12 octobre 2005.

Précédemment, le cardinal étant venu à Paris pour y subir une importante intervention chirurgicale le 17 mai 2005, à l'hôpital St Antoine, le président Hillam n'avait pas pu aller le voir à Rome, lors d'un de ses voyages.

Pour le 12 octobre 2005, le cardinal avait pris des billets, pour permettre aux deux dirigeants d'assister à l'audience générale donnée par le Pape Benoit XVI. Il est venu les prendre à l'aéroport et leur a offert le petit déjeuner, et le déjeuner. Voir lettre du président Lund du 26 octobre 2005, m'exprimant sa satisfaction.

En novembre 2007, le jour de son départ pour Paris pour la dédicace de son dernier livre « J'ai senti battre le coeur du monde », le cardinal est tombé et s'est cassé une vertèbre. Il a quand même pris l'avion, et n'a pu être soigné efficacement, qu'après son retour à Rome. Il lui a fallu du courage pour tenir 2 jours avec ses souffrances.

J'ai également très bien connu son frère Jean, prêtre à la paroisse St Jacques à La Souterraine, dans le département de la Creuse, où il est décédé. Le 17 mai 2007 a été inaugurée une rue qui porte son nom, avec la mention : Rue Jean ETCHEGARAY - 1925-1982 - Prêtre de la mission de France – 1er directeur de la CELMA.

Le chanoine Maurice Pommiez, aumônier des artistes pour les Pyrénées-Atlantiques

Exposé du dimanche 30 avril 2000, à l'église, Allée de la Bonne Fontaine à Anglet

J'écoutais régulièrement la radio catholique Lapurdi, sur laquelle intervenait souvent le chanoine Pommiez. La radio retransmettait des discours, faits au cours de conférences, dans différents lieux.

Je lui ai demandé un rendez-vous (c'était le 6 avril) afin de me présenter en qualité de membre de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, et lui ai demandé de venir faire un exposé à l'église, Allée de la Bonne Fontaine.

J'ai été très bien reçu. Ne voulant pas le déranger trop longtemps, je me suis levé au bout d'un moment pour partir. J'ai eu la surprise de m'entendre dire : « Vous êtes pressé ? » Une date a été décidée (le 30 avril 2000) et un thème choisi par le chanoine : La main.

J'ai envoyé de nombreuses invitations, aux membres de l'Amitié Judéo-Chrétienne, à d'autres associations d'obédience catholique, aux dirigeants de l' ADFI , etc...

La conférence a été un succès. De nombreuses personnes qui n'auraient jamais franchi la porte de l'église, sachant que la conférence était donnée par le chanoine Pommiez, sont venues y assister. 38 personnes étaient présentes, dont 9 parmi mes invités non membres.

Le chanoine nous a entretenu pendant 2 heures. Il nous a parlé de la main secourable, de la main créatrice, et a terminé par la main du Christ.

Le 18 avril je lui avais offert des chocolats et le 3 mai 2000, je lui ai remis un dossier sur l’Église, pour le remercier de son intervention. Il est venu souper à la maison le 15 juin 2000. Il a dit à Colette : « Je ne vous ai pas apporté de fleurs ou de chocolats, mais je suis heureux de vous offrir quelques-uns de mes poèmes. » Nous sommes restés en très bons termes avec lui.

Le 22 juin 2003, quand il a quitté ses fonctions officielles d’aumônier des Artistes des Pyrénées-Atlantiques, a eu lieu une cérémonie d'adieux à la Salle des Fêtes d'Anglet, où nous nous sommes rendus.

En 2008 lors d'une visite que nous lui avons faite, il nous a offert et dédicacé son livre « La voile et le vent » regroupant 80 poèmes.

En octobre 2008 il a reçu les soeurs missionnaires et ils ont chanté des cantiques ensemble. Il m'a écrit le 14 en m'exprimant sa satisfaction.

Pour le 2 mars 2009 j'ai reçu une invitation de sa part pour assister à la remise de sa décoration de Chevalier des Arts et des Lettres, dans les salons de l'Hôtel de Ville de Biarritz. La décoration lui a été remise par Monseigneur André Dupleix, secrétaire adjoint de la Conférence des Évêques de France.

J'ai aussi eu de nombreux contacts avec le curé de l'église la Sainte-Trinité de notre quartier, Marcel Mainhaguiet, homme très simple et sympathique. Il est venu 3 fois souper à notre table, en 1998 et en 2005. Nous nous appelons par notre prénom. Nous communiquons par téléphone.

Il était favorable à des activités entre jeunes des deux Églises. Nous l'avions invité le 23 octobre 1998 à la causerie de monsieur Chabagno, président du Cercle Informatique d'Anglet (C.D.I.G.A.) et il était venu.

