Sur le caractère empirique et relatif de la science




Spencer W. Kimball (1895-1985) :

Il y a des vérités absolues et des vérités relatives. Les règles de Ia diététique ont maintes fois change au cours de ma vie. Beaucoup de découvertes scientifiques ont été modifiées d'année en année. Les hommes de science ont enseigné pendant des décennies que le monde était jadis une masse nébuleuse de matière en fusion qui s'était détachée du soleil, puis d'autres hommes de science dirent que le monde fut jadis un tourbillon de poussière qui s'est solidifié. On a avancé beaucoup d'idées qui par Ia suite ont été changées pour répondre aux besoins des vérités qui ont été découvertes.

À mesure que la science a élargi notre entendement du monde physique, certaines idées scientifiques acceptées ont dû être abandonnées parce que de nouvelles vérités ont été découvertes. Certaines de ces vérités apparentes furent fermement soutenues pendant des siècles.

Les recherches sincères de Ia science demeurent souvent sur le seuil de la vérité.

Si les hommes sont vraiment humbles, ils comprendront qu'ils découvrent, mais qu'ils ne créent pas Ia vérité. (L'Étoile, juillet 1979)


Dallin H. Oaks :

Les connaissances à propos de la terre et de ses différentes formes de vie progressent si rapidement qu'on a du mal à les répertorier.

Quand les hommes apprirent qu'ils pouvaient acquérir la connaissance par le raisonnement, c'est-à-dire par l'observation et l'expérimentation, certains en tirèrent la conclusion logique mais erronée que la connaissance ne pouvait être acquise que par ce moyen. Leurs disciples persistent encore aujourd'hui dans cette idée, rejetant la réalité de tout ce qu'ils ne peuvent mesurer par leurs méthodes.

Tout comme la science ne prouvera pas la vérité religieuse, elle ne pourra pas la réfuter. Les vérités éternelles de la religion ne seront pas réfutées, même par les toutes dernières preuves ou les lois les plus solides de la science. La science est trop expérimentale pour cela.

Au cours du XIXe siècle, de grandes avancées ont été faites dans la compréhension humaine en ce qui concerne la nature de l'univers physique et de ses éléments vivants. Des scientifiques parmi mes amis me disent que les lois de Newton ne sont actuellement applicables que sous un nombre restreint de conditions ; par exemple, elles ne correspondent pas au comportement des micro-particules à grande vitesse. La nature atomique de la matière était loin d'être acceptée il y a cent ans. De nos jours, la description la plus précise d'un atome correspond à une équation mathématique complexe.

Des avancées comparables ont été faites dans notre compréhension de la photosynthèse, un processus de base utilisé par le monde végétal qui permet la continuation de toute vie sur la planète. Il y a seulement quelques décennies, les scientifiques croyaient que l'oxygène produit par ce processus venait du dioxyde de carbone ; aujourd'hui, ils sont sûrs qu'il vient de l'eau.

Il y a moins d'un demi siècle, les scientifiques croyaient que les protéines présentes dans une cellule étaient le composant génétique de la cellule. Les manipulations d'ADN rendues possibles, les scientifiques furent rapidement convaincus que le composant génétique des cellules était l'ADN, et non pas les protéines.

Dans les travaux passionnants des scientifiques, les anciennes explications sont présentées comme moins exactes que les plus récentes. Les anciennes explications admises sur des relations diverses, s'avèrent fausses ou d'une application limitée.

Le processus dynamique se poursuit, et comme nous l'avons dit, la connaissance s'accroît. Mais la connaissance obtenue par la méthode scientifique est toujours expérimentale et n'est pas une fondation suffisante pour réfuter l'existence ou l'oeuvre de Dieu. (The Lord's Way, Deseret Book, 1991, Éditions françaises LDS, 2008)