Depuis la Noël 2005 pour la messe de minuit il demande régulièrement à Frédéric d'accompagner à l'alto l'organiste de la paroisse.

Il s'est aussi joint aux gens du quartier, pour la Fête des voisins que nous avons organisée en 2007. Il était heureux que j'aie pensé à l'inviter.

Un autre curé, Dominique Irigaray, est aussi venu plusieurs fois à la maison partager notre repas en 1997, 1998 et 2006.

À la suite d'une émission à la radio, j'étais allé le rencontrer dans sa paroisse Saint-Léon de Bayonne, le 1er octobre 1997. Et le 19 novembre 2005, je l'avais invité avec le secrétaire de l’évêque de Bayonne, Michel Menon, à participer à un repas organisé à l'église, Allée de la Bonne Fontaine à Anglet. Ils ont apprécié la soirée.

Le curé Jean Babaquy, un cousin de mon père, a toujours reçu avec plaisir les missionnaires. Le 22 octobre 1988, il avait invité les soeurs à une messe de mariage qui devait avoir lieu (d'après ce que j'avais compris) à Espelette. Je les avais amenées à Espelette le matin, et suis venu les reprendre en fin d'après-midi. Là j'ai appris que la messe de mariage avait eu lieu à Ainhoa.


Amitié judéo-chrétienne de la Côte basque

Le premier juif avec qui j'ai sympathisé, dans le courant de l'été 1978, fut monsieur A. Benchettrit, dentiste à Bayonne, un homme très ouvert et chaleureux. Il faisait partie du consistoire israélite de la synagogue de Bayonne. Il m'a reçu à plusieurs reprises à son domicile, résidence Elgade, rue Lormand à Bayonne. Je lui ai remis de la documentation sur l’Église, et nous avons tissé des liens fraternels.

C'est grâce à lui que j'ai pu rencontrer le rabbin AMAR à la synagogue de Bayonne. Avec le rabbin Amar, nous avons vite fraternisé. C'est lui qui a encouragé le consistoire israélite à la création de l'Amitié Judéo-Chrétienne sur la Côte basque.

Avec son appui, le 29 novembre 1980, j'ai pu présenter frère Eugène Sacuto, alors conseiller dans la présidence de mission de Bordeaux, au président du consistoire israélite de Bayonne et à ses frères conseillers, en vue de proposer des activités entre les jeunes israélites et les jeunes de l’Église de la branche de Bayonne, voire du district de Bordeaux.

Le rabbin Amar, acquis à cette éventualité, a été mis en minorité par ses frères du consistoire, et nous avons essuyé un refus sans appel à notre proposition, au grand regret du rabbin Amar.

Le 26 avril 1981, nous nous sommes rencontrés à la synagogue avec le rabbin Amar et monsieur Benchetrit, secrétaire du consistoire israélite de Bayonne, rencontre amicale.

Ces rencontres ont été renouvelées, notamment les 3 et 10 novembre 1986.

Le rabbin Amar m'a facilité une rencontre avec le rabbin Isaac Oayon de Pau, à qui j'ai pu proposer de préparer un atelier à présenter aux jeunes adultes du district de Bordeaux, qui se sont retrouvés à la branche de Pau le 29 juillet 1984, à la fin de leur conférence. Le rabbin Oayon a accepté d'animer cet atelier, sur le thème : Le peuple juif au temps du prophète Moïse.

À la synagogue de Bayonne, le rabbin Amar a été remplacé par le rabbin Arrosch, avec qui j'ai eu aussi d'excellents rapports. Il a reçu les membres de l’Église à la synagogue, et nous a fait des exposés, comme celui du 3 mai 1989 sur la Pâque juive, et celui du 30 juin 1994 sur le Rouleau de Ruth, l'atelier se poursuivant par un buffet offert par son épouse et lui-même, dans une ambiance toute amicale et fraternelle.

Le 27 juillet 1989, il nous a reçu à la synagogue avec le président de Mission de Bordeaux, frère Neil L. ANDERSEN et sa famille.

Il a accepté de recevoir la revue mensuelle L’Étoile qui s'appelle maintenant Le Liahona. Et cinq Rabbins : AMAR, OAYON, ARROSCH , Nathaniel SELEM, Elie LACHKAR, ont accepté avec reconnaissance le Livre de Mormon ; en dernier le Rabbin Meïr KNAFO.

Le 11 mai 1990, nous avons assisté, à la synagogue, à une soirée de soutien de la communauté juive, après que se soit produite la profanation du cimetière de Carpentras.

Plus tard, en 2005, j'ai proposé que les frères de l’Église aident à l'entretien des petits cimetières juifs (le rabbin avait exprimé son accord à ce sujet). Mais la proposition n'a pas été acceptée par les membres du consistoire israélite de Bayonne.

Au début de l'année 1995, j'ai adhéré à l'Amitié Judéo-Chrétienne Côte Basque. Soeur Geneviève RUELLAN, une religieuse catholique, âgée mais très dynamique, en était la secrétaire, et monsieur Francis TREFOUSSE, un juif, en était le président. Monsieur l'Abbé Esponde était aussi très impliqué dans l'Association ainsi que dans d'autres associations.

C'est dans ce cadre que le 23 avril 1998, il m'a facilité la remise d'un dossier de communication sur l’Église, à monsieur Lamassoure, ancien ministre des Affaires européennes puis du Budget, venu faire une conférence sur l'Europe, à la salle de conférence de l 'I.U.T. de Bayonne.

Au sein de l'Amitié Judéo-Chrétienne j'ai assisté à de nombreuse conférences. Au cours de la conférence du 10 juin 1996, à la Maison Diocésaine de Bayonne, animée par Moché Bar Asher, professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem et conférencier international. Je me suis lié d'amitié avec lui et il a bien apprécié les documents sur l’Église que je lui ai remis à la fin de sa conférence : le Livre de Mormon, un article sur le chiasme, et le « Message de Joseph à Juda », de Ezra Taft Benson. Je l'ai revu le 17 janvier 1998, au même endroit, à une autre conférence également animée par ses soins.

Le 23 novembre 1998 : Hommage à René Cassin, natif de Bayonne et descendant de juifs (son grand-père maternel, Samuel Dreyfus, était Alsacien), initiateur de la Déclaration des Droits de l'homme qu'il fit adopter par l 'O.N.U. Le 10 décembre 1948. Avaient été invitées différentes associations, dont l'Amitié Judéo- Chrétienne.

Au cours de la cérémonie du cinquantenaire, nous nous sommes réunis au temple protestant de Bayonne. De là, nous nous sommes tous rendus au jardin public derrière la mairie, pour procéder à la plantation de l'arbre de Judée, dans ce qui est devenu le Jardin René Cassin.

Avant de quitter le temple protestant, j'avais distribué avec l'accord du Pasteur Galtier, plusieurs Livres de Mormon aux personnes présentes, dont l’évêque de Bayonne, monseigneur Molères ; ce dernier a marché dans les rues de Bayonne, avec le Livre de Mormon sous le bras.

Le 26 décembre 1998, j'ai eu l'occasion de remettre le livre Notre Patrimoine à monsieur et madame Lafosse, adhérents catholiques à l'Amitié Judéo- Chrétienne. Madame Lafosse était profondément irritée quand je l'ai appelée au téléphone le lendemain. Elle ne pouvait pas admettre qu'un mormon puisse adhérer à l'Amitié Judéo-Chrétienne.

Je lui ai montré mon étonnement dans une lettre, dont j'ai adressé copie à l’évêque catholique de Bayonne, monseigneur Molères. Elle m'a téléphoné pour m'exprimer ses excuses. Depuis, nous avons de très bons rapports.

Au cours des années 1998-1999, j'ai assisté à une vingtaine de conférences dans le cadre de l'Amitié Judéo-Chrétienne, dont celle du 9 décembre1998 :

Le 9 décembre 1998, nous avons eu la joie d'aller écouter, au Théâtre de Bayonne, soeur Emmanuelle, qui est venue faire une conférence ; cette religieuse d'une grande simplicité, nous a parlé de sa vie parmi les pauvres de Calcutta, et du travail accompli parmi ces personnes. Elle a marqué notre siècle autant que Mère Térésa.

Nous avons fait plusieurs sorties, notamment à Gurs le 25 avril 1999, où se trouve un camp d'internement des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale ; avons visité la Maison du Patrimoine à Oloron. Les 15 et 16 juillet 1999, nous sommes allés à Oradour sur Glane pour l'inauguration du Centre de la Mémoire. Le 9 février 2000, à la Synagogue, nous avons assisté à une conférence du Rabbin Bar Asher, suivie d'un repas casher.

Dans le cadre de l'Amitié Judéo-chrétienne, le 19 juillet 2001, nous avons fait une sortie organisée par les anciennes élèves de l'école catholique Notre Dame de Sion.

L'aumônier des Dames de Sion était l'abbé Zabalo de Hasparren, que nous avons eu l'occasion de rencontrer notamment lors de cette sortie au cours de laquelle nous avons mangé au restaurant à Larressore. Il a eu l'amabilité de me recevoir, accompagné des missionnaires, chez lui à Hasparren.

Toujours avec ces mêmes Dames de Sion, le 9 août 2006 nous avons fait une sortie à Urrugne, et avons visité le château d'Abbadia.

Le 8 janvier 2005, nous avons emmené à Bordeaux dans notre voiture, pour visiter une exposition sur les Manuscrits de la Mer Morte, deux de ces Dames de Sion, Bernadette Jaulerry, une ancienne bibliothécaire à la Bibliothèque de Bordeaux, et madame Lafargue, un Professeur d'histoire-géo. Elles ont apprécié l'exposition et ont été bien accueillies par les membres de l’Église.

Les 29 juin et 25 juillet 2002, j'ai accompagné les missionnaires à la synagogue. Nous étions invités à un repas kascher. Les missionnaires ont été reçus avec leur badge, et ont passé une soirée agréable en parlant de l'Église.

Le 19 octobre 2002, j'ai fait connaissance d'un nouveau rabbin, Nathaniel Selem, qui est resté très peu de temps à Bayonne.

Toujours à l'Amitié Judéo-chrétienne j'ai fait connaissance avec Jacqueline Pinède, Juive rescapée du massacre d'Oradour S/Glane, qui nous a reçus chez elle, ainsi que dans son moulin, le 13 octobre 2002, où elle nous a parlé du drame qui s'était produit à Oradour S/Glane en 1944. Étaient présents : Jean-Albert Babin en visite à Bayonne, et plusieurs familles membres de l’Église. Soeur Geneviève Ruellan, que Colette mon épouse avait été chercher, était également présente.

Madame Pinède est aussi venue plusieurs fois à la maison, notamment le 30 mars 2003, quand j'avais organisé un après-midi missionnaire, avec nos voisins (Bidondo, Tambourendéguy, Laurent, 2 membres de la paroisse, mère et fille, et madame Charriton, membre de la chorale de Frédéric qui l'avait amenée. Madame Pinède était accompagnée de son amie également juive, madame Lattès de Biarritz.

Le 16 octobre 2002, j'ai invité une jeune journaliste du Journal du Pays Basque, Julie Saint André, que j'avais contactée, à aller visiter Madame Pinède ; elle a été reçue par cette dernière, et a écrit un article dans le journal du 24 décembre 2002.

Madame Pinède et madame Lattès sont venues passer un ou deux après-midi chez nous. Au cours d'une de ces visites, le 13 novembre 2002, nous leur avons fait visiter l'église, et leur avons donné à chacune un Livre de Mormon.

Le 8 janvier 2006, j'ai de nouveau organisé à la maison, un après-midi où j'avais invité plusieurs personnes, une rencontre dans le but de faire connaître madame Pinède. Peu de monde est venu, mais nous avons quand même passé un bon moment. Sont venus, en plus de Colette et moi, madame Pinède et son amie madame Lattès, madame Parant, professeur d'histoire, et un jeune membre de notre paroisse, Michaël Reccio, dont il se trouve que la mère est une collatérale de madame Pinède.

Nous avons beaucoup apprécié soeur Ruellan, et lui avons rendu visite plusieurs fois à la maison de retraite Osteys de Bayonne, où elle était pensionnaire et où elle est décédée.

L'Amitié Judéo-Chrétienne a été un peu mise de côté au moment de la maladie et du décès de soeur Geneviève Ruellan au printemps 2007. Elle a été reprise en mains par un juif, monsieur Claude Leifer, en tant que président, un autre juif, monsieur G. Caralp en tant que secrétaire et monsieur Raymond Lafosse, un catholique, en tant que trésorier.

Juifs messianiques

Toujours dans le désir de mieux faire connaître et apprécier l’Église, à partir de 1994, j'ai aussi correspondu avec Jacques Guggenneim, responsable de la revue Berger d'Israël, un mensuel des juifs messianiques.

Désirant le rencontrer pour lui remettre un Livre de Mormon et d'autres documents de l’Église, j'ai assisté, le 28 janvier 1995, à une de ses conférences à l'église évangélique de Mont-de-Marsan. Je lui ai témoigné du prophète Joseph Smith.

L’Église réformée de France

Un des adhérents du C.D.I.G.A., monsieur Nicolas, était protestant et m'avait dit appartenir à l’Église réformée de France. Il était très assidu pour consulter les micro-films à l'église d'Anglet, Allée de la Bonne Fontaine.

Il m'avait dit que je pouvais contacter, de sa part, le pasteur Galtier, car je désirais, comme aux autres congrégations, faire mieux connaître l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

J'ai pris rendez-vous avec le pasteur au temple de l’Église réformée à Bayonne, pour le 26 mars 1998. J'ai été très bien accueilli et nous sommes devenus amis.

Plus tard, le 22 septembre 1998, il a accepté de venir faire une présentation de son Église à notre église d'Anglet. C'était intéressant. Des jeunes lui ont posé des questions.

Le pasteur Galtier a pris sa retraite en novembre 2003.